Professeur TADY 1
COURS UNDERGRADUATE DE PEDIATRIE
AVANT PROPOS
Lidée de faire de la pédiatrie une fille de la médecine interne doit être considérée comme
révolue : la complexité de la pédiatrie tient au fait quelle sadresse à un être humain en pleine
croissance. Chaque étape de cette croissance a sa pathologie propre dont les expressions clinique et
biologique peuvent être bien différentes chez les nouveau-nés et chez les enfants.
Dautre part, le fait de sadresser à un malade qui ne sexprime pas ou très difficilement amène le
pédiatre à adopter des méthodes plus particulières pour appréhender les différents problèmes posés en
consultations.
Ainsi donc, lévolution de la médecine se fait inévitablement vers la multiplication des spécialités
ayant chacune leurs terrains de recherche, leurs méthodes de travail et leurs applications pratiques
particulières.
La naissance de la périnatologie et de la néonatologie découlent de cette réalité.
La NEONATOLOGIE est une branche de la pédiatrie qui soccupe du nouveau-né prématuré ou
à terme, la période néonatale étant celle qui sétend de 0 à 28 jours (ou 30 jours)
Plan du cours
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Introduction
Chap.1 : nouveau-né eutrophique
Chap. 2. 1 : nouveau-né de faible poids de naissance
2.2 : nouveau-né macrosome
Chap. 3 : Souffrances ftales et néonatales
Chap. 4 : Hémorragies cérébro-méningées
Chap. 5 : Détresses respiratoires néonatales
Chap. 6 : Infections néonatales
Chap. 7 : Ictères néonatals
Chap. 8 : Troubles métaboliques
INTRODUCTION
OBJECTIFS DU COURS DE NEONATOLOGIE
Le cours sadresse essentiellement à létudiant de 2e Doctorat en médecine, avec comme objectif :
Objectif général de rendre létudiant capable de prendre correctement en charge un nouveau-né
prématuré et/ou à terme de la naissance jusquà lâge de 28-30 jours post-natal.
Objectifs spécifiques, létudiant en médecine, à la fin du 2è cycle, doit être capable :
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[Link] distinguer un prématuré dun nouveau-né à terme de repérer un nouveau-né atteint de retard
de croissance intra-utérin ou un nouveau-né macrosome
2.dévaluer lâge clinique du nouveau-né
[Link] repérer un nouveau-né eutrophique à terme malade
[Link] traiter les grandes pathologies de notre milieu (Infection néonatale, souffrances péri-natales,
troubles métaboliques, réanimation en salle daccouchement)
[Link] référer à temps en respectant lhoméostasie lors du transfert
6.dassurer un élevage correct des grands prématurés difficilement transférables.
ETAPES DE LA CROISSANCE
Les différentes périodes de la vie sont :
I. PERIODE PRENATALE
- LA CONCEPTION
- LA PERIODE EMBRYONNAIRE : Cest celle couvrant les 60 premiers jours post-conceptionnels,
correspondant à lembryogenèse, à lorganogenèse et à la morphogenèse.
- LA PERIODE FTALE : Elle vient après la période dembryogenèse et sétend du 3 e au 9e mois de
grossesse. Durant cette période, on observe 2 processus : la croissance et la maturation.
Après la naissance, ces processus peuvent se poursuivre pendant longtemps selon les organes.
La durée dune gestation normale est de 40 semaines comptés à partir du 1 er jour des dernières règles
normales.
II. PERIODE POST-NATALE
NOURRISSON (première enfance) :
- Période néonatale : 1 mois de vie postnatale
- Nourrisson proprement dit : de 1 mois à 1 an (nourrisson précoce)
- Transition : de 1 à 3 ans ; nourrisson tardif
PERIODE PRESCOLAIRE : - De 3 ans à 6 ans (moyenne enfance)
PERIODE SCOLAIRE : - Filles de 6 ans à 10 ans
: - Garçons de 6 ans à 12 ans (Grande enfance)
PERIODE DADOLESCENCE : - Pré-pubertaire : * Filles de 10-12 ans
* Garçons de 12-14 ans
- Pubertaire : * Filles de 12 à 14 ans
* Garçons de 14 à 16 ans
- Post-pubertaire : * Filles de 14 à 18 ans
* Garçons de 16 à 20 ans
Il est difficile de faire coïncider la classification des pédiatres avec celle des épidémiologistes ;
ces derniers parlent en période précisément définie à 1 jour près, les premiers parlent en physiologistes
et en médecins, prenant comme critères les étapes de la maturation ou de ladaptation sociale.
PATHOLOGIE NEONATALE
Les grandes préoccupations de la néonatologie se regroupent en 4 rubriques ou 4 groupes
pathologiques.
1. Les anomalies de lâge gestationnel (prématurité, postmaturité) et du poids de naissance
(dysmaturité, macrosomie)
2. Les infections
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3. Les souffrances périnatales
4. Les malformations
DEFINITIONS
Il existe plusieurs catégories de nouveau-nés :
1. Les nouveau-nés eutrophiques à terme ou nouveau-nés normaux à termes (NNT) : Ce sont ceux
dont lâge gestationnel ou clinique est situé entre 37 et 42 semaines révolues ou dont lâge est
situé entre 259 et 293 jours comptés à partir du 1 è jour des dernières règles normales et dont le
poids de naissance (PN) est supérieur ou égal à 2500gr.
2. Nouveau-né de faible poids de naissance : Cest tout enfant dont le poids de naissance est
inférieur à 2500gr. Dans les pays en voie de développement, cest le poids de 2250gr qui devrait
être pris en compte.
3. Prématurité : Est prématuré, tout nouveau-né dont lâge gestationnel ou clinique est inférieur à
37 semaines révolues ou inférieur à 259 jours comptés à partir du 1 er jour des dernières règles
normales.
4. Dysmaturité : Est dysmature, hypotrophique, atteint de retard de croissance intra-utérin
(RCIU),nouveau-né avec restriction de croissance intra-utérine, tout nouveau-né dont le poids de
naissance est inférieur au 10è percentile (ou-2 DS de la courbe de référence). Le dysmature est
aussi appelé « Small for dates » = petit pour lâge ou « light for dates » léger pour lâge.
5. Prématurité dysmature (PD) : Cest un nouveau-né dont lâge gestationnel ou clinique est
inférieur à 37 semaines révolues et dont le poids de naissance est inférieur au 10 e percentile (ou
-2è déviation standard) de la courbe de référence ;
6. Dysmature à terme (DT) : Cest tout nouveau-né dont lâge gestationnel ou clinique est situé
entre 37 et 42 semaines révolues et dont le poids de naissance (PN) est inférieur au 10 e
percentile ou à la 2e déviation standard de la courbe de référence.
7. Prématuré vrai (PV) : C’est tout nouveau-né dont l’âge gestationnel ou clinique est inférieur à 37
semaines révolues et dont le PN est normal pour l’âge (≥P10 ou ≥-2DS)
8. Prématurissime : C’est un prématuré dont lâge gestationnel est inférieur à 32 semaines
révolues. Il est prématuré vrai ou dysmature.
9. Nouveau-né postmature (PM) : Cest un nouveau-né dont lâge gestationnel ou clinique est
supérieur à 42 semaines révolues (ou supérieur à 293 jours comptés à partir du premier jour des
dernières règles normales). Un postmature peut être normal (eutrophique) ou dysmature.
10. Nouveau-né macrosome : Cest un enfant dont le poids de naissance est supérieur au P 90 ou à la
2e déviation standard de la courbe de référence (> + 2DS).
REMARQUES
- Les faibles poids de naissance comprennent :
i. Les dysmatures à terme (DT)
ii. Les dysmatures post-matures (DPM)
iii. Les prématurés dysmatures (PD)
iv. Certains prématurés vrais (PV)
- Les faibles poids de naissance et les macrosomes constituent le groupe à risque :
Dysmatures à terme : Il présente un risque métabolique (hypoglycémie). En effet, le rapport
foie/cerveau tend à diminuer, car le Foie (organe de stockage) subit lhypotrophie bien avant le
cerveau (organe de consommation) qui résiste longtemps avant de céder. Il présente aussi le
risque infectieux et le risque dhypothermie.
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Prématurité : Elle est marquée par limmaturité des systèmes et donc par une mortalité
particulièrement accrue.
Post-maturité : Elle présente essentiellement un risque métabolique (hypoglycémie-
hypocalcémie).
Le prématuré dysmature : Offre des risques combinés (ceux du Prématuré et du Dysmature).
Macrosome dorigine diabétique (PC/PT<1) : Présente les risques métabolique et traumatique.
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CHAPITRE 1 : NOUVEAU-NE EUTROPHIQUE A TERME
Lexamen clinique comprend 3 temps :
- Linterrogatoire (Anamnèse)
- Lexamen physique : * Observation
* Examen physique proprement dit
- La rédaction
Linterrogatoire compte :
- Lhistoire de la maladie
- Les antécédents personnels
- Les antécédents familiaux
- Inscrire en tête de lobservation : T°, poids, Taille, et aspect général (bon,
mauvais, maigre, obèse, agité, calme, conscient, obnubilé).
Lexamen physique sadresse à :
- la peau et les phanères,
- lexamen cardio-vasculaire
- lexamen des sens
- lexamen de labdomen
- lexamen des aires ganglionnaires
- lexamen neurologique
- lexamen de lappareil locomoteur
- lexamen de la tête et du cou.
(Voir Tableaux )
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Tableau 1
Elément danamnèse Observations Risque ftal et / ou
neonatal
Malformations Risque génétique Transmission malformation
Décès néonataux Déshydratation Affections transmissibles
inexpliqués Convulsions, (maladies métaboliques)
Détresse respiratoire
Antécédents Age maternel > 40 ans Mortalité 5 fois SFA, Anomalies
Familiaux chromosomiques
(Trisomie 21)
< 16 ans Mortalité 2 fois Prématurité, RCIU
Primiparité Problèmes liés au bassin Souffrance foetale aiguë
qualité, inconnue de
lUtérus
Primipare âgée Utérus fragile SF chronique + SFA
Conditions socio- Trajets, voyages, familles Prématurité RCIU
économiques nombreuses, grossesse
mauvaises illégitimes, nutrition
insuffisante
Taille < 1,50 Prématurité
Poids < 40 Kg
ou > 80 Kg
Diabète Danger si cest mal Mort in utero
équilibré Prématurité
Antécédents Dysmaturité
maternels Malformation (6-10%)
généraux
Affections chroniques Importance de la Prématurité
(Cur, rein, Anémie, surveillance
Cancer)
Endocrinopathie Passage placentaire : iodé, Pathologie thyroïdienne,
L.A.T.S, Antithyroïdiens, Ambiguïté sexuelle
Hormone, Stéroïdiennes
Incompatibilité Risque augmenté avec la Mort in utero, Anasarques
Rh parité F.P, Ictère et/ou Anémie
précoce
Malformations utérus SRT hypoplasie utérine Prématurité
Malformation du bassin A dépister SFA
systématiquement avant
accouchement
Eléments danamnèse Observations Risque ftale et/ou
néonatal.
Tableau 2
Elément Observations Risque Ftal et / ou
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danamnèse néonatal
Avortement, Recherche cause, Prématurité
Accouchements Surveillance
prématurés (Béance isthmique)
Pathologie ftale Même pathologie
Antécédents antérieure
Familiaux Infections Surveillance taux anticorps Embryofoetopathie
(Début grossesse) rubéole, syphilis, toxo
Infections Valeur des poussées Prématurité
(fin grossesse) fébriles, même transitoires
Interpréter valeur culot Infection néonatale
urinaire prélèvements
maternels et placentaires
Pathologie de la
grossesse
actuelle
Menace de fausse Malformations
couche premier
trimestre
Toxémie gravidique RCIU
Anémie RCIU, SFA
Gémellité RCIU, Attention 2é jumeau,
transfusion ftale
Médicaments A rechercher Embryofoetopathie du
(Drogues début systématiquement RCIU
grossesse)
Médicaments fin de la Syndrome dimprégnation
grossesse et/ou de sevrage
Tabac 10 Cigarettes/jour RCIU
Alcool RCIU, Microcéphalie
faciale
Rx Embryopathie, RCIU,
Microcéphalie
Hydramnios Atrésie digestive, Trouble
de la déglutition dorigine
centrale
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Tableau 3
Elément Observations Risque Ftal et / ou néonatal
danamnèse
Date rupture poche des Faire préciser si Infection
Accouchemen eaux antibiothérapie
t Liquide teinte anomalies Souffrance aigue :
du rythme cardiaque Souffrance cérébrale,
inhalation méconiale,
acidose majeure,
hypoglycémie.
Anomalie du travail, durée SFA + être prêt en salle de
rythme contractions, durée travail
expulsion, épreuve travail
Voies daccouchement Césarienne, siège,
procidence du cordon
Autres drogues utilisées IV : 1 h avant Dépression respiratoire
naissance
IM : 2 h avant
naissance
Placenta Connaître le poids, la RCIU
taille, présence
dabcès, dinfarctus
Etat enfant à la naissance Connaître APGAR, S F A, infection
geste de réanimation
VOMISSEMENT DU NOUVEAU-NE
(Comment conduire lanamnèse ?)
Quand surviennent les vomissements par rapport aux tétées ?
Lhoraire est variable suivant la nature des aliments : lait, eau sucrée, farines
Noter le caractère des vomissements :
Avec ou sans effort ? (En jet ? explosifs ?)
Aspect : - lait partiellement écrémé ou non ?
- Filament glaireux ? Bilieux, sang rouge ? Marc de café ?
Abondance ? (Par rapport à la quantité ingérée)
Lâge du début des vomissements ?
Position de lenfant lors des vomissements ? (Position couchée ? indifférente ?)
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1.2. EXAMEN PHYSIQUE DU NOUVEAU-NE EUTROPHIQUE A TERME
1.2.1. Aspect Général
- Apparence nutritionnelle :
Le bébé est charnu, gras, avec une peau luisante
- Couleur des téguments : rose uniforme. Parfois on peut noter une légère acrocyanose des
mains et des pieds.
- La température se maintient à la normale jusquà un environnement de 20 à 22° (nouveau-né
habillé).
1.2.2. Posture
En présentation céphalique, lenfant est enroulé, le cou est court, le menton sur le
manubrium sternal, les bras sont en adduction, flexion et rotation interne, les jambes fléchies sur les
cuisses et les cuisses fléchies sur le bassin , les pieds en forte dorsiflexion. Les jambes sont légèrement
incurvées, à concavité interne.
La bosse séro-sanguine est généralement occipitale.
- Si la présentation est de face, la tête est rejetée en arrière
- Si la présentation est de siège, la flexion des membres inférieurs est moins marquée, les jambes
sont souvent étendues sur les cuisses, la bosse séro-sanguine se situe dans la région fessière.
1.2.3. Activité Motrice
Elle est variable : la motricité spontanée est riche, souvent explosive.
1.2.4. Etats de Veille et de Sommeil
Sil était endormi, il se réveille assez facilement aux stimulations tactiles et vocales ; se
calme facilement à la voix, au bercement ou par la succion.
Dossier Médical
Lexamen clinique du NNT.
Les 5 états de veille-sommeil (daprès Prechl) : Létat optimal pour lexploration neurologique
a été développé notamment par BRAZELTON et ces observations ont permis létablissement des Scores
donnant des différences qualitatives de comportement.
Les 5 états daprès Prechl sont les suivants :
Etat 1 : Yeux fermés, respiration régulière, pas de mouvements
Etat 2 : Yeux fermés, respiration irrégulière, peu de mouvements
Etat 3 : Yeux ouverts, peu de mouvements
Etat 4 : yeux ouverts, activité motrice franche, pas de pleurs
Etat 5 : yeux ouverts ou fermés, pleurs
Etat idéal pour examiner ce nouveau-né : 3 et surtout 4.
1.2.5. Appréciation Morphologique
PEAU
- VERNIX CASEOSA : Une sorte de boue (rôle dans la thermorégulation).
- CYANOSE DES EXTREMITES : Elle est normale au cours des premiers jours de la vie post-natale.
- SYNDROME DARLEQUIN : Cest un trouble vasomoteur : un hémicorps est rouge, lautre est pâle.
Le syndrome dARLEQUIN signe la présence dune SFA ou néonatale. Mais il peut être noté chez le
nouveau-né parfaitement normal.
- ECCHYMOSES : Elles sont assez fréquentes et se situent à nimporte quelle partie du corps.
- TACHES MONGOLOIDES (région lombo-sacrée) : Elles sont bleu-ardoisé.
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- NAEVI MATERNI : Ce sont des petits angiomes plans discrets (au niveau des paupières, de la racine
du nez, de la nuque ).Ils disparaissent spontanément entre 2 et 6 ans.
- INDURATION CUTANEE CURABLE DE MARFAN : Cest une stéatonécrose du tissu cellulaire sous
cutané. Elle signe une asphyxie périnatale.
- ERYTHEME TOXI-ALLERGIQUE : Macules ou maculo-papules, daspect urticarien, fugace, variable,
banal : pas observé avant 12 h. Maximum au 2e et 3e jours (Tronc). Il na pas de signification
pathologique.
- GLANDES SEBACEES : Ce sont des grains blancs miliaires sur les ailes du nez et les joues
(Milium).
- SUDAMINA : Dans les parties découvertes (origine sudoripare)
CRANE ET FACE
- CHEVAUCHEMENT DES SUTURES (surtout chez le dysmature)
- CRANIOTABES : Physiologique ; Le crâne du post-mature est plutôt dur.
- LA DEFORMATION DU CRANE
(parfois du nez) est en rapport avec la présentation céphalique. Le lit déforme
le crâne du prématuré (Tête scaphoïde).
- Le nouveau-né respire par le nez, bouche fermée. Le micrognatisme est habituel.
YEUX
- On note parfois de ldème palpébral (souvent après le CREDE) : Il est banal.
- Conjonctivite chimique peut survenir (2e 3e jour de vie) après un CREDE
- LHémorragie sous-conjonctivale : Elle est notée chez 20% des nouveau-nés normaux. Elle disparaît
en quelques jours.
- La Sécrétion lacrymale : Elle est nulle le 1er jour de vie postnatale.
- LEpicanthus : Il est souvent surestimé en période néonatale.
- LHypertélorisme est une constatation souvent subjective chez le nouveau-né.
- Les mouvements incoordonnés des yeux (globes) sont fréquents les premiers jours de même quun
nystagmus horizontal.
- La Sensibilité à la lumière est présente dès la naissance.
BOUCHE
- On peut noter de petits kystes dun blanc nacré de la taille dune tête dépingle, sur les gencives ou
sur le palais, le long du raphé médian (parfois dans la partie postérieure du voile du palais).
- Frein de la langue : peut être étendu.
- Anomalies morphologiques mineures : voûte palatine trop creuse, ogivale.
- Langue faussement volumineuse : petitesse de la bouche.
OREILLE
Elle peut-être bas implantée : Tête en position verticale stricte : le point de rencontre de lhélix et
du crâne doit se situer au dessus de la ligne horizontale qui par de langle orbitaire (externe) Taille et
forme de loreille : oreille de fauve ? Situation du CAE.
COU
- Il y a physiologiquement une brièveté du cou chez le nouveau-né.
- Il faut toujours palper les muscles sterno-cléido-mastoïdiens à la recherche dun
hématome.
- Chercher également une fistule ou des kystes du cou. Ils sont toujours latéraux.
THORAX
Il est arrondi.
Le 3e jour de vie postnatale, il y a souvent une poussée mammaire (lait vers la fin de
la première semaine).
Il ne faut pas exprimer ces seins, car ce geste peut conduire à une mammite et une
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Abcédation.
La respiration est essentiellement abdominale, de type diaphragmatique.
Les intercostaux sont moins mis en jeu.
Les râles de déplissement alvéolaire sont transitoires aux bases.
Un souffle cardiaque en rapport avec une malformation cardiaque peut napparaître que des
semaines voire des mois après.
Le rythme cardiaque est de 140-180/min à la naissance, puis il se fixe autour de 130/min.
Les pouls artériels doivent être recherchés (les fémoraux ne sont pas faciles à
Palper les 1ers jours).
La TA au flush est entre 6 et 8 cmHg.
ABDOMEN
- Les 2 reins, surtout le gauche, sont physiologiquement accessibles à la palpation :
soit en palpant les fosses lombaires qui sont prises entre les 2 mains, soit par un palper profond des
2 mains sur la face ventrale de labdomen en descendant le long de laxe aortique.
- Le cordon ombilical : lartère ombilicale unique laisse suspecter des malformations notamment
viscérales et squelettiques. Un cordon ombilical devient mât et verdâtre en 24 h. Il se dessèche et
se nécrose jusquà la chute (fin de la 1ère semaine).
ASPECT DES MEMBRES
Lincurvation des membres inférieurs est fréquente et se corrige spontanément.
Les pieds du nouveau-né à terme est souvent en dorsi-fléxion. Lavant-pieds est souvent dévié en
dedans et en varus. Ces anomalies sont réductibles par manipu-lation douce.
Examen du bassin : On recherche la luxation congénitale de la hanche par la manuvre dORTOLANI.
Polydactylie, syndactylie anomalies des ongles ne sont pas exceptionnelles.
VISCERES
Lestomac est gonflé dair dès le 1er cri.
La chute du cordon a lieu entre le 4e et le 6e jour.
La hauteur hépatique est de 2 cm sur la ligne mamelonnaire.
Le pôle de la rate est souvent palpable.
EMISSION
Selles méconiales normales : leur aspect est brun-verdâtre presque noir, visqueux, filant, collant.
Lémission des 1ères selles intervient dans les premières 24h (jusquau 2e-3e jour chez certains enfants
normaux).
Un retard délimination du méconium fait penser à la MUCOVISCIDOSE (iléus méconial).
Les selles de transition sont normalement notées à partir du 3e ou 4e jour.
Les urines : la quantité émise est de 20-50cc le 1er jour
Lémission est retardée parfois de 24h voire 48h.
Les urines du nouveau-né normal sont parfois troubles, foncées, riches en urates.
ORGANES GENITAUX EXTERNES
Les oedèmes scrotaux sont fréquents les 1ers jours.
Le testicule est volumineux dans les bourses (NNT)
Le testicule est encore dans le canal chez le prématuré.
Lhydrocèle vaginale est banale et disparaît en quelques semaines.
Elle fait partie de la crise génitale du nouveau-né.
Le Phimosis est physiologique à la naissance (seul le méat est visible). Chez la fille, la crise génitale
se traduit par une leucorrhée, une hémorragie.
Limperforation de lhymen entraîne lHYDROMETROCOLPOS. La hernie de lovaire doit être
opérée (pas de disparition systématique).
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GLANDES MAMMAIRES
MAMMITE DU NOUVEAU-NE : Cest au cours de la 1ère semaine (dans les 2 sexes). Cest une crise
génitale. Sa régression est lente.
On peut noter la présence dun mamelon surnuméraire au-dessus ou au-dessous du mamelon
normal. Il est uni ou bilatéral.
1.2.6. Examen Neurologique
Il comprend 3 dimensions et est réalisé quand lenfant est en état déveil (stade 3 ou mieux
4).
[Link]. Lobservation :
- Attitude (posture et activité spontanée)
- Comportement et vigilance
- Cri
[Link]. Tonus :
- Composante passive
- Composante active (redressement de la tête, manuvre tiré-assis, redressement global, tonus
axial).
[Link]. Les réflexes :
- Réflexes archaïques ou primaires
- Réflexes ostéo-tendineux (rotulien-achiléen)
- Cutané-abdominaux
- Cutanés-plantaires
- Autres réflexes.
[Link]. Observation (Inspection)
[Link].1. : Attitude (Posture) :
Lattitude normale du nouveau-né à terme est la demi- flexion complète,
les membres en adduction.
Laxe corporel normal : tête et tronc dans le même plan.
Trouble de laxe corporel :
Cor-de chasse
Opisthotonos
Rejet de la tête en arrière
Raideur de la nuque
Nuque molle
Attitude de décérébration
[Link].2. Comportement
a) Motilité spontanée : le nouveau-né à terme a une motilité spontanée normale
Pathologie : - motilité spontanée excessive
- motilité spontanée insuffisante
b) Cri : - tonalité
- fréquence
- durée
Nouveau-né à terme : cri vigoureux
Pathologie : cri bref, strident, plaintif, absent, sans arrêt.
c) Vigilance (Etat de conscience du nouveau-né) : Normale ? faible ?
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[Link]. LE TONUS DANS SA COMPOSANTE PASSIVE (tonus passif)
Les éléments constituant le tonus passif sont repris dans la tableau III.
A. La Posture
Elle varie entre lhypotonie complète des 4 membres qui sont en extension, et lhypertonie
« physiologique » des 4 membres qui sont en flexion complète.
B. Manuvre talon-oreille :
Le talon se rapproche de loreille sans effort (hypotonie importante).
Lextension de la jambe pour rapprocher le pied (talon) à loreille est impossible (tonus
normal du nouveau-né à terme).
C. Langle polité :
Cest langle situé entre la face postérieure de la cuisse et la face postérieure de la jambe.
Chez le nouveau-né à terme, cet angle ne dépasse pas 90° (présentation céphalique).
D. Langle de dorsiflexion du pied :
Cest langle formé par la face antérieure de la jambe et le dos du pied. Il est de 0 chez le
nouveau-né à terme.
E. Langle du poignet :
Cest langle formé par la paume de la main et la face antérieure de lavant-bras. Il est de 0
chez le nouveau-né à terme.
F. Signe du foulard (ou de lécharpe) :
Lenfant en décubitus dorsal, on ramène le coude vers lépaule opposée, lenfant étant tenu
par le poignet du membre supérieur concerné.
Le foulard peut-être complet (hypotonie importante) ou incomplet (le coude ne dépassant
pas la ligne sternale). Dans cette dernière éventualité, lon dit que le coude est en deçà de la ligne
médiane, cest le cas du nouveau-né normal à terme.
G. Retour en flexion de lavant-bras :
Lextension imposée à lavant-bras par lexaminateur est suivie dune flexion rapide de
lavant bras concerné (nouveau-né à terme). Chez le prématuré ; ce retour est incomplet ou absent
(hypotonie).
[Link]. LE TONUS DANS SA COMPOSANTE ACTIVE (tableau IV)
A. Exploration de laxe corporel
Lenfant étant tenu horizontalement et en décubitus dorsal par une paume de main de
lexaminateur, on explore lactivité des fléchisseurs du cou ; lon note la position de la tête par rapport au
tronc.
La tête peut se trouver dans le même plan que le tronc (nouveau-né à terme). En cas
dhypotonie importante, locciput touche la colonne vertébrale (défaillance des fléchisseurs du cou).
Pour explorer les extenseurs du cou, lenfant est tenu horizontalement en décubitus ventral
par une paume de main de lexaminateur. En cas dhypotonie importante des muscles extenseurs, le
menton touche le sternum.
B. Redressement global des membres inférieurs et du Tronc
Lenfant est tenu verticalement. Lexaminateur empaume la face antérieure du thorax, le
pouce et le majeur se placent dans chaque aisselle (lindex soutient le menton).
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La réaction notée est celle de redressement des membres inférieurs puis la contraction des
muscles spinaux doù possibilité par lenfant de soutenir pendant quelques secondes une partie de son
poids.
C. la manuvre du « TIRE-ASSIS »
Pour évaluer les fléchisseurs du cou, lenfant est en décubitus dorsal,
Lexaminateur empaume les épaules de lenfant et amène celui-ci à la position assise.
Les fléchisseurs entraînent le passage de la tête en avant. Ce passage actif de la tête
survient avant que le tronc nait atteint la position verticale.
La tête se maintient ainsi quelques secondes dans laxe du tronc, avant de tomber en avant.
La manuvre inversée évalue les extenseurs du cou : lenfant est assis penché
En avant, la tête pendant sur la poitrine. Lobservateur le tient par les épaules et lamène
vers larrière.
D. REDRESSEMENT DE LA TETE.
Lenfant est couché (en décubitus ventral), tête et nez enfouis dans le plan du lit, cette attitude gène la
respiration normale de lenfant qui tente de se dégager en soulevant la tête.
Il y a 3 éventualités possibles :
- Lenfant ne soulève pas du tout la tête et ne dégage pas le nez du plan du lit (hypotonie
importante)
- Lenfant dégage le nez mais la tête nest pas soulevée (hypotonie modérée).
- Lenfant soulève la tête ; bon tonus (situation du nouveau-né à terme).
[Link]. ETUDES DES REFLEXES
RAPPEL DE LA DEFINITION DES REFLEXES PRIMAIRES OU ARCHAÏQUES
Ce sont des réflexes stéréotypées, des réactions involontaires, motrices ou sécrétoires déclenchées par
le système nerveux en réponse à la stimulation.
N.B. : Nous nétudions ici que les réflexes primaires.
REFLEX DATTRACTION
a) Succion-déglutition :
Dapparition précoce pendant la vie intra-utérine (4 e mois de gestation), ce réflexe a 2
composantes : la succion et la déglutition. Il doit exister une coordination entre la succion et la
déglutition chez le nouveau-né mature. Il est recherché à la tétine ou à lauriculaire quon introduit dans
la bouche du bébé. Parfois, il faut bouger le doigt ou la tétine dans la bouche du nouveau-né pour
déclencher la succion-déglutition.
b) Réflexe des points cardinaux :
- Le nouveau-né étant en décubitus dorsal, ce réflexe est obtenu par stimulation au doigt des
commissures et des zones médianes des lèvres de la bouche.
- la réponse est bonne si la langue se dirige vers le stimulus. Cette réponse est très bonne si la
langue et la tête sorientent du coté de la stimulation.
REFLEXES DE REDRESSEMENT
A. Réflexe de Moro :
16 Professeur TADY
Il peut être obtenu par différentes stimulations : auditives (Bruit de la porte qui claque à la
suite dun coup de vent), nociceptive (en pinçant lenfant), vestibulaires, en ramenant brusquement la
tête dans le même plan que le tronc après lavoir soulevée par les mains ou les poignets.
Ce réflexe comporte trois temps pour les uns : extension des avant-bras sur les bras,
ouverture des mains en éventail (cest le 2e temps qui est le plus important), embrassement («3 e temps
qui a donné le nom au réflexe). Le cri qui suit immédiatement lembrassement dénote la qualité du Moro.
Pour dautres, le Moro ne comporte que 2 temps : louverture des mains et lembrassement. Lextension
et louverture des membres supérieures concernées étant très rapides ces 2 temps se confondent
généralement lors de leur évaluation.
B. Le Grasping réflexe
Lenfant est en décubitus dorsal. Le Grasping est obtenu par excitation tactile de la paume.
Lenfant saisit lexaminateur avec les paumes des mains en sagrippant sur les pouces de lui-ci.
Le réflexe tonique des fléchisseurs des doigts entraînant une forte contraction de tous les
fléchisseurs du bras et de lépaule, permet de soulever lenfant du plan de lexamen.
C. La marche automatique
Lenfant est maintenu en position debout sur un plan dur, le tronc légèrement incliné en
avant. Lexaminateur le tient avec des mains placées au niveau des creux axillaires. Le contact du plan
dexamen déclenche la marche.
D. Lenjambement
Lenfant est tenu debout comme pour la marche automatique. Il doit franchir un obstacle
(escalier) en soulevant une jambe puis lautre (préalablement stimulées au niveau de la face antérieure).
REFLEXES DEVITEMENT
A. Le réflexe dextension croisée (dallongement croisée)
Le nouveau-né étant en cubitus dorsal, un pied est stimulé par frottement de la plante de
pied, le membre inférieur étant maintenu en extension. La réponse à cette stimulation est observée au
niveau de lautre membre inférieur :
1. Extension après un rapide mouvement de retrait en flexion
2. Eventail des orteils
3. Adduction portant le pied libre sur le pied stimulé.
Les 2 premiers éléments de la réponse sont constants, ladduction dépend du stade de
maturation ; elle nest franche quà 39-40 semaines. Ce réflexe nest pas présent avant 34½ semaines
dâge gestationnel.
B. Le réflexe de galant
Lenfant est maintenu horizontalement et en décubitus ventral par la paume de la main
gauche; avec lindex on stimule lenfant au niveau de la hanche (GALLANT). Si la stimulation est exercée
plus haut (en paravertébrale, au niveau dorso-lombaire, lincurvation intéresse alors tout le tronc (réflexe
dincurvation).
Les réflexes de galant et dincurvation ont pratiquement la même signification.
E. Les réflexes naso-céphalique et auriculo-cephalique
Professeur TADY 17
On pince respectivement une aile du nez et un lobule de loreille. Lenfant réagit en tournant
la tête vers le côté opposé à celui du stimulus.
F. Réaction de retrait de la jambe
Lenfant étant en décubitus dorsal, la stimulation de la plante du pied libre, (le membre inférieur
opposé étant bloqué préalablement au niveau du genou) déclenche un mouvement de retrait de la jambe
libre.
18 Professeur TADY
CHAPITRE 2 : NOUVEAU-NE DE FAIBLE POIDS DE NAISSANCE
2.1. LE PREMATURE
2.1.1. Fréquence
Elle varie dun pays à lautre, dune région à lautre : 5 pour 100 en Europe, mais avec le
taux le plus bas dans les pays Scandinaves (2,5 pour 100 en Suède).
2.1.2. Etiologies
Les principales étiologies sont reprises dans le tableau IV
TABLEAU IV : FACTEURS ETIOLOGIQUES DE LA PREMATURITE
Groupes
étiologiques
Facteurs obstétricaux - Grossesse multiple
- Placenta praevia
- Malformations utérines congénitales
- Béance cervico-isthmique
Facteurs maternels - Infections générales : Listériose, MICM
- Infections urinaires
- Infections cervico-vaginales avec atteinte immédiate de luf
(streptocoque B)
- Diabète
- Toxémie gravidique
- Allo-immunisation (facteur rhésus)
-Antécédent prématurité
Facteurs socio-économiques - Primiparité
- Multiparité > 4
- Grossesse illégitime
- Conditions défavorables de travail et de transport
- Age de la mère < 18 ans, >35 ans
- Classe socio-économique basse (mauvaise surveillance)
Causes ftales - Malformations chromosomiques, ftopathies
- Autres anomalies congénitales
Prématurité - Iatrogène
2.1.3. Aspects Clinique de la Prematurite
Laspect général du prématuré dépend de lâge gestationnel : avant 34 semaines de
gestation, la fontanelle antérieure se prolonge souvent par des sutures perceptibles jusquà la fontanelle
postérieure.
Le pannicule adipeux est mince, la peau fine, rose, luisante.
Ldème est important surtout dans les parties déclives. Il y a absence de relief musculaire,
on note un aspect bombant du dos des mains et des pieds. On note la présence de lacis veineux sous-
jacents très visibles. Lenfant est généralement somnolent, la motilité spontanée est faible, sporadique
(tempêtes des mouvements).
La posture est particulière : demi-flexion incomplète des membres ; la tête tendant à se
poser sur los malaire (hypotonie plus ou moins marquée).
Après 34 semaines, laspect physique diffère très peu de celui du nouveau-né à terme.
2.1.4. Immaturité du Prématuré
Professeur TADY 19
Lune des caractéristiques du prématuré qui oblige le pédiatre à adopter une attitude très
particulière dans la prise en charge, est la fragilité de ce type de nouveau-né. Cette « précarité » est liée
à limmaturité de ses systèmes.
[Link]. Système respiratoire
- Défaut de surfactant
- Insuffisance des muscles intercostaux (doù respiration de type abdominal)
- Problème dapnée aggravée par lhypothermie, linfection et lhypoxie.
[Link]. Système digestif
- Capacité limitée de lestomac (10-15cc)
- Mobilisation du diaphragme : gêne respiratoire si labdomen est trop plein
- Immaturité du système immunitaire propre de la muqueuse gastro-intestinale (GALT)
- Acidité gastrique faible.
- Troubles digestifs notamment les reflux gastro sophagiens et liléus fonctionnel dû à la
dysmotricité digestive.
- Lactivité de la trypsine et de la chymotrypsime natteint que le 10ème du taux dadulte.
[Link]. Système Rénal
Limmaturité rénale peut être à lorigine des toxicités médicamenteuses. Chez les grands
prématurés, il existe une tubulopathie (Transitoire) le besoin en sodium du prématuré de très faibles
poids de naissance sont très élevés, à cause dune immaturité des mécanismes tubulaires de
réabsorption.
Cette fuite rénale varie en fonction de lâge gestationnel et de lâge post-natal.
Le prématuré a une capacité réduite dexcréter une surcharge en sels et en eau, à cause de
son faible débit de filtration glomérulaire.
[Link]. Système hématopoïétique
- Foyers extra-médullaires
- Non constitution des réserves en fer du fait que lenfant est né trop tôt. Doù anémie ferriprive
vers lâge de 4-8 semaines post-natal non corrigé. Insuffisance de synthèse de
lErythropoïétine et le nombre élevée des prélèvements expliquent lanémie précoce du
prématuré.
[Link]. Système immunitaire
- Lenteur dans la reconnaissance de lagresseur et lenteur dans la réponse immunitaire.
- Baisse du complément surtout dans sa fraction C3 (voir chapitre sur linfection).
- Défaut de la phagocytose.
[Link]. Immaturité du système nerveux
- Immaturité du centre respiratoire Apnée, somnolence.
- Disposition particulière des vaisseaux cérébraux qui prédispose aux Hémorragies Cérébro-
Méningées et aux ischémies (les anastomoses à angles droit entre les systèmes profond et
superficiel semblent insuffisantes et cette configuration des vaisseaux explique la fréquence
élevée des hémorragies cérébro-méningée chez le nouveau-né prématuré.
[Link]. Immaturité hépatique :
Elle explique :
- Lictère du prématuré : diminution de la Glycuronyl-Transférase
- Certains troubles de la crase sanguine (hypoprothrombinémie)
- Linsuffisance de la méthylation et de la sulfo-conjugaison.
[Link]. Immaturité de la thermo-régulation :
Pendant la vie intra-utérine, le ftus na pas produit la chaleur, car ce rôle de maintenir sa
température est joué par lorganisme maternel.
20 Professeur TADY
A la naissance, le nouveau-né produit la chaleur en oxydant :
- les hydrates de carbones
- les protéines
- les lipides à partir de la 36e semaines de gestation.
La graisse brune est la principale source de production de la chaleur.
Elle représente 5% du poids du nouveau-né normal à terme.
La graisse brune est localisée :
- dans la région cervicale
- dans la région scapulaire
- autour des reins
- dans le médiastin.
La graisse brune est très riche en mitochondries et en vacuoles lipidiques. Elle est
richement perfusée et innervée par un réseau dense de fibres sympathiques. La libération dadrénaline
au niveau des terminaisons sympathiques déclenche lhydrolyse rapide des triglycérides avec
combustion des acides gras libres et libération de la chaleur.
La thermogenèse est donc la réponse de la graisse brune.
La thermolyse chez le prématuré est importante (respiration, surface cutanée)
La surface cutanée du nouveau-né est 3-4 fois supérieure à celle de ladulte (si lon exprime
par unité de poids).
2.2. LE DYSMATURE
Cest un hypotrophique, un nouveau-né présentant une restriction de croissance ftale.
2.2.1. Fréquence :
- Elle représente le 1/3 des faibles poids de naissance dans les pays équipés et la 2/3 des faibles
poids de naissance dans le tiers monde.
- Quand latteinte ne concerne que le poids, le dysmature est dit disharmonieux ; latteinte du
poids, de la taille et du périmètre crânien à la fin, aboutit au dysmature harmonieux.
- Si le dysmature est prématuré, il a tous les attributs du prématuré de son âge maturatifs, avec
cependant plus de risques des troubles métaboliques (hypoglycémies ).
2.2.2. Etiolologies
- Il y a 2 groupes étiologiques :
[Link]. Hypotrophie dorigine nutritionnelle par une insuffisance dapport.
[Link]. Hypotrophie hypoplastique : dorigine ftale (rubéole, toxoplasmose, aberrations
chromosomiques ) Le tableau 5 reprend les différentes étiologies.
Professeur TADY 21
TABLEAU 5 : ETIOLOGIES DES RCIU
- Malformations
Causes ftales - Anomalies caryotypiques
- Infections virales ou bactériennes
- Grossesses multiples
- Toxémie gravidique, HTA chronique
Tabagisme, Intoxications chroniques, sous nutritions, Anémie, Hémorragies,
Causes maternelles Pathologies maternelles chroniques, Fibrome Utérine, Malformations utérines,
certains médicaments ; Facteurs liés à lenvironnement (haute altitude,
conditions de vie), Age maternel (avant 16 ans, après 35 ans).
-Placenta praevia, remaniements ischémiques, anomalie de perfusion,
Causes placentaires
involution précoce, Grossesse multiples, Chrorio-angiome.
2.2.2. Clinique
- Dune façon générale, un dysmature est maigre, sec, sans pannicule adipeux. La peau est lâche
et grise (parfois on note de larges desquamations).
- Le ventre est creux, les cotes trop visible.
- La tête paraît trop grosse et les membres sont très grêles.
- Les masses musculaires sont très réduites.
- Les dysmatures (surtout à terme) sont vigoureux et actif, assez agités par la
- Faim. Le comportement neurologique est en relation avec leur âge gestationnel. Latteinte
hépatique (hypotrophie) explique en grande partie les hypoglycémies. Le cerveau est atteint
plus tard.
N.B. Le dysmature dont latteinte concerne le poids de naissance, la taille et périmètre crânien est appelé
dysmature harmonieux ou nouveau-né atteint de retard de croissance intra-utérin (RCIU) ou encore
"nouveau-né avec restriction de croissance in utero".
2.2. MACROSOME
Tout nouveau-né dont le poids de naissance est > au P90 est un macrosome ; un nouveau-
né de 4 Kg est forcément un macrosome, car ce poids est > au P90 dans la quasi-totalité des courbes de
référence.
La macrosomie constitutionnelle est la plus habituelle dans notre milieu, mais celle dorigine
diabétique semble gagner du terrain. Le nouveau-né est obèse alors que sa taille est compatible avec
lâge gestationnel. Le faciès a un aspect cushingoïde.
Il y aurait une corrélation entre linsuline libre et le poids de naissance et une corrélation
moindre entre le poids de naissance et le C-PEPTIDE CIRCULANT.
Le rapport PC/PT est intéressant pour repérer les macrosomes de mères diabétiques ou
intolérantes au glucose. Ce rapport est inférieur ou égale à 1 alors que dans la macrosomie dorigine
constitutionnelle ou en situation normale ce rapport est supérieur à 1.
Les risques liés à la macrosomie ont été évoqués lors de la définition de ce type de nouveau-né. Il
sont essentiellement dordre obstétrical (traumatisme) et métabolique.
22 Professeur TADY
2.3. DETERMINATION DE LAGE CLINIQUE
Lâge gestationnel peut être calculé à partir des dernières règles (DR). Mais le calcul est
souvent difficile (15% des mères ne connaissent pas la date des DR (ignorance ou non retour des
couches).
Lâge peut être donné également par lévaluation échographique (aux alentours de 12-14
semaines de gestation ; en tous cas avant 20 semaines de gestation (mesure du BIP).
En dehors des méthodes obstétricales, la clinique peut être exploitée par le Pédiatre.
Il existe : des critères neurologiques (CI. AMIEL-TISON)
des critères morphologiques (FINNSTROM)
des critères combinés (DUBOWTZ avec 11 critères neurologiques et 10 critères
morphologiques ; BALLARD avec 12 critères dont 6 neurologiques et 6 morphologiques).
Une mention spéciale aux critères de NKIDIAKA adaptés à lenfant noir : il utilise des critères
simplifiés et plus pratiques que BALLARD et DUBOWTZ.
Remarques : Quand on évalue un nouveau-né malade (APGAR déprimé dans les états de mort
apparente) le tableau neurologique est souvent perturbé et seuls les critères morphologiques sont
valables.
Lâge osseux peut-être intéressant : la présence du noyau fémoral inférieur ou noyau de
BECLARD signe un âge situé entre 35 et 37 semaines alors que le tibial supérieur ou noyau de TODD
est signalé entre 37 et 38 semaines de grossesse.
- Enfin, certains réflexes primaires sont signalés à un âge précis :
- Lextension croisée à 34½ semaines et le réflexe du stéthoscope à 36 semaines dâge
gestationnel.
Professeur TADY 23
2.3.1. Quelques Critères et leurs Scores
1) CRITERES MORPHOLOGIQUES DE FINNSTROM (TABLEAU 6)
I. GLANDE MAMMAIRE Glande mammaire 7 27,5
1. Diamètre <5mm - Minimum 1 8 28,5
2. Diamètre 5-10 mm - Maximum 3 9 29,5
1) Diamètre > 10 mm 10 30,0
11 31,0
II. MAMELON 12 32,0
1. Pas daréole Mamelon 13 33,0
2. Aréole plane - Minimum 1 14 34,0
3. Aréole surélevé - Maximum 3 15 34,5
16 35,5
III. PEAU DE LABDOMEN 17 36,5
1. Veines, collatérales et veinules Peau 18 37,5
2. Veines et collatérales - Minimum 1 19 38,5
3. Quelques gros vaisseaux - Maximum 4 20 39,5
4. Gros vaisseaux absents ou peu distincts 21 40,5
22 41,5
IV. CUIR CHEVELU 23 42,1
1. Cheveux fins, laineux et agglomérés
2. cheveux épais, soyeux et individualisés Cuir chevelu
Minimum 1
V. CARTILAGE DE LOREILLE
1. Absents dans lantitragus Maximum 2
2. Présent dans lantitragus
3. Présent dans lanthélix
4. Complet dans lhélix Cartilage
Minimum 1
VI. ONGLES Maximum 4
1. Natteignent pas lextrémité
2. Atteignent lextrémité
3. Durs et atteignent ou dépassent les
extrémités Ongles
Minimum 1
VI. SILLONS PLANTAIRES Maximum 3
1. Pas de sillons larges
2. Sillons sur le 1/3 antérieur
3. Sillons sur les 2/3 antérieurs
4. Sillons sur toute la plante de pieds.
Minimum 1
Maximum 4
24 Professeur TADY
2) EVALUATION DE LA MATURITE SELON JEAN BALLARD (Tableau 7)
Critères 0 1 2 3 4
40-41
neurologiques <32 semaines 34 semaines 36 semaines 38 semaines
semaines
Flexion nette
Hypotonie Début flexion Flexion des 4
Posture des membres Hypertonie
complète cuisse membres
inférieurs
Angle du
90° 60° 45° 30° 0°
poignet
Retour en
flexion
180° 100-180° 90 100° <90°
Avant - bras
Angle poplité 180° 160° 130° 110° ≤ 90°
Coude entre la
Coude sur la
ligne axillaire Coude en deçà
ligne axillaire Coude sur la
Signe du foulard Complet antérieure de la ligne
antérieure ligne médiane
opposée et la médiane
opposée
ligne médiane
Résistance
Discrète Extension Extension
Manœuvre talon Aucune modérée,
flexion de la difficile de la impossible de
oreille résistance début flexion
jambe jambe la jambe
jambe
Critères
0 1 2 3 4
morphologiques
Parcheminée,
Desquamations Craquelée rose
Gélatineuse rouge, Molle, rose, épaisse,
superficielles, peu pâle, veines
Peau transparente veines visibles craquelée, pas de
de veines rares
veines, fripée
Lanugo Inexistant abondant Clairsemé Aires dégarnies Absent
Quelques Transverses
Plis plantaires Pas de plis Sur toute la plante
marques rouges antérieurs Sur 2/3
Légère
Aréole plate, pas Bourgeon 3-4 Bourgeon 5-10
Taille du mamelon Pas perceptible surélévation : 1-2
de bourgeon mm mm
mm
Bien recourbée,
Consistance oreille Fine, lisse et plus Bien formée, épaisse,
Fine, plate et molle lisse suffisamment
et forme ou moins ferme ferme, incurvée cartilagineuse
repliée
Testicules
Testicule en voie
Organes génitaux Bourses vides, descendus, Testicule pendant,
de descente,
masculins scrotum non plissé important plis profonds
quelques plis
plissement
Organes génitaux Grandes lèvres et Grandes lèvres Clitoris et petites
féminins Clitoris et lèvres petites lèvres larges, petites lèvres recouverts
proéminents proéminentes à lèvres par les grandes
égalité minuscules lèvres
Professeur TADY 25
TABLEAU 8
SCORE (Quotient Total) AGE GESTATIONNEL EN SEMAINES
5 26
10 28
15 30
20 32
25 34
30 36
35 38
40 40
45 42
50 44
TABLEAU 9 / CAFNS
FICHE TECHNIQUE DIDENTIFICATION NEONATOLOGIE (PEDIATRIE)
ENFANT DE ... POSTNOM
ADRESSE MATRICULE MERE :
NE LE / / ..CAFNS MATRICULE ENFANT .
AGE GEST .PN .
COTATION DES CRITERES MATURATIFS (daprès NKIDIAKA DIMBU)
a) MORPHOLOGIQUES b) NEUROLOGIQUES
Minimum = 1 Minimum = 1
Maximum = 3 Maximum = 3
1. TEXTURE DES CHEVEUX 1. SUCCION - DEGLUTITION
0=Absence de cheveux 0=Absente
1=Cheveux fins, difficiles à démêler 1=faible, non synchronisée avec la
2=Cheveux laineux ou agglomérés déglutition
3=Cheveux épais, soyeux et facile à démêler 2=Forte et synchronisée avec la déglutition
2. SILLONS OU PLIS PLANTAIRES 3=Parfaite
0=Pas de sillons ou plis
1=Sillons (plis) sur 1/3 antérieur 2. MORO
2=Sillons (plis) sur 2/3 antérieurs 0=Absent
3=Sillons (plis) sur toute la plante de pied 1=Abduction des membres supérieurs
3. ORGANES GENITAUX EXTERNES MASCULINS 2=Abduction des membres supérieurs +
0=Absence des testicules et de rides scrotales doigts en éventail
1=testicules dans le canal inguinal, scrotum petit, lisse 3=Abduction des membres supérieurs,
2=Testicules dans les bourses, scrotum avec +/- des rides doigts en éventail, adduction des membres
3=Testicules dans les bourses pleines des rides supérieurs + cri
4. ORGANES GENITAUX EXTERNES FEMININS
0=Lèvres et clitoris non évidents 3. ATTITUDE SPONTANEE ou POSTURE
1=Lèvres séparées, clitoris saillant 0= Complètement hypotonique
2=Grandes lèvres recouvrent petites lèvres, clitoris saillant 1=Grenouille (Batracien)
3=Grandes lèvres recouvrent petites et clitoris 2=Hypertonie + flexion des 4 membres
3=Grande hypertonie + flexion des 4
membres
COEFFICIENT DAGE FTAL NEONATAL SIMPLIFIE
26 Professeur TADY
Age gestationnel en semaines 28 30 32 34 36 38 40-41
Coefficient dâge ftal néonatal simplifié 2 4 6 7 10 14 18
Mode détablissement du Coefficient dAge Ftal néonatal Simplifié (CAFNS). Selon lévolution
et la netteté, chaque item vaut 0, 1, 2, 3 cote de chaque élément évalué à lexamen est coché sur le fiche
technique. Le total des cotes représente le CAFNS.
Professeur TADY 27
CHAPITRE III. SOUFFRANCE PERINATALE
3.1. DEFINITION
La souffrance ftale est une hypo-oxygénation tissulaire du ftus pouvant conduire à la mort
de celui-ci ou à des lésions cérébrales irréversibles.
La souffrance périnatale ou anoxo-Ischémie périnatale est définie par une insuffisance des
échanges gazeux à proximité de laccouchement, responsable dune acidose métabolique avec un score
dAPGAR bas à la 5e minute, une atteinte neurologique et multisystémique secondaire.
Une souffrance périnatale peut débuter bien avant le début du travail. Elle est alors qualifiée
de chronique. Elle nentraînera pas souvent la mort du ftus mais engendre un retard de croissance intra-
utérin. Lobstétricien note un, assourdissement des bruits cardiaques ftaux, une bradycardie ou une
tachycardie.
A la naissance, le nouveau-né peut présenter un état de mort apparente avec un APGAR
très déprimé (Asphyxie bleue ou blanche). Le score dAPGAR est égal ou inférieur à 3.
Il existe plusieurs définitions et critères pour définir les souffrances périnatales. Ceux
adoptés par léquipe de Néonatologie des CUK sont les suivants : les souffrances périnatales se
repartissent en 2 grands groupes :
- Les souffrances chroniques, dont le début remonte davant le début de travail.
- Les souffrances aiguës, qui débutent pendant le travail et qui est appelées ASPHYXIES
Une asphyxie peut être anténatale, cest-à-dire relevée par lobstétricien (partogramme)
alors que le pédiatre nen fait pas mention à la 5e minute de vie, lasphyxie peut être per-partale. Dans ce
cas, le partogramme est perturbé ainsi que lAPGAR à la 5e minute.
Quant à la lASPHYXIE néonatale, elle survient après la naissance, le partogramme étant
normal.
3.2. CRITERES POUR LE DIAGNOSTIC DASPHYXIE
3.2.1. Asphyxie Per-partale
- Partogramme pathologique (soit par lanomalie du rythme cardiaque ftal (tachycardie ou
bradycardie), soit par la présence dun liquide amniotique méconial frais, soit par la perturbation
de lECC ftal, le rapport T/QRS étant > 0,25, (0,15 qui est la valeur normale) ;
- Acidose importante (PH < 7,20)
PH < 7,15 = nécessite une intervention
PH < 7,0 = possibilité dune atteinte cérébrale
- APGAR pathologique à la 5è minute (<7/10)
Concernant lECG ftal, le rapport T/QRS normal est de 0,15.
Lacidose métabolique est probable si ce rapport > 0,25.
3.2.2. Asphyxie néonatale
Partogramme normal
PH bas (acidose) (voir asphyxie perpartale)
APGAR déprimé à la 5e minute (voir asphyxie perpartale).
28 Professeur TADY
3.2.3. Asphyxie ante-natale
Partogramme perturbé mais le nouveau-né est normal, avec un APGAR normal à la 5 e
minute. Cette forme dasphyxie nest donc pas une préoccupation pour le pédiatre mais elle constitue
souvent un motif dappel du pédiatre en salle daccouchement.
3.3. PHYSIOPATHOLOGIE DE LASPHYXIE PER-PARTALE
Elle est illustre par la figure ci-dessous
Conséquences dune asphyxie périnatale
Modifications physiologiques
Asphyxie (1) ↓ PO2, ( PCO2, ↓
Périnatale pH)
Vasoconstriction Initialement Si, la situation se
Systémique prolonge
ìTA
Redistribution du débit
cardiaque au bénéfice du
cerveau, du cœur et de
surrénales
Perte de
l’autorégulation
vasculaire cérébrale
ì Débit sanguin Finalement
cérébral
(2) (3)
Choc
cardiogénique
Débit sanguin
cérébral
Hémorragies
cérébro-
méningées
Lésion cérébrale Mort ftale
Figure 1
Initialement, plusieurs phénomène senchaînent : augmentation du débit cérébral par
redistribution du débit cardiaque au profil du cerveau et du cur, vasodilatation artériolaire cérébrale en
Professeur TADY 29
rapport avec lhypercapnie, hypoxie, hypertension artérielle systémique ; puis de la perte de
lautorégulation.
Lasphyxie ftale ou néonatale est donc liée à labsence déchanges gazeux entre la mère et
le ftus ou entre le milieu externe et le nouveau-né au niveau des poumons. Si lhypoxie ainsi créée se
prolonge les mécanismes anaérobies se mettent en marche doù lélévation accrue dacide lactique qui
aggrave lacidose.
3.4. MODIFICATIONS BIOCHIMIQUES
Au niveau cellulaire, lhypoxie augmente en quelques secondes la perméabilité membranaire
aux ions par réduction de NADP en NADPH.
Cette dépolarisation interrompt lactivité électrique de la cellule alors que les réserves
énergétiques en ATP et en phosphocréatine ne sont pas encore épuisées. Finalement il y aura quand
même épuisement de ces réserves. Une molécule de glucose produit 38 molécules dATP en présence
doxygène et seulement 2 en anaérobiose.
Laccroissement du catabolisme anaérobie entraîne une accumulation dacide lactique dans
la cellule cérébrale avec 3 effets :
- Inhibition de la phospho-fructokinase avec baisse de la glycolyse partant de lATP.
- Laltération de lautorégulation vasculaire cérébrale.
- La nécrose cellulaire.
Si lhypoxie se prolonge, les mécanismes de compensation deviennent insuffisants, le taux
de glucose cellulaire seffondre, lATP et la phosphocréatine disparaissent. Cest la mort cellulaire.
N.B. ; Les lésions du tissu cérébral résultent de la modification des récepteurs NMDA au niveau des
canaux ioniques et de leur site de modulation. Lhypoxie augmente laffinité des canaux ioniques et du
site de glutamate.
Lhypoxie induit la modification des récepteurs des canaux ioniques en augmentant le Ca (2+)
intracellulaire et les radicaux libres.
Lacide glutamique est cytotoxique pour les neurones. Les cellules nerveuses qui produisent
le glutamate sont activées pendant lhypoxie par lentrée du Ca dans la cellule et par la dépolarisation de
ces cellules.
Ldème cérébral est à lorigine des lésions cérébrales.
Il y a deux types ddèmes
- Oedème cytotoxique
- dème vasogénique.
En cas de souffrance prolongée, des lésions neurologiques peuvent sobserver (soit post-
ischémiques, soit à la suite dhémorragie intraventriculaire ou cérébrale).
3.5. ETIOLOGIES DES SFA
Elles sont souvent associées.
Nous distinguons 3 groupes détiologiques.
3.5.1. Les causes ftales
- Enfants fragiles : * Prématurés
* Jumeaux
30 Professeur TADY
- Certaines cardiopathies
- Anémie par hémorragie ou par hémolyse
- Infections ftales (chorioamniotite, listériose, syndrome TORCH )
3.5.2. Les causes annexielles
- PLACENTAIRES : (Hémorragie rétroplacentaire, Placenta praevia)
- Funiculaires (procidence, nud, circulaire serré, anomalie de longueur).
3.5.3. Les causes maternelles
- Dystocies dynamiques
- Grossesse prolongée
- Syndromes vasculo-rénaux
- Diabète (altération des échanges)
- Syndrome de compression cave
- Etats de choc
- Insuffisance respiratoire aiguë ou chronique
- Cardiopathies décompensées
- Anémie sévère
3.6. CLINIQUE
En prénatal : Le ftus peut déjà signaler sa souffrance
Utérus : hauteur insuffisante
Polyhydramnios (avec déclenchement prématuré des contractions, rupture prématurée des
membranes)
Assourdissement des bruits du cur
Emission dun liquide amniotique méconial frais.
A la naissance :
Syncope bleue ou blanche (état de mort apparente) ou souffrance modérée.
Cri retardé + effondrement de lAPGAR.
Les souffrances néonatales associent :
Des troubles de la régulation thermique (hypothermie plus fréquente).
Tendance au collapsus et à la cyanose des extrémités.
chute du poids (supérieur à 200g dans les premiers jours), on peut noter des convulsions
somnolence, troubles de la vigilance. Hypotonie axiale.
Anomalie du cri, de la succion-déglutition.
Troubles respiratoires : sont très fréquents (irrégularités aboutissant au GASPS)
Hémorragies (thrombopénie, baisse de la prothrombine)
Ictère.
Les détresses respiratoires sintègrent dans les souffrances néonatales.
Souffrances périnatales
Classification des encéphalopathies daprès SARNAT H. et SARNAT M. Modifiées par
FENICHEL.
En fonction des lésions cérébrales dues à lasphyxie, 3 stades sont décrits sur le plan
clinique.
Stade 1 : Encéphalopathie légère.
Caractérisée par :
- Une vigilance exaltée
- Une irritabilité
Professeur TADY 31
- Un tonus musculaire normal
- Des réflexes primaires hyperactifs normaux
Stade 2 : Encéphalopathie modérée.
Caractérisée par :
- Une léthargie
- Une dépression des mouvements spontanés et des réflexes primaires
- Les convulsions
Stade 3 : Encéphalopathie sévère
Caractérisée par :
- La torpeur ou le coma
- Une hypotonie musculaire
- Labsence des réflexes primaires
3.7. DIAGNOSTIC DE LA SFA
Durant le travail de laccouchement et après la naissance de lenfant.
3.7.1. Diagnostic Clinique
Auscultation des bruits cardiaques ftaux (BCF) avec le stéthoscope de PINARD et surveillance
électronique du rythme cardiaque.
Emission du liquide amniotique méconiale (signe de lhypoxie ftale).
Le liquide amniotique méconial est dautant plus significatif de lhypoxie ftale quil sagit
dune présentation céphalique :
Lhypoxie ftale entraîne une vaso-constriction des vaisseaux mésentériques et une stimulation du
système parasympathique avec relâchement du sphincter anal et stimulation du péristaltisme. Le
diagnostic se fait :
après une RPM
après une RAPE
lors dune amnioscopie.
Après la naissance : Score dAPGAR + Examen clinique systématique (trouble neurologiques).
3.7.2. Diagnostic Paraclinique
Etude du BCF par surveillance électronique (analyse des éléments du tracé) : voir les
altérations sur le MONITORING.
Le DOPPLER
LEEG, le Scanner cérébral
3.7.3. Biologie
[Link]. Equilibre Acido-Basique
Dosage des gaz du sang
- Saturation en O2, FiO2, CO2
- PO2
- PCO2
Dosage du PH ftal
Dosage de Bicarbonates
Dosage de la Lactacidemie
[Link]. Dosage des manqueurs biologiques de la SFA
Marqueurs cérébraux
- Lisoenzyme BB de la Créatinine kinase
- Les acides aminés excitateurs
32 Professeur TADY
- Enolase neuro-spécifique
- Ac. Ascorbique réduit.
Marqueurs Extra-Cérébraux
- Hypoxanthine
- Erythropoïétine
AUTRES MARQUEURS
- ATP Intra-érythrocytaire
- Arginine vasopressine sérique
- Acides organiques urinaires.
3.8. TRAITEMENT DE LASPHYXIE
Les souffrances étant souvent associées à beaucoup dentités pathologiques dont elles
constituent lune des manifestations, cest généralement le traitement étiologique qui doit être préconisé.
La prise en charge de la souffrance est dabord anté-natale, puis néo-natale.
Avant la naissance, la concertation est nécessaire entre différentes disciplines. Il faut noter que 6% des
nouveau-nés sont concernés par la réanimation.
La concertation aura pour but la planification de la surveillance. Le contact doit être établi :
- au moins 10 avant la césarienne non programmée
- au moins 30 avant la naissance présumée par voie basse.
SCORE DAPGAR
Le score dAPGAR ne doit pas être pris comme critère pour prendre les décisions adéquates
en vue dune réanimation.
Néanmoins, il constitue un bon moyen dévaluer lefficacité de la réanimation. Les cotations doivent être
pratiquées toutes les 5 jusquà la 20e minute ou jusquà ce que le score soit égal ou supérieur à 8.
RAPPELS THEORIQUES
La réanimation en salle de naissance se réalise dans la salle de bébés déjà apprêtée.
Principes généraux ;
on dispose de moins de 3 pour éviter les séquelles. Le réanimateur doit :
- assurer une ventilation alvéolaire efficace après désobstruction des voies aériennes
supérieures
- maintenir un minimum vital circulatoire (massage cardiaque)
- éviter le refroidissement (T° ambiante proche de la neutralité)
- lutter contre lacidose métabolique.
Tous les gestes doivent être : - Rapides mais dans lasepsie
- Coordonnés
LA REGLE ABC
La réanimation néonatale est pratiquée selon la règle dite ABC
(AIRWAY, Breathing, Circulation).
A = Assurer la liberté des voies aériennes (Désobstruction)
B = Provoquer des mouvements respiratoires
(Stimulations tactiles, ventilation en pression positive si nécessaire grâce à la ventilation au masque +
ballon ou au ballon sur sonde trachéale selon les cas).
C = Assurer un minimum de circulation
Professeur TADY 33
(Massage cardiaque externe, usage des médicaments cardiotoniques comme lAdrénaline et/ou un
remplissage vasculaire avec le sérum physiologique, la correction de lacidose, ladministration de
certaines drogues)
Il faut savoir que lexistence dune défaillance respiratoire est à priori responsable de larrêt
cardiaque. Doù la priorité quil faut accorder aux manuvres respiratoires.
Ainsi donc, toute manuvre de réanimation néonatale devra appliquer, en respectant lordre
de leur exécution, les 5 principales techniques :
1. désobstruction des voies aériennes (avec séchage de la peau du bébé)
2. ventilation manuelle au ballon dAmbu en utilisant le masque ou le tube selon le cas
3. massage cardiaque externe
4. correction de lacidose
5. administration de drogues
ETAPES DE LA REANIMATION
GESTES INITIAUX :
- Ausculter le cur
- Si le cur ne bat pas : de façon simultanée et coordonnée, désobstruer les voies aériennes
supérieures, dabord loropharynx.
EVALUER LAPGAR A LA 1ère MINUTE
Conduite : une simple aspiration suffit. Celle ci permet par la même occasion de diagnostiquer des
atrésies :
- APGAR entre 4 et 6 : nouveau-né ne crie pas, il est souvent inerte, le rythme cardiaque est >
100/minute. Conduite : désobstruction pharyngée, courte ventilation au masque avec 1 ballon
(nouveau-né>32 semaines).
- APGAR ≤3 (Etat initial mauvais).
C’est l’état de mort apparente : * Asphyxie bleue
* Asphyxie blanche
Le rythme cardiaque est lent (<80/min) ou le cœur est en arrêt.
Conduite :
- ventilation au masque relayée (après 1 minute dinsuccès) par lintubation (après aspiration
trachéale)
- massage cardiaque externe.
- Nouveau-né endormi : Létat cardio-pulmonaire est généralement bon (avec ventilation au
masque).
Altération dès la cessation de la ventilation : NALORPHINE (0,1 mg/kg) si cause morphinique.
DROGUES :
Adrénaline
Solution à 1p 10.000 (30 mCg/Kg en intra-trachéal et 10 mCg/Kg en IVD, si arrêt cardiaque, ou si la
fréquence cardiaque < 60/min malgré un massage cardiaque et une ventilation au tube corrects.
Bicarbonate de Soude (42 p.1000) :
Quand l fréquence cardiaque est efficace et la ventilation alvéolaire correcte. Perfusion lente
de 3-5 ml/kg.
- T.H.A.N : 2 ml IVD (Abandonné)
- Usuprel : A la pompe : 0.1 à 0.2 mg/kg/minute (Bêta bloquants reçus par la mère).
- CAFEINE (Méthyixanthiques) 8-10 mg/Kg en IM ou en IVD.
34 Professeur TADY
N.B. :
- Théophylline 4,5 mg/Kg
- Aminophylline 5,5 mg/Kg (contenant 80% de théophylline)
- Voie métabolique propre du nouveau-né : Méthylation de la théophylline
- en caféine (nouveau-né nayant reçu que la théophylline).
- Demi-vie de la théophylline : plus de 30 h.
- Demi-vie de la caféine 80h.
Réanimation du prématuré
Problème surtout chez < 32 semaines.
Grand prématuré : Intubation et ventilation contrôlée même si détresse modérée.
Eviter refroidissement
Veiller à lasepsie
Apporter suffisamment de calories (glucose)
Limiter loxygène.
TRANSPORT ET REANIMATION DANS LE CENTRE
Observation stricte des règles de transfert.
Règles résumées dans les grandes chaînes :
Chaîne du chaud
Chaîne de ventilation
Chaîne de lasepsie
Chaîne doxygène
Chaîne de glucosé
Chaîne de linformation
Objectif : maintenir lhoméostasie.
CHAPITRE 4. HEMORRAGIES CEREBRO-MENINGEES NEONATALES
Les accidents hémorragiques ont une signification et une gravité très variables selon leur
topographie.
Ldème cérébral, des lésions cellulaires du cortex, des noyaux gris, de la substance blanche, peuvent
sassocier à des lésions hémorragiques ou exister isolément.
4.1. HEMATOME (HEMORRAGIE) SOUS-DURAL
Cest une collection du sang dans lespace virtuel entre la dure-mère et larachnoïde. Elle
est unie ou bilatérale. Le volume est variable.
Origine :
Rupture dune veine cérébrale superficielle
-
Rupture de la grande veine de Trolard qui se jette dans le sinus longitudinal
-
Rupture de la veine de LABBE qui se jette dans le sinus postérieur transverse
-
Rupture de plus petites veines accessoires.
-
Ces ruptures surviennent suite à des forces opposées appliquées sur la tête ftale lors du
passage dans la filière génitale.
Lasphyxie conduit à la nécrose neuronale.
La forme mixte associe lhémorragie SD à la nécrose (plus fréquente). Il y a risque
dencéphalopathie ischémique anoxique se traduisant par des convulsions, le coma dès les 1 eres heures
de vie. La fontanelle antérieure est tendue.
Professeur TADY 35
Dans les formes hémorragiques pures (hémorragie isolée) le tableau peut bien évoluer dans
la suite.
Le diagnostic est posé par léchographie transfontanellaire et la T.D.M (meilleure).
En effet, lécho ne peut montrer que les collections importantes ; dans 10% dautopsies chez
les prématurés, on relève les H.S.D.
Il y a souvent une hémorragie arachnoïdienne associée.
4.2. HEMORRAGIE ARACHNOIDIENNE
Le saignement dans larachnoïde est fréquent, isolé. Il a peu de signification.
4.2.1. Origine
- Traumatisme (forceps, vacuum extractor).
- Extravasation diffuse avec vasodilatation lors dune asphyxie modérée.
4.2.2. Clinique :
- Hyperexcitabilité
- Cri aigu, prolongé, mal supporté
- Instabilité vaso-motrice
- Accès de cyanose
- Altération variée du tonus musculaire
- Suture et fontanelle normale
- Vigilance souvent conservée
- Réflexes primaires normaux
4.2.3. Diagnostic Paraclinique
PL : LCR = rosé et sous pression. Dans la majorité des cas, ces signes disparaissent en quelques jours
même sans traitement.
En cas dhémorragie arachnoïdienne, le nombre dhématies = supérieur à 3000/mm3 dans le
LCR. Il faut signaler que chez le prématuré, le LCR peut contenir plusieurs centaines dhématies en
situation normale. Un surnageant xantrohronique ou la présence dhématies crénelées plaide pour une
hémorragie vraie (et non dun traumatisme). Dans certains cas, le tissu cérébral sous jacent est le siège
dun infarctus ischémique et/ou hémorragique.
Il est difficile de distinguer un hématome sous-dural dun hématome arachnoïdien à la T.D.M.
4.3. HEMORRAGIES PERI ET INTRAVENTRICULAIRES
Elles surviennent précocement dans les 3 premiers jours de vie.
Elles peuvent être anté-natales. Mais on peut (rarement) les signaler après 5-6 jours de vie. Des cas ont
été décrits après 2 semaines de vie.
En dehors des traumatismes obstétricaux ou néonataux, toute circonstance favorisant une
perte de lautorégulation et une élévation importante du flux sanguin cérébral constituent un grand
danger.
La rupture capillaire avec la coagulopathie qui sen suit aggrave le tableau et lextension du saignement
pré-existant.
Le diagnostic de lH. Intraventriculaire est aisé :
léchographie transfontanellaire,
la tomodensitométrie (C.T. SCAN)
36 Professeur TADY
La classification de PAPILE (TOMODENSITOMETRIE) donne 4 grades :
Grade I : Hémorragie sous-épendymaire isolée.
Grade II : Hémorragie intraventriculaire sans dilatation ventriculaire.
Grade III : Hémorragie intraventriculaire avec dilatation ventriculaire.
Grande IV : Hémorragie intraventriculaire avec distension et extension parenchymateuse.
Les hémorragies péri et intraventriculaires se voient surtout chez les nouveau-nés très immatures (35%
pour les PN ≤ 1500g ; plus de 60% avant 28 semaines d’âge gestationnel).
PARALYSIE DU PLEXUS BRACHIAL
Circonstance : Dystocie de l’épaule, lors d’un accouchement en présentation céphalique. Il y a une
traction exercée sur la tête lors de la présentation de lépaule. On peut avoir aussi une
rétention de tête dernière.
Disposition : radiculaire.
La plus fréquente = latteinte des C5-C6 (=Paralysie dERB-DUCHENNE).
La paralysie totale est rare.
Latteinte des C8-D1 = exceptionnelle.
Il y a association de C4 quand il y a atteinte du nerf phénique, avec paralysie de lhémi-
coupale diaphragmatique accompagnée dune détresse respiratoire.
La paralysie de KLUMPKE est très rare et intéresse le C7-C8 et D1.
Elle associe le syndrome de Claude BERNARD HORNER
(Ptose palpébrale myosis).
Cette dernière paralysie regroupe ainsi :
une paralysie de la main ;
une ptose palpébrale
un myosis
une atteinte des fibres sympathiques du D1.
CLINIQUE : Stéréotypée.
A la naissance, le membre est ballant, on note un tableau dhémiplégie flasque cantonnée
aux MS, avec abolition des réflexes et pronation à ressort.
La paralysie atteint surtout :
Labduction :
o la rotation externe de lépaule
o la flexion du coude
o la supination de lavant-bras
o lextension de poignet
Si cyanose et respiration laborieuse, penser à la paralysie associée du nerf phénique.
Professeur TADY 37
38 Professeur TADY
CHAPITRE 5 : DETRESSES RESPIRATOIRES NEONATALES
Ces détresses constituent essentiellement une pathologie dadaptation. Elles sont plus
fréquentes chez les prématurés. La cyanose constitue toujours un signe inquiétant. Lirrégularité du
rythme respiratoire est très suggestive, car elle traduit un épuisement musculaire alors que la polypnée
régulière na pas de signification particulière.
Les détresses respiratoires sintègrent dans les souffrances néonatales dont elles constituent
lune des expressions cliniques.
5.1. ADAPTATION A LA VIE EXTRA-UTERINE
Après la naissance, la circulation est en série, cest-à-dire que chacun des ventricules éjecte la
totalité du débit cardiaque ; chez le ftus, la circulation est en parallèle, cest-à-dire quil existe des
communications entre les 2 circulations et le débit éjecté par les 2 ventricules est différent.
Chez les ftus, le débit pulmonaire est très faible, car lhématose est assurée par le placenta.
Les résistances pulmonaires sont très élevées.
Les résistances pulmonaires sont aggravées par lhypoxie ftale
(PO2:17-21 mmHg dans lartère pulmonaire de lAgneau).
5.1.1. Modifications Circulatoires
Plusieurs facteurs ± intriqués sont impliqués dans la chute des résistances pulmonaires
[Link] Facteurs mécaniques :
- mélange gazeux PO2-PCO2 dans les poumons,
- Laération des poumons créant une interface air-liquide est à lorigine des forces de rétraction
alvéolaire, négativant la pression interstitielle périvasculaire.
- Il y a également distorsion mécanique et étirement du tissu pulmonaire provoquant la libération
des substances vasodilatatrices notamment la PGI2.
[Link]. Facteurs biochimiques
Le PH : les vaisseaux pulmonaires sont sensibles au PH du sang qui les perfuse :
- Lacidose métabolique ou gazeuse a une action vasoconstrictrice.
- Lalcalose diminue la réponse vasoconstrictrice à lhypoxie.
- Loxygène : joue un rôle majeur, car laugmentation de la PO2 alvéolaire comme celle de la
PO2 artérielle pulmonaire : entraîne une chute importante des résistances et augmente le débit
pulmonaire.
Les modifications de la PO2 agissent directement ou par lintermédiaire des modifications
locales de la synthèse ou de la libération des substances vasoactives comme les bradykinines.
La bradykinine est vasodilatatrice pulmonaire. Son action est directe ou par lintermédiaire
de la PGI2 ou dun facteur vasodilatateur épithélial (EDRF ou endothelial dépendant relaxing factor).
Les prostaglandines ont un rôle certain, car lindométacine bloque la 2 e phase lente de la
chute des résistances pulmonaires.
Les PGE1 et E2 ont une action vasodilatatrice de la ventilation, sous laction de la bradykinine
et de langiotensine II.
La PGD2, synthétisée par les mastocytes, est vasodilatatrice pulmonaire spécifique du nouveau-né.
Professeur TADY 39
Lhistamine, qui est également vasodilatatrice pulmonaire chez le nouveau-né, est libérée
par les mastocytes.
Le passage à la vie extra-utérine saccompagne du passage dune vasoconstriction active
des artérioles pulmonaires due aux leucotriènes à une vasodilatation.
Le métabolisme de lacide arachidonique conduit à la synthèse de prostaglandines.
Les hormones tyroïdiennes augmentent le nombre ou lactivité des récepteurs bêta-
Adrénergiques du myocarde. Doù le rôle important leur reconnu dans le maintien du débit cardiaque
correct.
5.1.2. Adaptation respiratoire :
Elle nécessite simultanément la réabsorption du liquide pulmonaire et laération des
poumons.
La réabsorption du liquide pulmonaire débute pendant le travail et se poursuit quelques
heures après la naissance.
Facteur mécanique : Compression du thorax (Laminage).
Lexpansion pulmonaire entraîne laugmentation du diamètre des pores épithéliaux doù
accélération de la réabsorption du liquide pulmonaire.
Les catécholamines ont un rôle important. La perfusion de ladrénaline diminue la sécrétion
et provoque la réabsorption du liquide pulmonaire.
Laction des catécholamines est inhibée par les bêta-bloquants.
5.2. DETRESSES RESPIRATOIRES DE CAUSE MEDICALES
5.2.1. Détresse transitoire ou Tachypnée Transitoire
[Link]. Circonstances :
- Césarienne avant tout début du travail
- Prise des bêta-bloquants par la mère.
[Link]. Physiopathologie
Il sagit de la résorption incomplète du liquide alvéolaire. Ce liquide est de 3 provenances :
- transfert deau et délectrolytes à partir des capillaires pulmonaires
- liquide inhalé lors des gasps profonds (souffrances)
- secrétions par les alvéoles.
[Link]. Clinique
Cest le tableau de la détresse respiratoire pure du nouveau-né. Celui-ci est polypnéique
(sans tirage).
[Link]. Radiologie
1ère description (en 1971 par SUNDELL) : Image de granités alvéolaires + stase interstitielle
et surtout engorgement lymphatique responsable de la ligne scissurale entre le lobe moyen et le lobe
inférieur droit et de la ligne bordante. Parfois on a un épanchement pleural.
40 Professeur TADY
[Link]. Biologie
Hypoxie parfois majeure. (Voir lasphyxie)
[Link]. Evolution
Bénigne en 24 h (sauf sil y a des formes majeures avec pneumopathie).
[Link]. Traitement
- Oxygénothérapie, chauffage, apport calorique.
- Correction de lacidose suivant la formule :
T = BD x P (Bicarbonate ½ molaire)
3
T = nombre de miliéquivanlents de tampon à injecter
BD = déficit de base en mEq déterminé par la méthode dASTRUP
5.2.2. Maladies des membranes hyalines
[Link]. Circonstances :
- Prématuré de 30-32 semaines (surtout garçon). Elle est rare après 37 semaines de
gestation
- Nouveau-né de mère diabétique
- Nouveau-né dont la mère a saigné pendant ou avant laccouchement (Placenta praevia )
- Asphyxie périnatale
- Hypothermie néonatale.
[Link]. Etiologies :
- Surfactant : production insuffisante (prématuré).
- Destruction du surfactant (infection, inhalation amniotique)
[Link]. Fréquence : 5% des prématurés.
[Link]. Nature et rôle du surfactant.
Le surfactant est constitué surtout de lécithine ou phosphatidyl-choline (60-70%)
Deux autres phospholipides sont importants dans la stabilité de la lécithine :
phosphatidylinositol (22-24 semaines)
phosphatidyl-glycérol (35-36 semaines)
La première forme est très précoce mais aussi fort sensible à lacidose.
Professeur TADY 41
Rôle du surfactant
Synthétisé au niveau des pneumocytes II, le surfactant a essentiellement 4 rôles :
- Pouvoir tensio-actif très élevé permettant dinstaurer dans les poumons une capacité résiduelle
fonctionnelle et létablissement dune fonction alvéolo-capillaire correcte ;
- Stabiliser les unités bronchiolo-alvéolaires au cours de la respiration ;
- Prévenir laffaissement des alvéoles en fin dexpiration ;
- protéger les alvéoles contre la transsudation liquidienne.
[Link]. Diagnostic
- Clinique : lintervalle libre est de quelques heures (premiers signes cliniques avant la 6e heure)
La clinique est faite essentiellement de polypnée avec :
o Cyanose.
o signe de rétraction (indice de Silverman > 4).
o geignements expiratoires (GRUNT).
o battement des ailes du nez.
- Biologie : voir tableau de souffrance. Il y a un déséquilibre acido basique important et une
hypoxie +/- profonde.
- Paraclinique : Radiographie (Rx Poumons) : il y a association dun réticulo-granité diffus avec
un bronchogramme aérien.
Stade I : Granité fin, peu dense, à la limite de la visibilité, sans diminution de la transparence pulmonaire.
Bronchogramme net.
Stade II : Granité beaucoup plus net et baisse de la transparence pulmonaire
Stade III : Granité grossier, confluent avec baisse franche de la transparence pulmonaire noyant le
contour du cur et le bronchogramme est plus net.
Stade IV : Disparition totale de la transparence pulmonaire masquant totalement lombre cardiaque. Le
bronchogramme aérien reste visible.
- NECROPSIE
Lexamen macroscopique montre des poumons volumineux, de constitution hépatique. Ils
coulent dans leau. Ils ont une couleur rouge violacée.
Macroscopiquement, les poumons sont dilatés au niveau des espaces aériens, des
bronchioles et des alvéoles. Il y a congestion des capillaires et de ldème pulmonaire.
On note la présence du matériel hyalin au niveau de la paroi alvéolaire, avec atélectasie.
[Link]. Traitement de la maladie des membranes hyalines :
- Il faut mettre lenfant sous oxygène (enceinte de HOOD) dans le stade I.
N.B. : La préoccupation est celle davoir une PaO2 entre 60 et 80 mmHg avec une FiO2 la plus basse
possible.
- Corriger lacidose suivant la formule BE en mEq x poids en Kg.
3
- Perfusion de Glucosé 10% + Gluconate de Ca+.
(60-70 cc/kg + 20 mg/Kg de gluconate de Ca le 1er jour).
- Pour les autres stades (surtout IIIe et IVe) on applique la pression positive continue (P.P.C).
- surfactant synthétique (par voie endotrachéale après intubation).
42 Professeur TADY
- Maintenir la T° centrale correcte.
- Acides aminés dans la perfusion.
- Ensuite alimentation par gavage (LM) si létat général le permet (donner repas fractionnés).
- Antibiotiques : Pas à prescrire systématiquement.
[Link]. Evolution des maladies des membranes hyalines
Quatre-vingt pour cent de guérison pour le stade I.
Les séquelles sont relevées chez ceux des nouveaux-nés ventilés durant 7 jours.
5.2.3. Aspiration ou inhalation du liquide amniotique et ou méconial
(syndrome dinhalation)
Il y a plusieurs formes dinhalations amniotiques dont celles à liquide clair avec une détresse
respiratoire du nouveau-né cliniquement minime, et celle avec un liquide méconial (forme sévère
survenant dans un contexte de souffrance néonatale (ou périnatale).
Circonstance : Nouveau-né post-mature vigoureux, après une souffrance modérée et brutale.
[Link]. Clinique
Dans les formes minimes, la détresse dure 24-48 heures et le diagnostic différentiel est
discuté avec la détresse transitoire.
Dans le cas de linhalation méconiale, la gravité de la détresse respiratoire est variable. Elle
est généralement importante. Il sagit dun signe de souffrance ftale. La respiration est parfois
irrégulière, à type de Gasps. On peut mettre en évidence un bouchon méconial dont lextraction améliore
rapidement le nouveau-né.
[Link]. Radiologie (Rx Poumons) :
Le volume pulmonaire est augmenté de façon globale. Lon note des infiltrats bilatéraux en
traînées à gros grains entremêlées de petites zones dhyperaération lobulaires (images en gâteau de
miel).
[Link]. Traitement et Evolution
Si linhalation méconiale est abondante, la mort survient en quelques minutes.
Traitement :
Aspiration gastrique chez tout enfant dont la peau est teintée de méconium à la naissance :
- Laryngoscopie en vue de retirer le méconium par aspiration.
- Oxygène (régler la température ambiante : 32-34°C).
N.B. :La présence de méconium dans la trachée favorise le développement dune infection à [Link]
(autopsie) : Cest le signe dinhalation et dinfection. Doù la nécessité de prescrire les
antibiotiques. Il faut combattre également la pneumonie dorigine chimique, en mettant lenfant
sous corticoïdes.
Professeur TADY 43
5.2.4. Apnée du nouveau-Né
[Link]. Définition :
Cest une interruption du cycle ventilatoire.
Une apnée dure plus de 10 à 20 secondes et peut, en cas de répétition, compromettre le devenir
psychomoteur.
[Link]. Rappel Physiologique
Le centre respiratoire est situé au niveau du tronc cérébral constitué du Bulbe et de la Protubérance.
Le rythme ventilatoire dépend :
- de lactivité des centres respiratoires (BULBE et PROTUBERANCE)
- de leffecteur mécanique :
Cage thoracique
Poumons
Muscles respiratoires.
Ce rythme est modulé (et maintenu) grâce :
- aux afférences provenant du cortex cérébral
- aux afférences provenant des poumons (nerf pneumogastrique)
- aux chémorécepteurs artériels et centraux.
Il y a une maturation progressive des potentiels évoqués du tronc cérébral. Du fait de
limmaturité chez le nouveau-né, le maintien du rythme respiratoire régulier nécessite un niveau plus
élevé de stimulation afférente.
REGULATION CHIMIQUE
La PaCO2 stimule les chémorécepteurs centraux. Mais laugmentation du rythme respiratoire
en réponse à une augmentation de la paCO2 est plus faible chez le prématuré.
La sensibilité faible au CO2 chez le prématuré est dorigine centrale.
Les récepteurs à la distension sont à lorigine du réflexe de HERING-BREUER.
Ce réflexe intervient dans le maintien de lactivité rythmique respiratoire normale du
nouveau-né, il est également un moyen de défense dans les situations accidentelles (obstruction des
voies respiratoires supérieures).
Autres afférences
Stimulation des zones innervées par le Trijumeau et autres :
- la face (N. Trijumeau)
- la muqueuse nasale interrompt ou stimule la ventilation ; lair froid sur la face déprime (N.
Trijumeau).
De même laspiration pharyngienne déprime (afférences dorigine glosso-pharyngienne). La
température ambiante trop élevée ou trop basse déprime (N. Triprimeau).
Lidéal est de rester dans la neutralité thermique.
Les afférences vestibulaires stimulent la respiration (Application : matelas deau oscillant).
[Link]. Clinique :
Arrêt respiratoire pouvant saccompagner dune bradycardie < 80/min et dune cyanose
(=signes de gravité).
44 Professeur TADY
Il existe des apnées obstructives difficiles à diagnostiquer, car les mouvements respiratoires
ne sont pas mis en cause. Seuls les échanges 0 2-CO2 sont interrompus et seul lenregistrement par
technique polygraphique permet le diagnostic des apnées obstructives.
[Link]. Etiologies des Apnées :
- La prématurité.
- Les causes mécaniques (chez les prématurés surtout) : obstruction nasale, ballonnement
abdominal.
- Les causes cardiovasculaires : hypoxémie, anémie, persistance du canal artériel.
- Les causes infectieuses : méningites et autres infections.
- Les causes métaboliques :
Hypoglycémie
Hypocalcémie
Hyperbilirubinémie
- Les causes cérébrales : hémorragie cérébro-méningée
- Les causes cérébrales : hémorragie cérébro-méningée,
- Les souffrances ftales aiguës
- Les causes endocriniennes : Insuffisance thyroïdienne.
- Les causes toxiques (Drogues par la mère (Diazépam)
[Link]. Traitement des Apnées
Si lapnée est grave, de plus de 10 secondes avec bradycardie < ou égal 80/min et cyanose :
traitement immédiat (ventilation mécanique (V.M) et chercher la cause.
Surveillance systématique par monitorage cardio-respiratoire.
Transfusion sanguine en cas danémie.
Prévenir le reflux gastro sophagien.
PO2 transcutanée entre 50 et 60 mmHg.
Accroître lactivité des centres respiratoires : stimulations cutanées et mouvements de flexion-extension
de la cuisse sur le bassin.
En cas dapnées graves : lutilisation des méthylxanthines. La caféine est utilisée à la dose
de 20 mg/Kg/j en 1 x en IM ou IVD.
N.B. : La ½ vie de la caféine est de 80 heures. Une seule dose quotidienne est suffisante.
5.3. DETRESSES RESPIRATOIRES DE CAUSE CHIRURGICALE
Parmi ces pathologies, nous pouvons citer :
5.3.1. Limperforation choanale
Sil sagit dune atrésie bilatérale, la symptomatologie clinique est bruyante. La détresse est
majeure et celle-ci cède dès lintroduction dune canule de MAYO dans la bouche du nouveau-né et
lamélioration est spectaculaire.
Le diagnostic est posé lors de la pose dune sonde naso-gastrique. Celle-ci ne passe pas à
lestomac. On bute contre une structure anatomique.
Professeur TADY 45
[Link]. Diagnostic de certitude
- Lépreuve au miroir (buée sur le miroir placé devant la narine normale ou absence de buée en
cas datrésie).
- Instillation nasale du bleu de méthylène.
- Epreuve à la mèche : mouvement de la mèche lors de lexpiration.
[Link]. Traitement
Le traitement de limperforation choanale est chirurgical (mais celle-ci est différée grâce à la
pose de la canule de MAYO).
Lalimentation se fait par gavage.
5.3.2. Atrésie de lsophage
[Link]. Embryologie :
Lsophage et la trachée ont une origine commune et ne peuvent être distingués lun de
lautre jusquau 2e mois de la vie intra-utérine.
Plusieurs types anatomiques de malformation sont décrits, mais deux types sont les plus
fréquents (figure 3)
90% 7%
Le bout distal communique avec la trachée ou - Pas de fistule oeso-trachéale.
avec une bronche souche par une fistule. Il y a - Les 2 bouts sont très distants lun de lautre.
lair +/- abondant dans labdomen (Rx abdomen - Labdomen est opaque.
à blanc)
[Link]. Diagnostic :
Il est relativement facile :
Notion de polhydramnios (1/4 à 1/3 des cas)
La salive abondante, aérée, mousseuse. Il y a de lécume aux lèvres et au pourtour des
narines.
La respiration est ronflante, lenfant est encombré et gêné pour respirer ; il tousse et se
cyanose.
La pose dune sonde naso-gastrique aggrave la dyspnée et la cyanose.
[Link]. Traitement (Chirurgical) :
A partir du 4e et 5e jour après le traitement, lalimentation per os.
Entre le 12e et le 15e jour, vérifier la qualité du transit sophagien
(Radiologiquement).
Eléments de mauvais pronostic :
- PN inférieur à 2 Kg.
- Infection pulmonaire.
- Mauvaises conditions générales.
5.3.3. Hernie Diaphragmatique
46 Professeur TADY
Elle est souvent associée à un déplacement des viscères abdominaux vers le thorax du ftus.
Les viscères peuvent se mouvoir librement dans les 2 cavités.
Siège : Souvent position postéro-latérale du diaphragme (FORAMEN DE BOCHDALEK), 5 fois plus
fréquente à gauche.
[Link]. Clinique
Certaines formes sont asymptomatiques et de découverte fortuite, lors dune radiographie du
thorax demandé pour une autre raison.
Limportance des signes est liée à la qualité des viscères abdominaux engagés dans le
thorax.
Dans les formes gravissimes où les poumons ne sont pas très développés faute de place, il
ny a pas de respiration à la naissance.
Dans dautres cas, la dyspnée se traduit par une cyanose et une dyspnée ± accentuée.
[Link]. Diagnostic :
Clinique : Baisse du murmure vésiculaire du côté atteint.
A la percussion, on note la présence dune matité (surtout mais pas toujours).
Radiologie ( Rx. thorax).
Il y a multiples petites images aériques en logettes, arrondies,
Juxtaposées, remontant jusquau sommet.
[Link]. Traitement :
Contrairement à léventration diaphragmatique, le diagnostic une fois posé entraîne une
sanction immédiate.
N.B. : jamais ventiler au masque un nouveau-né présentant une hernie diaphragmatique. En cas de
réanimation, il faut ventiler après avoir intubé.
CHAPIRE 6 : INFECTIONS BACTERIENNES NEONATALES
(MENINGITE ET SEPSIS NEONATALS)
6.1. INCIDENCE DES MENINGITES :
Professeur TADY 47
Les méningites sont encore fréquentes dans le monde et 0,5 à 2% des naissances
présentent le tableau dinfection materno-ftale.
Linfection représente lune des pathologies les plus fréquentes dans le 1/3 monde et la
mortalité quelle entraîne est très importante.
Daprès lOMS et la Banque Mondiale, linfection frappe 426.000 enfants de moins de 5 ans
et conduits à la mort de 85.000 dentre eux. Lincidence de linfection materno-ftale dans le monde est
de 8 à 10 des naissances vivantes
6.2. EPIDEMIOLOGIE :
6.2.1. Infection Materno-Ftale
Elle est transmise par la mère à lenfant avant et pendant laccouchement.
Mode de contamination ftale avant laccouchement :
- Voie hématogène transplacentaire (sepsis néonatal)
- Voie ascendante par contiguïté avec amniotite (membranes rompues ou non). Cette dernière
voie conduit à latteinte ftal-pulmonaire et digestive par inhalation et déglutition.
Mode de contamination au cours de laccouchement :
Contamination par voie ascendante lors du passage dans la filière génitale (les manifestations cliniques
sont plus tardives et focales).
Quil sagisse de la voie hématogène transplacentaire ou amniotique, les germes sont ceux colonisant ou
infectant la mère (germes de la flore vaginale ou urinaire).
80% des infections systémiques sont dues :
- au streptocoque B :
- à lEschérichia Coli
- au Listéria monocytogène.
Ces germes passent de létat de colonisation à celui de linfection et les raisons nen sont pas connues.
La virulence du germe peut être liée :
- à certains Ag (K1 pour E Coli, BIII pour le Streptocoque B, lvb pour Listéria monocytogènes).
- A la prématurité ou à lhypotrophie.
- Au déficit en Anticorps maternels.
- A labsence du LM (lait maternel)
Le profil bactériologique actuel place le streptocoque agalactiae et E. coli en tête; viennent
les autres streptocoques, le staphylocoque, lhaemophilus influenzae puis les autres gram négatifs.
Listeria monocytogène est devenu exceptionnel.
6.2.2. Infection Post-Natale (Neonatale)
Lentourage joue un rôle primordial : mère, famille, personnel infirmier.
Les germes sont apportés par les mains ou les objets contaminés. Tout germe peut-être responsable
(virus, champignon ).
Passage chez lenfant :
- Par voie digestive
- Par voie ombilicale
- Par voie cutanée
6.3. DEVELOPPEMENT IMMUNITAIRE
La maturité des moyens de défense est insuffisante.
6.3.1. Réponse Immunitaire Spécifique
48 Professeur TADY
[Link]. Immunité Cellulaire (lymphocytes T)
Les lymphocytes T : proviennent des cellules souches hématopoïétiques. La colonisation
lymphoïde du thymus débute dès la 10e 12e semaine.
13e 15e semaine, les lymphocytes T peuvent :
- être activés
- proliférer
- être dotés dactivité cytotoxique
- être détectés dans les organes lymphoïdes.
18e semaine : Les lymphocytes T sont deux principales sous-populations CD 4 et CD8 dont le taux est
presque égal à celui des adultes.
24e 26e semaine : les lymphocytes T sont capables de réponse (prolifération contre le virus de la rubéole
ou toxoplasmose en cas dinfection par ceux-ci).
Le défit principal concerne la production des lymphokines surtout :
- dans lactivation des macrophages
- dans la réaction dhypersensibilité retardée.
Ainsi donc, la production dinterféron gamma (principale lymphokine activatrice des
macrophages) qui a lieu grâce aux lymphocytes T est réduite chez le nouveau-né.
La production dinterleukine-2, substance responsable de la prolifération lymphocytaire, est
relativement basse chez le nouveau-né.
Doù la susceptibilité néonatale pour certains micro-organismes comme Listéria
monocytogènes, BK, Chlamydia trachomatis, virus de lherpès.
La réponse conduisant à la prolifération de lymphocytes T est parfois retardée chez les
nouveau-nés infectés par lherpès simplex.
Les fonctions cytotoxiques non spécifiques de type natural Killer et dépendantes dAc, sont
diminuées chez le nouveau-né.
Il faut souligner encore que la mère et le ftus font lobjet dune forte immunosuppression nécessaire
à la tolérance materno-ftale. Les traces existent encore à la naissance.
Le lait maternel contient un nombre non négligeable de lymphocytes (surtout le colostrum).
Soulignons à ce propos que le LM offre beaucoup de moyens de protection pour palier à
cette immaturité ou à la carence transitoire.
Professeur TADY 49
- Lactoferrine - Facteurs anti-parasitaires
- Glycoprotéines - Facteur de croissance de lépi-
- Facteur de croissance du bacillus-bifidus thélium intestinal
- Lysozyme - Immunoglobulines
- Interféron - IgA secrétoires
- Compléments - IgG
- Lactoperoxydase - IgM
- IgE
- Facteurs antistaphylococciques - IgD
- Facteurs anti-viraux
- Cellules du lait
(Macrophages, Lymphocytes T, Lymphocytes B).
[Link]. Immunite humorale
Les lymphocytes B produisent normalement des Immunoglobulines et ils proviennent des
cellules souches hématopoïétiques. Leur différenciation seffectue chez lhomme dans la moelle
osseuse, sous leffet dune régulation inconnue.
Lymphocytes B dans le sang : dès la 18e semaine (comme pour les T) et ont acquis
lessentiel des marqueurs membranaires des lymphocytes B présents à lâge adulte (IgM, IgD,
marqueurs CD19, CD20, CD24 etc ). ils sont en grand nombre jusquà la naissance.
Les lymphocytes B sont isolés du sang ftal vers la 24 e et 25e semaine et sont capables de
produire les IgM en présence des lymphocytes T et après stimulation polyclonale.
Au cours des ftopathies, la production dIgM est possible à la 20e semaine. La capacité de
production dIgG et dIgA est plus tardive, après la 25e semaine au cours dinfection ftale.
A labsence de stimulation exogène anté-natale, la production dIgM et dIgG est très faible
et celle dIgA est nulle.
IgM moyenne : 1/20 de celle dadulte.
IgM environne celle de ladulte (1g/l) dès la première année.
Lapparition dIgG sérique est plus lente. Le taux dadulte (2g/l) est atteint vers 4 ans. Cela
est dû à un peuplement retardé des muqueuses par les lymphocytes B producteurs dIgA puisque ces
cellules sont absentes de lintestin à la naissance et apparaissent progressivement au cours des 6
premiers mois de la vie post-natale.
La production dIgG commence de façon significative vers le 6 e mois de grossesse, mais
toujours faible à la naissance.
Les IgG ont une demi-vie de 21 jours. Il y a un relais progressif (production propre de
lenfant). Les cellules productrices de ces IgA proviennent du système immunitaire associé à lintestin de
la mère et sont donc spécifiques des micro-organismes présents à ce niveau. Les IgA migrent dans la
glande mammaire où elles sont déversées dans le lait.
Les IgA agissent par neutralisation des bactéries, des toxines bactériennes et des virus au
niveau du mucus recouvrant lépithélium intestinal. Elles inhibent la fixation des entérobactéries par leur
Pili à lépithélium.
Le développement des lymphocytes B est quantitativement presque achevé dès la
naissance, mais la production dAc contre les Ag négale celle de ladulte quà 4 ans.
50 Professeur TADY
La production dAc contre les polysaccharides est défectueuse pendant les deux premières
années de vie. Cest surtout la constitution de la réponse anamnestique (mémoire) qui est complètement
absente et qui est la marque de cette immaturité. Toute réponse immune du nouveau-né ou du jeune
nourrisson est de type primaire, cest à dire retardée de quelques jours et relativement intense.
6.3.2. Immunité non Spécifique : cellules phagocytaires
Les polynucléaires neutrophiles sont présents en faibles quantité dans le sang ftal. Leur
nombre passe à 10.000/mm3 chez le nouveau-ne à terme.
La fonction de ces cellules et des monocytes est déficitaire comparée aux cellules
phagocytaires de ladulte (défaut de migration des cellules phagocytaires du nouveau-né).
Il y a en effet une moins bonne fixation des facteurs chimiotactiques, un défaut dadhérence
des cellules, une diminution de la capacité de déformation et un mouvement ralenti vers les agents
chimiotactiques (moindre expression du récepteur CR3 dadhérence à la surface des polynucléaires).
Par contre : les fonctions phagocytaires et la bactéricidie intrinsèque sont normales. Les
réserves en précurseurs des polynucléaires de la moelle osseuse sont vite épuisées en cas dinfection
néonatale.
Le nombre de macrophages dans le tissu est réduit (macrophages alvéolaires par exemple).
Doù la susceptibilité aux infections à streptocoque du groupe B. Cest plus remarqué chez le prématuré.
6.3.3. le Complément
Le composant C3b se fixe spécifiquement sur les polynucléaires et macrophages, en
activant la phagocytose. Cest le phénomène dopsonisation.
Les composants C3b, C3a sont chimiotactiques.
Les protéines du complément sont essentiellement produites par les hépatocytes.
A la naissance, la concentration sérique est presque la ½ des valeurs de ladulte.
Le plasma frais, lexsanguino-transfusion sont efficaces dans les infections parce quils
apportent les protéines du complément.
6.4. PHYSIOPATHOLOGIE DE LA MENINGITE BACTERIENNE :
REMARQUE :
Quatre-vingt à nonante pour cent des méningites néonatales présentent aussi un sepsis. Les
cytokines jouent un rôle important dans la genèse des réactions inflammatoires. En excès, ces réactions
peuvent entraîner la mort cellulaire.
Il faut ajouter le rôle joué par le monoxyde dazote (NO) et les radicaux libres dans la
survenue des troubles hémodynamiques et de ldème cérébral au cours de la méningite.
Lors de la réaction cellulaire en présence des divers constituants bactériens, une série des
médiateurs (les cytokines) sont libérés.
La virulence des germes pathogènes est liée à leur capsule polysaccaridique et aux
constituants de leurs membranes cellulaires.
GRAM négatif : [Link] (par ex.) : Endotoxine Lipopolysaccharidique (LPS)
Pneumocoque : le constituant majeur de la paroi, ce sont les Acides téichoïques.
Tous les germes communs pathogènes pour les méninges sont encapsulés. La capsule
polysaccaridique les protège contre lopsonisation qui déclenche en principe la voie classique du
complément et soppose ainsi à la phagocytose. Cette propriété peut-être neutralisée par certains
mécanismes de défense de lhôte. (S. Pneumoniae active la voie alterne du complément : il y a fixation
de la fraction C3b à la surface bactérienne).
Professeur TADY 51
Le LPS et les autres constituants des membranes cellulaires libérés pendant la croissance et
particulièrement la lyse des bactéries provoquent une inflammation sous-arachnoïdienne liée à la
production locale des médiateurs inflammatoires : les cytokines sont des protéines de petit poids
moléculaire qui se lient à leurs récepteurs à la manière des hormones.
Le TNF-alpha
IL-1 Bêta, IL-6 Augmentent lors des phases initiales des méningites bactériennes.
IL-8, IL-10
Figure 4 : Mécanisme des lésions cérébrales des méningites bactériennes
Endotoxine, paroi cellulaire du pneumocoque
TNF, IL-1
IL-6 IL-8 IL-10 NO
OH-
Fièvre chimiotactisme O
PAF
Lésions endothéliales
Thrombose Altération Lésion de la
Du flux sanguin neuvroglie
Cérébral perméabilité de la barrière
Hémato méningée
Microinfarctus
Influx de leucocytes Libération de
de protéines et de liquides L-aspartate et
Ischémie et L-glutamine
lésions de reperfusion
dème cérébral
Pression intra-cranienne
Lésion neuronale
52 Professeur TADY
6.5. CLINIQUE :
3 Tableaux cliniques :
1er Tableau :
Il ne pose aucun problème diagnostique.
Le tableau est celui de sepsis dinstallation brutale avec collapus, donnant le teint gris. Il y a
une insuffisance respiratoire, une hépatosplénomégalie et souvent un ictère précoce.
On note un purpura ou une éruption de type varié. Parfois il y a des troubles digestifs
(ballonnement abdominal, vomissement ) et presque toujours une perturbation sur le plan neurologique
(trouble de comportement, trouble de la vigilance, du tonus et des réflexes primaires ; anomalie de
lattitude ). Parmi les signes généraux, on note une hyperthermie ou surtout une hypothermie sil sagit de
grams négatifs).
Le pronostic de cette forme (heureusement rare) est très sévère.
2e Tableau
Il est dinterprétation difficile, les signes cliniques étant ceux datteinte unique ou prédominante dun
seul organe :
- insuffisance respiratoire aiguë
- convulsions
- poussée fébrile inexpliquée etc
Dans ce cas, linterrogatoire fournit dautres éléments utiles pour le diagnostic.
3e Tableau
Nouveau-né souvent prématuré, avec un examen clinique pour le moment normal, mais dont
les éléments de suspicion sont anamnestique : infection maternelle (infection materno-ftale probable).
Daprès les auteurs :
Linfection materno-ftale est probable sil y a une fièvre maternelle > 38°C avant, pendant et après
laccouchement (avec une GE maternelle négative), associée à :
- lun des critères dinfection possible
- une infection génitale et urinaire de la dernière semaine
- une béance du col
Linfection est possible si en dehors dune clinique normale, on note chez la mère ou chez le
nouveau-né une rupture de la poche des eaux de plus de 12 heures, une infection urinaire et génitale
dans le mois précédent, un liquide teinté sans explication obstétricale ou ftale (hypotrophie), une
naissance prématurée inexpliquée, des anomalies de la vitalité ftale sans raison obstétricale.
N.B. KIETA dans une étude réalisée aux Cliniques Universitaires de Kinshasa trouve quune rupture
prématurée des membranes de plus de 24h est hautement significative.
Toutes ces situations justifient une surveillance clinique biquotidienne et des prélèvements
sanguins et bactériologiques. Il y a donc une expectative armée à observer.
Une 2ème façon de voir est celle de considérer 3 tableaux possibles :
- Infection certaine : clinique patente et isolement du germe
- infection probable : clinique patente et germe non isolé
- risque infectieux :
Professeur TADY 53
a) Risque majeur :
[Link]èvre maternelle pendant le travail (GE négative)
[Link] urinaire maternelle dans le 2 dernières semaines de la grossesse
[Link] amniotique fétide, teinté de méconium ancien
[Link] de toute information sur la grossesse ou sur le déroulement du travail.
En cas de risque majeur, les antibiotiques sont administrés pendant 48 heures.
La 3ème façon de voir est de considérer 4 situations possibles
b) Risque mineur :
- RPM > 12 h
- Travail prolongé
- Contact suspect dinfection etc
En cas de risque mineur, cest lexpectative armée. Mais faire le bilan approprié.
La 3ème façon de voir est de considérer 4 situations possibles
Infection materno-ftale certaine : confirmée par un prélèvement central positif (Hémoculture, Uroculture,
Culture LCR )
1. Infection materno-ftale possible : le tableau clinique et lévolution du nouveau-né sont compatibles
pour une infection alors que les prélèvement centraux sont négatifs et les prélèvement
périphériques sont positifs ou nom.
2. Colonisation néonatale : les examens bactériologiques périphériques sont positifs alors quil
nexiste ni signe clinique ni perturbation biologique.
3. Absence dinfection materno-ftale : labsence ou lamélioration des signes cliniques, labsence
danomalie biologique et le caractère négatif des prélèvements bactériologiques font éliminer
linfection bactérienne.
6.6. EXAMENS BIOLOGIQUES :
En dehors des éléments cliniques, le diagnostic sera essentiellement paraclinique :
- Analyses bactériologiques : HEMOCULTURE ; LCR (culture).
- Le LCR peut être clair ou hémorragique :
- Examen du placenta (macroscopique et microscopique)
- Examen direct du Frottis de la face ftale de lamnios.
- Culture dun fragment de placenta.
Les prélèvements périphériques néonatals (Bouche, liquide gastrique, méconium, conduit
auditif externe avant la 12e h) donnent une bonne valeur dorientation.
Après 12h, les valeurs trouvées sont à prendre avec réserves sauf si lon trouve un germe
pour lequel tout nouveau-né porteur doit être traité (Listeria).
LUROCULTURE : difficile chez le nouveau-né. Ponction sus-pubienne.
LEUCOCYTOSE : parfois trompeuse (la valeur normale nexclut pas linfection).
Examens Sanguins :
Ag solubles : (signe indirect spécifique) surtout lAg polysaccharidique capsulaire des
streptocoque B (contre-immunoélectrophorèse ou agglutination de particules de latex sensibilisées dans
les urines ou dans nimporte quel liquide biologique).
54 Professeur TADY
Autres Ag solubles : Ag polysaccharidiques capsulaires K1 fréquents dans les colibacilles dinfections
néonatales (surtout avec méningite).
GB : + FL 4000/mm330.000/mm3 le 1er jour de vie N=70% L30% (=profil normal)
Hb basse : < 13,99g/dl
Neutrophiles non segmentés / neutrophiles segmentés augmenté (> 75%).
Taux de plaquettes bas < 100.000.
Dosage sérique ou plasmatique des protéines (immunoglobulines ou protéines de
linflammation # spécifiques et il y a des difficultés de mise en uvre de la technique.
Les protéines de la phase aiguë de linfection qui sont :
Les Fibrinogènes. Ils sont augmentés au cours de linfection (> 40 mg%).
Lhaptoglobine est augmentée (Elle ne dépasse généralement pas la limité de 25 mg/100 ml.
La protéine C réactive (CRP) : est augmentée plus précocement.
Avant 12 h, il y a 50% des faux négatifs (inférieurs à 15 mg/l) contre 10 p 100 après 12 h.
Les faux positifs (10 p 100) semblent être la conséquence de lésions tissulaires consécutives à
laccouchement.
Cest un bon critère de la surveillance du traitement.
LOROSOMUCOIDE supérieure à 0.24g/l à J1-J2 et 0,42g/l à J4-J6.
Sa normalisation est un signe de normalisation. Il faut ajouter dans la série de ces protéines
la Coeruloplasmine.
La VS est un paramètre intéressant (surtout la mini-VS) ; mais elle est liée aux Fibrinogènes
et est inversement corrélé à lHt. Lélévation de la VS est tardive au cours de linfection.
6.7. DEMARCHE DIAGNOSTIQUE CONDUISANT À LINFECTION NEONATALE PROBABLE
(MATERNO FTALE).
6.7.1 Anamnèse obstétricale
Les risques infectieux sont dautant plus importants que plusieurs signes anamnestiques
coexistent. Cette anamnèse permet de définir 3 situations :
- Absence de tout argument infectieux : ¼ des infections en manquent ;
- Risque élevé dinfection materno-foetale imposant les AB mais qui seront arrêtés au bout de 3 4
jours si les bilans sont négatifs.
Les circonstances obstétricales faisant craindre la survenue dune infection bactérienne
néonatale sont les suivantes :
- Infection cervico-vaginale récente
- Infection urinaire ou systémique récente
- Episode fébrile pseudo-grippal (Forte suspicion de la Listériose).
- Souffrance ftale aiguë sans cause obstétricale évidente (anomalies du monitoring, liquide
amniotique teinté, score dApgar bas).
- Signes de chorioamniotite (dautant plus quils sont associés) :
o RPM (avant le travail) et /ou prolongé (supérieure à 12h)
o Fièvre pendant ou après laccouchement surtout sil y a des frissons.
o Accouchement prématuré sans cause obstétricale évidente.
o Liquide amniotique louche, putride.
Professeur TADY 55
6.7.2. Signes Cliniques Chez Le Nouveau-Né
Aucun signe clinique nest spécifique de linfection bactérienne (diagnostic différentiel avec la
souffrance aiguë ou une ftopathie infectieuse).
Signes cliniques fréquents au cours des infections bactériennes néonatales :
o Collapsus périphérique (teint gris).
o Irrégularité thermiques : Hypo-ou hyperthermie.
o Apnées, détresse respiratoire.
o Syndrome hémorragique.
o Troubles de la réactivité et/ou du tonus.
o Troubles digestifs :
Vomissements
Ballonnement abdominal
Refus de boire.
6.7.3. En ce qui concerne les arguments paracliniques en faveur dune infection materno-ftale, certains
auteurs parlement de neutropénie inférieure à 1.500/mm3 beaucoup plus souvent quune
hyperleucocytose supérieure à 30.000/mm3. ils situent la thrombopénie à des valeurs inférieures
à 150.000/mm3.
6.8. TRAITEMENT DES INFECTIONS BACTERIENNES NEONATALES
6.8.1. Prévention :
o Lutte contre les infections nosocomiales
o Hygiène élémentaire (lavage des mains avant et après chaque contact avec le malade.
o Organisation des soins (pour limiter la transmission croisée des infections).
o Lutte contre la dissémination des germes multirésistants (Bon usage des AB).
6.8.2. Traitement étiologique (antibiotiques)
o Adapter les prescriptions en matière dantibiothérapie probabiliste aux données
épidémiologiques locales.
o Antibiotique en 1ère intention.
Glycopéptides.
La prédominance de staphylocoques coagulasse négatif résistant dans 80% des cas à la
méticilline oblige de donner la vancomycine (vancocine).
Le traitement habituellement appliqué dans le service de Néonatologie des CUK obéit au
Schéma suivant :
o 1ère Intention : Association Aminoside-Bêta-lactamine, soit gentamicine 3 mg/kg/j en 2 fois par
voie IM + Ampicilline injectable 200-300mg/kg/j en 3 prises, par voie IVD.
o 2ème Intention : Une céphalosporine de 3ème génération (Claforan, Rocéphine ) 100-200
mg/kg/j en IVD ou en IM en 2 ou 3 fois (donner la moitié de la dose pour les prématurés).
N.B. : La Rocéphine se donne en 1 prise quotidienne.
Le passage de la 1ère à la 2ème intention est motivé par lévolution clinique et/ou biologique (LCR)
ainsi que par la nature du germe. En effet, le listéria monocytogène nest pas sensible à la
céphalosporine. Mais il répond bien à lassociation Ampicilline-gentamicine.
La durée du traitement pour la méningite est de 2 semaines voire 3-4 semaines pour les grams
négatifs.
La gentamicine, compte tenu de ses effets secondaires (néphrotoxicité et oto-toxicité), nest pas
donnée au delà de 7 jours.
La 3ème Intention est proposée après les 2 semaines de traitement, pour couvrir la 3è
semaine en cas de germes gram négatifs.
Ce traitement se donne par voie orale et nous recourons généralement au ZINNAT en sirop.
56 Professeur TADY
6.8.2. Traitement symptomatique :
o Traiter la fièvre par la tempérine injectable.
o Arrêter les convulsions (Diazépam, Phénobarbital).
o Transfuser si nécessaire.
o Correction de lacidose et des troubles électrolytiques.
Le nouveau-né sera sous perfusion de glucosé 10% (60-80cc/kg/min.
Les 1er jours de vie + gluconate de Ca 20-40 mg/kg/24h et AZANTAC dans la perfusion
(5mg/kg/24h).
Il est recommandé de prescrire la métronidazole 30-40 mg/kg/j (soit 8 ml/kg/en 3 perfusions
de 20 à 30 (surtout en cas dassociation avec lentérocolite ulcéro-nécrosante ou si lon craint la
présence dinfection par des germes anaérobies). Pas dépasser 7 jours avec la métronidazole.
N.B. : La gentamicine est prescrite chez le nouveau-né pour une durée de 7 jours.
6.9. ENTEROCOLITE ULCERO-NECROSANTE
Elle survient dans un contexte de souffrance périnatale et/ou de sepsis bactérien.
Létiologie nest pas clairement définie : au départ cest linfection générale qui aboutit à des
lésions structurales de la paroi intestinale (image de double contour à la radiographie de labdomen sans
préparation). Cest la 1ère hypothèse.
Dans la 2e hypothèse, lon pense que lischémie locale liée à lhypoxie tissulaire après une
asphyxie per-partale ou néonatale constituerait le point de départ. les lésions locales sont dues à des
perturbations de la circulation splanchnique avec comme conséquence la colonisation de la muqueuse et
de la sous-muqueuse par les bactéries du tubes digestif.
Les facteurs favorisant lE.U.N sont :
o Toute pathologie entraînant une souffrance tissulaire (Asphyxie)
o Une alimentation précoce par voie entérale chez le prématurissime normal ou chez le
nouveau-né à terme malade.
o Usage précoce du lait de vache chez le nouveau-né appartenant à lune des 2 situations
constitue un risque plus élevé. Le LM protège contre une EUN.
6.9 1. Cliniques
LEUN touche quasi exclusivement le prématuré ; les signes dappel sont :
o Un syndrome occlusif : résidus abondants et bilieux, distension abdominale
o Selles glairo-sanglantes
o Léthargie, prostration
o Apnée, bradycardie
o Etat de choc
o hypothermie.
Lexamen clinique montre une distension abdominale.
Il y a douleur abdominale diffuse ou localisée. On note également une « masse abdominale,
une sensation de crépitation à la palpation ».
Parmi les signes péritonéaux, on relève une infiltration des flancs.
Lexamen clinique montre une distension abdominale. Il y a douleurs abdominales diffuses
ou localisées.
On note également une « masse abdominale, une sensation de crépitation à la palpation. Parmi les
signes péritonéaux, on relève une infiltration des flancs.
Professeur TADY 57
6.9.2. Biologie
o Intolérance glucidique très fréquente (Dextro)
o Acidose métabolique
o CRP normale ou augmentée
o Hyperleucocytose ou leucopénie
o Thrombopénie
o Hyponatrémie
6.9.3. Paraclinique
Rx abdomen sans préparation (ASP) de thorax face :
- Distension digestive, impression danse figée.
- Pneumatose habituellement colique (parfois du grêle).
- Pneumatose partale
- Pneumopéritoine (profil)
- Ascite
- Taille du cur (volémie)
6.9.4. Signes de Gravite de leun
- Leucopénie, Thrombopénie, acidémie (acidose métabolique)
- Hyponatrémie
- Pneumatose du grêle
- Pneumopéritoine (Perforation).
6.9.5. Classification de bell
Stade I : Suspicion dEUN (Pas de Pneumatose)
- Signes cliniques dinfection :
o Léthargie
o Apnée, bradycardie
o Tachycardie, Intolérance glucidique
- Signe digestifs :
- Syndrome occlusif, résidus parfois bilieux
- Douleurs abdominales
- Selles glairo-sanglantes
Stade II : Forme confirmée.
Stade IIA : Cest le stade I + Pneumatose intestinale
Stade IIB : Cest le stade IIA + Pneumatose partale + infiltration, flammèches pariétales.
Stade III : Formes compliquées
Stade IIIA : Stade II +
- Détresse respiratoire
- Coagulopathie intravasculaire disséminée (CIVD)
- Etat de choc réfractaire)
Stade IIIB = Stade IIIA + Pneumopéritoine
N.B : Dans le stade III (forme très sévère), cest létat de choc qui prédomine.
Il existe des formes frustes dEUN où seuls les résidus gastriques (importants) constituent le
signe dappel.
6.9.6. Traitement
58 Professeur TADY
- Il comprend deux volets :
[Link] Réanimation
[Link] Chirurgie
[Link]. Réanimation
o Remplissage
o Antibiotiques (tant que la stase digestive persiste)
o Aspiration digestive
o Nutrition parentérale (rien per os)
Le remplissage vasculaire seffectue avec 20 ml/Kg sur 30 minutes, dun soluté (sérum
physiologique en albumine à 4%).
La transfusion est effectuée en cas danémie majeure (Hb < 8g/100ml), ou danémie (Hb <
12g/100ml) associée a une détresse respiratoire.
En cas de choc hypovolémique, en dehors du remplissage, il faut recourir :
o à la ventilation assistée
o à la Dopamine : débuter avec 5 µg/kg/min et augmenter par palier jusquà 20-35 µg/kg/min
o à la noradrénaline : débuter avec 5 µg/kg/min, augmenter par palier jusquà 2 µg/kg/min si
lhypotension persiste malgré la Dopamine.
En cas de choc septique (conséquence de laction de lendotoxine ou exotoxine libérées par
les bactéries et les médiateurs de linflammation comme le TNF, IL 6 ), la même attitude est adoptée,
cest-à-dire :
- le remplissage vasculaire
- la ventilation assistée
- la Dopamine
- la noradrénaline
On y ajoute la DOBUTAMINE en cas dincompétence myocardique. Débuter la
DOBUTAMINE avec 5 µg/kg/min et augmenter par palier jusquà 20-35 µg/kg/min.
Le NO est donné en inhalation en cas dhypertension artérielle pulmonaire, à la dose de 10 à
20 ppm.
[Link]. Antibiotique et autres produits
Les antibiotiques sont prescrits comme pour le sepsis ou la méningite néonatale. On associe les
anti-H2 et la Vit K1. le tube digestif doit rester au repos.
[Link]. Traitement chirurgical
La chirurgie intervient dans la phase de péritonite et de perforation intestinale.
CHAPITRE 7 : ICTERES NEONATALS
7.1. HISTORIQUE
Dans lancien et le nouveau testament, mention est faite de la «jaunisse».
Le 1er livre publié sur lictère date du 15è siècle par MITTLINGER (allemand). Mais la
première référence comme pigment pénétrant dans les tissus est donnée par SHAKESPEARE dans
louvrage «Quel chagrin a répandu cette jaunisse sur vos jours» Troilus et Cressida).
Professeur TADY 59
BURTON JOHN sintéressa à cette pathologie au 18 siècle en Grande Bretagne.
è
Le premier pédiatre qui sintéressa au problème fut un Finlandais (HIPPO), dans lictère
néonatal (1913). Il décrivit la coloration jaune du nouveau-né et du cordon
7.2. DEFINITION ET FREQUENCE DES ICTERES NEONATALS
Lictère ou vulgairement la «jaunisse» est une expression clinique de lhyperbilirubinémie.
Elle est toujours pathologique parce que seulement 30 à 50% des nouveau-nés présentent ce tableau.
7.3. BIOGENESE DE LA BILIRUBINE
7.3.1. Voie de Dégradation de la Bilirubine (Figure 6)
Destruction GR
Hb (85%)
Globine
Hème
Hème- Fe+3
oxygénase
Biliverdine
Biliverdine
réductase
Bilirubine
(Bil libre,non-conjuguée) Cycle entéro-hépatique
β-glycuronidase
Plasma
Tube digestif
Bilir libre(non-conjuguée) Foie (Duodénum, colon)
Bilir liée (non-conjuguée)
bilir conj
Glycuronyl-transférase Stércobiline
Dans la bilirubine indirecte, la fraction libre ne doit pas atteindre 0,2-0,3 mg% qui est la cote dalerte.
60 Professeur TADY
7.3.2. Acteurs Favorisant lHyperbilirubinemie
- Le jeûne (Hypoglycémie) favorise la sécrétion du glucagon et de lépinéphrine qui a leur tour
stimulent lhèmo-oxygénase.
Lalimentation baisse le taux des acides gras libres circulants dont la présence dans le
plasma inhibe laffinité bilirubine-Albumine.
- Le refroidissement conduit à lhypoglycémie qui a son tour déclenche le phénomène du point
n°1.
- La prématurité
- Lacidose (pH bas).
- La nature de lAlbumine.
7.3.3. Rôles Compétitifs
- Dans la fixation à lAlbumine au niveau du plasma : PENICILLINES, SULFISOXAZOLE,
DIAZEPAN, CAFEINE, GENTAMYCINE.
- Au niveau de la ligandine : RIFAMPICINE, AC GRAS, PREGNANDIOL, NOVOBIOCINE, AC
Flavospidique etc
- Au niveau de la conjugaison : PHENOBARBITAL, Vit K3, PREGNANE 3α-20β-diol,
NOVOBIOCINE.
- Au niveau de l’excrétion :
ANABOLISANTS ALKYLES EN C17
PROGESTERONE
OESTROGENES
RIFAMPICINE
7.3.4. Source de la bilirubine
L’hème est un composé essentiel de toute protéine enzymatique impliquée dans le transfert
d’électrons. Ainsi donc, toute cellule vivante est une source potentielle de bilirubine. Cependant 85% de
la bilirubine tirent leur source de la destruction des GR alors que 10-20% dérivent de la myoglobine, des
chromoprotéines (cytochromes) et de la Shunt-Bilirubine.
7.3.5. Toxicite de la Bilirubine
Certaines macromolécules peuvent former des complexes avec la bilirubine (le
COLLAGENE et les HISTONES par exemple).
Le rôle des histones est de maintenir la structure quaternaire des acides nucléiques.
Laccumulation de la bilirubine dans le milieu intracellulaire notamment dans le noyau
entraîne une baisse de la biosynthèse protéique et une altération du DNA.
La liaison histone-bilirubine explique ainsi la toxicité de la bilirubine. Latteinte concerne
surtout les noyaux à forte exigence en oxygène. Le premier noyau atteint est le noyau acoustique (8 e
paire crânienne).
En 1959 (IXème Congrès International de Pédiatrie à Montréal), ZETTERSTRÖM et
ERNSTNER trouvent lappellation dENCEPHALOPATHIE BILIRUBINIQUE ; trois grammes dAlbumine
fixent 24-27 mg/100 de bilirubine.
Chez le prématuré, la limite de «sécurité» est située à 16-18 mg/100ml. Il faut ajouter que
dautres mécanismes de destruction cellulaire sont possibles : la bilirubine non conjuguée étant
liposoluble, elle aura tendance à se fixer en périphérie du cytoplasme, empêchant les échanges et
étouffant littéralement la cellule.
Professeur TADY 61
7.4. CLASSIFICATION DES ICTERES
7.4.1. Ictères a Bilirubine non Conjuguée
(OU INDIRECTE : à Urines claires)
[Link]. Ictères hémolytiques
- Incompatibilités fto-maternelles : - Rhésus
- AB0
- Certaines enzymopathies : - (G6PD)
- (Pyruvate-Kinase)
- Erythropathies
- Infections (Sepsis dans la 1ère phase dévolution)
[Link]. Ictères non Hémolytiques
- Ictère simple du nouveau-né
- Immaturité hépatique
- Certaines enzymopathies : - CRIGLER NAJJAR
- CHOLEMIE DE GILBERT
- Ictère lié au lait maternel
- Ictère dorigine hormonale : hypothyroïdie
- Malformations digestives (Sténose ou atrésie)
- Ictère par résorption (céphalhématome).
7.4.2. Ictère a Bilirubinémie Conjuguée ou Directe : à urines jaunes)
[Link]. Hépatites :
- Virales
- Bactériennes
- Parasitaires
- Toxiques
- Cholestatiques (obstruction des voies biliaires).
[Link]. Certaines enzymopathies
- Maladie de Dubin-Johson
- Syndrome de Rotor
- Galactosémie congénitale
- Fructosémie congénitale
- Déficience en alpha-1-antitrypsine
[Link]. Occlusions des voies biliaires
- Intrahépatiques
- Atrésies ou sténoses des voies biliaires - Extrahépatiques
- Généralisées.
[Link]. Mucoviscidose
[Link]. Infections (3e phase) :
- Méningite
- Sepsis
7.4.3. Icteres a Bilirubine mixte
Infections (sepsis, méningite dans la 2e phase).
N.B. : les ictères métaboliques sont tous ceux qui sont de causes enzymatiques (glycuronyl-transférase).
62 Professeur TADY
7.5. PHYSIOPATHOLOGIE DES ICTERES NEONATALS
7.5.1. Incompatibilités fto-maternelles
Il sagit des anticorps induits chez la mère par les Ag (A,B ou Rh) en provenance du ftus ou
dun sang incompatible et qui après avoir traversé la barrière placentaire (IgG) vont provoquer la
destruction des GR de lenfant (réaction Ag-Ac).
7.5.2. Déficience en g6pd.
Les troubles hémolytiques apparaissent habituellement sil y a présence dun agent
précipitant (oxydant), toxique, médicamenteux ou infectieux (Le type africain est la déficience type A).
La déficience en G6PD est en définitive un déficit en NADPH. Les réactions réductrices
induites par le NADPH sont de trois ordres essentiellement :
o Réduction du GLUTATHION par la GLUTATHION-REDUCTASE dont les coenzymes
agissant comme transporteuses dhydrogène sont le DPNH et le NADPH.
o Réduction de la méthémoglobine par la méthémoglobine réductase, avec le DPNH et le
NADPH comme coenzymes.
o Laction possible, par un mécanisme non expliqué, du DPNH et du NADPH sur lintégrité de
la membrane érythrocytaire.
7.5.3. Déficit en pyruvate-kinase
Cest une affection autosomale récessive. Le déficit est celui dun enzyme qui intervient en
fin de métabolisme du glucose dans le GR (figure 4).
PHOSPHO-ENOLPYRIVATE
ADP
PYRIVATE-KINASE
ADPH
PYRUVATE
NADPH
DESHYDROGENASE LACTOSE
NADP
LACTASE
7.5.4. Erythropathie
- Maladie de MINKOWSKI-CHAUFFARD (MICROSPHEROCYTOSE HEREDITAIRE OU
CONGENITALE)
- ELLIPTOCYTOSE CONGENITALE
- OVALOCYTOSE CONGENITALE
- STOMATOCYTOSE HEREDITAIRE
Le dénominateur commun : anomalie de la pompe à sodium et conséquemment celle de la
membrane cellulaire.
Il y a aussi une anomalie squelettique du GR : Anomalie de la spectrine pour Minkowski-
Chauffard et elliptocytose : anomalie de la stomatine. Pour la stomatocytose, lanomalie est portée sur le
chromosome 9.
7.5.5. Ictère simple du nouveau-ne.
Professeur TADY 63
Il y a insuffisance relative (et transitoire) de la Glycuronyl-transférase (débordement du
mécanisme de conjugaison à la suite dune destruction « physiologique » ± exagérée des GR).
7.5.6. Ictère par avion immaturité hépatique
Insuffisance partielle et transitoire de la Glycuronyl-transférase. Cette insuffisance est plus
profonde que dans lictère simple du nouveau-né.
7.57. Certaines enzymopathies
1. Maladie de Crigler-Najjar : déficit profond, complet et permanent de la glycuronyl-transférase.
2. Cholémie de Gilbert : Déficit partiel mais permanent de la Glycuronyl-Transférase.
7.5.8. Ictère lie au lait maternel
Il y a leffet compétitif de la bilirubine avec le PREGNANE 3 alpha-20 Betâ-diol au niveau de
la conjugaison. En plus, il y aurait une activité très élevée de lipoprotéine-lipase dans le lait de mère doù
une grande richesse des acides gras libres. Lon sait aussi que le LM surtout le colostrum contient une
grande quantité de bêta-glycuronidase.
7.5.9. Hypothyroidie
Il y a ralentissement du métabolisme et surtout baisse dactivité enzymatique. Lhormone
thyroïdienne contribue à la conjugaison de la bilirubine au niveau de lhépatocyte.
7.5.10. Ictères Retentionnels (Cholestatiques)
Il sagit de Bile épaisse (déficience en alpha-1-anti-trypsine, Mucoviscidose etc.)
Concernant la Mucoviscidose (Iléus méconial), il existe plus de 900 mutations
(F 508 chez 60-70% des patients).
7.5.11. Ictère a bilirubinémie mixte (infections)
Il y a hémolyse dune part et rétention dautre part (insuffisance hépatique transitoire et
baisse de laffinité de lalbumine vis à vis de la bilirubine libre à la suite de lacidose métabolique
engendrée par linfection).
7.6. ETUDE ANALYTIQUE DES ICTERES
7.6.1. Incompatibilités Foeto maternelles
[Link]. Incompatibilité Rh- (D, E, e, C, c). LAg D est le plus important.
- Conditions dapparition de lictère : Mère rh- : toujours homozygote (dd), ftus Rh+ (Dd).
Une mère rh- na pas danticorps naturel anti-rhésus.
- Formation des Ac maternels
Injection de sang incompatible (Rh+) chez une mère rh-.
Une seule injection peut provoquer la formation dAc dans 50% des cas (injection IV ou IM).
- Limmunisation peut se faire par voie transplacentaire. Cest léventualité la plus courante.
Elle apparaît chez 5% des femmes rh_ porteuses dun ftus Rh+.
Le passage dAg ftal vers la mère seffectue généralement pendant laccouchement
(traumatisme placentaire, rarement pendant la grossesse)
En cas dassociation avec lincompatibilité ABO, le risque dimmunisation rhésus est diminué.
Les anticorps en présence chez la mère sont les IgG, IgM, IgA etc
Dans les conditions normales, seules les IgG traversent la barrière placentaire (à partir du 3è
mois). LAg Rh est situé au niveau du GR.
64 Professeur TADY
● MODE D’ACTION DES AC SUR LE FŒTUS
1er temps : fixation des AC sur le site Ag Rh, à la surface de l’hématie fœtale (preuve par le coombs
direct).
2ème temps : Lyse des hématies ainsi sensibilisées, au niveau du SRE surtout dans le foie, la rate et la
moelle osseuse.
● CLINIQUE
- Forme classique : pâleur des téguments et des conjonctives (Anémie importante) hépato-
splénomégalie, ictère franc d’apparition précoce (dans les heures qui suivent la naissance)
et d’augmentation très rapide. Pétéchies (PURPURA) dues notamment aux Ac anti-
plaquettes.
Lexamen neurologique est généralement bon.
- Forme gravissime : tableau dAnasarque.
Il y a dème généralisé chez le ftus qui prend la forme du « pneus Michelin ». Lenfant naît
dans un état de mort apparente si pas mort-né. Il présente une pâleur extrême et
lexamen neurologique (sil est vivant) est perturbé. Le placenta est également oedématié.
● BIOLOGIE
- hyperbilirubinémie de type indirect.
- Réticulocytes augmentés, il y a érythroblastose sanguine et une médullaire et réaction
leucémoïde. Les plaquettes sont abaissées (anticorps anti-plaquettes). Il y a également
baisse importante du taux d’Hb.
● DIAGNOSTIC OBJECT
- Groupe sanguin : Mère et Enfant
- Coombs direct chez l’enfant
- Coombs indirect chez la mère (pendant la grossesse)
- GB : Réaction leucémoïde
- Hémoglobine
- Bilirubine
Professeur TADY 65
[Link]. INCOMPATIBILITE ABO
● CONDITIONS :
- Mère du groupe 0, A ou B (mais cest souvent le groupe O qui est concerné chez la mère parce que
les personnes du groupe A et B, quand elles sont immunisées, produisent essentiellement des
immunoglobulines de poids moléculaire élevé notamment les IGM ; Alors que celles du groupe O
réagissent en formant surtout les IgG qui peuvent facilement traverser la barrière placentaire pour
produire la maladie hémolytique chez le nouveau-né).
- Le ftus est du groupe A ou B (groupe différent de celui de la mère dans ce système).
● FORMATION DES Ac CHEZ LA MERE
Remarque : Contrairement au système rhésus où il n’existe pas d’anticorps naturels, les personnes du
groupe O possèdent des anticorps Anti-A et Anti-B naturels (qui sont généralement des
IgM).
Formation des anticorps de type immun : ce sont surtout des IgG.
Sources :
- Injection de sérum dérivé du cheval (tétanos)
- Certains vaccins (pepsines digérées de cheval ou de porc).
Certaines substances (A ou B) dans les produits dorigine animale ou bactérienne (entérobactéries,
Eschérichia coli, Shigella, Salomonella). Les substances que ces germes produisent ont une antigénicité
(A et B) et peuvent immuniser la mère.
Immunisation par voie placentaire :
Le passage des GR ftaux du groupe A ou B chez une mère du groupe O lors dune
effraction ou dun avortement peut constituer le point de départ.
Chez la mère, il y a une élimination de ces Ag par les AC naturels de la mère. Le
phénomène sarrête là, sauf si le passage des Ag du ftus à la mère est très important. Dans ce cas, les
GR non détruits vont stimuler le système immunitaire de la mère. Il y aura formation chez la mère, des
IgM, IgA et surtout les IgG (qui sont préférentiellement formés chez les individus du groupe O).
● MODE D’ACTION
Passage des IgG de la mère vers le fœtus.
La particularité du système ABO (par rapport au système rhésus) est que les Ag sont
localisés non seulement sur les GR, mais aussi dans la circulation sanguine et sur la paroi vasculaire.
Les réactions AC-Ag se déroulent non seulement sur les GR, mais aussi en dehors de celui-
ci, loin de lui. C’est ce qui explique en grande partie la faible gravité de la maladie hémolytique du
nouveau-né dans ce système.
● CLINIQUE
La pâleur (anémie) est relativement modérée (comparativement à la maladie hémolytique
par incompatibilité rhésus).
Lhépatosplénomégalie peut être absente. Lictère est précoce (J1 à 2). Le caractère
modéré de la maladie hémolytique par incompatibilité ABO est dû au fait que la réaction Ac-Ag ne se
déroule pas uniquement sur la paroi du GR, mais aussi dans le plasma et sur la paroi vasculaire (Ag
libres).
● BIOLOGIE
66 Professeur TADY
- Taux d’Hb < 15g/dl
- Taux de bilirubine augmenté : type hémolytique
- Réticulocytes augmentés
- Coombs direct positif dans 20% des cas.
La négativité du coombs direct n’exclut donc pas une maladie hémolytique par
incompatibilité ABO.
● DIAGNOSTIC OBJECTIF :
Plus difficile que dans le cas de rhésus.
La maladie hémolytique par incompatibilité ABO peut évoluer comme un ictère simple. La
réaction leucémoïde est rare.
Le test de MUNK-ANDERSON a été proposé sans apporter entière satisfaction. La méthode
délution peut être appliquée.
7.6.2. Immaturité Hépatique (Ictère du prématuré)
Lictère apparaît généralement entre le 2 e et le 3e jour et se prolonge jusquau 6e ou 10e. Il
peut persister jusquau 15e jour (voire jusquà 3 semaines de vie postnatale.
Lon assiste, vers le 3ème 4ème jour de son évolution, à des signes digestifs tels que les
vomissements bilieux répétés avec météorisme abdominal réalisant parfois le syndrome de stase pyloro-
duodénale. Le syndrome se confondra avec une occlusion chirurgicale.
Lictère saccompagne souvent des signes neurologiques (somnolence, hypertonie) et lon
peut voir apparaître lictère nucléaire. Il faut souligner que la plupart des prématurés de moins de 2000g
sont concernés, mais lintensité et la fréquence de cet ictère sont plus importantes dans la tranche de
1500-2000g
7.6.3. Hépatite néonatale
Quelle que soit son étiologie, lhépatite néonatale pose un problème sérieux de diagnostic
différentiel avec une obstruction des voies biliaires. Dans la plupart des cas seuls la biopsie hépatique
devra trancher.
● CLINIQUE
Le tableau clinique de l’hépatite dépend de ses étiologies :
[Link]. Hépatite virale :
On peut assister :
- Au tableau clinique d’un ictère suraigu avec des troubles digestifs (diarrhée + vomissement) un
syndrome hémorragique et une atteinte profonde de létat général ;
- Au tableau clinique dun ictère aigu dapparition souvent précoce. Il saccompagne souvent
dhépatosplénomégalie. Son évolution est favorable ;
- Au tableau clinique dun ictère de type catarrhal dont les signes pathologiques sont minimes.
[Link]. Hépatite à pyogènes :
La porte dentrée est souvent ombilicale (infection bactérienne) et le tableau clinique est
marqué par un ictère dapparition rapide ainsi que le syndrome hémorragique. Lhépatosplénomégalie
est constante, saccompagnant dune altération profonde de létat général et des troubles neurologiques
(réflexes primaires émoussés ou exagérés, troubles du tonus et de la vigilance )
Professeur TADY 67
BIOLOGIE
Les tests hépatiques sont perturbés mais ce sont surtout les tests de rétention. Il y a donc
augmentation des transaminases et des phosphatases alcalines.
On note une diminution du complexe prothrombinique. Dans lhépatite à pyogènes, il y a
une augmentation des Alpha-2 globulines et une hyperleucocytose à polynucléaires. Lanémie est de
gravité variable.
HISTOLOGIE
Dans la forme suraiguë, il y a disparition autolytique de presque toutes les cellules
parenchymateuses et leur remplacement par un tissu vasculaire et par une fibre collagène.
Dans les autres formes, il y a des signes de souffrance cellulaire qui se traduisent par la
clarification, la vacuolisation et lanisocytose des cellules hépatiques.
N.B. :Lhépatite néonatale a quelques particularités qui la distinguent de celle du grand enfant : cest la
tendance à la chronicité (cholostase) et la progression vers la cirrhose, puis vers la mort par insuffisance
hépatique.
Il y a souvent une hypoplaquettose et une augmentation du taux de fibrinogène.
Lhémoculture est lexamen capital en cas dhépatite à pyogènes.
Dans lhépatite parasitaire notamment dans la toxoplasmose congénitale, plusieurs tableaux
cliniques peuvent se présenter en fonction de la localisation du toxoplasme GONDII :
● Forme septicémique comme dans l’hépatite à pyogènes. Parmi les signes cliniques, il faut
ajouter les adénopathies périphériques et l’éruption maculo-papuleuse.
● Forme neurologique pure :
- Hydrocéphalie, microcéphalie
- Convulsions -Trouble du tonus
- Paralysies diverses, retard psychomotrices
● Forme viscérale : hépatite.
● Forme ophtalmique : Chrorio-rétinite.
● Forme asymptomatique (la plus fréquente)
Le diagnostic de la toxoplasmose est essentiellement biologique (voir chapitre sur les
infections néonatales). Du point de vue radiologique, on peut noter des calcifications intra-craniennes
arciformes périventriculaires (au niveau des plexus choroïdes).
Le diagnostic différentiel de la toxoplasmose est établi avec celui de la Rubéole congénitale,
de la maladie des inclusions cytomégaliques et de la syphilis congénitale.
7.6.4. Obstruction des Voies Biliaires
Elles réalisent : - Soit une atrésie Des voies biliaires
- Soit une sténose
Les obstructions sont : - soit intra-hépatiques
- soit extra-hépatiques
- soit généralisées.
● DIAGNOSTIC
68 Professeur TADY
a) CLINIQUE
L’ictère apparaît dans les heures qui suivent la naissance ; mais son apparition peut être
tardive (temps de latence entre trois et plusieurs semaines).
Les selles dabord normales, deviennent très vite verdâtres et totalement décolorées.
Le foie est de volume normal dabord, puis il augmente de volume pour devenir un foie de
cholostase. La rate est normale.
Lictère connaît des phases daggravation et datténuation qui répercutent sur la coloration
des selles.
b) BIOLOGIQUE
La cholostase est classique. Il existe une hyperlipémie, avec un taux de cholestérol de 2 à
5g%. Les épreuves hépato-cellulaires peuvent être normales.
La prothrombine est toujours diminuée par défaut dabsorption de la Vit K. Lalbumine est
normale.
Mais à la longue, avec linstallation dune hépatite cholestatique, il y a une perturbation des
tests hépatiques.
C) ECHOGRAPHIE HEPATIQUE
D) HISTOLOGIE (Biopsie)
Il existe , daprès LADD (1928) et CROSS, 5 principaux types anatomiques de malformations
des voies biliaires dont le type I (opérable) qui est latrésie du cholédoque avec dilatation sus-structurale
des canaux hépatiques, et le type V (forme généralisée datrésie des voies biliaires avec atrésie
vésiculaire).
Lexamen histologique met en évidence des Thrombi biliaires dans les espaces portes (avec
obstruction des voies biliaires extrahépatiques) ; les canaux biliaires de lespace, plus ou moins dilatés,
ont leur lumière obstruée par un gros bloc de bile. Il y a des signes de souffrance cellulaire (clarification
du cytoplasme et altération nucléaire).
7.6.5. Infections Neonatales
LIctère évolue en 3 phases : - phase indirecte
- phase mixte
- phase directe ou choléstatique
Voir chapitre sur linfection néonatale.
7.7. TRAITEMENT DES ICTERES NEONATALS
7.7.1. Traitement symptomatique
[Link]. Le Phénobarbital
Il joue un rôle important dans la maturation enzymatique notamment dans la glycuronyl-
transférase. Mais dès que lictère est apparu, il entre en compétition avec la bilirubine au niveau de la
conjugaison. Dose préconisée : 5mg/kg/j ; en 2-3x. Actuellement, il est remplacé par le clofibrate en
dose unique de 50mg (soit 0,25 ml/kg de la solution orale).
Professeur TADY 69
[Link]. Lalbuminothérapie :
1g dalbumine fixe 17 mg de bilirubine (théoriquement). En réalité, lalbumine nest pas liée
à la bilirubine dans le rapport 2/2, mais bien dans le rapport 1/1, car lune des deux liaisons se réalise de
façon irréversible. Ainsi donc 1g dAlbumine fixe en fait 8-9mg de bilirubine. La dose préconisée est de
1g/kg à administrer pendant 1heure en attendant lexsanguino-transfusion. LAlbumine est placée dans
une solution de sérum glucosé dans la proportion de 1/6 dalbumine et 5/6 de sérum glucosé à 5%).
Mais lalbuminothérapie nest pas un traitement de routine vu le coût de ce produit et certains
rôles négatifs lui attribués.
En effet, lalbumine est nettement plus cher comme préparation (bien avant le sang total et le
plasma frais congelés) et serait comme les autres solutés macromoléculaires à lorigine de la libération
de lhistamine et de laugmentation de leau intra-pulmonaire.
[Link]. la Photothérapie.
La photothérapie fonctionne sous trois régimes possibles :
1) la photothérapie modérée
2) la photothérapie standard
3) la photothérapie intensive
Les appareils de photothérapie « modérée » sont les fibres optiques (peu utilisées), soit
BILIBED.
Ces appareils nirradient quune faible surface cutanée, mais sont placés très près de la
peau. La mère reste près du bébé et on na pas besoin dune protection oculaire. Leur action est faible
(Décroissance de la bilirubine autour de 10% en 24h en cas dictère non hémolytique).
Les appareils « Standard » donnent une photothérapie « classique » et léclairement énergétique est
de 1-1,5mw/cm2).
La moitié de la surface cutanée est exposée.
La décroissance de la bilirubine est de 30-40%/24h.
Les appareils de photothérapie intensive permettent un éclairement énergétique de lordre de
3mw/cm2 sur toute la surface cutanée. Ils ont un dispositif en tunnel des tubes lumineux ou un système
de réflexion.
Baisse de la bilirubine totale de 35 à 40% en 6h pour le tunnel et la bilirubine non conjuguée liposoluble
de 45-50%.
Leur action est encore forte sur les ictères hémolytiques type ABO . Cest à dire de lordre de 30%
sur la bilirubine totale et de 40% sur la bilirubine non conjuguée liposoluble en 6h.
La photothérapie se fait de façon continue sauf pendant les soins et lalimentation.
Pendant la photothérapie, il faut augmenter la ration hydrique de 15 à 20%.
Lalbumine humaine associée à la photothérapie intensive, a une action immédiate.
La photothérapie standard est suffisante pour lhyperbilirubinémie des hémolyses
constitutionnelles. Cest le plus souvent aussi le cas des incompatibilités AO et BO.
La photothérapie intense a pratiquement supprimé les exsanguino-transfusions dans les
incompatibilités AO et BO et considérablement diminué leur nombre dans les incompatibilités rhésus.
[Link]. Traitement par metalloprotoporphyrines
(Zinc protoporphyrines).
Ce sont des inhibiteurs de la production de la bilirubine. Elles agissent au niveau de lhème-
oxygénase.
70 Professeur TADY
[Link]. Exanguino Transfusion
[Link].1. Indications de lexsanguino-transfusion
a) ISO IMMUNISATION Rh
1) Pas dantécédents connus dIMMUNISATION MATERNELLE
Lexsanguino-transfusion sindique :
a1) Sil y a des signes cliniques évidents dérythroblastose ftale
a2) Si les taux de bilirubine ultérieurs augmentent de plus de 0,5 mg/heure,
a3) Si le coombs direct est positif.
2) Au cas où les antécédents maternels dimmunisation rhésus sont formels.
Lexsanguino-transfusion sindique doffice chez tout nouveau-né ictérique.
b) Dans les autres situations
b1) - INCOMPATIBILITES AUTRES QUE RHESUS
b2) - ICTERES SANS INCOMPATIBILITE
b3) - REPETITION DUNE EXSANGUINO-TRANSFUSION
Dans ces trois dernières situations, lexsanguino-transfusion est indiquée :
Chez les nouveau-nés à terme et chez le prématuré de 2000g ou plus si le taux de bilirubine
indirecte (ou non conjuguée) est supérieur ou égal à 20mg% ;
Chez le prématuré de moins de 2000g, si le taux de bilirubine indirecte (ou non conjuguée) est
égal ou supérieur à 18mg%.
c) CAS PARTCULIERS
Si le taux dHb est très bas (anémie grave) chez un nouveau-né avec une maladie
hémolytique par incompatibilité ABO.
Lexsanguino-transfusion est indiquée quel que soit le taux de bilirubine, en cas de sepsis.
[Link].2. Choix du sang
Le sang du donneur doit être compatible avec le sérum de la mère. En cas de maladie
hémolytique du nouveau-né par incompatibilité Rh, on donne du sang iso-groupe de lenfant, mais rhésus
négatif.
En cas dincompatibilité ABO, on donne du sang du groupe O auquel on ajoute la substance
de Witebsky pour neutraliser les anticorps naturels anti-A et anti-B. En cas de double incompatibilité, on
donne du sang du groupe O, rhésus négatif.
En dehors de toute incompatibilité, on donne du sang iso-groupe de lenfant.
[Link].3. Quantité de Sang
Le double de la masse sanguine, soit 2 x 85cc/kg.
[Link].4. Durée de lexsanguino-transfusion
1 à 1 heures 30.
7.7.2. Traitement Etiologique Des Icteres.
[Link]. Méningites Bactériennes et Sepsis
Professeur TADY 71
I Intention : Aminoside (Gentamycine) + Bêta-lactamine (Ampicilline ou
ère
Amoxicilline)
- Ampicilline 200mg/kg en IVD (en 3-4 fois).
- Gentamicine 3 mg/kg en IM (en 2-3 fois)
2ème Intention :
- 1 Céphalosporine de 3è génération associée ou à la Gentamicine
Le Claforan est utilisé à la dose de 100-200mg/kg/24h en IVD ou en IM (en 2-3 fois).
La durée du traitement : 2-3 semaines. Pour le prématuré, donner la ½ de la dose de céphalosporine.
Remarques :
● On peut utiliser le ZINACEF (2è génération) mais associé à la Gentamicine.
● Les infections materno-transmises (Entéro-bactéries) ne répondent pas à l’association Ampi-
Genta. Ce sont les infections des trois premiers jours de vie post-natale. Il faut demblée passer
aux Céphalospirines.
La trithérapie (aminoside-bêta lactamine-métronidazole) est particulièrement indiquée si lon suspecte
une infection à anaérobies ou en cas dentérocolite ulcéro-nécrosante »
[Link]. Infections Urinaires
Tenir compte de lAntibiogramme
Traitement pendant 10 jours
72 Professeur TADY
CHAPITRE 8 : TROUBLES METABOLIQUES
8.1. HYPOGLYCEMIE
● DEFINITION :
La définition de l’hypoglycémie n’est pas admise de façon univoque par tous les auteurs.
La majorité des auteurs acceptent que le taux de glycémie pathologique est celui situé entre
20 et 30 mg/dl ou moins. Ainsi donc, si l’on tient compte de la conception actuelle, la glycémie normale
doit être dau moins 40 mg/dl.
Il ny a pas un chiffre fixe de glycémie en dessous duquel se traduit latteinte cérébrale. Un
taux de glycémie < 40 mg/dl à nimporte quel moment, quel que soit le nouveau-né, demande dêtre pris
en charge.
Il faut ajouter que le nouveau-né à terme, aux premiers jours de vie peut utiliser de façon
transitoire les corps cétoniques en cas de carence en glucose : le cerveau peut utiliser cette voie jusquà
linstauration de la glycémie normale. Il est donc difficile de définir le seuil dangereux de la glycémie du
nouveau-né à terme. En ce qui concerne le prématuré, son cerveau ne recourt pas aux corps cétoniques
en cas de carence en glucose.
Pour beaucoup dauteurs, lattitude acceptée est celle de maintenir la glycémie au dessus de
40 mg/dl le 1er jour et > 40-50 mg/dl ensuite quel que soit lâge maturatif du nouveau-né.
N.B. : En unité internationale, lon définit lhypoglycémie par une glycémie veineuse inférieure à 2,6
mmol/l.
● CLINIQUE
Dans la majorité des cas, l’hypoglycémie néonatale est asymptômatique ; Dans les formes
symptômatiques, les signes cliniques sont non-spécifiques : Léthargie, apathie, apnée, coma, anorexie,
vomissement, trémulations, irritabilité.
● ETIOLOGIE
- Lhyperinsulinisme
- LErythroblastose ftale (hyperplasie des ilôts de Langerhans)
- Syndrome de Wiedemann-Beckwth
- Tumeurs productrices de linsuline
- Traitement tocolytique maternel avec bêta-sympatomimétiques
- Traitement maternel avec Diabinèse
- Arrêt brusque dune perfusion glucosée
- Au décours dune exsanguino-transfusion
- Production insuffisante (réserves glucose) chez le prématuré et chez le Dysmature
- Endocrinopathie : (Déficience hypothalamique, Déficience en glucagon, Déficience en
épinéphrine, hypopituitarisme congénital)
- Amino-acidopathies
- Polycythémie
- Traitement maternel par propranolol.
N.B. Cinquante à soixante dix-sept p100 des nouveau-nés de mères diabétiques sont concernés ; 25%
des nouveau-nés des mères traitées pour diabète gestationnel sont exposées.
Professeur TADY 73
La glycémie des nouveau-nés de mères diabétiques hyperinsuliniques chute de façon plus
précoce et plus prolongée que normalement, phénomène aggravé par une immaturité des hormones de
contre-régulation.
8.1.3. Traitement de lhypoglycémie
Prévention : Tout nouveau-né à risque
1er repas au cours de la première heure de vie.
Tétées régulières, toutes les 3 heures pendant les 48 premières heures.
Il nest pas question dun allaitement à la demande chez les nouveau-nés à risque.
Il faut un lait enrichi en TCM (Tri-glycérides à chaînes moyennes : 1-2g/Kg/j de LIPROCIL)
Une perfusion IV systématique est recommandée, par voie périphérique, chez tous les nouveau-nés de
PN inférieur à 2000g , au cours des 1ers jours de vie ; on donne du sérum glucosé 10%, 80-100ml/kg/24h
(enrichi de 20-40mg/kg/24h de Calcium élément).
Traitement curatif
Lenfant sera de préférence transféré au Centre néonatal pour corriger lhypoglycémie (sans
traîner).
Linfusion gastrique continue dun lait enrichi en TCM doit débuter sans délai. Ajouter dans
le lait un polymère de glucose (CALOREEN) à la concentration de 5% : ceci est possible si pas de
contre-indication dune alimentation entérale.
Linjection IV lente de 2-3 ml/kg de sérum glucosé à10% est nécessaire si la glycémie est
inférieure à 20-25 mg/dl.
(le sérum glucosé à 30% nest pas recommandé). Après cette injection, placer la perfusion continue
avec du glucosé : débuter avec 0,36g/kg/h de glucose (pouvant être porté à 0,50 ou même 1g/kg/h en
mélangeant en propositions adéquates du sérum glucosé à 10% et du sérum à 30% pour 1 volume total
de 100-120ml/kg/h.
Si la glycémie est > 20-25 mg/dl et quil est difficile de placer une perfusion périphérique,
placer une infusion gastrique continue dun soluté à haute teneur glucidique (Caloreen ou Dextrine-
maltose (1g ≃ 1 m0smol), à la concentration de 20-25% dans de l’eau minérale.
Usage de Caloreen se fait comme suit : 20ml d’eau + 4g de Caloreen (½ dose pour un poids
de naissance < 2000g) à administrer en infusion gastrique continue pendant 3 heures.
Chez les nouveau-nés eutrophiques et surtout hypertrophiques, donner une injection IM de
glucagon à la dose de 0,3 mg/kg (1flacon = 1mg + 2,5 ml eau, injecter 0,75 ml/kg, sans dépasser 1
mg/injection).
Si lhypoglycémie est réfractaire, corticoïdes : hémisuccinate dhydrocortisone IV, 10 mg/kg/h
en 4 injections, ou ACTH IM, 4UI/12h.
Traitement secondaire de lhypoglycémie réfractaire = le Diazoxide (Proglicem), posologie
7,5 à 15 mg/kg/j per os en 6 à 8 prises ou la somatostatine en perfusion continue en débutant par 0,5 à
2,5 ug/kg/h.
74 Professeur TADY
8.2. HYPOCALCEMIE NEONATALE
La mère enceinte transfert au ftus environ 30g de Ca durant toute la grossesse. Pendant la
grossesse, il y a augmentation du taux de para-thormone. Ce qui permet de maintenir la concentration du
Ca ionisé à un taux physiologique avec très faibles variations.
Le transfert du Ca est actif et par diffusion passive.
Le transfert passif = bidirectionnel. Doù la calcémie ftale est toujours plus élevée que celle
de la mère.
Le transfert du phosphore et du Mg se fait par un mécanisme actif contre le gradient de
concentration.
La 25-OH vitamine D3 maternelle traverse facilement le placenta.
La face ftale du placenta dispose des enzymes (hydroxylase) ; pour la synthèse de la 1-25
(OH)2 vitamine D3 ainsi obtenue induit la synthèse dune protéine Chelatrice, Calcium Biding Protein (LA
BP) qui assurera le transfert actif de Ca vers le ftus.
Après la naissance, la section du cordon ombilical, il ny a plus dapport en Ca, mais la
minéralisation du squelette doit se poursuivre doù baisse du Ca qui se poursuit au niveau du plasma
jusquau 3e jour puis il y a élévation progressive pour atteindre les valeurs normales vers le 7 e ou 10e jour
de vie. La baisse de la Calcémie entraîne laugmentation de la parathormone jusquau taux maxima
entraînant également laugmentation de 1-25 (OH)2-Vitamine D3 circulante.
La phosphorémie reste basse si le nouveau-né = nourri au LM. Par contre elle augmente en
cas dallaitement avec les produits lactés riches en phosphore ou même en cas dasphyxie périnatale.
La calcitonine sélève pour atteindre les valeurs normales (le pic est atteint à la 24 h de vie).
Ensuite, elle baisse pour atteindre les valeurs normales à la fin de la 1ère semaine.
Lhypercalcitoninémie joue un rôle dans la chute de la calcémie en inhibant laction de la
parathormone sur los.
La souffrance périnatale saccompagne dune acidose qui entraîne la mobilisation du Ca
osseux vers le sang. Ladministration de bicarbonate en augmentant le PH sanguin, favorise la fixation
du Ca au niveau de los et diminue la fraction ionisée du Ca sanguin. Doù lhypocalcémie.
Lhypocalcémie néonatale précoce est corrélée avec lâge gestationnel.
Cest une concentration en Ca total plasmatique inférieure à 8 mg% pour le nouveau-né à terme et
inférieure à 7 mg% pour le prématuré dans les premières 72 heures.
Pour PITKIN, lhypocalcémie néonatale est précoce si le Ca total plasmatique est inférieur à
3,5 mEq/l ou de Ca Ionisé inférieur à 1,26 mEq/l, dans les 1ères 48 h de vie. Population à risque
dhypocalcémie précoce :
Nouveau-né de mère diabétique
Prématuré (naissance précoce, pas de réserve et vitesse de remodelage élevée)
Dysmature à terme
Nouveau-né avec souffrance périnatale
Nouveau-né après une exsanguino-transfusion
Symptôme de Di-GEORGE
8.2.1. Clinique de lHycalcemie Néonatale Précoce.
Les manifestations cliniques de lhypocalcémie néonatale précoce sont les suivantes :
Forme latente
Elle na aucune expression clinique. Lhypocalcémie est notée lors du dosage de la
calcémie. Cest la forme la plus courante.
Professeur TADY 75
Forme patente
Les signes dappel sont très variés.
Signes neuromusculaires
Trémulations répétées (spontanées ou provoquées)
Agitation
Hypertonie ou hypotonie
Convulsions
Réflexes archaïques vifs
Hyperexcitabilités
Signe de CHVOSTEK ou de TROUSSEAU positif.
Signes respiratoires
Tachypnée superficielle
Apnée avec accès de cyanose
Laryngo-spasme (rare chez les nouveau-nés)
Signes Cardio-vasculaires
Oedèmes
Tachycardie
Allongement de lintervalle QT (ECG)
8.2.2. Traitement de lHypocalcemie Néonatale
Traitement préventif
Supplément en vitamine D + Calcium dès le 1 er jour de vie chez les nouveau-nés à risque
élevé.
Alimentation lactée : dès le 1er jour de vie, donner si possible le LM enrichi en phosphore
pour les prématurés et/ou les hypotrophiques (10 mg de Phosphore/100 ml de lait féminin).
Calcium per os (prématuré, hypotrophe, macrosome de mère diabétique).
Calcium SANDOZ : 1 ml = 9 mg de Ca++, donner per os 1 ml x 8/24h (2 ml x 8 si la calcémie est < 2,10
mmol).
Traitement curatif
Supplémentation calcique de 1000 à 1500 mg/m2/24h (nouveau-né à terme
eutrophique = 0,21 m2) par voie IV si la calcémie est < à 1,75 mmol/l (70 mg/l)
La vitamine D, 1500 à 2000 UI/24h est associée à la supplémentation calcique.
Le traitement spécifique de lhypocalcémie tardive = 1 (OH) vitamine D = un-Alfa : 1 µg, soit 10
gouttes matin et soir pendant 48 heures puis diminution rapide (10, 5, 3 voire 2 gouttes/j).
76 Professeur TADY
Autres Schéma de traitement de lhypocalcémie néonatale
Hypocalcémie précoce
Apport continu de calcium en IV (40 mg/kg/j) ou par voie orale à 1 dose double. On utilise le
lactate de calcium à 6% ou le gluconate de calcium à 10% + vit D à la dose de 1500U/j.
Hypocalcémie tardive
Si lhypocalcémie est symptomatique (convulsions, on donne une injection lente de Ca en IV
sous forme de gluconate de Ca à 10% (5 mg/kg/min soit 0,5 ml/kg/min de solution à 10%). La
supplémentation doit être de 50 mg/kg/24h jusquau retour dune calcémie supérieure à 2 mmol/l.
Le passage à la forme per os se fait sous forme dun apport de 80 à 100 mg/kg/j en plusieurs
prises. La supplémentation calcique = poursuivie pendant un mois.
Il faut donner un lait pauvre en phosphore (avec un rapport Ca/phosphore > 2).
Poursuivre la vit D à la dose de 1000 à 2000 U/j.
En cas dhypomagnésémie, donner le Mg pour normaliser la calcémie : sulfate de Mg IV ou
IM (0,05/kg/j), puis lactate de Mg per os (0,002 à 0,003g/kg/j ; (arrêt au bout dun mois de traitement).
Professeur TADY 77
Références
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Devenir somatique et psychomoteur à moyen terme de lenfant
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9. KIETA F.
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Mémoire de spécialisation en pédiatrie, Unikin-Kinshasa 2002.-
10. KOKO J., DUFILLOT D, GAHOUM D, MOUSSAVOU A.A
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Croissance somatique et développement psycho-moteur du
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Dictionnaire de thérapeutique pédiatrique Gaëtan Morin edit (les presses de lUniversité de Montréal,
Québec Canada 2004).
TABLE DES MATIERES
AVANT PROPOS.........................................................................................................................................................1
PLAN DU COURS........................................................................................................................................................2
INTRODUCTION..........................................................................................................................................................3
OBJECTIFS DU COURS DE NEONATOLOGIE.....................................................................................................3
Professeur TADY 79
ETAPES DE LA CROISSANCE..............................................................................................................................3
I. PERIODE PRENATALE.......................................................................................................................................3
II. PERIODE POST-NATALE..................................................................................................................................3
NOURRISSON (PREMIÈRE ENFANCE) :...................................................................................................................3
CHAPITRE 1 : NOUVEAU-NE EUTROPHIQUE A TERME.........................................................................................6
VOMISSEMENT DU NOUVEAU-NE.......................................................................................................................9
1.2. EXAMEN PHYSIQUE DU NOUVEAU-NE EUTROPHIQUE A TERME.........................................................10
1.2.1. Aspect Général.......................................................................................................................................10
1.2.2. Posture...................................................................................................................................................10
1.2.3. Activité Motrice.......................................................................................................................................10
1.2.4. Etats de Veille et de Sommeil.................................................................................................................10
1.2.5. Appréciation Morphologique...................................................................................................................10
1.2.6. Examen Neurologique............................................................................................................................13
[Link]. Lobservation :.....................................................................................................................................13
[Link]. Tonus :.................................................................................................................................................13
[Link]. Les réflexes :.......................................................................................................................................13
[Link]. Observation (Inspection).....................................................................................................................13
[Link].1. : Attitude (Posture) :..........................................................................................................................13
[Link].2. Comportement..................................................................................................................................13
[Link]. LE TONUS DANS SA COMPOSANTE PASSIVE (tonus passif).......................................................14
[Link]. LE TONUS DANS SA COMPOSANTE ACTIVE (tableau IV).............................................................14
[Link]. ETUDES DES REFLEXES..................................................................................................................15
CHAPITRE 2 : NOUVEAU-NE DE FAIBLE POIDS DE NAISSANCE.......................................................................18
2.1. LE PREMATURE...........................................................................................................................................18
2.1.1. Fréquence..............................................................................................................................................18
2.1.2. Etiologies................................................................................................................................................18
2.1.3. Aspects Clinique de la Prematurite........................................................................................................18
2.1.4. Immaturité du Prématuré........................................................................................................................19
[Link]. Système respiratoire............................................................................................................................19
[Link]. Système digestif..................................................................................................................................19
[Link]. Système Rénal....................................................................................................................................19
[Link]. Système hématopoïétique...................................................................................................................19
[Link]. Système immunitaire...........................................................................................................................19
[Link]. Immaturité du système nerveux..........................................................................................................19
[Link]. Immaturité hépatique :.........................................................................................................................19
[Link]. Immaturité de la thermo-régulation :....................................................................................................20
2.2. LE DYSMATURE...........................................................................................................................................20
2.2.1. Fréquence :............................................................................................................................................20
2.2.2. Etiolologies.............................................................................................................................................20
2.2.2. Clinique...................................................................................................................................................21
2.2. MACROSOME...............................................................................................................................................21
2.3. DETERMINATION DE LAGE CLINIQUE......................................................................................................22
2.3.1. Quelques Critères et leurs Scores..........................................................................................................23
CHAPITRE III. SOUFFRANCE PERINATALE...........................................................................................................27
3.1. DEFINITION...................................................................................................................................................27
3.2. CRITERES POUR LE DIAGNOSTIC DASPHYXIE......................................................................................27
3.2.1. Asphyxie Per-partale..............................................................................................................................27
3.2.2. Asphyxie néonatale................................................................................................................................27
3.2.3. Asphyxie ante-natale..............................................................................................................................28
3.3. PHYSIOPATHOLOGIE DE LASPHYXIE PER-PARTALE............................................................................28
3.4. MODIFICATIONS BIOCHIMIQUES...............................................................................................................29
3.5. ETIOLOGIES DES SFA.................................................................................................................................30
3.5.1. Les causes ftales...................................................................................................................................30
3.5.2. Les causes annexielles..........................................................................................................................30
3.5.3. Les causes maternelles..........................................................................................................................30
3.6. CLINIQUE......................................................................................................................................................30
3.7. DIAGNOSTIC DE LA SFA..............................................................................................................................31
3.7.1. Diagnostic Clinique.................................................................................................................................31
3.7.2. Diagnostic Paraclinique..........................................................................................................................31
80 Professeur TADY
3.7.3. Biologie...................................................................................................................................................32
[Link]. Equilibre Acido-Basique......................................................................................................................32
[Link]. Dosage des manqueurs biologiques de la SFA..................................................................................32
3.8. TRAITEMENT DE LASPHYXIE....................................................................................................................32
CHAPITRE 4. HEMORRAGIES CEREBRO-MENINGEES NEONATALES.............................................................35
4.1. HEMATOME (HEMORRAGIE) SOUS-DURAL..............................................................................................35
4.2. HEMORRAGIE ARACHNOIDIENNE.............................................................................................................35
4.2.1. Origine....................................................................................................................................................35
4.2.2. Clinique :.................................................................................................................................................35
4.2.3. Diagnostic Paraclinique..........................................................................................................................36
4.3. HEMORRAGIES PERI ET INTRAVENTRICULAIRES..................................................................................36
CHAPITRE 5 : DETRESSES RESPIRATOIRES NEONATALES..............................................................................38
5.1. ADAPTATION A LA VIE EXTRA-UTERINE...................................................................................................38
5.1.1. Modifications Circulatoires......................................................................................................................38
[Link] Facteurs mécaniques :.........................................................................................................................38
[Link]. Facteurs biochimiques.........................................................................................................................38
5.1.2. Adaptation respiratoire :.........................................................................................................................39
5.2. DETRESSES RESPIRATOIRES DE CAUSE MEDICALES..........................................................................39
5.2.1. Détresse transitoire ou Tachypnée Transitoire.......................................................................................39
[Link]. Circonstances :....................................................................................................................................39
[Link]. Physiopathologie.................................................................................................................................39
[Link]. Clinique................................................................................................................................................39
[Link]. Radiologie............................................................................................................................................40
[Link]. Biologie................................................................................................................................................40
[Link]. Evolution..............................................................................................................................................40
[Link]. Traitement...........................................................................................................................................40
5.2.2. Maladies des membranes hyalines........................................................................................................40
[Link]. Circonstances :....................................................................................................................................40
[Link]. Etiologies :...........................................................................................................................................40
[Link]. Fréquence : 5% des prématurés.........................................................................................................40
[Link]. Nature et rôle du surfactant.................................................................................................................40
[Link]. Diagnostic............................................................................................................................................41
[Link]. Traitement de la maladie des membranes hyalines :..........................................................................41
[Link]. Evolution des maladies des membranes hyalines..............................................................................42
5.2.3. Aspiration ou inhalation du liquide amniotique et ou méconial...............................................................42
[Link]. Clinique................................................................................................................................................42
[Link]. Radiologie (Rx Poumons) :..................................................................................................................42
[Link]. Traitement et Evolution........................................................................................................................42
5.2.4. Apnée du nouveau-Né............................................................................................................................43
[Link]. Définition :............................................................................................................................................43
[Link]. Rappel Physiologique..........................................................................................................................43
[Link]. Clinique :..............................................................................................................................................43
[Link]. Etiologies des Apnées :.......................................................................................................................44
[Link]. Traitement des Apnées.......................................................................................................................44
5.3. DETRESSES RESPIRATOIRES DE CAUSE CHIRURGICALE....................................................................44
5.3.1. Limperforation choanale........................................................................................................................44
[Link]. Diagnostic de certitude........................................................................................................................45
[Link]. Traitement...........................................................................................................................................45
5.3.2. Atrésie de lsophage..............................................................................................................................45
[Link]. Embryologie :.......................................................................................................................................45
[Link]. Diagnostic :..........................................................................................................................................45
[Link]. Traitement (Chirurgical) :.....................................................................................................................45
5.3.3. Hernie Diaphragmatique.........................................................................................................................46
[Link]. Clinique................................................................................................................................................46
[Link]. Diagnostic :..........................................................................................................................................46
[Link]. Traitement :.........................................................................................................................................46
CHAPIRE 6 : INFECTIONS BACTERIENNES NEONATALES.................................................................................47
6.1. INCIDENCE DES MENINGITES :..................................................................................................................47
6.2. EPIDEMIOLOGIE :.........................................................................................................................................47
Professeur TADY 81
6.2.1. Infection Materno-Ftale..........................................................................................................................47
6.2.2. Infection Post-Natale (Neonatale)..........................................................................................................47
6.3. DEVELOPPEMENT IMMUNITAIRE...............................................................................................................48
6.3.1. Réponse Immunitaire Spécifique............................................................................................................48
[Link]. Immunité Cellulaire (lymphocytes T)...................................................................................................48
[Link]. Immunite humorale..............................................................................................................................48
6.3.2. Immunité non Spécifique : cellules phagocytaires.................................................................................48
6.3.3. le Complément.......................................................................................................................................48
6.4. PHYSIOPATHOLOGIE DE LA MENINGITE BACTERIENNE :.....................................................................48
6.5. CLINIQUE :....................................................................................................................................................48
6.6. EXAMENS BIOLOGIQUES :..........................................................................................................................48
6.7. DEMARCHE DIAGNOSTIQUE CONDUISANT À LINFECTION NEONATALE PROBABLE (MATERNO
FTALE).................................................................................................................................................................48
6.7.1 Anamnèse obstétricale............................................................................................................................48
6.7.2. Signes Cliniques Chez Le Nouveau-Né.................................................................................................48
6.8. TRAITEMENT DES INFECTIONS BACTERIENNES NEONATALES...........................................................48
6.8.1. Prévention :............................................................................................................................................48
6.8.2. Traitement étiologique (antibiotiques)....................................................................................................48
6.8.2. Traitement symptomatique :...................................................................................................................48
6.9. ENTEROCOLITE ULCERO-NECROSANTE.................................................................................................48
6.9 1. Cliniques.................................................................................................................................................48
6.9.2. Biologie...................................................................................................................................................48
6.9.3. Paraclinique............................................................................................................................................48
6.9.4. Signes de Gravite de leun.....................................................................................................................48
6.9.5. Classification de bell...............................................................................................................................48
6.9.6. Traitement..............................................................................................................................................48
[Link]. Réanimation........................................................................................................................................48
DOBUTAMINE avec 5 µg/kg/min et augmenter par palier jusquà 20-35 µg/kg/min.......................................48
[Link]. Antibiotique et autres produits.............................................................................................................48
[Link]. Traitement chirurgical..........................................................................................................................48
CHAPITRE 7 : ICTERES NEONATALS.....................................................................................................................48
7.1. HISTORIQUE.................................................................................................................................................48
7.2. DEFINITION ET FREQUENCE DES ICTERES NEONATALS......................................................................48
7.3. BIOGENESE DE LA BILIRUBINE..................................................................................................................48
7.3.1. Voie de Dégradation de la Bilirubine (Figure 6)...................................................................................48
7.3.2. Acteurs Favorisant lHyperbilirubinemie.................................................................................................48
7.3.3. Rôles Compétitifs...................................................................................................................................48
7.3.4. Source de la bilirubine............................................................................................................................48
7.3.5. Toxicite de la Bilirubine...........................................................................................................................48
7.4. CLASSIFICATION DES ICTERES.................................................................................................................48
7.4.1. Ictères a Bilirubine non Conjuguée.........................................................................................................48
[Link]. Ictères hémolytiques............................................................................................................................48
[Link]. Ictères non Hémolytiques....................................................................................................................48
7.4.2. Ictère a Bilirubinémie Conjuguée ou Directe : à urines jaunes).............................................................48
[Link]. Hépatites :...........................................................................................................................................48
[Link]. Certaines enzymopathies....................................................................................................................48
[Link]. Occlusions des voies biliaires..............................................................................................................48
[Link]. Mucoviscidose.....................................................................................................................................48
[Link]. Infections (3e phase) :.........................................................................................................................48
7.4.3. Icteres a Bilirubine mixte........................................................................................................................48
7.5. PHYSIOPATHOLOGIE DES ICTERES NEONATALS...................................................................................48
7.5.1. Incompatibilités fto-maternelles.............................................................................................................48
7.5.2. Déficience en g6pd.................................................................................................................................48
7.5.3. Déficit en pyruvate-kinase......................................................................................................................48
7.5.4. Erythropathie..........................................................................................................................................48
7.5.5. Ictère simple du nouveau-ne..................................................................................................................48
7.5.6. Ictère par avion immaturité hépatique....................................................................................................48
7.57. Certaines enzymopathies........................................................................................................................48
7.5.8. Ictère lie au lait maternel........................................................................................................................48
7.5.9. Hypothyroidie..........................................................................................................................................48
7.5.10. Ictères Retentionnels (Cholestatiques).................................................................................................48
82 Professeur TADY
7.5.11. Ictère a bilirubinémie mixte (infections)................................................................................................48
7.6. ETUDE ANALYTIQUE DES ICTERES..........................................................................................................48
7.6.1. Incompatibilités Foeto maternelles.........................................................................................................48
7.6.2. Immaturité Hépatique (Ictère du prématuré)..........................................................................................48
7.6.3. Hépatite néonatale.................................................................................................................................48
[Link]. Hépatite virale :....................................................................................................................................48
[Link]. Hépatite à pyogènes :..........................................................................................................................48
7.6.4. Obstruction des Voies Biliaires...............................................................................................................48
7.6.5. Infections Neonatales.............................................................................................................................48
7.7. TRAITEMENT DES ICTERES NEONATALS.................................................................................................48
7.7.1. Traitement symptomatique.....................................................................................................................48
[Link]. Le Phénobarbital.................................................................................................................................48
[Link]. Lalbuminothérapie :............................................................................................................................48
[Link]. la Photothérapie..................................................................................................................................48
[Link]. Traitement par metalloprotoporphyrines..............................................................................................48
[Link]. Exanguino Transfusion......................................................................................................................48
[Link].1. Indications de lexsanguino-transfusion...........................................................................................48
[Link].2. Choix du sang...................................................................................................................................48
[Link].3. Quantité de Sang..............................................................................................................................48
[Link].4. Durée de lexsanguino-transfusion...................................................................................................48
7.7.2. Traitement Etiologique Des Icteres........................................................................................................48
[Link]. Méningites Bactériennes et Sepsis.....................................................................................................48
[Link]. Infections Urinaires..............................................................................................................................48
CHAPITRE 8 : TROUBLES METABOLIQUES..........................................................................................................48
8.1. HYPOGLYCEMIE...........................................................................................................................................48
8.1.3. Traitement de lhypoglycémie.................................................................................................................48
8.2. HYPOCALCEMIE NEONATALE....................................................................................................................48
8.2.1. Clinique de lHycalcemie Néonatale Précoce.........................................................................................48
8.2.2. Traitement de lHypocalcemie Néonatale...............................................................................................48
RÉFÉRENCES...........................................................................................................................................................48
TABLE DES MATIERES...........................................................................................................................................48