Scooter Electrique
Scooter Electrique
Présentée par
ZHANG He
Membres du jury :
MONMASSON Eric Professeur à l’Université de Cergy-Pontoise, Rapporteur
France
PIERFEDERICI Serge Professeur à l’ENSEM de Nancy, France Rapporteur
LABRIQUE Francis Professeur à l’Université Catholique de Examinateur
Louvain-la-Neuve, Belgique
IDIR Nadir Professeur à l’Université Lille 1, France Examinateur
PETIT Marc Professeur à Supélec, France Co-encadrant de Thèse
ROBYNS Benoît Professeur à HEI Lille, France Directeur de Thèse
SAUDEMONT Christophe Enseignant-Chercheur à HEI Lille, France Co-encadrant de Thèse
MEURET Régis Hispano-Suiza, groupe SAFRAN Co-encadrant de Thèse
Résumé
Résumé
L’évolution vers des systèmes toujours plus électriques concerne tous les moyens de
transport. En particulier, les prochaines générations d’avions commerciaux. Cette tendance,
amorcée avec l’Airbus A380 et le Boeing 787, devrait se poursuivre et s’amplifier. Un avion de
constitution plus électrique, où l’axe de transmission principal de puissance de nature électrique
se substituerait, au moins en partie, aux axes de types pneumatique, hydraulique et mécanique,
pourrait être source d’amélioration au regard de critères écologiques et économiques (gain en
masse, accroissement de l’efficacité énergétique, réduction des coûts de maintenance, etc.).
Plusieurs stratégies de gestion énergétique sont proposées. En fonction des objectifs, des
contraintes et des moyens d’action envisagés, différents outils ont été mis en œuvre. Dans le cas
d’une stratégie visant plusieurs objectifs simultanément, la logique floue apparaît comme étant
un outil bien adapté. De plus, étant basée sur des règles, cet outil permet de développer
naturellement une stratégie de gestion énergétique intégrant plusieurs contraintes. Deux
indicateurs pour évaluer les performances de ces stratégies de supervision ont été proposés
(efficacité énergétique et variation de tension). Ces indicateurs permettent de choisir une
stratégie de supervision, et donnent des critères pour le dimensionnement du système de stockage
et de dissipation. Ces stratégies de supervision ont été testées expérimentalement.
La stabilité du réseau DC local a été analysée en petit signal. Il est montré que le système
hybride avec la stratégie de gestion énergétique associée peut contribuer à augmenter la marge de
stabilité de ce type de réseau.
Les liaisons en continu mises actuellement en œuvre dans les systèmes embarqués en
aéronautique ne sont pas réversibles en puissance. La volonté de les rendre réversibles nécessite
donc de revoir complètement les protections de ce type de réseau. La problématique des
protections de court-circuit et de défaut d’isolation a été investiguée. Une méthode pour
sélectionner la branche en défaut d’isolation est proposée. Elle est testée au moyen de l’outil de
simulation Saber qui prend en compte les caractéristiques des composants réels.
.I.
Résumé
Les travaux réalisés dans cette thèse peuvent être généralisés pour s’appliquer dans d’autres
domaines d’application tels que les véhicules électriques ou hybrides, les systèmes ferroviaires,
etc...
.II.
Remerciements
Remerciements
Au terme de ce travail, je tiens à remercier tous ceux qui y ont collaboré, directement ou
indirectement, lors des trois années de cette thèse.
Je tiens tout d’abord à remercier les membres du Jury pour avoir accepté de juger ce travail.
Je voudrais remercier Hispano-Suiza, du groupe Safran, et la Région Nord-Pas-de-Calais
d’avoir financé cette thèse. Je voudrais également remercier l’Ecole des Hautes Etudes
d’Ingénieur (HEI) de Lille de m’avoir accueilli.
Je tiens particulièrement à remercier mon directeur de thèse, le Professeur Benoît ROBYNS,
et mes co-encadrants de thèse, monsieur Christophe SAUDEMONT, monsieur Régis MEURET,
et monsieur Marc PETIT pour les idées, les conseils, les critiques. J’apprécie beaucoup les aides
précieuses de Benoît ROBYNS et Christophe SAUDEMONT pour mes travaux.
En suite, je voudrais remercier monsieur Mostafa El MOKADEM, Hicham HIHI, Hicham
FAKHAM et Fabien MOLLET qui ont travaillé avec moi pendant ces dernières années pour
m’assister dans la phase de validation des travaux, et plus particulièrement expérimentale. Je
remercie également monsieur François GIONCO, technicien du département EEA de HEI, pour
son aide au niveau logistique et matérielle.
En plus, ma reconnaissance va également aux collègues d’HEI, Arnaud DAVIGNY, Arnaud
VERGNOL, Jonathan SPROOTEN, Mehdi NASSER, Stefan BREBAN, Tao ZHOU, Tang DO
MINH, Vincent COURTECUISSE, et les collègues du L2EP qui m’ont offert une ambiance
amicale, sympathique, dynamique et technique.
J’adresse un grand merci à mes parents qui m’aiment et me supportent toujours. Même s’ils
sont éloignés de moi physiquement, ils sont près de moi mentalement. Leur soutien me donne
une énergie des plus importantes pour avancer. Je voudrais également remercier ma copine de
ma vie qui m’accompagne et m’encourage toujours. Sans elle, je n’arriverais pas jusqu’au bout.
Finalement, je voudrais remercier toutes les personnes que j’ai rencontrées dans ma vie, ce
sont eux qui colorent ma vie.
.III.
.IV.
Sommaire
Sommaire
.V.
Sommaire
VI.3 Solution proposée pour sélectionner la branche en défaut d’isolation ······················ 146
VI.4 Conception et validation d’un dispositif de détection sous Saber ····························· 162
.VI.
Chapitre I:Introduction Générale
.1.
Chapitre I:Introduction Générale
.2.
Chapitre I:Introduction Générale
Figure 2-L’architecture 2H+2E (Electrique) de l’avion plus électrique (Airbus A380) [1]
.3.
Chapitre I:Introduction Générale
Système de dégivrage
Compresseur
d’air
système de contrôle de
Puissance l'environnement
non-propulsive
Puissance
Pompe hydraulique Commande de vol,
propulsive Réacteur
Train d’atterrissage…..
centralisée
Charge Commerciale
Puissance pneumatique Réducteur
Générateur Avionique
Puissance hydraulique
électrique
Puissance mécanique Système de stockage
Puissance électrique d’énergie
a)l’avion conventionnel
Compresseur système de contrôle de
d’air l'environnement
Puissance
non-propulsive
Puissance Pompe hydraulique Commande de vol.
propulsive Réacteur centralisée
Système de dégivrage
électrique
Charge Commerciale
Puissance pneumatique
Avionique
Puissance hydraulique
Puissance mécanique Système de stockage
d’énergie
Puissance électrique
Générateur/démarreur
Selon les conclusions du projet européen POA (Power Optimized Aircraft), un avion de
constitution plus électrique, où l'axe de transmission principal de puissance de nature électrique,
se substituerait, au moins en partie, aux axes de type pneumatique, hydraulique et mécanique,
pourrait être source d'amélioration au regard de critères écologiques et économiques (gain en
masse, accroissement de l'efficacité énergétique, réduction des coûts de maintenance, ...etc)
([1][9] [10][11]).
Le développement de réseaux électriques locaux, de type continu à récupération d'énergie,
.4.
Chapitre I:Introduction Générale
pourrait favoriser cette démarche. Des sources locales de production d'électricité, des charges
bidirectionnelles en puissance, ainsi que des systèmes de stockage d'énergie et de dissipation,
seraient alors interconnectés par un bus continu de tension, associé à des protections électriques
adaptées.
Réseau d’avion
Protections
99mΩ 3µH LPEC
Pmoyenne=2KW
Unidirectionnelle
SSPC
20µF Utilisé pendant
toute la durée de vol
Harnais de puissance
Jauge #20 3m
.5.
Chapitre I:Introduction Générale
.6.
Chapitre I:Introduction Générale
Cette thèse étudie un réseau local, en deux état différents : état normal et état en défaut.
Dans l’étude en fonctionnement normal, le réseau défini à la Figure 4 sera étudié. Des
simulations des cycles typiques des charges seront lancées pour observer et analyser le
comportement de ce type de réseau. Deux problèmes sont mis en évidence après avoir analysé
ces résultats de simulation. Deux aspects d’étude seront présentés dans cette thèse : l’aspect de
gestion énergétique et l’aspect de stabilité.
Dans l’étude portant sur le réseau en défaut, deux problématiques seront étudiées : le défaut
de court-circuit et le défaut d’isolation. Des simulations avec la protection conventionnelle sont
réalisées pour mettre en évidence les problèmes. Des améliorations sont proposées pour que les
défauts puissent être traités correctement dans ce type de réseau.
.7.
Chapitre I:Introduction Générale
Les liaisons en continu mises actuellement en œuvre dans les systèmes embarqués en
aéronautique ne sont pas réversibles en puissance. La volonté de les rendre réversibles nécessite
donc de revoir complètement les protections de ce type de réseau.
Un défaut de type court-circuit est un des défauts le plus grave dans un système électrique.
Il peut causer des dégâts sur le réseau électrique comme enflammer les câbles de puissance,
endommager les équipements, détériorer les autres organes sains etc...
Le principe de traitement d’un défaut de court-circuit est d’isoler le point de défaut avant
qu’il cause des conséquences graves sur le réseau et les autres organes sains afin que la zone de
défaut ne soit pas étendue.
Dans un premier temps, les conséquences directes d’un défaut de court-circuit sous une
condition de paramètres donnés dans le cas d’un réseau pouvant être bidirectionnel en puissance
sera analysé. Le comportement du réseau lorsqu’il dispose des protections conventionnelles, la
protection thermique, pour éviter le surcourant qui va enflammer les harnais de puissance est
ensuite analysé. Il est montré que la protection thermique n’est pas suffisante pour protéger les
organes sains lors d’un défaut court-circuit.
Plusieurs solutions de protection sont proposées dans cette thèse. Une protection
différentielle, qui permet de détecter le défaut de court-circuit le plus rapidement possible, une
protection de chute de tension, qui permet de se protéger du déchargement des condensateurs des
branches saines, et une protection de surtension, sont combinées avec la protection
conventionnelle, protection thermique i2t, pour protéger correctement le réseau dans le cas de
défaut de court-circuit. Des validation par simulation seront menées.
.8.
Chapitre I:Introduction Générale
.9.
.10.
Première Partie : L’étude
du réseau sain
.11.
.12.
Chapitre II:Réseau d’étude et sélection des cas d’étude
II.1 Introduction
Comme présenté dans le chapitre précédent, plusieurs simulations avec le cycle typique des
charges présentes dans le réseau local défini précédemment seront réalisées pour mettre en
évidence les problèmes lorsque le réseau est en état normal.
Dans ce chapitre, on va présenter une méthode permettant de sélectionner les cycles de
charge les plus représentatifs. Au travers desquels seront mis en évidence les problèmes majeurs.
Après avoir simulé les cycles sélectionnés, deux problèmes sont mis en évidence. Un
problème est une surtension dans la phase de restitution de puissance et l’autre problème est le
prolongement du régime transitoire lors d’une phase de changement de point de fonctionnement.
Dans les chapitres III et IV, on va analyser les problèmes mis en évidence. Des solutions
seront proposées.
Dans le réseau local défini, il y a trois charges. Selon les différentes phases de vol et les
fonctionnements de charges, les trois charges ont des caractéristiques différentes.
La charge ETRAC (Electromechanical Thrust Reverser Actuation Controller) est une
charge bidirectionnelle, utilisée pendant l’atterrissage. La puissance consommée par ETRAC est
de type « impulsionnelle ». La puissance consommée maximale est de 8kW, la puissance
restituée maximale est de -4kW.
La charge VGPE (Variables Geometries Power Electronics) est aussi une charge
bidirectionnelle, utilisée pendant toute la durée de vol. La puissance consommée maximale est de
5kW, la puissance restituée maximale est de -1.3kW.
La charge LPEC (Lubrification Pump Electrical Controller) est une charge unidirectionnelle,
utilisée pendant toute la durée de vol. La puissance consommée sur le bus DC est de 2kW.
Une méthode pour tester le réseau afin de mettre en évidence les problématiques est
d’énumérer toutes les combinaisons de point de fonctionnement possibles suivant l’état des
charges et de simuler tous ces cas.
Apres avoir étudié le cycle de charge, on a obtenu de nombreux états ou points de
fonctionnement des charges :
.13.
Chapitre II:Réseau d’étude et sélection des cas d’étude
.14.
Chapitre II:Réseau d’étude et sélection des cas d’étude
5KW
VGPE VGPE 5KW
ERP1 0 0
t t
p p
ETRAC ETRAC
0 0KW 0 0KW
t t
5KW
VGPE VGPE 5KW
ERP2 0 0
t t
p p
ETRAC ETRAC
0 0
-12KW t -12KW t
5KW
5KW
ERP3 VGPE
0
VGPE
0
t t
p p p
8KW 8KW 8KW
ETRAC ETRAC ETRAC
0 0 0
t t t
8ms 8ms 8ms
5KW
VGPE VGPE VGPE 5KW
ERT1 0
500W
0 0
t t t
p p p
8KW 8KW 8KW
ETRAC ETRAC ETRAC
0 0 0
t t t
8ms 8ms 8ms
5KW
VGPE VGPE VGPE 5KW
ERT2 0
500W
0 0
t t t
p p p
8KW 8KW 8KW
ETRAC ETRAC ETRAC
0 0 0
t t t
5.7ms 5.7ms 5.7ms
-4KW -4KW -4KW
5KW
5KW
ERT3 VGPE
0
500W VGPE
0
VGPE
0
t t t
Tableau 2-Les scénarios combinant les états ou points de fonctionnement des charges
.15.
Chapitre II:Réseau d’étude et sélection des cas d’étude
Apres avoir lancé les 15 scenarios de test, deux types de problèmes sont apparus.
Avant de montrer les résultats, on doit définir les noms de variable qu’on va utiliser. La
définition des variables de tension et de puissance est présentée à la Figure 5.
P etracline
1 2 0m Ω 2µH VG PE
P m oy en n e = 5 0 0 W
SSPC P p ic = 5 K W
5µ F
P ren v o y = -1 3 0 0 W
B id irectio n n elle
H arn ais d e p u issan ce U tilisé p en d an t
Ju ge # 2 2 2 m to u te la d u rée d e
vol
P v gp e lin e
P lp e cline
99mΩ 3µ H LPEC
P m oy en n e = 2 K W
SSPC U n id irectio n n elle
20 µ F
U tilisé p en d an t
to u te la d u rée d e
H arn ais d e p u issan ce vol
Ju ge # 2 0 3 m
5ms -1300W
LPEC
2KW
0
t 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
Temps (s)
.16.
Chapitre II:Réseau d’étude et sélection des cas d’étude
montré à la Figure 7 selon la norme MIL-STD-704. La tension en amont des diodes anti-retour
Vcontacteur et Vconv restent stable.
350
Volts,
VDC (V)DC 330V, 0.020 sec
250
200
200V, 0.010 sec
150
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1
Durée
Time duOnset
from transitoire (en secondes)
of Transient, Seconds
275
VGPE 5KW
0 270
t
265
-1300W 7ms
LPEC 260
2KW
0 255
t 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21 0.22 0.23 0.24 0.25
Temps (s)
.17.
Chapitre II:Réseau d’étude et sélection des cas d’étude
5KW 275
VGPE
0 270
t
II.4 Conclusion
Dans ce chapitre, on a présenté une méthode pour sélectionner les cycles de charge
représentatifs à simuler. Cette méthode permet d’éviter de simuler nombre de cas, mais garde le
cas le plus représentatif et le plus contraignant qui va probablement causer des problèmes.
Après avoir simulé les cas sélectionnés, des observation et des analyses ont été effectuées.
Deux phénomènes problématiques sont tirés des résultats de simulation. Deux problèmes du
réseau en état normal sont mis en évidence : problème de surtension dans la phase de restitution
de puissance et problème de prolongement du phénomène transitoire dans la phase de
changement de point de foisonnement.
Le chapitre III sera consacré à l’analyse et la proposition de solutions pour résoudre le
première problème. Le deuxième problème lié avec la problématique de stabilité sera traité dans
le chapitre IV.
.18.
Chapitre III:Gestion Energétique
III.1 Introduction
Selon les conclusions du projet européen POA (Power Optimized Aircraft), un avion de
constitution plus électrique, où l'axe de transmission principal de puissance de nature électrique,
se substituerait, au moins en partie, aux axes de type pneumatique, hydraulique et mécanique,
pourrait être source d'amélioration au regard de critères écologiques et économiques (gain en
masse, accroissement de l'efficacité énergétique, réduction des coûts de maintenance, ...etc.) ([9]
[1] [10][11]).
Le développement de réseaux électriques locaux, de type continu à récupération d'énergie,
pourrait favoriser cette démarche. Des sources locales de production d'électricité, des charges
bidirectionnelles en puissance, ainsi que des systèmes de stockage d'énergie et de dissipation,
seraient alors interconnectés par un bus continu de tension, associé à des protections électriques
adaptées. Les systèmes de stockage envisagés devraient assurer au moins trois fonctions au sein
de ce réseau local:
(i) Récupérer l'énergie électrique renvoyée par les charges en phase de restitution
(amélioration de l'efficacité énergétique)
(ii) Assurer la fourniture des pointes de puissance consommées par les charges, afin de laisser
à la source locale le soin de fournir la puissance moyenne demandée (amélioration du
dimensionnement de la source de production et de l’installation)
(iii) Fournir, en cas de défaut sur le réseau local, une alternative de production, pendant une
éventuelle phase de reconfiguration du réseau local (accroissement de la disponibilité).
A ces fonctions qu'assureraient les systèmes de stockage, doit s'ajouter une contribution à la
stabilité du réseau local qui passe par le maintien de la tension du bus continu dans une plage
normalisée.
Les systèmes de stockage sont de plus en plus envisagés dans des applications telles que les
véhicules hybrides [19][20][21][22], les réseaux de distribution [23], l’intégration des énergies
renouvelables dans les réseaux électriques [14][16], …etc. L’utilisation de systèmes de stokage
devrait offrir des possibilités en termes de gestion énergétique.
Dans ce chapitre, une méthodologie est proposée, qui permet d’analyser systématiquement
la problématique. Ensuite, plusieurs stratégies de gestion énergétique, mono et multi objectif(s),
sont proposées, ainsi qu’une supervision « multi-niveaux ». Ceci permet de normaliser les
.19.
Chapitre III:Gestion Energétique
interfaces entre les différents niveaux de supervision, ce qui peut conduire à des contrôles et
commandes plus généralisés. Afin de développer les stratégies de type multi-objectifs, la logique
floue est utilisée. Ces différentes stratégies de commande sont comparées, à l’aide d’indicateurs
développés dans ce chapitre, et font l’objet de validations expérimentales.[24][25][26][27][28]
Dans cette partie, nous allons analyser le phénomène de surtension mis en évidence au
chapitre précédent.
La description effectuée au paragraphe II.3.1, a montré que la tension du bus continu Vbus
devient instable lorsque les charges renvoient de la puissance vers le réseau continu. La Figure
10 relève, pour l’essai ERT3_VRT4, les différentes courbes de tensions et puissances, en
différents points du système de distribution.
350 16000
Pbus
340 Vetracline, Vetrac 14000 Petracline
et Vbus Pvgpeline
330 Pbus Plpecline
12000
Petracline
320 10000
Tension (V)
Puissance (W)
310 8000
Pvgpeline
300 Vconv et Vcontacteur 6000
290 X: 0.157
4000
Y: 2770
Vcontacteur
280
Vbus 2000
X: 0.1544 X: 0.157
270 Vetracline 0.1544s Y: 0.5362 Y: -14.33
X: 0.157
0 Y: -1108
Plpecline
260 Vetrac
Vconv -2000
X: 0.157
250 Y: -1706
0.15 0.151 0.152 0.153 0.154 0.155 0.156 0.157 0.158 0.148 0.149 0.15 0.151 0.152 0.153 .1544 0.156 0.157 0.158
Temps (s) Temps (s)
.20.
Chapitre III:Gestion Energétique
Petracline Petrac=-4KW
105mΩ 5µH
ETRAC
SSPC 60µF
Ppic=8KW
Bidirectionnelle
Démarré pendant
Harnais de puissance atterrissage
Juge #18 5m
Pvgpe=-1.3KW
Pvgpeline
120mΩ 2µH VGPE
Pmoyenne=500W
SSPC Ppic=5KW
5µF
Prenvoy=-1300W
Bidirectionnelle
Harnais de puissance Utilisé pendant
Juge #22 2m toute la durée de
vol
Plpecline Plpec=2KW
Afin d’apporter des éléments de réponse à la deuxième question, nous prenons en compte
l’équation (2) de l’énergie Wc stockée dans un condensateur. Dans cette équation, C représente la
capacité du condensateur et Uc la tension aux bornes du condensateur.
1
Wc = CU c2 (2)
2
.21.
Chapitre III:Gestion Energétique
dWc 1 dU c2 dU c
Pc = = C× = CU c
dt 2 dt dt
Ayant négligé la chute de tension au niveau des harnais, on a donc
Ucetrac=Ucvgpe=Uclpec,
dU cetrac
Petracline − Petrac Cetrac × U cetrac ×
P dt = Cetrac et
donc = cetrac =
Pvgpeline − Pvgpe Pcvgpe dU cvgpe Cvgpe
Cvgpe × U cvgpe ×
dt
dU cetrac
Petracline − Petrac Pcetrac Cetrac × U cetrac × dt C
= = = etrac
Plpecline − Plpec Pclpec dU clpec Clpec
Clpec × U clpec ×
dt
Les données montrées à la Figure 10 vérifient la conclusion qu’on a obtenue dans (3). On
prend les valeurs mesurées au moment de 0.157s
Petracline − Petrac − 4000 − ( −1706 ) Cetrac 60 µ Petracline − Petrac − 4000 − ( −1706 ) Cetrac 60 µ
= ≈ = = 12 et = ≈ = =3
Pvgpeline − Pvgpe − 1300 − ( −1108 ) Cvgpe 5µ Plpecline − Plpec 2000 − (2770 ) Clpec 20 µ
III.2.2 Conclusion
.22.
Chapitre III:Gestion Energétique
Le problème de surtension au niveau du bus continu que nous venons de décrire, est lié au
déséquilibre entre la puissance restituée par certaines charges bidirectionnelles, et la puissance
absorbée par d’autres charges, la première étant alors supérieure à la seconde.
Seront solutions à ce problème des méthodes, des dispositifs, voire la combinaison des deux,
qui permettront d’atteindre l’équilibre entre puissance restituée et puissance absorbée.
Dans le cas présent d’une surtension à éliminer, ou à empêcher, deux modes d’action sont à
envisager : (i) réduire la puissance restituée pour une certaine consommation donnée, (ii)
augmenter la puissance consommée pour une certaine puissance restituée. Deux moyens d’action
pourront être alors considérés : (i) les charges et (ii) des dispositifs matériels supplémentaires que
nous évoquerons plus loin.
Dans ce problème, le déséquilibre entre les puissances restituées par certaines charges, et les
puissances consommées par d’autres, provoque une élévation de la tension du bus continu, au
point que celle-ci ne puisse plus être considérée comme maintenue.
Une première solution, conservant l’architecture matérielle du Système Distribué de
Puissance (SDP), pourrait être d’agir sur les consignes de puissances délivrées aux charges. Nous
nous plaçons ici dans une logique de modification de profil de charge, tant productrice que
consommatrice.
La proposition que nous avançons dans cette partie vise à agir sur le renvoi de puissance
vers le bus continu.
Elle consiste, soit à dégrader le mode de fonctionnement de la charge, en lui imposant une
.23.
Chapitre III:Gestion Energétique
référence de puissance restituée réduite par rapport à ce qu’elle devait être initialement, mais en
la maintenant plus longtemps afin que la même énergie soit finalement restituée, soit en différant
dans le temps cette consigne initiale.
4 4 4
x 10 x 10
x 10
3 1.5 1.5
0.5 0.5
1
0 0
0 -0.5 -0.5
-1 -1
-1
-1.5 -1.5
-2
0 1 2 3 4 5 6 7 4.9 5 5.1 5.2 5.3 5.4 5.5 5.6 4.9 5 5.1 5.2 5.3 5.4 5.5 5.6
Temps (s) Temps(s) Temps(s)
La proposition que nous avançons dans cette partie vise à agir sur la consommation de
puissance au niveau du bus continu.
Il s’agit d’agir sur la gestion de la charge. Soit, si la charge l’y autorise, accroître
volontairement sa consommation en lui imposant une consigne de puissance adéquate, soit
anticiper la consommation d’une charge dans le temps, afin d’absorber prématurément une
puissance de façon à agir favorablement sur l’équilibre puissance consommée vs puissance
restituée.
Ces solutions présentent l’intérêt de ne pas nécessiter de modification de l’architecture du
SDP. En revanche, la gestion des charges proposée nécessite le développement d’une gestion
plus complexe de celles-ci (prise en compte des priorités de fonctionnement de chaque charge en
fonction des phases de vol, estimation des durées rajoutées aux phases de renvoi de puissance,
des temps de report ou d’anticipation des consignes de puissance, …).
Aussi, même s’il semble possible d’envisager de telles solutions, il n’est pas sûr de pouvoir
systématiquement les mettre en application, en raison de l’aspect prioritaire de certaines actions.
C’est pourquoi nous proposons dans ce qui suit de compléter l’architecture du SDP de
dispositifs matériels qui permettront, entre autre, d’accroître la puissance consommée, afin de
contribuer à l’équilibre puissance restituée vs puissance consommée.
.24.
Chapitre III:Gestion Energétique
Les solutions que nous allons proposer vont consister à ajouter un ou plusieurs dispositifs de
puissance. Afin de comparer entre elles les différentes propositions, nous considérons différents
critères qualitatifs : fiabilité, masse, polyvalence.
Fiabilité :
MTBF (Mean Time Between Failures - temps moyen entre pannes) est un indicateur
important pour évaluer la fiabilité du système. Il sera d’autant plus élevé que le système
comportera un nombre important de redondances. Dans notre étude, il est difficile d’estimer le
MTFB de chaque composant, de chaque équipement. On se contentera donc d’estimer de façon
qualitative, l’apport, en termes de redondance, de chaque solution proposée.
Masse :
La masse, le volume des équipements, sont des paramètres très importants dans le domaine
de l’aéronautique. Il est donc nécessaire de prendre en compte un tel critère. Mais ces grandeurs
dépendent, à technologies identiques, des dimensions de l’installation. Or, notre étude ne porte
pas sur l’aspect dimensionnement des équipements. C’est pourquoi, ici, nous considèrerons un
critère « nombre de sous-systèmes ajoutés » pour l’étude qualitative.
Polyvalence :
Ce critère témoigne de la capacité du système étudié à satisfaire plusieurs fonctions. Il est
donc couplé avec le critère de masse ; En effet, nous pouvons envisager qu’un équipement
capable de répondre à plusieurs besoins, peut se substituer à plusieurs équipements, satisfaisant
initialement à chaque besoin.
Dans le paragraphe II.3.1, les puissances restituées par les charges bidirectionnelles
provoquent l'instabilité du réseau. Les solutions proposées doivent donc, au minimum, extraire
ces puissances du réseau. On peut considérer d’installer un système de dissipation global aux
bornes du bus ou/et des systèmes de dissipation, locaux, aux bornes des charges bidirectionnelles.
.25.
Chapitre III:Gestion Energétique
Dissipation
Réseau d’avion
Protections Dissipation
Harnais de puissance
Juge #20 3m
Dissipation
Selon les critères proposés au paragraphe III.3.1.B.1, on peut évaluer cette solution comme
ci-dessous :
Fiabilité :
Cette solution accroît les possibilités de redondance, tout en adaptant le dimensionnement
d’installation et l’endroit d’installation.
Masse :
Pour un système de dissipation, il faut avoir : 1 résistance, 1 hacheur, 1 système de
refroidissement, soit trois éléments (ou systèmes) à ajouter pour un système de dissipation. Le
nombre de systèmes de dissipation installés dépend de la disposition choisie.
.26.
Chapitre III:Gestion Energétique
Polyvalence :
Le système de dissipation peut fonctionner pour :
a) Dissiper les énergies restituées.
b) Amortir l’ondulation du courant transitoire.
Avantage de cette solution : C’est une solution robuste grâce à la simplicité et la robustesse
du système de dissipation.
Inconvénient de cette solution : En terme d’optimisation énergétique, la puissance restituée
et dirigée vers cet élément ne peut plus être réutilisée. Comme ce système dissipe l’énergie, il va
chauffer lorsqu’il fonctionne. Il peut être refroidi naturellement, mais dans un environnement
contraint, il a besoin d’un système de refroidissement supplémentaire.
Dans un souci d’optimisation énergétique, les solutions proposées doivent en plus stocker
ces puissances extraites du réseau. Donc, on peut penser installer des systèmes de stockage
locaux ou un stockage global, ou la combinaison des deux. La Figure 14 montre les installations
possibles des systèmes de stockage.
Réseau d’avion
Protections Système
stockage
Harnais de puissance
Juge #20 3m
Système
stockage
Menons une analyse en termes de fiabilité, redondance, masse et volume, similaire à celle
menée au paragraphe III.3.1.B.2. :
.27.
Chapitre III:Gestion Energétique
Fiabilité :
Cette solution accroît les possibilités de redondance, tout en adaptant le dimensionnement
d’installation et l’endroit d’installation.
Masse :
Selon les technologies de stockage envisagées (batterie, super condensateur, volant
d’inertie, ….. etc.), plusieurs éléments sont à considérer. On y retrouvera, au minimum,
systématiquement un convertisseur, et l’élément de stockage propre. Pour un système de
stockage à base de supercondensateur, un hacheur et une l’inductance de lissage sont de surcroît
nécessaires. Pour un système de stockage d’inertiel, une machine électrique, un onduleur (selon
le type de machine électrique) et un volant d’inertie sont nécessaires.
Polyvalence :
Le système de stockage peut remplir plusieurs fonctions :
1. Récupérer l’énergie renvoyée par les charges (efficacité énergétique).
2. Amortir l’ondulation de courant transitoire, avec des performances liées à sa
dynamique (maintien de la tension du bus). Fournir une possibilité de diminuer les
dimensions de condensateurs qui se situent aux bornes des charges (selon sa
dynamique)
3. Pourvoir à l’alimentation des charges et du bus pendant une perte de l’alimentation
initiale. La durée, de quelques secondes à quelques minutes, dépendrait de la puissance
demandée et du dimensionnement du stockage (Alimentation de secours)
4. Fournir les appels de puissance issus des charges, à transitoires rapides et amplitudes
importantes, afin de laisser la Génératrice à Aimants Permanents (PMG) fournir les
demandes de puissance lentement variables (Figure 15). Ceci permettrait d’une part, de
dimensionner la génératrice au plus juste, d’autre part, de réduire d’éventuels à-coups
de régime (Dimensionnement).
.28.
Chapitre III:Gestion Energétique
Dimensionnement de la PMG
sans le système de stockage
Energie dissipée
Energie stockée
Une difficulté liée à l’utilisation d’un système de stockage d’énergie, est la détermination de
sa capacité : Lorsque le stockage est plein, il ne peut plus stocker la puissance extraite, mais il
peut fournir de la puissance pour venir en aide à la génératrice. Inversement, il ne peut pas
produire lorsqu’il est vide. Dimensionnement et gestion énergétique du système de stockage
tiendront donc un rôle important.
.29.
Chapitre III:Gestion Energétique
.30.
Chapitre III:Gestion Energétique
disposent de leur propre système de dissipation, qui ne fonctionne que dans le cas où le système
de stockage ne peut pas réagir (compenser l’inconvénient de dynamique, raison de sécurité).
De même, lorsque les charges sont reconfigurées sur l’autre bus DC, le nouveau bus doit
disposer d’un système de stockage global pour récupérer les énergies restituées par les charges,
sinon, elles seront dissipées localement.
Dans cette combinaison, il n’y a pas de redondance pour le système de stockage, par contre,
les systèmes de dissipation locaux peuvent procurer des redondances supplémentaires, selon la
capacité installée.
Filtre de sortie 40µH Contacteur 5µH
105mΩ
ETRAC
210µF 400µF SSPC Ppic=8KW
1Ω
PMG 1mΩ 1mΩ
60µF Bidirectionnelle
Démarré pendant
atterrissage
GCU Harnais de puissance
Protections Juge #18 5m
Système
S2
stockage
D2
Système
stockage S3
D3
Harnais de puissance
Juge #20 3m
Système
stockage S1
D1
Selon les critères proposés, on peut évaluer cette solution comme ci-dessous :
Fiabilité :
Cette solution fournit des possibilités d’augmenter la redondance, en adaptant la localisation
et le dimensionnement des systèmes de dissipation.
Poids :
Combinaison 1: 1 système de stockage et 1 système de dissipation sont nécessaires.
Combinaison 2: plusieurs systèmes de dissipation et de stockage sont nécessaires (selon le
nombre de charges bidirectionnelles)
.31.
Chapitre III:Gestion Energétique
Parmi les quatre solutions proposées précédemment, nous allons en retenir une, que nous
développerons ensuite, notamment pour développer une gestion énergétique appropriée.
La solution 1, qui consiste à agir sur le profil des charges (en intensité, ou par décalage
temporel de la consigne), ne peut pas garantir l’équilibre entre la puissance restituée et la
puissance consommée.
La solution 2, qui consiste à ajouter uniquement un ou des systèmes de dissipations, n’est
pas satisfaisante d’un point de vue énergétique.
La solution 3, qui consiste à ajouter uniquement un ou des systèmes de stockage, n’est pas
satisfaisante, car limitée par les possibilités du stockage en termes de capacité et de dynamique
(selon technologies retenues).
La solution 4, en proposant plusieurs combinaisons d’association de dispositifs de stockage
et de dissipation, surmonte les inconvénients des solutions 2 et 3. Nous retiendrons cette solution
pour la suite de notre étude, dans sa configuration la plus simple (Figure 17), c'est-à-dire la
combinaison 1, avec un système hybride (stockage et dissipation) global uniquement, connecté
au bus continu.
Nous proposons dans la suite de ce travail, d’étudier différentes stratégies de supervision
énergétique du SDP ainsi réalisé.
.32.
Chapitre III:Gestion Energétique
Harnais de puissance
Juge #20 3m
Système
stockage S1
D1
Objectifs, contraintes et moyens d’action, en rapport avec cette supervision, vont nous
permettre de structurer cette étude.
.33.
Chapitre III:Gestion Energétique
250
200
200V, 0.010 sec
150
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1
Durée
Time duOnset
from transitoire (en secondes)
of Transient, Seconds
Les moyens d’action que nous allons considérer sont, d’une part, la référence de puissance
reçue par le système hybride, d’autre part, la répartition de cette puissance de référence globale,
en puissances de référence respectivement pour le système de dissipation et le système de
stockage.
L’architecture de supervision est montrée à la Figure 19
.34.
Chapitre III:Gestion Energétique
Source Charge
unidirectionnelle bidirectionnelle
Igen
Système de Système de
stockage dissipation
Vbus
Commande MLI Istock MLI
Contrôle de Contrôle de
stockage dissipation
Pstock_ref
Supervision Supervision
……
Entrée(s)
……
selon
Ptotal_ref
l’objective de niveau I de niveau II
à realiser Pdissi_ref
Ptotal_ref
.35.
Chapitre III:Gestion Energétique
.36.
Chapitre III:Gestion Energétique
Ptotal_ref
Ou Ou
Ptotal_ref Pstock_ref
Vbus Ptotal_ref Pstock_sorti FC Pdissi_ref
PI
.37.
Chapitre III:Gestion Energétique
Lorsque le bilan de puissance au niveau du bus est positif, les diodes anti-retour se bloquent,
empêchant ainsi le maintien du bus continu par la génératrice. Dès lors, le maintien de cette
tension est assuré par le système hybride, dont la référence de puissance est déterminée à l'aide
d'un correcteur Proportionnel Intégral appliqué à la mesure de la tension du bus continu. La
Figure 22 montre ce type de structure, où la partie supérieure représente le système à contrôler -
de type premier ordre, où Ksys et τsys représentent respectivement le gain et la constante de temps
du système – et la partie inférieure représente le correcteur PI.
K sys
τ sys ⋅ s + 1 ymes
Système
Correcteur
K
Kp + i
yref
-
+
s
Dans la présente étude, le système contrôlé, Figure 23, est modélisé par une capacité
équivalente Cequi et une résistance de fuite Rc, la variable contrôlée étant la tension du bus
continu, Vbus .
Itotal Ic Iload
Vbus Rc
Cequi
.38.
Chapitre III:Gestion Energétique
Vbus Rc
= (4)
I total Cequi ⋅ Rc ⋅ s + 1
Contrairement à la stratégie PI, la stratégie MP est conçue de telle sorte que les diodes
anti-retour se bloquent le moins possible, afin que la tension du bus soit le plus souvent
maintenue par la génératrice et le convertisseur associé. Pour cela, le système hybride est
contrôlé de façon que la génératrice délivre un courant, quel que soit le bilan de puissance au
niveau du bus continu, ce courant étant minimum lorsque ce bilan est positif. La Figure 24
illustre cette stratégie. La puissance générée par la génératrice est représentée en traits
discontinus sans et avec la mise en œuvre de la stratégie MP. Dans ce deuxième cas, le système
hybride intervient avant que la puissance de charge ne devienne négative.
Puissance (W)
Charge Totale
0 Temps (s)
0 Temps (s)
Alimtention de puissance avec
statégie MP
Alimentation de
puissance minimale
0 Temps (s)
Selon la stratégie MP, démarrage de l’absorption
de puissance par le système hybride
.39.
Chapitre III:Gestion Energétique
Ptotal_ref, servira de référence au système hybride (Figure 19). Le développement proposé de cette
supervision MP est basé sur la logique floue, bien adaptée au développement d'une supervision
énergétique multi-variable.
Les Figure 25 a) à c) montrent les fonctions d'appartenance des variables d’entrée, tandis
que la Figure 25 d) montre la fonction d'appartenance de la variable de sortie. Ces fonctions sont
choisies afin de limiter le nombre de niveaux considéré, et donc la complexité de l’algorithme de
supervision. Sont considérés les niveaux : grand G, moyen M, petit P, zéro Z, grand négatif GN,
moyen négatif MN, petit négatif PN et grand positif GP. (Bühler, 1994 ; Borne, 1998)
Les règles floues sont définies ainsi dans deux cas: Igen nul et Igen non nul:
– Lorsque Igen est non-nul:
• SI Igen est Petit Négative (PN) ET niveau de stockage est Grand (G), ALORS
système hybride ne fait rien (Z)
• SI Igen est Petit Négative (PN) ET niveau de stockage est Moyen (M), ALORS
système hybride absorbe (GP)
• SI Igen est Petit Négative (PN) ET niveau de stockage est Zéro (Z), ALORS
système hybride absorbe (GP)
• SI Igen est Moyen Négative (MN) ET niveau de stockage est Grand (G), ALORS
système hybride fournit (GN)
• SI Igen est Moyen Négative (MN) ET niveau de stockage est Moyen (M), ALORS
système hybride ne fait rien (Z)
• SI Igen est Moyen Négative (MN) ET niveau de stockage est Zéro (Z), ALORS
système hybride absorbe (GP)
• SI Igen est Grand Négative (GN) ET niveau de stockage est Grand (G), ALORS
système hybride fournit (GN)
• SI Igen est Grand Négative (GN) ET niveau de stockage est Moyen (M), ALORS
système hybride fournit (GN)
• SI Igen est Grand Négative (GN) ET niveau de stockage est Zéro (Z), ALORS
système hybride ne fait rien (Z)
– Lorsque Igen est nul (Zéro):
• SI Vbus est Grande (G) ALORS
système hybride absorbe (GP)
• SI Vbus est Moyen (M) ALORS
système hybride ne fait rien (Z)
• SI Vbus est bas (P) ET niveau de stockage est Grand (G) ALORS
système hybride fournit (GN)
.40.
Chapitre III:Gestion Energétique
• SI Vbus est bas (P) ET niveau de stockage est non Grand ALORS
système hybride ne fait rien (Z)
Les Tableau 4 et Tableau 5 représentent les règles floues de la stratégie MP. Les Figure 26 à
Figure 28 montrent l’évolution de Ptotal_ref en fonction du niveau de stockage (Stock_nive) et du
courant de la source (Igen) pour différentes valeurs de tension, respectivement de 200, 270 et
300V. Il est notable que pour une valeur du courant de source proche de zéro, la référence de
puissance totale dépend de la valeur de la tension du bus continu. Le système de stockage se
comporte alors en contrôleur de tension. Dans le cas contraire, la tension du bus continu est
maintenue par la génératrice (via son convertisseur).
1
GN
G MN
M BP Z
PN
1
PB M G
0.8 0.8
Fonction d’appartenance
Fonction d’appartenance
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
-70 -60 -50 -40 -30 -20 -10 0 180 200 220 240 260 280 300 320 340 360
Courant de GeneratriceIgen (A) Tension du bus Vbus (V)
Z M G N
GN Z P
GP
1
1
0.8
Fonction d’appartenance
0.8
Fonction d’appartenance
0.6
0.6
0.4
0.4
0.2
0.2
0
0
Igen
Ptotal_ref GN MN PN
G GN GN Z
Stock_nive M GN Z GP
Z Z GP GP
Tableau 4-Règle floues: référence de puissance totale Ptotal_ref lorsque Igen est non nul
.41.
Chapitre III:Gestion Energétique
Vbus
Ptotal_ref G M P
G GP Z GN
Stock_nive M GP Z Z
Z GP Z Z
Tableau 5-Règle floues: référence de puissance totale Ptotal_ref lorsque Igen est nul
.42.
Chapitre III:Gestion Energétique
La tension du bus continu, de 270V, peut varier entre 250V et 280V, comme indiqué à la
Figure 18, en accord avec le standard MIL-STD-704. L’objectif de la présente stratégie est
d’utiliser le moins possible la résistance de dissipation. Un superviseur à logique floue permet de
déterminer un coefficient de répartition k afin de générer les références de Pstock_ref et Pdissi_ref ,
comme indiqué dans l’expression (5). La tension du bus, ainsi que l’évolution de cette tension
∆V/∆t, sont les entrées de ce superviseur.
Les règles floues sont définies ainsi :
• SI la tension du bus est Grande (G) ET la tension augmente (GP) ALORS dissipe
• SI la tension du bus est Grande (G) ET la tension reste (Z) ALORS dissipe
• SI la tension du bus est Grande (G) ET la tension diminue (GN) ALORS ne
dissipe pas
• SI la tension du bus est Moyenne (M) OU Petite (P) ALORS ne
dissipe pas
.43.
Chapitre III:Gestion Energétique
Pdissi_ref=k*Ptotal_ref
(5)
Pstock_ref=(1-k)*Ptotal_ref
PB M G GNN Z P
GP
1 1
0.8
Fonction d’appartenance
0.8
Fonction d’appartenance
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
180 200 220 240 260 280 300 320 340 360 -10 -5 0 5 10
Tension du bus Vb us (V) ∆V/∆t (V/100µs)
0.9
0.8
Fonction d’appartenance
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Coefficient de repartition k
Les règles floues établies en fonction des objectifs décrits précédemment, sont reportées
dans le Tableau 6.
Vbus
k G M P
GN Z Z Z
∆Vbus/∆t Z G Z Z
GP G Z Z
.44.
Chapitre III:Gestion Energétique
Pstock=Ptota_refl
(6)
Presi=Ptotal_ref - Pstock_sorti
Pstock_sorti
0.4
0.2 Pdissi_ref
0
.45.
Chapitre III:Gestion Energétique
Un modèle simplifié de système de stockage est utilisé afin de simuler les différentes
stratégies (Figure 32), où Pmax, τstock et Wstock sont respectivement la puissance limite, la constante
de temps et l’énergie emmagasinée, du système de stockage.
Pmax Pstock_sorti
Pstock 1
τ stock + 1
Satur Satur
-Pmax Si>Wmax Ou <Wmin
Alors Satur = 0
Sinon Satur=1
Wmax
Wstock
∫ -Wmax
.46.
Chapitre III:Gestion Energétique
Pref
Vbus
÷
Icharge
10
-5
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
Time(s)
Temps (s)
Les Figure 35 à Figure 38 montrent (respectivement pour les stratégies MP+VB, MP+FC,
PI+VB et PI+FC) : la tension du bus continu et le courant de source (indice a), les puissances, au
niveau du système de stockage et dissipée dans la résistance (indice b), ainsi que les énergies
correspondantes (indice c). La constante de temps du système de stockage est fixée à τstock=0.05s
et sa puissance à 20kW.
.47.
Chapitre III:Gestion Energétique
5000
280 -20
4000
260 -30
3000
2000
240 -40
1000
220 -50
0
Energie stockee
800 Energie dissipee
700
600
500
400
300
200
100
-100
0.1 0.15 0.2 0.25
Temps (s)
Sur la Figure 35, lorsque le courant de la génératrice s’annule à t=0,153s, la tension du bus
continu augmente (Figure 35 a). Selon le gabarit de la tension, certaines surtensions sont
partiellement acceptables. Lorsque la tension dépasse les limites imposées (Figure 18), le
système de dissipation est sollicité pour dissiper le surplus de puissances (Figure 35 b), la tension
du bus continu a alors tendance à revenir à la tension nominale de 270V. Lorsque la tension se
trouve dans la zone de tension acceptable, le système de dissipation est moins sollicité pour que
le système de stockage puisse stocker le plus de puissance possible. C’est la cause des
fluctuations de tension apparaissant entre t=0,153s et t=0,18s. Dès que le système de stockage
arrive à absorber assez de puissance, le système de dissipation n’est plus sollicité. A la Figure 35
c, on peut observer que l’énergie dissipée arrête d’augmenter à partir de t=0,18s. A ce moment là,
le courant de la génératrice Igen devient non-nul, la génératrice reprend le contrôle de la tension
(Figure 35 a), le système hybride prend un rôle de charge qui consomme une puissance
minimum. La durée de cette fluctuation de tension est en lien avec la dynamique du système de
stockage. Des essais de simulation similaires (dont les résultats sont présentés à annexe), menés
.48.
Chapitre III:Gestion Energétique
avec une constante de temps fixée à τstock=0.5s, permettent de vérifier que la durée de cette
fluctuation de tension augmente avec la dynamique du système de stockage.
F 2 0 F 2 0
340 10 9000
Puissance stockee
5000
280 -20
4000
260 -30
3000
1000
220 -50
0
Energie stockee
800
Energie dissipee
700
600
500
400
300
200
100
-100
0.1 0.15 0.2 0.25
Temps (s)
Sur la Figure 36, la stratégie FC est appliquée au Niveau II. Le système de dissipation
compense la dynamique du système de stockage. Donc, la référence de puissance totale Ptotal_ref
est bien atteinte. Le courant fourni par la source principale (dans cette simulation, une source
idéale) est toujours négatif (Figure 36 a). Par rapport à la Figure 35 a, le courant de la génératrice
Igen ne s’annule plus. En effet, même si le système de stockage ne peut pas atteindre sa référence
Ptotal_ref, le système de dissipation compense l’écart entre le Ptotal_ref et Pstock_sorti. Donc, la
référence de puissance totale Ptotal_ref est bien atteinte. L’objectif de la stratégie MP étant de
maintenir la fourniture d’une puissance par la génératrice, le courant de celle-ci, Igen, ne s’annule
jamais. En revanche, dans cette stratégie, le système de dissipation dissipe plus d’énergie que
dans la stratégie MP+VB. Parce que la stratégie MP+FC atteint la référence de puissance
forcement en dissipant, mais la stratégie MP+VB permet d’avoir un peu de surtension pour que
le système de stockage puisse stocker plus d’énergie.
.49.
Chapitre III:Gestion Energétique
V 2 0
340 10 9000
Pstock
8000
5000
280 -20
4000
260 -30
3000
1000
220 -50
0
600
500
400
300
200
100
-100
0.1 0.15 0.2 0.25
Temps (s)
.50.
Chapitre III:Gestion Energétique
F 2 0
9000
340 10
Puissance stockee
2000
240 -40
1000
220 -50
0
Energie stockee
800 Energie dissipee
700
600
500
400
300
200
100
-100
0.1 0.15 0.2 0.25
Temps (s)
Sur la Figure 38, à l’instant t=0,153s, le courant de la génératrice Igen s’annule (Figure 38 a),
comme pour la stratégie PI+VB (Figure 37 a), le système de stockage démarre pour absorber le
surplus de puissance. Le système de dissipation démarre aussi pour compenser la dynamique du
système de stockage (Figure 38 b). Comme la stratégie FC est appliquée dans cette simulation, la
référence de puissance Ptotal_ref est bien atteinte grâce à la compensation de dynamique par le
système de dissipation. La tension du bus continu est bien stabilisée à 270V (Figure 38 a). Par
contre, le système de dissipation dissipe plus d’énergie (Figure 38 c) que dans la stratégie PI+VB
(Figure 37 c). Parce que la stratégie PI+FC atteint la référence de puissance forcement en
dissipant, mais la stratégie PI+VB autorise une surtension pour que le système de stockage
puisse stocker plus d’énergie.
.51.
Chapitre III:Gestion Energétique
Tension mesurée
∆Wstock
Efficacite (%) = × 100% (8)
∆Wgen + ∆Wrestitu
.52.
Chapitre III:Gestion Energétique
Ce critère est un indicateur pour évaluer le rendement lorsque les charges restituent. Dans le
pire cas, les puissances restituées sont toutes dissipées dans le système de dissipation, le
rendement est de zéro. Dans cette phase de restitution, le système de stockage ne fournit jamais.
Donc, ce critère est aussi calculé à partir de la phase de restitution des charges, soit à partir de
t=0,15s.
Un critère que nous n’avons pas développé ici, mais qui pourra faire l’objet de
développements futurs, est un critère permettant d’évaluer la stratégie de supervision dans sa
capacité à assurer la disponibilité du stockage.
Quatre séries de tests ont été menées, paramétrés par la constante de temps, τstock (0,05s et
0,5s), et la limite en puissance du système de stockage, Pmax (20kW et 5kW). La capacité
énergétique du système de stockage, Wmax, n’a pas été limitée. Les résultats sont rassemblés dans
le Tableau 7, ainsi que sur la Figure 40.
Il est notable que :
1. Comme le montre cette figure, à paramètres Pmax et τstock identiques, une amélioration
du maintien de la tension s’obtient au détriment de l’efficacité énergétique, et vice versa. Chaque
ligne regroupe les essais menés avec un même couple de paramètres (τstock, Pmax). A Pmax
identique, la pente de ces droites est plus importante lorsque la dynamique du système de
stockage est plus faible. A τstock identique, la pente de ces droites est plus importante lorsque la
puissance maximale Pmax du système de stockage est plus faible.
2. A τstock identique, les points se retrouvent dans une zone relativement concentrée. Il est
notable que des deux paramètres, τstock et Pmax, la constante de temps τstock semble avoir plus
d’influence sur la performance de tension-efficacité
3. Pour le choix de paramètre τstock=0.5s, la performance d’efficacité est moins influencée
par le choix de la stratégie, contrairement à la performance de tension. Nous observons le
contraire pour le choix de paramètre de τstock=0.05s.
4. Dans tous les groupes de dynamique, on trouve que la stratégie MP+FC a toujours la
meilleure performance de tension. C’est parce que dans la stratégie MP, la génératrice principale
(ici, une source idéale) prend toujours le contrôle de tension. Grâce à la stratégie FC, l’effet de
transitoire est éliminé parce que le système de dissipation compense l’inconvénient de
dynamique du système de stockage.
5. Dans tous les cas, les stratégies qui sont combinées avec la stratégie VB ont la
.53.
Chapitre III:Gestion Energétique
meilleure performance d’efficacité, parce que la stratégie VB permet d’avoir une petite
surtension dans la zone d’acceptable selon le gabarit pour minimiser l’utilisation du système de
dissipation.
6. Pour les deux valeurs du paramètre τstock, l’association de stratégies PI+FC aboutit à des
résultats identiques : C’est parce que dans les deux cas, les puissances maximales du système de
stockage ne sont pas atteintes, donc, la limite de puissance maximale dans ce cas n’a pas
d’influence sur les performances d’efficacité et de tension.
Niveau I
MP PI
Niveau II
τstock 0.5s 0.05s τstock 0.5s 0.05s
Surface Surface Surface Surface
Pmax Efficacité Efficacité Pmax Efficacité Efficacité
(Vs) (Vs) (Vs) (Vs)
VB
20 kW 0.990 21.4% 0.127 93.3% 20 kW 0.540 40.4% 0.198 91.3%
Area (Vs)
Surface (Vs) Pmax=20kW ττstock
stor
=0.5s
1.2 MP+VB MP+VB Pmax=20kW ττstock
stor
=0.05s
Pmax=5kW ττstock
stor
=0.5s
1 Pmax=5kW ττstock =0.05s
stor
PI+VB
0.8
PI+VB
MP+VB
0.6
PI+FC PI+VB
0.4 PI+VB
PI+FC PI+FC PI+FC
MP+VB
MP+FC
0.2 MP+FC MP+FC
MP+FC
0
0 20 40 60 80 100
Efficiency (%)
Efficacité (en %)
.54.
Chapitre III:Gestion Energétique
Il est notable que la dynamique du système de stockage, caractérisée par τstock , influe de
façon importante sur les performances du système hybride, comme le révèle le Tableau 8, où
sont regroupées les différentes valeurs de pente.
τstock
0. 5s 0.05s
Pmax
20kW 1.92 0.15
5kW 3.12 0.34
D’autre part, pour chaque valeur de paramètres (τstock, Pmax), les différentes combinaisons de
stratégies présentent des résultats différents. Ainsi, il ressort que la stratégie VB du niveau II
offre de meilleures performances en termes d’efficacité énergétique, car cette stratégie, en
autorisant une tolérance sur la valeur de la tension du bus, sollicite davantage le stockage. Pour le
niveau I, le choix semble moins influent sur les performances de variation de tension et
d’efficacité. Néanmoins, la solution MP présente l’intérêt de prendre en compte le niveau de
stockage. La mesure de courant Igen dans la stratégie MP permet de superviser le débit de la
génératrice et de favoriser le contrôle de la tension du bus par cette génératrice. Le Tableau 9
regroupe les avantages et inconvénients des différentes stratégies.
Niveau I MP PI
Niveau II Avantage Inconvénient Avantage Inconvénient
Possible de superviser Impossible de
Haute
le niveau de stockage, Implantation superviser le
VB performance
haute performance complexe niveau de
d’efficacité
d’efficacité stockage
Implantation
Faible Faible
La meilleure simple, haute
FC performance performance
performance de tension performance de
d’efficacité d’efficacité
tension
.55.
Chapitre III:Gestion Energétique
Une contribution importante du travail mené au cours de cette thèse, et plus largement du
programme dans lequel elle s’inscrit, est de nature expérimentale, avec la mise en œuvre d’un
banc d’essai 3kW, émulateur d’un SDP à récupération d’énergie, avec systèmes de stockage et
de dissipations. Cette plateforme, dont le schéma d’implémentation est présenté à la Figure 41,
comporte cinq parties: Emulateur de traction, Source unidirectionnelle en puissance, Charge
bidirectionnelle, Système de stockage et Système de dissipation.
Emulateur de traction Source unidirectionnelle Charge bidirectionnelle
Réseau de Réseau de
laboratoire MCC MSAP MLI MLI Filtre laboratoire
MLI Conv Conv
Conv No. 1 No. 2
No. 3
DS1104 DS1103
Contrôle Supercondensateur
MLI MLI
Conv Conv
Mesure No. 4 No. 4
DS1104
La commande de chacune de ces parties est élaborée sur base de carte à DSP dSpace, avec
interfaces de mesures et de contrôle appropriées. Comme indiqué à la Figure 19, les stratégies de
supervision ne commandent pas directement les organes. Elles donnent seulement les références
vers le contrôle de chaque équipement. Dans notre cas, les stratégies envoient les références de
puissance du système de stockage et de dissipation, elles sont donc intégrées dans la carte dSpace
DS1104 qui contrôle les deux systèmes.
Dans le cas réel, la source locale, génératrice PMG (Figure 13), est entraînée par un
distributeur de puissance qui distribue la puissance provenant du réacteur d’avion. Ici,
l’entraînement mécanique a une vitesse constante.
Pour émuler l’entraînement mécanique, une machine à courant continu (MCC) est
envisagée. Cette MCC est commandée en vitesse constante pour émuler le comportement
.56.
Chapitre III:Gestion Energétique
Réseau de
laboratoire MLI MCC
Conv
No. 3
Ures_mes
Contrôle
de conv.
Ures_ref iMCC_mes
Ωmes
Contrôle
de imcc_ref Cmcc_ref Contrôle
KTMCC
courant de
vitesse
Ωref
Selon la définition du réseau local (Figure 13), la source principale est la génératrice locale
entraînée par une traction mécanique. Le réseau d’avion est utilisé seulement lors de la phase de
démarrage et dans le cas où la génératrice serait en panne.
PMG MLI
Conv
No. 3
Vdcgpm_mes
Contrôle Contrôle
de de conv.
courant
Ipmg_ref
KT
Cpmg_ref
Ωmes Contrôle de Contrôle de
puissance de Bus DC
PMG P PMG_ref
Vdcgpm_ref
.57.
Chapitre III:Gestion Energétique
Dans les applications réelles, les charges bidirectionnelles sont constituées de convertisseurs
de puissance et de machines électriques. Lors de certaines phases de vol, les machines
électriques génèrent des puissances vers le réseau DC, ce qui se concrétise par une inversion du
courant dans la ligne d’alimentation de la charge.
Dans notre banc d’essai expérimental, la charge bidirectionnelle est émulée par le réseau de
laboratoire via un convertisseur bidirectionnel entièrement commandable.
La Figure 44 montre l’ensemble de la charge bidirectionnelle et sa commande. Le réseau de
laboratoire est connecté au convertisseur via un filtre de nature inductive et un auto-
transformateur. Le convertisseur est commandé, à partir d’une référence de puissance à absorber
ou restituer. Les mesures des tensions au niveau du bus continu, du secondaire de
l’autotransformateur, et du courant traversant le filtre, sont mises en œuvre.
Réseau de
MLI Filtre laboratoire
Conv
No. 2
Vdq_res_mes
UDC_mes
.58.
Chapitre III:Gestion Energétique
MLI Conv
No. 4
T1 LSC CSC
…
T2
istock_mes
Udc
Contrôle
Uconv_ref Controle Usc
de conv. de ÷
courant istock_ref ×
Pstock_ref
[Link]ème de dissipation
Le système de dissipation est constitué d’un hacheur et d’une résistance (Figure 46). La
commande de ce dispositif repose sur une consigne de puissance provenant du superviseur de
niveau II. Une mesure du courant de dissipation est nécessaire dans notre approche, rendant ainsi
inutile la connaissance de la valeur de résistance.
MLI Conv
No. 4
T3
Rdissip
Udc idissi
T4
Correcteur
÷ PI
Pdissi_ref
× idissi_ref Saturation
.59.
Chapitre III:Gestion Energétique
La logique floue est une méthode fondée sur des règles. Selon les règles définies, les
fonctions d’appartenance et l’algorithme de défuzzyfication, la sortie sera calculée à partir des
entrées. Cette opération demande beaucoup de temps de calcul, ce qui rend difficile
l’implantation, telle quelle, en temps réel, d’une supervision à base de logique floue. Une phase
de simplification doit être envisagée. La méthode que nous proposons dans la suite, repose sur la
création de tableaux à partir des surfaces (relation biunivoque) initialement obtenues à l’aide de
la logique floue (cf .partie III.4.1.A.2 et III.4.1.B.1)
Un tableau montre une relation biunivoque entre la variable d’entrée et la variable de sortie.
Un tableau en 2 dimensions (2-D) est suffisant pour exprimer un espace de 3-D, (X,Y,Z). Si les
axes X et Y sont les variables d’entrée et l’axe Z est la variable de sortie, on peut mettre les
valeurs de X et Y à la rubrique colonne et ligne, et remplir le tableau par la valeur de Z qui
correspond au couples d’entrée (X, Y).
Pour une espace de 4-D (3 entrées et une sortie), un tableau en 2-D n’est plus suffisant.
Dans ce cas, il faut utiliser un tableau en 3-D.
Comme le montrent les Figure 26 à Figure 28, un espace 4-D peut-être représenté en
plusieurs espaces 3-D. Selon le même principe, un tableau 3-D peut être considéré comme
plusieurs tableaux 2-D.
Dans notre cas, la stratégie VB de niveau II a deux entrées et une sortie. Un tableau 2-D est
suffisant pour exprimer la relation biunivoque entre les entrées et la sortie. La stratégie MP de
niveau I a trois entrées et une sortie, donc, un tableau 3-D est utilisé pour représenter l’espace
4-D.
Afin de procéder au transfert des surfaces obtenues par logique floue vers des tableaux 2-D
et 3-D, nous avons recours à un outil logiciel disponible dans l’environnement
MATLAB/Simulink : les « look-up tables ».
La fonction « look-up table » permet d’enregistrer des coordonnées de points échantillonnés,
.60.
Chapitre III:Gestion Energétique
issues d’une discrétisation, dans un tableau. Lorsque les entrées de « look-up table» reçoivent des
valeurs entre deux points échantillonnés, le block « look-up table » utilise l’insertion linéaire
pour obtenir la sortie.
La difficulté de mise en œuvre réside dans le choix du pas de discrétisation. Il importe, en
effet, de ne pas perdre trop d’information dans cette opération de discrétisation (ce qui
impliquerait un pas le plus petit possible), tout en veillant à maintenir le volume (en termes
d’occupation de mémoire) des tableaux générés compatible avec une implantation en temps réel.
Ainsi, pour un tableau 2-D, le nombre de points enregistrés augmente selon le carré du
nombre de points échantillonnés. Pour un tableau 3-D, cette évolution se fait selon le cube du
nombre de points échantillonnés. Une division par deux du pas de discrétisation entraîne quatre
fois plus de points à mémoriser pour un tableau 2-D, 8 fois plus pour un tableau 3-D
Il est donc nécessaire d’aboutir à un compromis entre la précision de transfert et la taille de
tableau.
La Figure 47 montre les surfaces issues d’un tableau 3-D, pour deux cas de discrétisation :
La surface de la Figure 47 (a) est obtenue à l’aide de 100 points de discrétisation, tandis que la
surface de la Figure 47 (b) est obtenue à l’aide de 10 points de discrétisation.
La surface de la Figure 47 (b) semble a priori la moins précise des deux surfaces, mais elle
conserve globalement une allure similaire à celle de la Figure 47 (a). Dans notre démarche
méthodologique de simplification des surfaces obtenues à l’aide de la logique floue, il paraît
nécessaire de tenter d’estimer l’écart de précision inhérent à cette simplification.
Cette estimation est réalisée de la façon suivante :
1. Pour chaque stratégie, toutes les combinaisons d’entrées envisageables sont traitées,
d’une part par les lois d’inférence du superviseur flou de la stratégie considérée (VB ou
MP), d’autre part au travers des tableaux issus du processus de discrétisation (look-up
.61.
Chapitre III:Gestion Energétique
table).
2. Si, de façon générique, on note SLF chaque sortie obtenue dans le premier cas, et SLT
chaque sortie obtenue dans le second cas, alors l’estimation de l’écart peut être obtenue
à l’aide de la relation suivante :
Ecart (%) =
∑ S −S
LF LT
× 100% (9)
∑S LF
Nombre de
Dimension Taille de tableau sous format de
Stratégie points pour la Ecart (%)
du tableau Matlab 6.5(Ko)
discrétisation
VB 2-D 200 0.7% 316
VB 2-D 100 0.9% 81
VB 2-D 50 2.5% 21
MP 3-D 40 1.9% 1412
MP 3-D 20 5.1% 354
MP 3-D 10 11.7% 90
Nous proposons ici de comparer les deux méthodes vues précédemment (logique floue, LF,
et « look-up table », LT), en prenant comme indicateur le temps de calcul nécessaire au
fonctionnement de chaque solution en temps réel. Cette comparaison a été menée pour les trois
combinaisons de stratégies de supervision, de premier et second niveau, ayant recours à la
logique floue : PI+VB, MP+FC et MP+VB. La période d’échantillonnage du programme
compilé en temps réel sur carte dSpace est de 400µs. Les solutions procédant par simplification,
.62.
Chapitre III:Gestion Energétique
Un premier constat est la réduction importante du temps de calcul lié à la mise en œuvre de
la méthode LT, pouvant aller ici d’un rapport proche de 6 à un rapport proche de 12, selon la
combinaison de stratégies. Il est intéressant de noter que, sans simplification, et pour le matériel
à disposition, aucune des trois stratégies utilisant au moins une fois la logique floue pour l’un de
ses deux niveaux de supervision, ne passerait l’étape de compilation lors de l’implantation en
temps réel (temps de calcul supérieur aux 400µs d’échantillonnage de la carte à DSP).
Nous procèderons, au cours de cette partie, à l’étude expérimentale des quatre stratégies
décrites au cours du chapitre III.
Dans la partie III.4.2.A, l’étude basée sur les résultats de simulation, ne prend pas en
compte l’effet de la capacité en termes d’énergie du système de stockage (la capacité de stockage
était configurée relativement élevée). Dans la validation expérimentale, l’effet de changement du
niveau de système de stockage influencera le résultat.
.63.
Chapitre III:Gestion Energétique
Le système de stockage est réalisé par un module de super condensateurs, de capacité égale
à 165F, et pour lequel nous accepterons une plage de variation de la tension aux bornes comprise
entre 24V et 48V. Dans cette gamme de tension, 75% de l’énergie totale au sein du super
condensateur est disponible, l’énergie emmagasinée dans le super condensateur étant
proportionnelle au carré de la tension à ses bornes. De plus, selon certaines recommandations de
fabricants, pour des raisons de durée de vie, la tension d’utilisation du super condensateur ne
devrait pas être inférieure à la moitié de la tension nominale, soit ici 24V. Elle ne doit également
pas dépasser 48V, dans notre cas. On peut donc considérer que 24V correspondra au niveau
d’énergie stockée le plus bas (0%) et 48V au niveau le plus haut (100%). Donc, le total d’énergie
disponible est de : 1 × 165 × (482 − 24 2 ) = 142.56kJ , soit environ 40 kWh. Il peut donc être
2
chargé de 0% à 100% sous une puissance de charge de 500W en 285s. L’effet de changement de
niveau du système de stockage est évident à observer dans notre banc d’essai à 3kW.
Chaque combinaison de stratégies va, dans les lignes qui suivent, faire l’objet de tests
expérimentaux pour trois valeurs initiales du niveau de stockage : 20%, 50% et 80%. Puisque
quatre combinaisons de stratégies sont à considérer, douze essais seront présentés. Ils seront
nommés par le nom de stratégie et le pourcentage du niveau de stockage initial. Par exemple,
l’essai pour la stratégie PI+VB, sous la condition initiale du système de stockage à 20% sera
appelée PI_VB_20, …etc.
Pour ces essais, le scénario de la charge bidirectionnelle est celui montré à la Figure 48. Son
déroulement est le suivant :
La durée totale d’essai est de 200s, un cycle de 60s étant répété au cours de cette durée.
0s~2s La puissance de charge est nulle (ni consommation, ni restitution),
2s~12s La charge consomme 500W,
12s~22s La consommation diminue jusqu’à 200W,
22s~32s La puissance de charge est nulle,
32s~42s La charge restitue 200W vers le bus continu,
42s~60s La puissance de charge est nulle.
.64.
Chapitre III:Gestion Energétique
600
Puissance reference de la charge bidirectionnelle (W)
500
400
300
200
100
-100
-200
-300
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s)
Pour des raisons de protection du banc d’essai, le courant qui traverse le super condensateur
est limité à 8A, au niveau de la commande.
Cette limite empêche la puissance fournie ou absorbée par le super condensateur de
dépasser un certain seuil, variable selon la tension du super condensateur : Plus la tension est
basse, plus le seuil de puissance est bas.
Pcharge
Pgen
Igen Icharge
PMG
MLI Vbus MLI Filtre
Conv Vdcpmg Conv
No. 3 No. 2
Phybride Ihyb
Fusible 10A
Isc
Idiss
…
Afin de procéder à une étude comparative similaire à celle présentée dans la partie III.4.2.B,
les mêmes indicateurs de comparaison sont employés : performance en maintien de tension et
efficacité énergétique. Comme expliqué dans la partie III.4.2.B, les indicateurs sont pris en
compte uniquement lors des phases de restitution de la charge.
Les résultats que nous allons présenter montrent les tensions de bus continu, Vdcpmg et Vbus,
les puissances Pgen, Pcharge et Phybride, les puissances en interne du système hybride, Pdissi et Psc et
.65.
Chapitre III:Gestion Energétique
.66.
Chapitre III:Gestion Energétique
290 400
285 200
Puissance (W)
Vdcpmg
280 0
275 -200
270 -400
Pdissi 70
Puissance (W)
200
60
0 50
40
-200
30
Psc 20
-400
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
Psc 275
700 Pdissi
Ptotal_ref
Vdcmsap
Vdcpmg
274 Vbus
600
Tension du bus continu (V)
273
500
Vdcpmg
272
Vbus
Puissance (W)
200 269
Psc 268
100
267
0
266
-100
24 26 28 30 32 34 36 38 40
265
Temps (s) 24 26 28 30 32 34 36 38 40
Temps (s)
e) Zoom de puissance du système hybride et
f) Zoom de la tension du bus continu
Ptotal_ref
.67.
Chapitre III:Gestion Energétique
.68.
Chapitre III:Gestion Energétique
290 400
Puissance (W)
280 0
275 -200
270 -400
265 -600
Pgen Phybride
260 Vbus -800
Pgen
255 -1000 Pcharge
Phybride
250 -1200
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
a) Tension du bus continu b) Puissance au bus continu
f 5
600 100
Psc
Pdissi 90
400
80
Niveau de stockage (%)
Pdissi 70
Puissance (W)
200
60
0 50
40
-200
30
20
-400 Psc
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
Dans cet essai, l’état initial du stockage est plus haut que pour l’essai PI_FC_20, c'est-à-dire
que la tension initiale du super condensateur est plus haute. Par conséquent, la limite en
puissance du système de stockage est également plus élevée : le système de stockage fournit
d’avantage que lors de l’essai PI_FC_20 (voir Figure 51 c et Figure 50 c).
Nous l’avons évoqué précédemment : le comportement du système de stockage est lié au
profil de charge, la stratégie PI ne prenant pas en compte le niveau du stockage. Dans le cas
présent, le profil étant identique, le stockage se décharge (Figure 51 d).
.69.
Chapitre III:Gestion Energétique
290 400
Puissance (W)
280 0
275 -200
270 -400
265 -600
Pgen Phybride
260 -800
Vbus Pgen
255 -1000 Pcharge
Phybride
250 -1200
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
Pdissi 70
Puissance (W)
200
60
0 50
40
-200
30
20
-400
Psc 10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
De 0s à 22s, puisque l’état initial du stockage est important (80%), la valeur de limitation en
puissance du système de stockage est augmentée. Nous pouvons même constater que lors des
phases de consommation de 200W de la charge, seul le stockage contribue à l’alimentation, et
qu’alors la génératrice ne participe pas. A la Figure 52 b, à 12s, la puissance fournie par la
génératrice s’annule. Alors, la puissance fournie par le système de stockage est supérieure à
200W (puissance demandée par la charge plus les pertes). La tension du bus continu est
contrôlée à 270V à partir de 12s, par le système de stockage, qui a la capacité de contrôler la
tension du bus. Ce comportement du système de stockage prouve que dans la stratégie PI, c’est le
système de stockage qui fournit en priorité la charge. La génératrice compense le manque de
puissance.
Comme pour les deux essais précédents, le stockage se décharge, afin d’alimenter la charge,
.70.
Chapitre III:Gestion Energétique
en moyenne plus consommatrice que productrice. Nous observons cependant que, plus l’état du
stockage diminue, plus la génératrice intervient dans l’alimentation de la charge (Figure 52 b), ce
qui s’observe également au niveau du maintient de la tension du bus (Figure 52).
295
Vdcpmg
600
Pcharge
Vbus
Tension du bus continu (V)
290 400
Puissance (W)
280 0
275 -200
270 -400
Pdissi 70
Puissance (W)
200
60
0 50
40
-200
30
-400
Psc 20
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
c) Puissance du système hybride d) Niveau de stockage
800
Psc 275
700 Pdiss Vdcpmg
Vdcmsap
Ptotal_ref 274 Vbus
600
Tension du bus continu (V)
273
Vdcpmg
Puissance (W)
500
272
Ptotal_ref Vbus
400 271
300
Psc 270
200 269
268
100
267
0
Pdissi 266
-100
24 26 28 30 32 34 36 38 40
265
Temps (s) 24 26 28 30 32 34 36 38 40
Temps (s)
e) Zoom de puissance du système hybride et
f) Zoom de la tension du bus continu
Ptotal_ref
Figure 53-Résultats expérimentaux de l’essai PI+VB, état initial du stockage 20%
.71.
Chapitre III:Gestion Energétique
v 5 v 5
300 800
295
Vdcpmg
600
Pcharge
Vbus
Tension du bus continu (V)
290 400
Puissance (W)
280 0
275 -200
270 -400
265 -600
Pgen Phybride
260 Vbus -800
Pgen
255 -1000 Pcharge
Phybride
250 -1200
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
200
60
0 50
40
-200
30
20
-400 Psc
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
.72.
Chapitre III:Gestion Energétique
v 8
800
300
Vdcpmg
600
Pcharge
295 Vbus
Tension du bus continu (V)
400
290
Puissance (W)
0
280
-200
275
-400
270
265 -600
Pgen Phybride
260 -800
Vbus Pgen
255 -1000 Pcharge
Phybride
250 -1200
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
200
60
0 50
40
-200
30
20
-400
Psc 10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
En comparant les courbes issues de ces essais, avec celles obtenues pour la combinaison de
stratégie PI+FC, en régime permanent, les résultats expérimentaux pour la stratégie PI+VB ne
semblent pas présenter de grandes différences.
En revanche, quelques différences apparaissent lors de transitoires. Prenons comme
exemple les essais PI_FC_20 et PI_VB_20.
En comparant les Figure 50 c et Figure 53 c, on constate que dans l’essai PI_FC_20, le
système de dissipation dissipe plus que pour l’essai PI_VB_20. Observons la référence de
puissance, Ptotal_ref (Figure 50 e et Figure 53 e), du système hybride au cours des deux essais. En
raison du découpage lié à la MLI, la référence de puissance totale Ptotal_ref est bruitée. En raison
de sa dynamique, le système de stockage ne peut répondre globalement qu’à la valeur moyenne
de Ptotal_ref. La stratégie FC force alors le système de dissipation à compenser la partie positive de
l’écart entre Ptotal_ref et Psc. C’est pourquoi, pendant la phase de restitution du système de
stockage, le système de dissipation fournit également de la puissance (Figure 50 e 24s~32s).
En ce qui concerne la stratégie VB, nous avons vu qu’elle permet le contrôle du système de
.73.
Chapitre III:Gestion Energétique
dissipation en fonction de la valeur atteinte par le bus continu Vbus, avec une certaine tolérance
liée au gabarit du profil de tension à respecter. Ainsi, il est possible que le système de dissipation
ne soit pas sollicité, même si la puissance de référence Ptotal_ref n’est pas atteinte. Si l’on
observe la Figure 53 e, sur l’intervalle 24s~32s, nous voyons que dans cet essai, contrairement à
l’essai PI_FC_20, la dissipation n’est pas sollicité pendant la phase de restitution du stockage, et
ce malgré le bruit sur la référence de puissance.
Observons maintenant l’intervalle 30s~34s des Figure 50 e, f (PI_FC_20) et Figure 53 e, f
(PI_VB_20), qui correspond à un comportement transitoire, lié à un renvoi de puissance depuis
la charge bidirectionnelle vers le bus. Nous y voyons des comportements différents des systèmes
de stockage et dissipation, de la tension du bus continu, et de la référence de puissance destinée
au système hybride. Dans la stratégie VB, le système de dissipation est sollicité le moins possible,
grâce à la tolérance sur le niveau de tension du bus. Dans l’essai PI_VB_20, à 32s, la tension
étant normale, le système de dissipation n’est pas sollicité, et toute la référence de puissance est
destinée au système de stockage. Mais le système de stockage, en raison de sa dynamique, ne
peut pas atteindre la référence instantanément. Contrairement à la stratégie FC, la stratégie VB
ne cherche pas à compenser instantanément l’écart entre référence de puissance et puissance
stockée, en actionnant le système de dissipation. En conséquence, la tension du bus continu
augmente de façon plus importante, entrainant une augmentation de la référence de puissance
Ptotal_ref issue de la stratégie PI de niveau I. Le système de dissipation n’est enclenché que pour
maintenir la tension dans le gabarit autorisé. Dans l’essai PI_VB_20, la puissance dissipée
(Figure 53 e) est donc moins importante que dans l’essai PI_FC_20 (Figure 50 e), et de durée
plus courte.
Ce phénomène de dynamique conduit à une réflexion concernant la commande du système.
Comme le montre la Figure 56, pour un système donné, la réponse du système atteint la
référence en un certain temps. Mais si la référence est plus importante (référence 1, par exemple),
la réponse 1 atteindra la référence 2 plus vite que la réponse 2.
La Figure 57 explique schématiquement comment améliorer la référence pour augmenter la
dynamique du système. On pose une référence (référence 3) pour qu’elle dépasse la valeur
souhaitée (1 par exemple) temporairement et revienne à la valeur souhaitée lorsque la réponse
(réponse 2) atteint la valeur souhaitée (1 par exemple). C’est ce principe qui est mis en évidence,
en termes de dynamique, entre les essais PI_VB_20 et PI_FC_20.
.74.
Chapitre III:Gestion Energétique
2 2
Référence 1
1.8 1.8
Réponse 1 Référence 3
1.6 1.6
1.4 1.4
1.2 1.2
1 1
0.8 Référence 2 0.8
0.6 0.6
Réponse 2 Réponse 3
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
0.8 0.9 1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 0.8 0.9 1 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6
Temps (s) Temps (s)
.75.
Chapitre III:Gestion Energétique
295
Vdcpmg
600
Pcharge Phybride
Vbus
Tension du bus continu (V)
290 400
Puissance (W)
280 0
275 -200
270 -400
265 -600
260 -800
Vbus Pgen Pgen
255 -1000 Pcharge
Phybride
250 -1200
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
70
Puissance (W)
200
60
0 50
40
-200 Pdissi 30
20
-400
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
.76.
Chapitre III:Gestion Energétique
pas. Lorsque la charge bidirectionnelle absorbe moins de puissance (0W ou 200W), la part de
puissance dédiée au stockage, provenant de la génératrice, augmente (jusqu’à 367W) selon le
niveau de stockage (Figure 58 b, de 0s à 2s, de 12s à 62s, de 72s à 82s et de 132s à 142s).
Lorsque le stockage est chargé à un certain niveau, la contribution de la génératrice au
chargement du stockage cesse.
Ce système de stockage peut aussi aider la génératrice à alimenter la charge dans certain cas
(Figure 58 b période 182s à 192s).
Comme l’a déjà montré l’analyse menée au cours de la partie III.5.3.B.1, pour la stratégie
FC, nous observons que le système de dissipation peut dissiper alors que le stockage fournit.
Le mécanisme de la stratégie MP étant d’assurer que la génératrice fournisse toujours de la
puissance, même si la charge bidirectionnelle est dans la phase d’arrêt ou de restitution, nous
observons bien que ce comportement est vérifié, puisque la puissance de génératrice Pgen (Figure
58 b) est toujours négative et la tension du bus continu Vbus (Figure 58 a) est toujours contrôlée
par la génératrice (Vbus égale à Vdcpmg , aux chutes de tension dans les diodes près.)
.77.
Chapitre III:Gestion Energétique
290 400
Puissance (W)
280 0
275 -200
270 -400
70
Puissance (W)
200
60
0 50
40
-200 Pdissi 30
20
-400
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
Lorsque l’état initial du stockage est augmenté jusqu’à 50%, le comportement du système
est différent de celui que l’on a pour l’état initial à 20%. La génératrice n’a plus besoin de
charger le système de stockage. Dans la phase où la charge bidirectionnelle restitue de la
puissance vers le bus continu, le système de stockage absorbe, non seulement toute la puissance
restituée, mais aussi de la puissance supplémentaire pour permettre à la génératrice de contrôler
la tension du bus continu.
Le niveau de stockage reste dans une zone, ici médiane, qui dépend de la définition de la
fonction d’appartenance du niveau de stockage (Figure 25 c).
.78.
Chapitre III:Gestion Energétique
290 400
285 200
Puissance (W)
Vdcpmg
280 0
275 -200
270 -400
265 -600
Vbus Pgen
260 -800
Pgen
255 -1000 Pcharge
Phybride
250 -1200
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
Pdissi 70
Puissance (W)
200
60
0 50
40
-200
30
-400 Psc 20
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
Quand le niveau du stockage est élevé (ici 80%), la stratégie MP va tendre à décharger le
stockage volontairement. Si l’on compare les Figure 60 b et Figure 59 b sur l’intervalle t=2s à
t=22s, on constate que dans l’essai MP_FC_80, le système de stockage est davantage sollicité
que dans l’essai MP_FC_50, pour les consommations de la charge bidirectionnelle à 500W et à
200W. Toutefois, lorsque le niveau de stockage diminue, cette contribution diminue également,
ce que l’on peut observer, Figure 60 b, en comparant les différents intervalles 2s à 22s, 62s à 82s,
122s à 142s et 182s à 200s.
Quant à la tension du bus continu Vbus, lors de la phase de restitution de la charge, elle
augmente jusqu’à 275V. Ceci, parce que la stratégie MP limite l’absorption de puissance par le
système d’hybride, lorsque le niveau de stockage est haut, en assurant bien sûr un maintien de
cette tension Vbus dans la zone acceptable définie à la Figure 18.
Lorsque le niveau de stockage diminue, la stratégie MP permet un accroissement de la
.79.
Chapitre III:Gestion Energétique
puissance absorbée par le système d’hybride, ce qui réduit la surtension au niveau du bus continu
(Figure 60 a, intervalles 32s à 42s et 92s à 102s).
290 400
285 200
Vdcpmg
Puissance (W)
280 0
275 -200
270 -400
265 -600
70
Puissance (W)
200
60
0 50
40
-200
Pdissi 30
20
-400
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
.80.
Chapitre III:Gestion Energétique
v 5 v 5
300 800
Vdcpmg Pcharge Phybride
295 Vbus 600
Tension du bus continu (V)
290 400
285 200
Puissance (W)
280
Vdcpmg 0
275 -200
270 -400
200
60
0 50
40
-200
Pdissi 30
20
-400
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
.81.
Chapitre III:Gestion Energétique
v 8 v 8
300 800
Vdcpmg Pcharge Phybride
295 Vbus 600
Tension du bus continu (V)
290 400
285 200
Vdcpmg
Puissance (W)
280 0
275 -200
270 -400
265 -600
200
60
0 50
40
Psc
-200
30
20
-400
10
-600 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
Temps (s) Temps (s)
Les résultats de MP+VB et MP+FC sont similaires. La différence entre les deux stratégies
est dans la façon d’enclencher le système de dissipation. Nous allons respectivement comparer
les essais MP_VB_20 et MP_VB_80 aux essais MP_FC_20 et MP_FC_80.
Dans l’essai MP_FC_20, (Figure 58 c, intervalles 22s à 132s et 182s à 192s), la stratégie FC
est à l’origine de la simultanéité entre fourniture de puissance par le stockage, et consommation
par le système de dissipation. Ce qui, d’un point de vue efficacité énergétique, n’est pas un
résultat intéressant.
En revanche, dans l’essai MP_VB_20, ce phénomène n’apparaît pas. Ceci, parce que
l’enclenchement du système de dissipation dépend du niveau de tension du bus, avec une marge
autorisée (stratégie VB). Or, la tension est très bien contrôlée par la génératrice.
En ce qui concerne les essais MP_FC_80 et MP_VB_80, nous pouvons constater des
résultats différents entre les Figure 63 a, c et Figure 60 a, c. A la Figure 63 a, la tension
augmente jusqu’à la valeur de 280V. Comme nous l’avons analysé en III.5.3.B.4, ceci est lié au
fait que le stockage ne peut pas répondre instantanément à la référence de puissance qui lui est
.82.
Chapitre III:Gestion Energétique
imposée. La tension augmente alors jusqu’à atteindre la limite de la zone autorisée (Figure 18),
évènement à l’origine de l’enclenchement du système de dissipation.
Comparons également, au niveau de la Figure 63 c, l’évolution des puissances au long des
différents intervalles (de t=32s à 42s et t=92s à 102s). Lors du premier intervalle, la puissance
stockée est plus faible qu’au cours du second. Ceci est lié à la surtension au niveau du bus
continu, plus importante de 32s à 42s, qu’entre 92s et 102s. Le coefficient de dissipation k,
intervenant dans la relation (5), est donc plus grand à ce moment, ce qui entraîne une sollicitation
plus grande du système de dissipation.
A la Figure 63 d, nous constatons ici également que le stockage, partant d’une valeur
initiale de 80%, tend vers une valeur finale médiane. Tendance en relation avec le comportement
du stockage observé Figure 63 c, où, à charge égale, le stockage fournit d’autant moins de
puissance que son niveau diminue.
.83.
Chapitre III:Gestion Energétique
Comme indiqué dans la partie III.4.2.B.1, les indicateurs de comparaison sont définis par (7)
et (8). Puisque l’objectif est de comparer les performances des stratégies lors de la phase de
restitution, les indicateurs sont calculés au moment des phases de restitution de la charge
bidirectionnelle. Les indicateurs de comparaison de ces 12 essais sont regroupés dans le Tableau
12.
Niveau I
MP PI
Niveau II
VB Surface Surface
47.40 48.59 75.33 57.10 35.03 36.36 35.79 35.73
(Vs) (Vs)
Efficacité 78.2% 72.3% 57.4% 69.3% Efficacité 70.18% 70.49% 70.62% 70.43%
Etat initial Valeur Etat initial Valeur
20% 50% 80% Moyenne 20% 50% 80% Moyenne
Rubrique Rubrique
FC Surface Surface
50.75 44.95 61.39 52.36 32.14 34.1 38.95 35.06
(Vs) (Vs)
Efficacité 74.57% 66% 57.31% 65.96% Efficacité 65.5% 64.48% 62.83% 64.27%
Une représentation de ces points est proposée, dans le plan « Surface vs Efficacité », à la
Figure 64 :
80
Surface (V*s) PI+VB
PI+FC
MP+VB 80%
70 MP+FC
MP+VB
60
MP+FC 80% MP+FC 20%
MP+FC 50%
50
PI+FC 50%
30 PI+FC 20% PI+VB20% 50% 80%
20
45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95 100
Efficacite (%)
.84.
Chapitre III:Gestion Energétique
Sur cette figure, on constate que les points des stratégies PI+VB et PI+FC sont relativement
regroupés par type de stratégies, quelque soit les états initiaux de charge du système de stockage.
Ceci, puisque la stratégie PI ne tient pas compte du niveau du stockage ; Le changement de l’état
initial n’influe donc pas beaucoup les performances de la stratégie.
En revanche, les points issus des essais utilisant la stratégie MP sont relativement dispersés.
En effet, cette stratégie tient compte du niveau du stockage. Les valeurs initiales du niveau de
stockage influent donc sur les performances de la stratégie.
Nous avons vu dans les analyses menées précédemment que, lorsque le niveau de stockage
est haut, la stratégie MP stocke moins d’énergie et en dissipe davantage. Ceci explique un
rendement, pour l’essai « MP+VB 80% » proche de 54% (quasiment le plus faible de tous).
Pour le même état initial, la stratégie MP, autorisant une tolérance plus grande sur la
variation de la tension, voit ses indicateurs de maintien de tension sensiblement moins bons que
pour d’autres stratégies.
Pour les états initiaux de 20% et 50%, la tension est toujours maintenue par la génératrice.
La performance en tension est donc, dans ces cas, de très bonne qualité. Mais à cause de la chute
de tension des diodes anti-retour, lorsque la tension est maintenue par la génératrice dans la
phase de restitution de charge, il y a toujours l’écart entre la tension nominale 270 et la tension
du bus continu. Cet écart n’a pas été trouvé dans la stratégie PI parce que la tension du bus est
maintenue par les super condensateurs, il n’y a donc pas de chute de tension des diodes
anti-retour.
On utilise la valeur moyenne des résultats expérimentaux présentés dans le Tableau 12, afin
de mener une comparaison avec les résultats obtenus par simulation, présentés à la Figure 40.
80
Surface (V*s) PI+VB
PI+FC
70 MP+FC
MP+VB
60
50
40
30
20
45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95 100
Efficacite (%)
.85.
Chapitre III:Gestion Energétique
Les résultats présentés à la Figure 65, issus des essais expérimentaux, ont été menés pour un
système de stockage donné, donc pour un paramètre de dynamique donné et une puissance
maximale. Afin de mener une comparaison, il nous faut choisir à quelle série d’essai de la Figure
40 la mener.
On choisit la série de Pmax=20kW et τstock=0.05s. Il y a deux raisons à ce choix :
1. Dans la validation expérimentale, la dynamique du système de stockage est plus proche
de 0.05s (voir annexe).
2. Dans la validation expérimentale, la référence de puissance totale issue de la supervision
du niveau I, Ptotal_ref, ne dépassait jamais la limite de capacité en termes de puissance, du
système de stockage. On peut trouver la même situation dans la série de Pmax=20kW et
τstock=0.05s.
Parce que les conditions des essais, les dimensionnements des systèmes, ne sont pas les
mêmes entre simulation et expérimentation, les valeurs des indicateurs de performance de
tension et d’efficacité ne sont pas comparables quantitativement. En revanche, nous pouvons
comparer les positions relatives entre les différentes stratégies pour tenter d’établir une
cohérence entre les résultats de simulation et les résultats expérimentaux.
D’abord, on compare les performances de tension. Dans la validation expérimentale, il y a
une chute de tension aux bornes des diodes anti-retour. Les supervisions qui appliquent la
stratégie MP subiront cette dégradation de la performance de tension. Par contre, dans les
simulations, cette chute de tension n’est prise en compte. Donc les performances de tension de la
série MP ne sont pas comparables avec celles de la série de PI.
Néanmoins, nous pouvons comparer les performances, en tension et en efficacité
énergétique, au sein d’une même série :
Performances en tension (VCT = Valeur Critère Tension) :
A la Figure 40, pour les performances en tension, nous pouvons relever :
• VCT (MP+VB) > VCT (MP+FC),
• VCT (PI+VB) > VCT (PI+FC).
A la Figure 65, pour les performances en tension, nous pouvons également relever les
mêmes situations relatives.
Donc, au regard de cette comparaison nous pouvons bien vérifier qu’en termes de maintien
de tension, la stratégie VB, en raison de la tolérance qu’elle autorise sur la valeur de tension,
possède des indicateurs moins bons que pour la stratégie FC.
Performances en efficacité énergétique (VCEE = Valeur Critère Efficacité Energétique) :
A la Figure 40, au sein d’une même série, les performances en termes d’efficacité, selon les
indicateurs, sont globalement les suivantes :
.86.
Chapitre III:Gestion Energétique
• VCEE (PI+FC) ≈ VCEE (MP+FC) < VCEE (PI+VB) < VCEE (MP+VB)
A la Figure 65, nous observons :
• VCEE (PI+FC) < VCEE (MP+FC) < VCEE (MP+VB) ≈ VCEE (PI+VB).
Les évolutions relatives des indicateurs d’efficacité énergétique sont quasiment identiques
entre expérimentation et simulation, sauf pour la relation entre la performance de MP+VB et
PI+VB. Ceci, parce que, dans les résultats de Figure 40, la comparaison se fait sous la condition
d’une valeur initiale du système de stockage à 50%. Alors qu’à la Figure 65, la comparaison est
basée sur des résultats moyennés, entre valeurs initiales de stockage égales à 20% et 80%. Nous
vérifions, en effet, qu’en comparant les résultats de la Figure 40 et de la Figure 64 (pour les
essais à 50% de valeur initiale de stockage), une analogie en termes de répartition des indicateurs
en efficacité énergétique, peut être obtenue :
VCEE (PI+FC) ≈ VCEE (MP+FC) < VCEE (PI+VB) < VCEE (MP+VB)
Après avoir observé les performances d’efficacité des stratégies MP+VB et PI+VB, on
constate que les résultats de stratégie MP+VB sont dispersés et ceux de PI+VB sont regroupés.
Dans le cas d’un état initial du système de stockage à 80%, la supervision limite le système de
stockage pour absorber l’énergie, c’est le système de dissipation qui dissipe le plus. Le
rendement de l’essai MP_VB_80 est donc diminué. Mais les rendements des deux autres essais
de la série MP+VB (MP_VB_20 et MP_VB_50) sont supérieurs à ceux de la série PI+VB.
La conclusion des résultats expérimentaux est donc cohérente avec ce que la simulation
nous avait apportait comme résultats.
III.6 Conclusion
Au cours de ce chapitre, nous avons tout d’abord analysé la problématique liée aux
échanges inégaux de puissances entre charges en phase de génération, et charges en phase de
consommation : Le déséquilibre de puissance provoque une surtension au niveau du bus continu.
Plusieurs solutions à ce problème ont été proposées, puis comparées à l’aide de critères
pertinents vis-à-vis de l’application aéronautique, tels que fiabilité, masse et polyvalence. Parmi
les solutions proposées, une solution utilise un système hybride, constitué d’un dispositif de
stockage et d’un dispositif de dissipation.
Pour contrôler ce système, une supervision à deux niveaux a été proposée, ainsi que
plusieurs stratégies de gestion énergétique, mono- et multi-objectif(s).
Les stratégies de type multi-objectifs permettent de surveiller les états du système et de
déboucher sur une décision prenant en compte différentes priorités de ces objectifs, selon
différents états du système. Elles sont construites sur des ensembles de règles prédéfinies. Afin
.87.
Chapitre III:Gestion Energétique
de développer ce type de supervision, nous avons proposé d’utiliser la logique floue. Les
objectifs multiples qui ont été fixés ont été : le maintien de la tension du bus, l’efficacité
énergétique et la disponibilité du système de stockage.
Des stratégies mono-objectif ont également été développées, afin de maintenir la tension du
bus continu uniquement.
Différentes combinaisons de stratégies de supervision énergétique ont ainsi émergé, qui ont
fait l’objet de simulation, puis de comparaisons à l’aide d’indicateurs : performance du contrôle
de tension, performance en efficacité énergétique.
Une phase de validation expérimentale a également été réalisée, à l’aide d’un banc d’essai
de 3kW sur lequel ont été implantées les stratégies développées. Une méthode simplifiant
l’implantation en temps réel de la logique floue a été proposée. Une étude a permis d’estimer le
gain apporté par cette solution en termes de temps de calcul, d’utilisation de mémoire, et a
permis de s’assurer qu’elle ne conduit pas, à certaines conditions, à des écarts trop importants
avec les résultats directement obtenus par logique floue.
Les essais expérimentaux ont tout d’abord permis de valider les concepts théoriques
proposés pour le développement des supervisions. Ensuite, dans une certaine mesure, liée aux
conditions expérimentales, ils ont conforté l’analyse effectuée sur les résultats de simulation, au
travers des indicateurs évoqués précédemment.
A l’issue de ce chapitre, l’intérêt de développer des stratégies de type multi-objectifs,
semble évident, notamment en ce qui concerne la disponibilité du stockage, sur lequel repose en
grande partie le bon fonctionnement d’un Système Distribué de Puissance à échanges d’énergies.
L’outil proposé pour leur étude et mise en œuvre, la logique floue, a également montré ici son
intérêt.
.88.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
IV.1 Introduction
Comme cela a été montré au Chapitre II, au cours des essais de simulation ERT1_VRT5 et
ERP1_VRT5, les régimes transitoires de tension sont beaucoup plus longs (Figure 8) que dans
les autres essais de simulation (par exemple ERT1_VRT4, Figure 9). Ce phénomène indique une
dégradation de la stabilité du système. Nous allons, au cours des pages suivantes, tenter
d’analyser ce phénomène, de façon générale, puis au sein du système qui nous intéresse.
Pour les essais de simulation réalisés au Chapitre II, le modèle de charge utilisé est un
modèle à puissance constante. Ce modèle, présenté à la Figure 33, assure que la puissance
consommée par la charge correspond bien à sa référence, sans être pas influencée par la variation
de la tension du bus. Ce modèle représente l’ensemble de la charge électrique : généralement une
machine électrique, son convertisseur statique et la commande de celui-ci. Il est représentatif
.89.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Vbus
Pour mener cette étude sur la question de la stabilité, les trois charges interconnectées sur le
bus continu du système étudié (ETRAC, VGPE et LPEC – cf. Chapitre II) sont remplacées par
une charge équivalente, nommée par la suite charge représentative, et dont le profil correspond à
la somme des trois profils des charges réelles. En raison de leurs faibles valeurs, les impédances
de câble sont négligées. Les éléments de protection, ainsi que les diodes anti-retours, ne sont pas
pris en compte. Ainsi, la Figure 5 se trouve simplifiée, comme le montre la Figure 67.
Afin de nous assurer que les hypothèses simplificatrices retenues n’altèrent pas les
phénomènes d’instabilité précédemment observés, les essais ERT1_VRT5 et ERP1_VRT5 ont
été à nouveau réalisés avec cette configuration. Comme le montre la Figure 68, le phénomène de
prolongement du régime transitoire demeure. Nous pourrons donc baser notre étude sur le
modèle simplifié présenté à la Figure 67.
Charge
210µF 400µF 1Ω
PM G 1mΩ 1mΩ
représentative
GCU
.90.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
285
Tension (V)
280
275
270
265
260
255
250
0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21 0.22 0.23 0.24 0.25
Temps (s)
Figure 68-Tension du bus continu, pour le scénario ERT1_VRT5, sur modèle simplifié
.91.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
14000
300
12000
250
10000
200
8000
150
6000
100
4000
50 2000
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
Temps(s) Temps(s)
400 18000
VDC (V) Pcharge (W)
350 16000
300 14000
12000
250
10000
200
8000
150
6000
100
4000
50 2000
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s) Temps (s)
A partir de ces résultats, nous pouvons supposer que la marge de stabilité n’est pas
seulement liée à la puissance consommée par la charge, mais aussi au modèle de charge envisagé.
Le modèle provoquant des phénomènes d’instabilité étant le modèle « à puissance constante »,
nous pouvons conclure que la commande de la charge sera également influente.
Nous proposons, dans la suite de ce chapitre, d’analyser plus en détail ce phénomène
d’instabilité, et notamment de comprendre l’incidence que peuvent avoir la valeur de puissance
consommée, le modèle de charge, … sur la marge de stabilité.
.92.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Nous allons, dans un premier temps, introduire la théorie de l’analyse de la stabilité d’un
système, par petit signal. C’est sur cette théorie que reposera la suite de notre étude.
Il existe plusieurs types de systèmes non-linéaires : Par exemple, dans les applications nous
concernant, des éléments d’électronique de puissance, une génératrice pouvant présenter une
saturation, … etc. L’étude d’un système non linéaire est plus complexe que l’étude d’un système
linéaire. L’analyse par petit signal est un outil qui va permettre de linéariser le système non
linéaire autour de certains points de fonctionnement.
Afin d’illustrer ce principe, on peut utiliser l’exemple représenté aux Figure 71 [29][30] et
Figure 72. Nous voyons sur cette dernière que la caractéristique de la tension de sortie en
fonction de la tension d’entrée n’est pas linéaire. Mais, autour du point de fonctionnement VI,
celle-ci le devient. Il est alors possible, pour cette zone au voisinage de VI, d’appliquer la même
v̂o
vI = VI + vˆi
Zone linéaire
vo = VO + vˆo
v̂i
VT VO
VI v̂i
Cette théorie nous fournit une base pour étudier la fonction de transfert et l’impédance
spécifique du système pour certains points de fonctionnement.
.93.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Considérons une source et une charge, connectées en cascade, comme indiqué à la Figure
73 [31]. On suppose que chaque sous-système électrique est stable lorsqu’il fonctionne seul, pour
certains points de fonctionnement. Une notation de type quadripôle est adoptées afin d’exprimer
les relations entre les différentes grandeurs, comme le montre la Figure 74.
ii1 io1 ii2 io2
Zo Zi
.94.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Figure 75-Modèle de type petit signal des deux quadripôles en schéma bloc
Pour différencier les Figure 74 et Figure 75, on utilise les nouveaux noms de variables
suivants :
o Tv, Ti représentent les fonctions de transfert de tension et de courant pour le modèle
de type petit signal,
o Zˆ o (s) , Zˆ i (s) représentent les impédances d’entrée et de sortie pour le modèle de type
petit signal. Cette impédance est définie comme l’impédance spécifique. Dans ce
modèle, les paramètres de la fonction de transfert T sont stables, puisque chaque
sous système est supposé individuellement stable.
Si les fonctions de transfert A(s) et Z(s) sont stables pour le point de fonctionnement donné,
les fonctions T(s) et Zˆ (s) le sont également, puisqu’elles représentent les fonctions de transfert à
ce même point de fonctionnement.
Si on ne prend en compte que la boucle de tension, et que l’on suppose que la variation de
courant de sortie ( iˆo 2 ) est nulle [32], alors la fonction de transfert de tension, représentée à la
Figure 76, peut être exprimée selon (10) [31].
vˆi1 vˆo1 vˆi 2 vˆo2
Tv1(s) 1 Tv2(s)
iˆo1 iˆi 2
-1
vˆo 2 Tv1 ⋅ Tv 2 Zˆ
= avec Tm = o1 (10)
vˆi1 1 + Tm Zˆ i 2
Comme il a été démontré dans [31], si les fonctions Tv1 et Tv2 sont chacune stables au point
de fonctionnement considéré, on peut concentrer la problématique sur l’étude de la stabilité de la
.95.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Il existe plusieurs critères de stabilité pour la conception d’un système. Différentes zones
interdites sont définies, en fonction de certains critères. Nous allons considérer trois d’entre eux
dans ce qui suit : Le critère de Middlebrook [33][34], le critère MGMP [31][35][36][37] (marge
de gain, marge de phase) et le critère de Nyquist.
Tm
Le critère de Middlebrook est simple, mais très restrictif. De plus, ce critère ne prend pas en
compte la marge de phase, puisque la marge de gain doit être systématiquement assurée.
|Tm(s)|<-MGdB (11)
ou − 180° + MP < ∠Tm(s) < 180° − MP (12)
Nous pouvons le décrire comme suit : Le gain de Tm est évalué pour toute la gamme de
fréquences étudiée. Si ce gain vérifie l’inégalité (2) (souvent on prend MGdB = |[Link](0,5)| =
6dB [31] ), on peut assurer que l’ensemble du système est stable. Dans le cas contraire, la phase
de Tm est également prise en compte. Alors, si cette phase vérifie la relation (3) (souvent on
prend MP=60° [31] ), l’ensemble du système est stable. Dans le cas contraire (et alors aucun des
deux critères n’est satisfait), l’ensemble du système risque d’être instable. La Figure 78 illustre
ce critère.
.96.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
0.5
Zˆ o1 / Zˆi 2
Respecter les conditions des deux critères que nous venons de décrire, permet d’assurer une
certaine marge, en terme de stabilité, au système, et offrira à celui-ci la possibilité de rejeter
d’éventuelles perturbations.
Enfin, il existe le critère de Nyquist, que nous allons détailler, et exploiter dans notre étude.
Ce critère considère qu’un système dont la représentation de l’impédance spécifique dans le plan
complexe reste à la droite du point (-1,0), quelque soit la fréquence, sera stable.
Zone
interdite
(-1,0)
PM
GM
Nous considérons ici des impédances spécifiques, définies par la méthode de type « petit
signal », puisque dans le domaine du courant continu, il n’y a pas de notion d’impédance
complexe. Mais pour cette méthode, le signal injecté étant de forme sinusoïdale, l’impédance
spécifique variera en fonction de la fréquence du signal injecté.
On utilise la méthode développée en [35]. L’idée de cette méthode est d’injecter de petits
signaux sinusoïdaux dans le circuit que l’on souhaite analyser, puis, par analyse de la réponse du
.97.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Source V
v̂ p V Charge
Génération
de fréquence Vi
i
Vo Ẑ i
v̂i Mesure
Filtre passe bande
d’impédance
réglé selon la iˆ
fréquence Ẑ o
v̂o Mesure
injectée
d’impédance
.98.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Pour chacun de ces essais, nous relèverons le gain et la phase de Ẑ o , Ẑ i , Tm (rapport des
deux impédances), ainsi que le schéma polaire de Tm.
Les impédances respectives d’entrée de la charge, ẑi , de sortie de la source, ẑ o , ainsi que
le rapport des deux, Tm, déterminées pour le point de fonctionnement 6kW, sont présentées aux
Figure 83 (pour le modèle de type « charge résistive ») et Figure 84 (pour le modèle de type
« charge à puissance constante »).
.99.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Module d'impedance (Ω ) (point de fonctionnement 6kW charge resistive) Tm=Zo/Zi magnitude (dB) (point de fonctionnement 6kW charge resistive)
20 0
Impedance de sortie (cote source)
15 Impedance d'entree (cote charge) -10
10 -20
5 -30
0 -40
1 2 3 1 2 3
10 10 10 10 10 10
Phase d'impedance (°) (point de fonctionnement 6kW charge resistive) Tm=Zo/Zi phase (°) (point de fonctionnement 6kW charge resistive)
100 100
0 0
150 30
0.5
180 0
210 330
240 300
270
.100.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Module d'impedance (Ω ) (point de fonctionnement 6kW charge puissance constante) Tm=Zo/Zi magnitude (dB) (point de fonctionnement 6kW charge puissance constante)
20 0
Impedance de sortie (cote source)
15 Impedance d'entree (cote charge) -10
10 -20
5 -30
0 -40
1 2 3 1 2 3
10 10 10 10 10 10
Phase d'impedance (°) (point de fonctionnement 6kW charge puissance constante) Tm=Zo/Zi phase (°) (point de fonctionnement 6kW charge puissance constante)
100 100
0 0
150 30
0.5
180 0
Marge
de gain
210 330
240 300
270
Dans les deux cas d’étude, la représentation polaire de Tm reste à la droite du point (-1,0).
Bien que dans les deux cas, la marge de gain soit importante, et supérieure à 6 dB, on remarque
toutefois que celle-ci est moins grande dans le cas d’un modèle de charge de type « charge à
puissance constante » (Figure 83 c et Figure 84 c). Nous pouvons conclure que ces deux cas
d’étude, correspondant au point de fonctionnement 6 kW, sont stables.
.101.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Les impédances respectives d’entrée de la charge, ẑi , de sortie de la source, ẑ o , ainsi que
le rapport des deux, Tm, déterminées pour le point de fonctionnement 17kW, sont présentées aux
Figure 85 (pour le modèle de type « charge résistive ») et Figure 86 (pour le modèle de type
« charge à puissance constante »).
Module d'impedance (Ω ) (point de fonctionnement 17kW charge resistive) Tm=Zo/Zi magnitude (dB) (point de fonctionnement 17kW charge resistive)
20 10
Impedance de sortie (cote source)
0
15 Impedance d'entree (cote charge)
-10
10
-20
5
-30
0 -40
1 2 3 1 2 3
10 10 10 10 10 10
Phase d'impedance (°) (point de fonctionnement 17kW charge resistive) Tm=Zo/Zi phase (°) (point de fonctionnement 17kW charge resistive)
Tm=Zo1/Zi
180 180
100 100
0 0
Marge Marge
-100 Impedance de sortie (cote source) de phase
-100 de phase
Impedance d'entree (cote charge)
-180 -180
1 2 3 1 2 3
10 10 10 10 10 10
Frequence (Hz)
Fréquence (Hz) Frequence (Hz)
Fréquence (Hz)
150 30
0.5
180 0
210 330
240 300
270
.102.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Module d'impedance (Ω ) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante) Tm=Zo/Zi magnitude (dB) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante)
20 10
Impedance de sortie (cote source)
0
15 Impedance d'entree (cote charge)
-10
10
-20
5 -30
0 -40
1 2 3 1 2 3
10 10 10 10 10 10
Phase d'impedance (°) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante) Tm=Zo1/Zi phase (°) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante)
Tm=Zo/Zi
180 180
100
100
0
0
150 30
0.5
180 0
210 330
240 300
270
Nous constatons, pour les deux modèles de charges, une diminution de l’impédance
d’entrée, en comparaison des résultats obtenus pour le point de fonctionnement 6 kW. Ceci est
dû à l’augmentation de la puissance.
A la Figure 85, nous observons que certains points de la représentation de Tm, pour certaines
valeurs de fréquence, dépassent le cercle unité (0 dB). Toutefois, la marge de phase étant
suffisamment grande (Figure 85 b), les points demeurent à la droite du plan polaire (Figure 85 c),
bien à l’extérieur de la zone interdite. En revanche, dans le cas du modèle de charge « à
puissance constante », certains points dépassent le point (-1,0) du plan polaire (Figure 86 c),
témoignant ainsi, à ces fréquences, d’une instabilité du système ; Ce que nous avions pu observer
sur les résultats de simulation présentés à la Figure 69.
Il est intéressant de constater que dans le cas du modèle de charge résistive (Figure 85), si
.103.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
nous devions appliquer le critère de Middlebrook (Figure 77), nous serions amenés à conclure à
l’instabilité du système, des points de la représentation entrant dans la zone interdite ; Ce que
contredisent les résultats de simulation présentés à la Figure 70. Ceci est lié à la nature plus
restrictive du critère de Middlebrook.
Dans le cas d’une charge à puissance constante, le système demeure stable pour le point de
fonctionnement 17kW, lorsque cette charge est alimentée par une source idéale. Mais lorsque ce
type de charge est interconnecté avec d’autres charges ou sources, l’interaction entre les
impédances de charges et de sources provoque l’instabilité du système global.
La différence entre les deux modèles de charge, du point de vue des impédances, réside
dans la phase de Tm, dont l’expression est donnée par (13). Dans le cas de la charge à puissance
constante, cette phase est, pour la plus grande partie de la gamme de fréquences, inférieure à
-100 °. Les points sont donc plus proches du point (-1,0).
∠Tm = ∠zˆo − ∠zˆi (13)
Pour certaines fréquences, la phase ∠ẑi de la charge à puissance constante est proche de
180°. Dans ce cas, la phase de Tm est à la gauche du plan polaire.
En revanche, la phase ∠ẑi de la charge résistive est proche de 0°. Dans ce cas, la phase du
rapport d’impédance, ∠Tm , est proche de la phase d’impédance de sortie ∠ẑo : La représentation
dans le plan polaire reste donc à la droite du plan polaire.
.104.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Module d'impedance (Ω )
6
0
1 2 3
10 10 10
100
.105.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Les solutions que nous proposons dans cette partie, élaborées en fonction de ce qui a été
précédemment décrit, seront comparées et évaluées selon les critères définis au III.3.1.B.1 :
critères de fiabilité, de masse et de polyvalence.
.106.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
En menant une réflexion similaire à celle vue précédemment, on peut également envisager
d’adjoindre une source auxiliaire parallèlement à la source principale.
La répartition de la demande de puissance entre les deux éléments, pour le point de
fonctionnement à 17 kW, par exemple, permettrait alors de maintenir la source principale dans
une zone de fonctionnement stable.
La source auxiliaire ainsi rajoutée, par sa contribution à la fourniture de puissance, modifie
l’impédance en sortie de la source, pour le point de fonctionnement considéré. De sorte que l’on
peut considérer ce nouvel élément comme tenant le rôle d’un ajusteur d’impédance. Si, de plus,
la source auxiliaire est bidirectionnelle en puissance, elle peut alors prendre le rôle de source,
mais aussi de charge, accroissant ainsi sa contribution.
Le réseau interconnecté ainsi constitué étant relativement complexe, il semble difficile
.107.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
d’envisager une commande de la source auxiliaire reposant sur une connaissance, à chaque
instant et pour chaque point de fonctionnement, du système complet. En revanche, il peut être
intéressant de considérer une commande construite autour d’une mesure, en temps réel, de
l’impédance à régler. La mise en œuvre d’une telle mesure étant alors un point important de cette
méthode.
Evaluons cette solution selon les critères rappelés plus haut :
Fiabilité :
L’accroissement de la redondance, par cette solution, existe, et variera selon le
dimensionnement de la source auxiliaire installée.
Masse :
Cette solution va augmenter le poids. Il est raisonnable de penser que, pour une même
augmentation de capacité, l’augmentation de la masse sera ici plus importante que dans la
solution 2. En effet, des dispositifs supplémentaires (par exemple électronique de puissance,
machine, systèmes de refroidissement, …etc.) devront être rajoutés, en plus de la source
auxiliaire.
Polyvalence :
Si la source auxiliaire est unidirectionnelle, elle n’offre pas de polyvalence, puisqu’elle ne
peut tenir que ce rôle de source.
En revanche, si la source auxiliaire est bidirectionnelle, elle peut, bien sûr fonctionner en
tant que source, mais elle peut également contribuer à :
1. Récupérer l’énergie renvoyée par les charges bidirectionnelle, et donc accroître
globalement le rendement du système,
2. Amortir l’ondulation de courant transitoire pour maintenir la tension du bus continu
(selon sa dynamique), et donc participer, par exemple, à un meilleur dimensionnement
des condensateurs placés en entrée des charges.
.108.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Charge
210µF 400µF 1Ω
PM G 1mΩ 1mΩ
représentative
GCU
Source
auxiliaire
Supervision d’impédance
en temps réel
Stratégie de gestion
d’im pédance
.109.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Nous allons, dans cette partie, procéder à une étude similaire à celle menée en III.5, mais
avec cette fois-ci la solution 3 implantée, ainsi que la supervision MP.
L’analyse d’impédance sera effectuée au point de fonctionnement de 17kW, pour lequel
apparaissait le problème d’instabilité. Les deux modèles de charge seront testés, et les résultats
de détermination d’impédance seront comparés avec les résultats issus de la partie IV.3.5.
La Figure 89 fournit les résultats pour le modèle de charge résistive. Les Figure 90 et Figure
91 portent sur la comparaison, d’impédance de sortie et de rapport d’impédance, entre les cas
sans et avec implantation de la solution 3.
Module d'impedance (Ω ) (point de fonctionnement 17kW charge resistive) Tm=Zo/Zi magnitude (dB) (point de fonctionnement 17kW charge resistive)
20 10
Impedance de sortie (cote source)
0
15 Impedance d'entree (cote charge)
-10
10
-20
5 -30
0 -40
1 2 3 1 2 3
10 10 10 10 10 10
Phase d'impedance (°) (point de fonctionnement 17kW charge resistive) Tm=Zo/Zi phase (°) (point de fonctionnement 17kW charge resistive)
Tm=Zo1/Zi
180 180
100 100
0 0
150 30
0.5
180 0
210 330
240 300
270
.110.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
0
1 2 3
10 10 10
0
1
-10
150 30
-20
0.5
-30
-40
1 2 3
10 10 10 180 0
Tm=Zo/Zi phase (°) (point de fonctionnement 17kW charge resistive)
180
100
210 330
0
a) b)
Ces résultats, que l’on peut en partie comparer à ceux de la Figure 85 c), montrent que la
contribution de la source auxiliaire se concrétise par une diminution de l’impédance de sortie de
la source (Figure 90), et donc par une diminution également du rapport d’impédance Tm,
éloignant ainsi la représentation polaire de Tm du cercle unité (Figure 91 b).
Les Figure 92 et Figure 93 nous indiquent des résultats pour une étude similaire (17kW),
dans le cas d’un modèle de charge de type « puissance constante ».
.111.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Module d'impedance (Ω ) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante) Tm=Zo/Zi magnitude (dB) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante)
20 10
Impedance de sortie (cote source) 0
15 Impedance d'entree (cote charge)
-10
10
-20
5 -30
0 -40
1 2 3
10
1
10
2
10
3 10 10 10
Phase d'impedance (°) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante) Tm=Zo/Zi phase (°) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante)
Tm=Zo1/Zi
180 180
100
100
0
0
150 30
0.5
180 0
Marge
de gain
210 330
240 300
270
.112.
Chapitre IV:Analyse du problème de stabilité
Tm=Zo/Zi magnitude (dB) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante) 90 1.5
10 120 60
0
1
-10
150 30
-20
0.5
-30
-40
1 2 3
10 10 10 180 0
Tm=Zo/Zi phase (°) (point de fonctionnement 17kW charge puissance constante)
180
Apres d'appliquer la solution
100
Avant d'appliquer la solution
210 330
0
-100
240 300
-180 270
1 2 3
10 10 10
Fréquence (Hz)
Frequence (Hz)
a) b)
Une analyse similaire à celle menée précédemment peut être réalisée. Il est cependant utile
de porter notre attention sur la Figure 28, et plus particulièrement la Figure 28 c). Nous y voyons
ici très nettement la contribution de la source auxiliaire, puisque la représentation polaire de Tm
est maintenant contenue dans le cercle unité, ce qui signifie que le fonctionnement du système
est maintenant stable, pour un point de fonctionnement de 17kW, et un modèle de charge de type
« à puissance constante ».
IV.6 Conclusion
.113.
.114.
Deuxième Partie : L’étude
du réseau en défaut
.115.
.116.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
V.1 Introduction
Les liaisons en continu mises actuellement en œuvre dans les systèmes embarqués en
aéronautique ne sont pas réversibles en puissance. La volonté de les rendre réversibles nécessite
donc de revoir complètement les protections de ce type de réseau.
Un défaut de type de court-circuit est un des défauts les plus graves dans un système
électrique. Il peut causer des dégâts sur le réseau électrique, comme enflammer les câbles de
puissance, endommager les équipements, détériorer les autres organes sains, … etc.
Le principe de traitement d’un défaut de court-circuit est d’isoler le point de défaut avant
qu’il ne cause des conséquences graves sur le réseau et les autres organes sains, et ce afin que la
zone de défaut ne soit pas étendue.
Dans ce chapitre, on va analyser dans un premier temps les conséquences directes d’un
défaut de court-circuit sous une condition de paramètres donnés dans le cas d’un réseau pouvant
être bidirectionnel en puissance. Le comportement du réseau, équipé de protections
conventionnelles de type protection thermique (mises en place pour éviter les surintensités de
conduire à l’inflammation des harnais de puissance) est ensuite analysé. Il est montré que la
protection thermique n’est pas suffisante pour protéger les organes sains lors d’un défaut en
court-circuit.
Une méthode d’analyse du processus séquentiel de protection est proposée. Cette méthode
nous aide à mettre en évidence les problèmes essentiels. Des solutions sont alors proposées, qui
sont largement utilisées dans l’industrie [46][47][48][49]. Elles sont validées au moyen de
simulations et montrent qu’elles sont capables de protéger le réseau dans le cas d’un défaut de
type court-circuit.
Lors d’un défaut de type court-circuit entre deux pôles, à cause de la faible valeur de
l’impédance au point de défaut, le courant augmente anormalement et provoque un point chaud
qui risque d’enflammer le câble. De plus, la chute de tension résultante influence les autres
charges qui sont connectées sur le même bus.
Pour mettre en évidence la problématique du défaut en court-circuit, une modélisation du
.117.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
système et une simulation sans aucune protection seront effectuées pour analyser le
comportement et la conséquence du défaut en court-circuit.
- - -1 -1 -2 -1 -2
protection2 protection
Contacteur SSPC1
Lcable2 i2p
i2
+1 +2 3µH 99mΩ
20µF 2kW Charge 2
2kW
2 1
+ +1
-1 -2
protection1
SSPC2
4 3
- -1
PMG
GCU A 1ohm 40uH 1
Tm CmdB
VdcA
1
A A +
TmA A m A+ Cs
B B 210uF
1mohm
A-
C C
PGS Converter A
2
-
La Figure 94 montre le point de défaut sur le réseau défini ; il n’y a que deux charges
unidirectionnelles présentes dans ce réseau. La charge 1 consomme 8kW et la charge 2
consomme 2kW. Une charge résistive est utilisée pour présenter la consommation de puissance.
La diode aux bornes des charges représente les diodes de roues libres des convertisseurs puisque
généralement les charges sont connectées avec le réseau via un convertisseur statique.
A 0.2s, un court-circuit se produit aux bornes de la charge 1. Le courant débité par la
génératrice, ibus, la tension du bus continu, Vbus, le courant de la branche en défaut, i1 et le courant
de la branche saine, i2 sont observés.
.118.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
600 300
300 150
200 100
100 50
0 0
0.19 0.195 0.2 0.205 0.21 0.215 0.22 0.19 0.195 0.2 0.205 0.21 0.215 0.22
Temps (S) Temps (S)
Figure 95-Le courant de ligne i1 dans la Figure 96-La tension du bus Vbus
branche en défaut (30ms) (30ms)
600 100
400
0
300
-50
200
-100
100
0 -150
0.19 0.195 0.2 0.205 0.21 0.215 0.22 0.19 0.195 0.2 0.205 0.21 0.215 0.22
Temps (S) Temps (S)
.119.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Pour éviter d’enflammer le câble, actuellement, les harnais disposent de protections de type
i2t (thermique). Dans cette partie, on va analyser le comportement d’un défaut en court-circuit
avec de telles protections. La position des protections est indiquée à la Figure 99.
system
de generation anti-retour i1p
ibus i1
++ + +1 +1 +2 +1 +2 5µH 105mΩ
60µF 8kW Charge 1
vbus 8kW
- - -1 -1 -2 -1 -2
protection2 protection
Contacteur Protection 1
i2p
i2
+1 +2 3µH 99mΩ
20µF 2kW Charge 2
2kW
-1 -2
protection1
Protection 2
Le mécanisme de ce type de protection est d’estimer la chaleur qui est créée par le passage
du courant. Si le produit i2t dépasse un certain seuil, le disjoncteur agira [50][51][52][53]. Le
.120.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
résultat du test de la protection à fonctionnement thermique est illustré à la Figure 100. Ici, le
seuil de déclenchement instantané est configuré à 800% du courant nominal In.
1000
900
800
700
% de courat nominal
600
500
400
300
200
100
0
-5 -4 -3 -2 -1 0 1
10 10 10 10 10 10 10
Temps de trip(s)
Le modèle du réseau avec ces protections a été réalisé et la simulation d’un défaut en
court-circuit a été effectuée. Les grandeurs détaillées précédemment sont illustrées de la Figure
101 à la Figure 104.
400 400
courant de la branche en defaut (A)
350 350
300 300
courant du bus (A)
250 250
200 200
150 150
100 100
50 50
0 0
0.1999 0.2 0.2001 0.1999 0.2 0.2001
Temps (S) Temps (S)
Figure 101-Courant alimenté par la génératrice Figure 102-Le courant de la ligne i1 dans la
ibus (200µs) branche en défaut (200µs)
20 1200
courant de la branche saine (A)
0 1000
-20
800
Tention du bus (V)
-40
600
-60
400
-80
200
-100
-120 0
-140 -200
0.1999 0.2 0.2001 0.1999 0.2 0.2001
Temps (S) Temps (S)
Figure 103-Le courant de la ligne i2 dans la Figure 104-La tension du bus continu (200µs)
branche saine (200µs)
.121.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Avant de faire l’analyse des résultats de simulation, on introduit les différentes séquences
pour expliquer la série des événements qui se produisent après le défaut. La Figure 105 montre la
définition des différents délais de chaque événement.
Le délai de l’algorithme (la partie entre les points a et b dans la Figure 105) est la durée
entre le moment où le défaut se produit et celui où la condition de déclenchement est atteinte. Ce
délai dépend de l’algorithme de détection et des paramètres du réseau (temps de montée du
courant par exemple).
Le délai de protection (la partie entre les points b et c dans la Figure 105) est dû à la durée
du calcul de l’algorithme, le retard de mesure, le temps de montée du signal de
déclenchement, …etc. Ce délai dépend de la rapidité de traitement du signal. Si la protection est
traitée numériquement, ce délai dépend de la rapidité du microprocesseur, la complexité de
l’algorithme de protection et de la fréquence d’échantillonnage. Si la protection est traitée
analogiquement, ce délai dépend des constantes de temps et du déphasage induit par les
composants (amplificateurs, condensateurs, résistances, …etc.). Puisque notre étude est basée sur
l’outil de simulation, les caractéristiques du processeur et des autres composants ne sont pas
modélisées ; ce délai de protection est donc pratiquement négligeable. On peut considérer la
durée ab égale à la durée ac. Dans les études suivantes, le délai de protection bc n’est pas étudié,
seules les durées ac et cd seront étudiées.
Le délai du contacteur (la partie entre les points c et d dans la Figure 105) est la durée entre
le signal de déclenchement et l’ouverture du contacteur. Ce délai dépend des caractéristiques du
contacteur. Le délai d’un contacteur électromécanique est beaucoup plus long que celui d’un
contacteur électronique de puissance (semi-conducteur).
Délai d’algorithme,
temps de montée du courant
1
Moment du
défaut de
0 court-circuit
t
Seuil de
1 déclenchement atteint
0
t
Délai de
protection
5V
Signal de
déclenchement
0.8V
t
Délai de
contacteur
270V
Tension de
0V contacteur
t
a b c d
.122.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Dans notre simulation, le délai entre les point b et d est de 25 µs [52][53]. Le défaut de
court-circuit se produit à 0.2s. Les configurations des protections SSPC sont précisées
ci-dessous :
– La branche en défaut (la branche qui alimente une charge de 8kW) : In=30A, l’instant
“trip” (signal de déclenchement) est de 800%*In.
– La branche saine (la branche qui alimente une charge de 2kW) : In=10A, l’instant “trip”
est de 800%*In.
Selon les résultats de simulation montrés de la Figure 101 à la Figure 104, on peut séparer
les phénomènes de défaut en différentes phases : ac et cd. La définition des lettres est présentée à
la Figure 105. Les indices représentent les événements dans les différentes branches. L’indice 1
représente la branche 1 qui alimente la charge 1, idem pour l’indice 2. L’instant a est le moment
où le défaut se produit, il est identique pour les deux branches, mais c1, c2, d1 et d2 sont des
moments différents qui dépendent de la protection de chaque branche.
Phase ac : cette phase se situe entre le moment où le défaut se produit et celui où la
protection donne la décision du déclenchement. Cette phase correspond au délai de l’algorithme
et au délai de la protection qui a été défini dans la Figure 105. Dans cette phase (a~c1), le
courant de court-circuit dans la branche en défaut augmente jusqu’au seuil de “trip” instantané de
la protection de la branche en défaut 240A (30A*800%) à l’instant c1. La protection de la
branche en défaut prend alors la décision de déclenchement.
Les Figure 106 et Figure 107 montrent l’état des protections, des contacteurs, les courants
des branches (la branche en défaut et la branche saine) et la tension du bus continu. A cause du
défaut de court-circuit, la tension du bus chute (voir la Figure 107). Cet effet provoque la
décharge de la capacité de la branche saine. Le courant de décharge de la capacité augmente
jusqu’au seuil de “trip” instantané de la protection de la branche saine 80A (10A*800%) à
l’instant c2 (phase a2~c2). La protection de la branche saine prend alors la décision de
déclenchement.
Dans cette phase, tous les composants passifs alimentent le point de défaut.
.123.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
.124.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
phénomène transitoire, …etc.). La valeur de seuil doit être supérieure à cette valeur de
courant de surcharge.
3. Au moment d’éliminer le défaut de court-circuit, à cause de la coupure brutale d’un
courant important, une surtension peut être produite. Cette surtension peut endommager
certains équipements ou composants.
Comme montré dans la partie précédente, la protection i2t n’est pas suffisante pour protéger
le système dans le cas de défaut de court-circuit. Le point de défaut de court-circuit doit être isolé
le plus vite possible dès que le défaut se produit pour éviter de mauvaises conséquences sur les
autres branches saines. Cela veut dire que la durée entre a1 et d1 doit être minimisée lorsqu’un
défaut de court-circuit se produit.
Le délai du contacteur (période cd) est une caractéristique physique du contacteur. Cette
valeur est quasiment fixée, on ne peut rien faire pour diminuer cette durée. Par contre, la période
ac (qui comprend les périodes ab et bc dans la Figure 105) peut être améliorée en modifiant
l’algorithme de détection du défaut.
.125.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
1
Etat du contacteur de la branche en defaut 2*Lcab le
Délai du
0.5 contacteur L
cab le
d3
0
0.1998 0.1999 0.2 d1 0.2001
395A
400 Courant de la branche en defaut (A)
350A
200 240A
Temps de montée du
0 courant de défaut C-C
-200
0.1998 0.1999 0.2 c1 c3 0.2001
1
Etat du contacteur de la branche saine
Délai du
0.5
contacteur
a d4
0
0.1998 0.1999 0.2 d2 0.2001
100 c2 c4
Courant de la branche saine (A)
0
-100 88A
136A
-200
0.1998 0.1999 0.2 0.2001
Temps (s)
La Figure 108 montre la comparaison de deux séries de paramètres des harnais. Les courbes
en continus représentent les résultats de simulation avec les paramètres qui sont montrés à la
Figure 94. Les courbes en pointillés bleus représentent les résultats de simulation avec les
valeurs d’impédances de câble deux fois plus importantes. Les indices 1 et 3 représentent les
événements dans la branche en défaut, et les indices 2 et 4 dans la branche saine.
Selon les résultats montrés à la Figure 108, on peut constater que dans l’essai avec 2*Lcable,
le temps de montée du courant de défaut est plus long que dans l’essai avec Lcable. Le courant de
coupure est aussi plus faible que dans l’essai avec Lcable (350A par rapport à 395A).
On peut trouver le même phénomène dans la branche saine. L’impédance de câble limite la
valeur maximale du courant de décharge du condensateur de la branche saine.
Avantage :
Une solution robuste.
Inconvénient :
– Puisque la valeur de l’inductance est augmentée, il y aura plus d’énergie stockée dans
.126.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
l’inductance (harnais ou bobine), cela peut provoquer des surtensions lors d’une
ouverture brutale du circuit. (Effet montré à la Figure 107)
– Si on ajoute volontairement une bobine, le poids sera augmenté.
Comme analysé dans la partie précédente, le délai d’un contacteur est difficile à améliorer.
Pour isoler le point de défaut de court-circuit, on peut essayer de diminuer la durée de ac définie
à la Figure 11. Dans ce cas, on a besoin de changer l’algorithme de détection du défaut de
court-circuit. Une protection différentielle est proposée. La Figure 109 montre l’implantation de
la protection différentielle.
La protection différentielle est basée sur la conservation du courant (loi de Kirchhoff) : la
somme des courants qui traversent la frontière d’une portion de circuit doit être nulle à chaque
instant. Si elle n’est pas nulle, c’est qu’un défaut a créé un chemin supplémentaire à travers la
frontière, non pris en compte dans la mesure ; la somme des courants mesurés est alors égale au
courant de défaut [46]. Ce type de protection est largement utilisé dans les installations
industrielles [47][48][49].
-+
system
de generation anti-retour i1p
ibus i1
++ + +1 +1 +2 +1 +2 5µH 105mΩ
60µF 8kW Charge 1
vbus 8kW
- - -1 -1 -2 -1 -2
protection2 protection
Contacteur Protection 1
i2p
i2
+1 +2 3µH 99mΩ
20µF 2kW Charge 2
2kW
-1 -2
protection1
Protection 2
Dans le cas normal, la différence entre les deux courants i1 et i1p est nulle. Si un défaut de
court-circuit se produit, la différence entre ces deux courants augmentera rapidement. Comme
cette protection détecte la différence entre les courants, le seuil de détection peut être défini
beaucoup plus bas que le seuil de la protection i2t. La Figure 110 montre la comparaison entre le
mécanisme de la protection i2t et celui de la protection différentielle. L’indice 1 représente
l’événement de la branche en défaut de la protection i2t, l’indice 2 représente l’événement de la
branche en défaut de la protection différentielle.
.127.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
i
800% de courant Seuil de courant de
nominale la protection i2t
Courant de
charge i1p
Différence entre les
Seuil de courant
de la protection courants i1 et i1p
différentielle
t1 t2 t
Moment du défaut
de court-circuit
A la Figure 111, on voit bien que la protection différentielle donne la décision plus tôt que
la protection i2t, parce que le seuil de déclenchement peut être défini plus bas, la durée a~c2 est
alors quasiment nulle. Ce seuil de déclenchement ne peut pas être atteint dans le cas normal, le
courant différentiel étant quasiment nul quelque soit la puissance consommée.
.128.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Avantage :
1. Une protection rapide spécialement pour le défaut de type court-circuit.
2. Il n’y aura pas d’ouverture intempestive dans le cas normal, le surcourant temporaire
n’influence pas la protection.
3. Différent de la protection thermique i2t, dans le cas du défaut, le courant de décharge du
condensateur aux bornes de la charge n’est pas considéré comme un courant de défaut.
Inconvénient :
1. Puisque la protection différentielle est dépendante de la différence entre les valeurs des
courants entrant et sortant du câble, elle a besoin de plusieurs (au moins deux) capteurs
de courant, augmentant le risque de panne. La précision des capteurs est également très
importante dans cette protection.
2. Les capteurs de courant ne sont pas installés dans un même endroit. Ils ont donc besoin
d’une voie de communication entre eux (le troisième fil de la branche 1 dans la Figure
109). Si la communication est en défaut, cela provoquera le dysfonctionnement de cette
protection. La rapidité de la communication est également importante. Puisqu’il y a
encore plus d’éléments à ajouter, la fiabilité sera diminuée.
3. Pour diminuer le nombre de capteurs de courant, on peut envisager d’utiliser les
capteurs de courant dans la charge pour estimer le courant de sortie. Dans cette
configuration, en phase de démarrage, la protection différentielle doit être désactivée.
Car entre deux points de mesure, il y a un condensateur en plus, le courant de recharge
du condensateur peut être considéré comme un courant de défaut. Un système de
précharge pour diminuer l’appel de courant peut être une solution envisageable. On
peut également mesurer la tension du condensateur pour calculer le courant qui traverse
le condensateur afin de le compenser.
Une fois que le défaut de court-circuit se produit, la tension du bus continu chute. Cela
provoque la décharge de la capacité de la branche saine. On peut envisager une protection de
chute de tension pour empêcher le retour du courant vers le point de défaut. Lorsque la tension
du bus continu chute en dessous du niveau recommandé par la norme (Figure 7), on déclenche le
contacteur pour empêcher la décharge de la capacité et garder la tension de la capacité. Lorsque
le défaut de court-circuit est éliminé, la tension du bus continu remonte à la valeur initiale, on
referme alors le contacteur de la branche saine. La protection de chute de tension permet alors de
.129.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
0
0.1999 0.2 0.2001
Temps (s)
La Figure 112 montre la séquence des “trip” des protections de chute de tension. Lorsque le
défaut de court-circuit se produit, la tension du bus chute. Avant que le courant de défaut
n’atteigne le seuil de déclenchement, la tension du bus chute en dessous de 200V. La protection
de chute de tension donne donc la décision de disjoncter afin d’empêcher la décharge du
condensateur de la branche saine. Lorsque la tension du bus revient, la protection de chute de
.130.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Comme indiqué dans la partie V.2.2.A, quand le défaut de court-circuit est éliminé, la
coupure brutale d’un courant important peut provoquer une surtension (voir Figure 104). Cette
surtension peut endommager des composants ou dégrader l’isolant.
Une diode Zener associée avec une résistance est envisagée pour résoudre ce type de
problème.
Les diodes Zener sont des composants de type limiteur de tension qui permettent de laisser
passer un courant très important (limitées par les possibilités de dissipation) en maintenant à
leurs bornes une différence de potentiel constante [54].
Comme montré à la Figure 113 [55], lorsque la tension de la diode Zener atteint Vz, le
courant inverse Ii augmente très rapidement. Cette caractéristique peut être utilisée pour limiter
la surtension due à l’ouverture brutale des inductances. L’énergie stockée dans les inductances
peut être dissipée dans la résistance associée à la diode Zener.
Courrant
Tension de diode
Zener
Tension
.131.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Les Figure 114 et Figure 115 montrent respectivement le modèle de la diode Zener simulé
sous Matlab/Simulink, et la caractéristique de cette diode. Pour la visualiser plus clairement, le
seuil de la diode Zener est configuré à 0.1V.
0.2
+ 1
0.15
g
1
g
1
>= NOT
Diode
0.05
-C-
Constant 0
-0.05
2 - -0.1
-0.12 -0.1 Tension de la diode (V) 0 0.02
La Figure 116 et la Figure 117 montrent la comparaison des résultats de simulation avec et
sans la diode Zener. Dans la simulation de la Figure 117, une diode Zener à 400V est utilisée ; la
tension du bus continu est bien limitée autour de 400V. La partie supérieure à 400V est due à la
chute de tension de la résistance de dissipation.
1000 1000
800 800
Tention du bus (V)
600 600
400 400
200 200
0 0
0.1999 0.2 0.2001 0.1999 0.2 0.2001
Temps (S) Temps (S)
Figure 116-Tension du bus continu sans Figure 117-Tension du bus continu avec
diode Zener diode Zener et une résistance de dissipation
La résistance de dissipation doit être dimensionnée en puissance pour qu’elle puisse dissiper
les énergies dans les inductances. La valeur de la résistance doit être choisie pour que la tension
transitoire ne dépasse pas la limite imposée par la norme.
.132.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Dans un premier temps, on va combiner toutes les protections proposées ensemble pour
comparer avec la protection i2t sans changer les paramètres du réseau.
La Figure 118 montre les courants et la tension dans le cas de la protection i2t seule. Ce sont
les mêmes résultats que ceux montrés de la Figure 102 à la Figure 104, sauf qu’ils sont intégrés
dans un seul schéma et que l’on observe, dans la Figure 118, le courant différentiel en plus.
Les résultats obtenus dans le cas de la combinaison des protections proposées sont montrés
de la Figure 119 à la Figure 122 ; ils sont intégrés à la Figure 123
La définition des indices, de la Figure 119 à la Figure 123, est la suivante :
Le chiffre en indice représente le numéro de branche, cd et dd représentent les événements c
et d définis à la Figure 105 pour la protection différentielle, ct et dt représentent les événements c
et d de la protection chute de tension, ci représente l’événement c de la protection i2t.
Comme analysé précédemment, à la Figure 118, le réseau ne disposant que de la protection
i2t, à cause du court temps de montée et du délai du contacteur, lorsque le défaut de court-circuit
est éliminé, la branche saine est ouverte intempestivement. C’est un problème majeur d’un
réseau DC dans le cas d’un défaut de court-circuit.
Dans les résultats montrés de la Figure 119 à la Figure 123, la combinaison des protections
proposées, sans changer les paramètres du réseau, n’empêche pas la branche saine d’être ouverte
intempestivement.
.133.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Courant de la branche
400
en défaut (A) 400
Courant différentiel de la branche
en défaut (A) (i1-i1p)
300
Seuil de la protection i2t 240A 300
100
Délai du contacteur 100
0
0
-100
a d1 -100
c1
0.1999 0.2 0.2001
Temps (s) 0.1999 0.2 0.2001
Temps (s)
system
de generation anti-retour i1p
ibus i1
++ + +1 +1 +2 +1 +2 5µH 105mΩ
60µF 8kW Charge 1
vbus 8kW
- - -1 -1 -2 -1 -2
protection2 protection
Contacteur Protection 1
1000
i2p
Tension du bus continu (V) i2
900
+1 +2 3µH 99mΩ
800
20µF 2kW Charge 2
2kW
700
600 -1 -2
500
protection1
400 Protection 2
300
400 Courant de la branche
200 saine (A)
100
300
0
0.1999 0.2 0.2001
Temps (s) 200
100
chute de tension ne localise pas l’endroit du défaut, ce signal de déclenchement ne bloque pas le
contacteur. Comme expliqué dans la partie V.3.3, lorsque la condition de déclenchement de la
protection de chute de tension disparaît (la tension revient à sa valeur nominale), les contacteurs
peuvent être fermés pour continuer à alimenter les charges.
Comme le contacteur de la branche 1 a reçu un signal de déclenchement de type «défaut» de
la protection différentielle, même si la protection de chute de tension envoie un signal de
déclenchement au contacteur, la protection différentielle bloque toujours le contacteur 1 à
l’ouverture même si la condition de déclenchement disparaît. Le signal de déclenchement de la
protection de chute de tension est d’une priorité moindre que la protection différentielle. Donc, la
protection de chute de tension n’influence pas l’action du contacteur 1.
Au contraire, si le contacteur de la branche saine (branche 2) n’a pas reçu un signal de
nature « défaut », la protection de chute de tension a le droit de contrôler le contacteur de cette
branche saine à la fermeture si la tension du bus continu revient. C’est le principe de priorisation
des protections. Dans une branche, il n’y a qu’un contacteur, mais plusieurs protections. C’est
toujours la protection qui est la plus prioritaire qui contrôle le contacteur s’il y a plusieurs
protections. La protection qui est la moins prioritaire peut contrôler le contacteur sous la
condition que la protection la plus prioritaire n’ait pas été actionnée. Dans la branche saine,
comme la protection différentielle, qui est la plus prioritaire, n’a pas été actionnée, le contacteur
peut être contrôlé par la protection de chute de tension, qui est moins prioritaire. C’est pareil
pour toutes les autres branches saines. En attendant que le contacteur ne déclenche le circuit, le
courant peut toujours circuler dans les branches saines ou en défaut. Pour la branche saine
(branche 2), en attendant que le contacteur déclenche (délai du contacteur) suite à la protection
de chute de tension, le courant oscille. La valeur maximale de cette oscillation dépasse la valeur
seuil de la protection i2t de la branche saine. De ce fait, la nature du déclenchement du contacteur
de la branche 2 devient de type « défaut » ; il ne peut plus être fermé sous l’ordre de la protection
chute de tension même si la tension revient à la valeur nominale parce que la protection i2t
considère qu’il y a un défaut de court-circuit dans la branche 2 qui n’existe pas en réalité. La
protection i2t bloque le contacteur à l’ouverture.
.135.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
300 300
Seuil de la protection i2t 240A
200 200
Seuil de la protection
différentielle 80A
100
100
Délai du contacteur
0
0
-100
-100
a a cd1 dd1
0.1999 0.2 0.2001
0.1999 0.2 0.2001
Temps (s) Temps (s)
600 200
Figure 121-La tension du bus avec les Figure 122-Courant de la branche saine avec les
protections différentielles, i2t, de chute de tension et protections différentielles, i2t, de chute de tension et
de surtension combinées (sans changement des de surtension combinées (sans changement des
paramètres) (200µs) paramètres) (200µs)
Dans cette comparaison, on constate que, même si on combine les protections proposées, à
cause des paramètres du réseau et du délai de contacteur inadapté, il y a une ouverture
intempestive dans la branche saine. Mais les protections proposées montrent quand même un
certain avantage : le courant de coupure de la branche en défaut est plus faible que dans le cas
précédant (avec une protection i2t seule), et il n’y a plus une surtension au moment du
déclenchement du défaut de court-circuit.
En effet, le phénomène de défaut de court-circuit dans un réseau DC est un comportement
de type circuit RLC. Les paramètres du réseau influencent la valeur maximale de l’oscillation, le
temps de montée du courant, …etc. L’analyse paramétrique est développée en annexe.
.136.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Courant de la branche
400 Courant différentiel de la branche
en défaut (A) 400
en défaut (A) (i1-i1p)
300
Seuil de la protection i2t 240A 300
200
200
Seuil de la protection
100 différentielle 80A
100
Délai du contacteur
0 0
-100 -100
a
a cd1 dd1
0.1999 0.2 0.2001 0.1999 0.2 0.2001
Temps (s)
Temps (s)
system
de generation anti-retour i1p
ibus i1
++ + +1 +1 +2 +1 +2 5µH 105mΩ
60µF 8kW Charge 1
vbus 8kW
- - -1 -1 -2 -1 -2
protection2 protection
Contacteur Protection 1
1000 i2p
Tension du bus continu (V) i2
900
+1 +2 3µH 99mΩ
800
700
20µF 2kW Charge 2
2kW
600 -1 -2
500 Moment du
déclenchement protection1
400 Délai du contacteur Protection 2
de défaut
300
400 Courant de la branche
200 saine (A)
100
300
0 ct dt
0.1999 0.2 0.2001
Temps (s) 200
Instant du seuil
100
de la tension et
atteint
Délai du contacteur
0
ct dt Protection de chute
de tension envoit un
-100 2
Seuil de la protection i t 80A signal de fermeture
0.1999 0.2 ci2 dd1 0.2001
Temps (s)
Comme montré dans la partie précédente, à cause d’un délai de contacteur et d’un temps de
montée du courant inadaptés, il y a ouverture intempestive de la branche saine. Intégrer
seulement les protections proposées sans changer des paramètres du réseau n’est pas suffisant.
Dans cette partie, on va comparer les résultats de simulation obtenus avec la protection i2t et
avec toutes les protections proposées lorsque les paramètres des inductances de câble sont
choisis 3 fois supérieurs aux valeurs montrées à la Figure 94. Le défaut de court-circuit se
.137.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
produit en t=0.2s
La Figure 124 montre le résultat de simulation avec la protection i2t seule. La définition des
indices est la même qu’aux Figure 106 et Figure 107. On constate que même si la protection i2t
déclenche la branche 1 où le défaut de court-circuit se produit, la branche saine est également
déclenchée par sa propre protection i2t. Ainsi, la charge saine de 2kW ne fonctionne plus après le
défaut de court-circuit.
Comme montré à la Figure 124, la condition de déclenchement de la protection i2t est la
valeur des courants de charge (i1, i2). Dans le cas du défaut de court-circuit, lorsque i1 augmente
(période ac1), le courant dans la branche saine augmente également. Lorsque le contacteur
déclenche à l’instant d1, le courant de la branche saine n’atteint pas la valeur seuil de sa
protection i2t, mais à cause du retour de la tension, l’appel de courant dépasse la valeur seuil de
sa protection i2t à l’instant c2. Le contacteur déclenche alors à instant d2.
Par ailleurs, lorsque le défaut est éliminé, l’ouverture brutale du circuit inductif provoque
une surtension sur le bus continu.
Donc, même si les paramètres du réseau sont modifiés, la protection i2t ne convient pas pour
le défaut de court-circuit.
.138.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
350
Courant de la branche 350
en défaut (A) Courant différentiel de la branche
300 en défaut (A) (i1-i1p)
300
250
250
Seuil de la protection i2t 240A
200
Délai du contacteur 200
50
50
d1
0 a c1
0.1999 0.2 0.2001 0
Temps (s) 0.1999 0.2 0.2001
system Temps (s)
de generation anti-retour i1p
ibus i1
++ + +1 +1 +2 +1 +2 5µH 105mΩ
60µF 8kW Charge 1
vbus 8kW
- - -1 -1 -2 -1 -2
protection2 protection
Contacteur Protection 1
1000 i2p
Tension du bus continu (V) i2
900
+1 +2 3µH 99mΩ
800
20µF 2kW Charge 2
2kW
700
600 -1 -2
500
protection1
400 Protection 2
150
300 Courant de la branche
saine (A)
200
100
100
Seuil de la protection i2t 80A
0
0.1999 0.2 0.2001 50
Temps (s)
Délai du contacteur
Moment du
-50 déclenchement
de défaut
La Figure 125 montre le résultat de simulation d’un défaut de court-circuit avec les
protections i2t, différentielle, de chute de tension et de surtension combinées. Les deux branches
disposent de ces protections. L’indice 3 représente les événements de la branche en défaut et
l’indice 4 représente ceux de la branche saine. On constate que lorsque le défaut de court-circuit
est éliminé, la charge saine continue à fonctionner (courant non nul).
Par rapport à la protection i2t, la protection différentielle agit beaucoup plus vite (la durée
ac3<ac1). Lorsque le contacteur de la branche en défaut déclenche la branche, le courant de la
branche saine n’est pas arrivé au seuil de sa protection i2t. Par contre, le seuil de la protection
de chute de tension est atteint à l’instant c4 et le contacteur s’ouvre à l’instant d4. Mais cette
protection permet de refermer le contacteur lorsque la tension du bus revient à sa valeur
nominale.
.139.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
250 Déclenchement de
250
Seuil de la protection i2t 240A la branche en défaut
200
200
150
150
100 Seuil de la protection
100
différentielle 80A
50
50 Délai du contacteur
0 a c3 d3
0.1999 0.2 0.2001 0
Temps (s) 0.1999 0.2 0.2001
system Temps (s)
de generation anti-retour i1p
ibus i1
++ + +1 +1 +2 +1 +2 5µH 105mΩ
60µF 8kW Charge 1
vbus 8kW
- - -1 -1 -2 -1 -2
protection2 protection
Contacteur Protection 1
1000
i2p
Tension du bus continu (V) i2
900
+1 +2 3µH 99mΩ
800
20µF 2kW Charge 2
2kW
700 Déclenchement
de la branche -1 -2
600
du défaut
500
protection1
400
Protection 2
150
300 Courant de la branche
Déclenchement de la saine (A) Déclenchement de
200 Fermeture de la
protection de chute protection de chute 100 la branche du défaut
100 de tension de tension
c4 d3
0
0.1999 0.2 0.2001 50
Temps (s) Délai du contacteur
Déclenchement de la
protection de chute
-50 c4 d4
de tension
Fermeture de la
Seuil de la protection i2t 80A protection de chute
-100 de tension
0.1999 0.2 0.2001
Temps (s) d3
.140.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
Equipement
Description de la Pour résoudre le
supplémentaire Avantage Inconvénient
solution problème
nécessaire
1. Plus d’énergie
stockée dans
l’inductance peut
Ajuster les Prolonger les temps Changer la jauge provoquer des
Solution la plus
paramètres du de montrée du d’harnais et ajouter surtensions lorsque
robuste.
réseau courant des bobines de défaut est éliminé
2. Le fait d’ajouter des
bobines augmente le
poids
1. Protection 1. Mesure d’un courant
Mesurer et Une mesure du rapide. supplémentaire
Protection comparer des courant sortant du 2. Pas d’ouverture 2. Dépend de la
différentielle courants entrant et harnais, équipement intempestive communication
sortant du harnais de communication dans la branche 3. Précision des
saine capteurs importante
1. Eviter la
décharge de la Refermer les contacteurs
Protection de Eviter la décharge Mesure de tension et capacité ensemble provoquera un
chute de tension de la capacité comparateur 2. Diminuer appel de courant
l’appel de important
courant
Elément ajouté entre deux
Protection de Protection contre la Zener et résistance Solution robuste pôles, un risque de
surtension surtension de dissipation contre la surtension court-circuit
supplementaire.
.141.
Chapitre V:Protection contre le défaut de court-circuit
sont installées. Différents types de protection ciblent différents types de problème. Les résultats
de simulation montrent que les solutions proposées peuvent améliorer les performances du
système de distribution dans le cas d’un défaut de court-circuit.
Dans cette étude, seule une charge résistive a été considérée. Dans les futures études, des
charges bidirectionnelles devront être considérées et le comportement des protections dans la
phase de restitution d’énergie devra être particulièrement étudié.
.142.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
VI.1 Introduction
Le réseau DC défini dans notre étude est un réseau symétrique avec 2 pôles (+ et -). Un
défaut d’isolation des câbles de puissance est toléré, parce que le potentiel entre deux pôles n’est
pas changé. Mais s’il y a deux défauts d’isolation, on aura probablement un court-circuit entre
pôle. Donc il faut détecter et localiser le défaut d’isolation lorsque le premier défaut se produit, et
l’éliminer.
La Figure 126 montre la définition d’un réseau pour l’étude en défaut d’isolation. On utilise
deux condensateurs de 10nF pour simuler la capacité en mode commun entre le câble et la masse
(valeur donnée par le partenaire industriel). Les résistances de 100MΩ représentent la résistance
d’isolement (valeur choisie pour la résistance d’isolation >> la résistance de point de défaut). On
suppose qu’elles sont symétriques.
Le réseau est séparé et numéroté en cinq zones : une branche d’alimentation, trois branches
.143.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
de charges et la zone de bus. Chaque branche (charge et alimentation) dispose de deux mesures
de courant, une pour mesurer le courant de pôle positif et l’autre pour celui du pôle négatif. Le
sens positif du courant est défini à la Figure 127.
Le défaut d’isolation est modélisé par un court-circuit entre pôle et masse. Ici, on modélise
un défaut d’isolation franc (résistance de défaut faible, 0.1Ω). Le défaut d’isolation peut se
produire dans une des zones définie (1 à 5) et un des pôles (positif ou négatif). Comme montré à
la Figure 126, on choisit un défaut d’isolation qui se produit dans la zone 2, sur le pôle positif
pour modéliser un défaut d’isolation de la jonction des bornes du condensateur.
2
m
1 Rdefaut
defaut
g
1
0
Goto5 [defaut]
Système
system de generation anti-retour
Diff_4
+ + +1
Out1
i1 Out1
10nF
Ω
100MOme Conn1 Conn1
Jauge #18 5M vcp1
if -
- - -1 Conn2
Vbus i Conn2
vch 10kW
2 2 +
10nF1 Ω
100MOme1 Conn3
Conn4 Conn4
Conn3 vcp2 Resistance
1 Diff_1
Out1
Conn1 Jauge #22 2M
Conn2
5kW
Conn4
Conn3 3
Diff_2
Out1
Conn1 Jauge #20 3M
5 Conn2
2kW
Conn4
Conn3
4
Diff_3
i
+
2 -
Conn4 iL1_P1
- i2
Figure 127-Définition du sens positif de la mesure de courant dans le défaut d’isolation
.144.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
Le défaut d’isolation se produit à l’instant 0.02s. Les Figure 128 et Figure 129 montrent les
courants d’aller et de retour de la branche en défaut et la tension du bus continu. Selon les
résultats, on peut constater que la tension du bus continu ne varie pas. Mais il y a un phénomène
transitoire très court.
50 300
250
40
200
Tension (V)
Courant (A)
30
150
20
100
10 50
0
0 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
Temps(s) Temps (s)
40
Courant (A)
30
20
10
0
0.01999 0.02 0.02001
Temps (s)
.145.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
pour détecter le défaut d’isolation est donc difficile. Mais on constate que les allures de courant
d’aller et de retour sont symétriques par rapport à la valeur de courant de la charge.
Il existe des moyens de mesure indirecte pour détecter le défaut à la masse :
1. Déclencher chaque branche, observer la tension par rapport à la masse.
Inconvénient : Coupure intempestive des branches saines.
2. Injecter des impulsions dans le réseau pour localiser l’endroit du défaut.
Des brevets existent :
– WO 00/55826: localiser le défaut d’isolation dans un réseau alternatif en injectant
un signal périodique [57]
– EP 0391812A1: Injecter des signaux alternatifs dans le circuit continu pour
détecter le défaut d’isolement [58]
– United States Patent 4739275: injecter un signal impulsionnel dans le réseau
continu pour localiser le défaut d’isolation [59]
Inconvénient : l’injection des signaux périodiques provoque l’injection de perturbations
dans le réseau de distribution.
Pour mieux comprendre le phénomène transitoire d’un défaut d’isolation, on va observer les
tensions des deux pôles par rapport à la masse, vcp1 et vcp2 qui sont définies précédemment, à la
Figure 131 et la différence des courants d’aller et de retour i1-i2 à la Figure 132. La Figure 133
montre le zoom de i1-i2 des 4 branches.
.146.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
200 20
v
cp1
15
100 v
cp2
10
Tension (V)
Courant (A)
5
-100 0
-5
-200
-10
-300
-15
-400 -20
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
Temps(s) Temps (s)
Figure 131-Les tensions des deux pôles Figure 132-La différence de courant
par rapport à la masse (30ms) d’aller et de retour (branche en défaut)(30ms)
20
Zone1
15 Zone2
Zone3
10 Zone4
Zone2
Courant (A)
-5
-10 Zone1,3,4
-15
-20
0,01999 0,02 0,02001
Temps (s)
D’abord, le défaut d’isolation influence l’équilibre des tensions par rapport à la masse.
Comme remarqué à la Figure 131, avant que le défaut d’isolation ne se produise, les tensions des
deux pôles par rapport à la masse sont équilibrées. Dès que le défaut d’isolation se produit, la
tension de la branche en défaut devient zéro. Mais le potentiel entre les deux pôles ne changera
pas, donc, la tension de l’autre pôle par rapport à la masse est doublée. Par exemple, à la Figure
131, avant que le défaut d’isolation ne se produise, les deux tensions vcp1, vcp2 sont symétriques
par rapport à 0 (±135V). Lorsque le pôle positif est en défaut, sa tension par rapport à la masse
(vcp1) s’annule, la tension de l’autre pole (vcp2) est doublée jusqu’à -270V. Ils ne sont plus
équilibrés par rapport à 0.
Ensuite, comme nous l’avons constaté à la Figure 130, les allures de courant d’aller et de
retour sont symétriques par rapport à la valeur de courant de la charge. On peut profiter de ce
phénomène pour avoir une oscillation autour de 0. La différence entre les deux courants (i1-i2)
.147.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
2
m
1 Rdefaut
defaut
g
1
0
Goto5
Système
system de generati on anti-retour [defaut]
Diff_4
+ + +1 i1
Out1
Conn1 Conn1
Out1 +
10nF 100MOme Jauge #18 5M if - vcp1 -
- - -1 Conn2 Vbus i Conn2
vch
2 2 +
+
10nF1 100MOme1 Conn3
Conn4 Conn4
Conn3
- vcp2 Resistance
1 Diff_1
10kW
Out1
Conn1 Jauge #22 2M
Conn2
5kW
Conn4
Conn3 3
Diff_2
Out1
Conn1 Jauge #20 3M
5 Conn2
2kW
Conn4
Conn3
4
Diff_3
Comme remarqué à la Figure 134, les phénomènes de charge et décharge provoqueront des
courants de même sens dans les pôles positif et négatif. Ces courants peuvent être mesurés par la
mesure du courant différentiel (i1-i2). Ces courants sont retournés par le point de défaut. A la
Figure 134, le nombre de flèche représente quantitativement la valeur de courant de charge et de
décharge des condensateurs.
La phase et l’amplitude des oscillations du courant différentiel de la branche en défaut sont
différentes de celles des branches saines, comme montré à la Figure 133. On peut profiter de
cette caractéristique pour déterminer la branche en défaut.
Donc, on peut synthétiser le mécanisme de la sélection de la branche en défaut d’isolation :
.148.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
1. Le déséquilibre des tensions de deux pôles par rapport la masse signifie qu’un
défaut d’isolation se produit. Mais cette information n’est pas suffisante pour
sélectionner la branche en défaut.
2. Au moment du défaut, en raison des condensateurs de mode commun et de
l’inductance de câble, les courants différentiels des branches oscillent. Les sens des
courants sont opposés. Les caractéristiques des courants de la branche en défaut
différent des branches saines. Dans le cas contraire, le défaut se situe au niveau du
bus (zone 5 à la Figure 134).
3. Une fois que la branche en défaut est identifiée, le signe d’intégration du courant
montre le pôle en défaut (une valeur d’intégration positive montre le pôle positif en
défaut, et vice-versa). Si le bus continu est en défaut, le pôle en défaut est au
contraire de signe opposé à celui de la valeur d’intégration des autres branches
(valeur d’intégration négative si le pôle positif du bus est en défaut).
Pour mettre en œuvre cette méthode de détection d’un défaut d’isolation, une mesure de
courant différentiel est proposée, comme indiqué à la Figure 135. Généralement, une mesure de
courant dispose d’une caractéristique de bande passante limitée. Pour les signaux à haute
fréquence dépassant la limite de la bande passante, la mesure du courant agit comme un filtre.
Dans ce cas, l’allure du courant de défaut n’est pas facile à identifier, comme indiqué à la Figure
136(a), la courbe en pointillés bleus représente le courant original, mais après avoir passé la
mesure dont la bande passante est de 16kHz, l’allure du courant n’est plus évidente à reconnaître
comme le courant de défaut (courbe en trait continu rouge).
.149.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
+ -
V1
+
V2
idiff1
Cette méthode étant basée sur la direction du courant, la valeur de ce courant est moins
importante. On peut donc envisager d’utiliser un intégrateur pour identifier le sens du courant au
moment du défaut, comme montré à la Figure 136 (b). De plus, après avoir passé l’intégrateur,
lors du retour au régime permanant, la valeur d’intégration va rester inchangée. Cet effet, que
l’on ne retrouve pas dans une méthode utilisant une mesure directe, rend la détection du défaut
plus facile.[56]
1
s
Integrator
1 1
1e-5s+1 s
1
1e-5s+1 Scope
Transfer Fcn1
-5
x 10
1.6
20 Courant (A) Integrale du courant (As)
courant differentiel
courant differentiel filtre 1.4
15 courant differentiel integre
1.2 courant differentiel filtre integre
10
1
5
0 0.8
-5 0.6
-10 0.4
-15 0.2
-20 0
0.02 0.02 0.02 0.0201 0.0201 0.0201 0.02 0.02 0.02 0.0201 0.0201 0.0201
Temps (s) Temps (s)
a) b)
Dans les cas réels, il y a plusieurs types de bruit qui peuvent perturber la protection. Ces
types de bruit comprennent : l’erreur de mesure (±0.2%~±1%), les bruits blancs, les
perturbations CEM, la fuite de courant (gamme du µA à mA), …etc.
Dans l’environnement perturbé, si on utilise seulement un intégrateur, l’allure du courant
intégré sera perturbé et donc ne sera plus reconnu.
La Figure 137, montre une simulation de cette méthode de détection, en présence de
perturbations ; les conditions de simulations sont listées ci-dessous :
Moment du défaut d’isolation : 0.02s
Amplitude maximale de bruit blanc : ±0.5A
Précision de mesure : 1%
Calibre de mesure de courant : 20A
Bande passante du dispositif de mesure : 16kHz
Dans ce cas là, le courant de défaut est beaucoup plus amorti par rapport au bruit (Figure
137 b)). Si on utilise un intégrateur simple pour intégrer le courant de défaut, le signal ne sera
pas reconnu pour identifier le défaut parce que le rapport signal sur bruit est diminué à cause de
la mesure (un filtre équivalent).
Même si la valeur de bruit est aléatoire, statistiquement, celui-ci est autour de l’axe zéro.
L’intégration du bruit ne s’écarte pas beaucoup de l’axe zéro. Par contre, le courant de défaut
n’est pas symétrique par rapport zéro (Figure 137 b)). Donc, on peut profiter de cette
caractéristique pour diminuer l’effet de bruit.
Un intégrateur réinitialisé périodiquement est envisagé. L’intégrateur commence la
réinitialisation périodique à l’instant du défaut d’isolation (0.02s dans l’exemple, peut être
identifié par le moment de déséquilibre de tension). La Figure 137 a) montre le vrai courant
perturbé. La Figure 137 b) présente le courant mesuré qui prend en compte la bande passante et
la précision de mesure. Le résultat issu de cet intégrateur est montré à la Figure 137 d) et f). Le
courant de défaut perturbé est reconnu par cette méthode de détection. La Figure 137 c) et e) est
le résultat issu d’un intégrateur simple, au moment de défaut, l’allure du courant intégré n’est pas
particulièrement différente de ce qu’elle est à d’autres moments. Il est difficile d’identifier le
moment de défaut.
.151.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
-5 -5
x 10 x 10
2 1
Integration de courant (As) Integration de courant (As)
0.8
1.5
0.6
1
erreur de la precision 0.4
0.5 0.2
Bruit electrique
1 1 0 0
s
1e-5s+1 -0.2
Integrator -0.5
Courant de defaut mesure de courant -0.4
1 -1
s -0.6
clock commande
Integrator1 -1.5 -0.8
sortie_clock -2 -1
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205
Temps (s) Temps (s)
Scope
-5
c) -5
e)
x 10 x 10
2 1
20 2 Integration de courant (As) Integration de courant (As)
Courant (A) Courant (A) 0.8
1.5
15
1.5 0.6
1
10 0.4
1 0.5
5 0.2
0 0
0 0.5
-0.2
-0.5
-5
0 -0.4
Seuil de
-10
-1
-0.6
l’intégration du
-15
-0.5
-1.5 -0.8
courant
-2 -1
-20 -1 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
Temps (s) Temps (s) Temps (s)
Temps (s)
a) b) d) f)
Comme cette méthode est destinée à mesurer un phénomène rapide et à haute fréquence, les
paramètres de composants qui se présentent dans cette méthode sont importants (par exemple la
mesure de courant, l’intégrateur, …etc.). Dans cette partie, on va étudier l’influence de différents
paramètres de composant. La bande passante de mesure, la précision de mesure, la fréquence
d’échantillonnage, la fréquence de réinitialisation de l’intégrateur.
.152.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
0.8
1.5
(As)
(As)
0.6
courant(As)
(As)
1
courant
0.4
decourant
courant
0.5 0.2
Integrationdude
0 0
Integration du
-0.2
Intégration
Intégration
-0.5
-0.4
-1
-0.6
-1.5 -0.8
erreur de la precision
-2 -1
Bruit electrique 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205
Temps (s) Temps (s)
1
1e-6s+1
1
s -5
b) -5
c)
x 10 x 10
2 1
Courant de defaut mesure de courant1 Integrator1
1.5 0.8
1
(As)
0.6
(As)
1e-5s+1 1
courant
0.4
mesure de courant Integrator2
courant
0.5 0.2
1 1 0 0
dude
s
Integration
1e-4s+1 -0.5 -0.2
Intégration
mesure de courant2 Integrator3 -0.4
-1
-0.6
clock commande -1.5 -0.8
-2 -1
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205
sortie_clock
Temps (s) Temps (s)
d) e)
-5 -5
0.4 x 10 x 10
Courant (A) 2 1
0.3 0.8
1.5
Integration de courant (As)
(As)
Intégration du courant (As)
0.6
courant(As)
0.2 1
0.4
decourant
0.1 0.5
0.2
0 0
Integration du
0
Intégration
-0.2
-0.5
-0.1 -0.4
-1
-0.6
-0.2
-1.5
-0.8
-0.3 -2 -1
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205
Temps (s) Temps (s) Temps (s)
a) f) g)
Les Figure 138 b) et c) sont le résultat pour 160kHz, Figure 138 d) et e) pour 16kHz, Figure
138 f) et g) pour 1.6kHz. On constate que dans le cas de la bande passante de mesure à 1.6kHz,
le résultat est moins évident à distinguer. C’est parce que le filtre augmente le temps de monter
de l’intégration du courant de défaut, alors que la période de réinitialisation de l’intégrateur est
plus rapide que ce temps de montée. Le courant de défaut n’est donc pas assez intégré avant
d’être réinitialisé.
-5 -5
x 10 x 10
2 2
1.5 1.5
Intégration du courant (As)
1 1
0.5 0.5
0 0
-0.5 -0.5
-1 -1
-1.5 -1.5
-2 -2
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.02 0.0205 0.022
Temps (s) Temps (s)
Pour améliorer la performance dans le cas de la bande passante à 1.6kHz, on peut envisager
d’augmenter la période de réinitialisation de l’intégrateur comme indiqué à la Figure 139.
Comme la perturbation de précision n’est pas filtrée, qu’elle est différente du bruit blanc,
.153.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
l’amplitude de la perturbation de précision n’est pas amortie. Cela diminue le rapport signal sur
bruit, l’information de défaut est alors plus difficile à distinguer (Figure 138 a)). Comme on peut
le constater à la Figure 139, on augmente la période de réinitialisation de l’intégrateur, mais les
bruits sont aussi intégrés. La valeur d’intégration du courant dans le cas sans défaut est plus
importante qu’à la Figure 138.
0 0 0
Intégration du courant (As)
Intégration du courant (As)
-1 -1 -1
-2 -2 -2
-3 -3 -3
-4 -4 -4
-5 -5 -5
-6 -6 -6
-7 -7
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 -7
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
Temps (s) Temps (s) Temps (s)
a) 1% b) 3% c) 5%
On constate que, plus la précision diminue, plus le bruit est important : Le rapport signal sur
bruit d’intégration de courant diminue. Mais dans le cas de la précision à 5%, l’intégration du
courant de défaut est quand même perceptible.
Comme constaté à la Figure 138, l’amplitude d’intégration issue d’une mesure de bande
passante plus large est plus importante. Car la perturbation de la précision ne change pas la
valeur maximale d’intégration du courant de défaut. Si on utilise une mesure de bande passante
plus large (160kHz par exemple), la capacité à rejeter les perturbations est plus élevée, cette
.154.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
Pour programmer la protection, la mesure doit être numérisée sous une certaine fréquence
d’échantillonnage. Au cours de cette partie, nous allons étudier l’influence de cette fréquence
d’échantillonnage sur la mesure directe du courant et l’intégrale du courant.
On va tester trois fréquences d’échantillonnage de l’étage de conversion
analogique-numérique : 10MHz, 1MHz, 100kHZ (la fréquence du phénomène transitoire est
dans la gamme de 500kHz, voir Figure 136). Les autres conditions de simulation sont
listées ci-dessous:
Moment du défaut d’isolation : 0.02s
Amplitude maximale du bruit blanc : ±0.5A
Précision de la mesure : 1%
Calibre de mesure de courant : 20A
Bande passante de la mesure : 16kHz
2 2 2
Courant (A) Courant (A) Courant (A)
1 1 1
0 0 0
-1 -1 -1
0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205
Temps (s) Temps (s) Temps (s)
erreur de la precision
Bruit electrique
1 1
1e-5s+1 s
Courant de defaut mesure de courant Integrator1
clock commande
Seuil de
sortie_clock
l’intégration du
courant
10MHz1 1MHz1 100kHz1
-5 -5 -5
x 10 x 10 x 10
1 1 1
Integration de
Intégration du courant
courant(As)
(As) Integration du courant (As) Integration du courant (As)
0.8 0.8 0.8
0 0 0
-1 -1 -1
0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0203 0.0204 0.0205
Temps (s) Temps (s) Temps (s)
A la Figure 141, les courbes du haut sont les courants numérisés pour les trois fréquences
envisagées. Une fréquence d’échantillonnage trop faible déforme le courant obtenu.
Normalement si la fréquence d’échantillonnage est inférieure à la fréquence d’oscillation du
courant de défaut, l’allure échantillonnée du courant ne peut pas être retenue.
Les courbes en bas de la Figure 141 montrent le résultat d’intégration du courant pour les
différentes fréquences d’échantillonnage. On constate que même si il y a des distorsions de
l’allure de l’intégration du courant à cause de la période d’échantillonnage plus longue, la valeur
maximale de l’intégration est bien conservée. Parce qu’il n’y a plus d’oscillation en haute
fréquence et rapide comme le courant de défaut. Une valeur seuil peut être définie pour
distinguer le courant de défaut.
Donc, l’intégrateur présente l’avantage d’être insensible à la fréquence d’échantillonnage.
Par contre, pour s’assurer d’intégrer tout le courant de défaut, il faut utiliser un intégrateur
analogique. En effet, un intégrateur numérique pose le même problème lié à la fréquence
d’échantillonnage, que celui évoqué précédemment.
.156.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
-5 -5 -5
x 10 x 10 x 10
-2 -2 -2
-4 -4 -4
-6 -6 -6
-8 -8 -8
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
Signal de reinitialisation
Signal de reinitialisation
Signal de reinitialisation
1 1 1
0.8 0.8 0.8
0.6 0.6 0.6
0.4 0.4 0.4
0.2 0.2 0.2
0 0 0
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03
Temps (s) Temps (s) Temps (s)
x 10
-6 a) x 10
-6 b) x 10
-6 c)
10
0 0 0
0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0199 0.02 0.0201 0.0202
Signal de reinitialisation
1
Signal de reinitialisation
Signal de reinitialisation
1 1
0 0 0
0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0199 0.02 0.0201 0.0202 0.0199 0.02 0.0201 0.0202
Temps (s) Temps (s) Temps (s)
d) e) f)
.157.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
+ -
V1
+ Intégrateur
V2 analogique
idiff1
idiff2
∫ n
…
idiff3
A/D
V1 +
Numéro de la
V2 + Programme
branche en défaut
Comp. de protection sélectionnée
Seuil du déséquilibre
de la tension
.158.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
Mesure de la différence de
tension entre chaque pôle
Oui
Commencer l’intégration du
courant différentiel avec
l’intégrateur réinitialisé
périodiquement
Non
Si l’une des
intégrations de courant
dépasse le seuil
Oui
Déterminer le signe des
intégrations de courant pour
localiser la branche en défaut
La Figure 143 montre le couplage des dispositifs et la Figure 144 montre l’organigramme
du processus de détection d’un défaut d’isolation. La détection du déséquilibre de tension sert à
synchroniser les intégrateurs pour commencer l’intégration à l’instant du défaut.
Comme synthétisé au VI.3.1, la règle pour choisir la branche en défaut proposée par cette
méthode est : la branche qui a l’intégration de courant différentiel différent que les autres
branches est la branche en défaut. Si les signes d’intégration de courant différentiel sont
identiques au moment du défaut, c’est le bus continu qui est en défaut. On va analyser ces
résultats selon cette règle.
Au 0.02s, lorsque les tensions de deux pôles par rapport à la masse sont déséquilibrées
(Figure 131), le système commence à intégrer le courant différentiel. Lorsqu’une des intégrations
de courant différentiel dépasse le seuil de détection (2µAs), on est assuré que l’intégration de
courant résulte du courant de défaut, et non du bruit et de l’incertitude de la mesure. A ce
moment là, les signes des intégrations de courant sont comparés.
A la Figure 145, comme la valeur d’intégration de la branche 2 est différent des autres, on
peut décider que la branche 2 est en défaut. La valeur d’intégration montre que le pôle positif est
en défaut.
Selon le même principe, on peut analyser la Figure 146. Le signe d’intégration de la
branche 1 est différent des autres, donc la branche 1 est en défaut. Le signe d’intégration montre
que le pôle en défaut est le pôle négatif.
Pour la Figure 147, comme les valeurs d’intégration sont identiques, selon la règle, c’est la
zone 5 (Figure 134), soit la partie du bus continu, qui est en défaut. Le pôle en défaut est
contraire au signe de la valeur d’intégration de chaque branche, c’est-à-dire que le pôle positif est
en défaut.
Les résultats de simulation sont cohérents par rapport aux points de défaut choisis. Ils
montrent que cette méthode de détection peut sélectionner la branche ayant un défaut d’isolation.
.160.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
-6 -6
x 10 x 10
6 6
2 2 Branche 1
0 Branche 1
0
-2 -2
-6 -6
0.02 0.0201 0.02 0.0201
-6 -6 Seuil de détection pour un défaut
x 10 Seuil de détection pour un défaut x 10
6 6
2 2
Branche 2 Branche 2
-2 -2
-6 -6
0.02 0.0201 0.02 0.0201
-6 -6
x 10 x 10
6 6
2 2 Branche 3
0 Branche 3 0
-2 -2
-6 -6
0.02 0.0201 0.02 0.0201
-6 -6
x 10 x 10
6 6
2 2 Branche 4
0 Branche 4 0
-2 -2
-6 -6
0.02 0.0201 0.02 0.0201
Branche en defaut
Branche en defaut
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
0 0
0.02 0.0201 0.02 0.0201
Temps (s) Temps (s)
0 Branche 2
-2
-6
0.02 0.0201
-6
x 10
6
2
0
-2 Branche 3
-6
0.02 0.0201
-6
x 10
6
2
0 Branche 4
-2
-6
0.02 0.0201
Branche en defaut
5
4
3
2
1
0
0.02 0.0201
Temps (s)
.161.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
Saber est un outil de simulation puissant. Il supporte le modèle d’un système complexe avec
signaux mixtes, multi-niveau et multi-domaine. Grâce à l’algorithme de simulation performant,
le temps de simulation est rapide mais garde la précision des résultats de simulation.
Grâce à ses caractéristiques, le composant peut être simulé plus finement sous Saber, et le
résultat est ainsi proche de la réalité.
Notre démarche consiste à concevoir le système en simulation, avec les composants réels,
afin de montrer que cette méthode est réalisable, en donnant les résultats escomptés. Une telle
étape devrait permettre une meilleure anticipation des difficultés liées à une éventuelle phase de
validation expérimentale.
Partie commande
Mesure de courant
Branche 3
Horloge de réinitialisation
Comparateur de tension
Partie puissance
.162.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
.163.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
.164.
Chapitre VI:Protection contre le défaut d’isolation
qui est en défaut d’isolation. Ces conclusions sont cohérentes avec le cas simulé.
Grâce à cette conception et à la validation sous Saber, il pourrait être envisagé de réaliser
une maquette d’essai, afin de poursuivre la validation entamée.
VI.5 Conclusion
Les phénomènes transitoires qui se produisent lors d’un défaut d’isolation dans le réseau
continu sont de courte durée (au niveau de 10µs à 100µs) et à haute fréquence. Ce temps court en
rend d’autant plus difficile la mesure et la détection. La méthode que nous proposons repose sur
l’intégration du courant pour mesurer indirectement le courant de défaut.
L’utilisation d’intégrateurs présente certains avantages parmi lesquels :
1. La robustesse dans la capacité à rejeter le bruit.
2. L’augmentation de l’insensibilité à la bande passante, à la précision de mesure et à la
fréquence d’échantillonnage de numérisation. Cette méthode est plus réalisable.
3. La sélection de la branche en défaut est basée sur un critère de direction de courant, cela
dépend moins de la précision des composants. C’est aussi une preuve de la robustesse de
cette méthode.
Le principe de cette méthode est validé sous Matlab/Simulink. Avant de passer à la phase de
validation expérimentale, un dispositif modélisé à l’aide de composants réalistes est effectué
sous Saber. Les résultats semblent prouver l’intérêt de cette méthode.
.165.
.166.
Conclusion Générale
Conclusion Générale
L’évolution vers des systèmes toujours plus électriques concerne tous les moyens de
transport. En particulier, les prochaines générations d’avions commerciaux. Cette tendance,
amorcée avec l’Airbus A380 et le Boeing 787, devrait se poursuivre et s’amplifier. Un avion de
constitution plus électrique, où l’axe de transmission principal de puissance de nature électrique
se substituerait, au moins en partie, aux axes de types pneumatique, hydraulique et mécanique,
pourrait être source d’amélioration au regard de critères écologiques et économiques (gain en
masse, accroissement de l’efficacité énergétique, réduction des coûts de maintenance, etc.).
Le développement de réseaux électriques locaux, de type continu à échange d’énergie,
pourrait favoriser cette démarche. Des sources locales de production d’électricité, des charges
bidirectionnelles en puissance, ainsi que des systèmes de stockage d’énergie et de dissipation,
seraient alors interconnectés par un bus continu de tension, associés à des protections électriques
adaptées.
Cette thèse est consacrée à l’étude de ce type de réseau à échanges d’énergie suivant deux
axes : réseau sain et réseau en défaut.
Dans l’étude du réseau sain, deux aspects ont été abordés : stratégies de gestion énergétique
et l’étude de la stabilité. Dans l’étude du réseau en défaut, deux aspects ont aussi été abordés :
l’étude du défaut de court-circuit et l’étude du défaut d’isolation.
A cause de l’unidirectionnalité de la source principale, le réacteur d’avion, l’énergie
régénérée par les charges bidirectionnelle est actuellement dissipée dans une résistance de
freinage associée. Sinon, l’énergie en surplus va être stockée dans les condensateurs associés
avec les convertisseurs, ce quoi provoque une surtension du bus continu. Afin d’augmenter
l’efficacité globale de ce système en diminuant l’énergie dissipée, et en considérant l’équilibre
entre puissance fournie et récupérée, une solution basée sur un système hybride de stockage et de
dissipation est proposée. Plusieurs stratégies de gestion énergétique pour contrôler ce système
hybride sont proposées, simulées, comparées et validées expérimentalement. Des stratégies multi
objectif effectuées par logique floue permettent d’atteindre plusieurs objectifs. Ces stratégies
sont comparées selon des critères de comparaison qui correspondent aux objectifs envisagés. Les
validations expérimentales montrent la faisabilité de ces stratégies en temps réel et valident les
résultats obtenu en simulations.
Dans un réseau continu, chaque équipement est conçu individuellement, afin de fonctionner
.167.
Conclusion Générale
de façon stable autour de son point de fonctionnement. Mais lorsque les équipements sont
interconnectés par un réseau, le problème de stabilité devient plus compliqué. L’effet
d’interconnexion peut probablement dégrader la stabilité. Dans cette thèse, on a discuté du
problème de la stabilité dans un réseau continu interconnecté. Une méthode pour analyser la
stabilité de systèmes interconnectés est appliquée. Deux modèles de charge sont modélisés et les
différents comportements de stabilité de ces modèles de charges dus aux différentes réponses
fréquentielles de charges sont analysés. Ces modèles et la simulation basée sur ces modèles
valident cette méthode d’analyse. En plus, le réseau intégrant la solution de système hybride
qu’on a proposée dans le Chapitre III est testé en appliquant cette méthode d’analyse. Cette
analyse montre que le système hybride et sa stratégie de gestion énergétique peuvent contribuer à
l’augmentation de la stabilité dans un réseau interconnecté.
Le deuxième axe d’étude est le réseau en défaut. Cet axe d’étude est séparé en deux parties :
défaut de court-circuit et défaut d’isolation.
Dans le cas d’un défaut de court-circuit, à cause de la bidirectionnalité du réseau d’échange
d’énergie, la protection sera réétudiée. Selon le résultat de la simulation, la protection
conventionnelle, protection thermique i2t, n’est pas assez rapide pour protéger le réseau dans le
cas de défaut de court-circuit, parce que la bidirectionnalité du réseau permet des courants
inversés qui peuvent influencer les branches saines dans le cas de défaut (par exemple, ouverture
intempestive de contacteur de la branche saine à cause du déchargement des condensateurs aux
bornes des convertisseurs des charges, lorsque la tension de bus chute dans le cas de défaut de
court-circuit).
Plusieurs solutions de protection ont été proposées dans cette thèse. Une protection
différentielle qui permet de détecter le défaut de court-circuit le plus rapide possible, une
protection de chute de tension qui permet de se protéger du déchargement des condensateurs des
branches saines et une protection de surtension sont combinées avec la protection
conventionnelle, protection thermique i2t, pour protéger correctement le réseau dans le cas de
défaut de court-circuit (il n’y aura plus de déclenchement intempestif du contacteur de la branche
saine). Des résultats de simulation ont validé ces propositions de solutions.
Le deuxième aspect de l’étude du réseau en défaut est le défaut d’isolation. Dans un réseau
continu d’étude, les pôles positif et négatif sont isolés par rapport à la masse. Lorsqu’un défaut
d’isolation se produit entre un pôle et la masse, il n’y aura pas de mauvaise conséquence. Mais,
si le défaut n’a pas été localisé, lorsque le deuxième défaut d’isolation arrive, un défaut de
court-circuit se produit. Donc, le premier défaut d’isolation doit être localisé et éliminé dès que
possible. Comme le défaut d’isolation ne provoque pas de mauvaises conséquences, la détection
.168.
Conclusion Générale
de ce type de défaut est difficile. Il y a des méthodes pour détecter et localiser le défaut
d’isolation, mais ces méthodes ne conviennent pas pour le domaine aéronautique (ouverture de
branche saine intempestive ou injection des perturbations).
Une nouvelle méthode pour détecter un défaut d’isolation est proposée dans cette thèse.
Cette méthode évite d’ouvrir la branche saine de façon intempestive et d’injecter des
perturbations. Le phénomène transitoire de défaut d’isolation est analysé dans cette méthode et le
sens du courant transitoire est utilisé pour détecter la branche en défaut.
Afin que cette méthode soit plus robuste dans la réalité, des dispositifs pour rejeter les
perturbations d’ambiance sont conçus. Le principe de cette méthode et la façon de rejeter les
perturbations sont validés sous Matlab/Simulink.
Avant de passer à la validation expérimentale, un outil de simulation est utilisé : Saber, un
outil de simulation qui permet de simuler les caractéristiques de composants réels, a été utilisé
pour cela. La conception sous Saber avec les modèles de composants réels a été réalisée. La
simulation sous Saber a validé la faisabilité de cette méthode de détection.
Cette thèse a étudié plusieurs aspects d’un réseau continu à échanges d’énergie. La gestion
énergétique de flux de puissance bidirectionnelle, la stabilité d’un réseau interconnecté, la
protection contre le défaut de court-circuit et la protection pour détecter le défaut d’isolation.
Grâce à l’évolution de l’électronique de puissance et des systèmes de stockage, un réseau continu
bidirectionnel est de plus en plus appliqué dans d’autres domaines d’applications, tels que les
véhicules électriques ou hybrides, les systèmes ferroviaires, …etc.
.169.
Conclusion Générale
Concernant la stabilité, une mesure d’impédance en ligne peut être envisagée afin de
réaliser un ajusteur d’impédance pour assurer la marge de la stabilité du système en temps réel.
Concernant l’étude en défaut du réseau, on peut envisager de valider expérimentalement la
solution proposée pour détecter et sélectionner la branche en défaut d’isolation. D’autres types de
défauts pourraient aussi être considérés. Par exemple étudier l’impact d’un défaut d’un
convertisseur qui alimente un moteur.
.170.
Références
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.175.
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4739275, Publication Date: 04/19/1988
.176.
Annexes
Annexes
1000
220 -50
0
400
Energie stockée
Energie de stockage et resistance
300
250
200
150
100
50
-50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
Temps (s)
.177.
Annexes
F 2 0 F 2 0
340 10 9000
1000
220 -50
0
1000
Energie stockée
Energie de stockage et resistance
Energie dissipée
800
600
400
200
-200
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
Temps (s)
.178.
Annexes
V 2 0 V 2 0
10000
2000
240 -40
220 0
-50
V 2 0
300
Energie stockée
Energie de stockage et resistance
Energie dissipée
250
200
150
100
50
-50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
Temps (s)
.179.
Annexes
F 2 0 F 2 0
340 10 8000
3000
260 -30
2000
240 -40
1000
220 -50
0
F 2 0
450
Energie stockée
Energie de stockage et resistance
350
300
250
200
150
100
50
-50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
Temps (s)
.180.
Annexes
Paramètres de la MCC:
Courant nominal d’excitation: Ienom=0.65 A;
L’inductance du stator: LiMCC=9.5 mH;
La résistance du stator: RiMCC=1.4 Ω;
Courant nominal du stator:Iinom=14 A;
Coefficient de FEM: ktMCC=1.115 [Link]-1;
Coefficient d’inertie du rotor: JDCM=0.0223 kg.m2.
La fréquence MLI: 12 kHz
Paramètres de la MSAP:
Nombre de paires de pôles: pMS=3;
Résistance du stator: RsSM=0.895 Ω;
L’inductance de l’axe D: LdSM=12.16 mH;
L’inductance de l’axe Q: LqSM=21.30 mH;
Coefficient de couple: ktSM=0.78 [Link]-1.
La fréquence MLI: 9.5 kHz
Paramètres du système stockage:
Capacité des supercondensateurs : CSC=165 F
Plage de tension des supercondensateurs : 24.3 V ~ 48.6 V
Inductance : LSC=100 mH
Courant maximal: Imax=8 A
La fréquence MLI: 12 kHz
300
Puissance de Supercapacite (W)
X: 2.719
Y: 288.3
250
200
150
100
.181.
Annexes
Un modèle simplifié peut modéliser une machine synchrone. Ce modèle est présenté à la
Figure 155, où Rs représente la résistance du stator, Ls représente l’inductance du stator, Vch
représente la tension aux bornes de la machine.
XLs I
Rs
Vch
E
E
θ jXLsI
φ Vch RsI
I
On a aussi :
( 15 )
X Ls I cos ϕ − Rs I sin ϕ = E sin θ
A partir de ( 14 ) et ( 15 ), on a
donc :
E sin θ
Pch = 3Vch cos ϕ ( 16 )
X Ls cos ϕ − Rs sin ϕ
.182.
Annexes
Vch E
Pch = 3 sin θ ( 17 )
X Ls
Dans notre cas, Vch est imposée pour avoir la tension continu à 270V via un convertisseur,
donc :
270
Vch = = 110V ( 19 )
6
.183.
Annexes
Vbus
.184.
Annexes
+
charge resistive
20uF 3kW
-
Step
+
20uF
s
Step
3uH
+
s
20uF
Step
.185.
Annexes
1200
model reel
Modèle réelavec
avec resistance
résistance et charge
1000 Modèle simple avec
model simple avec resistance
résistance et
et charge
charge
Modèle simple avec
model simple avec resistance
résistance sans
sans charge
charge
800 Modèle simple sans résistance ni charge
model simple sans resistance ni charge
600
Courant (A)
400
200
-200
-400
-600
0.0999 0.1 0.1001 0.1001
Time
Temps(s)
(s)
Figure 161-Appel du courant des 4 modèles lorsque le défaut de court-circuit est éliminé
Modèle
modelréel avec avec
simple résistance et chargeet charge
resistance
700
Modèle
modelsimple avec
simple résistance
sans et charge
resistance et charge
modelsimple
Modèle simple sans
avec resistance
résistance ni charge
sans charge
600
modelsimple
Modèle reel avec resistance
sans résistance et charge
ni charge
500
Tension (V)
400
300
200
100
0
0.0999 0.1
0.1 0.1001 0.1001
Time (s)
Temps (s)
Figure 162-appel de tension des 4 modèles lorsque le défaut de court-circuit est éliminé
.186.
Annexes
En conclusion :
Le circuit équivalent LC sans résistance est une méthode approximative qui permet
d’analyser la valeur maximale d’appel du courant et de la tension dans le cas d’une valeur de
résistance faible. La valeur de résistance est un élément très important dans l’écart d’analyse, à
cause de l’effet amortissement.
20uF
Step
300
Courant (A)
200
100
-100
-200
-300
-400
0.0999 0.1 0.1001 0.1002 0.1003
Time (s)
Temps
.187.
Annexes
450
R=100mΩ
400 R=1200mΩ
R=774mΩ
350
300
Tension (V)
250
200
150
100
50
0
0.0999 0.1 0.1001 0.1002 0.1003
Time
Temps(s)
(s)
.188.
Annexes
R 1
As 2 e st + Ase st + Ae st = 0
L LC
R 1
s2 + s + =0
L LC
R 1
On pose, = α, = ω02
2L LC
Donc, la solution de s est :
s1 = −α + α 2 − ω02 et s2 = −α − α 2 − ω02
( −α + α 2 −ω02 ) t ( −α − α 2 −ω02 ) t
Donc, vH = A1e + A2e
La solution totale est exprimée ci-dessous :
( −α + α 2 −ω02 ) t ( −α − α 2 −ω02 ) t
v(t ) = v p + vH = v final + A1e + A2 e
Les coefficients A1 et A2 sont déterminés à partir de la condition initiale.
Il y a trois cas différents dans cette solution totale :
1. α>ω0 la réponse de tension est l’ondulation sur-amortie. Voir la courbe noire de la Figure
165.
2. α<ω0 la réponse de tension est l’ondulation amortie. Voir la courbe bleue de la Figure 165.
3. α=ω0 le temps de montée de la tension est plus court que l’ondulation sur-amortie, mais il
n’y a pas de dépassement. C’est le cas critique.
A partir des analyses ci-dessus, on peut calculer la résistance critique correspondant aux
valeurs de l’inductance et de la capacité pour choisir la paramètre de câble ou la résistance de
précharge.
.189.
Annexes
Comme montré dans la partie précédente, le réseau peut être simplifié comme un circuit LC.
La valeur maximale d’oscillation LC peut présenter la valeur d’appel de courant maximale
approximativement.
En considérant un cas général, on peut avoir les équations ci-dessous :
dv
i (t ) = C (20)
dt
di
vi − v = L (21)
dt
d 2v
LC + v = vi (22)
dt 2
Si on applique un échelon de tension Vfinale en entrée du système (Figure 167) et que les
tensions et les courants initiaux de l’inductance et condensateur sont respectivement Vinit et iinit,
on obtient les expressions de la tension aux bornes du condensateur et du courant dans (23)
vi
Vfinale
iinit
Dans (23), lorsque est assez faible par rapport 2*Vfinale-Vinit et iinit est assez faible par
C ω0
rapport C(Vfinale-Vinit)ω0, ils peuvent être négligés. On peut donc utiliser une équation
approximative (24) pour calculer les valeurs maximales (ou minimales) :
v(t ) = 2V finale − Vinit
(24)
i (t ) = C (V finale − Vinit )ω0
.190.
Annexes
.191.
Annexes
.192.