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STRATEGIES DE
DOMAINE
2009/2010
LES STRATEGIES DE DOMAINE
Introduction
Les entreprises éprouvent de plus en plus de difficultés à maîtriser leur environnement.
L‘économie se mondialise et la concurrence s’exacerbe au niveau international. C’est la raison pour
laquelle les entreprises modernes cherchent aujourd’hui à anticiper et quelques fois à influencer leur
environnement. Pour cela elles doivent définir et appliquer des stratégies. La réflexion stratégique
consistera à déterminer clairement les objectifs et à formuler les stratégies à mettre en œuvre.
A ce niveau il est important de faire une distinction ; la segmentation stratégique ne doit pas être
confondue avec la segmentation marketing. En effet la segmentation marketing est une technique qui
consiste à séparer une population globale en plusieurs sous ensemble homogènes, elle vise à diviser les
acheteurs en groupes caractérises par les mêmes besoins, les mêmes habitudes, les mêmes
comportements d’achat et adopter pour chaque segment une politique commerciale très spécifique.
Alors que la segmentation stratégique consiste à repérer les activités pour lesquelles une stratégie
spécifique doit être développée afin de permettre une analyse concurrentielle pertinente. En d’autres
termes, elle vise à diviser l’activité de l’entreprise prise dans son ensemble, en groupes homogènes qui
relèvent de la même technologie, des mêmes marchés et des mêmes concurrents.
Tout au long de cet exposé nous allons traiter successivement les points suivants :
La notion de domaine
Les stratégies de développement du domaine
Les stratégies de valorisation du domaine
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DAS se définit par un couple produit marché caractérisé par un certain nombre de
caractéristiques communes (concurrents, technologie…). C’est à l’entreprise de définir les critères
pertinents de segmentation.
Il regroupe différents types de clientèles: les jeunes, les familles les personnes âgées, les
hommes d’affaires……
Il comprend plusieurs produits: le train, l’avion, l’automobile, le bateau….
Un couple produit marché correspond par exemple au transport des jeunes par le train, ou au
transport des hommes d’affaires en TGV 1er classe.
Nous avons déjà souligné dans l’introduction que de nombreux acteurs sont présents autour de
l’entreprise et exercent ou subissent des pressions sur elle. Par conséquent, il est primordial pour toute
entreprise d’identifier clairement quelles sont ses forces et de déterminer leur origine afin d’établir les
stratégies qui permettent de créer les conditions favorables du succès. Da manière générale l'entreprise
dispose selon Porter de trois grands types de stratégie ce qu’on appelle les stratégies génériques :
la domination par les coûts correspond souvent à une distribution de masse en grande série. Il
s’agit de favoriser les économies d’échelle (obtenir une dimension suffisante du processus
productif), les effets d’expérience (plus grande maîtrise des techniques), et la pression
concurrentielle sur les fournisseurs (faible prix d’achat, achat en gros…)
la différenciation consiste à conférer aux produits de l’entreprise de forts caractères distinctifs
par rapport aux concurrents. Elle a pour principal objet de réduire les effets de substitution en
offrant une meilleure qualité, un meilleur service ou bien une forte image de marque.
la spécialisation des activités permet d’acquérir un fort avantage concurrentiel en concentrant
les ressources de l’entreprise sur un segment particulier d’activité.
La théorie des stratégies génériques était très populaire au début des années 80, elle décrit les
trois principales options stratégiques ouvertes aux entreprises désirant acquérir un avantage
concurrentiel durable.
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DAS. Mais en sens large c’est l’ensemble des acteurs qui participent au jeu concurrentiel de
l’entreprise:
Concurrents directs : ceux qui proposent des produits semblables à ceux de l’entreprise.
Concurrents indirects : qui proposent des produits répondant au même besoin mais fabriqué
selon des technologies différentes, par des industries différentes.
Concurrents potentiels : les entreprises susceptibles de pénétrer sur le marché.
Les entreprises en amont et en aval : les sous traitants, les fournisseurs, les distributeurs…
Le champ stratégique peut être encore étendu et pourra comprendre toutes les institutions avec
lesquelles l’entreprise est en relation étroite et qui influencent sa stratégie (les apporteurs de fonds et de
ressources financières, les syndicats professionnels, les apporteurs de soutien divers ….).
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Logique d’intention : on juge souvent les dirigeants des entreprises sur la croissance
plus que sur le profit. Cette croissance permet certainement à l’entité d’avoir un
pouvoir de marché et d’impacter son environnement, les forces concurrentielles et la
structure de son secteur.
Cependant, plusieurs limites ont caractérisé cette apologie de la croissance au cours des
années 80 :
D Certaines activités ne sont performantes que pour une taille réduite : les
dirigeants recherchent l’autonomie et le contrôle plus que la croissance !
En fait, on peut dire que les modes de développement stratégique actuels des entreprises sont
devenus de plus en plus complexes.
Ainsi, on peut faire la distinction suivante selon les travaux de Bernard De Montmorillon :
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La croissance interne ou croissance organique est une stratégie d’auto développement qui
concerne l’entreprise seule puisqu’elle créée de la valeur par ses propres moyens industriels ou
commerciaux, c'est-à-dire qu’aucune association avec des tiers n’est employée (nouveaux produits,
nouveaux marchés ou nouvelles technologies).
Pendant cette croissance, on assimile la vie d’une entreprise au cycle de vie d’un produit
(démarrage, croissance, maturité et déclin). Cependant, cette assimilation présente un certain
nombre de limites. D’abord, il y a identification de l’entreprise à un seul produit. Ensuite, il y a une
supposition que les entrepreneurs recherchent la taille supérieure. Enfin, il laisse entendre que l’on
devrait passer par tous ces différents stades alors que la dimension minimale requise dépasse les
capacités d’un entrepreneur individuel.
Ici, il importe de noter qu’à chaque étape de la croissance interne d’une entreprise
correspond :
Décentralisée)
Une forte demande des produits de l'entreprise l'amène à multiplier ses unités de
production.
Volonté de protéger l'identité de l'entreprise en évitant le rachat d'autres entreprises
(avec nouvelles personnes, site...).
Dirigeant qui conserve le pouvoir.
Si elle dégage des marges suffisantes, le réinvestissement dans ses propres activités
est plus avantageux que des investissements dans une autre entreprise.
R&D valorisée par le dépôt de brevets et donc garantie de la confidentialité.
Opportunités de carrière pour personnel.
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Facilité de gestion ;
Juridiques : les entreprises peuvent fusionner entre elles, l’une peut être absorbée par
l’autre et perd ainsi son identité juridique.
La fusion : opération par laquelle deux sociétés décident de réunir leur patrimoine pour en
former une seule.
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o Fusion -absorption : une seule société subsiste et reçoit à titre d’apports les actifs de l’autre
société (division ou dissolution des actifs dans le nouvel ensemble).
La fusion scission : disparition d’une société qui fait l’apport de ses actifs à deux ou
plusieurs sociétés existantes (restructuration).
L’apport partiel d’actifs : remise en contrepartie des parts ou actions nouvellement créées
au titre d’une augmentation de capital.
Analyse des cibles potentielles : attractivité financière (bilan, CR, E/R, ratios),
attractivité stratégique (position, capacités stratégiques et synergies), analyse
de la disponibilité (réglementation et structure de l’actionnariat) ;
- intrinsèque
- relative
Dans le cadre de ces acquisitions, on peut distinguer les opérations amicales des opérations
inamicales. Les premières opérations impliquent un consensus des partenaires alors que les
deuxièmes se passent lorsqu’une entreprise prend le contrôle d’une autre contre le gré de ses
dirigeants. Ce dernier type correspond aux cas suivants :
Pour se prémunir contre ces attaques, les entreprises attaquables adoptent souvent les
stratagèmes suivants :
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Les clauses secrètes : instituant des engagements de rachat des actions en cas d’OPA
ou d’échange ce qui rend l’opération très coûteuse et dissuade ainsi les attaquants.
D Des coûts de restructuration parfois très élevés à cause de la fusion entre des
entreprises ayant des cultures différentes ou des organisations non coordonnées.
D Il n’est pas sûr que la société absorbante ait les compétences nécessaires pour réussir
dans les activités de la société absorbée ;
Il s’agit du cas où deux sociétés ou plus s’entendent pour créer des unités communes en prenant
une part du capital social. Une stratégie de croissance ou développement partagée consiste pour
l'entreprise à s'appuyer à la fois sur ses ressources et compétences propres et sur celles d'une ou
plusieurs entreprises pour assurer son développement, plutôt que de se faire concurrence sur l’activité
concernée ou de fusionner ou d’acquérir.
Chacun possède une expertise particulière et leur combinaison permet de développer des
activités et des produits nouveaux ;
Chacun approvisionne le site en une matière, ou utilise le produit fabriqué sur le site ;
Les uns sont fournisseurs et les autres distributeurs (par ex : centrales d’achats) ;
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- Se protéger contre les concurrents puissants (Airbus contre Boeing / Casino-Cora contre
Carrefour-Promodès) ;
Les stratégies de coopération s'appuient le plus souvent sur la création de sociétés conjointes
(joint-ventures) ou sur des contrats de collaboration à plus ou moins long terme, formalisés ou non (non
equity joint venture ex : General Mills Nestlé dans les céréales petit-déjeuner) et ce en fonction de la
nécessité ou non de gérer les actifs en commun et de la nécessité de faire évoluer la coopération.
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Ces stratégies portent sur l’un ou l’ensemble des stades de la chaîne de valeur :
- La distribution et la commercialisation
Les stratégies de coopération peuvent prendre deux formes : les alliances entre les entreprises
concurrentes et les partenariats entre entreprises non concurrentes.
- alliance d’échelle, additive ou Co- ntégration : addition des ressources et compétences sur une
ou plusieurs étapes de la chaîne de valeur pour dépasser le seuil de rentabilité, les entreprises restant
concurrentes (Fiat/PSA) ;
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1/ Si l'un des partenaires de l'alliance profite plus que l'autre de la coopération et en sort renforcé,
dosage protection/ transparence ;
Les limites présentées par ce type de croissance patrimoniale peuvent être dépassées en :
• Engagement fort ;
• Formaliser l’accord autour des modalités d’engagements des ressources (en fonction des
objectifs), la protection des compétences distinctives, et les mécanismes de contrôle ;
Il s’agit d’une croissance à travers le développement des relations contractuelles avec d’autres
entreprises. Généralement on distingue entre la quasi-intégration et l’externalisation.
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Les stratégies de quasi-intégration font partie des stratégies de croissance verticale. Elles sont
traduites par l’acquisition de nouvelles compétences et par un renforcement du potentiel concurrentiel
de l’entreprise dans son activité d’origine. Selon Porter, la quasi intégration consiste en l’établissement
de relations entre des secteurs liés verticalement les uns aux autres, intermédiaires entre des contrats à
long terme et une intégration complète.
L’entreprise diminue ses coûts de coordination entre l’amont ou l’aval. Ces coûts
deviennent internalisés.
Stratégiquement, l’intégration dans une filière est source de rigidité et rend la sortie de la filière
plus difficile.
La fréquence des mouvements d’intégration verticale tient sans doute à l’apparence facilitée
d’une diversification dans un domaine proche de l’activité de bas de l’entreprise. Le déploiement dans
une même filière peut donner un faux sentiment de sécurité et d’économie, susceptible de conduire à
une sous estimation des difficultés de l’intégration verticale.
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Faire faire peut être plus intéressant que faire mais en maîtrisant la transaction externe en s’assurant de sa gouvernance
selon Williamson.
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C’est donc le potentiel compétitif apporté par l’intégration qu’il s’agit d’examiner avec précision.
Etablir des relations captives avec les parties amont et aval de la filière doit permettre de générer un
avantage concurrentiel déterminant en matière de coût ou de qualité.
L’entreprise peut choisir de faire faire, c’est à dire externaliser certaines de ses activités ou de ses
fonctions dans des entreprises juridiquement indépendantes. L’externalisation désigne le fait de recourir
à un prestataire pour se procurer une ressource auparavant mobilisée en interne.
Une solution pour les activités de faire (gardiennage, entretien, restauration…) et de conseil pour
l’entreprise.
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3) Vers le réseau :
Les grandes entreprises commencent de plus en plus à réaliser leurs fonctions à l’extérieur et à se
focaliser sur leurs compétences distinctives et leur métier de base.
L’entreprise réseau est une forme particulière d’organisation qui tend à relier, grâce aux
technologies de l’information et de la communication, des organisations distinctes dans le but de
produire des biens ou de prester des services communs. L’organisation industrielle évolue vers le modèle
de l’entreprise réseau, qui se caractérise par la réduction de la taille des grandes entreprises, une
tendance à l’externalisation de certaines fonctions et activités, la décentralisation et l’accroissement des
activités indépendantes. Les moteurs de cette évolution sont la recherche de flexibilité organisationnelle,
l’augmentation de la qualité, la diminution des coûts et un recentrage sur les métiers de base.
Ainsi, le domaine stratégique de l’entité dépasse le sens patrimonial et comprend par conséquent
toutes les entreprises avec lesquelles ses relations sont développées. C ‘est souvent le cas des sociétés
de service et surtout de conseil, des sous-traitants et des franchisés et des groupements d’intérêt
économique. En effet, le système constitué par l’ensemble des entreprises fortement interactives avec
l’entreprise forme le réseau de l’entreprise.
• Chaque entreprise se concentre sur ce qu’elle sait faire de mieux et bénéficie en même
temps des compétences des autres;
• Liens entre les différents acteurs de confiance mutuelle, de partage de risque et de
bénéfice;
• Petites ou moyennes entreprises souvent réunies autour d’une grande entreprise (le
noyau dur);
• Décisions prises selon l’approche du gagnant – gagnant;
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Réseau logistique : certaines filières disposent de grandes firmes qui organisent la chaîne
logistique avec leurs propres systèmes de mise en œuvre et de contrôle de la production, des
acheminements et des distributions.
Dans un réseau propre à l’entreprise on peut distinguer entre les acteurs suivants :
Les acteurs tutélaires : édictant et diffusant des normes et des réglementations (ex :
administrations publiques et collectivités locales…) ;
Les acteurs exerçant une fonction d’expertise : susceptibles de fournir aides et conseils à
l’entreprise ;
La structure en réseau présente des avantages et des limites qui figurent dans le tableau suivant :
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
Le but de l’entreprise est de faire en sorte que son domaine soit constitué d’activités performantes,
individuellement et globalement. Elle doit donc effectuer des choix d’activités non seulement à un
moment donné, mais aussi au cours du temps.
La stratégie est donc évolutive, rejoignant de ce fait la vision des Ecoles Contingentes selon laquelle
« les choix stratégiques doivent être modifiés à tout moment ». La finalité est donc de permettre les
meilleures conditions de valorisation du domaine de l’entreprise.
On pourrait donc parler d’un processus de valorisation dans le temps, d’une évolution du domaine,
de sa dynamique.
Les types de choix stratégiques s’offrant aux organisations peuvent être regroupés en trois axes
principaux : la diversification, la spécialisation et l’internationalisation.
A- La diversification
La diversification des activités peut aller dans plusieurs directions selon la classification d’Ansoff
reprise en Marketing stratégique :
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
Mais il est important de remarquer que cette typologie n’a pas la même signification pour une PME
que pour un groupe industriel.
Diversification de survie = nécessaire pour toutes les entreprises dont le métier de base n'a
pas d'avenir et dont les ressources financières sont limitées.
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
Avantages Inconvénients
Si les activités sont liées entre elles par un fil Si les activités ont des fortes synergies = la
conducteur (même métier ou même théorie des dominos
mission), la diversification s’appuie sur des
synergies fortes= synergie avec le métier de
base
Si les activités ne sont pas reliées entre Si les activités sont distinctes=
elles : stratégie conglomérale
coûts élevés car on ne bénéficie pas
d’effets de taille
Cas de diversification
Les stratégies de diversification sont caractérisées par un changement de métier. L’entreprise
développe une nouvelle activité qui est liée à la première d’une façon ou d’une autre mais qui
requière l’acquisition d’un nouveau know-how par tout le personnel dédié à cette nouvelle activité.
Ces stratégies sont à envisager quand les conditions extérieures (législatives, techniques,
environnementales ou autres) forcent l’entreprise à trouver une solution pour préserver sa survie à
terme.
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
•Réorganisation de l’offre
–Nouveaux magasins, nouveaux menus, nouveaux concepts (Mac Coffee)
•Enjeu de «taille»
– Puissance de MacDo liée à sa taille:
•Avantage:
- Pouvoir de négociation élevé v/v de ses fournisseurs
•Inconvénient:
- Risque de se développer de manière incontrôlée (cf. Starbucks)
MARLBORO
Le marché mondial stagnant, les législations européennes interdisant la publicité pour le tabac, les
procès intentés aux Etats-Unis par les consommateurs ainsi que les négociations avec la
communauté européenne risquant de pénaliser très fort ses cash-flow futurs, Reynolds Tabacco a
décidé de profiter de ses réserves financières phénoménales pour développer parallèlement deux
nouveaux métiers et continuer à rémunérer ses actionnaires malgré la baisse substantielle de ses
revenus dans l’industrie du tabac.
« vache à lait ».
SHELL
Ce leader mondial de la pétrochimie a compris depuis des années que les ressources mondiales en
pétrole arriveront à épuisement d’ici un demi-siècle et qu’il fallait au plus tôt investir pour préserver les
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
dividendes de ses actionnaires. C’est dans les énergies douces et naturelles que la multinationale
néerlandaise a décidé de se diversifier. SHELL est le groupe pétrolier qui investit le plus d’argent depuis
dix ans dans la recherche et le développement de toutes les énergies naturelles non fossiles.
B- La stratégie de spécialisation
Après les bouleversements des années 70, la nouvelle logique qui prévaut est que dans toute
économie de marché toute entreprise a intérêt à se concentrer sur les activités et les fonctions où
elle est la plus douée. Elle s’oppose donc à la diversification précédemment évoquée. En effet, avant
les années 80, la tendance était davantage à la « déspécialisation », soutenue par la croyance en la
toute puissante de la croissance externe.
Les années 80 ont donc été une période de recentrage sur le métier : sur les DAS pour lequel
l’entreprise possédait des compétences distinctives claires et pour lesquels on pouvait faire jouer des
synergies (mises en commun des ressources, transfert de savoir-faire, contribution aux compétences
clés…). En se recentrant les entreprises ont pu se rattacher à une stratégie générique : coûts plus bas,
différenciation plus forte ou focalisation sur un ensemble d’activités bien délimitées, à une gamme
étroite ou large. Mais cette vision se réfère essentiellement aux groupes industriels. La spécialisation
peut être vue au niveau des PME comme une stratégie qui leur est propre, en ce sens qu’elles ont
tendance à se spécialiser sur des créneaux ou des niches.
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LES STRATEGIES DE DOMAINE
Master Finance d’entreprise et de Marchés
Les stratégies de spécialisation reposent alors sur la maîtrise d'un métier, d’un savoir-faire que
l'entreprise possède déjà, et dépendent du degré de maturité et de la connaissance du marché.
Elles matérialisent les avantages concurrentiels acquis dans son métier (ce qui ne représente pas
un repli sur soi-même. L'entreprise choisit de se spécialiser quand elle ne dispose pas de moyens
suffisants pour se développer dans de nouveaux métiers (PME, entreprise débutante). Elle
cherche à atteindre une taille suffisante avant de chercher à se développer. Les dirigeants
préfèrent la sécurité d'un métier "solide".
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LES STRATEGIES DE DOMAINE
Master Finance d’entreprise et de Marchés
C- La stratégie d’internationalisation
La mondialisation du capitalisme au cours des vingt dernières années, a permis aux entreprises
d’adopter des stratégies d’internationalisation à des degrés plus ou moins poussés.
L'extension des entreprises hors des frontières de leurs pays d'origine correspond au phénomène
d'internationalisation de leurs activités économiques. Selon Michael Porter, on trouve quatre types
de stratégie d'internationalisation :
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
o Création d'une filiale (société de droit local qui prend la nationalité du pays dans
lequel elle est implantée) seule ou avec des partenaires étrangers (joint-venture)
filiale de distribution
filiale de production
filiale de service (gère les contrats d'assistance technique et ingénierie)
3. L’entreprise internationale
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
N.B : dans la multinationalisation il faut tenir compte des spécificités géographiques (la
composition du Coca-Cola ou du Big Mac varie selon les pays !)
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
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Master Finance d’entreprise et de Marchés
Cas d’Internationalisation
• 76 000 employés
Pas de plan !
Pas de conclusion !
Pas de bibliographie !
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