Guide FR
Guide FR
Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . vii
Remerciements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . viii
Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . xi
ii
2.3.5 Quelques principes d’hébergement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3.6 Interopérabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
iii
3.7 Gestion des données des MEV 35
3.7.1 Les sources de données de surveillances des MEV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.7.2 Collecte des données de la surveillance des MEV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.7.3 Supports de rapportage et de transmission des données . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.7.4 Assurance qualité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.7.5 Traitement et analyse des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.7.6 Exploitation et diffusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.7.7 Stockage et archivage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.8 Directives de gestion des données de prise en charge 36
3.8.1 Collecte des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.8.2 Transmission des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.8.3 Assurance qualité des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.8.4 Analyse des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.8.5 Exploitation et diffusion des résultats/Informations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.8.6 Stockage des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
iv
Liste des tableaux.
v
Liste des figures.
vi
Remerciements.
viii
Comité technique de redaction
Coordination
- Dr. MANAOUDA Malachie, Ministre de la Santé Publique.
Supervision
- Pr. NJOCK Louis Richard, Secrétaire Général/MINSANTE ;
- Dr ETOUNDI MBALLA Georges Alain, Directeur de la Lutte contre la Maladie, les
Epidémies et les Pandémies, MINSANTE ;
Secrétariat
Equipe de rédaction et de relecture
- Dr FEZEU Maurice, Chef de la Cellule d’Information Sanitaire, MINSANTE ;
- M. BATOUM Emmanuel, Chef de la Cellule Informatique, MINSANTE ;
- M. YOPNDOI Charles, Chef de la Cellule de Suivi, MINSANTE ;
- Dr. ESSO ENDALLE Linda, Sous-Directeur de la Lutte contre les Epidémies et les
Pandémies, MINSANTE ;
- Dr. BILOUNGA NDONGO Chanceline, Chef de Service de la Surveillance, MINSANTE ;
- Dr. NGOMBA Armelle, Chef de Service de la Lutte contre les Epidémies, MINSANTE ;
- Mme TOUNA Claudine, Chef d’Etudes Assistant Numéro N 2, MINSANTE ;
- M. EKANI Guy, Chef d’Etudes Assistant Numéro N 2, MINSANTE ;
Autres membres
- M. MOUANGUE Christian, Cadre/DLMEP ;
- M. KOMPGUEP Boris, Cadre/DLMEP ;
- Dr YOPA Sandra, Cadre/DLMEP ;
- Mme EFFEMBA Manuella, Cadre/DLMEP ;
- M. BAKEBEG Luc, Cadre/DLMEP ;
- Dr ATANGANA Nestor, Cadre/DLMEP ;
- M. NTAMACK Théodore, Cadre/DLMEP ;
- Mme NJEMTA Adeline, Cadre/DLMEP ;
- Mme ATONGAPAI Diana, Cadre/DLMEP ;
- Mme Belle AJONG FONTEM, Cadre/DLMEP ;
- Mr KONGNE Loïc, Cadre d’appui/DLMEP ;
- M. JUGNIA Bertin, Cadre/DSF ;
- M. BONYOHE Martial, Cadre/DROS ;
- Mme MAGON Sandrine, Cadre/CIS ;
- Dr GANDAR Joël, Chef section Surveillance, ONSP ;
- Mme TIOLA Denise, Cadre/ONSP ; ;
ix
- M. TCHUALEU Bertrand, Cadre/LNSP
- M. OTTHOU Jean-Noël, CBIS/DRSP CENTRE ;
- M. MAPOUO Clovis, CBIS/DRSP OUEST ;
- M. MALOUA Marius, CBIS/DRSP LITTORAL.
x
Glossaire
Archivage : ensemble d’actions qui a pour but de garantir l’accessibilité à long terme d’infor-
mations (dossiers, documents, données) que l’on doit ou souhaite conserver pour des raisons
juridiques, historiques ou culturelles.
Confidentialité des données : protection des communications ou des données stockées contre
l’interception et la lecture par des personnes non autorisées.
Cyber criminalité : ensemble des infractions s’effectuant à travers le cyberspace par des moyens
autres que ceux habituellement mis en œuvre, et de manière complémentaire à la criminalité
classique.
Cyber Sécurité : ensemble de mesures de prévention, de protection et de dissuasion d’ordre
technique, organisationnel, juridique, financier, humain, procédural et autres actions permettant
d’atteindre les objectifs de sécurité fixés à travers les réseaux de communications électroniques,
les systèmes d’information et pour la protection de la vie privée des personnes.
Cycle de vie des données : phases du processus par lequel les données sont créées, enregistrées,
traitées, revues, analysées et rapportées, transférées, stockées, récupérées et surveillées jusqu’à
leur retrait et leur destruction.
Données :éléments de base bruts et non interprétés ayant des représentations objectives de faits
ou d’observation mais pas de signification propre.
Données de santé : données "liées aux conditions de santé, aux résultats de la reproduction, à la
démographie, aux causes de décès et à la qualité de vie" d’un individu ou d’une population.
Information : fruit du traitement des données par des algorithmes, des analyses et interprétation
des données rendant les données brutes compréhensibles et intelligibles.
Interopérabilité : La capacité de plusieurs systèmes informatiques et applications logicielles à
communiquer entre eux, à échanger des données et à utiliser les informations échangées.
Santé Numérique : utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC)
dans le domaine de la santé et les domaines connexes, notamment les services de santé, la
surveillance de la santé, la littérature sur la santé et l’éducation, le savoir et la recherche en
matière de santé.
Sauvegarde Ou backup : correspond à une copie d’un ou plusieurs fichiers électroniques créés
en tant que secours.
Sécurité des données : ensemble des moyens mis en œuvre pour empêcher la corruption des
données.
Gestion des données : pratique consistant à recueillir, conserver et utiliser des données de
manière sécurisée, efficace et rentable.
Gestionnaire de données : personne habileté à recueillir, conserver et utiliser des données de
manière sécurisée, efficace et rentable.
Gouvernance des données : dispositions prises pour assurer que les données, quel que soit le
xi
format dans lequel elles sont générées, enregistrées, traitées, conservées et utilisées pour assurer
un enregistrement complet, cohérent et exact tout au long du cycle de vie des données.
Surveillance en Santé Publique : collecte, l’analyse et l’interprétation systématiques et conti-
nues des données sur la survenue de la maladie et/ou des évènements de Santé Publique, et leur
diffusion, en temps opportun, pour la prise de décision.
Système d’authentification des données : permet de contrôler l’accès aux systèmes en vérifiant
si les informations d’identification d’un utilisateur correspondent aux informations d’identifica-
tion contenues dans une base de données d’utilisateurs autorisés ou dans un serveur d’authentifi-
cation des données.
xii
Sigles et abréviations.
xiii
- SNIS : Système National d’Information Sanitaire.
- SQL : Structurate Query Language.
- USAID : U.S. Agency for International Development.
- VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine.
- VPN : Virtual Private Network.
xiv
I
Vue d’ensemble sur la gestion
de données.
1 Introduction générale. . . . . . . . . . . . . 1
1.1 Contexte et justification.
1.2 But et objectifs
1.3 Portée
1.4 Public cible
1
épidémiologique, planification, gestion et réponse aux urgences, etc.).
En vue d’adresser ces problèmes, plusieurs initiatives ont été lancées notamment le dévelop-
pement d’une feuille de route pour l’amélioration de la gestion des données de surveillance
épidémiologique, la création des groupes techniques qui travaillent sur le renforcement du
système de gestion des données.
Le présent guide servira de document de référence aux acteurs à tous les niveaux pour une gestion
optimale des données de surveillance épidémiologique en routine et en situation d’urgence. Dans
son deuxième chapitre, il couvre les généralités concernant la gestion des données, à savoir la
gouvernance des données ainsi que les composantes de la gestion des données notamment la
collecte, le circuit de transmission des données, l’analyse, l’archivage, la qualité et l’exploitation
des données. Le troisième chapitre adresse ces composantes selon certaines portées tel que pré-
senté plus bas dans le document. Ce guide comporte également des Procédures Opérationnelles
Standards pour la mise en œuvre optimale des activités de la gestion des données (voir Annexes).
2
1.2 But et objectifs
1.2.1 But
Ce guide facilitera l’utilisation efficace des données de surveillance épidémiologique pour une
prise de décisions fondée sur des données probantes.
1.2.2 Objectifs
[Link] Objectif général
Définir les directives nationales en matière de gestion de données de surveillance épidémiologique
en routine et en situation d’urgence sanitaire.
1.3 Portée
Le présent document abordera la gestion des données tant en situation de routine qu’en situation
d’urgence. Il concerne les thématiques suivantes :
• Surveillance des MAPE, AP et autres urgences de sante publique (Fondée sur les indica-
teurs, fondée sur les évènements) ;
• Vaccination (Routine, MAPI, AVS, enquêtes, études, évaluations, rapports) ;
• Logistique (Gestion des intrants de laboratoire et de PEC) ;
• Prise en charge (Centre de Traitement, unités de PEC) ;
• Laboratoire (MAPE, Surveillance sentinelle, surveillance génomique, surveillance des
IAS, surveillance de la RAM) ;
• Surveillance aux frontières ;
• Surveillance de la mortalité ;
• Surveillance des Décès Maternels, Périnatals et Riposte (SDMPR) ;
• Surveillance des Maladies Chroniques Non Transmissibles ;
• Surveillance des Maladies Tropicales Négligées.
3
Chapitre 2: Les composantes de la ges-
tion des données.
En plus des taches susmentionnées, le processus de gestion des données peut aussi inclure les
points ci-après :
4
• L’intégration de différents types de données provenant de sources disparates, y compris
des données structurées et non structurées ;
• La garantie d’une haute disponibilité et d’une restauration des données après sinistre ;
• La gestion de l’utilisation et de l’accès aux données par les personnes et les applications ;
• La protection et la sécurisation des données et la garantie de la confidentialité des données.
Au Cameroun, la gestion de données de santé est encadrée par plusieurs instruments normatifs
qui fixent le fonctionnement et le renforcement du Système National d’Information Sanitaire
(SNIS) à tous les niveaux de la pyramide sanitaire y compris le niveau communautaire. Le
cadre normatif de cette gestion décrit les rôles et les responsabilités de chaque intervenant selon
les niveaux : central, intermédiaire et périphérique. Il définit aussi les données à collecter, les
outils de collecte, le circuit de l’information et les aspects pratiques du système d’information.
Plusieurs textes et lois au niveau national la gestion des données. On pourrait citer entre autres :
• La Loi N°2010/012 du 21 Décembre 2010 relative à la cyber sécurité et la cybercriminalité
au Cameroun
• La Loi N° 2010/013 du 21 décembre 2010 régissant les communications électroniques au
Cameroun
• La loi N° 2020/010 du 20 novembre 2020 régissant l’activité statistique au Cameroun et
son décret d’application ;
• L’Arrêté N°1899/MINSANTE du 21/08/2020 portant création, organisation et fonctionne-
ment du comité Interministériel, chargé du suivi de la mise en œuvre du Plan Stratégique
National de Santé Numérique 2020-2024 du Cameroun ;
• La Stratégie Sectorielle de la Santé 2020-2030 ;
• Le Plan Stratégique National de Santé Numérique 2020-2024 ;
• Le Plan opérationnel DHIS2 2022-2024 ;
• La Lettre Circulaire N° D36-59/L/MINSANTE/SG/CIS, sur les nouvelles exigences du
Ministère de la Santé Publique en matière de gestion de l’information sanitaire ;
• Le manuel de lignes directrices pour la production des statistiques de sources administra-
tives.
Le cadre normatif est constitué de quatre composantes à savoir :
• Le fonctionnement du SNIS consiste à : définir ses fonctions, déterminer le profil du
personnel, définir les besoins en ressources humaines, matérielles et équipements à tous
les niveaux de la pyramide sanitaire, à indiquer les procédures minimales du respect et du
suivi de la qualité des données.
• Le circuit de l’information : sanitaire précise les règles de transmission des données entre
les formations sanitaires, les Services de District de la Santé Publique, les Délégations
Régionales de la Santé Publique et le niveau central ainsi que la rétro-information (confère
figure circuit de l’information) ;
• Une liste des principales variables à rapporter :est contenue dans un canevas de rapport
mensuel des activités (RMA), des fiches de notification hebdomadaires des Maladies à
Potentiel Epidémiques (MAPE) et du RMAC (RMA Communautaire) ;
• Les responsables en charge de la gestion des données de santé : assurent les diffé-
rents processus de collecte, de transmission, de traitement, d’analyse, de stockage et de
dissémination des données selon le niveau sanitaire requis.
5
2.2.1 Collecte et saisie des données
La collecte des données est un processus qui consiste à regrouper et enregistrer les données dans
des outils appropriés afin d’en tirer des informations répondant à un besoin spécifique. Elle est
réalisée dans le cadre du système de routine, d’urgence ou des enquêtes et études spécifiques.
C’est une étape importante du processus de génération de l’information. La collecte des données
peut se faire à travers des sources déjà existantes, à l’introduction de nouveaux supports de
collecte de données et à l’aide d’outils physiques ou électroniques. Les données doivent être
recueillies auprès de sources telles que les informateurs clés, les ASC et au sein des FOSA. Ces
données sont reportées dans les outils primaires de collecte telsque les fiches, formulaires et
registres et ensuite saisies dans des logiciels standards telsque le DHIS2 et autres plateformes
adoptées par le MINSANTE pour la notification des données.
2.2.2 Assurance qualité des données
Des données de qualité sont essentielles pour suivre les progrès accomplis dans la réalisation
des Objectifs de Développement Durable (ODD) et des priorités nationales en matière de santé.
Elles sont également essentielles pour renforcer la capacité des pays à prévenir les urgences
sanitaires, à s’y préparer et à y répondre. Des données fiables et exploitables en temps voulu sont
essentielles pour mener à bien des interventions visant à améliorer la santé des populations.
Plusieurs critères ou dimensions ont été définies pour décrire la qualité des données. Il s’agit
principalement de :
• L’exactitude ou la validité : Des données exactes contiennent des erreurs et une partialité
minimales ;
• La fiabilité : Les données sont fiables lorsqu’elles sont mesurées et collectées systémati-
quement dans la durée ;
• La complétude ou l’exhaustivité : Les données complètes capturent tous les individus,
services, sites ou autres unités éligibles qu’elles sont censées mesurer ;
• La précision : La précision signifie que les données sont suffisamment détaillées pour
mesurer les indicateurs conformément à la définition de ces derniers ;
• La promptitude : Les données sont promptes lorsqu’elles respectent les délais de soumis-
sion des rapports au niveau supérieur ;
• L’intégrité et la confidentialité : fait référence à l’ensemble des dispositions prises en
vue d’empêcher toute modification des données, utilisation non autorisée de celles-ci, et
modification du système mise en place pour la collecte de ces données.
L’assurance qualité des données (ou Contrôle qualité des données CQD) est une approche ou un
concept basé une méthodologie d’évaluation rapide de la qualité et de l’adéquation des données
sanitaires utilisées pour la planification et le développement des politiques de santé publique.
Elle utilise un ensemble de directives pour la vérification des données, des outils papiers et
électroniques pour faciliter la collecte et l’analyse des données et s’appuie sur plusieurs méthodes
ou outils d’évaluation notamment :
• DQA (Data Quality Assessment) : qui se concentre exclusivement sur la vérification
de la qualité des données rapportées, l’évaluation de la gestion des données de base et
des systèmes rapportant les indicateurs standard des programmes, menée par une entité
externe au site de prestation ;
• RDQA (Routine Data Quality Assessment) : qui est une est une version simplifiée du
DQA et consiste en une auto-évaluation du site de prestation (en vue de préparer le DQA),
se concentre une thématique précise et est menée en routine dans le cadre des activités de
6
suivi-évaluation ;
• DQR (Data Quality Review) : est une approche globale visant à harmoniser l’assurance
qualité des données dans les programmes de santé. Elle utilise un ensemble d’outils et de
méthodes pour une évaluation transversale de la qualité des données et fournir des lignes
directrices pour la mise en œuvre dans les pays en voie de développement ;
• DQA (Data Quality Audit) : vise à évaluer l’impact de la qualité des données sur
les performances des programmes de santé. Il s’appuie sur 16 modèles d’évaluation
quantitative spécifiques aux indicateurs du VIH/SIDA, le Paludisme et la Tuberculose pour
évaluer la qualité des données, et un module qualitatif générique "Évaluation du système"
pour évaluer les lacunes et les faiblesses du système de notification.
Le tableau ci-après présente de façon plus détaillée les différents outils d’évaluation de la qualité
des données :
OUTILS D’EVALUATION
Items
DQR DQAudit RDQA
Description Approche globale vise à évaluer l’im- Forme d’auto-
visant à harmoniser pact de la qualité évaluation et de
l’assurance qualité des données sur les renforcement des
des données dans les performances des capacités, version sim-
programmes de santé programmes de santé plifiée du Data Quality
Assessment
Méthodologie Utilise la « Master faci- 16 modèles d’évalua- Se focalise sur un
lity List » pour consti- tion quantitative pour domaine/thématique
tuer l’echantillon des évaluer la qualité des dans le cadre du
FOSA à évaluer et re- données, et un module suivi/évaluation
cueille des informations qualitatif générique
sur un maximum de 05 "Évaluation du sys-
programmes de santé tème" pour évaluer
prioritaires les lacunes et les fai-
blesses du système de
notification
Durée de mise en entre 3 et 6 mois Au moins 3 mois Une semaine
oeuvre
Fréquence de annuelle Si besoin est (plurian- régulièrement (dans le
mise en oeuvre nuelle) cadre des supervisions
de routine)
Niveau de mise en Stratégique (national) Evaluation externe (par- FOSA et niveaux inter-
oeuvre tenaire, bailleur,..) médiaires (district et ré-
gion)
7
F IGURE 2.2 – Cadre conceptuel du RDQA
Pour ce qui est du cas particulier du RDQA recommandé pour les niveaux périphérique et
intermédiaire, les activités à mener pour améliorer la qualité des données sont présentées dans le
tableau ci-après :
Responsables FOSA et
• S’assurer de la formation du personnel
DS
chargé de la collecte et la saisie des don-
nées ;
• S’assurer de la disponibilité des SOPs des
différents outils utilisés au niveau du site,
• Organiser les réunions de validation des
données dans les sites ;
8
• Coordonner les supervisions de la qualité
des données sur site
• Prendre part aux réunions de révue des
données au niveau régional
9
F IGURE 2.3 – Circuit de transmission des données dans le cadre de la SIMR, SIMR 3e édition
L’analyse des données de surveillance est un processus dans lequel les données sont examinées,
traitées, interprétées afin qu’elles servent à la compréhension de l’état de santé d’une population.
Elle vise à identifier les modèles, les tendances, les corrélations et les associations entre facteurs
de risques, les expositions et les maladies. L’objectif principal de l’analyse des données est de
fournir des informations essentielles pour comprendre la répartition des maladies, évaluer les
facteurs de risques, orienter les interventions en sante publique et prendre des décisions factuelles
pour la prévention et le contrôle des maladies. Cette analyse est généralement faite de façon
hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle et annuelle (routine) et/ou quotidienne (urgence). Le
processus d’analyse des données inclut :
10
2.2.5 Exploitation et diffusion des résultats/Informations
L’exploitation des données, ou la valorisation des données consiste à utiliser les données pour
extraire des informations utiles, identifier des tendances pour optimiser les prises de décisions.
La diffusion quant à elle consiste à mettre les résultats obtenus à disposition des utilisateurs par
divers moyens. Le processus d’exploitation peut inclure l’analyse des données, la modélisation
statistique et la visualisation des données.
2.2.6 L’exploitation et la rétro information des données
L’exploitation des données s’effectue à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Pour cela,
les analyses faites au préalable à chaque niveau permettront de visualiser les tendances des
indicateurs clés ce qui favorise une meilleure prise de décision. L’évolution dans le temps d’un
même type de données doit alerter en cas de différence significative par rapport à ce qui est
généralement remarqué.
11
fréquemment utilisées mais qui doivent être conservées pour des raisons légales, historiques ou
réglementaires. Il s’agit d’une méthode de préservation à long terme qui vise à garantir l’intégrité
et la disponibilité des données sur une période prolongée. Pour un bon archivage de données, il
est nécessaire de choisir un moyen de stockage adéquat.
Il est important de choisir la méthode d’archivage qui convient le mieux à vos besoins en termes
de sécurité, d’accès et de préservation à long terme. Les données peuvent être stockées :
• Sur support physique : Utilisation de dossiers, boîtes, étagères pour stocker des docu-
ments imprimés comme les différents formulaires de notification.
• Dans un espace cloud : Stockage des données sur des serveurs distants via des services
cloud. Les mails, les drives, les plateformes de collecte en ligne en font partir.
• Sur support amovible et support inamovible (disques durs fixes) : Les supports amo-
vibles sont des disques ou des outils de stockage qui peuvent être connecté et déconnecté
sur un ordinateur sans l’éteindre à l’instar de : CD, DVD, clés USB ou disques durs
externes. Les disques durs fixes sont ceux incorporés dans les appareils électroniques.
Dans le cycle de vie des données, les composantes vont de la collecte à l’archivage de ces
dernières en passant par l’analyse, l’interprétation, la transmission et la dissémination. Mais au
regard du caractère sensible des données de santé, il est important d’y ajouter une régulation
de leur flux et une coordination entre les acteurs intervenant dans sa gestion : il s’agit de
la gouvernance desdites données soutenue par des critères pertinents tels que la sécurité et
l’interopérabilité.
12
• L’interopérabilité : L’échange de données avec les systèmes existants (DHIS2, CSU,
télémédecine etc.) doit être effectif et sécurisé ;
• La minimisation des données : la collecte doit porter essentiellement sur les données
utiles, pertinentes et adéquates au regard de l’objectif du projet ;
• L’exactitude des données : les données personnelles collectées doivent être exactes et
régulièrement mises à jour ;
• La limitation de la conservation des données : les données collectées doivent être
conservées dans un délai de temps utile aux objectifs du programme. En cas de décès, les
données personnelles du patient décédé ne devraient pas être conservées au-delà d’un délai
réglementaire, sauf réquisition expresse des autorités judiciaires.
• La sécurité, l’intégrité : les données sont collectées et traitées de façon à garantir leur
sécurité par la mise en œuvre de mécanismes techniques et organisationnels à cet effet.
• Le consentement éclairé : le patient doit être informé et avoir consenti à ce que ses
données ainsi collectées soient traitées et conservées électroniquement ;
• Le respect du droit des patients : le patient a notamment droit au respect de la confi-
dentialité de ses données personnelles, ainsi que des informations sur sa maladie. Il a
également le droit d’être informé sur sa maladie ainsi que les indications thérapeutiques. A
cet effet, il a le droit de pouvoir consulter à tout moment et à toutes fins utiles son dossier
médical électronique. Par ailleurs, le patient peut solliciter :
- La rectification voire l’effacement de ses données lorsque celles-ci sont incomplètes,
erronées, désuètes ou inutiles au regard de l’objectif du projet ;
- La portabilité de ses informations à toutes fins utiles ;
- La restriction de l’accès à ses données personnelles.
• La confidentialité et non-divulgation des données : ce principe implique que les
intervenants dans le processus de traitement électronique des données doivent signer une
clause de confidentialité et s’engager à mettre tout mécanisme en œuvre pour protéger les
données personnelles collectées (encodage, cryptage, restriction d’accès, audit de sécurité,
etc.). La non-divulgation des données sauf réquisition expresse des autorités judiciaires
dans le cadre d’une procédure pendante en justice et impliquant le patient, les données
personnelles collectées ne peuvent en aucun cas être divulguées sans son accord express et
formel. Le cadre répressif relatif à la violation du secret professionnel est fixé par l’article
310 du Code Pénal Camerounais (2016) qui puni d’un emprisonnement de 03 mois à 3 ans
et d’une amende de 20 000 à 100 000 FCFA, celui qui révèle, sans autorisation de celui à
qui il appartient, un fait confidentiel qu’il a connu ou qui ne lui a été révélé qu’en raison
de profession ou de sa fonction. Sauf réquisition express des autorités judiciaires ou pour
besoins d’expertise légale.
2.3.2 Rôles et responsabilités des acteurs de la gouvernance
Les textes encadrant la gouvernance des données attribuent des rôles et responsabilités spécifiques
aux acteurs de la gestion des données de surveillance épidémiologique. Ces acteurs doivent
prendre en compte tous les aspects liés à la confidentialité et à la sécurité des données de santé
en routine et en contexte d’urgence. Chaque niveau est responsable de la mise en œuvre de ses
activités, des dispositions du présent guide et d’en contrôler l’application. La gouvernance des
données est assurée à tous les niveaux de la pyramide sanitaire par les acteurs ci-dessous :
13
TABLEAU 2.5 – Rôles et responsabilités des acteurs du système de gestion des données épidé-
miologiques
Périphérique
• Gestionnaire des • Mise en œuvre des activités globales des
données FOSA interventions sur le site
• Point Focal Sur- • Saisie des données dans les systèmes
veillance FOSA • Liaison avec l’équipe technique pour la
• Gestionnaire des maintenance et le dépannage des équipe-
données Districts ments
• Point Focal Sur- • Archivage des fiches
veillance DS • RDQA
CBIS
• Renforcement des capacités du personnel
proposé
• Supervision formative (RDQA)
• Suivi et Evaluation des interventions de
sante numérique dans les sites
14
Suivi et coordination
• Responsables des
programmes
• Délégué Régional
de la Santé Pu-
blique
Informaticiens
• Installation et Maintenance des systèmes
et équipements : ordinateurs, tablettes, ser-
veurs, bases de données, . . .. (sécurité et
mise à jour)
• Archivage numérique
15
2.3.4 Quelques principes de sécurité des données
16
2.3.5 Quelques principes d’hébergement
[Link] Disponibilité et Fiabilité
Disponibilité : Fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le taux d’indisponibilité maximal
acceptable est de :
• 15 minutes par jour dans la période comprise entre 7 heures et 23 heures ;
• 30 minutes par jour dans la période comprise entre 23 heures et 7 heures ;
• 3 heures par an pour maintenance ;
• Le nombre annuel d’indisponibilités ne doit pas excéder 6 occurrences.
Fiabilité : Aucune perte de données n’est tolérée.
Au moins une fois par semestre, une restauration complète de l’application sur l’environnement
de qualification fonctionnelle suivi d’une procédure de cryptage des données tel que décrite dans
les exigences de confidentialité et de traçabilité ci-dessous.
17
• Accès Physique Restreint : Contrôler l’accès physique aux locaux où les données sont
stockées ou traitées en utilisant des systèmes de verrouillage, des cartes d’accès, des clés,
ou des dispositifs biométriques ;
• Surveillance et Vidéosurveillance : Installer des caméras de surveillance pour surveiller les
locaux où les données sont manipulées ou stockées, afin de détecter toute activité suspecte
ou non autorisée ;
• Contrôle des Visiteurs : Mettre en place des procédures pour vérifier l’identité des visiteurs
et réguler leur accès aux zones sensibles où les données sont traitées ou stockées ;
• Sécurité Physique des Serveurs et des Équipements : Installer des systèmes de sécurité
comme des coffres-forts, des cages de protection, ou des systèmes de climatisation pour
protéger les serveurs et les équipements contre le vol, les dommages physiques, ou les
pannes ;
• Protection contre les Catastrophes Naturelles : Prendre des mesures pour protéger les
données contre les catastrophes naturelles comme les incendies, les inondations, ou les
tremblements de terre, en utilisant des systèmes de détection et de suppression d’incendie,
des sauvegardes hors site, ou des dispositifs de protection contre les surtensions ;
• Gestion des Déchets : Mettre en place des politiques et des procédures pour la destruction
sécurisée des supports physiques de données en fin de vie, en utilisant des méthodes de
destruction comme le broyage, le déchiquetage, ou la désintégration magnétique.
2.3.6 Interopérabilité
18
[Link] Architecture de Santé Numérique du Cameroun
L’Architecture d’Entreprise de Santé Numérique du Cameroun est un modèle conceptuel
décrivant le système d’information, les sources de données et les intégrations que le Ministère de
la santé du Cameroun se propose de mettre en œuvre pour atteindre ses objectifs stratégiques.
Elle ambitionne de faire émerger « une architecture de santé numérique durable, intégrée,
informatisée, accessible par tous les acteurs, performante à tous les niveaux, permettant le
partage d’informations et produisant l’information de qualité sur la santé, visant l’amélioration
de manière mesurable des résultats en matière de santé ». Elle a pour objectifs de :
• Optimiser l’utilisation des ressources TIC grâce à la curation, la publication et la diffusion
du diagramme de l’architecture de la santé numérique.
• Créer et maintenir la feuille de route détaillée de l’architecture de Santé Numérique.
Conseiller les équipes projets et les prestataires de développement logiciel en santé sur les
étapes d’intégration et l’utilisation des standards
• Créer et maintenir un inventaire des applications de santé numérique (y compris les
applications mobiles) existantes.
• Optimiser les investissements en santé numérique en créant des composants réutilisables,
des standards et un plan d’intégration.
19
20
F IGURE 2.5 – Architecture de Santé Numérique du Cameroun
[Link] Interfaces entre application
Pour permettre l’échange des données de santé, les logiciels utilisés doivent « parler le même
langage ». L’interopérabilité doit être technique, en définissant des formats communs afin de
permettre aux différents logiciels utilisés dans le système de santé de s’interconnecter. Sans
interopérabilité, il n’y’a pas de partage ou d’échanges des données, et donc pas de services à
valeur ajoutée appuyés sur ces données. L’interopérabilité permet l’utilisation croissante, dans
un espace organisé, des données de santé dématérialisées. Pour garantir l’échange sécurisé des
données de santé, l’interopérabilité s’appuie sur l’identification et l’authentification des acteurs
qui y accèdent. Ce socle d’infrastructures matérielles et immatérielles constitue aujourd’hui un «
espace de confiance » aligné avec les objectifs de santé publique. Il rend possible une nouvelle
génération de services fondés notamment sur l’utilisation de données structurées et tournés vers
le patient.
21
Chapitre 3: Mise en œuvre des différentes
composantes de la gestion des données
La gestion efficace des données joue un rôle crucial dans l’amélioration de la santé publique et
dans la prise de décisions éclairées pour promouvoir le bien-être des populations. Le chapitre
précédent a abordé de manière théorique les différentes composantes de la gestion des données.
L’objectif de ce chapitre est de présenter de manière pratique comment sont implémenter ces
composantes suivant les différentes portées dans le contexte du pays.
22
aussi par appel téléphonique et une copie de la fiche physique de notification des cas est aussi
transmise. Pour ce qui est des autres maladies qui sont à déclaration hebdomadaire ou mensuelles
respectent le même circuit que les maladies a notification immédiate mais n’ont pas besoin d’être
notifié par téléphone.
3.1.2 L’analyse et l’interprétation des données
Pour ce qui est de l’analyse et l’interprétation des données épidémiologiques de surveillance au
Cameroun impliquent généralement plusieurs étapes :
23
et la disponibilité des données et de les protéger contre les menaces et les risques potentiels.
24
3.2 Gestion des données de surveillance des décès maternels, périna-
tals et riposte
La SDMPR est un cycle continu de mesures conçu pour fournir des données concrètes ex-
ploitables en temps réel sur les niveaux de la mortalité maternelle, mortinaissances et décès
néonatals, les causes et les facteurs contribuant aux décès. La SDMPR vise à identifier, informer
et examiner tous les décès maternels, mortinaissance et décès néonatal dans les communautés et
dans les FOSA, fournissant ainsi des renseignements visant à élaborer des interventions efficaces
et fondées sur des données qui permettront de réduire la mortalité maternelle, mortinaissance et
mortalité néonatale de mesurer leur impact et d’en organiser la riposte.
3.2.1 Collecte des données et saisie
Les données sont collectées par les points focaux SDMPR. Ces derniers doivent collecter les
données individuelles et agrégées des cas de décès. Cette collecte se fait à l’aide des différents
outils physique et électronique tels que les registres d’hospitalisation, les registres des salles
d’accouchement, les fiches de notification, les fiches d’investigation, les fiches de revue de décès,
la liste linéaire SDMPR, les formulaires MAPE, les formulaires RMA, plateforme DHIS2.
La collecte des données débute principalement par une identification et enregistrement des
cas de décès. Il s’agit du recensement des décès de toute femme en âge de procréer (15 à 49
ans), de toute mortinaissance et des décès de tout nouveau-né dans les FOSA (dans tous les
services y compris la morgue) et dans les communautés. En communauté, l’identification des
cas suspect de décès se fait par un Agents de Santé Communautaire (ASC), les Accoucheuses
Traditionnels (AT), un membre du Comité de santé de l’aire de santé ou un autre représentant de
la communauté. Cependant dans la FOSA, l’identification se fait sur la base du dossier médical
de toute femme en âge de procréer indépendamment du motif de consultation ou hospitalisation.
De même, tout nouveau-né décédé et mort-né, les informations sur les circonstances du décès,
sont notées. Par la suite, la collecte se poursuit par la notification des cas. Il s’agit d’informer
l’échelon supérieur des cas de décès maternel, mortinaissance et décès néonatals pour la prise
de mesures adéquates. Cette notification doit se faire dans un délai de 24 H pour les décès
institutionnels par le point focal SDMPR de l’aire de santé/ responsable de la formation sanitaire.
Les décès survenus au sein de la communauté sont signalés aux autorités compétentes, par un
agent de santé communautaire ou par un représentant de la communauté, dans un délai de 48
heures. Dans le cadre de cette surveillance, la collecte de données se poursuit également lors de
l’investigation et la revue des décès. L’investigation est la collecte approfondie des informations
diverses (médicales et non médicales ainsi que les données démographiques standards) à partir
des témoignages, des photos, des traces écrites au sujet d’un décès institutionnel pour une
meilleure compréhension du cas. Elle se fait par l’équipe du District avec un appui éventuel du
niveau régional et régional. Elle est différente de l’autopsie verbale qui est l’étude des décès
maternels au niveau communautaire. Cette étude permet de déterminer les causes médicales du
décès et de vérifier les facteurs personnels, familiaux ou communautaires qui ont pu contribuer à
ce que le décès ait lieu hors d’un établissement de santé. La revue quant à elle, est l’analyse des
facteurs médicaux et non médicaux ayant conduit au décès, l’évaluation des mesures préventives
desdits décès et la formulation des recommandations pour une réponse efficace. Cette action
permet de confirmer le cas de décès maternel, mortinaissance et décès néonatal et de déterminer
la cause exacte du décès. Elle se fait dans la formation sanitaire.
25
3.2.2 Transmission des données
La transmission des données se fait immédiatement par tous les niveaux en respectant le circuit
de notification. En cas de décès confirmé, le point focal SDMPR de l’aire de santé notifie et
informe le point focal SDMPR du district dans un délai de 24 à 48 heures en utilisant un appel
téléphonique, un SMS ou un e-mail. Le point focal SDMPR du district informera le point focal
SDMPR régional et national. Par la suite, le point focal SDMPR du district renseigne la rubrique
notification de la liste linéaire SDMPR (Excel) et transmet au niveau régional qui par la suite
transmet au niveau central. De même après chaque de revue de décès, le point focal SDMPR du
district renseigne la rubrique revue de la liste linéaire SDMPR et le circuit de transmission ers le
niveau supérieur reste le même.
3.2.3 Assurance qualité
Plusieurs facteurs améliorent la qualité des données, notamment (i) le remplissage correct
et exhaustif des outils de collecte de données et formulaires de rapport standardisés ; (ii) la
complétude et la promptitude des données ou des rapports ; (iii) les systèmes d’information
fonctionnels ; (iv) les Procédures documentées d’examen des données.
3.2.4 Analyse des données
[Link] Analyse descriptive des données
Les données de la SDMPR sont compilées, analysées (en temps lieu et personne) pour déterminer
les tendances, comparées aux données des périodes précédentes et interprétées en vue de leur
utilisation pour des actions de Santé Publique.
26
3.3.1 Collecte des données
• Sites de dépistage (communauté, FOSA, PSF)
Dès l’alerte, le point focal surveillance du laboratoire procède ainsi qu’il suit :
- Notifie le PFS de l’AS/DS/DRSP ;
- Notifie le LNSP ;
- Renseigne la fiche de notification et d’accompagnement des échantillons ;
- Prélève l’échantillon suivant la POS ;
- Réalise le TDR suivant la POS si disponible ;
- Enregistre dans le registre homologué ;
- Intègre les informations de chaque cas dans les plateformes (DHIS2, 3MS, MAMAL-
PRO, . . .) ;
- Conditionne et achemine l’échantillon suivant la POS avec la fiche au laboratoire de
référence.
• Laboratoires de référence du niveau du District de Santé (TB, charge virale VIH, . . .) Le
point focal surveillance du laboratoire procède ainsi qu’il suit :
- Réceptionne la fiche et l’échantillon suivant la POS ;
- Vérifie la conformité des informations sur la fiche et l’échantillon ;
- Délivre la décharge ;
- Analyse l’échantillon suivant la POS ;
- Enregistre dans le registre homologué ;
- Saisie les résultats dans les plateformes (DHIS2, 3MS, PLACARD, . . .) ;
- Transmet les résultats (site de dépistage, LNSP, DS, DRSP, DLMEP) ;
- Transmet la synthèse des échantillons reçus, analysés et résultats d’analyses à la
hiérarchie (LNSP, DS, DRSP, DLMEP) ;
• Laboratoires de référence du niveau de la Région (COVID-19, TB, Choléra, RAM, charge
virale VIH, Mpox. . .) Le point focal surveillance du laboratoire procède ainsi qu’il suit :
- Réceptionne la fiche et l’échantillon suivant la POS ;
- Vérifie la conformité des informations sur la fiche et l’échantillon ;
- Délivre la décharge ;
- Analyse l’échantillon suivant la POS ;
- Enregistre dans le registre homologué ;
- Saisie les résultats dans les plateformes (DHIS2, 3MS, PLACARD, . . .) ;
- Transmet les résultats (site de dépistage, LNSP, DS, DRSP, DLMEP) ;
- Transmet la synthèse des échantillons reçus, analysés et résultats d’analyses à la
hiérarchie (LNSP, DS, DRSP, DLMEP).
• Laboratoires de référence du niveau Central (TB, RAM, Charges virales VIH-HVB-HVC,
grippe, COVID-19, choléra, méningites bactériennes, FHV, Mpox, MEV, séquençage
génomique. . .)
Le point focal surveillance du laboratoire procède ainsi qu’il suit :
- Réceptionne la fiche et l’échantillon suivant la POS
- Vérifie la conformité des informations sur la fiche et l’échantillon
- Délivre la décharge
- Analyse l’échantillon suivant la POS
- Enregistre dans le registre homologué
- Saisie les résultats dans les plateformes (DHIS2, 3MS, PLACARD, . . .)
- Transmet les résultats (site de dépistage, LNSP, DS, DRSP, DLMEP)
- Transmet la synthèse des échantillons reçus, analysés et résultats d’analyses à la
27
hiérarchie (LNSP, DS, DRSP, DLMEP)
3.3.2 Transmission de l’information du laboratoire
La transmission des données des résultats d’analyse et la synthèse des échantillons reçus et
analysés est faite immédiatement et hebdomadairement par tous les niveaux en respectant le
circuit de notification.
3.3.3 Assurance qualité des données
Les sites de dépistage, les laboratoires de référence, les DS/DRSP/DLMEP s’assurent de la
qualité des données sur tous les formulaires à savoir :
• L’exhaustivité des informations sociodémographiques, cliniques, paracliniques et du résul-
tat d’analyses de chaque cas
• La cohérence des données
• La complétude, promptitude des données et de la rétro-information
• La conservation des versions physiques des données, notamment les registres de laboratoire
et les fiches individuelles de notification des cas
• Les POS disponibles, lisibles, à jour et respectées
• Les logiciels validés
• La formation continue du personnel
• Le matériel adéquat, de bonne qualité et le back-up
• Le suivi-évaluation
3.3.4 Analyse des données
Tous les niveaux (les sites de dépistage, les laboratoires de référence, DS, DRSP, DLMEP)
doivent analyser les données afin d’observer les tendances. Une analyse descriptive sera faite en
fonction du temps, du lieu et des personnes, à savoir :
• L’analyse en temps sera faite à l’aide d’une courbe épidémiologique selon une fréquence
hebdomadaire
• La cartographie devra permettra de représenter la répartition de l’épidémie selon le lieu
• Une description des personnes fera ressortir les tranches d’âges affectées, le sexe, les
caractéristiques cliniques
3.3.5 Exploitation et diffusion des résultats/Informations
Les rapports de situation doivent être produits, présentés lors des réunions de coordination à tous
les niveaux, afin d’assurer une large diffusion.
3.3.6 Stockage des données
Toutes les données doivent être renseignées dans le DHIS2. Les disques durs et l’espace cloud
seront utilisés pour conserver les résultats et la synthèse des échantillons reçus et analysés.
28
Laboratoires agréés COVID- Régional 3MS, MAMALPRO, Non
19 PLACARD
Laboratoires agréés Choléra Central DHIS2 (non opération- NA
nel)
Laboratoires agréés Choléra Régional DHIS2 (non opération- NA
nel)
Laboratoires de surveillance Central WHONET Oui
de la RAM
Laboratoires de surveillance Régional WHONET Oui
de la RAM
Laboratoires TB District Aucune Aucune
Laboratoires TB Régional Aucune Aucune
Laboratoires TB Central Aucune Aucune
Laboratoires charge virale District Aucune Aucune
VIH
Laboratoires charge virale Régional Aucune Aucune
VIH
Laboratoires charge virale Central Aucune Aucune
VIH
Laboratoire agréé grippe Central PLACARD Non
Laboratoires agréés Mpox Central Aucune Aucune
Laboratoires agréés Mpox Régional Aucune Aucune
Laboratoires agréés Ménin- Central Aucune Aucune
gites bactériennes
Laboratoires agréés Ménin- Régional Aucune Aucune
gites bactériennes
Laboratoire agréé charge vi- Central Aucune Aucune
rale HVB-HVC
Laboratoire agréé MEV Central Aucune Aucune
29
F IGURE 3.1 – Circuit de transmission de l’information du laboratoire
30
sur sites.
Les formations sanitaires doivent conserver les versions physiques des données, notamment
les registres de prise en charge, les fiches individuelles de notification des cas. Ces supports
permettront de vérifier l’exactitude des données. Le district, la région et le niveau central doivent
s’assurer de la cohérence des données. En cas de données incohérentes des informations doivent
être vérifiées à l’aide des registres physiques. Au besoin, des descentes doivent être faites sur les
sites pour s’assurer de la qualité des données collectées et enregistrées.
3.4.4 Analyse des données
Tous les niveaux doivent analyser les données afin d’observer les tendances. Une analyse
descriptive sera faite en fonction du temps, du lieu et des personnes. L’analyse en temps sera
faite à l’aide d’une courbe épidémique selon une fréquence hebdomadaire. La cartographie
devra permettra de représenter la répartition de l’épidémie selon le lieu. Une description des
personnes fera ressortir les tranches d’ag affectées, le sexe, les caractéristiques cliniques (type de
déshydratation). D’autres indicateurs tels que le taux de létalité, le taux d’attaque (. . .) doivent
être calculés.
Une analyse des facteurs associées sera faite, en particulier lors des investigations des flambées
afin de produire les données utiles à la prévention.
3.4.5 Exploitation et diffusion des résultats/Informations
Lors des épidémies, les rapports de situation doivent être produits, présentés lors des réunions de
coordination à tous les niveaux, ainsi que des Sitrep afin d’assurer une large diffusion.
3.4.6 Stockage des données
Toutes les données doivent être renseignées dans le DHIS2 afin d’en assurer l’archivage. Les
disques durs et l’espace cloud seront utilisés pour conserver les bases Excel.
31
F IGURE 3.2 – Capture d’écran d’un formulaire de saisie des données dans le DHIS2
32
3.5.4 Stockage
Le stockage des données électroniques est fait systématiquement après l’enregistrement des
données dans le DHIS2.
Les fiches d’agrégation des données doivent être archivés systématiquement dans des chemises ou
carton d’archive en fonction du type de données collecte (Journalièrement, Hebdomadairement
et mensuellement)
3.5.5 Analyse des données
Les données collectées doivent être analysées et interprétées à tous les niveaux (PoE, Districts de
Santé, DRSP, Central). Ladite analyse s’effectue à travers les indicateurs spécifiques aux secto-
rielles exercants aux PoE .(ressortir les indicateurs d’annalyse dans la partie suivie-évaluation)
Voici des exemples d’indicateurs qui pourraient être calculés et suivis :
• Nombre d’événements identifiés dans l’ensemble du PoE du pays par voyageurs entrants
et/ou sortants pendant une période donnée.
• Nombre d’événements au niveau du PoE par voyageur entrant et/ou sortant, par type de
PoE (c’est-à-dire port, aéroport, passage au sol) pendant une période donnée.
• Nombre d’événements par nombre de moyens de transport ayant le même itinéraire
pendant une période donnée.
• Etc. . .
Une revue des résultats de l’analyse devrait etre effectué en interne de facon journalière afin
d’assurer la détection précoce de tous les potentiels USPPI.
Les sectorielles qui produisent les données au niveau des PoEs doivent se reunir de facon
mensuelle afin de prendre les décisions pour améliorer les actions de santé publique.
Après l’analyse des données, il est important de générer des informations pertinentes pour la
prise de décision. Pour ce faire, il faut :
• Présenter chaque semaine les graphiques, cartes et tableaux des résultats obtenus ;
• Examiner systématiquement les conclusions suivant le plan d’analyse au PoE s’il existe(voir
SIMR) ;
• Étudier systématiquement les résultats pour :
- Évaluer si la situation s’améliore ou non ;
- Trouver des raisons à la situation observée
33
F IGURE 3.3 – Circuits de circulation de l’information et rétroaction
34
• Feedback régulier aux différents acteurs sur les données notifiées
• Triangulation des données
• Tenir des revus de données
3.6.3 Transmission des données
Pour ce qui est du secteur de la santé, les données sont transmises en suivant le circuit de
transmission des données dans le cadre de la SIMR (voir figure). Les outils utilisés sont les
modules Saisie et ICD-11 du DHIS2.
3.6.4 Analyse des données
Les données pour la surveillance de la mortalité peuvent directement etre analysées sur les
différentes plateformes de collecte une leurs qualités assurées. Toutefois des dashboard par
défaut sont disponibles dans le DHIS2 permettant de voir la répartition dans le temps et l’espace
des décès enregistrés et de la répartition des décès suivant les causes.
A partir de certains modules du DHIS2 tels que visualiseur de données, visualiseur des évène-
ments et carte, il est possible de formuler des requêtes personnalisées afin d’obtenir des tableaux,
des graphiques ou des cartes spécifiques.
3.6.5 Exploitation et diffusion des résultats
Les données de la mortalité sont généralement présentées de manière mensuelle au cours de la
réunion de surveillance qui se tient tous les vendredis.
35
place, les données seront saisies dans DHIS2 et chaque entité assurera la complétude de
chaque étape.
3.7.3 Supports de rapportage et de transmission des données
• Au niveau de la FOSA : les fiches d’investigations et de notification sont transmises au DS
• Au niveau du DS : les fiches d’investigations et de notification sont transmises à la région.
Les données issues la surveillance active sont transmises à travers ODK.
• Au niveau régional : les fiches d’investigation sont saisies dans le tracker MEV du DHIS2
et transmise par la suite au niveau Central.
• Le niveau central : les fiches d’investigation sont saisies dans la base de données des MEV
(processus entrain d’être remplacé par le tracker MEV) et transmise au Laboratoire de
référence.
3.7.4 Assurance qualité
Pour assurer la qualité des données de la surveillance des MEV, un exercice de triangulation
hebdomadaire et réalisé à chaque niveau entre le nombre d’échantillons reçus et les données des
MEV rapportées dans le DHIS2 MAPE.
La complétude des variables des fiches d’investigation est vérifiée au niveau des PREB régionaux
et central.
3.7.5 Traitement et analyse des données
• Formations sanitaires : l’analyse des données se fait à l’aide d’outils standards d’analyse
(graphique de monitoring pour la vaccination de routine) ou en procédant à la vérification
directe dans les outils de collecte et les tableaux de suivi des MEV
• Au niveau du DS : un tableau de bord de suivi est MEV est fait un niveau des DS. Les
tableaux de bord des MAPE sont aussi utilisés pour le suivi de la qualité des MEV.
• Au niveau régional et central : des outils automatiques d’analyse des données ont été
développés pour le suivi des indicateurs des MEV. Une situation des indicateurs est faite
chaque semaine.
3.7.6 Exploitation et diffusion
Un SITREP est élaboré chaque semaine épidémiologique pour chaque MEV et partagé à tous les
niveaux et aux partenaires d’appuis.
Un rapport mensuel d’activité est produit par la région, résumant les activités menées dans le
cadre de la surveillance des MEV.
3.7.7 Stockage et archivage
Les données des MEV sont mises à jour chaque semaine stockées dans des bases de données
Microsoft Access pour chacune des MEV et sauvegarder dans l’espace de travail Microsoft
teams du PEV.
Le DHIS2 est aussi une source d’archivage. Une extraction périodique des MEV est faite et
sauvegarder dans l’espace team.
36
munauté ainsi que les centre de prise en charge, mais également par toute formation sanitaire
pouvant recevoir les cas.
3.8.1 Collecte des données
Les données collectées sont des informations sociodémographiques, cliniques, de laboratoire, le
pronostic des cas, son issue (guéri, décédé, stationnaire).
• En communauté : les ASC et les informateurs clés identifient et notifient les cas à l’aide de
la définition communautaire des cas. Ces cas sont immédiatement s appel, carnet de bord).
L’information fera l’objet d’un triage et vérification par le chef de l’air. Si le cas est avéré,
il sera renseigné dans la liste linéaire de l’AS.
• En FOSA : les formations sanitaires disposent des définitions de cas pour l’identification
des cas. Ils renseignent les informations sur le cas à l’aide des outils de collecte mis à
sa disposition (liste linéaire, tracker CBS, fiche de notification individuelle, registre de
consultation et de prise en charge).
• Au niveau de l’aire de santé : le chef de l’aire compile les listes linéaires issues des FOSA
de sa juridiction.
• Au niveau du District : le responsable de la gestion des données du district compile les
données de toutes les AS sous sa charge ainsi que des centres de traitement spécialisés
dudit district.
• Région : la DRSP compile toutes les listes linéaires des Districts de sa juridiction.
• Le niveau central compile les bases de données de toutes les régions.
3.8.2 Transmission des données
• Pour les maladies à notification immédiate, la transmission des données se fait immédia-
tement par tous les niveaux en respectant le circuit de notification selon le principe de la
chaine de commandement. Le format de transmission des données est la base de données
Excel (listes linéaires). Le tracker CBS doit également être renseigné avec une vérification
à tous les niveaux. Ces données sont aussi transmises de manière hebdomadaire dans le
DHIS2.
• Pour les maladies à déclaration hebdomadaire, les données sont transmises chaque semaine
dans le DHIS2.
3.8.3 Assurance qualité des données
• Des FOSA au niveau Central, la qualité des données doit faire l’objet d’une vérification.
La formation sanitaire ou le centre de prise en charge doit s’assurer de l’exhaustivité des
informations sociodémographiques, cliniques, paracliniques et pronostiques sur les cas.
• Les niveaux supérieurs doivent s’assurer du niveau de complétude et de promptitude des
données des unités sous leur juridiction lors des réunions de coordination et les descentes
sur sites.
Les formations sanitaires doivent conserver les versions physiques des données, notamment
les registres de prise en charge, les fiches individuelles de notification des cas. Ces supports
permettront de vérifier l’exactitude des données. Le district, la région et le niveau central doivent
s’assurer de la cohérence des données. En cas de données incohérentes des informations doivent
être vérifiées à l’aide des registres physiques. Au besoin, des descentes doivent être faites sur les
sites pour s’assurer de la qualité des données collectées et enregistrées.
3.8.4 Analyse des données
Tous les niveaux doivent analyser les données afin d’observer les tendances. Une analyse
descriptive sera faite en fonction du temps, du lieu et des personnes. L’analyse en temps sera
37
faite à l’aide d’une courbe épidémique selon une fréquence hebdomadaire. La cartographie
devra permettra de représenter la répartition de l’épidémie selon le lieu. Une description des
personnes fera ressortir les tranches d’ag affectées, le sexe, les caractéristiques cliniques (type de
déshydratation). D’autres indicateurs tels que le taux de létalité, le taux d’attaque (. . .) doivent
être calculés.
Une analyse des facteurs associées sera faite, en particulier lors des investigations des flambées
afin de produire les données utiles à la prévention.
3.8.5 Exploitation et diffusion des résultats/Informations
Lors des épidémies, les rapports de situation doivent être produits, présentés lors des réunions de
coordination à tous les niveaux, ainsi que des Sitrep afin d’assurer une large diffusion.
3.8.6 Stockage des données
Toutes les données doivent être renseignées dans le DHIS2 afin d’en assurer l’archivage. Les
disques durs et l’espace cloud seront utilisés pour conserver les bases Excel.
38
II
Procédures Opérationnelles
Standards
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 96
Collecte et notification des données
Objectifs spécifiques :
• Maitriser les outils de collecte de données et leur utilisation ;
• Respecter le circuit de transmission des données ;
• Rendre disponible les données des investigations, des revues de décès, des enquêtes, de vaccina-
tion, du coup de poing, de CATI ;
V. Ressources Humaines
• Membres de la communauté : ASCP
40
• Personnels de santé : gestionnaire des données et PFS FOSA/laboratoire/PSF et l’équipe
cadre du district
• Unité de veille : centre d’appel (opérateurs téléphoniques, régulateurs médicaux), équipe
de veille médiatique
Équipements/outils
• Kit de bureau (ordinateur)
• Logiciels (DHIS2, Excel, Kobocollect, ODK, EWARS, WHONET . . .)
• Kit de communication (Tablette, téléphone, modem internet, . . .)
Documents
• Guide technique SIMR
• Registres de consultation homologués ou adaptés
• Registre de Laboratoire
• Registre des appels
• Carnet de bord de l’ASCP
• Fiches de notification individuelle des différentes maladies ou évènement en fonction des
structures et programmes.
• Fiches d’investigation
• Fiche de revues des décès
• Fiches de validation
• Fiches MAPE et AP
• RMA
• Manuels d’utilisation des plateformes électroniques (DHIS2, WHONET, etc.)
41
42
VI. Procédures
A. Dans la Communauté
Une équipe de surveillance à base communautaire placée sous la responsabilité du chef de l’aire
doit être constituée et composée d’ASCP et d’autres volontaires, et attribuer une ou plusieurs zone(s)
géographique(s) (communauté) à chaque ASCP.
Responsables Activités Tâches Périodicité
ASCP Mise en place d’un réseau Immédiat
• Aide à l’identification des informateurs clés (chefs tradition-
d’informateurs clés constitué
nels, religieux, tradipraticiens, instituteurs d’écoles . . .) de
des leaders communautaires
sa zone
• les briefer
• Mettre en place une plateforme de discussion (Groupe What-
sApp ou des jours de rencontre)
43
44
C. Dans le District de Santé
• CBS Collecte des informations Journalière,
• Renseigner les fiches individuelles des cas lors des investi-
• PFS avec les outils physiques et Hebdoma-
gations, des campagnes de vaccination et des enquêtes
• Gestionnaire de électroniques daire, men-
• Compiler ces données dans une liste linéaire au niveau du
données niveau suelle, tri-
DS
DS mestrielle et
• Compiler les données de tous les résultats provenant des
annuel selon
laboratoires dans une liste linéaire harmonisée.
les besoins
D. Dans le centre d’appel
• Les opérateurs Collecte des données dans les Renseigner les données issues des appels de la communauté dans Journalière,
téléphoniques, outils physiques et électro- le registre des appels Hebdoma-
• Les régulateurs niques daire.
médicaux.
Assurance qualité des données
Objectifs spécifiques :
• S’assurer que les données collectées et transmises répondent aux critères de qualité
• Mettre en place un système d’assurance qualité continu à tous les niveaux de la pyramide
sanitaire
V. Ressources
Équipements/outils
• Ordinateur
• Logiciels (Excel, DHIS2)
• Fiches de notification
• Téléphone/tablettes, connexion internet, . . .
Documents
45
• Guide SIMR (définition des cas. . .)
• Guide SBC (définition des signaux et cas communautaires)
• Directives SFE
• Guide national de la gestion des données de surveillance épidémiologique
• Manuel DHIS2
46
VI. Procédures
A. Niveau FOSA
Responsables Activités Tâches Périodicité
• PFS FOSA Vérification des données col- Journalier
• S’assurer de la disponibilité de tous les outils primaires et de leur
• Data manager lectées ou saisies
remplissage adéquat,
FOSA
• Bien renseigner les fiches de notification, les fiches MAPE et
RMA.
• Assurer une saisie correcte dans le DHIS2 et autres outils électro-
niques disponibles et une concordance des données saisies avec
celles figurant dans les outils papiers.
47
48
Data manager validation des données Hebdomadaire
• S‘assurer de la complétude, promptitude, l’exactitude et la cohé-
FOSA (lors des
rence des données,
RDQA)
• Éliminer les doublons : Identifier et supprimer les entrées en
double dans les bases de données.
• Identifier et Corriger les erreurs de saisie et valeurs aberrantes,
• Vérifier la cohérence des variables liées (Exemple : le nombre de
décès doit être inferieur ou égale au nombre de cas)
Point Focal Sur- Contrôle de la complétude S’assurer que les données et rapports sont soumises en temps opportun. Hebdomadaire
veillance/Data NB : Corriger
manager les données
abberantes
24h après
avoir notifié
la FOSA si la
correction n’a
pas été faite
par celle-ci
Point Focal Sur- Nettoyage des données Hebdomadaire
• Utiliser des outils d’analyse pour repérer les incohérences.
veillance/Data
• Documenter les modifications apportées aux données.
manager
• Vérifier les données ambiguës auprès de la FOSA.
• Coacher la FOSA et/ou le district dans la correction des données
aberrantes et dans les délais prescrits,
C. Niveau central
Data Manager Evaluation des indicateurs de Hebdomadaire
• Agréger les données provenant des niveaux inférieurs à l’aide du
/PFS niveau qualité des données
DHIS2 et/ou des bases Excel,
central
• Evaluer la complétude, promptitude, l’exactitude, la cohérence
interne
• Calculer des indicateurs clés de performance
• Interpréter les indicateurs sur le plan clinique et épidémiologique,
49
50
Data Manager Validation des données Hedomadaire
• Procéder à la revue des données et communiquer aux régions les
/PFS niveau et semestrielle
anomalies observées dans la base nationale (MAPE...).
central (audits)
• Coacher les régions, dans la vérification et la correction des don-
nées jugées aberrantes.
• Suivre l’intégration des corrections requises.
• Mettre en place des audits réguliers des données collectées par le
niveau opérationnel.
Objectifs spécifiques :
• Stocker les données dans des lieux sécurisés
• Gérer les accès avec des mesures de contrôle par des personnes autorisées
• Archiver les données de surveillance épidémiologique
• Détruire les données de surveillance épidémiologique de manière sécurisée
V. Ressources
Humaines
51
• Niveau Central : toutes les directions techniques et les programmes prioritaires
• NiveauNiveau Intermédiaire : les DRSP (Délégué, Chef service régional de l’in-
formation sanitaire et de la planification, Chef du Bureau de l’information sanitaire,
Chef du bureau de la planification, CERPLE, PF Surveillance) et les Groupes Tech-
niques Régionaux (Coordonnateur, Suivi-évaluation, data, etc)
• NiveauNiveau Périphérique : les DS (Chefs de Districts, Responsables des forma-
tions sanitaires, Gestionnaire des données, ASCP. . .)
Équipements/outils
• Ordinateur
• Logiciels (DHIS2, Excel, Word, Powerpoint. . .)
• Fiches de notification
• Registres
• Serveurs
• Disques durs externes
• Kit de communication (Tablette, téléphone, modem internet, . . .)
Documents
Guide de gestion des données de la surveillance épidémiologique
52
VI. Procédures
A. Au niveau communautaire
Responsables Activités Tâches Périodicité
ASCP Stockage des fiches/registres Journalière
• L’ASCP stocke les fiches/registres renseignés au niveau de l’aire
et/ou RMAc (autre évè-
de santé
nement à
• L’ASCP stocke les données saisies dans le système
déclaration im-
médiate) ;Heb-
domadaire
(MAPE) ;
Mensuelle
(RMAc)
B. Dans la Fosa (y compris Labo, PSF, etc)/District
Le personnel de la Gestion des accès En continue
• La gestion des accès est limitée aux personnes autorisées en fonc-
FOSA
tion de la décision du chef de la structure
• L’authentification à deux facteurs (mot de passe et identifiant)
permet de contrôler les accès
53
54
Archivage des documents
• Le personnel de la FOSA identifie le lieu d’archivage
• Le personnel de la FOSA différencie l’archivage physique de
l’archivage numérique
• Pour l’archivage physique, il classe les documents dans les che-
mises, les chronos, les cartons, les cantines, les armoires de range-
ment etc
• Pour l’archivage numérique (ordinateur, disque dur externe, clé
USB), il crée des dossiers par activité, période, évènement, par
importance
Chef de l’aire Archivage des registres et/ou En plus des tâches du personnel de la FOSA, le Chef de l’aire archive Journalière
RMAc les fiches/registres transmises par l’ASCP (autre évè-
nement à
déclaration
immédiate) ;
Hebdomadaire
(MAPE) ;
Mensuelle
(RMAc)
C. Région/Central
Le personnel Gestion des accès En continu
• La gestion des accès est limitée aux personnes autorisées en fonc-
tion de la décision du chef de la structure
• L’authentification à deux facteurs (mot de passe et identifiant)
permet de contrôler les accès
55
56
Destruction des archives
• Les données de surveillance épidémiologique obsolètes sont dé-
truites par broyage, suppression, brûlage, découpage
• Les données de surveillance épidémiologique dont la période de
conservation est expirée sont détruites par broyage, suppression,
brûlage, découpage
Sécurité et l’accès aux données
Objectifs spécifiques :
• Protéger les données de surveillance
• Assurer la confidentialité des données de surveillance
• Assurer l’accessibilité des données aux personnes autorisées
V. Ressources
Humaines
• Niveau Central : Les responsables des systèmes d’information des directions tech-
niques, des programmes prioritaires
• Niveau Intermédiaire : lles DRSP (Délégué, Chef service régional de l’information
sanitaire et de la planification, Chef du Bureau de l’information sanitaire, Chef du
bureau de la planification, CERPLE, PF Surveillance) et les Groupes Techniques
Régionaux (Coordonnateur, Suivi-évaluation, gestionnaire des données, etc.)
• Niveau Périphérique : les DS (Chefs de Districts, Responsables des formations
sanitaires, Gestionnaire des données, ASCP, etc.)
57
Équipements/outils
• Ordinateur
• Logiciels (DHIS2, Excel)
• Modem internet
• Serveurs
• Disques amovibles (clé USB, disques durs externes)
Documents
• Guide SIMR 3ème Edition
• Registres
• PSNSN
• Guide national de gestion des données de surveillance épidémiologique, 2024
58
VI. Procédures
A. Au niveau communautaire
Responsables Activités Tâches Périodicité
ASCP • Sécurité physique • En continu
• Sensibiliser le personnel à l’importance de la sécurité physique
• Mettre en place des contrôles d’accès physiques tels que des bu-
reaux avec portes fermées à clé pour les locaux où sont stockés les
fiches, registres médicaux, les RMA. . .
B. Au niveau FOSA/District
Le personnel/ Sécurité physique En continue
• Sensibiliser le personnel à l’importance de la sécurité physique
Administrateur
• Mettre en place des contrôles d’accès physiques tels que des sys-
réseau (équipe
tèmes d’alarme, des caméras de surveillance, des coffres forts
IT)
pour les locaux où sont stockés les fiches, registres médicaux, les
RMA. . .
• Installer les postes de travail avec accès sécurisé, les supports de
stockage et ordinateurs du personnel avec accès sécurisé dans des
bureaux à accès restreint
• Protéger de manière adéquate tous les supports de stockage (les
disques durs, les clés USB) à l’aide d’un outil logiciel tel que
BitLocker ou les documents imprimés contre le vol, la perte ou la
destruction
59
60
Sécurité logicielle • En continu
• Sensibiliser le personnel sur les pratiques de sécurité logicielle
• Installer des logiciels anti-virus dans les postes de travail
• Mettre à jour les logiciels à la période indiquée et activer les
pares-feux du système d’exploitation
• Procéder à une sauvegarde régulière des données de surveillance
dans des disques amovibles protégés par un mot de passe ou
système d’authentification
Confidentialité En continu
• S’assurer que les pratiques de sécurité des données respectent les
réglementations en matière de confidentialité et de protection des
données de santé
• Créer des comptes utilisateurs (personnel ou tierce partie) nécessi-
tant un accès aux données
• Définir des privilèges d’accès en fonction des responsabilités de
chaque utilisateur
• Désactiver ou supprimer les comptes d’utilisateurs inactifs pour
éviter tout accès non autorisé
• Protéger l’accès aux données sensibles par des mécanismes d’au-
thentification solides, tels que des identifiants uniques, des mots de
passe forts et des méthodes d’authentification à plusieurs facteurs
61
62
Confidentialité En continu
• S’assurer que les pratiques de sécurité des données respectent les
réglementations en matière de confidentialité et de protection des
données de santé
• Créer des comptes utilisateurs (personnel ou tierce partie) nécessi-
tant un accès aux données
• Définir des privilèges d’accès en fonction des responsabilités de
chaque utilisateur
• Désactiver ou supprimer les comptes d’utilisateurs inactifs pour
éviter tout accès non autorisé
• Protéger l’accès aux données sensibles par des mécanismes d’au-
thentification solides, tels que des identifiants uniques, des mots de
passe forts et des méthodes d’authentification à plusieurs facteurs
Gestion des signaux et des cas
communautaires
Objectifs spécifiques :
• Acquérir les bonnes pratiques en termes de gestion des signaux
• Maîtriser la gestion des cas communautaires
• Traiter les données issues de la veille médiatique
V. Ressources
Humaines
• Membres de la communauté : ASCP, leaders communautaires, informateurs clés,
membres de la communauté
• Personnels de santé : tout personnel de santé des FOSA, Points focaux surveillance
épidémiologique à tous les niveaux, Data (Districts, régions, ), CERPLE, acteur du
niveau central, coach niveau central
• Unité de veille : centre d’appel (téléopérateur, superviseur, chef centre d’appel,
équipe de veille médiatique)
Équipements/outils
63
• Ordinateur, tablette, téléphone
• Modem internet
• Logiciels (Excel, KoboCollect, DHIS2, EWARS. . .)
• Liste des signaux communautaires
• Liste des signaux hospitaliers
• Matrice d’évaluation des risques
• Fiche d’investigation
• Liste des définitions de cas communautaires
Documents
• Guide SIMR (définition des cas)
• Directives SFE
• Guide coaching
64
VI. Procédures
A. Au niveau communautaire
Responsables Activités Tâches Périodicité
ASCP ; Infor- Collecte informelle d’informa- Immédiat
• Assurer la veille médiatique
mateurs clés ; tion (24h)
• Détecter les signaux
Leaders commu-
• Notifier les signaux
nautaires ; Tout
• Enregistrer les signaux dans le carnet de bord
membre de la
• Participer aux taches de réponse
communauté
• Participer aux enquêtes de terrain
• Participer à l’évaluation de risque
65
66
Téléopérateurs Assure la veille médiatique et Journalier
• Réceptionner les appels venant de la communauté 1510
la détection des signaux (24h)
• Assurer la veille médiatique
• Détecter et notifie le signal issu des appels et de la veille média-
tique sur la fiche de notification
• Détecter et notifie le signal issu des appels et de la veille média-
tique sur le registre des signaux
D. Niveau FOSA
Tout personnel de Collecte d’information inhabi- Immédiat
• Assurer la veille médiatique
santé tuelle (24h)
• Détecter les signaux hospitaliers
• Informer le PFS de la FOSA
Points focaux Revue des registres Immédiat
• Assurer la veille médiatique
surveillance des (24h)
• Détecter les signaux hospitaliers
FOSA
• Réceptionner les signaux détectés par tout personnel de sante
• Enregistrer les signaux sur la fiche de notification des signaux et
le registre des signaux
• Notifier les signaux au Point focal surveillance de l’AS et/ou Chef
de l’AS
• Participer aux enquêtes de terrain
• Participer à l’évaluation de risque
67
68
PFS du DS Enregistrement et traitement 48h
• Réceptionner les évènements du Chef de l’AS
des signaux
• Assurer la veille médiatique
• Réceptionner les signaux du Centre d’Appel
• Réceptionner les fiches de synthèse hebdomadaire SFE
• Mener les évaluations des risques
• Mener les investigations
• Consolider et transmettre à la DRSP la base de données hebdoma-
daire SFE
• Faire le feedback aux PFS des AS
G. Niveau DRSP
CERPLE Elaboration des rapports Hebdomadaire
• Réceptionner les évènements du Chef de l’AS
• Assurer la veille médiatique
• Diffuser les données de la riposte
• Appuyer l’évaluation des risques
• Elaborer les SPOTREP pour les alertes confirmées
• Notifier le niveau central (coach central. . .)
G. Niveau central
Acteurs de la sur- Compilation et analyse des Hebdomadaire
• Assurer la veille médiatique
veillance du ni- données
• Préparer la situation épidémiologique de la SFE
veau central
• Faire la retro-information à tous les niveaux
• Rediriger les signaux n’ayant pas suivi le circuit et s’assurer qu’ils
soient traités au niveau de l’AS, le DS, la région
Analyse des données de surveillance
épidémiologique
Objectifs spécifiques :
• Améliorer la description des cas en temps, lieu et personne des maladies ou évènements sous
surveillance ;
• Maitriser la procédure de détection des seuils d’alerte et d’épidémie.
V. Ressources
Humaines
• Responsable des données à tous les niveaux
• Tout prestataire des soins formé à l’analyse des données ;
• Les Biostatisticiens, informaticiens, statisticiens et démographes.
Équipements/outils
• Kit de bureau(ordinateur)
• Logiciels (DHIS2, Excel, QGIS, R, Python, Epi info, SPSS, etc. . .)
• Connexion internet stable (modem internet, . . .)
69
Documents
• Guide SIMR (définition des cas) ;
• Guide SBC (définition des signaux et cas communautaires) ;
• Tout document normatif d’un programme spécifique permettant d’effectuer des
analyses de données.
70
VI. Procédures
A. Dans la FOSA(y compris PSF, LABO)
Responsables Activités Tâches Périodicité
Gestionnaire de Identification des indicateurs Journalière,
• Identifier les variables clés pour le calcul des indicateurs ;
données de la à suivre par service hebdomadaire,
• Définir la période d’analyse
FOSA Mensuelle,
trimestrielle et
annuel selon
les besoins.
Analyse des données Journalière,
• Compiler les données collectées au niveau de chaque service et
hebdomadaire,
produire des tableaux de monitoring ;
Mensuelle,
• Elaborer et mettre à jour les tableaux de monitoring décrivant les
trimestrielle et
maladies et les affections prioritaires en temps, lieux et personnes ;
annuel selon
• Interpréter les résultats et identifier toute maladie ou affection qui
les besoins.
dépasse le nombre de cas généralement attendu, qui survient dans
des endroits inhabituels et qui présente des tendances inhabituelles.
• Produire un rapport d’analyse
71
72
Journalière,
• PFS • Identification des indi- • Identifier les variables clés permettant de calculer les indicateurs
Hebdoma-
• CBS cateurs à suivre • Définir une période d’analyse
daire, men-
• Analyse des données • Extraire les données des plateformes de gestion des données
suelle, tri-
(DHIS2, . . .) sous format Excel ou csv
mestrielle et
• Vérifier la qualité des données selon la procédure
annuel selon
• Procéder à la compilation des données provenant des rapports
les besoins
transmis par les établissements de soins pour les maladies à décla-
ration immédiate
• Présenter les données suivant le type de visualisation adéquate (gra-
phiques, tableaux, cartes etc) en respectant les trois dimensions :
temps, lieu et personne
• Comparer les données obtenues à celles des périodes antérieures ;
• Formuler des conclusions sur les tendances, les seuils et les résul-
tats d’analyse ;
• Décrire les facteurs de risque pour les maladies et les affections
prioritaires ;
• Produire un rapport d’analyse et le partager pour prise de décision
73
74
Analyse des données Journalière,
• Extraire les données des plateformes de gestion des données
Hebdoma-
(DHIS2, . . .) sous format Excel ou csv
daire, men-
• Vérifier la qualité des données selon la procédure
suelle, tri-
• Procéder à la compilation des données provenant des rapports
mestrielle et
transmis par les établissements de soins pour les maladies à décla-
annuel selon
ration immédiate
les besoins
• Présenter les données suivant le type de visualisation adéquate (gra-
phiques, tableaux, cartes etc) en respectant les trois dimensions :
temps, lieu et personne
• Comparer les données obtenues à celles des périodes antérieures ;
• Formuler des conclusions sur les tendances, les seuils et les résul-
tats d’analyse ;
• Décrire les facteurs de risque pour les maladies et les affections
prioritaires ;
• Produire un rapport d’analyse des données de surveillance et le
partager pour prise de décision
• Produire les bulletins d’informations périodiques tels que le BEC,
SITREP et les situations épidémiologiques de la région
C. Au niveau central
Gestionnaire de Journalière,
• Identification des indi- • Identifier les variables clés permettant de calculer les indicateurs
données du centre Hebdoma-
cateurs à suivre • Définir une période d’analyse
d’appel daire, men-
• Analyse des données • Extraire les données des plateformes de gestion des données
suelle, tri-
(DHIS2, . . .) sous format Excel ou csv
mestrielle et
• Vérifier la qualité des données selon la procédure
annuel selon
• Procéder à la compilation des données provenant des rapports
les besoins
transmis par les établissements de soins pour les maladies à décla-
ration immédiate
• Présenter les données suivant le type de visualisation adéquate (gra-
phiques, tableaux, cartes etc) en respectant les trois dimensions :
temps, lieu et personne
• Comparer les données obtenues à celles des périodes antérieures ;
• Formuler des conclusions sur les tendances, les seuils et les résul-
tats d’analyse ;
• Décrire les facteurs de risque pour les maladies et les affections
prioritaires ;
• Produire un rapport d’analyse des données de surveillance et le
partager pour prise de décision
• Produire les bulletins d’informations périodiques tels que le BEC,
SITREP et les situations épidémiologiques de la région
• Elaborer un Dashboard pour le suivi des indicateurs
75
Gestion des données de surveillance épi-
démiologique au laboratoire
Objectifs spécifiques :
• Améliorer la collecte des données des échantillons de tout cas suspect de maladie ou évènement
de santé publique à tous les niveaux de la pyramide sanitaire
• Améliorer la transmission de l’information au laboratoire
• Améliorer l’assurance qualité des données du laboratoire
• Améliorer l’analyse et le stockage des données
V. Ressources
Humaines
• Points focaux surveillance du laboratoire à tous les niveaux
• Responsables laboratoires
Équipements/outils
76
• Matériel de bureau (ordinateur, disques durs externes. . .)
• Logiciels (DHIS2, WHONET, Base des données MAPE et AP, etc.)
• Kit de communication (Tablette, Flotte téléphonique, modem internet, etc.)
• Matériel de téléconférence
Documents
• Guide technique SIMR
• Fiche de notification et d’accompagnement des échantillons des cas suspects au
laboratoire de référence
• Manuel d’utilisation des plateformes (DHIS2, 3MS, MAMALPRO, WHONET. . .)
• Registres de laboratoire homologués/standardisés
• Fiches de synthèses journalière/hebdomadaire des échantillons des MAPE et AP
• Fiches d’investigation et de notification
• Fiches RMA
• Registre de non-conformité
• Registre des appels
• Liste du personnel formé
• Liste des laboratoires de référence
• Liste des sous-réseaux de laboratoire
• Procédure opératoire standardisée validée et à jour
77
78
VI. Procédures
Niveau Central : Laboratoire National de Référence (Séquençage génomique, TB, COVID-19, Choléra, grippe, charge virale
(VIH,HVB,HVC), Méningites bactériennes, RAM. . .)
Responsables Activités Tâches Périodicité
PFS du labora- Collecte des données des Immédiate
• S’assurer que la fiche de notification individuelle accompagnant
toire/LNR échantillons de tout cas sus- Journalière
les échantillons est correctement renseignée
pect de maladie ou évènement Hebdomadaire
• Enregistrer les non-conformités le cas échéant dans le registre
de santé publique
indiqué
• Enregistrer les informations du cas dans le registre homologué et
dans la plateforme (DHIS2 ; PLACARD, WHONET, . . .)
• Compléter les résultats d’analyses du cas dans le registre homolo-
gué et dans la plateforme
• Faire la synthèse des échantillons expédiés au laboratoire de réfé-
rence international
• Renseigner la fiche de synthèse des données des échantillons reçus,
analysés et résultats d’analyses par maladie ou événement de santé
publique
• Compiler les données de tous les résultats d’analyses par sous-
réseau de laboratoire
• Transmission de l’informa- Immédiate
• Faire l’accusé de réception des échantillons reçus
tion du laboratoire Journalière
• Faire le feedback des non-conformités le cas échéant
Hebdomadaire
• Transmettre les résultats d’analyses de chaque cas (site de dépis-
tage, LNSP, DS, DRSP, DLMEP)
• Transmettre la synthèse des échantillons reçus, analysés et résul-
tats d’analyse par maladie ou événement de santé publique au
LNSP/PROGRAMMES/DLMEP
• Transmettre la synthèse des données de tous les ré-
sultats d’analyses par sous-réseau de laboratoire au
LNSP/PROGRAMMES/DLMEP
• Transmettre la synthèse des échantillons expédiés au laboratoire
de référence international au LNSP/PROGRAMMES/DLMEP
Assurance qualité des données S’assurer de la qualité des données, à savoir : Immédiate
du laboratoire • L’exhaustivité des informations sociodémographiques, cliniques, Journalière
paracliniques et du résultat d’analyses hebdomadaire
• La cohérence des données
• La complétude et la promptitude des données
• La validité des données
79
80
Analyse et exploitation des ré- Immédiate
• Extraire les données des plateformes (DHIS2, PLACARD, WHO-
sultats Journalière
NET . . .) sous format Excel
hebdomadaire
• Vérifier la qualité des données selon la procédure
Mensuelle
• Présenter les données suivant le type de visualisation adéquate (gra-
Trimestrielle
phiques, tableaux, cartes etc) en respectant les trois dimensions :
temps, lieu et personne
• Comparer les données obtenues à celles des périodes antérieures ;
• Formuler des conclusions sur les tendances, les seuils et les résul-
tats d’analyses ;
• Produire un rapport d’analyse des données de surveillance et le
partager pour prise de décision
• Elaborer un Dashboard pour le suivi des indicateurs
• Elaborer les bulletins épidémiologiques
Niveau Régional : Laboratoire de référence (TB, Charge virale VIH, COVID-19, Choléra, RAM, . . .)
PFS du labora- Collecte des données des Immédiate
• S’assurer que la fiche de notification individuelle accompagnant
toire/LR échantillons de tout cas sus- Journalière
les échantillons est correctement renseignée
pect de maladie ou évènement Hebdomadaire
• Enregistrer les non-conformités le cas échéant dans le registre
de santé publique
indiqué
• Enregistrer les informations du cas dans le registre homologué et
dans la plateforme (DHIS2,PLACARD, WHONET, . . .)
• Compléter les résultats du cas dans le registre homologué et dans
la plateforme après les analyses
• Faire la synthèse des échantillons positifs/isolats transmis au labo-
ratoire du niveau central (LNSP/CPC/CIRCB)
• Renseigner la fiche de synthèse les données des échantillons reçus,
analysés et résultats d’analyse par maladie ou événement de santé
publique
• Compiler les données de tous les résultats d’analyses par sous-
réseau de laboratoire
81
82
Assurance qualité des données S’assurer de la qualité des données, à savoir : Immédiate
du laboratoire • L’exhaustivité des informations sociodémographiques, cliniques, Journalière
paracliniques et du résultat d’analyses hebdomadaire
• La cohérence des données
• La complétude et la promptitude des données
• La validité des données
Analyse et exploitation des ré- S’assurer de la qualité des données, à savoir : Immédiate
sultats • Extraire les données des plateformes (DHIS2, PLACARD, MA- Journalière
MALPRO, 3MS, WHONET . . .) sous format Excel hebdomadaire
• Vérifier la qualité des données selon la procédure Mensuelle
• Présenter les données suivant le type de visualisation adéquate (gra- Trimestrielle
phiques, tableaux, cartes etc) en respectant les trois dimensions :
temps, lieu et personne
• Comparer les données obtenues à celles des périodes antérieures ;
• Formuler des conclusions sur les tendances, les seuils et les résul-
tats d’analyse ;
• Produire un rapport d’analyse des données de surveillance et le
partager pour prise de décision
• Elaborer un Dashboard pour le suivi des indicateurs
• Elaborer les bulletins épidémiologiques
83
84
Assurance qualité des données S’assurer de la qualité des données, à savoir : Immédiate
du laboratoire • L’exhaustivité des informations sociodémographiques, cliniques, Journalière,
paracliniques et du résultat d’analyses hebdomadaire
• La cohérence des données
• La complétude et la promptitude des données
• La validité des données
Transmission de l’information Transmettre la synthèse des échantillons prélevés par maladie ou événe- Immédiate
du laboratoire ment de santé publique au FOSA/DS/DRSP/PROGRAMMES/LNSP Journalière,
Hebdomadaire
Assurance qualité des données S’assurer de la qualité des données, à savoir : Immédiate
du laboratoire • L’exhaustivité des informations sociodémographiques, cliniques, Journalière,
paracliniques sur la fiche de notification hebdomadaire
• Enregistrer dans le registre les feedbacks des non-conformités et
les mesures correctives transmis par le laboratoire de référence le
cas échéant
85
86
Stockage et l’archivage des Immédiate
• Ranger les copies dures des données collectées par type de maladie
données Journalière,
et par période
hebdomadaire
• Utiliser Les disques durs externes ou espace cloud pour conserver
et Mensuelle
les résultats et la synthèse des échantillons électroniques reçus et
analysés
Partage (diffusion) de l’information
Objectifs spécifiques :
• Identifier les personnes autorisées à partager les données de surveillance épidémiologique à
l’extérieur
• Obtenir le consentement éclairé pour le partage des données personnelles
• Notifier en cas d’incident, de violation de la sécurité ou d’utilisation non autorisée des données
• Contrôler le flux d’informations entre le MINSANTE, les autres sectorielles, la société civile et
les PTFs
• Documenter les activités de partage
V. Ressources
87
Humaines
• Niveau Central : les directions techniques, les programmes prioritaires, les secto-
rielles apparentées, la Société Civile et les Partenaires Techniques Financiers
• Niveau Intermédiaire : les DRSP (Délégué, Chef service régional de l’information
sanitaire et de la planification, Chef du Bureau de l’information sanitaire, Chef du
bureau de la planification, CERPLE, PF Surveillance) et les Groupes Techniques
Régionaux (Coordonnateur, Suivi-évaluation, data, etc)
• Niveau Périphérique : les DS (Chefs de Districts, Responsables des formations
sanitaires, Gestionnaire des données, ASCP. . .)
Équipements/outils
• Ordinateur
• Logiciels (DHIS2, Excel, Word, Powerpoint. . .)
• Kit de communication (Tablette, téléphone, modem internet, . . .) Serveurs
Documents
• Fiches de notification
• Registres
• PSNSN
88
VI. Procédures
A. Au niveau communautaire
Responsables Activités Tâches Périodicité
ASCP Autorisation écrite du partage Journalière
• L’ASCP vérifie la disponibilité d’une autorisation écrite visée par
des données par un supérieur (autre évè-
son supérieur avant le partage des données avec les tiers
hiérarchique nement à
• L’ASCP est autorisé à partager seulement les données validées par
déclaration
le chef de l’aire
immédiate) ;
• Les sectorielles, la Société Civile et les PTFs doivent venir auprès
Hebdomadaire
de l’ASCP/DS/Région/niveau central avec l’autorisation écrite de
(MAPE) ;
la hiérarchie
Mensuelle
(RMAc)
B. Dans la Fosa (y compris Labo, PSF, etc)/District/Région/Niveau central)
Le gestionnaire Autorisation écrite du partage Journalière
• Le gestionnaire/Chef de Centre vérifie la disponibilité d’une auto-
de données/Chef des données par un supérieur (autre évè-
risation écrite visée par son supérieur avant le partage des données
de Centre hiérarchique nement à
avec les tiers
déclaration im-
• Le gestionnaire/Chef de Centre est autorisé à partager seulement
médiate) ; Heb-
les données validées par le Chef de Centre ou le Chef de District
domadaire ;
Mensuelle ;
Trimestrielle ;
Semestrielle ;
Annuelle
Obtention du consentement Hebdomadaire ;
• Le gestionnaire de données/Chef de Centre vérifie que le patient a
éclairé des patients Mensuelle ;
consenti que ses données personnelles soient partagées
Trimestrielle ;
• Le gestionnaire de données/Chef de Centre rédige un protocole
Semestrielle ;
d’accord pour documenter ce consentement
Annuelle
• Le gestionnaire de données/Chef de Centre archive le consente-
ment éclairé dans la FOSA
89
90
Contrôle du flux d’informa- Hebdomadaire ;
• Le gestionnaire de données/Chef de Centre vérifie que les poli-
tions Mensuelle ;
tiques de confidentialité sont connues par ses collaborateurs
Trimestrielle ;
• Le gestionnaire de données/Chef de Centre surveille l’utilisation
Semestrielle ;
et les finalités des informations partagées aux tiers
Annuelle
• Le gestionnaire de données/Chef de Centre limite et restreint l’ac-
cès aux besoins exprimés par les utilisateurs
91
Transmission des données et de la retro-
information
Objectifs spécifiques :
• Transmettre les données de surveillance épidémiologique dans les délais
• Faire la rétro-information entre les différents niveaux de la pyramide sanitaire
V. Ressources
Humaines
• Niveau Central : toutes les directions techniques, les programmes prioritaires et les
Partenaires Techniques Financiers
• Niveau Intermédiaire : les DRSP (Délégué, Chef service régional de l’information
sanitaire et de la planification, Chef du Bureau de l’information sanitaire, Chef du
bureau de la planification, CERPLE, PF Surveillance) et les Groupes Techniques
Régionaux (Coordonnateur, Suivi-évaluation, data, etc)
• Niveau Périphérique : les DS (Chefs de Districts, Responsables des formations
sanitaires, Gestionnaire des données, ASCP. . .)
Équipements/outils
92
• Ordinateur
• Logiciels (DHIS2, Excel, Word, Powerpoint. . .)
• Registres
• Fiches de notification
• Kit de communication (Tablette, téléphone, modem internet, . . .)
Documents
• Guide SIMR 3ème Edition (définition des cas)
• Guide coaching 2021
• Guide SBC 2023
93
94
VI. Procédures
A. Au niveau communautaire
Responsables Activités Tâches Périodicité
ASCP Saisie et transmission Journalière (autre évè-
• L’ASCP renseigne les données de surveillance épidé-
des données de sur- nement à déclaration
miologique dans les registres ;
veillance immédiate) ; Hebdoma-
• L’ASCP saisit les données de surveillance épidémiolo-
daire (MAPE) ; Men-
gique dans le DHIS2 ;
suelle (RMAc)
• L’ASCP transmet les données de surveillance épidé-
miologique à la FOSA ;
95
Bibliographie
(1) Data Quality Review (RQD ) ; A Toolkit for Monitoring Health Facility Data Quality,
Implementation Guidelines ; WHO.
(2) Data Quality Assessment Tool, Instructions for data preparation. WHO.
(3) Data Quality Review : A toolkit for facility data quality assessment, Module 1 : Framework
and Metrics, WHO, November 2016.
(4) Data Quality Review : A toolkit for facility data quality assessment, Module 2 : Desk
Review of Data Quality, WHO, November 2016.
(5) Guide National de Revue de la Qualité des Données,MINSANTE, Mars 2017.
(6) Guide to the health facility Data quality report card.
(7) Plan Stratégie National de la Santé Numérique 2020-2024,MINSANTE.
96