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Adolescence Enset

Améliorer la compétence

Transféré par

Gerviné Dzin
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UNIVERSITE D’ANTSIRANANA

ECOLE NORMALE SUPERIEUR POUR L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE


Cours dispensé par JAO Arsène, doctorant en Sociologie

CRISES D’ADOLESCENCE

I. INTRODUCTION
Phase de croissance et de développement assurant la transition entre
l'enfance et l'âge adulte, l'adolescence est assimilée dans les anciennes
sociétés traditionnelles aux changements physiques de la puberté et aux rites
qui l'accompagnent pour permettre à l'enfant de passer dans le monde des
adultes. Dans les sociétés contemporaines développées, l'adolescence est
envisagée selon une perspective plus longue qui englobe non seulement la
maturation physique mais aussi les aspects psychologiques, sociaux et
éducatifs de cette évolution. Dans ces sociétés, le terme adolescence réfère en
général à la période située entre douze et vingt ans.
L'adolescence survient lorsqu'une personne ressent sa sexualité
s'éveiller, après la phase de latence qui caractérise l'enfance. C'est pendant
l'adolescence que l'on apprend à maîtriser et à canaliser ses désirs sexuels. Le
sentiment de séparation émotionnelle, voire physique, par rapport aux parents
naît également pendant cette période. Certains spécialistes pensent que les
difficultés liées à la période de l'adolescence sont souvent exagérées et que ce
processus de maturation est paisible et serein pour le plus grand nombre.
D'autres soulignent au contraire que l'adolescence correspond à une période
de développement intense et souvent éprouvante, caractérisée par des
comportements spécifiques.
C’est une période de :
- Transition, de changement
- Eveil (intellectuel, physique…)
- Rébellion, mensonge
- Agressivité, vitalité
- D’ajustement comportemental

II. CARACTERISTIQUES
D'un point de vue biologique, l'adolescence devrait être la meilleure période
de la vie. La plupart des fonctions physiques et mentales, telles que la vitesse,
la force, la réactivité et la mémoire, sont à leur apogée pendant cette période.
Le goût et l'appétit sont plus développés, le sommeil plus profond, et la

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sensibilité à la musique plus forte. Les conséquences de ces changements ne
sont pas uniquement physiques : c'est pendant l'adolescence que les idées
neuves, radicales et divergentes de celles des adultes marquent profondément
l'imagination.
Les adolescents se caractérisent par une remarquable endurance, comme
en témoigne leur capacité à surmonter les crises et à trouver des aspects
positifs aux événements négatifs. Des études ont montré que la mauvaise
humeur des adolescents disparaît deux fois plus vite que celle des adultes. En
dépit de ces capacités de résistance, cette période reste plus éprouvante que
gratifiante pour beaucoup d'adolescents, en raison des conditions et des
restrictions qui l'accompagnent souvent. L'adolescence est ainsi la période de
la vie où l'on constate, dans les sociétés développées, de forts taux de suicide
et de tentative de suicide. En France, le suicide est la seconde cause de mort
violente chez les adolescents entre quinze et vingt-quatre ans, après les
accidents de la circulation, une situation que l'on retrouve en Suisse, au
Danemark ou en Finlande.

III. Les émotions de l’adolescent


Il est introverti
Il est souvent timide et a du mal à s’exprimer en société. Il se replie sur soi et
a du mal à adapter son comportement aux autres. Il est assez angoissé.
Si cette introversion est particulièrement marquée, l’adolescent doit
recevoir une aide psychologique afin que cela ne devienne pas un handicap
à l’âge adulte.
Il s’oppose à tout
Ce n’est sûrement pas facile à vivre mais l’adolescent essaie de se forger
sa propre identité. Les parents ne sont plus l’unique repère. Bien Psychologie
des adolescents souvent passagère, cette attitude est très classique. Il faut
prendre son mal en patience.

Il fait la tête/ il pleure pour un oui ou pour un non


L’adolescent peut avoir des inquiétudes passagères ou un coup de "
blues ". Il a alors du mal à prendre de la distance par rapport à ses soucis. Il
ne faut pas oublier que les moments de cafard sont monnaie courante à
cette période. Il faut en revanche s’inquiéter si ce comportement
persiste pendant plus de quinze jours : il peut être le symptôme d’une
dépression. Soyez attentif s’il vous parle de son cafard car cela signifie
que cela l’inquiète.

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Il ment
Mentir occasionnellement est un comportement normal. Par contre quand
le mensonge devient un recours systématique ou quand l’adolescent croit
à ces mensonges, c’est qu’il devient mythomane. Il faut comprendre
l’origine de cette attitude et ne pas hésiter à avoir recours à une aide
psychologique.
Un adolescent a besoin d’intimité, d’un jardin secret, un espace à lui. Certains
parents ont du mal à le comprendre et ont tendance à essayer de le
contraindre à parler, ce qui, bien sûr, est ressenti comme une violation
par l’enfant. Mais quand il ne parle plus du tout, c’est qu’il est blessé. Il est
alors important de comprendre ce qui ne va pas.
Comment rétablir le dialogue ?
On peut toujours lancer le dialogue par une réflexion simple mais qui peut
l’inviter à s’ouvrir ("cela te va bien cette robe", "tu as l’air fatigué"). Cela permet
de montrer que vous vous intéressez à lui et de tâter le terrain pour
voir s’il s’agit d’un moment propice à la discussion. On doit également penser
à s’aménager des plages de détente en tête-à-tête, où il sera peut-être plus
facile de parler. Par exemple, aller le voir le soir avant de dormir, mais
sans oublier de frapper avant d’entrer.

IV. La jalousie entre frères et sœurs


"Allez-vous cesser de vous battre un jour ?", telle est la question que pose
une mère de famille fatiguée par les disputes quotidiennes de ses
enfants. Souvent, les frères et sœurs, au pire, s’étripent, au mieux se
disputent. Au-delà de la Barbie ou de l’Action Man qu’ils s’arrachent, pour
eux, c’est l’amour des parents qui est en jeu… Que faire face à ces rivalités
? Y a-t-il des remèdes à cette jalousie ? Faut-il prôner la paix familiale ou
laisser les enfants entre eux ?
Jalousie rime souvent avec fratrie. En effet, elle est partout, et les
disputes entre frères et sœurs en sont la principale conséquence.
Comment naît-elle ? Elle s’annonce souvent en même temps que l’arrivée
du petit dernier de la famille. L’aîné pense perdre sa place et crie à l’injustice.
La bagarre commence !
Des disputes bénéfiques ?
Que faire quand la maison devient un lieu de hurlements et
d’affrontements permanents ? Si certains parents sont tentés d’interdire
les querelles à la maison pour préserver la paix à tout prix, d’autres jouent les
médiateurs, négocient des accords à l’amiable avec leurs enfants. Mais est-ce
vraiment la solution ? Car en fait ces disputes peuvent être bénéfiques.
Sentiment nécessaire, la jalousie permet aux enfants d’affirmer leur

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personnalité et de se socialiser. En se disputant, ils apprennent à régler
leurs comptes seuls et testent leurs limites. Cela pousse chacun à
développer ses propres compétences. Ils s’apprécieront mieux plus tard
en ayant chacun une personnalité et des qualités bien différentes.

N’intervenez pas systématiquement


N’hésitez pas, si vous le pouvez, à partager une activité spécifique avec
chaque enfant, cela évitera à l’un ou l’autre d’avoir le sentiment d’être le vilain
petit canard, et l’aidera à acquérir une identité propre. Cela ne veut pas
dire qu’il ne faille rien faire en famille, bien au contraire. Si les conflits
sont perpétuels, vous pouvez essayer d’y remédier en mettant en avant
les qualités de chacun et en évitant les comparaisons excessives qui peuvent
virer à l’obsession. Attention, offrir la même chose à tous n’est pas la
solution. Essayez de ne pas intervenir systématiquement dans leurs
disputes. Cela peut leur apprendre des notions utiles comme le
compromis, le partage et l’entraide. Fatigant mais constructif.
Ne pas laisser s’installer la violence
Prudence, car la jalousie n’est pas seulement positive. Elle signifie aussi
une souffrance de l’enfant, celle de se sentir moins aimé que l’autre.
Lorsque la jalousie utilise la violence pour s’exprimer, c’est là qu’il faut
faire attention. Si votre enfant s’isole, se coupe du monde et des autres, c’est
aussi un signal d’alarme. Cela peut se manifester par des régressions, des
colères, un repli sur soi ou des troubles du sommeil et de l’alimentation.
Intéressez-vous plus à lui et tâchez de le rassurer sur sa place dans la famille.

V. La dépression chez les enfants et ado


Troubles du comportement, aléas du développement, crise de
l’adolescence. Avant 20 ans, l’humeur des enfants est changeante.
Comment savoir s’il s’agit d’une dépression ? Comment interpréter ses
"je m’en fous", "je suis nul", "personne ne m’aime"...
Longtemps la dépression est restée mal identifiée chez les enfants et les
adolescents. Considérée comme un aléa de la maturation Psychologie
des adolescents psychique, elle a ensuite été appréciée comme très
dépendante de l’âge dans ses manifestations : on a ainsi parlé d’
"équivalents dépressifs" en y rattachant des symptômes flous : opposition
aux parents, troubles alimentaires, délinquance etc.
On a maintenant la certitude que le "noyau dur" des symptômes
dépressifs est bien le même qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte : tristesse,

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désintérêt, inhibition intellectuelle, pensées négatives, troubles du
sommeil.
Une des maladies les plus fréquentes chez l’adolescent. La dépression frappe
1 % des enfants et 5 % des adolescents. Cela représente un poids
considérable, en termes de souffrance individuelle comme de santé
publique. Cette fréquence est d’autant plus inquiétante que la tentative
de suicide est une des complications de la dépression.
Contrairement à ce que l’on voit chez l’adulte, la fréquence de survenue
d’une dépression est la même chez les filles et les garçons, avant
l’adolescence. Mais dès la puberté, on remarque, comme à l’âge adulte,
un sex-ratio de 2 sur 1 en faveur du sexe féminin. Les explications
avancées sont principalement psychosociales : les adolescentes ont
nettement plus que les garçons de leur âge une baisse de l’estime de soi avec
une perception négative du corps.
Chez l’enfant et l’adolescent, la dépression est rarement isolée. Les troubles
du registre anxieux sont associés à la dépression dans 40 à 70 % des cas.
Cela peut être l’angoisse de séparation, un trouble panique, une phobie
scolaire et des difficultés d'apprentissage chez les enfants.
Les comportements perturbateurs (ou troubles des conduites),
surviennent souvent avant la dépression dont ils constituent un facteur de
risque ; ils peuvent aussi lui subsister. Les conduites à risques, et en
particulier l’usage d’alcool ou de drogues psycho-actives sont souvent des
troubles secondaires à la dépression de l’adolescent. Ils en constituent un
facteur de gravité.

Comment y penser ? Quels signes doivent alerter les parents ?


Il faut une oreille attentive pour entendre dans les expressions et les
non-dits de l’enfant une tristesse pathologique et les symptômes de la
dépression. C’est dans ses difficultés avec l’école que les changements
de comportement de l’enfant doivent attirer l’attention de sa famille et des
enseignants. Un enfant qui a du mal à se concentrer va souvent réagir en
évitant ou en refusant de travailler, à moins qu’il ne s’y obstine de longues
heures sans résultat. Dans les deux cas, on aboutit à un échec scolaire.
Mais l’enfant peut aussi manifester sa dépression d’une façon qui va
sembler paradoxale : il devient irritable, excité, s’épuise dans une activité
stérile, se met en colère. A d’autres moments, il se replie sur lui. Bien
souvent son appétit va changer. Chez l’enfant petit c’est le manque
d’appétit qui prédomine ; chez l’adolescent, il va plus souvent s’agir de
fringales, voire de boulimie vraie. Quant au sommeil il est toujours
perturbé ; l’enfant refuse le coucher, a des difficultés à s’endormir, dort
mal, se fatigue.

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D’un comportement d’opposition à une auto dévalorisation, renforcée
parfois par la réaction familiale, se créé un cercle vicieux où la dépression
s’aggrave, sans être reconnue ni même suspectée.

Les enfants du / de la déprimé(e)


Les enfants de parents déprimés présentent plus souvent des troubles
psychiques que les autres. Le risque est trois fois plus élevé pour eux, en ce
qui concerne les troubles de l'humeur. La dépression n’aura pas les mêmes
conséquences sur les enfants, si elle survient chez la mère ou chez le
père. Elle ne retentit pas de la même façon sur un enfant petit ou sur un
adolescent.
Une étude* a ainsi montré que 24 % des enfants âgés de 1 an nés de mère
déprimée manifestent des troubles de l'interaction. Plus récemment,
il a été montré que 40 % des enfants de parents ayant présenté des
troubles affectifs autour de la naissance reçoivent un soin psychiatrique au
cours de leur vie d'adulte. Ces constatations soutiennent l'intérêt
d’interventions thérapeutiques multiformes auprès du couple que forme
une mère déprimée et son bébé.
L’influence des relations parents-enfants est primordiale sur le
développement de troubles dépressifs chez les enfants, depuis
l'enfance jusqu'à l'adolescence. Le temps de l'adolescence est marqué par
d'importantes transformations tant physiques et biologiques que
psychologiques. Avoir un ou des parents déprimés à cet âge ne favorise
sans doute pas un développement harmonieux.

Faut-il avoir peur de l’avenir d’un enfant déprimé ?


Le principal risque évolutif des troubles dépressifs de l'enfance c’est
surtout la récurrence d'épisodes équivalents au cours de l'adolescence. Le
risque de rechutes et de récidives dépressives à l'adolescence peut en effet
atteindre 70 % après 5 ans (pour une dépression caractérisée). En revanche
un trouble dépressif réactionnel n'est pratiquement jamais suivi d'un épisode
dépressif majeur. Quant au devenir à l’âge adulte, il est actuellement
impossible de trancher :
• Certaines études montreraient qu'une bonne partie des enfants dits "à
risque" auraient à l'âge adulte, contre toute attente, de meilleures
compétences que les sujets considérés sans risque ;
• D'autres études montrent que les enfants déprimés, comparés à un groupe
témoin, ne présenteraient pas d'états dépressifs à l'âge adulte.
En revanche les adolescents déprimés, eux, seraient nettement plus
exposés aux troubles dépressifs à l'âge adulte que les témoins. Pour conclure,

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selon les recommandations de la conférence de consensus sur la
dépression de l’enfant : "nous pouvons et devons-nous dégager de
l'équation simpliste d'un déterminisme qui lierait fatalement la pathologie
de l'adulte aux troubles dépressifs de l'enfant".

VI. Les ados face à la violence


Rejet de l’autorité, désir d’autonomie, voire fugues…L’adolescent est
souvent difficile à vivre pour son entourage. Mais le passage de la crise est
aussi pénible pour les parents que pour le principal intéressé. La violence
est quelquefois le mode de communication privilégié. Quelques repères
pour passer le cap sans trop de casse…Il devient violent, est-ce normal ?
La violence est une expression normale de la vie mais il est important
qu’elle soit canalisée, encadrée. A l’adolescence, les changements que vit
le jeune peuvent être douloureux. Les bouleversements psychiques ne sont
pas faciles à vivre (changement de l’image de soi, émotions vives et
fluctuantes, pulsions). Il découvre en outre la violence qui existe dans
toute société, découverte qui a un impact important sur le terrain très
émotif de l’adolescence. Des pulsions d’agressivité peuvent être canalisées par
la pratique du sport qui permet à l’enfant d’utiliser son trop-plein d’énergie et
d’évacuer son agressivité.
Mais quand un adolescent devient soudainement violent avec des accès
colériques c’est la preuve qu’il souffre. Par ce comportement, il essaie de
masquer des angoisses. Il est alors nécessaire de comprendre l’origine
de ce changement avant qu’il n’aille trop loin et lui permettre de trouver
d’autres modes d’expression de cette souffrance. Il est le signe d’un mal-être
qui peut nécessiter une aide extérieure. Un comportement violent aggravé
dénote de véritable lacune au niveau des perceptions morales et de
l’assimilation de limites. Il est alors urgent d’agir avant qu’il ne devienne
un danger pour lui-même ou pour les autres.

Crise d’adolescence : pourquoi tant de violence ?


Difficile d’être parents d’un ado en crise ! D’autant que ce passage vers le
monde des adultes se fait de plus en plus violemment… Pourquoi n’en
fait-il qu’à sa tête ? Comment l’aider à retrouver ses repères ? Un rapport
récent a tenté d’y voir plus clair…
Décryptage.
L’adolescence est une période difficile pour les jeunes, mais aussi pour les
parents, qui doivent gérer le conflit permanent. Or cette fameuse crise
semble de plus en plus en plus dure à gérer. Impression erronée ou effet d’un
environnement de plus en plus violent ?

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Le conflit malgré lui…
La crise d’adolescence est essentiellement marquée par l’opposition : l’ado
se cherche et essaie de trouver sa place au sein de la famille et de la société.
Et cette quête passe souvent par le conflit. Difficile alors pour les parents de
rester calme face à un jeune qui n’écoute jamais et qui n’en fait qu’à sa tête !
Pourtant, ce comportement s’explique : selon Philippe Jeammet, psychiatre,
cette provocation permanente est liée à un paradoxe, "la peur d’être
abandonné si personne ne s’occupe de lui et la peur d’être sous influence,
s’il fait l’objet de l’attention d’autrui".
Même s’il semble les rechercher, sachez que ces altercations
l’affectent autant que vous, voire même plus ! Car l’enfant souffre d’une
hypersensibilité au conflit. Ces affrontements le perturbent souvent
profondément.
De plus en plus violente
Si la crise d’adolescence a toujours existé, elle semble de plus en plus mal
vécue. Ses manifestations sont de plus en plus violentes, traduisant
un mal-être croissant. Est-ce parce qu’il est aujourd’hui plus compliqué
encore qu’hier de trouver sa place dans la société ? De nombreux
observateurs soulignent ainsi l’augmentation de comportements et
troubles traduisant les difficultés des ados : anorexie, boulimie,
consommation de drogues… Selon les spécialistes, dans 15 à 20 % des cas,
l’ado peut être lui-même dépassé par ce qui lui arrive et entrer dans une
spirale infernale. Alors que certains se réfugient dans l’isolement, d’autres
expriment leur malaise par une révolte plus ou moins violente. Les
manifestations les plus extrêmes (délinquance, suicide…) ne concernent
heureusement qu’une minorité de jeunes.
Comment gérer cette crise ?
Il est ainsi de plus en plus difficile pour les parents de gérer ce passage vers
l’âge adulte. Si c’est bien sûr à chacun d’affronter la crise d’adolescence,
quelques conseils peuvent vous aider à passer ce cap. Il faut être conscient
que l’ado passera d’autant plus sereinement la crise qu’il possèdera des
repères solides auxquels se raccrocher. Et c’est aux parents de lui fournir
ces balises. En commençant par l’image qu’ils donnent : difficile pour un ado
de faire siennes des règles de vie que ses parents ne respectent pas… Et en
posant les interdits lorsque cela est nécessaire, alors que de plus en plus
en plus d’adultes ont choisi de devenir des parents "copains"…

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