Résumé module sociologie S1-Examen final
1- Genèse de la sociologie
Souvent la sociologie est qualifiée de fille des révolutions ; en effet plusieurs facteurs ont
contribué à sa naissance, il s’agit notamment de :
▪ La révolution française ( XVIIIe siècle) qui a engendré de profonds changements sociaux
(avec de nouvelles idées qui circulent dans la société européenne « liberté, égalité, fraternité…
». Et les réformes politiques qu’elle a engagées « passage vers la société démocratique »
▪ Naissance du capitalisme moderne, comme système économique
▪ La multiplication des grandes unités industrielles et le passage du travail manuel au travail
avec les machines,
▪ L’émergence des ouvriers comme une nouvelle classe Sociale,
▪ L’apparition des grandes villes et l’urbanisation rapide,
▪ L’émergence de nombreux problèmes sociaux avec le développement industriel et urbain «
délinquance, chômage, déviance, suicide, »
▪ L’entassement des ouvriers dans les périphériques des grandes villes.
2- Le Fait Social :
Le fait social, est toute manière susceptible de faire, d’exercer sur l’individu une contrainte
extérieure. Pour Durkheim, un fait social obéit à trois caractéristiques :
-il est extérieur à l’individu ;
- Il est doté d’un pouvoir de de contrainte ;
- Il s’explique par d’autres faits sociaux.
Les faits sociaux, ont quatre propriétés :
▪ Ils sont collectifs ;
▪ Ils sont stables ;
▪ Ils sont extérieurs aux individus ;
▪ Ils sont contraignants pour les individus.
NB : A EXPLIQUER BRIEVEMENT
a. Les faits sociaux sont de nature collective.
Lorsque les sociologues disent que les phénomènes sociaux sont de nature collective, c'est
qu'ils décrivent une réalité différente de la réalité individuelle. Les faits sociaux décrivent la vie d'un
peuple, d'un groupe, d'une collectivité, d'une population. Les faits sociaux parlent du NOUS
COLLECTIF et non d'individus. Et cette réalité sociale est une réalité objective qui s'impose à chacun de
nous.
b. Les faits sociaux sont relativement stables dans le temps.
Lorsque les sociologues affirment la stabilité des faits de société, c'est qu'ils remarquent qu'ils
prennent du temps avant de changer. Ils observent que les régularités et les constantes sociales ne
changent pas rapidement, ils sont lents à changer.
c. Les faits sociaux sont extérieurs aux individus.
Lorsqu'on parle de l'extériorité des faits sociaux, on entend par là que les régularités ou les
constantes sociales dont on parle ont une existence indépendante de la volonté de chaque individu,
qu'ils s'imposent à lui ou à elle comme une réalité objective que personne ne peut ignorer et à laquelle
chacun doit se soumettre.
Et personne ne peut changer à lui seul cette réalité sociale, ces régularités ou constantes
sociales.
d. Les faits sociaux sont contraignants pour les individus.
Si les faits sociaux s'imposent aux individus comme une réalité qui les convertit
individuellement, qui les précède et qui leur survit, il n'en demeure pas moins qu'ils sont
contraignants pour les individus parce que ceux et celles qui chutent de ce qui est SOCIALEMENT
ACCEPTÉ dans un milieu, dans un groupe ou une société se voient imposées des sanctions (des
punitions) qui vont varier selon le milieu et l'époque.
Mais, en général, les individus ne ressentent pas le caractère contraignant des faits sociaux.
L'éducation reçue et la socialisation fait en sorte que la plupart des individus ont intériorisé les
normes, les manières d'agir, les façons de penser qui sont acceptées dans un milieu ou dans un
groupe ou encore dans une collectivité.
3- La démarche sociologique
Approche quantitative :
Le Questionnaire : c’est une série de questions prédéfinies, sur un thème particulier, que l’on
poseà un grand nombre de personnes. Il permet de produire des données chiffrées sur le phénomène
étudié, et d’en proposer une explication à partir de la mise en relation (corrélation) de ces données.
Les questions sont standardisées : ce sont les mêmes questions que l’on pose, dans le même
ordre, à toutes les personnes interrogées. Elles peuvent porter sur des renseignements simples (âge,
catégorie professionnelle, etc.), sur les pratiques, ou encore sur les représentations, les valeurs, les
croyances des personnes interrogées. Il s’agit le plus souvent de questions fermées.
Pour réaliser un questionnaire plusieurs étapes sont nécessaires :
1. Conception des questions (fermées, ouvertes…)
2. Définition d’un échantillon représentant la population sujet de l’étude.
3. L’administration du questionnaire qui se fait par plusieurs modalités : (Questionnaire auto-
administré (sur papier, par Internet… Questionnaire administré par un enquêteur (face-à-face,
par téléphone).
4. Collecte des questionnaires auprès de la population cible de l’étude. Le questionnaire est une
technique largement utilisée et a des avantages comme il a des limites.
5. Analyse des données.
Méthodes qualitatives :
L’entretien
Dans un entretien, le sociologue pose à une personne un certain nombre de questions en lien
avec un thème d’enquête particulier. Les questions sont généralement ouvertes, qui attendent des
réponses développées.
a) Typologie de l’entretien :
Entretien directif :
L’enquêteur utilise une grille standardisée (identique pour toutes les personnes interviewées,
et avec un ordre des questions à respecter). Ce type d’entretien est proche duquestionnaire à réponses
ouvertes.
Entretien non directif :
L’entretien non directif est une méthode d’étude qualitative basée sur la réalisation d’entretiens
individuels ou collectifs durant lesquels l'enquêteur intervient très peu, est le moins actif possible et
laisse un maximum de possibilité aux interviewés pour exprimer leurs avis, leurs ressentis ou
attitudes.
Entretien semi-directif :
L’enquêteur prépare une grille d’entretien adaptée à son interviewé, mais ne suit pas
nécessairement dans l’entretien l’ordre prévu de ses questions. L’enquêteur pourra être amené à poser
des questions non prévues initialement, et/ou à ne pas poser certaines questions initialement
envisagées. C’est le type d’entretien le plus utilisé.
Objectifs de l’entretien
- Comprendre le sens que l’individu donne à ses pratiques,
- Comprendre ses représentations, sa vision du monde…
- Faire ressortir la voix des sans-voix. …
Etapes de l’entretien :
▪ Préparation de la grille d’entretien
▪ Prise de contact et demande d’entretien
▪ Réalisation de l’entretien
▪ Transcription des données
▪ Analyse des données.
L’observation
Un outil très utilisé dans les sciences humaines et sociales, anthropologie, ethnologie, … C’est une
méthode d’enquête par laquelle le chercheur observe directement, par sa présence sur le « terrain », les
phénomènes sociaux qu’il cherche à étudier.
L’observation permet de faire apparaître des aspects de la réalité sociale non accessibles dans les
représentations courantes du phénomène étudié. Ex. en sociologie du travail, décalage entre travail prescrit et
travail réel.
L’observation est une « technique » d’enquête qui est aussi une relation humaine
Il est à signaler que l’observation est soit
1- En retrait ; le chercheur observe le fait social de loin ;
2- Soit observation participative et là le chercheur s’implique directement au sein du phénomène étudié et y
participe activement dans le but de mieux l’analyser.
5- L’analyse de l’organisation sociale
Le Groupe social :
D’une manière générale le terme groupe désigne en sens sociologique un ensemble d’individus
entre lesquels existent des relations durables et des liens plus ou moins intenses.
L'unité de lieu et de temps ne crée pas automatiquement l'unité sociale. Par ailleurs, le
regroupement logique de personnes présentant certaines caractéristiques communes ne forme pas un
groupe. Les individus ne peuvent former un groupe au sens sociologique que dans des situations
suivantes :
▪ L’adhésion à des normes et à des valeurs (groupe confessionnel, par exemple),
▪ La participation à un même système d'activités (groupe de travail),
▪ L’établissement d'un mode de « communication » donnant aux membres du groupe la capacité
d'exercer une influence réciproque (association de savants ou de techniciens). C'est par ces liaisons que
le groupe constitue une unité sociale intégrée,
Typologie :
Dans une société les individus appartiennent souvent à deux types de groupes :
a. Les groupes primaires ou restreints : comme une petite famille, groupe des amis, voisins ….etc. Dans ce
type de groupe la proximité et les relations affectives prédominent.
b. Les groupes secondaires ou larges : Par exemple : un parti politique, une association, un clubsportif ou
une école.
Dans ce type de groupe les relations entre les individus sont souvent superficielles, elles ne
sont pas nécessairement des relations affectives, ce sont plus des relations utilitaires qui sont fondées
sur l’intérêt commun.
Le Statut Social :
Il désigne la place qu’un individu occupe dans la société, le statut social est le résultat de
l’ensemble des positions que l’individu a occupé dans le passé.
La société classe les individus selon l’activité, le revenu, l’âge, le sexe ; le pouvoir…
Les classes sociales :
On appelle classe sociale un groupe d’individus vivant la même situation sur le plan matériel et
des mêmes conditions de vie en raison de leurs travail, leurs revenus.
Les individus qui appartiennent à une classe sociale partagent non seulement les mêmes
conditions matérielles mais aussi le même style de vie et la même culture.
Trois critères essentiels définissent donc l’appartenance à une classe sociale :
La richesse : elle se réfère aux ressources économiques et matérielles que chaque personne
possède ;
Le prestige :il concerne le statut social et le respect dont bénéficie une personne dans la société ;
Le pouvoir :il représente la capacité d’influencer et de prendre des décisions qui affectent les
autres membres de la société.
Le lien social :
Lien social : ensemble des attaches qui unissent les individus (même s’ils ne se connaissent
pas directement) et qui les amènent à se sentir membres d’une même société.