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Cours de Base

Ce manuel prépare les candidats à l'examen pour obtenir la licence de base de radioamateur, qui comprend une épreuve pratique et un examen théorique. Les radioamateurs doivent respecter des règles strictes concernant l'utilisation de leur station et les types de communications autorisées. En Belgique, il existe deux classes de licences, offrant différents privilèges et obligations, et chaque radioamateur reçoit un indicatif unique pour s'identifier lors des communications.

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Cours de Base

Ce manuel prépare les candidats à l'examen pour obtenir la licence de base de radioamateur, qui comprend une épreuve pratique et un examen théorique. Les radioamateurs doivent respecter des règles strictes concernant l'utilisation de leur station et les types de communications autorisées. En Belgique, il existe deux classes de licences, offrant différents privilèges et obligations, et chaque radioamateur reçoit un indicatif unique pour s'identifier lors des communications.

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Cours de radioamateur

pour l'obtention de la licence de base

Introduction
Le but de ce manuel est de vous préparer à présenter et à réussir l'examen en vue de l'obtention de la
licence de base de radioamateur. Cet examen comporte deux parties :

1. L'épreuve pratique
L'épreuve pratique est organisée par une association de radioamateurs reconnue par l' IBPT (Institut
Belge des services Postaux et des Télécommunications). Dans cette épreuve, on évalue les
connaissances élémentaires nécessaires pour utiliser une station de radioamateur et à la réalisation
d'un contact. En cas de réussite, le candidat reçoit une attestation qui lui permet de se présenter à
l'examen théorique.
2. L'examen théorique
L'examen théorique a lieu dans les locaux de l' IBPT à Bruxelles. Il consiste en 25 questions à choix
multiple. Les questions se rapportent aussi bien à la législation concernant les radioamateurs qu'aux
matières techniques, à la sécurité et aux dispositions à prendre pour éviter les perturbations.

Ce manuel est réalisé de sorte qu'il ne soit pas nécessaire d'avoir des connaissances préalables. Savoir
faire quelques calculs élémentaires et un peu de bon sens suffisent pour en entamer l'étude.

On peut facilement maîtriser la partie théorique de ce manuel, mais on peut aussi suivre le cours théorique
d'une douzaine d'heures dans une des sections locales de l' UBA (l' Union royale belge des amateurs-
émetteurs). Suivre un tel cours présente de nombreux avantages ! Par exemple poser des questions à
l'instructeur et avoir les informations pratiques nécessaires pour l'épreuve pratique. De plus, vous aurez un
contact direct avec le monde des radioamateurs, qui pourront continuer à vous aider une fois l'examen
réussi. Vous trouverez plus d'informations sur notre site web www.uba.be

Dans ce manuel, le but à atteindre est décrit exactement comme indiqué par l' IBPT. A la fin de chaque
chapitre, les points à connaître sont regroupés et encadrés, ils portent la mention "A retenir". Les objectifs à
atteindre sont répartis en 2 niveaux :
• Savoir (ou connaître) veut dire que l'on reconnaît quelque chose et que l'on peut l'adapter à la
question ou à la situation. Il n'est pas nécessaire de savoir pourquoi et comment, ni de connaître
plus en détail les fondements. La matière complémentaire (le comment et le pourquoi) ne fait pas
partie de l'examen.
• Comprendre (ou savoir utiliser) nécessite une connaissance plus détaillée du sujet, il s'agit de
comprendre pourquoi c'est ainsi et de comprendre où et quand c'est applicable.

De plus, vous trouverez quelques explications complémentaires dans des cadres qui portent la mention
"Notes", mais ceci ne fait pas partie de la matière d'examen.

 Union royale belge des amateurs-émetteurs - v 1.0. juin 2004 - page 1/58
Cours de radioamateur
pour l'obtention de la licence de base

Chapitre 1 : La nature du radio amateurisme


Qu'est-ce qu'un radioamateur ? Qu'est-ce que le radio amateurisme?
Le radio amateurisme comprend un large éventail d'activités. Le service radioamateur est défini comme un
service non commercial pour l'éducation en autodidacte (c.-à-d. sans l'intermédiaire d'un professeur) et pour
l'expérimentation dans le domaine des radiocommunications.

En clair qu'est-ce que ceci signifie ? Le radio amateurisme est un hobby qui comprend une multitude
d'activités centrées sur l'étude de la radiotechnique et des télécommunications. Cette étude va
permettre d'établir aussi bien une conversation par la voie radio avec des personnes qui habitent la même
ville que l'échange d'images avec une personne qui habite à l'autre bout de la terre. Vous pouvez construire
certains équipements vous-même, et donc mieux comprendre comment ils fonctionnent. Les radioamateurs
sont appréciés par les autorités publiques car ils constituent un potentiel d'opérateurs et d’experts en matière
de communication par radio. Ces experts peuvent aussi intervenir en cas d'urgence, de catastrophes
naturelles, de naufrage ou d'inondations La plupart des radioamateurs sont organisés pour rendre ce genre
de service au public.

Les radioamateurs abordent des sujets variés, mais souvent il s'agit de technique et de propagation. Les
radioamateurs peuvent aussi parler de sujets plus personnels tels que leur profession, leur famille et leur
environnement. Toutefois, des sujets traitant de politique ou de religion ne sont pas admis de même que
ceux relatifs à la vie privée. Les stations des radioamateurs ne peuvent jamais être utilisées à des fins
commerciales.

Comme les ondes se propagent à de grandes distances, il est important d'utiliser sa station de radioamateur
selon des règles précises. Ceci évitera des problèmes à d'autres utilisateurs du spectre radio et à d'autres
radioamateurs. Ces règles se divisent en deux parties : les conditions de la licence et le plan de fréquences.

• Les conditions d'utilisation de la licence sont définies par un document de l'IBPT. Il est important
de le lire, car il contient les règles essentielles selon lesquelles vous pouvez faire fonctionner une
station de radioamateur.

• Le plan de fréquences (ou bandplanning) est moins strict, c'est plutôt un code de bonne conduite.
Chaque pays peut rédiger son propre plan de fréquences, mais il doit certainement tenir compte des
règles internationales. Le plan de fréquences détaille les parties de bandes qui sont utilisées pour
chaque type d'activité. Même si le plan de fréquences n'est pas imposé par la loi, il est fortement
recommandé que vous le suiviez scrupuleusement, comme le font d'ailleurs la plupart des
radioamateurs. Le plan de fréquences est tel que chaque type d'activité a sa propre plage de
fréquences. On examinera le bandplanning au chapitre 8.

A retenir :
Savoir que le but du radio amateurisme est d'étudier la technique de la radio et des
télécommunications par la voie radio, que tout aspect commercial est interdit, de même que parler
de questions relatives à la politique, à la religion ou à des sujets trop personnels (vie privée).

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Chapitre 2 : Les conditions d'obtention de la licence


2.1. La licence de radioamateur

Pour pouvoir utiliser une station de radioamateur, il faut posséder une licence de radioamateur.

En tant que radioamateur, vous allez recevoir des privilèges. Vous pourrez, par exemple, émettre sur
plusieurs de bandes de fréquences. De plus, les radioamateurs qui ont une licence HAREC (licence
complète) peuvent également construire leurs propres émetteurs-récepteurs. En contrepartie, vous devez
prouver que vous avez les connaissances requises tant sur le plan technique que sur celui de la législation.

C'est pour cette raison qu'il faut réussir un examen avant d'obtenir sa licence. La partie théorique de cet
examen est organisée par l' IBPT (l' Institut Belge des services Postaux et des Télécommunications), la
partie pratique est organisée par une association de radioamateurs reconnue.

En Belgique, il existe 2 classes de licences de radioamateur :

1. La licence de base que l'on peut obtenir après avoir réussi un examen relativement simple. La
licence de base vous permet d'utiliser 11 bandes de fréquences avec des puissances allant de 10 à
50 watts. Dans ce cas, vous ne pourrez utiliser que des appareils commerciaux.
2. La licence CEPT, basée sur le certificat HAREC ou la licence complète que l'on peut obtenir après
avoir réussi un examen technique plus difficile. La licence HAREC permet d'utiliser 24 bandes de
fréquences avec des puissances variant de 50 à 1000 watts. De plus, vous pourrez aussi modifier
des appareils commerciaux et construire des appareils de votre propre conception.

La licence CEPT et le certificat HAREC sont reconnus dans un grand nombre de pays, ce qui signifie que
vous pourrez aussi utiliser une station de radioamateur à l'étranger. Ce qui n'est pas le cas pour la licence
de base.

A retenir :
• connaître les différentes classes de licences de radioamateurs en Belgique.
• savoir qu'il existe aussi une licence d'un degré supérieur qui donne plus de privilèges.
• savoir que la licence de base obtenue en Belgique n'est pas valable dans un autre pays.

2.2. Les indicatifs


Votre indicatif sera indiqué sur votre licence et celle-ci vous sera octroyée par l'IBPT. Un indicatif n'est
attribué qu'à une seule personne : il est unique ! Votre indicatif ne changera pas lorsque vous renouvellerez
annuellement votre licence, mais il changera lorsque vous obtiendrez une licence CEPT.

Les premières lettres (ou chiffres), au début de l’indicatif déterminent le pays. Ces premières lettres (ou
chiffres) sont appelées préfixe. Les indicatifs radioamateurs belges commencent par les lettres :

ON , OO , OP , OQ , OR , OS ou OT

En principe, et pour les stations individuelles, le préfixe utilisé en Belgique est ON. Toutefois, pour des
occasions spéciales, les autres préfixes peuvent être attribués.

Après ce préfixe vient un suffixe. Il est constitué d'un chiffre et de 1 à 3 lettres déterminés par l’IBPT.

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pour l'obtention de la licence de base

L'adresse où est installée la station est indiquée sur la licence. Toutefois, un radioamateur peut demander à
l' IBPT
• de pouvoir utiliser sa station en mobile, c.-à-d. Notes:
dans un véhicule. Le radioamateur doit alors
ajouter /M à son indicatif, et lors d'un contact en Les indicatifs des radioamateurs belges commencent donc
par ON, suivi d'un chiffre et suivi d'une, de deux ou de trois
phonie, il dira par exemple "ici ON7PC barre de
lettres. Ce chiffre permet de connaître le type de licence.
fraction mobile", • ON0 est utilisé pour les stations automatiques c.-à-d.,
• lorsque ce véhicule est un navire ou un bateau, les relais et les balises
le radioamateur doit alors ajouter /MM à son • ON1 était attribué à des radioamateurs qui ne peuvent
indicatif, il dira par exemple "ici ON7PC barre utiliser que les fréquences supérieures à 30 MHz (50-
52 MHz, 144-146 MHz, 430-440 MHz, etc.). Plus
de fraction maritime mobile", aucune nouvelle licence de ce type n'a été accordée
• de pouvoir utiliser sa station en portable, c.-à- après août 2003.
d. se "balader" avec sa station. Il est évident • ON2 est attribué à des radioamateurs qui ont réussi
que ceci implique d'avoir un émetteur-récepteur l'examen pour la licence de base ou l'ancien examen
d'aspirant radiotéléphoniste
avec des batteries incorporées ou de • ON4, ON5, ON6, ON7 et ON8 sont attribués à des
transporter ces batteries dans un sac à dos, par radioamateurs qui ont réussi l'examen HAREC
exemple. Le radioamateur doit alors ajouter /P à (= examen complet).
son indicatif et, lors d'un contact en phonie, il • ON9 est utilisé pour des licences de réciprocité, c.-à-d.
dira par exemple "ici ON7PC barre de fraction des licences données à des radioamateurs étrangers
qui résident en Belgique.
portable"
• de pouvoir utiliser sa station en tant que station A l'occasion d'événements particuliers, les radioamateurs
fixe à un autre endroit que celui indiqué sur la belges peuvent obtenir un préfixe spécial (par exemple OR,
OS, OQ, etc.).
licence, c'est ce qu'on appelle une adresse
alternative. Le radioamateur doit alors ajouter De plus, des stations clubs qui participent à des concours
/A à son indicatif et, lors d'un contact en phonie, internationaux peuvent obtenir un indicatif court
il dira par exemple "ici ON7PC barre de commençant par OT ou OR, suivi d'un chiffre et d'une seule
lettre.
fraction alpha"

Quelques exemples :

• indicatifs belges : ON1IQ, ON1MAR, ON2LBU, ON4CCP, ON4LCW, ON4UN, ON4UBA, ON5GQ,
ON5OO, ON6AH, ON6QR, ON7LX, ON7ZV, ON8RA, ON9CEG

• indicatifs qui ne sont pas attribués en Belgique ou qui sont simplement faux : ONA4BC, UA3WW,
O7CYD, W3LPL, ONE2C, EA6PZ, O55XY, DJ0LJ, 7J1AAI, OH2BH, G2BFO, JA3RNC, W4RI,
OZ3DX, OM1KC, F6CRP, RA9LZ, LY6M, 3B8FQ, DL4MFC, K1ZZ

Lors des communications, il faut donner son indicatif :


• au début et à la fin mais, si les émissions sont constituées de courts aller-retour, la série
d'émissions est considérée comme une seule émission
• et au moins une fois toutes les 5 minutes

A retenir :
• savoir de quoi les indicatifs belges sont constitués.
• savoir comment il faut s'identifier (au début, à la fin et une fois au moins toutes les 5 min.).

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2.3. Les conditions d'obtention de la licence


Une licence de radioamateur offre beaucoup de privilèges mais, il y a aussi des obligations et des interdits à
respecter, entre autres :
• un radioamateur ne peut établir des communications qu'avec d'autres radioamateurs.
o si vous entendez une station qui n'a pas d'indicatif radioamateur, c'est probablement parce
qu'elle n'est pas une station de radioamateur. Mieux vaut s'abstenir de la contacter !
o si vous entendez une station qui a un indicatif bizarre que vous ne retrouvez pas dans les
1
callbooks , ou qu'il n'a pas été annoncé (revues de radioamateurs, sites Internet, etc.)
comme indicatif rare ou spécial, c'est probablement parce que ce n'est pas une station de
radioamateur. Mieux vaut s'abstenir de la contacter !
• un radioamateur ne peut pas utiliser de code secret. Toutefois, il peut utiliser le code Q et toutes les
abréviations généralement utilisées par les radioamateurs et publiées dans des listes.
• il est également interdit de faire des émissions de radiodiffusion et de transmettre un programme de
musique.
• il est interdit de transmettre de faux messages de détresse.
• une station de radioamateur ne peut être utilisée que par une personne licenciée. Cette personne
est en général le propriétaire de la station. Elle peut être aussi un autre radioamateur en visite chez
le propriétaire qui donne l’autorisation d’utiliser la station.
• un radioamateur ne peut écouter, d'une manière générale, que les émissions qui lui sont destinées.

Notes:

En Belgique, on peut détenir un scanner, mais on ne peut pas l'utiliser pour écouter n'importe quelle station. On ne peut écouter que:
• les émissions de radiodiffusion en Ondes Longues, en Ondes Moyennes, sur les bandes Ondes Courtes (120m , 90m , 75m
, 60m , 49m , 41m , 31m , 25m , 22m , 19m , 16m , 15m , 13m et 11m).
• les émissions dans la bande FM (87,5 à 108 MHz).
• les émissions de télévision dans les bandes BI , BIII et BIV-V.
• les émissions sur les fréquences de la bande PMR446
• les émissions de radioamateurs : voir fréquences plus loin.

Par conséquent, il est interdit d'écouter les autres fréquences telles que les communications entre bateaux, les communications
aériennes, les communications des services de police, de pompiers, de taxis ou d'autres firmes, sans l’accord formel et écrit des
utilisateurs de ces fréquences.

Le fait d'avoir dans la mémoire d'un scanner (ou d'un VFO) des fréquences interdites est considéré comme infraction.

2.4. L' IBPT : l'autorité de contrôle


L'IBPT est l'autorité de tutelle, c'est elle qui délivre la licence, c'est elle qui délivre l'indicatif et c'est à elle qu'il
faut signaler les changements d'adresse.

C'est également l'IBPT qui est chargé de contrôler l'utilisation du spectre des fréquences. Pour cette raison,
l'IBPT peut venir contrôler et inspecter les stations des radioamateurs. Le radioamateur doit donner libre
accès à sa station et répondre aux questions des agents de l' IBPT.

Les agents de l'IBPT ne doivent pas être accompagnés d'une autre autorité et ils ne sont pas tenus
d’annoncer leur visite.

En cas de perturbation, l'IBPT peut interdire l'utilisation de la station ou lui imposer des mesures spéciales.
Si le problème est plus sérieux, l'IBPT peut aussi dresser un procès verbal ou confisquer une station qui
n'est pas en ordre ou qui est en contravention avec la réglementation.

A retenir :
• savoir que les changements d'adresses doivent être communiqués à l'IBPT.
• savoir que l'IBPT a le droit de contrôler la station, d'imposer des mesures et de confisquer une
station qui n'est pas en ordre.

1
Les callbooks sont des répertoires d'indicatifs publiés périodiquement par les associations ou des éditeurs au niveau mondial.

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2.5. Le livre journal ou "logbook"


Notes:
Tout radioamateur est tenu de garder un livre journal
dans lequel il inscrira : Pour désigner la classe d'émission, on utilise une abréviation
ou un symbole, ainsi :
• la date et l'heure de chaque émission
• l'indicatif du correspondant J3E ou SSB désigne la modulation phonie à bande
• la bande de fréquences utilisée et la classe latérale unique où on distingue encore la
LSB et l'USB.
d'émission F3E ou FM désigne la modulation de fréquence
• le nom des visiteurs qui ont utilisé la station A1A ou CW désigne la télégraphie Morse
A3E ou AM désigne la modulation d'amplitude
Le livre journal peut être tenu sur papier ou de façon + d'autres pour des types de transmissions plus complexes.
électronique. Le livre journal doit aussi être présenté Ces abréviations (en gras) devront être reprises dans le livre
lors des contrôles de l'IBPT. Il doit être conservé journal.
pendant au moins deux ans.

A retenir :
• comment tenir son livre journal ou logbook.

Notes:

Les droits et devoirs des radioamateurs sont décrits dans plusieurs textes légaux :
• la loi du 30 juillet 1979 concernant les radiocommunications
• l'Arrêté Royal du 15 octobre 1979 concernant les radiocommunications privées
• l'Arrêté Ministériel du 9 janvier 2001 concernant les radioamateurs.

Pour la licence de base, il suffira de bien connaître les points exposés ci-dessus, toutefois pour le certificat HAREC (qui est requis
pour obtenir la licence complète) il faudra connaître ces lois en détail. Tous ces textes sont repris dans un document de l'IBPT appelé
"Réglementation concernant les Radioamateurs" que l'on peut télécharger du site de l'IBPT (www.ibpt.be) ou de celui de l'UBA
(www.uba.be) ou que l'on peut commander en versant 5 € au compte 679-1707816-34 de l'IBPT en mentionnant "Règlement
Radioamateurs en français".

2.6. Bandes de fréquences, modes de transmission et puissance autorisés.


Un radioamateur doit connaître très exactement les fréquences qu'il peut utiliser, c'est pourquoi, le tableau
ci-dessous est EXCESSIVEMENT IMPORTANT. Il précise les bandes radioamateurs, les limites de
fréquences et la puissance maximum autorisée pour un radioamateur possédant une licence de base.

bande fréquences (MHz) puissance max. (W) modes de transmission


160 m 1,810 à 1,875 10
80 m 3,500 à 3,800 10 Téléphonie
40 m 7,000 à 7,100 10
30 m 10,000 à 10,150 10 Télégraphie (Morse)
20 m 14,000 à 14,350 10
17 m 18,068 à 18,168 10 Transmissions numériques
15 m 21,000 à 21,450 10
Fac-similé (FAX)
12 m 24,890 à 24,990 10
6m 50 à 52 10
Télévision à balayage lent
2m 144 à 146 50 (SSTV)
70 cm 430 à 440 50

Si vous mémorisez difficilement ce tableau, faites une copie que vous mettrez près de votre émetteur-
récepteur, de façon à être sûr d'émettre dans "vos" bandes. Avec le temps vous finirez par le connaître par
cœur !

Par ailleurs, le bandplanning est repris en détails dans l'annexe 1.

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Chapitre 3 : Les bases techniques


3.1. Electricité : unités et grandeurs 2

Il y a de l'électricité (presque) partout, et vous ne vous en rendrez compte que par ses effets. Vous
constaterez, par exemple, qu'un peigne en plastique peut attirer des cheveux après que l’on se soit peigné.
Des électrons ont été arrachés du peigne et sont, à nouveau, attirés. Cette perte d'électrons produit une
charge positive, qui à son tour, exerce une force électrique.

Plus couramment, lorsqu'on utilise une lampe de poche, on fait appel à l'électricité. Une lampe de poche
comporte un circuit électrique élémentaire avec une source de tension (la pile), un interrupteur, une ampoule
et quelques petits bouts de conducteurs ou de fils pour réaliser le circuit.

L'utilisation de l'électricité peut s'illustrer par de nombreux exemples.

La Tension ou le Voltage

La force électrique est appelée tension, elle est mesurée en Volts (V). On dit que l'unité de tension est le
volt. La tension est symbolisée par la lettre V. Elle peut être mesurée avec un appareil appelé voltmètre. La
tension est la force qui met en mouvement l'électricité dans un circuit. Cette force peut être forte ou faible en
fonction de la source. Une simple pile produit une tension assez faible (1,5 V), c'est la raison pour laquelle
les lampes de poches ne sont pas très puissantes. On peut obtenir une plus forte tension en mettant
plusieurs piles. C'est la raison pour laquelle il faut beaucoup de piles de 1,5 V dans les lampes de poches
puissantes de même que dans les voitures téléguidées.

En Belgique, la tension fournie par les prises de courant est bien plus élevée. Elle est de 230 V. Cette
tension permet de faire tourner les 20 kg du tambour d'une machine à lessiver. Cette tension est assez
élevée pour tuer une personne qui entre en contact avec elle.

La distribution de l'énergie électrique se fait avec des tensions encore beaucoup plus élevées allant de
5.000 V à 400.000 V !

Le Courant

Le passage de l'électricité dans un fil s'appelle courant, le courant se mesure en Ampères (A). On dit que
l'unité de courant électrique est l'ampère. Le courant est symbolisé par la lettre I. Il se mesure avec un
appareil appelé ampèremètre.

Lorsque nous sommes en présence de courants importants, il faut utiliser des conducteurs de grand
diamètre (de gros fils) : en regardant le diamètre des fils, nous pouvons avoir une idée de l'importance du
courant. Comme des fils de plus gros diamètre coûtent plus cher et pèsent plus lourd, les constructeurs n'en
mettent que la quantité vraiment nécessaire. Ainsi, le câble fin de votre radio réveil est justifié parce que ce
radio réveil ne consomme que très peu de courant. Par contre, le gros câble de la cuisinière électrique
indique que cet appareil consomme beaucoup de courant.

3.2. La Résistance
L'électricité rencontre une certaine opposition à passer dans les fils et dans l’appareil (la charge). Cette
opposition s'appelle la résistance. La résistance, comme son nom le suggère si bien, est une mesure de la
façon dont l’appareil résiste au passage du courant. Une forte résistance fera que le courant ne passe pas
facilement. Imaginez une résistance comme un obstacle qui essaye d'empêcher le courant de passer.

Une autre façon d'exprimer la même idée est de dire que quelque chose qui a une faible résistance est un
bon conducteur de l'électricité, tandis que quelque chose qui a une forte résistance est un mauvais

2
La numérotation des paragraphes ne suit pas exactement celle du syllabus, ceci est dû à des raisons purement pédagogiques. Il nous
a paru en effet nécessaire d'expliquer certaines choses avant d'autres.

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conducteur. Si la résistance est tellement grande qu'il est pratiquement impossible qu'il y passe du courant,
on parle d' isolant. Remarquez que nous avons dit "pratiquement impossible" car, si nous augmentons très
fortement la tension, il passera malgré tout un peu de courant dans l'isolant.

La résistance se mesure en Ohms qui est symbolisée par la lettre grecque Ω (prononcez "oméga"). La
résistance est symbolisée par la lettre R. Une résistance peut être mesurée avec un appareil appelé
ohmmètre.

3.3. Les multiples et sous multiples


Dans le monde scientifique et technique, il est courant de travailler avec des mesures qui sont très grandes
ou très petites. On doit alors utiliser des unités dérivées pour ne pas être obligé d'écrire des nombres avec
beaucoup de zéros.

Considérons un instant l'unité de poids, c.-à-d. le gramme. Un gramme représente une très petite quantité,
et, dans la vie courante, on utilise plutôt le kilogramme. Un kilogramme vaut mille grammes. Toutefois le
pharmacien, lorsqu'il fait des préparations utilise plutôt des milligrammes. Un milligramme vaut un millième
de gramme.

Il existe ainsi beaucoup de façons d'énoncer des multiples ou sous-multiples pour de très grandes ou de très
petites valeurs. Pour la licence de base, nous devons en connaître trois :

• milli signifie millième, ou 1/1000 ou 0,001, et s'écrit "m" comme par exemple 100 mV = 100 x
0,001V = 0,1V ou 5 mA = 5 x 0,001A = 0,005A

• kilo signifie mille et s'écrit "k", comme par exemple 1 kV = 1 000 Volts, et 27 kΩ = 27 000Ω

• méga signifie million et s'écrit "M", comme par exemple 26 MΩ = 26 000 000 Ω

3.4. La loi d' Ohm


La loi d'Ohm s’énonce comme suit : "Le courant qui passe dans un circuit est directement proportionnel à la
tension appliquée à ses bornes et inversement proportionnel à la résistance du circuit".

Cela vous paraît-il compliqué ? En réalité, ce ne l'est pas, c'est juste un peu de bon sens. Si la tension (V)
est la force qui fait circuler le courant (I), alors il est logique que plus cette force est grande, plus le courant
est fort. C'est exactement ce que dit la première partie de la loi d'Ohm. Voyons à présent la deuxième partie.

Nous avons déjà dit qu'il faut considérer une résistance comme quelque chose qui s'oppose au passage du
courant. Plus cette force d'opposition (cette résistance) est grande, plus le courant est faible. C'est la
deuxième partie de la loi d'Ohm.

La loi d'Ohm établit une relation entre la tension (U), le courant (I) et la résistance (R). En fait, cette relation
mathématique est très simple :

Tension = Courant x Résistance ou U=IxR


Souvent en mathématique, le signe multiplié (x) est omis, de sorte que l'on écrit souvent U = I R

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Le triangle est un bon aide mémoire et est plus facile à utiliser


qu'apprendre la formule par cœur. Il nous permet de voir ce qu'il
faut faire pour calculer une valeur : cachez simplement ce que vous
voulez calculer et le triangle vous montre ce qu'il faut faire.
U
Mémorisez bien la position des trois lettres U, I et R .
I R
Quelques exemples pour bien comprendre le fonctionnement de ce
triangle :

1. Une batterie de 5 V est connectée à une lampe dont la


résistance est de 20 Ω. Quel est le courant qui y passe ?
U
Si nous voulons calculer le courant, nous cachons la lettre I et le
triangle montre V/R donc I = V/R donc I = 5 V / 20 Ω = 0,25 A R

2. Une pile est connectée à une ampoule de 300 Ω. On a mesuré


un courant de 0,02 A. Quelle est la tension de la pile ?

Si nous voulons calculer la tension (V), nous cachons la lettre V et


le triangle nous montre I R donc V = I R donc I R
V = 300 Ω x 0.02 A = 6 V

3. Une batterie de 6 V est connectée à un moteur. Le courant que


l'on a mesuré est de 0,15 A. Quelle est la résistance du moteur ?
U
Si nous voulons calculer la résistance (R), nous cachons la lettre R
et le triangle nous montre V / I donc R = 6 V / 0,15 A = 40 Ω I

Etait-ce difficile ? Oui ? Non ? La bonne nouvelle est que ce ne sera jamais plus compliqué que cela !

Exercices complémentaires (à faire à la maison comme devoir) :

1) R = 10 Ω, U = 5 V, I = ?
2) R = 30 Ω, U = 12 V, I = ?
3) R = 1kΩ, U = 5 V, I = ?
4) R = 100 Ω, I = 20 mA, U = ?
5) R = 5 Ω, I = 8 A, U = ?
6) I = 3 A, U = 15 V, R = ?
7) U = 15 V, I = 3 mA, R = ?
8) I = 0,7 A, U = 14 V, R = ?

De la loi d'Ohm (U = I x R), on doit bien retenir que dans un circuit avec un générateur (par exemple une
pile) et une résistance, si la résistance augmente, le courant diminue et inversement !

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en vue de l'obtention de la licence de base

3.5. La puissance
La puissance est la mesure de l'énergie qu'un appareil électrique fournit ou consomme par unité de temps.
Cette puissance peut être mise en oeuvre de plusieurs façons, et souvent la puissance électrique est
convertie en chaleur. Le filament d'une lampe est une résistance et, lorsque du courant la traverse, le
filament devient chaud puis très chaud; on dit qu'il est incandescent et c'est ainsi qu'il brille. Notez qu'une
lampe à incandescence de puissance plus élevée brille plus fort qu'une lampe de plus faible puissance. Ceci
est dû au fait qu'il y a plus d'énergie convertie en chaleur (et donc aussi en lumière) que dans une lampe de
puissance moins élevée.

Notez que la conversion de l'énergie électrique en chaleur se manifeste chaque fois qu'un courant passe
dans une résistance. Tous les fils (tous les conducteurs) ont une certaine résistance et c'est la raison pour
laquelle ils chauffent lorsqu'on essaie d'y faire passer trop de courant.

La puissance est mesurée en Watts, abrégé par la lettre W, tandis que la puissance est symbolisée par la
lettre P.

On peut calculer la puissance de la façon suivante :

Puissance = Tension x Courant ou P=U x I


comme précédemment le symbole "x" de la multiplication peut être omis, ce qui donne P = U I

Nous avons aussi un triangle aide-mémoire que nous pouvons utiliser


comme pour la loi d'Ohm. En cachant l'élément que nous voulons
calculer, nous obtenons la formule à utiliser.

Nous constatons que la tension et le courant sont reliés à la P


puissance. Dans le cas des ampoules à incandescence, avec une
même tension, une lampe de puissance supérieure doit consommer I U
plus de courant qu'une lampe de puissance inférieure. Voyons
comment utiliser le triangle avec quelques exemples.

1. Quel est le courant pris par une lampe de 100 W, si la tension du


réseau est de 230 V ?
P
Nous voulons calculer le courant (I). Nous cachons donc I et le triangle
montre que : I = P / V = 100 W / 230 V = 0,44 A U

2. Une lampe à incandescence est connectée à une batterie de 12 V


et le courant est de 0,5 A. Quelle est la puissance consommée par
cette lampe ?

Nous voulons calculer la puissance (P). Nous cachons donc P et le I U


triangle montre que : P = I x V = 0,5 A x 12 V = 6 W

3. Un moteur consomme 1495 W et un courant de 6,5 A. Quelle est la


tension d'alimentation ?
P
Nous voulons calculer la tension (V). Nous cachons donc V et le
triangle montre que : V = P / I = 1495 W / 6,5 A = 230 V I

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Ceci n'était pas vraiment plus difficile que la loi d'Ohm que nous avons vue précédemment. D'un point de
vue mathématique, nous ne verrons rien de plus compliqué, au contraire, cela va devenir plus simple !

Exercices complémentaires (à faire à la maison comme devoir) :

1) U = 5 V, I = 2 A, P = ?
2) U = 5 V, I = 2 mA, P = ?
3) U = 1 V, P = 10 W, I = ?
4) U = 0,5 V, P = 10 W, I = ?
5) I = 15 A, P = 300 W, U = ?
6) I = 150 mA, P = 3 W, U = ?
7) U = 15 V, I = 3 mA, P = ?
8) I = 0,7 A, U = 14 V, P = ?

3.6. Les circuits électriques


Lorsque nous raccordons plusieurs éléments électriques, nous obtenons un circuit. Le circuit comporte les
différents composants, l'alimentation et les différentes connexions entre eux. Nous utilisons des symboles
standardisés dans les dessins de manière à comprendre facilement les circuits dessinés par d'autres
personnes.

Dans la figure ci-contre, nous avons une pile connectée à une courant résistance
lampe à incandescence et à une résistance. Le courant sort de la
batterie à travers un fil vers la lampe. Le courant passe dans le

+
filament de la lampe puis vers le fil puis, vers la résistance puis,
encore par un fil vers la batterie. Il doit exister un chemin sans
interruption entre la borne +, en passant par la lampe, la résistance -
pour arriver à la borne – , pour que le courant puisse passer.
pile lampe

Si ce chemin est interrompu, le courant ne passera pas. C'est ainsi résistance


que fonctionne un interrupteur. Il coupe simplement le chemin entre
les deux bornes de la batterie de sorte qu'aucun courant ne puisse
+

passer. Voici donc notre nouveau schéma, avec un interrupteur.

pile interrupteur lampe

Nous n'allons pas chaque fois indiquer le nom des composants, le dessin devrait suffire à lui seul.

Une pile et son symbole.

La petite "bosse" au-dessus est la borne positive (+) qui est


représentée par la ligne la plus longue dans le symbole.
+

Remarquez que si on sait où se trouve le +, on sait automatiquement


où se trouve le –. Il n’y a donc pas besoin de le dessiner.

Une lampe à incandescence et son symbole.

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Pour interrompre le courant, on emploie un interrupteur. Le


symbole de l'interrupteur est représenté ci-contre.
Une résistance et son symbole.

Les bandes colorées sur le corps de la résistance permettent de


connaître sa valeur. Dans le cours, pour la licence complète, on
apprend à lire ce code de couleurs.

Une résistance possède une valeur spécifique qui limite le passage du courant dans un circuit.

Rappelons-nous la loi d'Ohm : plus la résistance est élevée, plus le courant est faible. Si nous augmentons
la résistance dans le circuit, l'ampoule va briller moins fort ; si nous la diminuons, l'ampoule va briller plus
fort. Les résistances sont utilisées dans presque tous les montages électroniques pour limiter les courants à
des valeurs déterminées.

3.7. La polarité
Si on raccorde une ampoule à une batterie, il ne faut pas tenir compte de la façon dont on connecte les fils.
Quelle que soit la manière dont on connecte les fils, l'ampoule brillera.

Par contre, certains composants ne fonctionnent correctement que s'ils sont connectés d'une certaine façon
à la pile (ou à la batterie). Ceci est dû au fait qu'il y a une polarité à respecter : les deux connexions de la
batterie que nous avons désignées par positif (+) et négatif (–) sont appelées les pôles de la batterie.

Une diode LED est un élément polarisé,


+

dans un sens la LED brille, dans l'autre


elle ne brille pas. C'est précisément la
raison pour laquelle les fils de connexion
d'une LED sont de longueurs inégales.
La LED brille ! La LED reste éteinte !

Emetteur récepteur (vue de la face arrière)


Un émetteur-récepteur de radioamateur
ANT
est composé de centaines d'éléments
polarisés et il est important de respecter KEY DATA ACC

GND

la polarité.

Le fil rouge se connecte TOUJOURS à


la borne +, tandis que le fil noir se
connecte TOUJOURS à la borne –.

Si on ne respecte pas ces polarités, on fil rouge fil noir


risque des dégâts très importants d'où
l'intérêt de faire très attention avant de
connecter l'émetteur-récepteur.

+ -
batterie

12 V

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A retenir :
• une source de tension (batterie) possède une certaine tension qui peut faire circuler un courant
électrique dans un circuit.
• la résistance du circuit détermine le courant : plus la résistance est élevée, plus faible sera le
courant.
• l'unité de tension est le volt (V) , l'unité de courant est l'ampère (A) et l'unité de résistance est l'ohm
(Ω).
• la relation entre tension, courant et résistance est donnée par U = I x R (loi d'Ohm).
• la relation entre la puissance, la tension et le courant est donnée par P = U x I.
• dans beaucoup de cas, il est important de tenir compte de la polarité, parfois c'est sans importance
(une ampoule par exemple).
• connaître les symboles représentant une batterie, une résistance, un interrupteur et une lampe
• retenir milli (m), kilo (k) et méga (M).

3.8. Le courant continu (DC) et le courant alternatif (AC)


Dans le circuit, la batterie fait circuler le courant dans une seule direction, du + vers le –. On appelle cela du
courant continu (en anglais, Direct Current ou DC). Une pile ou un accumulateur produit du courant continu
grâce à une réaction chimique à l'intérieur de l'élément.

L'électricité qui provient du secteur est différente, la polarité change en permanence (plusieurs fois par
seconde) et on l'appelle courant alternatif (en anglais Alternating Current ou AC).

Le courant alternatif est beaucoup plus facile à générer que le courant continu. Le courant alternatif peut
facilement être transformé d'une tension vers une autre. Dans un générateur, une bobine qui tourne dans un
champ magnétique génère un courant alternatif. Lorsque la bobine passe dans le flux dans un sens, elle
sera le siège d'une tension, tandis que lorsque la bobine passe dans le flux dans l'autre sens, elle sera le
siège d'une tension en sens inverse. Dans les équipements radio, les signaux sinusoïdaux sont générés par
des oscillateurs.

La représentation typique d'un courant alternatif est donnée par la figure ci-dessous. Cette forme est connue
sous le nom de sinusoïde. Remarquez que le passage d'une polarité à l'autre se fait en douceur. La
sinusoïde passe par un maximum, puis diminue, passe par zéro, change de polarité et continue à augmenter
vers la polarité opposée.

U
tension

temps

Certains équipements (ou composants) électroniques fonctionnent aussi bien en AC qu'en DC, une ampoule
à incandescence est un bon exemple : peu importe la polarité, l'ampoule brillera toujours. Mais la plupart des
équipements (ou des composants) doivent être alimentés dans un sens et pas dans l'autre. Des circuits
spéciaux sont utilisés pour passer du courant alternatif au courant continu. Beaucoup d'appareils sont
utilisés avec une alimentation qui convertit le 230 V alternatif en 13,8 V continu.

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3.9. La fréquence
Lorsque nous avons à faire à du courant alternatif, il est intéressant de connaître sa valeur maximale. Il est
aussi intéressant d’en connaître la fréquence. La fréquence mesure combien de fois la sinusoïde change de
polarité. La fréquence est mesurée en cycles par seconde. Cette unité est appelée hertz (Hz). En Europe, le
réseau 230 V est à 50 Hz. Il y a donc 50 cycles complets par seconde. Un cycle est la différence de temps
entre deux points identiques sur la sinusoïde.

Les sons sont formés de signaux alternatifs. Ce sont les molécules d'air qui vibrent en formant des ondes
sinusoïdales. Dans les haut-parleurs, ce sont des signaux sinusoïdaux qui vont produire les pressions
acoustiques qui finalement vont résulter en sons. L'oreille humaine est capable d'entendre des sons qui vont
de 100 Hz à 15 kHz, voire 20 kHz. La limite supérieure dépend d'un individu à l'autre et tend à diminuer avec
l'âge. De même, une exposition prolongée à des sons de forte intensité va réduire la limite supérieure. Il
faudra en tenir compte lorsque nous utilisons des casques. Cette gamme de fréquence est appelée Audio
Fréquence ou AF.

La plupart des sons naturels sont des mélanges de plusieurs fréquences. Pour les communications par
radio, on utilise uniquement la plage de fréquences de 300 à 3000 Hz . C'est dans cette plage que se trouve
la plupart de sons de la voix. Couper tout ce qui est en dessous de 300 Hz ou tout ce qui est au-dessus de
3000 Hz n'aura pas d'influence sur l'intelligibilité. Afin d'augmenter l'efficacité de la transmission, on peut
même encore réduire cette bande. Ceci est le cas de la BLU (SSB) où le son peut être relativement rude.

Les fréquences radio sont produites en envoyant du courant électrique dans une antenne. La fréquence de
ces signaux est bien plus élevée que celle des signaux audio. Cette gamme de fréquences est appelée
Radio Fréquence ou RF.

Les fréquences radio sont subdivisées en bandes, ainsi,


• entre 300 kHz et 3 MHz, on parle de Medium Frequency ou MF,
• entre 3 MHz et 30 MHz, on parle de High Frequency ou HF, mais dans la littérature française on
trouve aussi le terme décamétrique,
• entre 30 MHz et 300 MHz, on parle de Very High Frequency ou VHF, et
• entre 300 MHz et 3000 MHz, on parle de Ultra High Frequency ou UHF.

A retenir :
• les significations CC et CA (DC et AC en anglais).
• les significations de AF et de RF.
• la représentation d'un signal sinusoïdal.
• le fait qu'une sinusoïde est générée par un oscillateur.
• la fréquence du secteur (50 Hz).
• nos oreilles entendent de 100 Hz à 15 kHz. Pour la parole, on transmet de 300 Hz à 3 kHz.
• HF : 3 MHz à 30 MHz
• VHF : 30 MHz à 300 MHz
• UHF : 300 MHz à 3000 MHz

3.10. La longueur d'onde


La longueur d'onde est la distance qui sépare deux points identiques sur une onde, c'est la longueur d'un
cycle. Imaginez des vagues sur un étang et imaginez en faire une vue en coupe. Les vagues ressemblent à
des sinusoïdes. Leur longueur d'onde sera la distance entre les sommets. Les ondes radio se propagent de
manière similaire en traversant l'espace. Il serait pratique de voir les ondes radio comme nous voyons les
ondes à la surface de l'eau, mais malheureusement il n'en est pas ainsi ! La longueur d'onde est donnée par
la lettre grecque λ (on appelle cette lettre lambda). La longueur d'onde se mesure en mètres.

Sur le graphique ci-dessous, les lignes A-A', B-B' ou C-C' mesurent une longueur d'onde.

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U
tension

B B'

temps

A A'

C C'

Remarquez que, lorsque la longueur d'onde devient plus grande, la fréquence diminue.

La formule pour calculer la longueur d'onde en fonction de la fréquence est f = 300 / λ


et inversement pour calculer la fréquence : λ = 300 / f
Dans ces 2 formules, f est exprimé en Mégahertz (MHz) et λ, en mètres (m).

Quelques exemples :
1) si f = 2 MHz, alors λ = 300 / 2 = 150 m
2) si λ = 6 m, alors f = 300 / 6 = 50 MHz
3) si f = 150 MHz, alors λ = ?
4) si λ = 30 m, alors f = ?

Lorsque nous parlons de bande de fréquences et, que nous voulons désigner les fréquences entre 14,000 et
14,350 MHz, on pourrait dire "la bande des 14 MHz", mais il est plus courant de dire la "bande des 20 m".
Remarquez que 14 MHz correspond très exactement à 21,428 m.

3.11. Les autres utilisateurs


Nous partageons le spectre radio avec beaucoup d'autres utilisateurs. Ces utilisateurs sont répartis en
"services". On reconnaît ainsi la radiodiffusion, les services maritimes, l'aviation, les militaires et les
radioamateurs. Chacun des groupes d'utilisateurs se voit allouer des segments de fréquences différentes ou
3
des bandes . Dans certains cas, des services peuvent même partager la même bande. C'est le cas, par
exemple, de la bande 70 cm (430 à 440 MHz) qui est attribuée au service radioamateur avec le statut
primaire. Mais, cette bande peut aussi être utilisée pour les applications ISM (Industrial, Scientific and
Medical) de même que pour des appareils à courte portée (télécommande, ouvre-porte, etc.). Pour savoir si
une bande est partagée ou non, il faut regarder les tables de fréquences.

Il existe trois statuts pour les bandes :


• des bandes primaires et exclusives ou PEX : ces bandes sont attribuées aux radioamateurs et ils
en sont les seuls utilisateurs
• des bandes primaires ou P : dans ce cas, la bande est attribuée aux radioamateurs mais d'autres
utilisateurs peuvent également l’utiliser. Ces utilisateurs sont secondaires et n'ont pas de
prérogatives.
• des utilisateurs secondaires ou S : un utilisateur doit toujours vérifier si la fréquence n'est pas
utilisée et, si c'est le cas, l'utilisateur primaire a priorité.

A retenir :
• la relation entre fréquence et longueur d'onde.
• il existe plusieurs utilisateurs du spectre des fréquences, chaque utilisateur a ses propres
fréquences mais, parfois, des bandes de fréquences sont attribuées à plusieurs services.

3
Pour plus de détails voir le site www.ibpt.be puis aller dans Télécoms / Gestion des Fréquences / Plan des Fréquences /Tables

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en vue de l'obtention de la licence de base

Chapitre 4 : Emetteurs et Récepteurs

Pour réaliser une liaison radio, il faut un émetteur qui


génère le signal radio et un récepteur qui le reçoit.
L'émetteur et le récepteur sont donc le cœur de la
station radioamateur.

Dans le passé, il était courant que ces deux unités


soient séparées ; mais actuellement elles sont
combinées dans un même ensemble appelé
émetteur-récepteur ou "transceiver". Transceiver est
la contraction des mots transmitter et receiver. émetteur récepteur

Le fait d'utiliser un seul ensemble permet de mettre en commun un certain nombre d'éléments nécessaires à
l'émission et à la réception. Pour l'utilisateur, c'est aussi un avantage car il n'y a qu'un seul bouton de
réglage de fréquence et la fonction des boutons en est aussi simplifiée.

A gauche, la ligne F de Yaesu : un émetteur et un récepteur des années 1970. A droite un transceiver
moderne, un Icom IC706 HF/VHF transceiver. Ce transceiver représente le dixième du volume de l'ancienne
"ligne F".

Bien que la plupart des équipements soient des transceivers (émetteur et récepteur intégrés dans un même
boîtier), nous allons étudier l'émetteur séparément du récepteur. Pour la licence de base, nous ne devons
pas étudier le fonctionnement en détail, mais nous devons comprendre la fonction de chacun des blocs.

Les dessins dans cette section sont exactement les mêmes que ceux utilisés lors de l'examen. Il est donc
conseillé aux candidats d'étudier convenablement les schémas et de s'y familiariser.

4.1. Un émetteur simple


L'émetteur est l'équipement qui va générer le signal radio. Comme nous l’avons dit précédemment, les
ondes radio peuvent se propager à de très grandes distances et le risque de produire des interférences est
élevé. Pour cette raison, il est important de bien comprendre comment fonctionne un émetteur.

Pour transmettre, on doit tout d'abord fabriquer un signal à la bonne fréquence. Ceci est réalisé par un
générateur de fréquences encore appelé oscillateur. Il est important que cette partie soit conçue et
fabriquée avec beaucoup de soins. L'oscillateur doit générer un signal à la bonne fréquence. Si ce n'est pas
le cas, le radioamateur avec qui vous voulez communiquer ne vous recevra pas, et vous pourrez causer des
interférences à un autre utilisateur. Il est aussi possible qu'un oscillateur qui fonctionne mal produise un
signal en dehors de la bande radioamateur. Ce signal incorrect peut même empêcher un autre utilisateur de
recevoir le signal que, lui, désire entendre. Ceci peut être extrêmement dérangeant si on perturbe un service
de secours. Tout ceci est une infraction aux conditions de votre licence. C'est pour cette raison que le
détenteur d'une licence de base ne peut pas construire lui-même son émetteur-récepteur, mais qu'il doit
acheter un appareil commercial qui a été approuvé. Un appareil approuvé correspond à des normes qui ont
été fixées par les instances officielles. Ceci garantit qu'un équipement, utilisé correctement, n'émettra pas de
signaux en dehors des bandes radioamateurs.

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Cours de radioamateur
en vue de l'obtention de la licence de base

L’émetteur le plus simple est celui dans lequel les signaux sont commutés "on" et "off" avec une sorte
d'interrupteur. Le code Morse (CW) est transmis de cette façon. Une clef Morse agit comme un interrupteur
qui va enclencher l'émetteur "on" et "off" pour transmettre de l'information. On peut ainsi transmettre des
lettres, des chiffres et des signes de ponctuation. Il est évident que celui qui transmet et celui qui reçoit
doivent tous deux connaître le code Morse. Si nous voulons transmettre quelque chose de plus compliqué,
comme la voix ou une image, il faut utiliser un montage qui ajoute ce signal au signal radio. Un tel montage
est appelé modulateur.
antenne
Les signaux que nous avons créés ne sont pas
assez forts pour réaliser des radiocommunications,
nous devrons donc les amplifier. Ceci se fait dans
un amplificateur RF. Les signaux amplifiés sont
ensuite envoyés vers l'antenne. Ampli Modulateur Ampli
micro RF

Tous ces éléments sont connectés ensemble selon micro(phone)


le schéma ci-dessous. Ce genre de dessin est
appelé schéma bloc. Chaque fonction est oscillateur
représentée par un bloc (un rectangle), on ne
détaille pas ce qu'il y a à l'intérieur (le schéma avec
des composants) mais on en explique les fonctions.

Les symboles que nous devons apprendre sont donc :

bloc microphone antenne

A retenir :
• les éléments que l'on trouve dans un émetteur (microphone, ampli microphone, générateur de
fréquence ou oscillateur, modulateur, ampli RF) et leurs interconnexions.
• que le générateur local va déterminer la fréquence d'émission et qu'un mauvais réglage pourrait
nous amener à transmettre en dehors des bandes radioamateurs et donc à gêner d'autres
utilisateurs du spectre.
• que dans le modulateur, on module une porteuse avec un signal vocal ou des données.
• l'amplification RF se produit dans le dernier étage.
• les symboles d'un micro et d'une antenne.

4.2. Modulation d'amplitude (AM) et modulation de fréquence (FM)


Le signal de base produit par un émetteur sans signal audio est appelé porteuse. On peut transmettre de
l'information en coupant la porteuse, en la mettant « on » ou « off » (comme en Morse).

Mais, on peut aussi transmettre la voix, des images ou des données venant d'un ordinateur. Une porteuse,
(c.-à-d. un signal alternatif) est caractérisée par son amplitude et sa fréquence. Si on fait varier son
amplitude en fonction de l'information à transmettre, on obtient de la modulation d'amplitude ou AM. De
façon similaire, si on fait varier sa fréquence en fonction de l'information à transmettre, on obtient de la
modulation de fréquence ou FM.

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modulation d'amplitude (AM) modulation de fréquence (FM)


Les figures ci-dessous représentent :
• le signal à basse fréquence c.-à-d. l'information
• la porteuse dont la fréquence est beaucoup plus élevée que le signal à basse fréquence,
• le signal modulé

L'amplitude de la porteuse (donc sa puissance) Ici, l'amplitude de la porteuse reste constante. La


varie dans le temps et varie avec l'amplitude du fréquence varie (légèrement) avec le signal d'entrée.
signal d'entrée. La fréquence de la porteuse reste La variation de fréquence, appelée excursion, est
constante. généralement TRES faible par rapport à la
fréquence de la porteuse mais, on a exagéré le
dessin pour faire mieux comprendre.

4.3. Autres types de modulation


4.3.1 La Télégraphie (CW)

Comme nous l’avons déjà dit, la porteuse est interrompue au rythme des points et des barres du code
Morse. Le Morse est la modulation la plus simple qui soit : en cas de détresse, on peut faire du Morse en
mettant deux bouts de fils de cuivre ensemble !

Nous avons représenté ci-dessous les lettres C et Q transmises en Morse. Ces deux lettres mises ensemble
(CQ) sont synonymes de "appel à tous".
C Q

la porteuse est "ON" la porteuse est "OFF"

Le Morse n'est plus utilisé par les services militaires et maritimes, mais il est encore fort utilisé par les
radioamateurs particulièrement en HF. L'épreuve de Morse n'est plus obligatoire pour l'obtention d'une
licence de radioamateur.

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4.3.2 La Bande Latérale Unique (SSB ou BLU)

Presque tout le trafic vocal (phonie) en HF se fait en BLU. En réalité, un signal AM est composé :

• d'une porteuse qui contient beaucoup d'énergie,


mais qui ne sert pas à grand-chose (puisqu'elle ne
contient pas d'information utile), et, porteuse
• de deux ondes latérales qui contiennent chacune
une copie de l'information. Ces deux ondes
latérales sont aussi appelées les "bandes AM
latérales".
3697 3700 3703 kHz
Pour augmenter l'efficacité de l’émission, on peut
onde latérale onde latérale
supprimer (par filtrage) la porteuse et une des bandes
latérales. On obtient ainsi de la SSB (Single SideBand)
ou BLU (Bande Latérale Unique)
supprimé

Les radioamateurs ont pris comme convention de


supprimer la bande latérale supérieure pour les
fréquences inférieures à 10 MHz et donc de conserver supprimé
la bande latérale inférieure. En d'autre termes, en 3697 3700 kHz
dessous de 10 MHz, on utilise de la LSB (Lower LSB (BLI)
SideBand ou bande latérale inférieure). Ce qui a été
supprimé est représenté en pointillé ci-contre.
supprimé

Inversement, au-dessus de 10 MHz, on utilise l'USB


(Upper SideBand ou Bande Latérale Supérieure). supprimé

La BLU utilise moins de bande passante que l'AM et, 14200 14203 kHz
de ce fait, est plus efficiente et utilisée principalement USB (BLS)
pour les contacts en phonie à longue distance.

Au niveau du récepteur, on devra réinsérer une porteuse avant de pouvoir démoduler. De ce fait, l'accord du
récepteur doit être très précis : un petit décalage de la fréquence d'accord peut rendre la voix totalement
inintelligible.

Ci-après, on trouvera un tableau de conversion des termes et des abréviations :

en français en anglais
Bande Latérale Unique BLU Single SideBand SSB
Bande Latérale Inférieure BLI Lower Sideband LSB
Bande Latérale Supérieure BLS Upper Sideband USB

4.3.3. Frequency Shift Keying (FSK)

Ce mode de modulation est utilisé pour la


transmission d'informations numériques. La FSK
consiste en deux tonalités qui représentent les 1 et les
0 des données numériques.

La FSK peut être utilisée pour la RTTY (radio-télétype)


grâce à laquelle on peut transmettre un texte par la
voie radio. La FSK peut aussi être utilisée pour des
signaux numériques plus complexes, par exemple du 14079 kHz fréquence 14081 kHz
représente centrale représente
Packet Radio. Enfin, on peut transmettre des images les "0" 14080 kHz les "1"
couleurs numériques ou des programmes (virtuelle)
d'ordinateur.

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Un petit tableau de conversion et d'abréviations :

en français en anglais
Modulation par Déplacement de Fréquence MDF Frequency Shift Keying FSK
Télétype ou téléimprimeur Radio TeleType RTTY

A retenir :
• la modulation est produite en agissant soit sur l'amplitude soit sur la fréquence
• pour la parole, on emploie de l'AM, de la BLU ou de la FM
• pour transmettre des données numériques, on emploie un modem
• comprendre les termes porteuse, signal audio et signal modulé
• savoir reconnaître les formes d'un signal AM, d'un signal FM et d’un signal CW

4.4. La surmodulation
Un signal d'entrée trop important peut produire des pointes dans un signal AM et des passages en dessous
de la ligne zéro. Le signal que l'on va démoduler aura beaucoup de distorsion. Ce signal ne sera pas
agréable pour celui qui doit l'écouter et de plus, il peut produire des signaux parasites dans le canal voisin.
Ces canaux voisins sont aussi appelés canaux adjacents.

Un signal FM modulé trop fortement va également produire des interférences sur les canaux adjacents. Si
vous utilisez un relais, le système peut même être incapable de retransmettre votre signal.

Si vous utilisez une fréquence près des extrémités de la bande (au début ou à la fin), et si vous surmodulez,
le signal peut même aller en dehors de la bande radioamateur. Il faut se rappeler que ce fait constitue une
infraction.

La cause principale de surmodulation est un réglage incorrect du gain du microphone. Si vous changez de
microphone, il faudra refaire le réglage. Si vous utilisez un TNC (Terminal Node Controler ou modem) , vous
devrez aussi refaire ce réglage.

Crier dans le microphone ou rire aux éclats peut aussi produire des effets de surmodulation.

A retenir :
• une modulation excessive en AM ou en SSB va produire de la distorsion et peut produire une
largeur excessive du spectre émis.
• une modulation FM excessive va conduire à déborder du canal et va produire des perturbations.
• pour éviter les perturbations, il faut régler convenablement le gain du microphone.

4.5. Un récepteur simple


Comme nous l’avons signalé précédemment, il est courant de voir l'émetteur et le récepteur intégrés dans
un même boîtier. Toutefois, les radioamateurs peuvent aussi avoir un récepteur séparé, ce sera par exemple
un récepteur de meilleure qualité. Un récepteur peut être très bon marché ou très cher en fonction de ses
performances et de sa complexité. Un récepteur simple peut être facilement construit à peu de frais et
constitue un excellent projet de départ.

La fonction d'un récepteur est de sélectionner un signal parmi la grande quantité de signaux disponibles et
d'en extraire le signal de la porteuse. Ce signal peut être du Morse, de la voix, des images ou des données
numériques.

L'antenne est connectée par un câble à un amplificateur RF qui a pour but d'augmenter l’amplitude du
signal et de l'amener à un niveau raisonnable. Le circuit d'accord sélectionne la bonne fréquence. Ce circuit
d'accord comporte essentiellement un condensateur et une bobine dans un circuit appelé "circuit accordé".
Dans les récepteurs plus anciens, l'accord se faisait manuellement à l'aide d'un condensateur variable, mais
dans les récepteurs modernes on emploie des circuits intégrés complexes pour réaliser cette fonction. La

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faculté de capter un signal de très faible amplitude s'appelle la sensibilité et la faculté d'extraire un signal
parmi beaucoup d'autres s'appelle la sélectivité.

Le signal désiré est ensuite appliqué à un détecteur. Le type de détecteur dépend du type de modulation
utilisé. Souvent plusieurs détecteurs sont présents et sont sélectionnés par l'utilisateur. La fonction du
détecteur est de reconstituer le signal original. Souvent, ce signal est de l'audio mais, il peut aussi s'agir de
vidéo ou de données numériques.

Le signal ainsi extrait est amplifié dans un amplificateur audio afin d'avoir assez d'amplitude (ou de
puissance) pour pouvoir attaquer un haut-parleur ou un casque. Un signal numérique extrait d'un signal
radio doit aussi être amplifié avant d'être envoyé vers l'ordinateur ou vers une interface spécialisée (TNC).

antenne

Ampli RF Détection Ampli


et ou BF
accord

haut parleur ou casque

Le symbole à droite du schéma est le symbole d'un haut-parleur casque


haut-parleur. Souvenez-vous que le symbole à
gauche est celui d'une antenne. Nous avons donc
deux nouveaux symboles à retenir :

A retenir :
• les éléments que l'on trouve dans un récepteur (antenne, ligne d’alimentation, accord et ampli RF,
détecteur ou démodulateur, ampli audio, haut-parleur ou casque) et leur interconnexion.
• que l'accord se fait dans le premier étage du récepteur.
• que la détection ou la démodulation se fait dans le deuxième étage et que c'est là que le signal
d'origine est reconstitué
• que le troisième étage est l'amplificateur audio.
• le symbole d'un haut parleur et d'un casque.

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Chapitre 5 : Antennes et Lignes de transmission


Pour transmettre ou recevoir un signal, nous devons connecter notre émetteur ou notre récepteur à une
antenne. L'antenne est connectée à l'émetteur ou au récepteur par un câble appelé ligne de transmission ou
feeder.

5.1. Les lignes de transmission ou feeders


Dans la plupart des cas, l'émetteur-récepteur (ou le transceiver) est à l'intérieur d'un bâtiment ou d'une
habitation alors que l'antenne est à l'extérieur.

La ligne de transmission est le câble qui raccorde l’antenne à l'émetteur ou au récepteur. Lorsqu'on est en
émission, le câble doit pouvoir supporter une certaine puissance sans rayonner pour autant. Lorsqu'on est
en réception, le câble doit acheminer le très petit signal capté par l'antenne et l'envoyer au récepteur sans
capter d'autres signaux (des parasites par exemple).

Pour ces raisons, la ligne de transmission la plus utilisée est le câble coaxial qui se compose d' un
conducteur central plein (monobrin) ou multibrin encore appelé "âme", entouré d'un isolant appelé
diélectrique, lui-même recouvert d'une tresse métallique. Le rôle de cette tresse est de maintenir le signal à
l'intérieur du câble et à éviter qu'il ne rayonne. La tresse de masse doit donc bien couvrir le câble. Cette
tresse est protégée par une gaine extérieure, souvent en PVC.

gaine
extérieure diélectrique

tresse conducteur central


(de masse) (âme)

Afin de continuer cette structure coaxiale jusqu'à l'émetteur ou jusqu'au récepteur, nous utiliserons un
connecteur qui présente également une structure coaxiale. Un connecteur possède un contact intérieur, un
isolant et le corps du connecteur qui va servir à prolonger la tresse. Le contact central doit être connecté au
conducteur central du câble coaxial et le corps du connecteur à la tresse. Ces connexions sont assurées soit
par une soudure soit par un sertissage.

Les deux connecteurs les plus utilisés sont le connecteur PL259 et le connecteur BNC.

connecteur PL259 connecteur BNC

câble
câble

Remarque : le connecteur châssis qui correspond au PL259 est connu sous l’appellation SO239.

A retenir :
• une ligne d’alimentation sert à raccorder une antenne à un émetteur (ou à un récepteur).
• seuls les câbles prévus à cet effet peuvent être utilisés.
• le câble coaxial, grâce à ses qualités de blindage, est le plus utilisé.
• la connexion entre le câble et l'émetteur et entre le câble et l'antenne doit se faire au moyen des
connecteurs appropriés.
• les connecteurs les plus courants sont le PL259 et le BNC. Savoir les reconnaître.
• la tresse de masse doit être bien connectée pour éviter des rayonnements vers l'extérieur ou vers
l'intérieur.

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5.2. Les antennes


L'antenne a pour rôle de transformer le signal électrique en ondes électromagnétiques (communément
"ondes radio"). Lorsque nous sommes en émission, les signaux électriques sont générés dans l'émetteur,
passent par la ligne de transmission et arrivent à l'antenne où ils sont transformés en ondes
électromagnétiques. Inversement, en réception, les ondes électromagnétiques sont transformées en signaux
électriques dans l'antenne et sont acheminés au récepteur par la ligne de transmission.

Il existe plusieurs types d'antennes. Chaque type d’antenne a ses caractéristiques spécifiques, et pour les
besoins de la licence de base, nous n'examinerons que quatre types : le dipôle, l'antenne verticale, l'antenne
long fil et l'antenne Yagi. Chacune de ces antennes a des caractéristiques particulières, et il faut parfois
choisir l'antenne en fonction d'autres éléments qui n'ont rien à voir avec la technique, tels que l'espace
disponible ou l'impact visuel. Lorsque vous aurez plus d'expérience, vous pourrez choisir d'autres antennes
plus performantes.

Les antennes sont généralement construites pour UNE fréquence en particulier. Les dimensions physiques
de l'antenne sont liées à la longueur d'onde (λ). Ainsi, un dipôle pour la bande des 80 m (3,5 MHz) sera
beaucoup plus grand qu'un dipôle pour la bande des 6 m (50 MHz).

A retenir :
• une antenne transforme un signal électrique en ondes radio et vice-versa.
• comprendre pourquoi les dimensions des antennes sont aussi variées.
• comprendre pourquoi ces antennes fonctionnent sur le même principe.

5.3. Le dipôle demi onde


Un dipôle demi onde consiste en un conducteur λ/2
("un fil") d'une longueur égale à λ/2 (lisez "lambda éléments rayonnants
demi") et coupé en son milieu. C'est en son milieu
que le dipôle est alimenté. Un dipôle ne présentera
4
un faible ROS sur la ligne de transmission et ne
rayonnera de façon efficace que s'il mesure
exactement λ/2 pour la fréquence considérée et si
les deux morceaux sont exactement de la même feeder
longueur. ou ligne de transmission

En VHF (50 MHz et au-delà) le dipôle est


souvent monté verticalement. Dans cette
configuration, le dipôle rayonne (et reçoit)
de façon uniforme quelle que soit la
direction.
pol. V
On dit qu'un dipôle vertical rayonne de
façon omnidirectionnelle. Un tel dipôle
est une bonne antenne pour le trafic local.

Pour des fréquences plus basses, le dipôle


est souvent monté horizontalement pour
une raison de facilité.
pol. H
Un dipôle horizontal rayonne
perpendiculairement à son axe. Il rayonne
très peu dans la direction du fil. On dit que
le dipôle horizontal rayonne de façon
bidirectionnelle. Il est évident qu'il faudra
tenir compte de cette caractéristique au
moment où on va installer le dipôle.

4
Voir plus loin lorsqu'on étudiera l'adaptation.

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Notes:

La résonance est un phénomène que nous rencontrons souvent :


• la corde d'une guitare fournit une certaine fréquence lorsqu'elle est pincée, trop court
• lorsqu'on frappe un verre en cristal, il apparaît aussi une fréquence bien déterminée.

Ces sons dits "de résonance" dépendent de la longueur de la corde ou de la grandeur du


verre.

Les antennes ont aussi des fréquences de résonance qui dépendent de leurs dimensions :
plus les dimensions de l'antenne sont grandes, plus basse est la fréquence de résonance. longueur correcte

L'évolution du courant dans un dipôle a une allure sinusoïdale et, le courant aux deux
extrémités est nul (il est évident qu'au bout du fil, il ne peut plus y avoir de courant). Cette
situation ne peut se présenter que si la longueur est exactement une demi-onde et
uniquement à ce moment-là, l'antenne fonctionnera de façon efficace.

Sur la bande des 20 m par exemple, la fréquence centrale est 14,175 MHz. Si on calcule la trop long
longueur d'onde (λ) on trouve 21,164 m : le dipôle (λ/2) devra donc mesurer 10,582 m, c.-à-d.
que chaque brin devra mesurer 5,291 m. Nous verrons au chapitre 8 comment ajuster cette
valeur dans la pratique.

5.4. Le quart d'onde vertical et la 5/8 λ


L'antenne de la figure ci-contre est une antenne quart d'onde
verticale. Elle est constituée d'un élément vertical qui mesure λ/4
(lisez "lambda quart"). Pour alimenter cette antenne de façon
efficace, il est souhaitable que sa longueur soit exactement λ/4 pour
la fréquence considérée. λ/4

Le rayonnement de l'antenne est égal dans toutes les directions et


perpendiculairement à l'élément. C'est une antenne
omnidirectionnelle. Les ondes sont dirigées légèrement au-dessus
du plan horizontal. Il n'y a pas de rayonnement dans le sens du fil feeder ou
ligne de transmission
(dans la direction du ciel).
radiales
Cette antenne possède aussi des éléments horizontaux appelés
radiales qui constituent un plan de masse pour l'antenne. Le plan de
masse ainsi formé agit comme un miroir pour les ondes.

Le nombre de radiales peut être de 3, 4 ou plus. Les radiales


peuvent aussi être légèrement repliées vers le sol : ceci permet
d'obtenir un meilleur ROS.

L'antenne 5/8 λ (lisez "cinq huitième de lambda") est un


développement de la quart d'onde. Dans ce cas, la longueur
physique (mécanique) de l'antenne sera de 5/8 λ. Cette antenne est 5/8 λ
très utilisée en VHF et en UHF. Sur les bandes décamétriques, on
peut construire des 5/8 λ pour des longueurs d’onde allant jusqu'à
20 m; pour les fréquences inférieures (40, 80 et 160 m) cela devient
beaucoup plus difficile du point de vue de la construction mécanique.

Cette antenne est également omnidirectionnelle, mais le fait d'avoir


une antenne plus longue fait que le rayonnement se fait plus à
l'horizontale : il y a beaucoup moins d'énergie envoyée vers le ciel.
feeder ou
La bobine au pied de l'antenne est nécessaire pour obtenir un ligne de
fonctionnement correct du système d'antenne et de ligne de transmission
transmission.

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5.5. L'antenne long fil


Cette antenne est très souvent utilisée pour
les fréquences basses (décamétriques) ou corde
isolateur
lorsque l'espace est limité. Un fil d'une
certaine longueur est suspendu entre deux fil de cuivre isolateur
supports. Ces supports sont, par exemple,
une maison et un arbre ou un mât dans le maison fil de cuivre
fond du jardin. Un côté de ce fil est connecté
à l'émetteur (ou au récepteur). Le signal est
donc appliqué à cette extrémité. support
(mât, arbre,
autre bâtiment, ...)
Une telle antenne est souvent utilisée pour
couvrir plusieurs bandes de fréquences
et n'est pas une demi onde, ni un quart d'onde. Elle ne peut être connectée directement à l'émetteur. Il faut y
inclure un équipement appelé boîte de couplage (ou coupleur d'antenne).

Comme le fil est connecté à l'émetteur, il rayonne aussi à l'intérieur de la maison et des interférences avec
des appareils électroniques sont possibles.

5.6. L'antenne Yagi


L'antenne Yagi est une antenne
directionnelle. On l'appelle aussi parfois
réflecteur directeur 1
"beam", ce qui signifie qu'elle concentre la directeur 2
directeur 3
puissance rayonnée dans une direction
spécifique. Cela signifie aussi qu'elle ne va
recevoir que des signaux provenant d'une
seule direction. L'exemple le plus courant
d'antenne Yagi est l'antenne de TV.

Sur la figure, la grosse ligne noire est un


dipôle demi onde. Il est monté sur un tube
horizontal appelé "boom". C’est le radiateur.
Le câble coaxial est connecté à ce dipôle.
câble coaxial
(feeder)
Le boom supporte aussi les autres
éléments. Ces éléments consistent en un
élément
réflecteur qui est plus long que le dipôle et rayonnant
un ou plusieurs directeurs qui sont plus (dipôle)
courts que le dipôle. Le maximum de signal
est émis dans la direction des directeurs.

L'énergie est concentrée par les directeurs. Plus le nombre de directeurs est grand, plus l'effet de
concentration est grand et plus l'énergie est concentrée sous un faible angle. Cette action est similaire à
celle du réflecteur dans une lampe de poche qui concentre l'énergie lumineuse dans un pinceau de lumière
et produit plus de lumière qu'une ampoule seule.

L'effet de concentration de l'antenne va permettre d'envoyer le signal RF bien plus loin qu'on ne pourrait le
faire avec une antenne omnidirectionnelle telle qu'une antenne verticale. Evidemment, on ne peut faire cela
que dans une seule direction. C'est la raison pour laquelle les radioamateurs utilisent des antennes Yagi
avec un moteur de façon à pouvoir la faire tourner.

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Une antenne Yagi est montée


horizontalement ou verticalement. Ceci
détermine la polarisation des ondes.
pol. V
En VHF-UHF, les antennes doivent être
dirigées l'une vers l'autre et elles doivent
avoir la même polarisation.

En HF, la propagation ionosphérique


modifie la polarisation de façon aléatoire
et par conséquent, on ne sait plus tenir
pol. H compte d'une polarisation d'antenne.

L'antenne Yagi et quelques autres antennes, ont donc cette faculté de concentrer l'énergie rayonnée dans
une direction précise. Par rapport à une antenne omnidirectionnelle, un niveau plus important sera obtenu
dans cette direction. Tout se passe donc comme si la station d'émission avait plus de puissance. Cette
augmentation apparente de la puissance est appelée gain de l'antenne et cette valeur est donnée par le
constructeur. Le gain est généralement donné en dB (prononcez "débé") ou "décibels".

La puissance apparente rayonnée (PAR) d'une station est le produit de la puissance réelle (mesurée à
l'antenne) par le gain de l'antenne :

PAR = puissance de l'émetteur x gain d'antenne


La PAR peut être considérée comme la puissance qu'il faudrait mettre sur une antenne omnidirectionnelle
pour obtenir le même résultat du côté récepteur.

Exemple : On a un émetteur de 10 W et une antenne dont le gain est de 5 (5 fois) . Quelle est la PAR ?
Réponse : 10 W x 5 = 50 W PAR.

Notes:

La manière dont une antenne rayonne se traduit dans son diagramme de rayonnement. Une antenne peut présenter une directivité
soit dans son plan horizontal (encore appelé azimut) ou dans le plan vertical (appelé élévation). Quelques exemples de diagrammes
de rayonnement dans le plan horizontal :

Dipôle horizontal Quart d'onde ou 5/8λ Yagi 3 éléments Yagi 11 éléments


Le diagramme de rayonnement dans le plan vertical est également très important, car la concentration dans ce plan contribue au
gain de l'antenne. C'est ainsi qu'une antenne 5/8 λ présente un gain par rapport à une antenne 1/4 λ et ce, malgré le fait que ces 2
antennes sont toutes les deux omnidirectionnelles.

Quart d'onde 5/8 λ

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A retenir :
• reconnaître une antenne dipôle, une antenne quart d'onde, une 5/8 λ, une Yagi, une antenne long
fil.
• comprendre pourquoi un dipôle doit mesurer une demi onde.
• comprendre qu'une quart d'onde et une 5/8 λ sont des antennes omnidirectionnelles.
• comprendre et expliquer qu'une Yagi est une antenne directive et que son gain provient de la
concentration de signal dans une direction.
• la polarisation de l'onde émise correspond à l'orientation de l'antenne (une antenne verticale émet
des ondes polarisées verticalement).
• la PAR = la puissance émise x le gain de l'antenne.

5.7. Antennes symétriques et asymétriques


Si nous regardons le dessin du dipôle, nous constatons qu'il y a deux connexions, une pour chaque partie
(chaque brin) de l'antenne. Le courant RF va circuler dans chacun des "bras" de l'antenne; on dit que
l'antenne est symétrique. Un dipôle serait donc mieux alimenté par une ligne de transmission symétrique
(une "échelle à grenouille" par exemple) : le courant passe dans les 2 conducteurs de la ligne. Comme les
deux courants sont égaux et de sens opposé, les champs produits se compensent et la ligne ne rayonne
pas. Si, par contre, on utilise une ligne asymétrique (un câble coaxial), la symétrie de l'antenne est
bouleversée et la ligne de transmission peut rayonner.

L'antenne verticale que nous avons rencontrée précédemment est raccordée au conducteur central du câble
coaxial et le blindage (la tresse) est connecté à la terre ou au plan de masse. On dit que cette antenne est
asymétrique. Une antenne asymétrique est donc mieux alimentée par une ligne d’alimentation asymétrique
tel qu'un câble coaxial.

Il est souhaitable d'utiliser un balun (balanced-to-unbalanced),


appelé aussi "symétriseur", pour connecter une antenne symétrique
à une ligne de transmission asymétrique (comme le câble coaxial)
et vice-versa.

Le dessin ci-contre représente un balun. Il s'agit d'un boîtier


hermétique et isolant. Le balun se trouve au milieu du dipôle. On y
trouve des trous pour fixer les 2 fils du dipôle et pour
éventuellement le suspendre. On y trouve aussi 2 vis pour
vis de
connecter le dipôle et une sortie pour un connecteur PL259 et son connexion
connecteur PL259
du dipôle
câble coaxial. câble coaxial

5.8. L'adaptation de l'antenne et le ROS ou SWR


Une ligne d’alimentation est caractérisée par son impédance caractéristique. On trouve ainsi des câbles
coaxiaux à 50 Ω et des câbles coaxiaux à 75 Ω. La plupart des émetteurs et des antennes sont prévus pour
50 Ω., on prendra donc des câbles coaxiaux à 50 Ω.

Le problème est un peu plus délicat en ce qui concerne l'antenne et la ligne de transmission. Si l'impédance
caractéristique de l'antenne est différente de l'impédance caractéristique de la ligne d’alimentation, une
partie de la puissance arrivant à l'antenne sera réfléchie vers la source, c.-à-d. vers l'émetteur. Ceci pourrait
endommager l'émetteur.

Le signal qui va de l'émetteur à l'antenne (signal incident) et celui qui va de l'antenne vers l'émetteur (signal
réfléchi) vont produire des ondes stationnaires avec des maxima et des minima tout au long de la ligne de
transmission.

On définit ainsi le rapport d'ondes stationnaires ou ROS comme le rapport entre l'amplitude maximale de
l'onde stationnaire et l'amplitude minimale de cette onde stationnaire. Plus le ROS est faible (plus il se
rapproche de 1), meilleure est l'adaptation.

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puissance puissance puissance puissance


vers l'antenne réfléchie vers l'antenne réfléchie
par l'antenne par l'antenne
INCIDENT MAXIMUM !
REFLECHI presque nulle !!

SWR coupleur
émetteur émetteur mètre d'antenne

On donne souvent le ROS sous la forme 1,2:1 (lisez "un virgule deux sur un") : le "1" représente la valeur
minimale de l'onde stationnaire et le "1,2" sa valeur maximale.

Un rapport d'ondes stationnaires (ROS) :


inférieur à 1,2 est considéré comme très bon
inférieur à 1,5 est considéré comme bon
égal ou supérieur à 2 est considéré comme mauvais et requiert un coupleur d'antenne
égal ou supérieur à 3 est considéré comme TRES mauvais et requiert un arrêt immédiat

Un petit tableau de conversion et d'abréviations :

en anglais en français
Standing Wave Ratio SWR rapport d'ondes stationnaires ROS

Pour des raisons de facilité, les radioamateurs ont l'habitude de mesurer le ROS à la sortie de l'émetteur
alors qu'il serait plus correct de le mesurer au niveau de l'antenne.

Si le ROS n'est pas correct, on peut inclure un dispositif pour adapter l'impédance de l'antenne à
l’impédance de la ligne de transmission. Ce dispositif s'appelle un coupleur d'antenne ou boîte de
couplage.

Pour les mêmes raisons, les radioamateurs ont l'habitude de mettre le coupleur d'antenne à la sortie de
l'émetteur (figure de gauche), alors qu'il serait plus correct de corriger le ROS au niveau de l'antenne (figure
de droite). C'est d'ailleurs ce que l'on fait pour des pylônes rayonnants.
pylône rayonnant

Emetteur- Coupleur long câble coaxial Emetteur- long câble coaxial Coupleur
récepteur d'antenne récepteur d'antenne
radiales

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Des coupleurs d'antennes automatiques sont intégrés dans les transceivers modernes. Ils sont souvent
limités à compenser une désadaptation dans une faible plage.

Notes:

Le Rapport d'Ondes Stationnaires (ROS) ou Standing Wave Ratio (SWR) est le rapport entre l'amplitude maximale de l'onde
stationnaire et son amplitude minimale.

La tension fournie par l'émetteur (donc aussi la puissance) se propage dans la ligne de transmission vers l'antenne. Si l'antenne
n'est pas adaptée, une partie de cette tension (donc aussi de la puissance) sera réfléchie et ira en sens inverse (de l'antenne vers
l'émetteur). Ces deux tensions combinées produisent des ondes stationnaires qui présentent des maxima et des minima.

ROS = 1 ROS = 2 ROS = infini


Umax = Umin Umax Umax

Umin

Umin = 0

Un ROS de 1 signifie qu'il n'y a pas de puissance réfléchie et un ROS infini indique que toute la puissance est réfléchie. Deux petites
formules intéressantes :
ROS = Umax/Umin et Pr (%) = (ROS-1)² / (ROS +1)²

5.9. L'antenne factice ou "Dummy Load"


Si on veut tester son émetteur sans rayonner de la puissance dans l’espace, on utilise une antenne factice
encore appelée "dummy load".

Une antenne factice se comporte comme une antenne idéale. Elle est blindée pour éviter tout rayonnement.
Une antenne factice est une résistance qui peut absorber la puissance (maximale) de l'émetteur. Elle
présente un ROS de 1:1 sur une très grande plage de fréquences.

Trois caractéristiques importantes :


• la valeur de la charge, en pratique c'est TOUJOURS 50 Ω
• la puissance maximale que la charge peut dissiper : si votre émetteur peut fournir 10 W, l'antenne
fictive devra pouvoir dissiper 10 W (mais 25 W seraient mieux).
• la plage de fréquences pour laquelle la charge est conçue.

A retenir :
• la différence entre antennes symétriques et asymétriques.
• le balun permet de passer de symétrique en asymétrique .
• une antenne doit être utilisée pour la fréquence pour laquelle elle a été construite.
• l'émetteur doit être raccordé à un système d'antenne correctement adapté. Un système d'antenne
mal adapté peut endommager l'émetteur.
• si une antenne n'est pas adaptée à l’impédance de la ligne de transmission, elle n'est pas efficace.
• on peut compenser un système d'antenne mal adapté à l'aide d'un coupleur d'antenne.
• un ROS mètre ou un SWR mètre indique si l'antenne est bien adaptée à l’impédance de la ligne de
transmission.
• un ROS élevé est le signe d'un défaut à l'antenne ou au câble et non à l'émetteur.
• une antenne factice est une résistance blindée utilisée pour tester l'émetteur sans rayonner.

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Chapitre 6 : La propagation
6.1. Le rayonnement
Les ondes radio se propagent en ligne droite à partir de l'antenne. Tout comme la lumière, les ondes radio
peuvent être bloquées, réfléchies ou réfractées par les objets qu'elles rencontrent. Quand la distance de
l'antenne augmente, l'intensité des ondes radio diminue. Cette diminution va aboutir à des niveaux qui sont
inférieurs au niveau du bruit de fond et la réception ne sera plus possible.

La manière dont les ondes radio se comportent lorsqu'elles ont quitté l'antenne s'appelle la propagation.

A retenir :
• les ondes radio se déplacent en ligne droite, sauf si elles sont réfléchies ou réfractées.
• les ondes radio s'affaiblissent au fur et à mesure qu'elles se propagent.

6.2. L'environnement
Lorsque les ondes radio se propagent, elles vont rencontrer des bâtiments, des collines, des forêts et
d'autres objets. Tous ces objets auront une influence sur les ondes radio. Ces effets dépendent
essentiellement de 3 facteurs : la longueur d'onde, la densité et la conductivité des objets rencontrés.

Les ondes radio à fréquence basse sont moins influencées par les obstacles physiques que celles à
fréquence plus élevée. Un petit immeuble est insignifiant pour une longueur d'onde de 80 m, mais pas une
haute montagne. De façon similaire, la plus petite maison peut être un obstacle pour des longueurs d'ondes
de 2 m ou de 70 cm.

Des structures très conductrices telles que des hangars métalliques ou des cheminées métalliques, des
châteaux d'eau métalliques sont toujours mises à la terre pour éviter les problèmes de foudre.
Inévitablement, ceci va bloquer les signaux radio. Seuls les signaux radio dont la longueur d'onde est
nettement supérieure à leurs dimensions sont capables de les traverser. Notez que les constructions en
béton comportent aussi beaucoup de fer, ces barres de fer ont le même effet qu'une structure en tôles, elles
vont atténuer le signal.

6.3. La portée
La portée dépend de plusieurs facteurs.

La puissance de l'émetteur est un facteur important, mais ce n'est pas le plus important. Les ondes radio
obéissent à ce qu'on appelle une "fonction inversement proportionnelle au carré de la distance". Ce qui veut
dire que chaque fois que la distance est doublée, le signal reçu est divisé par quatre. Pour augmenter la
portée, il faudra donc augmenter, de façon appréciable, la puissance.

L'environnement est aussi un facteur important. Comme nous l’avons déjà dit précédemment, les
immeubles et le terrain peuvent atténuer le signal de façon significative, ce qui va réduire sa portée. Ceci est
particulièrement remarquable pour les VHF-UHF où la portée est presque limitée à la vue optique.

Si nous choisissons une antenne à gain, notre PAR va augmenter considérablement, ce qui va relever
considérablement la portée. Mais, le gain d'antenne va aussi jouer son rôle à la réception et, en choisissant
une antenne de réception avec un certain gain, on va pouvoir entendre des stations plus lointaines.

La localisation de l'antenne est un autre paramètre qui va affecter la portée. Plus l'antenne est haute, moins
il y a de chance d'avoir des obstacles entre l'émetteur et le récepteur. De plus, la ligne d'horizon est plus
éloignée. Ceci est particulièrement vrai pour les bandes VHF-UHF.

Les pertes dans le trajet dépendent aussi de la fréquence. Les ondes radio de fréquences basses sont
moins atténuées.

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6.4. La propagation en VHF-UHF


Les ondes radio sont plus atténuées par des obstacles denses que par des obstacles de moindre densité.
Les ondes radio en VHF et UHF sont fortement atténuées par les murs, mais une fenêtre qui est grande en
comparaison avec la longueur d'onde introduira moins d'atténuation. Vous aurez probablement déjà
constaté qu'un récepteur radio FM fonctionne mieux devant une fenêtre que derrière un mur.

Toutes les ondes radio vont être atténuées lorsqu'elles passent à travers un mur. Dans certains cas cette
atténuation peut être importante au point de ne plus permettre une réception correcte. La réception est
toujours meilleure lorsqu'il y a visibilité directe. C'est la raison pour laquelle, les antennes de réception TV
sont toujours montées sur le toit. C'est aussi la raison pour laquelle les émetteurs de TV sont montés sur de
très grands mâts.

Sur la figure ci-contre, les ondes radio de l'émetteur


A ne peuvent pas être reçues par un récepteur B. En B
augmentant la hauteur de l'antenne d'émission ou de
réception, le signal pourrait être reçu.

Dans le premier cas, on dit qu'il n'y a pas vision A


directe, tandis que dans le deuxième cas, il y a vision
directe.
B

A retenir :
• les ondes radio se propagent en ligne droite SAUF en cas de réflexion et réfraction.
• les ondes radio s’atténuent lorsqu’elles se propagent.
• en VHF-UHF les collines et les bâtiments forment des zones d'ombres.
• en VHF-UHF les ondes pénètrent (ou sortent) mal dans les bâtiments.
• en VHF-UHF, la portée dépend.
o de la hauteur des antennes
o de la visibilité directe
o de la puissance d'émission
o de la fréquence utilisée (plus la fréquence est élevée, plus faible est la portée)
• en VHF-UHF la portée n'est pas beaucoup plus grande que la ligne d'horizon.
• une antenne extérieure fonctionne mieux qu'une antenne intérieure.

6.5. La propagation en HF – Rôle de l'ionosphère


L'ionosphère est le nom donné à des couches de gaz de l'atmosphère terrestre qui se trouvent entre 70 et
400 km au-dessus de la surface terrestre. Ces couches sont chargées de particules électriques (elles sont
ionisées) par le rayonnement solaire. Cette ionisation leur permet de réfléchir des ondes radio vers la
surface terrestre. Comme le degré d'ionisation dépend du rayonnement solaire, les conditions vont changer
en fonction de la journée et aussi en fonction des différentes saisons.

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ionosphère
70
à4

skip (= "saut")
surface terrestre
00

A
km

Toutes les ondes radio ne sont pas affectées par l'ionosphère. Seules certaines fréquences en dessous
d'une certaine valeur seront affectées. Les fréquences supérieures passeront au travers de l'ionosphère et
iront dans l'espace. La fréquence maximale sur laquelle une propagation par réflexion ionosphérique peut
avoir lieu, s'appelle la Fréquence Maximale Utilisable ou MUF (Maximum Usable Frequency). La MUF varie
en fonction de l'ionisation et peut être prédite.

Si l'onde radio est réfléchie par l'atmosphère, elle va pouvoir aller beaucoup plus loin que la portée optique.
Dans certains cas les réflexions peuvent être multiples. Des sauts de 400 km sont possibles. Ce phénomène
est connu sous le nom de skip. Les communications radio dans le monde entier sont possibles grâce à ce
phénomène.

A
B

La propagation ionosphérique ne se produit que dans les bandes HF. Il est très rare que la MUF affecte la
propagation sur les bandes VHF.

Il y a toutefois d'autres modes de propagation.

A retenir :
• l'ionosphère contient des gaz ionisés à des hauteurs variant de 70 à 400 km.
• pratiquement toutes les communications en HF sont basées sur des réflexions sur l'ionosphère.
• en HF, la propagation à l'échelle mondiale dépend de la manière dont l'ionosphère réfléchit les
ondes radio.
• la propagation en HF dépend de la fréquence, du moment du cycle solaire, de la saison et de
l'heure .

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Notes:

Contrairement aux ondes VHF-UHF, les ondes HF sont réfléchies par l'ionosphère. Le rayonnement solaire ionise différentes
couches et, en fonction du degré d'ionisation, les ondes sont soit réfléchies soit réfractées, soit encore, elles traversent ces couches.

En dehors du moment de la journée et de la saison, le moment du cycle solaire (dont la durée est de 11 ans) joue un grand rôle. Ces
phénomènes sont très complexes et très fluctuants. D'une façon simplifiée, on pourrait résumer les conditions de propagation de la
manière suivante :

• Sur 160 m, seules des liaisons locales sont possibles pendant le jour (quelques dizaines de km). Pendant la journée, en effet, la
couche D absorbe ces fréquences. Pendant la nuit, cette couche disparaît et donc l'absorption disparaît aussi. Pendant la nuit,
des liaisons à grande distance sont possibles. Toutefois, étant donné la grande longueur d'onde, les antennes sont également
très grandes, il faut pouvoir disposer de beaucoup de place.
• La bande des 80 m permet des liaisons locales de l'ordre de 500 km pendant la journée. C'est ici aussi la couche D qui absorbe
les ondes et empêche les liaisons à grande distance. Pendant la nuit, on peut faire des liaisons beaucoup plus grandes. Ici aussi,
vu la longueur d'onde, les dimensions des antennes restent imposantes.
• Sur les bandes 40 m et 30 m, la couche D est encore influente mais, des liaisons sont possibles sur environ 1.000 km Depuis le
coucher jusqu'au lever du soleil, cette bande est idéale pour les contacts intercontinentaux. Ces deux bandes sont aussi moins
influencées par le cycle solaire (11 ans) et ce sont des bandes idéales pour des contacts longue distance pendant la nuit.
• La bande des 20 m est considérée, par beaucoup, comme la meilleure bande pour les grandes distances. Cette bande est
pratiquement utilisable de jour comme de nuit. Elle est toutefois fermée pendant les nuits du minimum solaire.
• Les bandes 17 m et 15 m sont fortement influencées par le cycle solaire. Pendant les maxima du cycle solaire, ces bandes sont
utilisables de jour comme de nuit. Pendant les minima du cycle solaire, seules des liaisons nord-sud sont possibles.
• Les bandes 12 m et 10 m sont encore plus dépendantes du cycle solaire. Pendant les maxima du cycle solaire, on peut réaliser
de superbes liaisons. Mais, en contrepartie, cette bande n'est pas utilisable pendant les minima du cycle solaire.

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Chapitre 7 : Compatibilité Electromagnétique (CEM)


7.1. Les causes d'interférences
L'émetteur d'une station de radioamateur engendre un champ électromagnétique dans l'environnement
immédiat et ce champ électromagnétique est bien supérieur à celui qui s'y trouvait sans la station du
radioamateur.

Tout conducteur, tout morceau de fil exposé à ce champ peut capter des signaux car il agit comme une
antenne. Les signaux ainsi captés peuvent avoir des effets imprévisibles et non souhaités.

Dans le but de maîtriser efficacement les problèmes de CEM, nous devons connaître les 3 raisons qui
causent des interférences.

1. L'induction directe

Lorsque le champ électromagnétique est très puissant, il va créer à l'intérieur même des appareils
électroniques (récepteurs radio et TV, magnétoscopes,…) des signaux tellement importants qu'ils vont
surcharger les étages d'entrée et "écraser" les signaux que ces appareils devraient normalement traiter.

2. L'induction sur les câbles d'interconnexions

Les signaux radio que nous (radioamateurs) produisons peuvent aussi induire des tensions dans les câbles
d'antennes, dans les câbles de raccordement des haut-parleurs, dans le câble entre un téléviseur et un
magnétoscope ou dans celui de raccordement d'un téléphone.

3. L'induction sur le secteur et la mise à la terre.

Les signaux radio que nous (radioamateurs) produisons peuvent aussi induire des tensions dans les câbles
secteur et dans les mises à la terre. Ceci est particulièrement vrai dans des installations d'immeubles
collectifs où la mise à la terre parcourt un long chemin et où plusieurs mises à la terre sont réunies avant
d'arriver à "la vraie terre".

7.2. Les antennes et les problèmes de CEM


Comme nous avons dit précédemment, sur les bandes VHF-UHF, les problèmes de CEM sont
essentiellement liés à la réception directe par l'antenne de réception d'un téléviseur. Il est donc judicieux de
monter les antennes d'une station de radioamateur le plus loin possible des antennes TV et radio.

Si nous considérons le cas d'une antenne beam, il faudra veiller à ce qu'elle ne soit pas dirigée vers ces
dernières. Aux fréquences HF, les chemins par lesquels les ondes radio peuvent produire des interférences
sont plus difficiles à maîtriser. La distance entre les antennes et les appareils susceptibles d'être perturbés
devra être plus importante.

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Une antenne symétrique, comme un


dipôle, donne moins de problèmes
qu'une antenne asymétrique comme un
long fil. Donc, si nous utilisons un câble
coaxial, il faudra aussi prévoir un balun. corde
isolateur
La ligne d’alimentation devra s'écarter fil de cuivre
balun
directement du dipôle en formant un isolateur
fil de cuivre
angle droit et ne pas revenir
parallèlement à un des brins du dipôle. maison Position 1 : incorrect !
Si on ne tient pas compte de cette règle, câble coaxial

un courant HF est induit dans la tresse


support
du câble coaxial et le câble pourra à son (mât, arbre,
tour rayonner d'où problèmes de CEM. autre bâtiment, ...)

Toutefois, on peut réduire ces


Position 2 : correct !
problèmes en glissant des cylindres de
ferrite autour du câble coaxial.

Dans certains cas, la limitation d'espace


peut contraindre à utiliser une antenne
long fil. Au point d'alimentation de cette corde
isolateur
antenne, il y a une très forte tension et
un très grand courant. Ceci peut fil de cuivre
isolateur
produire des problèmes de CEM par le
secteur (220 V) ou par les lignes maison
téléphoniques. Une solution consiste à fil de cuivre
alimenter l'antenne par l'autre bout (le
bout le plus éloigné). Comparez cette
disposition avec celle donnée au câble coaxial
chapitre 5.
coupleur d'antenne

Pour les bandes HF, il est nécessaire d'avoir une bonne terre. Ceci sera détaillé dans une autre section.

7.3. Les modes de transmissions et CEM


La probabilité d'avoir des problèmes de CEM dépend de la puissance utilisée et du mode de transmission.
Plus la puissance est grande, plus le risque est élevé.

Les modes où la puissance de sortie est constante comme la FM ou les modes numériques tels que le PSK
présentent moins de risques. Les modes où la puissance de sortie varie présentent plus de risques. La CW
pose un peu moins de risques que l'AM ou la BLU. Ces deux derniers sont des modes à grand risque. En
CW, le fait d'avoir un émetteur qui aplanit les transitions brutales du signal peut réduire les problèmes de
CEM.

7.4. L'immunité et l'utilisation de filtres


L'immunité est la propriété d'un appareil qui permet de résister aux interférences et de continuer à
fonctionner correctement. Les fabricants de matériel électrique sont maintenant obligés de s'assurer que le
matériel qu'ils vendent respecte la directive de la commission européenne. Ceci devrait leur garantir une
immunité jusqu'à un certain niveau.

Mais que signifie "immunité jusqu'à un certain niveau"? Dans une habitation ordinaire, les équipements sont
soumis à plusieurs signaux radio, aux signaux des stations GSM, aux signaux des émetteurs de
radiodiffusion, mais aucun de ces signaux n'est aussi fort que le signal d'un radioamateur qui habite juste à
côté. Comme nous l'avons signalé précédemment, l'intensité des ondes électromagnétiques diminue très
vite quand la distance augmente. C'est pour cette raison que les émetteurs de radiodiffusion, même s'ils sont
extrêmement puissants, ne produisent pas de signaux très forts. Il n'est donc pas surprenant de voir que
certains appareils peuvent parfois manquer d'immunité vis-à-vis des signaux des radioamateurs.

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Ce sont les fabricants qui, lors de la conception des appareils, permettent de garantir une certaine immunité.
Toutefois, on peut augmenter l'immunité en ajoutant un filtre à l'extérieur de l'appareil. Des tores ferrites ou
des "clamps" peuvent être ajoutés sur les câbles d'alimentation par exemple. On peut aussi mettre un filtre
dans le câble d'antenne du téléviseur.

Des filtres sont disponibles auprès des revendeurs de matériel radio et TV. Pour la licence de base, nous
n'utiliserons que des filtres commerciaux. Mais, lorsque nous connaîtrons mieux la radio et lorsque nous
aurons étudié la matière pour la licence complète, nous pourrons construire nos propres filtres.

Notes:

Une des façons de combattre les interférences est d'inclure un filtre. L'endroit et le type de filtre dépendent essentiellement de la
voie par laquelle le signal radio pénètre et affecte l'équipement électronique :
• via le cordon secteur : le filtre laissera passer la fréquence du secteur (50 Hz) et bloquera tous les signaux HF/VHF/UHF.
• via les câbles des haut-parleurs ou le câble téléphonique : le filtre devra laisser passer toutes les fréquences en dessous de
15 kHz et bloquer tous les signaux HF/VH//UHF. Une solution consiste à placer des ferrites autour des câbles. Certaines de
ces ferrites se clipsent autour du câble, ce qui facilite le montage.
• via le câble d'antenne d'un récepteur radio OL ou OM : le filtre devra laisser passer les fréquences entre 100 kHz et 1,6 MHz
et bloquer tout le spectre HF/VHF et UHF.
• via le câble d'antenne d'un récepteur OC : étant donné que les bandes amateurs sont intercalées dans les bandes de
radiodiffusion, le problème ne peut être résolu facilement. Heureusement, il y a peu d'écouteurs des OC et la probabilité
d’interférence est faible.
• via le câble d'antenne d'un récepteur FM : la bande FM (87,5 à 108 MHz) étant entre la bande 50 MHz et les bandes 144 et
430 MHz, il faut utiliser un filtre qui ne laisse passer que la bande 87,5 à 108 MHz et qui supprime toutes les autres bandes.
• via le câble d'antenne d'un récepteur TV : les bandes TV sont situées entre 47 et 862 MHz, et il faudra utiliser des filtres
spécifiques qui bloquent la bande de fréquence radioamateur qui cause des perturbations.
• réception TV par la télédistribution : un problème supplémentaire est l'emploi des inter bandes et nos bandes amateurs (144
et 430 MHz) tombent dans ces inter bandes. Si les câbles de télédistributions étaient en parfait état, il ne devrait pas y avoir de
problème, mais ceci n'est malheureusement pas toujours le cas.

filtre pour le secteur filtre pour ligne téléphonique filtre pour émetteur HF

7.5. Conséquences relationnelles (sociales)

Malheureusement, il y a souvent des motifs de disputes entre voisins et les problèmes de CEM en est un. Si
on traite ces problèmes avec tact et diplomatie, on pourra très certainement trouver une solution. Vous allez
ainsi éviter la confrontation, des ennuis et des frais. Nous allons vous donner quelques conseils pour
résoudre ces problèmes de CEM à l'amiable :

• dès que vous êtes averti d'un problème, arrêtez IMMEDIATEMENT vos émissions.
• n'oubliez pas que le radio amateurisme est un hobby et qu'il passe après d'autres priorités.
• demandez à voir et à constater le problème.
• demandez au voisin de vous assister pour pouvoir porter un jugement.
• il est parfois intéressant de montrer que votre propre téléviseur n'est pas affecté. Mais n'utilisez pas
cet argument pour refuser de régler le problème chez les voisins.
• essayez d'avoir une troisième personne indépendante pour appuyer votre cause, si le problème est
indiscutablement chez le voisin. L'UBA a un EMC manager, demandez-lui conseil.
• ne sous-estimez pas le problème, ne promettez rien trop vite et n'admettez pas trop vite que vous
êtes en faute.
• n'apportez pas hâtivement des modifications à votre installation ou à celle du voisin.
• soyez sûr d'avoir un logbook bien tenu à jour. Il vous servira à établir des relations entre les effets et
les causes et vous permettra de résoudre plus vite le problème.
• demandez à votre voisin de noter les heures des brouillages.

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Dans des cas difficiles, il peut être nécessaire de demander l'appui de l'Institut belge des postes et
télécommunications (IBPT). Vous pouvez aussi donner les détails, les adresses et numéros de téléphone de
l'IBPT. Expliquez à votre voisin que les problèmes d'interférences sont de la compétence de l'IBPT et qu'il
est normal, qu'en cas de problème, on fasse appel à cet organisme.

L'IBPT inspectera certainement en premier lieu votre installation pour voir si elle est en ordre de
fonctionnement et si vous remplissez les conditions de la licence. Vous traiterez cette visite avec beaucoup
d'attention et de respect, comme si c'était vos parents ou grands-parents. L'IBPT vous indiquera comment
résoudre le problème ou vous indiquera quelle est votre erreur. Il est de votre intérêt de coopérer avec
l'IBPT : si votre attitude est correcte, vous pourrez apprendre beaucoup des agents de l'IBPT.

Lorsque l'agent de l'IBPT aura inspecté votre station et l’équipement perturbé du voisin, il vous dira si votre
station est en ordre ou non. Il vous indiquera également comment résoudre le problème.

Visitez le site de l'IBPT http://www.ibpt.be ou contacter l'IBPT par courriel à [email protected], par téléphone au
n° 02/226.88.00 ou par FAX au 02/226.88.02.

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en vue de l'obtention de la licence de base

Chapitre 8 : Procédures
Cette partie constitue la matière de l'examen pratique pour l'obtention la licence de base

8.1. Introduction
La licence de base exige aussi que vous puissiez démontrer votre aptitude à connecter les éléments d’une
station de radioamateur et à utiliser correctement cette station.

Même si ceci va être expliqué dans les pages qui vont suivre, ce n'est que par la pratique que vous pourrez
vous familiariser avec les différents réglages de votre émetteur-récepteur ainsi qu’avec les tonalités des
différents modes de modulation. Pour cette raison, ce qui est décrit, ici est un aperçu de cette partie du
programme. Ce que nous verrons ici consiste en quelques règles, formulées en "faites" et "ne faites pas".
Mais, la partie la plus importante consiste à apprendre, par le geste, à apprendre en manipulant un
émetteur-récepteur.

Cette section pratique est la clef de voûte du programme de la licence de base.

Votre façon de procéder devra être irréprochable. Le radioamateur qui obtient son certificat et donc sa
licence, doit être capable d'utiliser sa station dans des circonstances normales et doit avoir assez de
pratique pour opérer seul sa station. Il doit aussi être capable d'apprendre de nouvelles choses. Certains
points de cette section (7.7 à 7.13) doivent pouvoir faire l’objet de démonstration de savoir-faire par des
exercices pratiques "sur l'air".

Il est important que le candidat utilise une antenne fictive pour tous les réglages préliminaires.

8.2. Plans de fréquences


Les plans de fréquences sont des recommandations pour un bon usage des bandes, c'est un code de bonne
conduite. Les plans sont établis par chaque pays en tenant compte de leurs besoins propres et en suivant
aussi les recommandations internationales. Un plan de bandes détaille comment chaque bande est utilisée
pour chacun des modes de transmission. Bien que le plan de bandes ne soit pas une matière inscrite dans
la loi (l'Arrêté Ministériel), il est fortement recommandé que vous suiviez les plans de fréquences comme le
font d'ailleurs tous les radioamateurs licenciés. Il est établi de sorte que chaque type d'activité y trouve sa
place.

Tous les plans de bandes, avec leurs détails, sont disponibles sur le site de l'UBA et dans l'annexe 1.
Comme nous l’avons déjà dit plus haut, il est important de les respecter en tout temps et en particulier
durant l'examen. Il n'est pas nécessaire de connaître le plan de fréquences par cœur puisque vous aurez
une copie du plan de fréquences sous la main. Bien qu'il y ait des exceptions, tous les plans de fréquences
HF ressemblent au plan de la bande 20 m et tous les plans de fréquences VHF et UHF ressemblent au plan
de la bande 2 m.

Pour l'examen vous ne devrez connaître que les plans de fréquences 20 m et 2 m. Ils sont donnés dans les
pages qui vont suivre :

1. Plan de fréquences pour la bande 20 m

14.000 – 14.070 CW
14.000 – 14.060 CW : segment de préférence utilisé pour les concours (contests)
14.070 – 14.099 Modes numériques et CW
14.099 – 14.101 Balises (International Beacon Plan)
14.101 – 14.112 Modes numériques de préférence, phonie et CW
14.112 – 14.125 Phonie et CW
14.125 – 14.300 Phonie, segment de préférence utilisé pour les concours (contests), CW
14.230 Fréquence d'appel SSTV et FAX
14.300 – 14.350 Phonie et CW

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Explications :
• le bas de la bande est toujours réservé EXCLUSIVEMENT à la télégraphie (CW)
• le haut de la bande est mixte, phonie et télégraphie, mais les stations en télégraphie sont rares
• les modes numériques (RTTY, Packet Radio, PSK31, et autres) sont toujours situées entre le
segment exclusivement télégraphie et le segment phonie et télégraphie.
• les radioamateurs n'émettent jamais dans les segments des balises, ceux-ci sont exclusivement
réservés à l'étude de la propagation donc, tout le monde écoute les balises.
• pour laisser un peu de place aux autres utilisateurs, les radioamateurs qui participent aux concours
sont priés de n'utiliser que certains segments.
• les plans des autres bandes HF (de 160 m à 10 m) ressemblent fort au plan de la bande 20 m

2. Plan de fréquences pour la bande pour 2 m

144.000 à 144.035 EME (liaison Terre-Lune-Terre), SSB et CW


144.035 à 144.150 CW
144.150 à 144.400 SSB (c.-à-d. phonie BLU )
144.400 à 144.500 Balises
144.500 à 144.800 Tous modes
144,800 à 144.990 Modes numériques
145.000 à 145.1875 Fréquences d'entrée des relais (canaux espacés de 12,5 kHz)
145.200 à 145.6875 Canaux simplex FM (canaux espacés de 12,5 kHz)
145.600 à 145.7875 Fréquences de sortie des relais (canaux espacés de 12,5 kHz)
145.800 à 146.000 Satellites

Explications :
• le bas de la bande est réservé EXCLUSIVEMENT à la télégraphie (CW)
• puis vient la partie BLU phonie
• puis les balises (les radioamateurs n'émettent jamais dans les segments des balises !) La balise
belge ON4VHF est sur 144,418 MHz et elle est située à Louvain-La-Neuve
• puis le segment tous modes
• puis le segment réservé aux modes numériques (essentiellement Packet Radio)
• puis le segment des relais qui, pour des raisons de facilité est divisé en canaux
• et enfin, un segment réservé aux communications via satellites

Si un radioamateur vous fait une remarque sur l'emploi des bandes, consultez alors les plans de fréquences
avec attention et s'il a raison, tenez-en compte pour le futur !

8.3. Ecoutez d'abord !


Ecouter pendant un certain temps va certainement vous apprendre plus que n'importe quelle intuition. C'est
pour cette raison que posséder un récepteur décamétrique est une bonne chose. Il vous permettra de régler
la fréquence sur une émission (ceci est particulièrement vrai en BLU). Vous apprendrez aussi quelle bande
est ouverte, à quel moment de la journée et à quelle période de l'année. Vous saurez aussi à quoi vous
attendre lorsque vous-mêmes allez émettre.

Cela peut paraître évident, mais avant de d'entamer une émission, il faut toujours écouter un peu afin de
vérifier si la fréquence est bien libre. Il se peut que deux stations soient en communication, mais que vous
n'en entendiez qu'une seule parce que l'autre est hors de votre portée. Il faut donc s'assurer du fait qu'assez
de temps s’est écoulé pour que le tour de rôle se soit inversé entre ces deux stations.

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8.4. L'alphabet phonétique


L'alphabet phonétique est donné dans l'Annexe 14 des Recommandations de l'Union Internationale des
Télécommunications (UIT) et dans l'Annexe 2, Chapitre 4 de l'Arrêté Ministériel du 9 janvier 2001. Cet
alphabet doit être utilisé pour épeler les indicatifs.

LETTRES MOT DE CODE PRONONCIATION


à transmettre du mot de code
A Alfa AL FAH
B Bravo BRA VO
C Charlie TCHAR LI ou CHAR LI
D Delta DEL THA
E Echo EK O
F Fox-trot FOX TROTT
G Golf GOLF
H Hotel HO TELL
I India IN DI AH
J Juliett DJOU LI ETT
K Kilo KI LO
L Lima LI MAH
M Mike MA IK
N November NO VEMM BER
O Oscar OSS KAR
P Papa PAH PAH
Q Quebec KÉ BEK
R Romeo RO ME O
S Sierra SI ER RAH
T Tango TANG GO
U Uniform YOU NI FORM ou OU NI FORM
V Victor VIK TOR
W Whiskey OUISS KI
X X-ray EKSS RE
Y Yankee YANG KI
Z Zoulou ZOU LOU
Les syllabes accentuées sont en caractères gras.

8.5. Le rapport et le code RST


Un rapport est donné sous forme de 2 ou 3 chiffres basés sur le code RST comme indiqué dans le tableau
ci-dessous. Pour la téléphonie (la transmission des signaux vocaux), on utilise uniquement la lisibilité (R) et
la force du signal (S). La force du signal est lue sur le récepteur grâce à un appareil de mesure appelé S-
mètre. Certaines stations ont l'habitude de donner "59" quelle que soit la force du signal reçu. Ceci n'est pas
correct, il vaut mieux donner un rapport exact.

R S T
"Readability" "Signal Strength" "Tone"
Lisibilité Force du signal Tonalité
R1 illisible S1 trop faible T1 ronflement
R2 à peine lisible S2 très faible T2
R3 lisible avec difficulté S3 faible T3 rude
R4 lisible S4 médiocre T4
R5 parfaitement lisible S5 moyenne T5 gazouillement
S6 bonne T6
S7 assez forte T7 faible bruit
S8 forte T8
S9 très forte T9 note pure

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8.6. Premiers appels


La forme de l'appel dépend de la fréquence. Sur les bandes 2 m et 70 cm, il existe des canaux d'appels
préférentiels. Demandez au radio club quelles sont les fréquences habituelles. En décamétrique, l'appel se
fait en fonction du plan de fréquences.

La forme de l'appel dépend aussi du mode. Pour cet examen, nous ne verrons que la téléphonie.

Une partie de l'épreuve consiste à faire un simple contact, ce qui implique :

• Que vous connaissiez les procédures, c.-à-d. comment appeler, ce qu'il faut échanger comme
information, comment échanger le rapport et comment terminer le contact.
• Que vous soyez capable d'utiliser correctement les différents réglages de votre émetteur-récepteur,
ceci comporte essentiellement le VFO (bouton d'accord), le volume et le squelch. Dans ces
manipulations, on doit inclure la lecture du ROS de l'antenne et le réglage du coupleur d'antenne et
le réglage de l'antenne.

8.7. Procédure en HF et en SSB


Une des difficultés de la BLU (SSB) est qu'une petite erreur de fréquence peut déformer le signal jusqu'à le
rendre incompréhensible. L'accord précis est donc absolument indispensable. Trouver la bonne fréquence
demande un peu de temps. Sur les bandes décamétriques, il n'y a pas de fréquence d'appel spécifique. Il
faudra donc parcourir toute la bande pour trouver un autre radioamateur qui appelle. Supposons que nous
ne trouvions aucune autre station en train d'appeler, nous allons choisir une fréquence libre et lancer notre
appel.

L'appel doit être suffisamment long pour qu'un radioamateur qui écoute puisse s'accorder correctement sur
votre fréquence. Il faudra donc répéter plusieurs fois l'appel. Il est d'usage de demander si la fréquence est
libre. Dites par exemple :
5
"Ici Oscar November Deux Kilo Victor Juliet, est-ce que la fréquence est occupée ?"

S'il n'y a pas de réponse dans les 5 secondes environ, vous pouvez lancer un appel plus long:

"CQ, CQ, CQ, CQ. de Oscar November Deux Kilo Victor Juliet, Oscar November Deux Kilo Victor
6
Juliet, Oscar November Deux Kilo Victor Juliet qui lance appel CQ et qui repasse à l'écoute."

S'il n'y a pas de réponse, vous pouvez continuer à appeler après quelques secondes de pause. Si quelqu'un
vous répond, utiliser le bouton RIT ou le bouton CLARIFIER pour vous accorder sur la fréquence de votre
correspondant.

Lorsque vous répondez à quelqu'un, les deux indicatifs doivent être donnés de façon très claire, de façon à
ce que la station qui appelle puisse vérifier si son indicatif a été correctement noté, par exemple :
7
"Oscar November Deux Kilo Victor Juliet, ici Whiskey Delta Neuf Zulu Zulu Zulu"

Dés que le contact est établi, il n'est plus nécessaire de répéter les indicatifs, une seule fois suffit. Il faudra le
répéter au début et à la fin de la transmission et au moins une fois toutes les 5 minutes, comme indiqué par
la loi (Arrêté Ministériel).

5
Puisque beaucoup de contacts se font en anglais, nous allons donner les traductions ci-après : "This is Oscar
November Two Kilo Victor Juliet, is the frequency in use?"
6
en anglais : "CQ, CQ, CQ, CQ. This is Oscar November Two Kilo Victor Juliet calling, Oscar November Two Kilo
Victor Juliet, Oscar November Two Kilo Victor Juliet calling CQ and standing by."
7
en anglais : " Oscar November Two Kilo Victor Juliet, This is Whiskey Delta Nine Zulu Zulu Zulu"

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Cours de radioamateur
en vue de l'obtention de la licence de base

Certains radioamateurs utilisent les mots "break" ou "over" pour vous laisser l'occasion de répondre à une
question qui demande une réponse simple (un OUI, un NON ou une autre information très courte). Mais
dans des conditions normales, on évitera d'utiliser les mots "break" et "over".

Sur les bandes décamétriques, vous serez souvent en communication avec des radioamateurs dont la
langue maternelle n'est pas l'anglais, il est donc nécessaire de communiquer de façon claire, en ne parlant
pas trop vite, en n’utilisant que des mots simples et en évitant des mots d'argot. Pour commencer la
conversation, donnez votre nom, votre localisation et le rapport. Le rapport est représenté par 2 chiffres
selon un code appelé RST.

"WD9ZZZ de ON2KVJ, bonsoir, mon nom est Michel, et je suis à Namur, Namur, environ à 50 km au
8
sud de Bruxelles"

Remarquez que l'on ne donne pas de nom de village, mais des noms de grande ville que l'on peut retrouver
dans les atlas, avec une indication de la distance et de la direction ("50 km au Sud de Bruxelles").

Remarquez aussi que les noms difficiles (pour un étranger) sont répétés et parfois épelés selon l'alphabet
international.

Votre correspondant vous répondra par

"ON2KVJ de WD9ZZZ, Bonjour Michel ! Ma localisation est Danville, Danville dans l'état de l'Illinois.
9
Votre signal est 59 , 59 "

Beaucoup de contacts consisteront en de tels échanges, mais vous pouvez continuer et donner des détails
de votre station, ce qu'on appelle les "conditions de travail" (l'émetteur, l'antenne). On donne parfois aussi la
profession et la météo.

En général on donne donc :


• une formule : bonjour ou bonsoir,
• on remercie pour l'appel ou pour la réponse
• on donne le rapport (RST)
• on donne la localisation (QTH)
• on donne le nom
• et on parle de sa station
• on peut aussi parler de sa profession (sans entrer dans les détails) ou d'autres hobbies ou d'autres
choses sans grande importance ("Je suis en train d'étudier pour devenir informaticien …", "Ce matin
j'ai travaillé dans mon jardin …", "Je dois quitter maintenant car je dois partir…", etc.)

Dans la dernière transmission, il est recommandé de donner les deux indicatifs en épelant phonétiquement
de sorte qu'une station à l'écoute puisse vous identifier et se préparer à vous appeler.

Enfin pour terminer


10
"Ici ON2KVJ qui termine avec WD9DZZ et ON2KVJ reste à l'écoute".

N'oubliez pas que certaines stations sont en train d'écouter et attendent patiemment leur tour de sorte qu'il
est intéressant de donner certaines indications sur ce qui va se passer.

8
en anglais : "WD9ZZZ de ON2KVJ, good evening, name here is Michel, location is Namur, Namur,
about 50 kilometers south of Brussels"

9
ou en anglais "ON2KVJ de W9DZZ, hello Michel. My location is Danville, Danville in the state of
Illinois. Your signal here is 5 9, 5 9 "
10
ou en anglais : "This is ON2KVJ signing clear with WD9DZZ and ON2KVJ is now standing by for a
call."

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en vue de l'obtention de la licence de base

La loi belge et les règles que se sont fixé les radioamateurs préconisent de ne jamais aborder des sujets
politiques, religieux ou des sujets qui pourraient offenser le correspondant ou ceux qui écoutent.

N'oubliez pas de noter immédiatement dans votre livre journal :


• la date et l'heure de vos émissions
• l'indicatif d'appel de la station correspondante (ici WD9DZZ)
• la bande de fréquence utilisée
• la classe d'émission utilisée (SSB, CW, FM ou un autre type de modulation)

8.8. Procédure en VHF/UHF et en SSB


La procédure et l'appel sont les mêmes en BLU et en décamétrique. Toutefois, il existe une fréquence
d'appel. Lorsqu'il n'y a pas de trafic, on peut appeler sur la fréquence d'appel puis changer de fréquence.
D'autres radioamateurs se mettent légèrement au-dessus ou en dessous, de 3 à 10 kHz de la fréquence
d'appel.

8.9. Procédure en VHF/UHF et en FM


Nous allons d'abord examiner les contacts en direct, les contacts via relais seront examinés plus tard.

La plupart des radio clubs ont des habitudes et ont défini des fréquences de rendez-vous.

Comme la FM ne présente pas les problèmes de la BLU, les appels CQ sont beaucoup plus courts qu'en
BLU. On dira donc

"CQ CQ CQ, ici ON2KVJ qui lance appel"

Notez que nous n'avons pas épelé l'indicatif. Il y a deux bonnes raisons à cela : tout d'abord parce qu'il n'y a
pas cette difficulté d'accord comme en SSB et parce que ces appels sont en général des appels locaux qui
s'adressent normalement à des radioamateurs parlant la même langue que vous. Toutefois, il se pourrait
que l'on soit amené à épeler l'indicatif si le correspondant ne comprend pas bien ou si les conditions sont
difficiles.

Dès que le contact est établi, on doit quitter la fréquence afin de donner la possibilité à d'autres d'utiliser
cette fréquence d'appel. Une des deux stations fera une proposition. Notez que chaque fois que vous
changez de fréquence vous devez vous identifier.

"ON2KVJ ici ON7ABC"

"ON7ABC, on passe sur 145.550 ?"

La plupart des conversations que vous entendrez en FM sont des "parlotes". Toutefois, si les conditions sont
bonnes, on peut entendre des stations très lointaines et le recours à l'anglais peut, à nouveau, devenir
nécessaire.

8.10. Les stations relais


8.10.1. A quoi servent les relais ?

Une station relais permet aux radioamateurs qui ont une station mobile (c.-à-d. installée dans un véhicule)
ou portable de communiquer entre eux et d'étendre considérablement la portée atteinte sans relais. Un relais
permet aussi aux radioamateurs d'une région de rester en contact. Le relais est installé sur un point
favorable, c'est-à-dire un point haut permettant de couvrir une zone relativement large.

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Un relais possède deux fréquences : une


fréquence d'entrée et une fréquence de sortie. relais
("repeater")
Un radioamateur qui veut utiliser une station
relais transmet sur la fréquence d'entrée du
relais et écoute sur la fréquence de sortie. fréquence
fréquence
L'émetteur-récepteur doit donc être programmé d'entrée du relais
de sortie du relais
pour fonctionner sur 2 fréquences différentes et
pour commuter automatiquement.

La différence entre la fréquence d'émission et la


fréquence de réception s'appelle le "shift".
D'une façon générale, tous les relais 2 m ont un station portable
station mobile
shift de 600 kHz, alors que tous les relais 70 cm
en Belgique ont un shift de 1,6 MHz.

Notes:

Une station relais comporte un émetteur et un récepteur.


Elle comporte aussi un circuit qui va commander la logique
de fonctionnement. Afin d'utiliser une seule antenne, il faut
encore un filtre à cavité appelé "duplexeur". émetteur
logique

Un relais est souvent construit par un radio club. C'est filtre


l'investissement d'un ou plusieurs radioamateurs qui permet ("duplexeur")
à une communauté de bénéficier des facilités d'un relais. Il récepteur
est donc logique de participer financièrement et selon ses
moyens à ce genre de projet.

8.10.2. Comment utiliser un relais ?

Tout d'abord, les fréquences d'émission et de réception doivent être programmées dans votre transceiver.
Renseignez-vous donc au radio club pour savoir quelle est la fréquence du relais local.

Pour pouvoir utiliser un relais, il faut l'ouvrir, c.-à-d. qu'il faut lui indiquer qu'il doit se mettre en
fonctionnement. Ceci se fait, la plupart du temps, en envoyant une tonalité à 1750 Hz. Dès que le récepteur
du relais détecte cette fréquence, il enclenche l'émetteur. Après avoir envoyé votre 1750 Hz pendant 2
secondes environ, repassez en réception. Vous allez constater que le relais s'est mis en fonctionnement et
qu'il transmet son indicatif. Attendez que l'indicatif soit donné pour repasser en émission et pour lancer votre
appel.

Et pour le reste, le contact se déroule comme en FM.

Si le récepteur du relais ne reçoit pas de signal pendant 10 secondes ou plus, il coupe l'émetteur et le relais
attend un nouveau signal à 1750 Hz.

Si le récepteur est actif pendant plus de 3 minutes, il coupe également le relais, ceci assagit les bavards.

N'oubliez pas :

• que plusieurs personnes sont à l'écoute du relais, ayez donc une procédure irréprochable.
• certains relais n'utilisent pas le 1750 Hz, mais une fréquence subaudible (entre 67 et 254 Hz), ce
système est appelé CTCSS (Continuous Tone Coded Squelch System). Il est possible de choisir entre
une cinquantaine de tons de CTCSS. Les CTCSS peuvent être différents d'un relais à l'autre
• si vous pouvez entendre votre correspondant en direct, il vaut mieux quitter le relais et passer sur un
canal simplex
• l'emploi des relais n'est pas interdit aux stations fixes, mais la priorité est donnée aux stations mobiles et
portables.

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8.11. L'émetteur-récepteur HF

Dans cette section, nous allons considérer l’exemple du Yaesu FT-817 qui est un émetteur typiquement fait
pour la licence de base. Il est alimenté en 13,8 V. Nous allons examiner les commandes :

Identifions la face arrière, on y trouve :


• le connecteur d'antenne du type PL259
ANT

• l'alimentation 13,8 V KEY DATA ACC

• la vis de mise à la terre


GND

Sur la face avant, on trouve un autre connecteur HOME


F
V/M PWR
d'antenne, celui-ci ne sert qu'aux bandes 50, 144 et 432 SEL AF / SQL-RF

MHz. Il s'agit d'un connecteur BNC.


CLAR
A B C

Sur la face avant, on trouve aussi le bouton PWR pour HOME


F
V/M PWR
mettre l'appareil en service. Dés la mise en SEL AF / SQL-RF

fonctionnement du transceiver, des indications


apparaîtront sur l'écran. CLAR
A B C

L'écran central indique : HOME


F
V/M PWR

• le VFO A ou B ou la mémoire SEL AF / SQL-RF

• le mode (USB, LSB, CW, FM,…)


• la fréquence
CLAR
A B C

• le S-mètre, la puissance émise ou le ROS


• des indicateurs divers

Le bouton d'accord de l'émetteur-récepteur est aussi HOME


F
V/M PWR

appelé VFO. C'est en général le plus gros bouton d'un SEL AF / SQL-RF

transceiver. L’affichage LCD indique la fréquence.


CLAR
A B C

Vous trouverez aussi deux boutons BAND pour changer


de bande. Ces deux boutons permettent de parcourir les
différentes bandes radioamateur 1,8 – 3,5 – 7 – 10 – 14 –
BC – 18 – 21 – 24 – 28 – 50 – 88 – 108 – 144 – 430. En <
MODE
>
BAND
DWN UP
plus, deux autres boutons permettent de changer le
mode de modulation. LSB – USB – CW – CWR – AM –
FM – DIG – PKT

Le bouton V/M permet de passer du VFO aux mémoires. HOME


F
V/M PWR
Habituellement, les mémoires sont utilisées pour SEL AF / SQL-RF

mémoriser les canaux des relais 144 et 430 MHz ou


pour les canaux simplex que l'on utilise régulièrement. CLAR
A B C

En HF, le VFO est pratiquement toujours utilisé.


AF / SQL et RF – Ce sont deux boutons concentriques.
Le bouton AF ajuste le niveau audio, c'est le volume du HOME
F
V/M PWR
haut-parleur. Le bouton le plus près de la face avant est SEL AF / SQL-RF

le bouton de squelch.
CLAR
A B C

Le squelch (silencieux) ne s'utilise qu'en FM : en partant


de la position minimale (tourné tout à fait à gauche),
tournez le bouton lentement vers la droite jusqu'à ce que
le souffle soit coupé. Ce point est le réglage correct du
squelch.

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Le gain RF ne s'utilise qu’en HF en présence de signaux


puissants.

Le CLARifier (ou RIT) s'emploie pour corriger un petit


décalage entre la fréquence d'émission et de réception. HOME
F
V/M PWR
Appuyez d'abord sur le bouton carré avant de toucher au SEL AF / SQL-RF

réglage.
CLAR
A B C

Un bon conseil ; pendant un contact, ne touchez


JAMAIS à votre fréquence d'émission (VFO) mais
corrigez la éventuellement avec le CLAR.

Les boutons A, B et C et le bouton SEL permettent de HOME


F
V/M PWR
modifier les paramètres principaux. Il est souhaitable de SEL AF / SQL-RF

consulter le manuel car les commandes peuvent être


assez complexes. CLAR
A B C

On peut aussi définir d'autres paramètres grâce au


menu : appuyer sur [F] pendant plus d'une seconde, HOME
F
V/M PWR
utiliser [SEL] pour choisir les fonctions, utiliser le bouton SEL AF / SQL-RF

du [VFO] pour choisir la valeur. Il est souhaitable de


consulter le manuel car les commandes peuvent être CLAR
A B C

assez complexes

8.12. L'émetteur-récepteur VHF/UHF


Nous allons analyser un TM-251 de KENWOOD. Il s’agit d’un émetteur-récepteur classique destiné à être
utilisé en mobile.

Identifions la face arrière, on y trouve :


• un petit morceau de câble terminé par un DATA DC 13.8V

connecteur de type SO239 EXT SP

• deux fils pour l’alimentation à 13,8 V

F
On distingue, sur la face avant, le réglage du volume
PWR
VFO MR

et celui du squelch VOL

SQL

SHIFT TONE REV DTSS


CTCSS

F
On distingue aussi deux boutons VFO et MR (Memory
PWR
VFO MR

Recall) ainsi que le bouton de sélection de la VOL

fréquence ou de la mémoire SQL

SHIFT TONE REV DTSS


CTCSS

• SHIFT permet d’avoir ou non le décalage pour les


relais
• TONE CTCSS pour l’envoi de la tonalité F PWR
(émission) et la mise en service du silencieux VFO MR

(réception). Si 1750 est sélectionné comme VOL

CTCSS, alors une pression sur TONE CTCSS SQL

enverra du 1750 Hz. SHIFT TONE


CTCSS
REV DTSS

• REV permet d’écouter sur la fréquence d’entrée


du relais. Si le signal est audible, on pourra
éventuellement passer en simplex (sans relais)

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8.13. Le S-mètre
Un des éléments du rapport est la force des signaux (le “S” de RST). Les transceivers sont équipés d’un S-
mètre qui donne une indication proportionnelle à la force du signal reçu. Il existe des S-mètres équipés
d’appareils à aiguille et des S-mètres utilisant un bar graphe sur un affichage LCD.

7 9
5 +20dB
3 +40dB
1 +60dB
1 3 5 7 9 OVER

S-mètre à aiguille S-mètre du type bar graphe

Le S-mètre est étalonné en points "S", un signal S9 est un signal très confortable. Entre 2 points S il y a une
différence de 6 dB (2 x en tension soit 4 x en puissance). Au-delà de S9, le S-mètre est étalonné en S9+20,
S9+40, et S9+60dB.

"Donner le rapport" consiste à lire la valeur indiquée par le S-mètre et à la communiquer à son
correspondant en disant "votre signal est S- "quelque chose" ici".

8.14. Le ROS-mètre ou SWR-mètre

Il existe deux types de ROS-mètre :


• le premier utilise un simple appareil de mesure (un simple microampèremètre)
• le second utilise un appareil avec 2 aiguilles, ce dernier est le plus courant.

Nous allons voir comment procéder pour lire le ROS d'une antenne :

Un ROS-mètre avec un appareil de mesure ordinaire (c.-à-d. avec Face avant


une seule aiguille) se présente comme ci-contre :
3
2 5
1,5
10
CAL
1,2
1. connectez le ROS-mètre entre l'émetteur et l'antenne. Le 1

connecteur marqué ANTENNA doit être raccordé à ROS


l'antenne et le connecteur marqué TCVR ou SWR

TRANSCEIVER doit être connecté à l'émetteur. Si on ne


FWD
connecte pas correctement le ROS mètre, la lecture ne
sera pas correcte !
2. prédisposez l'émetteur en basse puissance REFL

3. mettez le ROS-mètre sur Forward (parfois abrégé en Face arrière


FWD)
4. tournez le bouton "CAL" jusqu'à ce que le ROS mètre ANTENNA TRANSCEIVER
dévie à fond d'échelle
5. commutez sur la position "Reflected" (REFL) ou "SWR", la
valeur du ROS peut maintenant être lue.
6. dans le cas de la figure ci-contre, le ROS serait de 1,3

Le ROS mètre devra être calibré avant chaque lecture, car la


puissance varie un peu.

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ROS-mètre à 2 aiguilles encore appelé ROS-mètre à aiguilles


croisées :
1. connectez le ROS-mètre entre l'émetteur et l'antenne.
50 200
Connectez bien le câble d'antenne sur le connecteur
marqué ANTENNA et le câble vers l'émetteur sur le

RE
AR
connecteur marqué TRANSCEIVER.

FL
RW

EC
3 2

FO
2. prédisposez l'émetteur en basse puissance

TE
D
3. les deux aiguilles se croisent dans un secteur où l'on peut 1,5

mesurer le ROS. 0 1,2 0


1
4. dans le cas de la figure, on dira que le ROS est de 1,5.

Remarquez que la puissance, dans le sens direct, est représentée


par une des aiguilles et qu'il faut la lire sur l'échelle FORWARD,
tandis que la puissance réfléchie est indiquée par l'autre aiguille
sur l'échelle REFLECTED.

Caractéristiques importantes :
• la puissance maximale que le ROS mètre peut mesurer
• la plage de fréquences pour laquelle il est conçu.

8.15. Le coupleur d'antenne

Le coupleur d'antenne ou la boîte de couplage va permettre d'adapter le système d'antenne à l'émetteur. Un


tel coupleur peut se présenter comme ci-dessous.

On remarque le ROS-mètre incorporé. Cet appareil peut aussi mesurer la puissance.

On utilisera le ROS-mètre comme indiqué MATCH 2 2000 W


plus haut. MATCH 1 DIRECT 1 VSWR 200 W PUSH TO SET

ALTERNATE DIRECT 2

On remarque aussi un sélecteur d'antenne : RELEASE


FOR SWR

• ALTERNATE qui sert normalement


à l'antenne factice, mais qui peut
aussi servir de sortie directe (sans 20
coupleur) 40 15

• MATCH 1 et MATCH 2, les 2 sorties


en passant par le coupleur, et, 80 10

• DIRECT 1 et DIRECT 2, les 2 REACTIVE TUNING RESISTIVE TUNING

sorties sans passer par le coupleur.

Réglage :
• mettre l’émetteur-récepteur en position réception, changer de bande et diminuer la puissance de
sortie
• mettre le sélecteur sur la bande correspondante (80, 40, 20, 15 ou 10 m)
• régler alternativement les 2 boutons de réglage REACTIVE TUNING et RESISTIVE TUNING pour
un ROS minimum.

La mesure du ROS et le couplage de l'antenne se font toujours avec la puissance minimale, afin d'éviter de
causer des interférences à d'autres et aussi d'éviter d'endommager l'émetteur.

Ce sujet va encore être abordé dans la section concernant les antennes.

Emettre avec un ROS élevé ou sans antenne peut endommager votre émetteur.

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8.16. Réglage de l'antenne


Note: Le système peut être préparé par l'instructeur ou par le groupe. Il faut utiliser la puissance la
plus basse possible, mais elle doit pouvoir donner une déviation de l'appareil de mesure suffisante.
Elle ne dépassera pas celle d'un émetteur-récepteur portable (5 Watts). Si cela n'est pas possible, il
faudra, en tous cas, respecter les normes de protection contre les rayonnements
électromagnétiques (ICNIRP et loi belge).

Pour l'examen, vous devez être capable d'ajuster une antenne à un émetteur. Vous aurez à disposition une
antenne dipôle ajustable pour la bande des 2 m, le ROS-mètre, les câbles et l'émetteur.

Préparation

Avant de commencer ce travail, nous devons nous rappeler un certain nombre de points :

1. Nous devons toujours utiliser le minimum de puissance.

2. Nous devons utiliser un ROS-mètre et donc savoir comment il fonctionne.

3. Nous devons transmettre donc nous devons observer les règles d'identification de la station. Lorsque
nous commençons à transmettre, nous devons dire "Oscar Novembre Deux Alpha Bravo Charlie, Oscar
Novembre Deux Alpha Bravo Charlie en test". Au lieu de "en test", on peut dire "testing". Puisque nous
venons de dire "en test", personne ne nous répondra.

4. Puisque nous émettons, nous devons noter cette information dans le graphe

Ajustage de l'antenne

NE TOUCHEZ JAMAIS A L'ANTENNE PENDANT QUE VOUS EMETTEZ, REPASSEZ TOUJOURS EN


RECEPTION AVANT DE FAIRE UN AJUSTAGE.

1. Si ce n'est déjà fait, connectez l'antenne fournie à l'émetteur.

2. Choisissez une fréquence libre dans la bande où vous voulez travailler.

3. Vérifiez que la fréquence n'est pas utilisée et faites une mesure du ROS. Utilisez le moins de puissance
possible.

4. Raccourcissez l'antenne de 10 mm et faites la même chose de l'autre côté du dipôle.

5. Faites une nouvelle mesure du ROS. Si le ROS est plus élevé, c'est qu'il fallait allonger au lieu de
raccourcir !

6. Continuez maintenant à raccourcir (ou à allonger) jusqu'à obtenir un ROS de 1,5:1. Lorsque vous vous
approchez de cette valeur, raccourcissez de 5 mm ou même de 3 mm. Si le ROS remonte c'est que vous
avez dépassé le minimum, revenez un peu en arrière.

7. Il n'est pas nécessaire d'avoir un ROS de 1:1, si vous obtenez moins de 1,5:1, appelez votre instructeur et
montrez-lui le résultat. Si vous n'obtenez par 1,5:1, arrêtez-vous au minimum et appelez votre instructeur.

L'ajustage d'une antenne est un processus répétitif de mesure et de modification de longueur. Prenez
patience et ne vous énervez pas. Dans certains cas, il est judicieux de noter la longueur de l'antenne et le
ROS.

Règle à retenir
• si le ROS est plus bas (meilleur) dans le bas de la bande, cela signifie que l'antenne est
trop longue
• si le ROS est plus bas (meilleur) dans le haut de la bande, cela signifie que l'antenne est
trop courte

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8.17. Raccordements d'une installation de radioamateur


Lors du test, tous les éléments de la station devront être interconnectés. Vous trouverez ci-dessous le
schéma d'une alimentation, un émetteur récepteur, d'un ROS-mètre, d'un microphone et d'un manipulateur.
L'antenne n'est pas représentée ici, puisqu'elle est à l'extérieur.

Vérifiez bien le matériel et identifiez les différentes connexions. Une des premières choses à faire est de
vérifier que l'alimentation est coupée (l'interrupteur est sur OFF), ainsi que l'émetteur-récepteur (l'interrupteur
est sur OFF). Si votre émetteur-récepteur possède une commande MOX (mise en émission manuelle) veillez
à ce qu'elle ne soit pas active

1. L'étape suivante consiste à mettre la station correctement à la terre. On emploiera de préférence du


fil de couleur jaune/vert et de section suffisante. On peut raccorder la masse de l'émetteur à la
masse du ROS-mètre et de là, vers la prise de terre.

2. On peut ensuite connecter les câbles coaxiaux. Un câble coaxial part de l'émetteur et va sur la fiche
marquée "TCVR" sur le ROS-mètre. L'autre câble va de la fiche marquée "ANTENNA" sur le ROS-
mètre vers l'antenne. Serrez correctement les fiches PL259.

3. Connectez maintenant le microphone et le manipulateur.

4. Connectez ensuite les fils d'alimentation 13,8 V de l'émetteur-récepteur sur l'alimentation. Respectez
bien les polarités !

5. Et, dernière étape, connectez la fiche 220 V dans la prise murale.

220 V (C.A.)

câble coaxial 2 câble coaxial vers l'antenne


5 4 2
1

mise à la terre

Emetteur-Récepteur
alimentation (transceiver) 1
TOS-mètre
(ou coupleur
d'antenne)

micro(phone) 3 3

manipulateur
(key)

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Chapitre 9 : Sécurité
Le radio amateurisme n'est pas un hobby dangereux, mais il faut connaître certaines choses sur les dangers
électriques.

9.1. Hautes tensions et courants élevés


On trouve de tensions mortelles dans les appareils alimentés par le secteur. C'est le cas entre autres des
amplificateurs de puissance. Faites toujours très attention aux symboles de danger apposés sur (ou dans)
les appareils. Assurez-vous que la fiche soit bien retirée de la prise de courant et attendez au moins une
minute avant d'ouvrir un appareil (pour que les condensateurs soient bien déchargés).

D'autre part, des appareils à basse tension exigent parfois des courants extrêmement importants fournis par
des batteries ou des alimentations 13,8 V. Un court-circuit avec un courant important va faire chauffer le
conducteur ; dans un premier temps l'isolant (plastique) va fondre, mais la température peut être tellement
élevée que le bois d'une table ou d'une étagère peut prendre feu, communiquant ensuite l'incendie à toute la
maison.

Un autre danger provient des bagues et des bracelets (métalliques) de montre qui peuvent rentrer en
contact avec des parties sous tension, causant des courts-circuits, avec des courants tellement importants
qu'ils peuvent occasionner des brûlures.

Les condensateurs et particulièrement les condensateurs électrolytiques sont une autre source d'accident.
L'énergie emmagasinée peut être très grande et elle peut y être conservée pendant plusieurs jours même
après avoir coupé l'alimentation. Il faudra donc non seulement couper l'alimentation, mais aussi attendre un
certain temps pour que les condensateurs se déchargent et, comme dernière mesure de sécurité, décharger
le condensateur avec un tournevis.

9.2. Fusibles et disjoncteurs


Le rôle des fusibles et disjoncteurs est de protéger les conducteurs électriques d'un échauffement excessif.
C'est la raison pour laquelle, il est très dangereux de remplacer un fusible (ou un disjoncteur) par un autre de
calibre supérieur.

Notes:

Les protections installées dans les appareils sont habituellement des fusibles. Il s'agit d'un
fin fil dans un tube en verre. Si l'intensité est supérieure au calibre du fusible, le fil fond et le
fusible doit être remplacé. De plus, il existe plusieurs temps de réaction des fusibles, il
existe des fusibles lents et des fusibles rapides en fonction de l'application souhaitée.

Les disjoncteurs sont d'autres types de protection. Ceux-ci sont fréquemment utilisés
dans les installations 220 V. Après une surintensité et un déclenchement, le disjoncteur
pourra être réarmé.

Une variante est le disjoncteur différentiel qui déclenche aussi quand il y a des pertes
dans les installations électriques. Il est devenu obligatoire pour les salles de bain.

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9.3. Câblage des fiches secteurs

La mise à la terre est une mesure de protection qui évite les électrocutions. Si un fil venait à être dénudé et à
venir en contact avec la masse (terre) ou si une pièce métallique tombait entre une borne du secteur 220 V
et la masse, une personne qui toucherait cette masse serait électrocutée. Si le châssis est raccordé à la
terre, le fusible va fondre et le risque d'électrocution n'existe plus.
Une fiche doit aussi être câblée correctement :
• le fil brun va sur la borne marquée "L"
• le fil bleu est le neutre et va sur la borne marquée "N"
• le fil jaune-vert est le fil de terre et va vers la borne marquée

Il est important
• de bien serrer les bornes de raccordement
• de vérifier que l'isolant n'est pas détérioré

9.4. Electrocution
L'électrocution est l'ensemble des effets provoqués sur un organisme vivant (donc à un être humain) par les
courants électriques. L'électrocution comprend, le simple picotement, la brûlure, les convulsions, les pertes
de connaissance et la mort instantanée.

Sous une tension qui ne dépasse pas 230 V, les conséquences d'un contact avec l'électricité sont limitées.
Vous aurez une sensation très désagréable de picotement mais dans la plupart des cas, il n'y aura pas de
conséquences.

Mais, si vous voyez une personne qui reste "collée" à un conducteur sous tension, il ne faut absolument pas
la toucher sous peine d'être également électrocuté. Il faut immédiatement avoir le réflexe de couper la
tension. S'il y a un interrupteur principal, coupez-le immédiatement, sinon allez à l'interrupteur général de la
maison (tableau électrique) et coupez le courant.

Après avoir coupé le courant, la personne électrocutée


• sera peut-être consciente, dans ce cas un examen médical est fortement recommandé
• sera inconsciente, il faut alors faire appel au service de secours (FORMEZ LE 100) qui va la
réanimer.
Dans des secteurs tels que l'administration, l'industrie, les écoles,… il existe des secouristes qui peuvent
donner les premiers soins, n'hésitez pas à faire appel à eux.

Rappelez-vous que :
• jusque 24V, il n'y a pas de grand danger d'électrocution,
• entre 100 et 400 V, on peut ressentir des picotements, on peut rester "coller" et on peut avoir des
brûlures au second degré
• au-delà de 400 V, les conséquences de l'électrocution sont beaucoup plus graves et l'électrocution
peut entraîner la mort !

9.5. Ordre, propreté et sécurité


Le radio amateurisme est un hobby qui nécessite l'utilisation d'un grand nombre de câbles. Lorsque vous
allez progresser dans le hobby, vous aurez de plus en plus de câbles d'antennes, des câbles d'alimentation,
des câbles d'interconnexion et des câbles de mesures et de tests. Des câbles qui traînent sont des risques
de chute. En marchant dessus on peut abîmer l'isolant et, s'ils sont sous tension, on risque l'électrocution.

Il est donc vivement conseillé de bien aligner, d'attacher et de séparer, les câbles RF, les câbles secteurs,
les câbles informatiques et les câbles du téléphone. Il existe des gaines en plastique spécialement faites
pour mettre de l'ordre dans vos câbles. Séparer ces groupes de câbles va contribuer à l'immunité et à la
CEM.

Ne faites pas passer des câbles sous les portes ou sous les tapis !

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Il est évident que des outils, des couteaux, peuvent causer des accidents, des coupures, des brûlures et
endommager les isolants. Il faut donc ranger les outils dans des tiroirs ou dans des valises ou boîtes à outils.

Les fers à souder peuvent produire des brûlures non seulement sur la table où ils sont utilisés, mais aussi
sur la peau. De plus, il faut éviter que des gouttelettes de soudure en fusion ne tombent sur la peau ou a
fortiori dans les yeux.

Les batteries de voitures peuvent s'avérer des sources intéressantes pour fournir du 12 V. Mais elles
utilisent une solution d'acide sulfurique et dégagent de l'hydrogène pendant la charge. L'acide sulfurique
peut brûler la peau et faire des trous dans les vêtements! L'hydrogène explose au contact d'une étincelle! Il
faut donc être extrêmement prudent lorsqu'on les utilise. C'est pourquoi, lors d'usage à l'intérieur d'un local, il
faut toujours choisir des batteries hermétiques qui utilisent du gel au lieu de l'acide sulfurique liquide.

Si vous utilisez un casque, n'oubliez pas de réduire le volume. Un volume sonore trop important peut nuire à
vos facultés auditives. Un casque vous isole de l'entourage, n'oubliez donc pas de l'enlever de temps à
autre.

9.6. Travail aux antennes et feeders


Travailler aux antennes signifie souvent travailler en hauteur et donc avec des échelles. Avant de
commencer, pensez à toutes les précautions à prendre. Ne faites pas ce travail seul. Une personne peut
vous aider à stabiliser l'antenne, peut vous passer des objets (mâts, fils, outils,…).

Gardez l'antenne bien dégagée, en dehors de la portée des gens. S'il est possible de toucher l'antenne,
prévoyez un signe de danger. Une brûlure due à la HF est indolore dans les premiers instants, puis devient
rapidement très douloureuse. De plus, il faut beaucoup de temps pour la guérir.

Disposez correctement tous les fils placés en hauteur. Examinez les conséquences possibles d'une rupture
de fils, prévoyez les zones de chutes et les dégâts qui pourraient en découler.

La prise au vent dans les antennes peut être beaucoup plus importante que vous ne l’imaginez. Prévoyez
les antennes, les diamètres des fils et les câbles de haubanage en conséquence.

Les antennes qui sont placées en hauteur sont également sujettes aux coups de foudre. Un coup de foudre
engendre un courant très important à travers l'antenne et dans la ligne de transmission et ira se perdre vers
la terre en passant par le transceiver et l'alimentation. Il faudra donc mettre les mâts à la terre. Il est aussi
recommandé de déconnecter les antennes en cas d'orage et de prévoir une distance d'au moins 50 cm entre
le connecteur et une pièce métallique quelconque.

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Annexe 1 : Plan de fréquences


Au chapitre 8, nous avons vu le plan de fréquences 20 m et le plan de fréquences 2 m qu'il fallait connaître pour
l'épreuve pratique. Voici à présent l'ensemble de tous les plans de fréquences, avec la puissance maximale autorisée
pour la licence de base :

1810 – 1838 télégraphie


160 m

1838 – 1840 digimode sauf packet, télégraphie 10 W


1840 – 1842 digimode sauf packet, phonie, télégraphie maximum
1842 – 1875 phonie, Télégraphie
3500 – 3510 intercontinental dx télégraphie
3500 – 3560 télégraphie, de préférence segment télégraphie pour les concours
3560 – 3580 télégraphie
3580 – 3590 digimode, télégraphie
3590 – 3600 digimode (packet preferred), télégraphie 10 W
80 m

3600 – 3620 phonie, digimode, télégraphie maximum


3600 – 3650 phonie, de préférence segment phonie pour les concours, télégraphie
3650 – 3775 phonie, Télégraphie
3700 – 3800 phonie, de préference segment phonie pour les concours, télégraphie
3730 – 3740 SSTV & FAX, phonie, télégraphie
3775 – 3800 intercontinental dx phonie, télégraphie
7000 – 7035 télégraphie
7035 – 7040 digimode sauf packet (*), SSTV, FAX, télégraphie 10 W
40 m

7040 – 7045 digimode sauf packet (*), SSTV, FAX, phonie, télégraphie maximum
7045 – 7100 phonie, télégraphie
10100 - 10140 télégraphie 10 W
30
m

10140 - 10150 digimode sauf packet, télégraphie maximum


14000 - 14070 télégraphie
14000 - 14060 télégraphie, de préférence segment télégraphie pour les concours
14070 - 14089 digimode, Télégraphie
14089 - 14099 digimode (de préférence packet non automatique), télégraphie
14099 - 14101 IBP : balises internationales 10 W
20 m

14101 - 14112 digimode (de préférence store-and-forward), phonie, télégraphie maximum


14112 - 14125 phonie, télégraphie
14125 - 14300 phonie, de préférence segment phonie pour les concours, télégraphie
14230 fréquence d’appel SSTV & FAX
14300 - 14350 phonie, télégraphie
18068 - 18100 télégraphie
18100 - 18109 digimode, télégraphie 10 W
17 m

18109 - 18111 IBP : balises internationales maximum


18111 - 18168 phonie, télégraphie
21000 - 21080 télégraphie
21080 - 21100 digi mode, télégraphie
21100 - 21120 digimode (de préférence packet), télégraphie
15 m

21120 - 21149 télégraphie 10 W


21149 - 21151 IBP : balises internationales maximum
21151 - 21450 phonie, télégraphie
21340 fréquence d’appel SSTV & FAX
24890 - 24920 télégraphie
24920 - 24929 digimode, télégraphie 10 W
12 m

24929 - 24931 IBP : balises internationales maximum


24931 - 24990 phonie, télégraphie

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Fréquences utilisées par les stations à faible puissance:


bande phonie CW CW
Les radioamateurs qui utilisent de faibles puissances ont l'habitude de lancer QRP QRP lente
appel sur des fréquences particulières, de même que les radioamateurs 80 m 3,690 3,560 3,555
débutant en télégraphie. Le code Q qui traduit une demande de diminution de 40 m 7,090 7,030
puissance est "QRP". Par conséquent, on appelle les stations à faible 20 m 14,285 14,060 14,055
puissance (< 10 W) des stations QRP. Nous vous conseillons d'écouter aux 17 m 18,130 18,096
environs de ces fréquences, vous y trouverez peut-être d'autres 15 m 21,285 21,060 21,055
radioamateurs qui émettent dans les mêmes conditions que vous. 12 m 24,950 24,906

50.000 à 50.100 télégraphie (CW)


50.020 à 50.080 = balises
50.100 à 50.500 tous les modes bande étroite (SSB, AM, RTTY, télégraphie, …)
50.110 = appel DX
(50 – 52 MHz)

50.150 = centre d’activité SSB 10 W


50.500 à 52.000 tous modes maximum
6m

50.510 = SSTV
50.600 = RTTY
50.620 à 50.750 = communications numériques
51.210 à 51.390 = entrée des relais (10 kHz)
51.510 = fréquence d’appel en FM
51.810 à 51.990 = sortie des relais
144.000 à 144.035 EME (liaison Terre-Lune-Terre) CW
144.035 à 144.150 télégraphie (CW)
144.150 à 144.400 phonie BLU (SSB)
144.300 = fréquence d'appel BLU (SSB)
144.400 à 144.500 balises
(144- 146 MHz)

144.500 à 144.800 tous modes


144,500 = appel SSTV
50 W
2m

144,600 = appel RTTY


144,700 = appel FAX maximum
144,800 à 144.990 modes numériques (canaux espacés de 12,5 kHz)
145.000 à 145.1875 fréquences d'entrée des relais (canaux espacés de 12,5 kHz)
145.200 à 145.6875 canaux simplex FM (canaux espacés de 12,5 kHz)
145,500 = appel FM
145.600 à 145.7875 Fréquences de sortie des relais (canaux espacés de 12,5 kHz)
145.800 à 146.000 service amateur par satellites
430.000 à 431.981 430.025 à 430.375 = sortie des relais (canaux de 12,5 kHz)
430.400 à 430.575 = communications numériques (liens)
430.600 à 430.925 = relais communications numériques
431.625 à 431.975 = entrées des relais (canaux de 12,5 kHz)
432.000 à 432.150 télégraphie
432.000 à 432.025 réservé à l'EME (liaison Terre-Lune-Terre)
432.050 = centre d’activité TÉLÉGRAPHIE
432.150 à 432.500 phonie et télégraphie
(430 – 440 MHz)

432.200 = centre d’activité SSB


432.500 = SSTV (bande étroite)
70 cm

432.500 à 432.800 432.600 = appel RTTY 50 W


432.700 = appel FAX maximum
432.800 à 432.990 balises
433.394 à 433.581 433.400 = SSTV (FM)
433.500 = fréquence d’appel en FM
433.600 à 434.000 tous modes
433.600 = RTTY (FM)
434.000 à 440.000 ATV (vidéo = 434.250 , son = 439.750)
435 à 438.000 = Service Amateur par Satellites
438.025 à 438.525 = communications numériques
439.800 à 439.975 = communications numériques (liens)

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Fréquences d'appel en VHF/UHF :

en SSB en FM
6m 50,110 MHz et 50,150 MHz 6m 50,510 MHz
2m 144,300 MHz 2m 145,500 MHz
70 cm 432,200 MHz 70 cm 433,500 MHz

Annexe 2 : Fréquences des relais


2m 70 cm Le tableau ci-contre reprend tous les
canal canal fréquence canal canal fréquence canaux attribués aux relais en 2 m et en
(ancien) IARU (MHz) (ancien) IARU (MHz) 70 cm. Il reprend les deux désignations
R0 RV48 145,6000 FRU1 RU002 430,0250 des canaux (anciennes dénomination et
R0x RV49 145,6125 FRU1x RU003 430,0375 dénomination IARU) et la fréquence de
R1 RV50 145,6250 FRU2 RU004 430,0500 sortie des relais (celle qu'il faudra
R1x RV51 145,6375 FRU2x RU005 430,0625 écouter !). Ce tableau ne doit pas être
R2 RV52 145,6500 FRU3 RU007 430,0750 connu pour l'examen, mais il sera utile
lorsque vous ferez vos premiers pas.
R2x RV53 145,6625 FRU3x RU008 430,0875
R3 RV54 145,6750 FRU4 RU009 430,1000
La plupart des pays européens ont le
R3x RV55 145,6875 FRU4x RU010 430,1125 même plan de fréquences pour les relais 2
R4 RV56 145,7000 FRU5 RU011 430,1250 m.
R4x RV57 145,7125 FRU5x RU012 430,1375
R5 RV58 145,7250 FRU6 RU013 430,1500 Toutefois, pour la bande 70 cm, une telle
R5x RV59 145,7375 FRU6x RU014 430,1625 coordination n'a pas pu être obtenue. La
R6 RV60 145,7500 FRU7 RU015 430,1750 France, les Pays-Bas et la Belgique ont le
R6x RV61 145,7625 FRU7x RU016 430,1875 plan de fréquences ci-contre.
R7 RV62 145,7750 FRU8 RU017 430,2000
R7x RV63 145,7875 FRU8x RU018 430,2125 L'Allemagne, l'Autriche et la Suisse ont un
soustraire 0,600 MHz (soit 600 kHz) FRU9 RU019 430,2250 autre plan de fréquences pour leurs relais
pour obtenir la fréquence d'entrée FRU9x RU020 430,2375 70 cm.
FRU10 RU021 430,2500
L'Angleterre a encore un autre plan de
FRU10x RU022 430,2625
Exemples : fréquences pour ses relais 70 cm…
FRU11 RU023 430,2750
FRU11x RU024 430,2875 Il ne faut pas connaître ces fréquences
1) la fréquence d'entrée du relais
FRU12 RU025 430,3000 pour l'examen.
R3 que l'on peut entendre sur
FRU12x RU026 430,3125
145,675 MHz est de 145,675 - 0,600
= 145,075 MHz. FRU13 RU027 430,3250
FRU13x RU028 430,3375
2) la fréquence d'entrée du relais FRU14 RU029 430,3500
FRU1 que l'on peut entendre sur FRU14x RU030 430,3625
430,025 MHz est de 430,025 +1,600 FRU15 RU031 430,3750
= 431,625 MHz. FRU15x RU032 430,3875
ajouter 1,6 MHz
pour obtenir la fréquence d'entrée

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Annexe 3 : Alphabet, RST, abréviations et codes


L'alphabet phonétique Rapport R S T Abréviations

A Alfa R "Readability" CQ appel général


B Bravo 1 illisible CW télégraphie (Morse)
C Charlie 2 à peine lisible K invitation à transmettre
D Delta 3 lisible avec difficulté MSG message
E Echo 4 lisible PSE s'il vous plait
F Fox-trot 5 parfaitement lisible R reçu
G Golf RX récepteur
H Hôtel S "Signal Strength" TX émetteur
I India 1 trop faible
2 très faible Code Q
J Juliett
3 faible
K Kilo
4 médiocre QRM être brouillé
L Lima QRN
5 moyenne brouillé par parasites
M Mike atmosphériques
6 bonne
N November QRO augmenter la puissance
7 assez forte
O Oscar QRP diminuer la puissance
8 forte
P Papa 9 QRT cesser la transmission
très forte
Q Québec QRV être prêt
R Roméo T "Tone" QRX interrompre les émissions
S Sierra 1 ronflement QRZ qui appelle ?
T Tango 2 QSO communication
U Uniform 3 rude QSY changer de fréquence
V Victor 4 QTH lieu où se trouve la station
W Whiskey 5 gazouillement
X X-ray 6 Modes d'émissions
Y Yankee 7 faible bruit
Z Zoulou 8 J3E ou SSB modulation phonie à
9 note pure bande latérale unique
( LSB et USB )
F3E ou FM modulation de fréquence
A1A ou CW télégraphie Morse
A3E ou AM modulation d'amplitude

Heure UTC et heure locale

En hiver : retirer 1 heure à l'heure locale pour obtenir l'heure UTC


En été : retirer 2 heures à l'heure locale pour obtenir l'heure UTC

Adresses

IBPT Av. l'Astronomie 14, bte 21 tél. : 02 226 88 88 www.ibpt.be


1210 Bruxelles FAX : 02 226 88 77
Vice Président francophone [email protected]
Jean Claude Renard, ON5TH
avenue Chèvrefeuilles 87,
4121 Neuville-en-Condroz
Secrétaire francophone [email protected] tél. : 02 637 38 27
UBA Jacques Debouche, ON5OO
Rue de la Piété, 6 www.uba.be
1160 Bruxelles
Cours pour la Licence de base [email protected] tél. : 0478 88 78 04
Pierre Cornelis, ON7PC
Rue Ballings, 88
1140 Bruxelles

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Sommaire
Introduction...............................................................................1 Chapitre 6 : La propagation ................................................... 30
Chapitre 1 : La nature du radio amateurisme..........................2 6.1. Le rayonnement ........................................................... 30
Qu'est-ce qu'un radioamateur ? Qu'est-ce que le radio 6.2. L'environnement........................................................... 30
amateurisme?........................................................................2 6.3. La portée...................................................................... 30
Chapitre 2 : Les conditions d'obtention de la licence ............3 6.4. La propagation en VHF-UHF ........................................ 31
2.1. La licence de radioamateur.............................................3 6.5. La propagation en HF – Rôle de l'ionosphère............... 31
2.2. Les indicatifs...................................................................3 Chapitre 7 : Compatibilité Electromagnétique (CEM).......... 34
2.3. Les conditions d'obtention de la licence ..........................5 7.1. Les causes d'interférences ........................................... 34
2.4. L' IBPT : l'autorité de contrôle .........................................5 7.2. Les antennes et les problèmes de CEM ....................... 34
2.5. Le livre journal ou "logbook"............................................6 7.3. Les modes de transmissions et CEM ........................... 35
2.6. Bandes de fréquences, modes de transmission et 7.4. L'immunité et l'utilisation de filtres................................. 35
puissance autorisés...............................................................6 7.5. Conséquences relationnelles (sociales)........................ 36
Chapitre 3 : Les bases techniques ..........................................7 Chapitre 8 : Procédures ......................................................... 38
3.1. Electricité : unités et grandeurs ......................................7 8.1. Introduction .................................................................. 38
3.2. La Résistance.................................................................7 8.2. Plans de fréquences..................................................... 38
3.3. Les multiples et sous multiples .......................................8 8.3. Ecoutez d'abord ! ......................................................... 39
3.4. La loi d' Ohm ..................................................................8 8.4. L'alphabet phonétique .................................................. 40
3.5. La puissance ................................................................10 8.5. Le rapport et le code RST ............................................ 40
3.6. Les circuits électriques..................................................11 8.6. Premiers appels ........................................................... 41
3.7. La polarité.....................................................................12 8.7. Procédure en HF et en SSB ......................................... 41
3.8. Le courant continu (DC) et le courant alternatif (AC).....13 8.8. Procédure en VHF/UHF et en SSB............................... 43
3.9. La fréquence.................................................................14 8.9. Procédure en VHF/UHF et en FM................................. 43
3.10. La longueur d'onde .....................................................14 8.10. Les stations relais....................................................... 43
3.11. Les autres utilisateurs .................................................15 8.11. L'émetteur-récepteur HF............................................. 45
Chapitre 4 : Emetteurs et Récepteurs ...................................16 8.12. L'émetteur-récepteur VHF/UHF .................................. 46
4.1. Un émetteur simple.......................................................16 8.13. Le S-mètre ................................................................. 47
4.2. Modulation d'amplitude (AM) et modulation de fréquence 8.14. Le ROS-mètre ou SWR-mètre.................................... 47
(FM) ....................................................................................17 8.15. Le coupleur d'antenne ................................................ 48
4.3. Autres types de modulation ..........................................18 8.16. Réglage de l'antenne.................................................. 49
4.4. La surmodulation ..........................................................20 8.17. Raccordements d'une installation de radioamateur..... 50
4.5. Un récepteur simple......................................................20 Chapitre 9 : Sécurité............................................................... 51
Chapitre 5 : Antennes et Lignes de transmission.................22 9.1. Hautes tensions et courants élevés .............................. 51
5.1. Les lignes de transmission ou feeders ..........................22 9.2. Fusibles et disjoncteurs ................................................ 51
5.2. Les antennes ................................................................23 9.3. Câblage des fiches secteurs......................................... 52
5.3. Le dipôle demi onde .....................................................23 9.4. Electrocution ................................................................ 52
5.4. Le quart d'onde vertical et la 5/8 λ ................................24 9.5. Ordre, propreté et sécurité ........................................... 52
5.5. L'antenne long fil...........................................................25 9.6. Travail aux antennes et feeders ................................... 53
5.6. L'antenne Yagi..............................................................25 Annexe 1 : Plan de fréquences.............................................. 54
5.7. Antennes symétriques et asymétriques.........................27 Annexe 2 : Fréquences des relais ......................................... 56
5.8. L'adaptation de l'antenne et le ROS ou SWR................27 Annexe 3 : Alphabet, RST, abréviations et codes ................ 57
5.9. L'antenne factice ou "Dummy Load" .............................29 Sommaire................................................................................ 58

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