Le Corrigé Des Exercices
Le Corrigé Des Exercices
Yi Shan
April 8, 2024
1 Feuille d’exercices 1
Réponse d’exercice 1.1. (1) Soit ⃗v = ⃗v1 + ⃗v2 tel que ⃗v1 = λ⃗u et ⃗v2 ⊥ ⃗u. On prend le
produit scalaire avec ⃗u et obtien que
h⃗u | ⃗v i h⃗u | ⃗v i
⃗v = ⃗v1 + ⃗v2 , ⃗v1 = ⃗u, ⃗v2 = ⃗v − ⃗u.
h⃗u | ⃗ui h⃗u | ⃗ui
Il est facile de vérifier que ⃗v1 , ⃗v2 satisfont les conditions désirées et cette manière d’écrire est
unique.
(2) On définie les applications:
h⃗u | ⃗v i 2h⃗u | ⃗v i
p(⃗v ) = ⃗u, s(⃗v ) = ⃗u − ⃗v .
h⃗u | ⃗ui h⃗u | ⃗ui
Elles sont des endomorphismes de P car le produit scalaire est bilinéaire.
(3) Par notre formule pour p, on a k⃗v − p(⃗v )k = k⃗v2 k. Pour tout w
⃗ ∈ Vect{⃗u},
p
k⃗v − wk
⃗ = k⃗v1 + ⃗v2 − wk
⃗ = k(⃗v1 − w)⃗ + v⃗2 k = k⃗v1 − wk⃗ 2 + kv⃗2 k2 ≥ k⃗v2 k
car ⃗v1 − w
⃗ ∈ Vect(⃗u) est orthogonal à ⃗v2 .
(4) Maintenant ⃗u = (1, 2)T .
(a) Quand ⃗v = (1, 1)T , p(⃗v ) = ( 53 , 56 )T et s(⃗v ) = ( 51 , 75 )T .
(b) On se donne ⃗v = (x, y)T , donc
1 2
x + 2y (x + 2y)/5 x
p(⃗v ) = ⃗u = = 25 54
5 (2x + 4y)/5 5 5
y
−3/5 4/5
et alors P = 2/51/5 2/5
4/5 . Comme s(⃗
v ) = 2p(⃗v ) − ⃗
v , on a S = 2P − I 2 = 4/5 3/5 .
(c) P 2 = P et S 2 = I2 . Le résultat n’est pas surprenant car p est la projection d’un
vecteur sur le sous-espace Vect(⃗u), et s est la réflexion par rapport à l’axe Vect(⃗u).
1
Réponse d’exercice 1.2.
C’est logique parce que la définition du produit scalaire d’une norme k k est
1
u·v = ku + vk2 − kuk2 − kvk2 .
2
Si on a λ, µ ∈ R tel que λu + µv = 0, donc
|hX | Y i| ≤ kXk · kY k,
donc
(3) Tautologie.
Réponse d’exercice 1.4. (1) Pour tout (x, y) ∈ E 2 ,
Cette identité s’appelle l’identité du parallélogramme parce que 2 (kxk2 + kyk2 ) est la somme
de carrés des longueurs des quatre côtés dún parallélogramme et kx + yk, kx − yk sont des
longueurs de ses deux diagonales.
(3) Pour tout (x, y) ∈ E 2 ,
2
Réponse d’exercice 1.5. (1) D’abord on montre que V est un sous-espace vectoriel de E:
L’espace V et Vect{u} sont en somme directe parce que leur intersection est nulle: si λu ∈ V ,
alors λ = ⟨λu|u⟩
⟨u|u⟩
= 0.
(2) L’application φ : E → R, x 7→ hx | ui est une forme linéaire car le produit scalaire est
bilinéaire. Son noyau ker φ est V , donc par le théorème du rang,
hx | ui φ(x)
p(x) = u= u,
hu | ui φ(u)
2φ(x)
s(x) = 2p(x) − x = u − x.
φ(u)
Réponse d’exercice 1.6. On va vérifier les trois conditions dans la définition d’un produit
scalaire:
3
• (P) Pour une fonction f ∈ E non nulle, il existe un point x0 ∈ [−1, 1] tel que A :=
|f (x0 )| 6= 0. Comme f est continue, on a un intervalle I ⊂ [−1, 1] de longueur B > 0
contenant x0 tel que pour tout x ∈ I, |f (x)| ≥ A/2. Alors,
Z 1 Z
hf | f i = f (t) dt ≥ |f (t)|2 dt ≥ (A/2)2 · B > 0,
2
−1 I
Réponse d’exercice 1.7. (1) L’espace R2 [X] est de dimension 3 parce que c’est engendré
par une famille libre {1, X, X 2 }.
(2) Il faut résoudre la système:
f (1, X) = 1 × 0 + 1 × 1 + 1 × 2 = 3 6= 0.
Comme Pi (j) = 0 pour tous i 6= j ∈ {0, 1, 2}, la famille {P0 , P1 , P2 } est orthogonale. On
peut calculer ses normes
p p p
f (P0 , P0 ) = |P0 (0)| = 2, f (P1 , P1 ) = |P1 (1)| = 1, f (P2 , P2 ) = |P2 (2)| = 2,
(i) Vrai
(ii) Faux
4
(iii) Vrai
(iv) Vrai
(v) Vrai
(vi) Faux
(vii) Faux
(viii) Vrai
(3) C’est facile de montrer que l’application h⃗u1 | ⃗u2 i est symmétrique et bilinéaire. Par les
questions (1) et (2), on peut obtenir que cette application est définie positive. On a
1 1
h(x1 , y1 )T | (x2 , y2 )T i = x1 x2 + x1 y2 + x2 y1 + y1 y2
2 2
1 1/2 x2
= x1 y1 ,
1/2 1 y2
1 1/2
donc A = .
1/2 1
(4) Ils ne sont pas orthogonaux dans cet espace euclidien car
Le vecteur ⃗j − h⃗i | ⃗ji⃗i = ⃗j − ⃗i/2 = (−1/2, 1)T est orthogonal avec ⃗i. Alors on peut prendre
⃗k = √(−1/2,1)T
= (√ −1 √2
, 3 ) tel que {⃗i, ⃗k} est une famille orthonormée.
f1 (−1/2) 3
X
n X
n
p2n ≤ u2k · vk2 = Sn (u) · Sn (v),
k=0 k=0
donc la suite {pn } converge. Pour deux suites réeles u, v dans ℓ2 (R), la suite
X
n
Sn (u + v) = (uk + vk )2 = Sn (u) + Sn (v) + 2pn
k=1
converge. On peut montrer facilement que pour toute u ∈ ℓ2 (R) et λ ∈ R, λu ∈ ℓ2 (R). Alors
ℓ2 (R) est un espace vectoriel.
(2) Tautologie
5
Réponse d’exercice 1.11. (1) Je ne veux pas faire ça dans LaTeX.
(2) Le produit scalaire ⃗ua · ⃗ub égale cos a cos b + sin a sin b. L’angle entre ces deux vecteurs
unitaires est |b − a|, donc
Alors on retrouve
cos(b − a) = cos a cos b + sin a sin b.
• ⃗u−a · ⃗ub ;
• ⃗u π2 −a · ⃗ub ;
• ⃗u π2 −b · ⃗u−a .
(i)
Z 2π Z 2π
1 1 cos(k + ℓ)t + cos(k − ℓ)t
hck | cℓ i = cos(kt) cos(ℓt)dt = dt
2π 0 2π 0 2
1/2, si k = ℓ
=
0, sinon
(ii)
Z 2π Z 2π
1 1 cos(k − ℓ)t − cos(k + ℓ)t
hsk | sℓ i = sin(kt) sin(ℓt)dt = dt
2π 0 2π 0 2
1/2, si k = ℓ
=
0, sinon
(iii)
Z Z
1 2π
1 2π
sin(k + ℓ)t + sin(ℓ − k)t
hck | sℓ i = cos(kt) sin(ℓt)dt = dt = 0.
2π 0 2π 0 2
dim Vect{c0 , c1 , c2 , s1 , s2 } = 5.
6
2 Feuille d’exercices 2
Réponse d’exercice 2.1. (a) On applique le procédé de Gram-Schmidt pour {a, b}.
1 1 1
v1 = , kv1 k = 5, donc v1 = √
2
2 5 2
1 hb | v1 i 1 3 1 2/5
v2 = − v1 = − =
1 hv1 | v1 i 1 5 2 −1/5
√ 2/5 1 2
kv2 k2 = 1/5, donc v2 = 5 =√
−1/5 5 −1
7
(4) √ √ √
1/√3 1/√6 1/ √2
1/ 3 , 1/ 6 , −1/ 2
√ √
1/ 3 −2/ 6 0
(5)
1/2 1/2 1/2
1/2 −1/2 1/2
,
1/2 −1/2 , −1/2
1/2 1/2 −1/2
(6) √
1/10 −1/ 2 0√
7/10 0 1/ 2
√
1/10 , 1/ 2 , 0
√
7/10 0 −1/ 2
(3) On peut voir P (t) comme une fonction continue et appliquer le résultat de l’exercice 1.6.
8
et {(−1, 1, 0), (−1, 0, 1)} est une base de V . En utilisant le procédé de Gram-Schmidt, nous
obtenons une base orthogonale {(−1, 1, 0), (−1/2, −1/2, 1)} de V .
(c) Pour v = (x, y, z)T ∈ R3 ,
hv | (−1, 1, 0)T i hv | (−1/2, −1/2, 1)T i
pV (v) = (−1, 1, 0) T
+ (−1/2, −1/2, 1)T
k(−1, 1, 0)T k2 k(−1/2, −1/2, 1)T k2
2 1 1 1 2 1 1 1 2
= ( x − y − z, − x + y − z, − x − y + z)T
3 3 3 3 3 3 3 3 3
2/3 −1/3 −1/3 x
= −1/3 2/3 −1/3 y ,
−1/3 −1/3 2/3 z
donc la matrice représentative de pV est
2/3 −1/3 −1/3
PV = −1/3 2/3 −1/3
−1/3 −1/3 2/3
et celle de pV ⊥ est
1/3 1/3 1/3
PV ⊥ = I − PV = 1/3 1/3 1/3 .
1/3 1/3 1/3
(d) Par le résultat du 4 dans l’exercice 2.2, {(1, 1, −2), (1, −1, 0)} est une base orthogonale
de V .
Réponse d’exercice 2.5. (1) Un vecteur (x, y, z, t)T appartient à V ⊥ si et seulement si
x − y = 0, 3x + y + z = 0.
(4) Par la question (2), {a, b, c, (1, 1, −4, 0)T } est une base de R4 . Comme
−a + b + 9c − 9d
(1, 1, −4, 0)T = ,
2
B = {a, b, c, d} est aussi une base de R4 .
(5) Facile
(6) Refaite le procédé de Gram-Schmidt si tu veux.
9
Réponse d’exercice 2.6. (1) (1, 1, −2)T .
(2) La projection sur P ⊥ est donnée par
1/6 1/6 −1/3
hv | (1, 1, −2) i T
x + y − 2z
pP ⊥ (v) = (1, 1, −2)T = (1, 1, −2)T = 1/6 1/6 −1/3 v,
k(1, 1, −2) k
T 2 6
−1/3 −1/3 2/3
alors
5/6 −1/6 1/3
pP (v) = v − pP ⊥ (v) = −1/6 5/6 1/3 v.
1/3 1/3 1/3
(3) La distance
√
6
d((0, 0, 1) , P ) = k(0, 0, 1) − pP ((0, 0, 1) )k = k(−1/3, −1/3, 2/3) k =
T T T T
.
3
v ∈ F ⊥ ∩ G⊥ ⇔ v ⊥ F, v ⊥ G ⇔ v ⊥ (F + G) ⇔ v ∈ (F + G)⊥ ,
donc F ⊥ ∩ G⊥ = (F + G)⊥ .
(2)
⊥ ⊥
⊥ ⊥ ⊥ ⊥ ⊥
F +G = F +G = (F ⊥ )⊥ ∩ (G⊥ )⊥ = (F ∩ G)⊥ .
F ⊥ ∩ G⊥ = (F + G)⊥ = E ⊥ = 0.
Comme F ⊥ + G⊥ = (F ∩ G)⊥ = 0⊥ = E, on a E = F ⊥ ⊕ G⊥ .
10
Réponse d’exercice 2.9. (1)(2) Tautologies
(3)
V1 = 1, f (V1 , V1 ) = 1 ⇒ U1 = 1
V2 = X − f (X, 1) · 1 = X − 1, f (V2 , V2 ) = 1 ⇒ U2 = X − 1
1
V3 = X 2 − f (X 2 , 1) · 1 − f (X 2 , X − 1)(X − 1) = X 2 − 2X +1, f (V3 , V3 ) = 4 ⇒ U3 = (X − 1)2
2
Alors U1 = 1, U2 = X − 1, U3 = 2 (X − 1) .
1 2
dont
P ′′ (1)
P = f (U1 , P )U1 + f (U2 , P )U2 + f (U3 , P )U3 = P (1) + P ′ (1)(X − 1) + (X − 1)2 .
2
X
n
f (P, Q) = P (i) (a)Q(i) (a),
i=0
X
n
P (k) (a)
P (X) = (X − a)k .
k=0
k!
3 Feuille d’exercices 3
Réponse d’exercice 3.1. (1) La matrice M ∈ O3 (R) si et seulement si les vecteurs colonnes
forment une base orthonormée de R3 muni du produit scalaire usuel. Alors, on a
3 + a2 + 3 = 6
2 + 2 + b2 = 6
c2 + d 2 + e 2 = 6
√ √ √
√ 6 + √2a + 3b = 0
2c + 2d + √be = 0
√
3c + ad + 3e = 0
11
En résolvant ce système d’équations, on obtient
√
a = 0, b = − 2,
et
2
c + d2 + e2 = 6
c+d−e=0
c+e=0
Alors √ √
(a, b, c, d, e) = (0, − 2, 1, −2, −1) ou (0, − 2, −1, 2, 1).
√
(2) Le déterminant de M , en prenant a = 0, b = − 2, égale
Alors on a b21 = b31 = b32 = 0, donc M −1 est inversible et triangulaire supérieure. Les
coefficients diagonaux de M −1 sont a−1 −1 −1
11 , a22 , a33 .
(2) Une matrice inversible et triangulaire supérieure M est orthogonale si et seulement si
M −1 = M T . Comme M T = M −1 est triangulaire supérieure par la question précédente,
donc M est triangulaire inférieure. Une matrice qui est triangulaire supérieure et triangulaire
inférieure en même temps est diagonale, donc les matrices triangulaires supérieures de O3 (R)
sont des matrices diagonales à coefficients diagonaux non nuls.
(3) Soit M une matrice orthogonale dont les coefficients sont tous positifs. Supposons que
certaines colonnes de M contiennent plus d’un élément strictement positif. Alors, selon le
principe des tiroirs, il doit y avoir un composant strictement positif dans au moins deux
colonnes, ce qui contredit l’orthogonalité de M .
Alors les matrices orthogonales à coefficients positifs sont
1 0 0 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 0 0 1
0 1 0 , 0 0 1 , 1 0 0 , 0 0 1 , 1 0 0 , 0 1 0 .
0 0 1 0 1 0 0 0 1 1 0 0 0 1 0 1 0 0
12
Réponse d’exercice 3.3. (1) Pour tout vecteurs X, Y ∈ Rn ,
hP X | P Y i = (P X)T P Y = X T P T P Y = X T Y = hX | Y i.
Alors λ2 = 1 et λ = 1 ou − 1.
(3) Maintenant on a P Z = λZ pour λ ∈ C et Z = (z1 , . . . , zn )T ∈ Cn .
T
(a) Z Z = |z1 |2 + · · · + |zn |2 .
(b)
T T
(P Z)T (P Z) = Z P T P Z = Z Z.
13
Réponse d’exercice 3.5. On note ker(u − Id) par F , et note Im(u − Id) par G. Pour tout
x ∈ F et tout y = u(z) − z ∈ G, on a
Réponse d’exercice 3.6. Facile. On peut écrire E comme E1 ⊕ E2 dont u|E1 = IdE1 et
u|E2 = −IdE2 . Alors E est la symétrie orthogonale par rapport à E1 .
0 1 0
Réponse d’exercice 3.7. (1) P = 1 0 0.
0 0 1
1/3 2/3 −2/3
(2) Q = 2/3 1/3 2/3 .
−2/3 2/3 1/3
(3) Tautologie.
Réponse d’exercice 3.8. s ◦ s = Id. Soit S la matrice de s dans une base orthonormée.
Car S 2 = I = SS T , on a S = S T . Alors S est orthogonale et symétrique.
La réciproque: Soit s une isométrie vectorielle de E dont le matrice S de s dans une
base orthonormée est orthogonale et symétrique. Alors S 2 = SS T = I et s2 = Id. Si λ
est un valeur propre de s, donc il existe un vecteur non-nul v ∈ E tel que sv = λv. Car
v = s2 v = s(λv) = λ2 v, on a λ = ±1. Par l’exercice 3.6, s est une symétrie orthogonale.
Réponse d’exercice 3.9. (1) Par le procédé de Gram-Schmidt, on a les identités suivantes:
x1
v1 = x1 , u 1 = ,
kx1 k
hx2 | x1 i v2
v2 = x2 − hx2 | u1 iu1 = x2 − x1 , u 2 = ,
hx1 | x1 i kv2 k
······
la matrice A peut s’écrire QR, où Q = MatE U est orthogonale et R est triangulaire supérieure
à diagonale positive.
(3) Il faut montrer que si une matrice orthogonale X est triangulaire supérieure à diagonale
positive, alors X = In . C’est montré par la même méthode de l’exercice 3.2(2).
14
4 Feuille d’exercices 4
Réponse d’exercice 4.1. (1) Dans le base {⃗i, ⃗j}, on a
sα (⃗i) = 2pDα (⃗i) − ⃗i = 2h⃗uα | ⃗ii⃗uα − ⃗i = (2 cos2 α − 1)⃗i + 2 sin α cos α⃗j = cos 2α⃗i + sin 2α⃗j,
sα (⃗j) = 2h⃗uα | ⃗ji⃗uα − ⃗j = 2 sin α cos α⃗i + (2 sin2 α − 1)⃗j = sin 2α⃗i − cos 2α⃗j,
Mα = M2(α/2−0) = Sα/2 S0
Réponse d’exercice 4.3. Soit {⃗v } une base de l’orthogonale de la driote Vect{⃗u} dans E.
Comme f ∈ O(E) et f (⃗u) = ⃗u, l’image f (⃗v ) égale ±⃗v . Si f (⃗v ) = ⃗v , f = Id; si f (⃗v ) = −⃗v ,
f = sVect{⃗u} est la symétrie par rapport à la droite Vect{⃗u}.
15
Réponse d’exercice 4.4. (1) Car det A = 1, il existe une base orthonormée E = {e1 , e2 , e3 }
dont la matrice de l’endomorphisme u dans E est
1 0 0
0 cos θ − sin θ , θ ∈ [−π, π].
0 sin θ cos θ
16
et la matrice de u dans cette base est
1 0 0
0 −1 0 .
0 0 −1
Réponse d’exercice 4.5. Les isométries f de E t.q. f (⃗u) = ⃗u sont des isométries du plan
vectoriel Vect(⃗u)⊥ .
Réponse d’exercice 4.6. Quand ⃗v ∈ F , l’identité est vrai. Maintenant on suppose que
⃗v ∈
/ F.
Le produit vectoriel ⃗n ∧ ⃗v est orthogonal avec Vect{⃗n, ⃗v }, donc h⃗n ∧ ⃗v | pF ⊥ (⃗v )i = h⃗n ∧ ⃗v |
⃗v − h⃗v | ⃗ni⃗ni = 0. Par la formule dans Exercice 4.9, on peut obtenir
pF ⊥ (⃗v ) ∧ (⃗n ∧ ⃗v ) = k⃗v k2 − kpF (⃗v )k2 ⃗n,
Rappel: Dans le plan vectoriel P muni d’une base orthonormée directe {⃗i, ⃗j}, l’image
de ⃗i sous la rotation rθ est (cos θ)⃗i + (sin θ)⃗j.
Alors on a
17
Dans la dernière étape, on a untilisé:
[
k⃗n ∧ ⃗v k = k⃗nk · k⃗v k| sin (⃗
n, ⃗v )| = kpF ⊥ (⃗v )k.
La symétrie orthogonale sF ⊥ par rapport à F ⊥ est donnée par sF ⊥ (⃗x) = ⃗x − 2h⃗x | ⃗ni⃗n. La
composée de rθ,⃗n avec sF ⊥ est
rθ,⃗n (sF ⊥ (⃗v )) = rθ,⃗n (⃗v − 2h⃗v | ⃗ni⃗n)
= rθ,⃗n (⃗v ) − 2h⃗v | ⃗nirθ,⃗n (⃗n)
= −h⃗v | ⃗ni⃗n + (cos θ)(⃗v − h⃗v | ⃗ni⃗n) + (sin θ)⃗n ∧ ⃗v .
On peut trouver que rθ,⃗n ◦ sF ⊥ = sF ⊥ ◦ rθ,⃗n .
Une autre méthode: On peut choisir une base orthonormée directe {⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 } de E
telle que ⃗e1 = ⃗n et la matrice de rθ,⃗n dans cette base est
1
cos θ − sin θ .
sin θ cos θ
Maintenant dans cette base ⃗n = (1, 0, 0)T et soit ⃗v = (x, y, z)T , puis l’identité pourrait être
montrée par un calcul direct.
Réponse d’exercice 4.7. Le produit vectoriel ⃗u ∧ ⃗u′ est orthogonal avec Vect{⃗u, ⃗u′ }, donc
⃗u ∧⃗u′ ∈ (Vect{⃗u}+Vect{⃗u′ })⊥ = Vect{⃗u}⊥ ∩Vect{⃗u′ }⊥ = P ∩P ′ . Comme ⃗u et ⃗u′ ne sont pas
colinéaires, la dimension de Vect{⃗u, ⃗u′ } égale 2, alors dim P ∩P ′ = 1 et P ∩P ′ = Vect{⃗u ∧⃗u′ }.
[
Réponse d’exercice 4.8. Par la formule k⃗u ∧ ⃗v k = k⃗uk · k⃗v k| sin (⃗
u, ⃗v )|.
Réponse d’exercice 4.9. Si ⃗v est colinéaire à w,
⃗ alors
⃗u ∧ (⃗v ∧ w)
⃗ = 0 = h⃗u | wi⃗
⃗ v − h⃗u | ⃗v iw.
⃗
Sinon, ⃗v ∧ w
⃗ 6= 0 et on a une base {⃗v , w,
⃗ ⃗v ∧ w}
⃗ de E. Soit
⃗u ∧ (⃗v ∧ w) ⃗ + c⃗v ∧ w,
⃗ = a⃗v + bw ⃗
et il faut trouver a, b, c. Comme h⃗u ∧ (⃗v ∧ w)
⃗ | ⃗ui = 0 et h⃗u ∧ (⃗v ∧ w)
⃗ | ⃗v ∧ wi
⃗ = 0, on a
0 = ha⃗v + bw
⃗ + c⃗v ∧ w
⃗ | ⃗v ∧ wi
⃗ = ck⃗v ∧ wk ⃗ 2 ⇒ c = 0,
0 = ha⃗v + bw
⃗ + c⃗v ∧ w
⃗ | ⃗ui = ah⃗v | ⃗ui + bhw
⃗ | ⃗ui,
donc ⃗u ∧ (⃗v ∧ w) ⃗ = λ(h⃗u | wi⃗
⃗ v − h⃗u | ⃗v iw)
⃗ pour un réel λ.
Soit {⃗i, ⃗j, ⃗k = ⃗i ∧ ⃗j} une base orthonormée directe canonique de E. On prends (⃗u, ⃗v , w)
⃗
⃗ ⃗ ⃗
être (i, i, j), puis
⃗i ∧ (⃗i ∧ ⃗j) = ⃗i ∧ ⃗k = −⃗j,
h⃗i | ⃗ji⃗i − h⃗i | ⃗ii⃗j = −⃗j,
alors λ = 1 et on a obtenu l’identité désirée.
Le produit vectoriel n’est pas associatif parce que
(⃗u ∧ ⃗v ) ∧ w
⃗ = −w
⃗ ∧ (⃗u ∧ ⃗v ) = −h⃗v | wi⃗
⃗ u + h⃗u | wi⃗
⃗ v 6= ⃗u ∧ (⃗v ∧ w).
⃗
18
5 Feuille d’exercice 5
Réponse d’exercice 5.1. Dans ce cas, on a
′ √
x 2 1/2 − 3/2 x
⃗
Of (M ) = ′ = + √ = Of⃗(O) + f⃗(OM ⃗ ),
y 0 3/2 1/2 y
2
donc f (O) = et l’application vectorielle associée f⃗ est une rotation d’angle π/3. Le
0
xΩ
point fixe Ω = satisfait
yΩ
√
1/2 − 3/2 xΩ 2
I2 − √ = ,
3/2 1/2 yΩ 0
√ √
alors Ω = (1, 3)T . En conclusion, f est une rotation de centre Ω = (1, 3)T et d’angle π/3.
x1 x2
Réponse d’exercice 5.2. Pour tous M = et N = , on calcule la distance
y1 y2
p
d(f (M ), f (N )) = (x′1 − x′2 )2 + (y1′ − y2′ )2
p
= (x1 − 2y1 − x2 + 2y2 )2 + (2x1 + y1 − 2x2 − y2 )2
p
= 5(x1 − x2 )2 + 5(y1 − y2 )2
√
= 5d(M, N ),
√
alors f est une similitude de rapport 5.
On peut réécrire f (M ) comme:
′ √ √
x 1 √ 1/ 5 −2/ 5 x
f (M ) = ′ = + 5 √ √ .
y 1 2/ 5 1/ 5 y
√ √
1/ 5 −2/ 5
Comme la matrice 2/ √
5 1/ 5
√ a déterminant 1, la similitude f est directe.
Le centre Ω = (xΩ , yΩ )T de f satisfait l’équation:
1 + xΩ − 2yΩ xΩ
= ,
1 + 2xΩ + yΩ yΩ
−1/2
donc Ω = .
1/2
√
En
conclusion,
f est la composée de la rotation d’angle θ = arccos 1/ 5 et de centre
−1/2 √
Ω= avec la homothétie hΩ,√5 de centre Ω et de rapport 5.
1/2
Réponse d’exercice 5.3. (1) L’application vectorielle associée f⃗ est la composée R⃗2 ◦ ⃗tIJ⃗ ◦
R⃗1 , donc
f⃗ = rπ/2 ◦ id ◦ rπ/2 = rπ = −id.
19
(2) f (O) = (1, 1)T , f (I) = J, f (J) = I.
(3) L’application affine f est une rotation d’angle π et de centre (1/2, 1/2)T .
z ′ = f (z) =x′ + iy ′
√ √
1 3 3 i
=2 + ( + i )x + (− + )y
2 √2 2 2
√
1 3 z+z 3 i z−z
=2 + ( + i )( ) + (− + )( )
2 √2 2 2 2 2i
1+i 3
=2 + z
2
=2 + eiπ/3 z.
2
√
Alors f est une rotation d’angle π/3 et de centre d’affixe 1−eiπ/3
= 1 + i 3.
(2) En utilisant l’écriture complexe,
z ′ = f (z) = x′ + iy ′
= 1 + i + (1 + 2i)x + (−2 + i)y
z+z z−z
= 1 + i + (1 + 2i)( ) + (−2 + i)( )
2 2i
= 1 + i + (1 + 2i)z.
√
Alors f est une similitude directe de rapport |1 + 2i| = 5. Son point fixe Ω correspond à
1+i
1−(1+2i)
= −1+i
2
. L’application f s’écrit alors
20
√
(b) Le centre de g est 2i−3
= 2 + 3i, le rapport de g est |1 − i| =
2, et l’angle de g est
1−(1−i) √
arg(1 − i) = −π/4. Alors g est la similitude directe de centre d’affixe 2 + 3i de rapport 2
et d’angle −π/4.
(c)
g ◦ f (1) = g(3 − i + 2i) = g(i + 3) = (1 − i)(i + 3) + 2i − 3 = 1,
donc g ◦ f (I) = I. Le produit
√ de 1 − i avec 2i égale 2 + 2i, alors g ◦ f est la similitude directe
de centre I de rapport 2 2 et d’angle π/4.
Réponse d’exercice 5.6. (a) Soit θ l’angle orienté (AB, ⃗ donc il existe un réel λ ∈ R
⃗ AC),
tel que
zC − zA = λeiθ (zB − zA ),
alors θ = arg zzBC −z
−zA
A
.
(b) Par la question (a),
⃗
′ ′ ⃗
′ ′ f (zC ) − f (zA )
(A B , A C ) = arg
f (zB ) − f (zA )
(azC + b) − (azA + b)
= arg
(az + b) − (azA + b)
B
zC − zA
= arg
zB − zA
⃗ AC).
= arg(AB, ⃗
(c) Une similitude indirecte est la composée d’une similitude directe avec la similitude rep-
resentée par z 7→ z. Comme on a
zC − zA zC − zA zC − zA
arg = arg = − arg ,
zB − zA zB − zA zB − zA
les similitudes indirectes transforment tout angle en son opposé.
Réponse d’exercice 5.7. (1) ⃗vD = (1, 1)T est un vecteur directeur de D. Pour un vectur
⃗v = (x, y)T , l’image
x+y y
⃗sD (⃗v ) = 2p⃗vD (⃗v ) − ⃗v = 2 ⃗vD − ⃗v = ,
2 x
⃗ OJ)
donc la matrice de ⃗sD dans la base (OI, ⃗ est ( 0 1 ).
1 0
x
(2) La nouvelle origine O′ = (1, −1)T . Pour tout point M de coordonnées , l’image
y
sD (M ) a coordonnées
′
x 1 0 1 x 1+y
= + = .
y′ −1 1 0 y −1 + x
21
(3) Dans le repère (O, I, J),
x 1+y 2+y
h( ) = t⃗u ( )= ,
y −1 + x x
(2)
22