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Le Corrigé Des Exercices

Le document présente les corrigés d'exercices mathématiques portant sur les produits scalaires, les projections orthogonales et les propriétés des espaces vectoriels. Il inclut des démonstrations et des calculs détaillés, ainsi que des réponses à des questions sur la dimension des espaces et les propriétés des fonctions. Les résultats sont accompagnés d'exemples illustratifs pour clarifier les concepts abordés.

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Le corrigé des exercices

Yi Shan
April 8, 2024

1 Feuille d’exercices 1
Réponse d’exercice 1.1. (1) Soit ⃗v = ⃗v1 + ⃗v2 tel que ⃗v1 = λ⃗u et ⃗v2 ⊥ ⃗u. On prend le
produit scalaire avec ⃗u et obtien que

h⃗u | ⃗v i = h⃗u | λ⃗u + ⃗v2 i = λh⃗u | ⃗ui.


⟨⃗
u|⃗v ⟩
Donc λ = ⟨⃗
u|⃗
u⟩
et on peut écrire

h⃗u | ⃗v i h⃗u | ⃗v i
⃗v = ⃗v1 + ⃗v2 , ⃗v1 = ⃗u, ⃗v2 = ⃗v − ⃗u.
h⃗u | ⃗ui h⃗u | ⃗ui
Il est facile de vérifier que ⃗v1 , ⃗v2 satisfont les conditions désirées et cette manière d’écrire est
unique.
(2) On définie les applications:

h⃗u | ⃗v i 2h⃗u | ⃗v i
p(⃗v ) = ⃗u, s(⃗v ) = ⃗u − ⃗v .
h⃗u | ⃗ui h⃗u | ⃗ui
Elles sont des endomorphismes de P car le produit scalaire est bilinéaire.
(3) Par notre formule pour p, on a k⃗v − p(⃗v )k = k⃗v2 k. Pour tout w
⃗ ∈ Vect{⃗u},
p
k⃗v − wk
⃗ = k⃗v1 + ⃗v2 − wk
⃗ = k(⃗v1 − w)⃗ + v⃗2 k = k⃗v1 − wk⃗ 2 + kv⃗2 k2 ≥ k⃗v2 k

car ⃗v1 − w
⃗ ∈ Vect(⃗u) est orthogonal à ⃗v2 .
(4) Maintenant ⃗u = (1, 2)T .
(a) Quand ⃗v = (1, 1)T , p(⃗v ) = ( 53 , 56 )T et s(⃗v ) = ( 51 , 75 )T .
(b) On se donne ⃗v = (x, y)T , donc
  1 2  
x + 2y (x + 2y)/5 x
p(⃗v ) = ⃗u = = 25 54
5 (2x + 4y)/5 5 5
y
   
−3/5 4/5
et alors P = 2/51/5 2/5
4/5 . Comme s(⃗
v ) = 2p(⃗v ) − ⃗
v , on a S = 2P − I 2 = 4/5 3/5 .
(c) P 2 = P et S 2 = I2 . Le résultat n’est pas surprenant car p est la projection d’un
vecteur sur le sous-espace Vect(⃗u), et s est la réflexion par rapport à l’axe Vect(⃗u).

1
Réponse d’exercice 1.2.

kuk2 = u · u = 22 + (−5)2 + (−1)2 = 30,


kvk2 = v · v = (−7)2 + (−4)2 + 62 = 101,
ku + vk2 = k(−5, −9, 5)T k2 = 131,
u · v = 2 × (−7) + (−5) × (−4) + (−1) × 6 = 0.

C’est logique parce que la définition du produit scalaire d’une norme k k est
1 
u·v = ku + vk2 − kuk2 − kvk2 .
2
Si on a λ, µ ∈ R tel que λu + µv = 0, donc

0 = (λu + µv) · u = 30λ

et λ = 0. Par la même méthode, µ = 0. Alors la famille {u, v} est libre.


Réponse d’exercice 1.3. (1) Tautologie.
(2) Par l’inégalité de Cauchy-Schwartz,

|hX | Y i| ≤ kXk · kY k,

donc

kX + Y k22 = kXk22 + kY k22 + 2hX | Y i ≤ kXk22 + kY k22 + 2kXk2 kY k2 = (kXk2 + kY k2 )2 .

(3) Tautologie.
Réponse d’exercice 1.4. (1) Pour tout (x, y) ∈ E 2 ,

hx + y | x + yi = hx | xi + hy | yi + 2hx | yi = kxk2 + kyk2 + 2hx | yi,


hx − y | x − yi = hx | xi + hy | yi − 2hx | yi = kxk2 + kyk2 − 2hx | yi,
hx + y | x − yi = hx | xi − hy | yi = kxk2 − kyk2 .

(2) Pour tout (x, y) ∈ E 2 , par les résultats de la question précédente on a:


  
kx+yk2 +kx−yk2 = kxk2 + kyk2 + 2hx | yi + kxk2 + kyk2 − 2hx | yi = 2 kxk2 + kyk2 .

Cette identité s’appelle l’identité du parallélogramme parce que 2 (kxk2 + kyk2 ) est la somme
de carrés des longueurs des quatre côtés dún parallélogramme et kx + yk, kx − yk sont des
longueurs de ses deux diagonales.
(3) Pour tout (x, y) ∈ E 2 ,

2 + kx + yk2 ≤ 2 + kx + yk2 + kx − yk2



= 2 1 + kxk2 + kyk2

≤ 2 1 + kxk2 + kyk2 + kxk · kyk = 2(1 + kxk2 )(1 + kyk2 ).

2
Réponse d’exercice 1.5. (1) D’abord on montre que V est un sous-espace vectoriel de E:

• pour x, y ∈ V , hx + y | ui = hx | ui + hy | ui = 0 donc x + y appartient à V ;

• pour x ∈ E et λ ∈ R, hλx | ui = λhx | ui = 0 donc λx appartient à V .

L’espace V et Vect{u} sont en somme directe parce que leur intersection est nulle: si λu ∈ V ,
alors λ = ⟨λu|u⟩
⟨u|u⟩
= 0.
(2) L’application φ : E → R, x 7→ hx | ui est une forme linéaire car le produit scalaire est
bilinéaire. Son noyau ker φ est V , donc par le théorème du rang,

dim V = dim ker φ = dim E − dim im φ = n − 1.

(3) On peut définir la projection orthogonal sur Vect{u} comme:

hx | ui φ(x)
p(x) = u= u,
hu | ui φ(u)

et la symétrie orthogonale par rapport à Vect{u} comme:

2φ(x)
s(x) = 2p(x) − x = u − x.
φ(u)

Réponse d’exercice 1.6. On va vérifier les trois conditions dans la définition d’un produit
scalaire:

• (S) Pour tout (f, g) ∈ E 2 ,


Z 1 Z 1
hg | f i = g(t)f (t)dt = f (t)g(t)dt = hf | gi;
−1 −1

• (B) Pour tout (f, g, h) ∈ E 3 et tout (λ, µ) ∈ R2 ,


Z 1
hλf + µg | hi = (λf (t) + µg(t)) h(t)dt
−1
Z 1 Z 1
=λ f (t)h(t)dt + µ g(t)h(t)dt
−1 −1
= λhf | hi + µhg | hi,
Z 1
hf | λg + µhi = f (t) (λg(t) + µh(t)) dt
−1
Z 1 Z 1
=λ f (t)g(t)dt + µ f (t)h(t)dt
−1 −1
= λhf | gi + µhf | hi;

3
• (P) Pour une fonction f ∈ E non nulle, il existe un point x0 ∈ [−1, 1] tel que A :=
|f (x0 )| 6= 0. Comme f est continue, on a un intervalle I ⊂ [−1, 1] de longueur B > 0
contenant x0 tel que pour tout x ∈ I, |f (x)| ≥ A/2. Alors,
Z 1 Z
hf | f i = f (t) dt ≥ |f (t)|2 dt ≥ (A/2)2 · B > 0,
2
−1 I

et donc le produit scalaire h | i est definie positif.

Réponse d’exercice 1.7. (1) L’espace R2 [X] est de dimension 3 parce que c’est engendré
par une famille libre {1, X, X 2 }.
(2) Il faut résoudre la système:

P (0) = c = 0, P (1) = a + b + c = 0, P (2) = 4a + 2b + c = 0.

La seule solution est a = b = c = 0.


(3) Les conditions (S) et (B) sont facile à vérifier, et on peut vérifier (P) en utilisant le
résultat de la question précédente.
(4) La famille {1, X, X 2 } n’est pas orthogonale car

f (1, X) = 1 × 0 + 1 × 1 + 1 × 2 = 3 6= 0.

(5) Maintenant on pose

P0 = (X − 1)(X − 2), P1 = X(X − 2), P2 = X(X − 1).

Comme Pi (j) = 0 pour tous i 6= j ∈ {0, 1, 2}, la famille {P0 , P1 , P2 } est orthogonale. On
peut calculer ses normes
p p p
f (P0 , P0 ) = |P0 (0)| = 2, f (P1 , P1 ) = |P1 (1)| = 1, f (P2 , P2 ) = |P2 (2)| = 2,

et obtenir une base orthonormée { P20 , P1 , P22 } de R2 [X].


(6) Similairement, on a une famille orthogonale {P0 , P1 , . . . , Pn } de Rn [X] définie par
Y
Pi (X) = (X − xj ), i = 0, 1, . . . , n.
j̸=i
Q
La norme de Pi égale | j̸=i (xi − xj )|, donc on a une base orthonormée:
(Q )
(X − x j )
Qj̸=i i = 0, 1 . . . , n .
j̸=i (xi − xj )

Réponse d’exercice 1.8.

(i) Vrai

(ii) Faux

4
(iii) Vrai

(iv) Vrai

(v) Vrai

(vi) Faux

(vii) Faux

(viii) Vrai

Réponse d’exercice 1.9. (1) Facile


(2) Si ⃗u = (x, y)T , alors
h⃗u | ⃗ui = x2 + xy + y 2 = fy (x).

(3) C’est facile de montrer que l’application h⃗u1 | ⃗u2 i est symmétrique et bilinéaire. Par les
questions (1) et (2), on peut obtenir que cette application est définie positive. On a
1 1
h(x1 , y1 )T | (x2 , y2 )T i = x1 x2 + x1 y2 + x2 y1 + y1 y2
2 2  
 1 1/2 x2
= x1 y1 ,
1/2 1 y2
 
1 1/2
donc A = .
1/2 1
(4) Ils ne sont pas orthogonaux dans cet espace euclidien car

h⃗i | ⃗ji = 1/2 6= 0.

Le vecteur ⃗j − h⃗i | ⃗ji⃗i = ⃗j − ⃗i/2 = (−1/2, 1)T est orthogonal avec ⃗i. Alors on peut prendre
⃗k = √(−1/2,1)T
= (√ −1 √2
, 3 ) tel que {⃗i, ⃗k} est une famille orthonormée.
f1 (−1/2) 3

Réponse d’exercice 1.10. (1) Par l’inégalité de Cauchy-Schwartz,

X
n X
n
p2n ≤ u2k · vk2 = Sn (u) · Sn (v),
k=0 k=0

donc la suite {pn } converge. Pour deux suites réeles u, v dans ℓ2 (R), la suite

X
n
Sn (u + v) = (uk + vk )2 = Sn (u) + Sn (v) + 2pn
k=1

converge. On peut montrer facilement que pour toute u ∈ ℓ2 (R) et λ ∈ R, λu ∈ ℓ2 (R). Alors
ℓ2 (R) est un espace vectoriel.
(2) Tautologie

5
Réponse d’exercice 1.11. (1) Je ne veux pas faire ça dans LaTeX.
(2) Le produit scalaire ⃗ua · ⃗ub égale cos a cos b + sin a sin b. L’angle entre ces deux vecteurs
unitaires est |b − a|, donc

⃗ua · ⃗ub = cos |b − a| = cos(n − a).

Alors on retrouve
cos(b − a) = cos a cos b + sin a sin b.

(3) Utilise la même méthode pour:

• ⃗u−a · ⃗ub ;

• ⃗u π2 −a · ⃗ub ;

• ⃗u π2 −b · ⃗u−a .

Réponse d’exercice 1.12. (1) Similairement avec Exercice 1.6.


(2)

(i)
Z 2π Z 2π
1 1 cos(k + ℓ)t + cos(k − ℓ)t
hck | cℓ i = cos(kt) cos(ℓt)dt = dt
2π 0 2π 0 2

1/2, si k = ℓ
=
0, sinon

(ii)
Z 2π Z 2π
1 1 cos(k − ℓ)t − cos(k + ℓ)t
hsk | sℓ i = sin(kt) sin(ℓt)dt = dt
2π 0 2π 0 2

1/2, si k = ℓ
=
0, sinon

(iii)
Z Z
1 2π
1 2π
sin(k + ℓ)t + sin(ℓ − k)t
hck | sℓ i = cos(kt) sin(ℓt)dt = dt = 0.
2π 0 2π 0 2

Donc {c0 , c1 , c2 , . . . , s1 , s2 , . . .} est orthogonale.


(3) Comme {c0 , c1 , c2 , s1 , s2 } est orthogonale, cette famille est libre, donc

dim Vect{c0 , c1 , c2 , s1 , s2 } = 5.

6
2 Feuille d’exercices 2
Réponse d’exercice 2.1. (a) On applique le procédé de Gram-Schmidt pour {a, b}.
   
1 1 1
v1 = , kv1 k = 5, donc v1 = √
2
2 5 2
       
1 hb | v1 i 1 3 1 2/5
v2 = − v1 = − =
1 hv1 | v1 i 1 5 2 −1/5
   
√ 2/5 1 2
kv2 k2 = 1/5, donc v2 = 5 =√
−1/5 5 −1

(2) Pour {b, a},    


1 1 1
v1 = , kv1 k = 2, donc v1 = √
2
1 2 1
         
1 ha | v1 i 1 1 3 1 −1/2
v2 = − = − =
2 hv1 | v1 i 1 2 2 1 1/2
   
√ −1/2 1 −1
kv2 k2 = 1/2, donc v2 = 2 =√ .
1/2 2 1
En changeant l’ordre des vecteurs, nous obtenons une base orthonormée différente du même
espace euclidien.
(3) On continue le procédé:
     
2 hc | v1 i 1 hc | v2 i −1/2
v3 = − −
1 hv1 | v1 i 2 hv2 | v2 i 1/2
     
2 4 1 3/5 2/5
= − − =0
1 5 2 1/5 −1/5

Donc le troisième vecteur devien nul.

Réponse d’exercice 2.2. Je ne donne que les résultats finaux:


(1)    
6/7 2/7
3/7 , −6/7
2/7 3/7
(2)      
4/5 −3/5 0
 0  ,  0  , 1 
3/5 4/5 0
(3)      
1 0 0
0 , 1 , 0
0 0 1

7
(4)  √   √   √ 
1/√3 1/√6 1/ √2
1/ 3 ,  1/ 6  , −1/ 2
√ √
1/ 3 −2/ 6 0
(5)      
1/2 1/2 1/2
1/2 −1/2  1/2 
 ,   
1/2 −1/2 , −1/2
1/2 1/2 −1/2
(6)    √   
1/10 −1/ 2 0√
7/10  0   1/ 2 
   √   
1/10 ,  1/ 2  ,  0 

7/10 0 −1/ 2

Réponse d’exercice 2.3. (1) Pour (k, ℓ) ∈ N2 ,


Z 1
1 − (−1)k+ℓ+1
hX | X i =
k ℓ
tk+ℓ dt = .
−1 k+ℓ+1

(2) Pour l’espace Vect{1, X, X 2 },


1
v1 = 1, kv1 k2 = 2 ⇒ v1 = √
2

hX | 1i 3
v2 = X − 1 = X, kv2 k2 = 2/3 ⇒ v2 = √ X
h1 | 1i 2
√ √
hX 2 | 1i hX 2 | Xi 3 5 2 5
v3 = X −
2
1− X = X − 1/3, kv3 k = 8/45 ⇒ v3 = √ X − √
2 2
h1 | 1i hX | Xi 2 2 2 2
Alors on a obtenu une base orthonormée
( √ √ √ )
1 3 3 5 5
√ , √ X, √ X 2 − √ .
2 2 2 2 2 2

(3) On peut voir P (t) comme une fonction continue et appliquer le résultat de l’exercice 1.6.

Réponse d’exercice 2.4. (a) Comme V = Vect{(1, 1, 1)}⊥ , on a V ⊥ = Vect{(1, 1, 1)} et


{(1, 1, 1)} est une base de V ⊥ .
(b) Un vecteur v ∈ V ⇔ v = (x, y, z) t.q. x = −y − z, donc

v = (−y − z, y, z) = y(−1, 1, 0) + z(−1, 0, 1)

8
et {(−1, 1, 0), (−1, 0, 1)} est une base de V . En utilisant le procédé de Gram-Schmidt, nous
obtenons une base orthogonale {(−1, 1, 0), (−1/2, −1/2, 1)} de V .
(c) Pour v = (x, y, z)T ∈ R3 ,
hv | (−1, 1, 0)T i hv | (−1/2, −1/2, 1)T i
pV (v) = (−1, 1, 0) T
+ (−1/2, −1/2, 1)T
k(−1, 1, 0)T k2 k(−1/2, −1/2, 1)T k2
2 1 1 1 2 1 1 1 2
= ( x − y − z, − x + y − z, − x − y + z)T
3 3 3 3  3 3 3 3 3
2/3 −1/3 −1/3 x
= −1/3 2/3 −1/3 y  ,
−1/3 −1/3 2/3 z
donc la matrice représentative de pV est
 
2/3 −1/3 −1/3
PV = −1/3 2/3 −1/3
−1/3 −1/3 2/3
et celle de pV ⊥ est  
1/3 1/3 1/3
PV ⊥ = I − PV = 1/3 1/3 1/3 .
1/3 1/3 1/3
(d) Par le résultat du 4 dans l’exercice 2.2, {(1, 1, −2), (1, −1, 0)} est une base orthogonale
de V .
Réponse d’exercice 2.5. (1) Un vecteur (x, y, z, t)T appartient à V ⊥ si et seulement si
x − y = 0, 3x + y + z = 0.

(2) On peut écrire (x, y, z, t)T ∈ V ⊥ sous la forme


(x, x, −4x, t)T = x(1, 1, −4, 0)T + t(0, 0, 0, 1)T
donc {(1, 1, −4, 0), (0, 0, 0, 1)} est une base de V ⊥ . Par le procédé de Gram-Schmidt, on a
une base orthonormée √ √ √
2 2 2 2 T
{( , ,− , 0) , (0, 0, 0, 1)T }
6 6 3
de V ⊥ .
(3) Un vecteur (x, y, z, t)T ∈ V si et seulement si (x, y, z, t)T ⊥ V ⊥ , qui est équivalent à
x + y − 4z = 0, t = 0.

(4) Par la question (2), {a, b, c, (1, 1, −4, 0)T } est une base de R4 . Comme
−a + b + 9c − 9d
(1, 1, −4, 0)T = ,
2
B = {a, b, c, d} est aussi une base de R4 .
(5) Facile
(6) Refaite le procédé de Gram-Schmidt si tu veux.

9
Réponse d’exercice 2.6. (1) (1, 1, −2)T .
(2) La projection sur P ⊥ est donnée par
 
1/6 1/6 −1/3
hv | (1, 1, −2) i T
x + y − 2z
pP ⊥ (v) = (1, 1, −2)T = (1, 1, −2)T =  1/6 1/6 −1/3 v,
k(1, 1, −2) k
T 2 6
−1/3 −1/3 2/3
alors  
5/6 −1/6 1/3
pP (v) = v − pP ⊥ (v) = −1/6 5/6 1/3 v.
1/3 1/3 1/3

(3) La distance

6
d((0, 0, 1) , P ) = k(0, 0, 1) − pP ((0, 0, 1) )k = k(−1/3, −1/3, 2/3) k =
T T T T
.
3

(4) On les a déja écrites.


Réponse d’exercice 2.7. Soit V ⊂ R[X] le sous-espace engendré par {1, X, X 2 }, donc
Z 1
inf (t3 − at2 − bt − c)2 dt = d(X 3 , V )2 = kX 3 − pV (X 3 )k2 .
a,b,c −1
n √ √ √ o
Par l’exercice 2.3, on a une base orthonormée √1 , √3 X,
2 2
3√ 5 2
2 2
X − √5
2 2
de V , alors
√ √ √ √
1 1 3 3 5 5
pV (X ) = hX | √ i √ + hX | √ Xi √ X + hX | √ (3X − 1)i √ (3X 2 − 1)
3 3 3 3 2
2 2 2 2 2 2 2 2
3
= X.
5
On peut calculer
9 6
d(X 3 , V )2 = kX 3 − 3X/5k2 = hX 3 | X 3 i + hX | Xi − hX 3 | Xi = 8/175.
25 5
Réponse d’exercice 2.8. (1) Pour un vecteur v ∈ E,

v ∈ F ⊥ ∩ G⊥ ⇔ v ⊥ F, v ⊥ G ⇔ v ⊥ (F + G) ⇔ v ∈ (F + G)⊥ ,

donc F ⊥ ∩ G⊥ = (F + G)⊥ .
(2)
  ⊥ ⊥
⊥ ⊥ ⊥ ⊥ ⊥
F +G = F +G = (F ⊥ )⊥ ∩ (G⊥ )⊥ = (F ∩ G)⊥ .

(3) Les deux sous-espaces F ⊥ et G⊥ sont en somme direct car

F ⊥ ∩ G⊥ = (F + G)⊥ = E ⊥ = 0.

Comme F ⊥ + G⊥ = (F ∩ G)⊥ = 0⊥ = E, on a E = F ⊥ ⊕ G⊥ .

10
Réponse d’exercice 2.9. (1)(2) Tautologies
(3)
V1 = 1, f (V1 , V1 ) = 1 ⇒ U1 = 1
V2 = X − f (X, 1) · 1 = X − 1, f (V2 , V2 ) = 1 ⇒ U2 = X − 1
1
V3 = X 2 − f (X 2 , 1) · 1 − f (X 2 , X − 1)(X − 1) = X 2 − 2X +1, f (V3 , V3 ) = 4 ⇒ U3 = (X − 1)2
2
Alors U1 = 1, U2 = X − 1, U3 = 2 (X − 1) .
1 2

(4) On peut vérifier facilement que

f (U1 , P ) = P (1), f (U2 , P ) = P ′ (1), f (U3 , P ) = P ′′ (1),

dont
P ′′ (1)
P = f (U1 , P )U1 + f (U2 , P )U2 + f (U3 , P )U3 = P (1) + P ′ (1)(X − 1) + (X − 1)2 .
2

(5) Pour Rn [X] et un nombre a quelconque, en appliquant le procédé de Gram-Schmidt pour


{1, X, . . . , X n } et le produit scalaire

X
n
f (P, Q) = P (i) (a)Q(i) (a),
i=0

on obtient une base orthonormée {U0 , U1 , . . . , Un }:


1
Uk = (X − a)k , k = 0, 1, . . . , n.
k!
Alors pour tout P ∈ Rn [X], il a un développement de la forme suivante:

X
n
P (k) (a)
P (X) = (X − a)k .
k=0
k!

3 Feuille d’exercices 3
Réponse d’exercice 3.1. (1) La matrice M ∈ O3 (R) si et seulement si les vecteurs colonnes
forment une base orthonormée de R3 muni du produit scalaire usuel. Alors, on a


 3 + a2 + 3 = 6

 2 + 2 + b2 = 6


 c2 + d 2 + e 2 = 6
√ √ √

 √ 6 + √2a + 3b = 0



 2c + 2d + √be = 0
 √
3c + ad + 3e = 0

11
En résolvant ce système d’équations, on obtient

a = 0, b = − 2,

et
 2
 c + d2 + e2 = 6
c+d−e=0

c+e=0

Alors √ √
(a, b, c, d, e) = (0, − 2, 1, −2, −1) ou (0, − 2, −1, 2, 1).


(2) Le déterminant de M , en prenant a = 0, b = − 2, égale

det M = (−c + 2d + e)/6.



Donc M ∈ SO3 (R) si et seulement si (a, b, c, d, e) = (0, − 2, −1, 2, 1).

Réponse d’exercice 3.2. (1) On pose que


 
a11 a12 a13
M =  0 a22 a23 
0 0 a33

avec a11 a22 a33 6= 0 et M −1 = (bij )1≤i,j≤3 . La relation M M −1 = 0 montre que

0 = (M M −1 )31 = a33 b31 ,


0 = (M M −1 )32 = a33 b32 ,
0 = (M M −1 )21 = a22 b21 + a33 b31 .

Alors on a b21 = b31 = b32 = 0, donc M −1 est inversible et triangulaire supérieure. Les
coefficients diagonaux de M −1 sont a−1 −1 −1
11 , a22 , a33 .
(2) Une matrice inversible et triangulaire supérieure M est orthogonale si et seulement si
M −1 = M T . Comme M T = M −1 est triangulaire supérieure par la question précédente,
donc M est triangulaire inférieure. Une matrice qui est triangulaire supérieure et triangulaire
inférieure en même temps est diagonale, donc les matrices triangulaires supérieures de O3 (R)
sont des matrices diagonales à coefficients diagonaux non nuls.
(3) Soit M une matrice orthogonale dont les coefficients sont tous positifs. Supposons que
certaines colonnes de M contiennent plus d’un élément strictement positif. Alors, selon le
principe des tiroirs, il doit y avoir un composant strictement positif dans au moins deux
colonnes, ce qui contredit l’orthogonalité de M .
Alors les matrices orthogonales à coefficients positifs sont
           
1 0 0 1 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 1 0 0 1
0 1 0 , 0 0 1 , 1 0 0 , 0 0 1 , 1 0 0 , 0 1 0 .
0 0 1 0 1 0 0 0 1 1 0 0 0 1 0 1 0 0

12
Réponse d’exercice 3.3. (1) Pour tout vecteurs X, Y ∈ Rn ,

hP X | P Y i = (P X)T P Y = X T P T P Y = X T Y = hX | Y i.

(2) Soit Z ∈ Cn un vecteur propre correspondant à λ, et on écrit Z = X + iY , où X, Y ∈ Rn .


Comme λX + iλY = λZ = P Z = P X + iP Y , on a P X = λX et P Y = λY . Alors on peut
supposer que λ admet un vecteur propre réel X ∈ Rn . Par la question précédente,

λ2 kXk2 = hλX | λXi = hX | Xi = kXk2 .

Alors λ2 = 1 et λ = 1 ou − 1.
(3) Maintenant on a P Z = λZ pour λ ∈ C et Z = (z1 , . . . , zn )T ∈ Cn .
T
(a) Z Z = |z1 |2 + · · · + |zn |2 .
(b)
T T
(P Z)T (P Z) = Z P T P Z = Z Z.

(c) Comme P Z = λZ,


T T T T
|λ|2 Z Z = λZ λZ = P Z P Z = Z Z.
T
Donc |λ| = 1 car Z Z est non nul.
(4) Soit A ∈ Mn (R) symmétrique admet une valeur propre λ ∈ C pour laquelle on a un
T
vecteur propre Z ∈ Cn . Le produit matriciel Z AZ égale
T T
Z (λZ) = λZ Z.
T T T T
Comme A est symmétrique, Z AZ = Z AT Z = (AZ) Z = λ(Z Z), donc λ = λ est réelle
T
car Z Z est non nul.
Réponse d’exercice 3.4. (1)(2) Tautologies.
(3) Le sous-espace V := ker(φ − Id) est le sous-espace de polynômes pairs, qui est engendré
par {1, X 2 }. L’orthogonal de V est engendré par X, alors V ⊥ est le sous-espace de polynômes
impairs.
On peut décomposer P comme
P + φ(P ) P − φ(P )
P = + ,
2 2
òu (P +φ(P ))/2 est un polynôme pair et (P −φ(P ))/2 est impair, donc P 7→ (P −φ(P ))/2 est
la projection orthogonale sur V ⊥ = Vect{X}. Alors la symmétrie orthogonale par rapport
à V est donnée par
P − φ(P )
P 7→ P − 2 · = φ(P ),
2
donc φ est un symmétrie orthogonale.
(4) La matrice de φ est diag(1, −1, 1), donc ses valeurs propres sont 1, −1.

13
Réponse d’exercice 3.5. On note ker(u − Id) par F , et note Im(u − Id) par G. Pour tout
x ∈ F et tout y = u(z) − z ∈ G, on a

hx | yi = hx | u(z)i − hx | zi = hu(x) | u(z)i − hx | zi = 0,

donc F ⊥ G et par le théorème du rang E = F ⊕ G. Alors F ⊥ = G et G⊥ = F .

Réponse d’exercice 3.6. Facile. On peut écrire E comme E1 ⊕ E2 dont u|E1 = IdE1 et
u|E2 = −IdE2 . Alors E est la symétrie orthogonale par rapport à E1 .
 
0 1 0
Réponse d’exercice 3.7. (1) P = 1 0 0.
  0 0 1
1/3 2/3 −2/3
(2) Q =  2/3 1/3 2/3 .
−2/3 2/3 1/3
(3) Tautologie.

Réponse d’exercice 3.8. s ◦ s = Id. Soit S la matrice de s dans une base orthonormée.
Car S 2 = I = SS T , on a S = S T . Alors S est orthogonale et symétrique.
La réciproque: Soit s une isométrie vectorielle de E dont le matrice S de s dans une
base orthonormée est orthogonale et symétrique. Alors S 2 = SS T = I et s2 = Id. Si λ
est un valeur propre de s, donc il existe un vecteur non-nul v ∈ E tel que sv = λv. Car
v = s2 v = s(λv) = λ2 v, on a λ = ±1. Par l’exercice 3.6, s est une symétrie orthogonale.

Réponse d’exercice 3.9. (1) Par le procédé de Gram-Schmidt, on a les identités suivantes:
x1
v1 = x1 , u 1 = ,
kx1 k
hx2 | x1 i v2
v2 = x2 − hx2 | u1 iu1 = x2 − x1 , u 2 = ,
hx1 | x1 i kv2 k
······

alors pour k = 1, 2, . . . , n, le vecteur uk = ∥vvkk ∥ , où vk ∈ xk + Vect{x1 , . . . , xk−1 }. Car


Vect{x1 , . . . , xk−1 } = Vect{u1 , . . . , uk }, pour chaque k, xk ∈ kvk kuk + Vect{u1 , . . . , uk−1 },
donc R = MatU X est triangulaire supérieure à diagonale positive.
(2) Soit E la base canonique de Rn . Comme

A = MatE X = MatE U · MatU X = MatE U · R,

la matrice A peut s’écrire QR, où Q = MatE U est orthogonale et R est triangulaire supérieure
à diagonale positive.
(3) Il faut montrer que si une matrice orthogonale X est triangulaire supérieure à diagonale
positive, alors X = In . C’est montré par la même méthode de l’exercice 3.2(2).

14
4 Feuille d’exercices 4
Réponse d’exercice 4.1. (1) Dans le base {⃗i, ⃗j}, on a

sα (⃗i) = 2pDα (⃗i) − ⃗i = 2h⃗uα | ⃗ii⃗uα − ⃗i = (2 cos2 α − 1)⃗i + 2 sin α cos α⃗j = cos 2α⃗i + sin 2α⃗j,
sα (⃗j) = 2h⃗uα | ⃗ji⃗uα − ⃗j = 2 sin α cos α⃗i + (2 sin2 α − 1)⃗j = sin 2α⃗i − cos 2α⃗j,

donc la matrice représentative Sα est


 
cos 2α sin 2α
.
sin 2α − cos 2α

(2) Pour deux réels α et β, les produits


   
cos 2α cos 2β + sin 2α sin 2β cos 2α sin 2β − sin 2α cos 2β cos 2(α − β) − sin 2(α − β)
Sα S β = = ,
sin 2α cos 2β − cos 2α sin 2β sin 2α sin 2β + cos 2α cos 2β sin 2(α − β) cos 2(α − β)
 
cos 2(β − α) − sin 2(β − α)
S β Sα = .
sin 2(β − α) cos 2(β − α)

(3) On note la matrice de la rotation d’angle α par Mα . Par la question (2), on a Sα Sβ =


M2(α−β) pour tous α, β ∈ R. Alors pour la rotation Mα ,

Mα = M2(α/2−0) = Sα/2 S0

est la composée de deux symétries orthogonales.


(4) Le groupe O(P ) n’est pas commutatif parce que Sπ/4 S0 = Mπ/2 6= M−π/2 = S0 Sπ/4 .
Réponse d’exercice 4.2. (i) C’est une rotation d’angle π/4.
(ii) C’est une symétrie par rapport à
 √ 
−1/2 3/2 √
ker(u − Id) = ker √ = Vect{( 3, 1)T }.
3/2 −3/2

(iii) C’est une symétrie par rapport à


 
−8/5 4/5
ker(u − Id) = ker = Vect{(1, 2)T }.
4/5 −2/5

(iv) C’est une symétrie par rapport à


 
−8/13 12/13
ker(u − Id) = ker = Vect{(3, 2)T }.
12/13 −18/13

Réponse d’exercice 4.3. Soit {⃗v } une base de l’orthogonale de la driote Vect{⃗u} dans E.
Comme f ∈ O(E) et f (⃗u) = ⃗u, l’image f (⃗v ) égale ±⃗v . Si f (⃗v ) = ⃗v , f = Id; si f (⃗v ) = −⃗v ,
f = sVect{⃗u} est la symétrie par rapport à la droite Vect{⃗u}.

15
Réponse d’exercice 4.4. (1) Car det A = 1, il existe une base orthonormée E = {e1 , e2 , e3 }
dont la matrice de l’endomorphisme u dans E est
 
1 0 0
0 cos θ − sin θ , θ ∈ [−π, π].
0 sin θ cos θ

La droite D = ker(A − I3 ) est engendrée par (x, y, z)T t.q.


 √  
−1/2 − 2/2
√ 1/2
√ x
 2/2   y  = 0 ⇔ x = z, y = 0.
√−1 − 2/2
1/2 2/2 −1/2 z
√ √
Alors on choisit e1 = (1/ 2, 0, 1/ 2).
Comme Tr(A) = 1+2 cos θ, on a cos θ = 0, donc θ = −π/2 ou π/2. On prend X = (0, 1, 0)
un vecteur quit n’est pas colinéaire à e1 . Car det(e1 , X, u(X)) = det(e1 , X, AX) > 0, sin θ
est positif et θ = π/2, donc u est une rototaion d’axe dirigé par e1 et d’angle√π/2. √
Pour la base B, on choisit
 √ e2 
= (0,  T
1, 0) , donc
√ e3= e1 ∧ e2 = (−1/ 2, 0, 1). En
 1/ 2 0 −1/ 2 
conclusion, dans la base  0√  
, 1 ,  0√  , la matrice de la rotation u est
 
1/ 2 0 1/ 2
 
1 0 0
0 0 −1 .
0 1 0

Remarque: La base {e1 , e2 , e3 } n’est pas unique, et si on change l’orientation, l’angle de la


rotation u devient −θ = −π/2.
(2) On peut choisir la base
      
 1 1 1 −3 
1 1
{e1 , e2 , e3 } = √ −1 , √ 1 , √  3  ,
 11 2 0 22 
3 2

et la matrice de u dans cette base est


 
−1 0 √0
0 
√5/6 − 11/6 .
0 11/6 5/6

11
L’endomorphisme u est une antiroration d’axe dirigé par e1 et d’angle arcsin 6
.
(3) On peut choisir
      
 1 −2
1   1  
1 1
{e1 , e2 , e3 } = √  
4 ,√ 0 , 1 ,
3 2 2 −1 3 
1 −2

16
et la matrice de u dans cette base est
 
1 0 0
0 −1 0  .
0 0 −1

L’endomorphisme u est une roration d’axe dirigé par e1 et d’angle π.

Réponse d’exercice 4.5. Les isométries f de E t.q. f (⃗u) = ⃗u sont des isométries du plan
vectoriel Vect(⃗u)⊥ .

Réponse d’exercice 4.6. Quand ⃗v ∈ F , l’identité est vrai. Maintenant on suppose que
⃗v ∈
/ F.
Le produit vectoriel ⃗n ∧ ⃗v est orthogonal avec Vect{⃗n, ⃗v }, donc h⃗n ∧ ⃗v | pF ⊥ (⃗v )i = h⃗n ∧ ⃗v |
⃗v − h⃗v | ⃗ni⃗ni = 0. Par la formule dans Exercice 4.9, on peut obtenir

pF ⊥ (⃗v ) ∧ (⃗n ∧ ⃗v ) = k⃗v k2 − kpF (⃗v )k2 ⃗n,

alors {pF ⊥ (⃗v ), ⃗n ∧ ⃗v } est une base orthogonale directe du plan F ⊥ .

Rappel: Dans le plan vectoriel P muni d’une base orthonormée directe {⃗i, ⃗j}, l’image
de ⃗i sous la rotation rθ est (cos θ)⃗i + (sin θ)⃗j.
Alors on a

rθ,⃗n (⃗v ) = pF (⃗v ) + rθ (pF ⊥ (⃗v ))


 
p ⊥ (⃗v ) ⃗n ∧ ⃗v
= h⃗v | ⃗ni⃗n + kpF ⊥ (⃗v )k cos θ F + sin θ
kpF ⊥ (⃗v )k k⃗n ∧ ⃗v k
= h⃗v | ⃗ni⃗n + (cos θ)(⃗v − h⃗v | ⃗ni⃗n) + (sin θ)⃗n ∧ ⃗v .

17
Dans la dernière étape, on a untilisé:
[
k⃗n ∧ ⃗v k = k⃗nk · k⃗v k| sin (⃗
n, ⃗v )| = kpF ⊥ (⃗v )k.
La symétrie orthogonale sF ⊥ par rapport à F ⊥ est donnée par sF ⊥ (⃗x) = ⃗x − 2h⃗x | ⃗ni⃗n. La
composée de rθ,⃗n avec sF ⊥ est
rθ,⃗n (sF ⊥ (⃗v )) = rθ,⃗n (⃗v − 2h⃗v | ⃗ni⃗n)
= rθ,⃗n (⃗v ) − 2h⃗v | ⃗nirθ,⃗n (⃗n)
= −h⃗v | ⃗ni⃗n + (cos θ)(⃗v − h⃗v | ⃗ni⃗n) + (sin θ)⃗n ∧ ⃗v .
On peut trouver que rθ,⃗n ◦ sF ⊥ = sF ⊥ ◦ rθ,⃗n .
Une autre méthode: On peut choisir une base orthonormée directe {⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 } de E
telle que ⃗e1 = ⃗n et la matrice de rθ,⃗n dans cette base est
 
1
 cos θ − sin θ .
sin θ cos θ
Maintenant dans cette base ⃗n = (1, 0, 0)T et soit ⃗v = (x, y, z)T , puis l’identité pourrait être
montrée par un calcul direct.
Réponse d’exercice 4.7. Le produit vectoriel ⃗u ∧ ⃗u′ est orthogonal avec Vect{⃗u, ⃗u′ }, donc
⃗u ∧⃗u′ ∈ (Vect{⃗u}+Vect{⃗u′ })⊥ = Vect{⃗u}⊥ ∩Vect{⃗u′ }⊥ = P ∩P ′ . Comme ⃗u et ⃗u′ ne sont pas
colinéaires, la dimension de Vect{⃗u, ⃗u′ } égale 2, alors dim P ∩P ′ = 1 et P ∩P ′ = Vect{⃗u ∧⃗u′ }.
[
Réponse d’exercice 4.8. Par la formule k⃗u ∧ ⃗v k = k⃗uk · k⃗v k| sin (⃗
u, ⃗v )|.
Réponse d’exercice 4.9. Si ⃗v est colinéaire à w,
⃗ alors
⃗u ∧ (⃗v ∧ w)
⃗ = 0 = h⃗u | wi⃗
⃗ v − h⃗u | ⃗v iw.

Sinon, ⃗v ∧ w
⃗ 6= 0 et on a une base {⃗v , w,
⃗ ⃗v ∧ w}
⃗ de E. Soit
⃗u ∧ (⃗v ∧ w) ⃗ + c⃗v ∧ w,
⃗ = a⃗v + bw ⃗
et il faut trouver a, b, c. Comme h⃗u ∧ (⃗v ∧ w)
⃗ | ⃗ui = 0 et h⃗u ∧ (⃗v ∧ w)
⃗ | ⃗v ∧ wi
⃗ = 0, on a
0 = ha⃗v + bw
⃗ + c⃗v ∧ w
⃗ | ⃗v ∧ wi
⃗ = ck⃗v ∧ wk ⃗ 2 ⇒ c = 0,
0 = ha⃗v + bw
⃗ + c⃗v ∧ w
⃗ | ⃗ui = ah⃗v | ⃗ui + bhw
⃗ | ⃗ui,
donc ⃗u ∧ (⃗v ∧ w) ⃗ = λ(h⃗u | wi⃗
⃗ v − h⃗u | ⃗v iw)
⃗ pour un réel λ.
Soit {⃗i, ⃗j, ⃗k = ⃗i ∧ ⃗j} une base orthonormée directe canonique de E. On prends (⃗u, ⃗v , w)

⃗ ⃗ ⃗
être (i, i, j), puis
⃗i ∧ (⃗i ∧ ⃗j) = ⃗i ∧ ⃗k = −⃗j,
h⃗i | ⃗ji⃗i − h⃗i | ⃗ii⃗j = −⃗j,
alors λ = 1 et on a obtenu l’identité désirée.
Le produit vectoriel n’est pas associatif parce que
(⃗u ∧ ⃗v ) ∧ w
⃗ = −w
⃗ ∧ (⃗u ∧ ⃗v ) = −h⃗v | wi⃗
⃗ u + h⃗u | wi⃗
⃗ v 6= ⃗u ∧ (⃗v ∧ w).

18
5 Feuille d’exercice 5
Réponse d’exercice 5.1. Dans ce cas, on a
 ′    √  
x 2 1/2 − 3/2 x

Of (M ) = ′ = + √ = Of⃗(O) + f⃗(OM ⃗ ),
y 0 3/2 1/2 y
 
2
donc f (O) = et l’application vectorielle associée f⃗ est une rotation d’angle π/3. Le
0
 
xΩ
point fixe Ω = satisfait
yΩ
  √     
1/2 − 3/2 xΩ 2
I2 − √ = ,
3/2 1/2 yΩ 0
√ √
alors Ω = (1, 3)T . En conclusion, f est une rotation de centre Ω = (1, 3)T et d’angle π/3.
   
x1 x2
Réponse d’exercice 5.2. Pour tous M = et N = , on calcule la distance
y1 y2
p
d(f (M ), f (N )) = (x′1 − x′2 )2 + (y1′ − y2′ )2
p
= (x1 − 2y1 − x2 + 2y2 )2 + (2x1 + y1 − 2x2 − y2 )2
p
= 5(x1 − x2 )2 + 5(y1 − y2 )2

= 5d(M, N ),

alors f est une similitude de rapport 5.
On peut réécrire f (M ) comme:
 ′    √ √  
x 1 √ 1/ 5 −2/ 5 x
f (M ) = ′ = + 5 √ √ .
y 1 2/ 5 1/ 5 y
 √ √ 
1/ 5 −2/ 5
Comme la matrice 2/ √
5 1/ 5
√ a déterminant 1, la similitude f est directe.
Le centre Ω = (xΩ , yΩ )T de f satisfait l’équation:
   
1 + xΩ − 2yΩ xΩ
= ,
1 + 2xΩ + yΩ yΩ
 
−1/2
donc Ω = .
1/2

En
 conclusion,
 f est la composée de la rotation d’angle θ = arccos 1/ 5 et de centre
−1/2 √
Ω= avec la homothétie hΩ,√5 de centre Ω et de rapport 5.
1/2

Réponse d’exercice 5.3. (1) L’application vectorielle associée f⃗ est la composée R⃗2 ◦ ⃗tIJ⃗ ◦
R⃗1 , donc
f⃗ = rπ/2 ◦ id ◦ rπ/2 = rπ = −id.

19
(2) f (O) = (1, 1)T , f (I) = J, f (J) = I.
(3) L’application affine f est une rotation d’angle π et de centre (1/2, 1/2)T .

Réponse d’exercice 5.4. (1) En utilisant l’écriture complexe,

z ′ = f (z) =x′ + iy ′
√ √
1 3 3 i
=2 + ( + i )x + (− + )y
2 √2 2 2

1 3 z+z 3 i z−z
=2 + ( + i )( ) + (− + )( )
2 √2 2 2 2 2i
1+i 3
=2 + z
2
=2 + eiπ/3 z.
2

Alors f est une rotation d’angle π/3 et de centre d’affixe 1−eiπ/3
= 1 + i 3.
(2) En utilisant l’écriture complexe,

z ′ = f (z) = x′ + iy ′
= 1 + i + (1 + 2i)x + (−2 + i)y
z+z z−z
= 1 + i + (1 + 2i)( ) + (−2 + i)( )
2 2i
= 1 + i + (1 + 2i)z.

Alors f est une similitude directe de rapport |1 + 2i| = 5. Son point fixe Ω correspond à
1+i
1−(1+2i)
= −1+i
2
. L’application f s’écrit alors

f = hΩ,|1+2i| ◦ RΩ,arg(1+2i) = hΩ,√5 ◦ RΩ,arccos(1/√5) .

(3) En utilisant l’écriture complexe,

z ′ = f (z) = R2 ◦ tIJ⃗ ◦ R1 (z)



= R2 ◦ tIJ⃗ eiπ/2 (z − 1) + 1
= R2 (−1 + i + i(z − 1) + 1)
= R2 (iz)
= eiπ/2 (iz − i) + i
= 1 + i − z.
1+i 1+i
Alors f est une rotation d’angle π et de centre 1−(−1)
= 2
.

Réponse d’exercice 5.5. (a)

f (z) = (1 + i) + 2eiπ/2 (z − (1 + i)) = 3 − i + 2iz.

20

(b) Le centre de g est 2i−3
= 2 + 3i, le rapport de g est |1 − i| =
2, et l’angle de g est
1−(1−i) √
arg(1 − i) = −π/4. Alors g est la similitude directe de centre d’affixe 2 + 3i de rapport 2
et d’angle −π/4.
(c)
g ◦ f (1) = g(3 − i + 2i) = g(i + 3) = (1 − i)(i + 3) + 2i − 3 = 1,
donc g ◦ f (I) = I. Le produit
√ de 1 − i avec 2i égale 2 + 2i, alors g ◦ f est la similitude directe
de centre I de rapport 2 2 et d’angle π/4.

Réponse d’exercice 5.6. (a) Soit θ l’angle orienté (AB, ⃗ donc il existe un réel λ ∈ R
⃗ AC),
tel que
zC − zA = λeiθ (zB − zA ),
 
alors θ = arg zzBC −z
−zA
A
.
(b) Par la question (a),
 

′ ′ ⃗
′ ′ f (zC ) − f (zA )
(A B , A C ) = arg
f (zB ) − f (zA )
 
(azC + b) − (azA + b)
= arg
(az + b) − (azA + b)
 B 
zC − zA
= arg
zB − zA
⃗ AC).
= arg(AB, ⃗

(c) Une similitude indirecte est la composée d’une similitude directe avec la similitude rep-
resentée par z 7→ z. Comme on a
     
zC − zA zC − zA zC − zA
arg = arg = − arg ,
zB − zA zB − zA zB − zA
les similitudes indirectes transforment tout angle en son opposé.
Réponse d’exercice 5.7. (1) ⃗vD = (1, 1)T est un vecteur directeur de D. Pour un vectur
⃗v = (x, y)T , l’image
 
x+y y
⃗sD (⃗v ) = 2p⃗vD (⃗v ) − ⃗v = 2 ⃗vD − ⃗v = ,
2 x

⃗ OJ)
donc la matrice de ⃗sD dans la base (OI, ⃗ est ( 0 1 ).
1 0  
x
(2) La nouvelle origine O′ = (1, −1)T . Pour tout point M de coordonnées , l’image
y
sD (M ) a coordonnées
 ′       
x 1 0 1 x 1+y
= + = .
y′ −1 1 0 y −1 + x

21
(3) Dans le repère (O, I, J),
     
x 1+y 2+y
h( ) = t⃗u ( )= ,
y −1 + x x

donc h n’admet pas des points invariants.


Réponse d’exercice 5.8. (1) Dans ce cas,
−3 + 4i
z ′ = f (z) = 2 − i + ( )z.
5
Comme
−3 + 4i
· 2 − i + (2 − i) = 0,
5
f est une symmétrie orthogonale par rapport à la droite D passant par 2−i 2
et faissant un
arccos(−3/5)
angle 2
avec l’axe des abscisses.
(2) Dans ce cas,
−3 + 4i
z ′ = f (z) = −1 + 3i + ( )z.
5
Comme
−3 + 4i
· −1 + 3i + (−1 + 3i) = 2 + 4i 6= 0,
5
f est une symmétrie glissée, composée de la translation par le vecteur 1+2i et de la symmétrie
de droite D passant par −1+3i 2
et faissant un angle arccos(−3/5)
2
avec l’axe des abscisses.
Réponse d’exercice 5.9. (1) Soit f (z) = cz + d une similitude directe telle que f (a) = a′
et f (b) = b′ . Alors,

f (a) − f (b) a′ − b ′ ab′ − ba′


c= = , d = a′ − ca = ,
a−b a−b a−b
donc la similitude directe est unique et donnée par
a′ − b ′ ab′ − ba′
f (z) = z+ .
a−b a−b

(2)

(a) Quand A⃗′ B ′ = AB


⃗ ⇔ a′ − b′ = a − b, l’application f (z) = z + (a′ − a), alors f est une
translation.
a′ −b′
(b) Quand A′ B ′ = AB, le module de a−b
égale 1, donc f est une isométrie.

(c) Quand A⃗′ B ′ = −2AB,


⃗ on a a′ − b′ = −2(a − b). Alors f (z) = −2z + a′ + 2a, et f est
′ +2a ′
une similitude directe de rapport 2. Son point fixes Ω a point affixe ω = a1+2 = a +2a
3
.
En conlusion, f = hΩ,2 ◦ RΩ,π .

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