DTU 24.2 Partie 1-1, 1-2, 2
DTU 24.2 Partie 1-1, 1-2, 2
ICS : 91.060.40
Travaux de bâtiment
Travaux d'âtrerie
Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques
par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20 novembre 2006 pour prendre effet
le 20 décembre 2006.
Avec la norme homologuée NF DTU 24.2 P1-2, de décembre 2006, remplace
les normes homologuées NF P 51-202 (DTU 24.2.1), de mai 1993 et son
amendement A1 d’octobre 2000, NF P 51-203 (DTU 24.2.2), de mai 1993 et son
amendement A1 d’octobre 2000, NF P 51-204-1 (DTU 24.2.3) de février 1995.
Analyse Le présent document définit les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire
les travaux d’âtrerie.
Corrections
Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.org
M AMPHOUX AVEMS
M BAREL ADEME
M BARTHOU BNIB
M BISSON SFC
M BOURGOIN BRISACH
M CADOT CESA
M CAROFF BUREAU VERITAS
M CARON CHEMINEES PHILIPPE
M CHANDELLIER Consultant
M COIRIER POUJOULAT
M COMBEAU CHINVEST CHEMINEES DE CHAZELLES
M DEMANGE CTBA
M DRUETTE LABORATOIRE CERIC
M DUBOST UCF / ALCHEMINE
M DUIGOU AD CONSULTANT
M ERHARD DTB
M FAUCON CERIB
M FOLEMPIN ACEF UNITAM
M GALLINELLI Expert
M GENIE ETINCELLES
M GOERG AFCF / CHEMI PRO
M HUGARD GROUPE HOT
M LABATTU TURBO FONTE
M LE FEUR ACEF UNITAM
MME LEDOYEN MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE
Direction Générale de la Santé
M LEFEVRE ARMOR CHEMINEE SERVICE
M MAIGNAUD CSC
M MALLEREAU CHINVEST CHEMINEES DE CHAZELLES
M MATHON SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES
M MOLINA FOCUS
M NORMAND CSTB
MME PATROUILLEAU AFNOR
MME PEDESPAN LNE
M PERROT KER BOIS
M PINÇON BNTEC
M PLANEIX UMPI
M SCIACCO BRISACH
INTRANORMES pour : BOUYGUES CONSTRUCTION - 13/06/2008
Un DTU constitue un cahier des clauses techniques types applicables contractuellement à des marchés
de travaux de bâtiment.
Le marché de travaux doit, en fonction des particularités de chaque projet, définir dans ses documents particuliers,
l’ensemble des dispositions nécessaires qui ne sont pas définies dans les DTU ou celles que les contractants
estiment pertinent d’inclure en complément ou en dérogation de ce qui est spécifié dans les DTU.
En particulier, les DTU ne sont généralement pas en mesure de proposer des dispositions techniques pour
la réalisation de travaux sur des bâtiments construits avec des techniques anciennes. L’établissement des
clauses techniques pour les marchés de ce type relève d’une réflexion des acteurs responsables de la conception
et de l’exécution des ouvrages, basée, lorsque cela s’avère pertinent, sur le contenu des DTU, mais aussi sur
l’ensemble des connaissances acquises par la pratique de ces techniques anciennes.
Les DTU se réfèrent, pour la réalisation des travaux, à des produits ou procédés de construction, dont l’aptitude
à satisfaire aux dispositions techniques des DTU est reconnue par l’expérience.
Lorsque le présent document se réfère à cet effet à un Avis Technique ou à un Document Technique d’Application,
ou à une certification de produit, le titulaire du marché pourra proposer au maître d’ouvrage des produits qui
bénéficient de modes de preuve en vigueur dans d’autres États Membres de l’Espace économique européen, qu’il
estime équivalents et qui sont attestés par des organismes accrédités par des organismes signataires
des accords dits «E. A.», ou à défaut fournissant la preuve de leur conformité à la norme EN 45011. Le titulaire
du marché devra alors apporter au maître d’ouvrage les éléments de preuve qui sont nécessaires à l’appréciation
de l’équivalence.
L’acceptation par le maître d’ouvrage d’une telle équivalence est définie par le Cahier des Clauses Spéciales
du présent DTU.
La réorganisation des DTU dans le domaine de l'âtrerie amène à préciser certains mots de vocabulaire.
On distingue les appareils et les réalisations sur site, ces dernières ne faisant appel qu'à des matériaux pour
être réalisées.
Appareils
L’appellation «inserts» couvre les foyers fermés et les inserts tels qu’ils étaient désignés dans les normes DTU
remplacées par le présent document.
Ce document vise également les foyers ouverts industrialisés appelés «appareils à foyers ouverts», les inserts
pour cheminées en faïence, …
Certains de ces appareils sont, à ce jour, d'usage relativement peu fréquent en France. La codification de leurs
conditions de mise en œuvre semble prématurée et, en conséquence, le présent document ne les traite pas.
Sommaire
Page
4 Matériaux ......................................................................................................................................... 11
5 Généralités ...................................................................................................................................... 11
5.1 Dimensionnement ............................................................................................................................. 11
5.1.1 Dimensionnement de l’amenée d'air comburant ............................................................................... 11
5.1.2 Dimensionnement du conduit de fumée ............................................................................................ 12
5.2 Compatibilité thermique de l'appareil ou de l'âtre avec les conduits associés .................................. 12
5.2.1 Appareil (inserts et appareils à foyers ouverts) ................................................................................. 12
5.2.2 Âtre .................................................................................................................................................... 12
5.2.3 Installation d'un insert dans une cheminée existante ........................................................................ 12
5.3 Protection des parois dans l’emprise de la cheminée (murs, plancher et plafond) ........................... 13
5.3.1 Cas des appareils à foyers ouverts et inserts ................................................................................... 13
5.3.2 Cas des âtres .................................................................................................................................... 15
5.4 Plancher porteur ................................................................................................................................ 15
5.5 Conduit de raccordement .................................................................................................................. 15
5.5.1 Généralités ........................................................................................................................................ 15
5.5.2 Distances de sécurité ........................................................................................................................ 16
5.5.3 Étanchéité ......................................................................................................................................... 16
5.5.4 Modérateur de tirage ......................................................................................................................... 16
5.5.5 Clapet de tirage ................................................................................................................................. 16
5.5.6 Dilatation ........................................................................................................................................... 16
5.6 Conduit de fumée .............................................................................................................................. 16
5.6.1 Conduit de fumée neuf ...................................................................................................................... 17
5.6.2 Conduit de fumée existant ................................................................................................................ 17
5.7 Hotte .................................................................................................................................................. 17
5.7.1 Généralités ........................................................................................................................................ 17
5.7.2 Grille de hotte .................................................................................................................................... 17
5.8 Habillage de hotte ............................................................................................................................. 17
Sommaire (fin)
Page
Annexe F (normative) Classification des appareils par catégorie suivant la norme NF EN 13229
et avec indication des documents de mise en œuvre associés .............................................. 46
INTRANORMES pour : BOUYGUES CONSTRUCTION - 13/06/2008
1 Domaine d'application
Le présent document a pour objet de fournir les clauses techniques de mise en œuvre en vue de la réalisation
des travaux d'âtrerie.
Les travaux d'âtrerie comportent d'une façon générale :
— les âtres (foyers ouverts construits sur site) équipés ou non d’un récupérateur de chaleur utilisant
exclusivement le bois comme combustible,
— les appareils à foyers ouverts définis dans la norme NF DTU 24.2 P1-2, équipés ou non d'un récupérateur
de chaleur utilisant exclusivement le bois comme combustible,
— les inserts définis dans la norme NF DTU 24.2 P1-2, équipées ou non d’un récupérateur de chaleur utilisant
le bois et les combustibles minéraux solides maigres de première catégorie.
Le présent document s’applique aux travaux exécutés dans les constructions neuves ou anciennes.
Le présent document ne vise pas :
— les appareils dont la température des fumées déclarée par le fabricant dépasse 400 °C mesurée à la puissance
nominale,
NOTE La mise en œuvre de ces appareils peut faire l’objet d’un Avis Technique ou d’un Document Technique
d’Application 1).
2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l'application du présent document. Pour
les références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition
du document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).
NF EN 12391-1, Conduits de fumée — Norme de mise en œuvre pour conduits de fumée métalliques — Partie 1 :
Conduits de fumée pour chaudières non étanches (indice de classement : D 35-309-1).
NF EN 13240, Poêles à combustible solide — Exigences et méthodes d’essai (indice de classement : D 32-307).
NF E 31-010, Récupérateurs de chaleur utilisant l’eau comme liquide caloporteur et placés dans le foyer
des cheminées d’agrément utilisant un combustible solide — Règles générales de sécurité.
NF DTU 24.1 P1, Travaux de bâtiment — Travaux de fumisterie — Systèmes d’évacuation des produits de
combustion desservant un ou des appareils — Partie 1 : Cahier des clauses techniques — Règles générales
(indice de classement : P 51-201-1).
NF DTU 24.2 P1-2, Travaux de bâtiment — Travaux d’âtrerie — Partie 1-2 : Critères généraux de choix
des matériaux (indice de classement : P 51-202-1-2).
3 Termes et définitions
Pour les besoins du présent document, les termes et définitions de la norme NF DTU 24.1 P1 et les définitions
suivantes s'appliquent.
Légende
1 Souche 5 Avaloir
2 Composant terminal 6 Jonction
3 Conduit de fumée 7 Buse ou manchon
4 Conduit de raccordement 8 Âtre, appareil à foyer ouvert, insert
a) Dénomination des diverses parties de l'évacuation des fumées
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Légende
1 Hotte 8 Cœur
2 Conduit de raccordement 9 Jambage
3 Avaloir 10 Dalle foyère
4 Linteau 11 Soubassement
5 Fronton 12 Avancé foyère
6 Corbeau 13 Socle
7 Contre-cœur (joue) 14 Bûcher
b) Exemples de parties constituantes d’une cheminée
3.1
amenée d'air comburant
orifice et éventuellement conduit spécifique à l’amenée d’air nécessaire à la combustion
3.2
appareil à foyer ouvert
appareil d’agrément sans porte et muni d’une buse de raccordement, destiné à être suspendu, adossé à un mur
ou posé au sol sans habillage de maçonnerie
3.3
appareil encastré
appareil conçu pour être encastré dans une niche, une enceinte, un âtre ou dans la chambre de combustion
d’un appareil à foyer ouvert
NOTE Le terme «insert» désigne les foyers fermés et les inserts définis dans les normes DTU remplacées par le présent
document.
3.4
appareil indépendant
appareil conçu pour fonctionner sans qu’il soit nécessaire de l’encastrer dans une niche ou une enceinte et qui
n’est relié au bâtiment que par le conduit de raccordement
3.5
âtre
ensemble des parois délimitant l'espace aménagé pour recevoir le feu. Il est construit sur site et constitué
notamment par la dalle foyère, le cœur, éventuellement les contre-cœurs et le fronton
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3.6
avaloir
élément généralement en forme de pyramide tronquée, qui coiffe l'âtre et le raccorde au conduit de raccordement
en canalisant les fumées
3.7
avancée foyère
pièce située en avant et au-dessous de la dalle foyère, constituant une protection thermique par rapport
au plancher
3.8
bûcher
partie de la cheminée réservée au stockage du bois de chauffage
3.9
buse ou manchon
partie haute de l'avaloir de l'âtre, de l'appareil à foyer ouvert ou de l'insert permettant l'évacuation des produits
de combustion par l'intermédiaire du conduit de raccordement vers le conduit de fumée.
Cette partie haute est appelée «buse» lorsqu’elle est mâle et «manchon» lorsqu’elle est femelle
3.10
cheminée
réalisation regroupant notamment un âtre, son avaloir, sa hotte et son habillage
3.11
cœur (ou fond de foyer)
paroi verticale située en partie arrière de l'âtre
3.12
combustibles minéraux de première catégorie (combustibles minéraux solides maigres)
combustibles naturels ou artificiels donnant, en général, une faible fumosité dans les appareils les plus courants
(classe I) : combustibles minéraux solides naturels à indice de matières volatiles inférieur à 14 % (indice défini par
la norme NF M 03-004), cokes de charbon combustibles agglomérés traités dits «boulets défumés» et «boulets
non fumeux»
3.13
conduit de raccordement
conduit assurant le passage des produits de combustion entre la buse (ou le manchon) et le conduit de fumée
3.14
contre-cœur(s) (joues)
parois verticales situées latéralement dans l'âtre
3.15
corbeau
pièce encastrée ou non dans le mur, destinée à soutenir le linteau
3.16
dalle foyère (ou sole)
partie horizontale où brûle le combustible
3.17
dispositif de distribution d'air chaud
dispositif permettant de récupérer l'air réchauffé par l'âtre, l'appareil à foyer ouvert ou l'insert pour le distribuer
dans au moins un ou plusieurs locaux autre(s) que celui où se trouve l'âtre, l'appareil à foyer ouvert ou l'insert.
Il peut être ou non motorisé
3.18
dispositif de récupération d'air chaud
dispositif permettant de récupérer l'air réchauffé par l'âtre, l'appareil à foyer ouvert ou l'insert pour le distribuer
dans le local où se trouve l'âtre, l'appareil à foyer ouvert ou l'insert. Il peut être ou non motorisé
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3.19
exutoire
partie haute de l'insert lorsque celui-ci n'a pas d'avaloir
3.20
fronton (ou bandeau ou retombée)
élément situé sur la partie supérieure de l'insert ou de l'âtre, en avant de l'avaloir
3.21
habillage de cheminée
il est constitué éventuellement par l'avancée foyère, les corbeaux et/ou les jambages, le fronton, le linteau,
la tablette et le soubassement
3.22
habillage d'insert
il peut être constitué par un habillage de cheminée, un trumeau, un coffrage, une enceinte ou une niche
3.23
habillage de hotte
élément décoratif de la hotte
3.24
hotte (ou manteau)
habillage fonctionnel destiné à masquer l'avaloir, le conduit de raccordement et la base du conduit de fumée
3.25
insert
appareil d’agrément ou de chauffage muni d’une ou plusieurs portes (dont la fermeture a une influence sur
la combustion) muni ou non d’une buse de raccordement, conçu pour être encastré dans un âtre (ou dans une
niche existante) ou pour être entouré d’éléments de maçonnerie
NOTE Lorsque l'appareil conçu pour être entouré d'éléments de maçonnerie est muni d'une buse, il est couramment
appelé foyer fermé.
3.26
jambage
réalisation reposant sur le soubassement ou le plancher et destinée à soutenir le linteau ou le (ou les) corbeau(x)
3.27
linteau (ou poutre)
traverse, avec éventuellement des retours, reposant sur les jambages ou les corbeaux
3.28
modérateur de tirage
dispositif automatique, monté en principe sur un conduit de raccordement, destiné à modérer la dépression
à la buse de l’appareil raccordé lorsque le tirage thermique est trop important.
Synonyme de stabilisateur de tirage et de régulateur de tirage
NOTE Un modérateur de tirage n’est ni un coupe-tirage ni un dispositif anti-refouleur.
3.29
niche
ouverture pratiquée dans un mur ou dans une cheminée et réalisée avec des matériaux incombustibles ;
un appareil de chauffage peut être placé dans cette ouverture qui est reliée à un conduit d’évacuation des fumées
3.30
plaque de cheminée (ou taque)
élément généralement en fonte ou en acier adossé au cœur pour le protéger des chocs thermiques
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3.31
raccordement direct
dans le cas d'un raccordement direct, le conduit de fumée ou le tubage est raccordé directement sur l'appareil
ou sur l'avaloir de l'âtre
3.32
raccordement indirect
dans le cas d'un raccordement indirect, le conduit de fumée ou le tubage est raccordé sur l'appareil ou sur l'avaloir
de l'âtre par l'intermédiaire d'un conduit de raccordement
3.33
socle (ou base de cheminée)
élément de la cheminée destiné à supporter la dalle foyère
3.34
soubassement
réalisation sur laquelle repose l'ensemble de la cheminée pouvant être destiné à répartir les charges. Il peut être
destiné à la rehausser
3.35
tablette
pièce qui couronne le fronton ou le linteau
3.36
trappe d'obturation (ou volet d'obturation)
obturateur incorporé généralement à l'avaloir destiné à fermer le conduit lors du non fonctionnement de l’âtre
ou de l'appareil à foyer ouvert
3.37
trumeau
panneau occupant le dessus d’une cheminée
4 Matériaux
Les produits et matériaux sont choisis parmi ceux répondant aux critères donnés dans la norme
NF DTU 24.2 P1-2.
5 Généralités
5.1 Dimensionnement
5.1.1 Dimensionnement de l’amenée d'air comburant
Le fonctionnement d'un âtre, d'un appareil à foyer ouvert ou d'un insert nécessite un apport d'air supplémentaire
à celui nécessaire au renouvellement d'air des locaux.
À défaut d’indication particulière du fabricant d’appareil figurant sur la notice technique ou dans le cas des âtres,
l’amenée d’air comburant doit présenter une section au minimum égale au quart de la section du conduit de fumée
avec, dans tous les cas, un minimum de 200 cm2 de passage d’air.
L'amenée d'air comburant doit présenter une section au minimum égale au quart de la section du conduit
de fumée avec, dans tous les cas, un minimum de 200 cm2 de passage d'air.
NOTE 1 La section indiquée est la section libre la plus faible entre les grilles ou les orifices ou la section des conduits
d'amenée d'air.
NOTE 2 La section libre d'une grille est la section réelle de passage de l'air.
Une attention particulière doit être apportée lors de la coexistence d’un âtre, d'un appareil à foyer ouvert ou d’un
insert avec un autre appareil à combustion ou une installation de ventilation mécanique contrôlée de façon à éviter
tout risque de refoulement, éventuellement en augmentant l'apport d'air comburant.
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NOTE 2 Un logiciel de calcul permettant la mise en application de la norme NF EN 13384-1 a été développé par un
partenariat élargi comportant fabricants de conduits, fournisseurs d’énergies, fabricants d’appareils et installateurs.
Ce logiciel est mis à la disposition de l’ensemble des acteurs. En outre, sur la base de ce logiciel, des abaques ont été
développés pour un dimensionnement simplifié des installations.
Les appareils dont les températures de fumées déclarées sont inférieures ou égales à 400 °C doivent être
raccordés à des conduits (de raccordement et de fumée) désignés avec 50 °C de plus que la température déclarée
pour l'appareil, quel que soit le mode de raccordement.
NOTE 2 Par exemple, un appareil avec des fumées à 400 °C doit être raccordé à un conduit de fumée désigné
au moins T450.
5.2.2 Âtre
Les composants de conduits de fumée et de raccordement auxquels peuvent être raccordés les avaloirs des âtres
doivent être classés au minimum T400.
Dans le cas d’un insert non pourvu de buse de raccordement et utilisant exclusivement le bois comme
combustible, se reporter au paragraphe 6.2.1.2 du présent document.
Pour les conduits existants n'ayant pas de désignation, un examen du conduit et de son installation doit permettre
de déterminer une désignation selon la norme NF DTU 24.1 P1.
À défaut de pouvoir déterminer la compatibilité, le conduit existant est considéré comme inadapté en l’état. Dans
ce cas, le chemisage ou le tubage du conduit peuvent permettre sa réutilisation ; la construction d'un nouveau
conduit peut également être envisagée.
5.3 Protection des parois dans l’emprise de la cheminée (murs, plancher et plafond)
Les prescriptions ci-dessous ne s’appliquent pas à la paroi de la hotte, de son habillage ou de l’habillage d’insert
qui font l’objet de prescriptions spécifiques aux paragraphes 5.7, 5.8 et 6.3 du présent document.
Si aucune des deux solutions ci-dessus n'est possible, l'appareil ne doit pas être installé.
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Légende
1 10 mm minimum 2 30 mm minimum
a) Cas des foyers ouverts ou inserts
Légende
1 10 mm minimum
b) Cas des âtres
NOTE 2 Le conduit de raccordement métallique rigide desservant un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert ne peut
pas être un conduit en acier aluminé.
5.5.1 Généralités
Les conduits de raccordement desservant des inserts doivent être métalliques.
Les âtres, appareils à foyer ouvert et les inserts munis d'une buse doivent être raccordés directement à un conduit
de fumée (raccordement direct) ou par l'intermédiaire d'un conduit de raccordement (raccordement indirect).
Le conduit de raccordement ou l’éventuel isolant qui l’entoure doit être visible sur tout son parcours
soit directement, soit par une trappe ou une grille aménagée dans la hotte (voir NOTE 5 du paragraphe 6.8.2
du présent document).
Le conduit de raccordement doit pouvoir être ramoné.
NOTE 1 Voir annexe B du présent document.
Dans le cas d’un appareil utilisant les combustibles minéraux solides, le raccordement doit se faire directement
de la buse de l’appareil au conduit de fumée. Dans ce cas, l’utilisation d’un avaloir non intégré à l’appareil pour
l’évacuation des produits de combustion est interdite.
Pour les conduits de raccordement flexibles, seuls les conduits flexibles double peau à paroi intérieure lisse
peuvent être utilisés pour le raccordement d’un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert.
NOTE 2 Le conduit de raccordement métallique rigide desservant un âtre, un appareil à foyer ouvert ou un insert ne peut
pas être un conduit en acier aluminé.
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5.5.3 Étanchéité
La classe d’étanchéité des composants du conduit de raccordement doit être au minimum N1 pour les éléments
flexibles et N2 pour les éléments rigides (classes d'étanchéité des composants de conduit de fumée adaptés
au fonctionnement en tirage naturel déterminées selon la norme de produit correspondante).
NOTE Pour l’installation d’un système de distribution d’air chaud, la classe d’étanchéité minimale du conduit
de raccordement est définie dans l’Avis Technique 3) concernant le système de distribution.
5.5.6 Dilatation
La dilatation du conduit de raccordement, notamment aux jonctions, doit être assurée sans nuire à sa bonne tenue
mécanique ni aux qualités du conduit de fumée (étanchéité, tenue mécanique, etc.).
Si le conduit de fumée est en situation extérieure au bâtiment, c'est-à-dire construit à l'extérieur des murs
périphériques du bâtiment, il doit être adossé ou accolé au mur sur lequel est adossée la cheminée.
Aucun conduit d'air chaud ne doit transiter dans un conduit de fumée.
NOTE Cette dernière prescription s'applique même si le conduit de fumée est tubé ou chemisé.
Le conduit de fumée doit être mis en œuvre conformément aux prescriptions de la norme NF DTU 24.1 P1.
Le conduit de fumée doit être apte à l'emploi pour desservir la réalisation d'âtrerie (âtre ou appareil à foyer ouvert
ou insert). L'aptitude à l'emploi d'un conduit de fumée est caractérisée par la satisfaction des conditions énoncées
au paragraphe «Conception des ouvrages» de la norme NF DTU 24.1 P1.
5.6.2.1 Généralités
Avant tout raccordement d'un âtre, d'un appareil à foyer ouvert ou d'un insert sur un conduit de fumée existant,
il doit être procédé à la vérification de la compatibilité du conduit avec son utilisation (voir notamment
le paragraphe «Conception des ouvrages» de la norme NF DTU 24.1 P1). Un diagnostic doit être effectué dans
les conditions définies dans l'annexe C de la norme NF DTU 24.1 P1.
5.7 Hotte
5.7.1 Généralités
La hotte doit être réalisée en matériaux classés au minimum A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0.
Les matériaux se dégradant au-dessus de 90 °C sont autorisés, sous réserve d'exécuter une isolation thermique
des surfaces soumises à un échauffement susceptible de les porter à plus de 90 °C conformément aux principes
de protection des parois explicités au paragraphe 5.3 du présent document.
Cette isolation n’est pas nécessaire dans le cas où la température des parois intérieures de la hotte ou de son
habillage n’excède pas 85 °C.
L'isolant doit avoir une réaction au feu au minimum A1 ou au moins M0 ou A2-s1,d0.
La présence de tout matériau combustible à l'intérieur de la hotte est interdite.
6 Mise en œuvre
6.1 Soubassement
Lorsque le soubassement est destiné à répartir les charges de travaux d'âtrerie sur le plancher, il doit être réalisé
en maçonnerie traditionnelle, généralement en matériaux de même nature que ceux de la réalisation d'âtrerie, soit
à joints larges au mortier de liant hydraulique, soit à joints minces à l'aide de ciment colle ou de plâtre.
Si le soubassement n'a pas de fonction mécanique particulière, il est traité comme un habillage (voir
paragraphe 6.3 du présent document).
La pose à sec est interdite sauf prescriptions différentes du fabricant de l’habillage.
NOTE 2 Si nécessaire, l'avaloir est isolé thermiquement de la hotte, de manière à ne pas compromettre la bonne tenue
de la hotte.
L’avaloir de l’âtre existant ne doit pas être équipé d’une trappe d’obturation. Dans le cas d'une réhabilitation
d'un âtre avec un appareil sans avaloir, la trappe d'obturation pré-existante doit être démontée.
NOTE 2 Pour une bonne durabilité et afin de limiter les chocs thermiques sur les matériaux naturels, il est possible
de prévoir une plaque de cheminée (ou taque) placée devant ces éléments en fond de foyer.
Dans le cas des inserts, les sections des entrées d’air de convection sont définies dans les prescriptions
d’installation du fabricant de l’appareil.
Lorsque les éléments sont liaisonnés mécaniquement, leur pose à sec est autorisée.
Lorsque la liaison se fait par jointoiement, se reporter aux prescriptions du paragraphe 6.1 du présent document.
6.3.2 Corbeaux
Lorsque les corbeaux sont montés en console avec scellement dans la paroi de soutien, celle-ci doit présenter
des caractéristiques mécaniques suffisantes.
Cette prescription exclut toute possibilité de scellement dans une cloison légère sans renforcement particulier
(par exemple : plaque de répartition).
6.3.4 Fronton
NOTE En plus de son rôle décoratif, le fronton est généralement utilisé pour assurer la protection thermique de la
poutre bois.
6.3.5 Tablette
Elle est fixée ou posée sur le linteau à l'aide d'un assemblage compatible avec la nature du matériau.
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La prise d’air comburant peut être placée dans un local situé hors du volume du logement, à condition que celui-ci
soit relié directement à l’extérieur par une ouverture au moins égale à 200 cm2 et qu’aucune disposition ne puisse
réduire ultérieurement cette ouverture.
Elle doit être protégée par une grille.
La grille doit être facilement démontable de façon à permettre son nettoyage régulier. Dans tous les cas,
le maillage (espace libre de passage de l’air) de la grille doit être supérieur à 3 mm.
6.6.1.1 Jonction d'un conduit de raccordement métallique rigide avec un conduit de fumée maçonné
Les conduits de raccordement métalliques rigides sont raccordés :
— soit par un élément spécialement conçu,
— soit par une collerette scellée,
décrits aux paragraphes ci-après.
Légende
1 Conduit maçonné 4 Emboîtement 40 mm minimum
2 Scellement au mortier 5 Conduit de raccordement
3 Pièce spéciale
L'étanchéité du liaisonnement entre l'élément spécial et le conduit de raccordement est assurée par un collier ou
une jonction étanche, ou bien l'élément spécial est lui-même pourvu d'un joint d'étanchéité. En tout état de cause,
ces deux éléments sont emboîtés d'au moins 40 mm.
Le sens d'emboîtement se fait selon les prescriptions du fabricant de l'élément spécial.
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INTERDIT
b) Scellement favorisant l’accumulation de suies
INTERDIT
d) Raccordement du conduit dépassant la collerette
Légende
1 Angle de 45° maximum 3 Collerette
2 Scellement au mortier 4 Collerette scellée au mortier
6.6.1.2 Jonction d'un conduit de raccordement métallique flexible double peau avec un conduit
de fumée maçonné
Légende
1 Pièce de forme 3 Angle de 45° maximum
2 Conduit métallique flexible double peau intérieur lisse
Le raccord sur le conduit de fumée maçonné en attente se fait par un élément spécial conformément au
paragraphe 6.6.1.1.1 du présent document ou par une collerette scellée conformément au paragraphe 6.6.1.1.2
du présent document. Cet élément spécial ou cette collerette doit être adapté au conduit de fumée maçonné en
attente et au conduit de raccordement métallique flexible.
6.6.1.3 Jonction d'un conduit de raccordement métallique avec un conduit de fumée métallique
Dans cette hypothèse, deux possibilités existent.
6.6.1.3.1 Jonction d’un conduit composite métallique rigide avec un conduit composite métallique rigide
Il s'agit d'un raccordement direct.
Le conduit de fumée est prolongé jusqu'à la buse en utilisant les accessoires prévus à cet effet.
6.6.1.3.2 Jonction d'un conduit de raccordement simple paroi rigide ou flexible double peau avec un conduit
de fumée composite métallique rigide
Il s'agit d'un raccordement indirect.
La jonction doit être réalisée en utilisant une pièce de raccordement spécialement conçue par le fabricant
du conduit de fumée double paroi.
6.6.1.4 Jonction d’un conduit de raccordement en boisseaux avec un conduit de fumée en boisseaux
On désigne par boisseaux, les conduits conformes aux définitions de la norme NF DTU 24.1 P1.
Ce type de conduit de raccordement ne peut être utilisé que dans les cas des âtres.
Après édification du conduit de raccordement en boisseaux, le liaisonnement avec le conduit de fumée
en boisseaux en attente est réalisé au moyen de briques réfractaires de 50 mm d'épaisseur, ou au moyen d'un
boisseau façonné à la tronçonneuse. Toute autre méthode de façonnage sur chantier pouvant altérer les qualités
du boisseau est interdite.
Les joints doivent être exécutés avec l'un des mortiers suivants :
— soit un mortier de ciment alumineux fondu dosé à 600 kg/m3 de sable sec,
— soit un produit titulaire d’un Avis Technique ou d’un Document Technique d’Application 7) délivré pour
cet usage.
L'emploi de plâtre, de mortier pur ou de coulis réfractaire est interdit.
6.6.1.5 Jonction sur un conduit de fumée maçonné en situation intérieure partant du sol (Figure 6)
Dans le cas d'un conduit de raccordement métallique simple paroi rigide ou flexible double peau, celui-ci
est raccordé :
— soit par un élément spécialement conçu ; la mise en œuvre doit être réalisée conformément au
paragraphe 6.6.1.1.1 du présent document,
— soit par une collerette scellée sur place, la mise en œuvre doit être réalisée conformément au
paragraphe 6.6.1.1.2 du présent document.
La partie du conduit de fumée se trouvant au-dessous du liaisonnement doit être laissée vide :
— en aménageant une boîte à suie munie d'une trappe de ramonage en bas du conduit de fumée. Dans ce cas,
le conduit de raccordement ne doit pas dépasser à l'intérieur du conduit de fumée,
— ou remplie de sable ou d'autres matériaux appropriés avec réalisation d'une «culotte» exécutée avec l’un des
mortiers suivants :
- soit un mortier bâtard dosé à 200 kg de ciment CEM II et 200 kg de chaux hydraulique NHL, NHL-Z, HL par
mètre cube de sable sec,
- soit un mortier de ciment alumineux dosé en volume par trois parts de sable pour une part de ciment,
Cette «culotte» doit être façonnée afin d'éviter les accumulations de suies.
Légende
1 Raccordement étanche 3 «Culotte» pour éviter la retenue des suies
2 Boîte à suie accessible avec trappe de ramonage 4 Partie du conduit laissée vide ou remplie de sable
ou autres matériaux appropriés
Figure 6 — Jonction d'un conduit de fumée maçonné en situation intérieure partant du sol
6.6.2 Jonction sur un conduit maçonné en situation extérieure partant du sol (Figure 7)
NOTE Dans cette situation, le raccordement traverse soit la paroi extérieure du bâtiment soit celle de la gaine dans
laquelle se trouve le conduit maçonné.
La jonction entre le conduit de raccordement et le conduit de fumée doit être réalisée selon les prescriptions
du paragraphe 6.6.1.5 du présent document.
Toutefois, il convient de prendre les précautions supplémentaires suivantes au niveau de la traversée du mur
d'adossement par le conduit de raccordement :
— il faut un écart minimum de 15 cm entre la paroi extérieure du conduit de raccordement et tout élément
combustible, et
— la résistance thermique des parois du conduit de raccordement au niveau de la traversée du mur et seulement
au niveau de celle-ci, doit être suffisante et avoir en tout état de cause les caractéristiques minimales
suivantes :
- le conduit de raccordement est métallique simple paroi rigide ou flexible double peau. Il doit être ceinturé
d'un isolant classé M0 ou A2-s1,d0 [(laine de roche ou fibres minérales) de 25 mm minimum d'épaisseur
ou un autre isolant d’une résistance thermique minimale de 0,70 m2.K/W à 50 °C (ou 0,40 m2.K/W
à 200 °C)],
- dans les autres cas, le produit employé au niveau de la traversée du mur doit avoir une résistance
thermique minimale de 0,70 m2.K/W à 50 °C (ou 0,40 m2.K/W à 200 °C).
— la mise en œuvre sur le conduit de fumée d’une trappe de ramonage au droit de la jonction avec le conduit de
raccordement s’il y a un piquage à 90°, ou en pied de conduit de fumée si le piquage est à 45° et s’il n’y a pas
de remplissage sous la jonction.
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Légende
6.6.3 Jonction sur un conduit de fumée en situation intérieure ne débouchant pas dans le local où est
située la réalisation d'âtrerie mais étant adjacent au mur d'adossement
Plusieurs solutions peuvent être appliquées :
— réalisation d'un nouveau conduit de fumée débouchant dans le local où se trouve la réalisation d'âtrerie,
— modification du trajet du conduit de fumée existant en le dévoyant au-dessus du plafond afin de le faire
déboucher dans le local où se trouve la réalisation d'âtrerie,
— prolongement bas du conduit de fumée au travers du mur d'adossement afin de le faire déboucher dans le local
où se trouve la réalisation d'âtrerie,
NOTE Par le terme «mur d'adossement», on entend la partie du mur sur lequel est adossée ou accolée la réalisation
d'âtrerie et se trouvant en regard de celle-ci. Dans le cas d'une réalisation d'angle, le terme «mur d'adossement» désigne
les deux portions de murs sur lesquelles est adossée ou accolée la réalisation d'âtrerie.
— modification des caractéristiques des locaux par la réalisation d'une cloison supplémentaire, la pièce où se
trouve la réalisation d'âtrerie englobe alors le débouché du conduit de fumée existant.
Ces trois dernières solutions nécessitent des aménagements particuliers dont les principales dispositions sont
explicitées ci-après.
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Légende
NOTE Une autre disposition consiste à prolonger le conduit de façon qu’il parte du sol, le liaisonnement à ce conduit peut
alors être réalisé dans les conditions spécifiées au paragraphe 6.6.2 du présent document après avoir réalisé ce qui est
indiqué au paragraphe 6.6.4.3 du présent document.
Le dévoiement du conduit de fumée nécessairement réalisé sur le prolongement est considéré comme un
dévoiement afférant au conduit de raccordement et, à ce titre, les spécifications du paragraphe 6.6 du présent
document sont applicables sur l'ensemble de la partie prolongée. L'angle de ce dévoiement est limité à 45° avec
la verticale.
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Légende
1 Zone où il ne faut pas créer de piège à calories (espace fermé) 6 Grille(s) de sortie d’air chaud
2 Conduit de fumée 7 Conduit de raccordement
3 Protection thermique comme indiqué au paragraphe 5.3.1.1 8 Cloison nouvellement construite
du présent document
9 Mur existant
4 Partie du mur d’adossement démoli
5 Trappe d’accès si nécessaire
Cette cloison doit être réalisée conformément au paragraphe 5.3.1.1 du présent document et aux prescriptions
relatives aux habillages des conduits de fumée incluses dans la norme NF DTU 24.1 P1.
La jonction du conduit de raccordement sur le conduit de fumée doit être réalisée conformément aux spécifications
des paragraphes 6.6.1 à 6.6.4 inclus, du présent document selon le cas.
Le passage du conduit de raccordement au travers du mur d'adossement de la cheminée se conçoit avec une
démolition partielle de ce mur, la stabilité de la réalisation ne devant pas être altérée.
Il faut réduire au minimum le volume d’un éventuel «piège à calories» (air chaud confiné) principalement en cas
de proximité de matériaux combustibles.
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6.6.4.2 Dévoiements
Le conduit de raccordement ne doit pas comporter plus de deux dévoiements (c'est-à-dire plus d'une partie non
verticale), l'angle de ces dévoiements ne doit pas excéder 45° avec la verticale.
NOTE La présence de deux dévoiements (une partie non verticale) sur le conduit de fumée n'interdit pas la réalisation
de deux dévoiements supplémentaires sur le conduit de raccordement.
Légende
6.6.5 Jonction du conduit de raccordement sur la buse (ou manchon) de l'avaloir ou de l’appareil
Selon la notice de l’appareil, le conduit de raccordement est emboîté intérieurement dans le manchon de l'appareil
(ou de l'avaloir dans le cas d'un âtre), ou extérieurement sur la buse de l'appareil (ou de l'avaloir dans le cas
d'un âtre) :
— soit directement si les diamètres sont compatibles,
— soit par l'intermédiaire d'une pièce d'adaptation de la buse et du conduit de raccordement, en conservant dans
tous les cas le diamètre hydraulique de passage des fumées de la buse de l’appareil.
NOTE Cette prescription n’interdit pas qu’il y ait une réduction de section sur la partie courante du conduit
de raccordement dans les conditions du paragraphe 6.6.5 du présent document.
NOTE Selon les exigences sur les appareils, la profondeur minimale de la jonction est sur l'appareil, de 25 mm pour
les diamètres inférieurs à 160 mm et 40 mm pour les autres.
Lorsque l'emboîtement est inférieur à 40 mm, il est nécessaire d'ajouter sur l'emboîtement un dispositif (collier
de serrage, bague à griffe, vis inox, rivet inox, etc.) permettant d'éliminer tout risque de déboîtement accidentel
lors des opérations de ramonage.
6.7 Tubage
6.7.1 Généralités
Les indications ci-après qui ne visent que la partie basse du tubage ne dispensent pas du respect des
prescriptions de la norme NF DTU 24.1 P1 et de la norme NF EN 12391-1.
NOTE Dans le cas du raccordement sur un conduit de fumée existant de grande section ou évasé en partie basse,
se reporter à l’annexe C du présent document.
Légende
1 Tubage 2 Aération 20 cm2 minimum
Légende
1 Tubage 7 Tube d’amenée d’air (classé au moins M0 ou A2-s1,d0)
2 Hotte 8 Isolation
3 Orifice d'aération 20 cm2 minimum (30 cm du plafond) 9 Scellement maçonné ou plaque métallique
4 Conduit de fumée 10 Faux plafond
5 Aération de 20 cm2 11 Grille de ventilation de la hotte
6 Isolation si nécessaire 12 Grille de ventilation 20 cm2 minimum placée en dehors
de l’aplomb de la grille de la hotte
6.8.2 Inserts
Lorsque le fabricant de l'appareil le demande, un accès dans l'habillage de la hotte doit être aménagé pour
permettre l'entretien et la réparation des appareils selon les indications figurant dans la notice d'installation.
NOTE 1 Cet accès peut également servir de sortie de l'air chaud de la hotte.
Afin d'éviter une surchauffe importante susceptible d'entraîner des désordres, il est nécessaire de prévoir
un système de ventilation de la hotte par grilles ou tout autre moyen de circulation d'air efficace.
NOTE 2 Voir également le paragraphe 5.3.1.1 du présent document.
En cas d'utilisation d'une grille de sortie d’air chaud, la partie supérieure de celle-ci doit être située le plus haut
possible sans toutefois être à moins de 30 cm du nu du plafond (ou du faux plafond du local).
NOTE 3 L’annexe D du présent document donne des exemples de hottes avec ou sans faux plafond.
Le dimensionnement de cette grille doit être précisé par la notice d'installation de l'appareil.
Il n’est pas nécessaire de réaliser un faux plafond faisant office de déflecteur dans une hotte :
— si l'insert et le conduit de raccordement sont pourvus d’une isolation telle que le fabricant de l'insert assure que
la sécurité n’est pas remise en cause (voir figure D.5 de l’annexe D du présent document),
— si les trois conditions suivantes sont réunies (voir figure D.2 de l’annexe D du présent document) :
- le plafond haut est en matériaux incombustibles ou classé A1 et d’épaisseur 16 cm minimum,
- la hauteur sous plafond dans la pièce où est installé l'insert est inférieure à 3 m,
- si la paroi incombustible (ou classé A1) est protégée comme indiqué au paragraphe 5.3.1.1 du présent
document.
Lorsqu'il existe un faux plafond faisant office de déflecteur dans la hotte, il est nécessaire :
— de ventiler le vide entre le faux plafond de la hotte et le plafond du local par tout système suffisamment efficace,
NOTE 4 Deux orifices de ventilation de 20 cm2 minimum de section libre ou un seul orifice de 20 cm2 associé à l'aération
de l’espace annulaire d’un conduit de tubage (voir paragraphe 6.7.3 du présent document), permettent de répondre à cette
prescription.
6.10 Dispositif de récupération d'air chaud (voir définition au paragraphe 3.18 du présent document)
Le dispositif de récupération d’air chaud doit être mis en oeuvre en respectant les sections de passage d'air de
convection en amont et en aval du récupérateur, fournies dans la notice du fabricant du dispositif, sans apporter
de restrictions à ces sections.
Un cœur ou une plaque de cheminée (ou taque) en avant du dispositif de récupération peut être installé suivant
les prescriptions mentionnées dans la notice du dispositif de récupération fournie par le fabricant.
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Annexe A
(informative)
Protection thermique de la poutre — Exemples de solutions
Légende
1 Isolant classé au moins M0 ou A2-s1,d0 5 Fronton (ou retombée) en briques et/ou béton
2 Hotte 6 Isolant souple classé au moins M0 ou A2-s1,d0
(optionnel)
3 Béton cellulaire protégé du rayonnement par l’isolant
7 Matériau isolant classé au moins M0 ou A2-s1,d0
4 Poutre bois
Les schémas ne reprennent pas les conditions de ventilation de la hotte qui sont mentionnées au
paragraphe 5.3.1.1 du présent document.
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Annexe B
(normative)
Entretien et ramonage
B.1 Généralités
Le nettoyage des âtres, appareils à foyer ouvert et inserts et le ramonage des conduits de fumée et des conduits
de raccordement sont deux mesures obligatoires destinées à :
— éviter les dangers d’intoxication ;
— protéger les personnes et les biens contre l’incendie ;
— lutter contre la pollution atmosphérique.
B.2 Ramonage
Voir norme NF DTU 24.1 P1 — Annexe B.
B.3 Débistrage
Voir norme NF DTU 24.1 P1 — Annexe B.
Annexe C
(informative)
Exemples de raccordement sur un conduit de fumée existant
de grande section ou évasé en partie basse
Outre le respect des prescriptions du présent document et en particulier des paragraphes 5.1.2, 5.2, 5.4, 6.5,
6.6, 6.7 et 6.9 du présent document, il convient de prendre garde au risque de décrochement dans le temps des
résidus de suies qui ont pu s'accrocher aux parois intérieures du conduit de fumée lors des précédentes
utilisations et qui n'ont pas pu être enlevées lors du ramonage préalable.
Pour cela, il est nécessaire de réaliser :
— un tubage du conduit de fumée existant,
— une «paillasse» en matériaux incombustibles (classement A1) obturant la partie inférieure du conduit de fumée
au niveau du plafond, bâtie autour d'un fourreau (boisseau par exemple) à l'intérieur duquel est mis en œuvre :
- un tube d'aération (section 20 cm2 minimum) entre l'espace limité par le faux plafond et l'espace annulaire
autour du tubage, dont l'extrémité est recourbée pour éviter la pénétration des suies,
- un matériau de remplissage incombustible (isolant classé A1 haute température ou béton par exemple),
— une isolation de la partie de tubage comprise entre le dessous du faux plafond et le dessus de la «paillasse»
en matériau classé au moins M0 ou A2-s1,d0,
— une trappe d'accès pour permettre l'évacuation des résidus de suies qui sont susceptibles de s'accumuler
sur la «paillasse», et pour le contrôle de la bonne tenue des travaux ainsi réalisés.
Les schémas ci-dessous sont donnés à titre d’exemple. Selon les configurations régionales, d’autres solutions
peuvent être réalisées à condition de respecter les principes généraux ci-avant.
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Légende
Légende
Annexe D
(informative)
Exemples de schémas de hottes et de faux plafonds
Init numérotation des tableaux d’annexe [D]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [D]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [D]!!!
Figure D.1 — Vue de face d'un exemple en présence Figure D.2 — Coupe transversale
d'un plafond ou faux plafond réalisé avec des matériaux de l’exemple de la Figure D.1
non incombustibles + poutres bois, et adossement
sur cloison intérieure
Figure D.3 — Exemple en présence d’un plafond Figure D.4 — Autre exemple en présence
et d’un mur épais, incombustible ou classé A1 d’un plafond et d’un mur épais,
incombustible ou classé A1
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Figure D.5 — Exemple identique à la Figure D.3 Figure D.6 — Exemple avec un insert
sans faux plafond et un conduit de raccordement faiblement isolé
(montage spécifique aux foyers isolés
et nécessitant la prescription du fabricant)
Légende
Annexe E
(informative)
Diamètre hydraulique
On entend par «diamètre hydraulique» celui d’un conduit circulaire avec les mêmes pertes de charge à vitesse
constante des produits de combustion à évacuer au travers d’un conduit de section carrée ou rectangulaire.
On utilisera la relation correspondant au cas d’un conduit rectangulaire en retenant un «diamètre hydraulique»
Dh, défini en fonction des dimensions a et b par l’expression plus courante :
2 ab
Dh = ------------
-
a+b
a = b pour une section carrée
Exemple : a = 300 mm
b = 500 mm
2 × 300 × 500
Dh = -----------------------------------
300 + 500
Dh = 375 mm
20 × 20 200
25 × 25 250
30 × 30 300
35 × 35 350
40 × 40 400
14 × 20 165
20 × 40 267
30 × 50 375
40 × 60 480
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Annexe F
(normative)
Classification des appareils par catégorie suivant la norme NF EN 13229
et avec indication des documents de mise en œuvre associés
a) b) c)
Appareils indépendants Appareils indépendants Appareils encastrés
ou encastrés sans ou encastrés avec pour niche et enceinte
modification fonctionnelle modification fonctionnelle
NOTE 1 L'expression «sans modification fonctionnelle» signifie une modification de l'habillage d'un appareil, qui ne
change que la transmission de la chaleur et n'a aucun effet sur la combustion. Les appareils de types 1b, 2b et 3b sont des
appareils se présentant sous la forme de poêles dont on peut enlever l’habillage pour les intégrer dans une enceinte ou
une niche, sans que cet enlèvement de l’habillage d’origine et cette intégration ne changent le fonctionnement et les
performances desdits appareils.
NOTE 2 Les appareils des catégories 1 a) et 2 a) visent essentiellement les «poêles». Ils sont raccordés à des conduits
de fumée mis en œuvre conformément à la norme NF DTU 24.1 P1.
NOTE 3 Les appareils des catégories 1 b), 1 c), 2 b) et 2 c) sont considérés comme des inserts.
NOTE 4 Ne sont pas visés par la présente annexe les âtres construits sur site.
NOTE 5 L’Amendement 1 de la norme NF EN 13229 concerne les appareils de types «putzöfen» et «kachelöfen»
dont la mise en œuvre n’est pas visée par le présent document.
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ICS : 91.060.40
Travaux de bâtiment
Travaux d'âtrerie
Partie 1-2 : Critères généraux de choix des matériaux
Analyse Le présent document a pour objet de fixer les critères généraux de choix
des matériaux utilisés pour l’exécution des travaux dans le champ d’application
de la norme NF DTU 24.2 P1-1 (CCT).
Modifications
Corrections
Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.org
M AMPHOUX AVEMS
M BAREL ADEME
M BARTHOU BNIB
M BISSON SFC
M BOURGOIN BRISACH
M CADOT CESA
M CAROFF BUREAU VERITAS
M CARON CHEMINEES PHILIPPE
M CHANDELLIER Consultant
M COIRIER POUJOULAT
M COMBEAU CHINVEST CHEMINEES DE CHAZELLES
M DEMANGE CTBA
M DRUETTE LABORATOIRE CERIC
M DUBOST UCF / ALCHEMINE
M DUIGOU AD CONSULTANT
M ERHARD DTB
M FAUCON CERIB
M FOLEMPIN ACEF UNITAM
M GALLINELLI Expert
M GENIE ETINCELLES
M GOERG AFCF / CHEMI PRO
M HUGARD GROUPE HOT
M LABATTU TURBO FONTE
M LE FEUR ACEF UNITAM
MME LEDOYEN MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE
Direction Générale de la Santé
M LEFEVRE ARMOR CHEMINEE SERVICE
M MAIGNAUD CSC
M MALLEREAU CHINVEST CHEMINEES DE CHAZELLES
M MATHON SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES
M MOLINA FOCUS
M NORMAND CSTB
MME PATROUILLEAU AFNOR
MME PEDESPAN LNE
M PERROT KER BOIS
M PINÇON BNTEC
M PLANEIX UMPI
M SCIACCO BRISACH
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Les DTU se réfèrent, pour la réalisation des travaux, à des produits ou procédés de construction, dont l’aptitude
à satisfaire aux dispositions techniques des DTU est reconnue par l’expérience.
Lorsque le présent document se réfère à cet effet à un Avis Technique ou à un Document Technique d’Application,
ou à une certification de produit, le titulaire du marché pourra proposer au maître d’ouvrage des produits qui
bénéficient de modes de preuve en vigueur dans d’autres États Membres de l’Espace économique européen, qu’il
estime équivalents et qui sont attestés par des organismes accrédités par des organismes signataires des
accords dits «E. A.», ou à défaut fournissant la preuve de leur conformité à la norme EN 45011. Le titulaire
du marché devra alors apporter au maître d’ouvrage les éléments de preuve qui sont nécessaires à l’appréciation
de l’équivalence.
L’acceptation par le maître d’ouvrage d’une telle équivalence suppose que tous les documents justificatifs de cette
équivalence lui soient présentés au moins un mois avant tout acte constituant un début d’approvisionnement.
Le maître d’ouvrage dispose d’un délai de trente jours calendaires pour accepter ou refuser l’équivalence
du produit ou procédé proposé.
Tout produit ou procédé livré sur le chantier, pour lequel l’équivalence n’aurait pas été acceptée par le maître
d’ouvrage, est réputé en contradiction avec les clauses du marché et devra être immédiatement retiré, sans
préjudice des frais directs ou indirects de retard ou d’arrêt de chantier.
La réorganisation des DTU dans le domaine de l'âtrerie amène à préciser certains mots de vocabulaire.
On distingue les appareils et les réalisations sur site, ces dernières ne faisant appel qu'à des matériaux pour
être réalisées.
Appareils
L’appellation «inserts» couvre les foyers fermés et les inserts tels qu’ils étaient désignés dans les normes DTU
remplacées par le présent document.
Ce document vise également les foyers ouverts industrialisés appelés «appareils à foyers ouverts», les inserts
pour cheminées en faïence, …
Certains de ces appareils sont, à ce jour, d'usage relativement peu fréquent en France. La codification de leurs
conditions de mise en œuvre semble prématurée et, en conséquence, le présent document ne les traite pas.
Sommaire
Page
Annexe A (informative) Classification des appareils par catégorie suivant la norme NF EN 13229
et avec indication des documents de mise en œuvre associés ............................................... 9
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1 Domaine d'application
Le présent document a pour objet de fixer les critères généraux de choix des matériaux utilisés pour l’exécution
des travaux dans le champ d’application de la norme NF DTU 24.2 P1-1 (Cahier des clauses techniques).
2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l'application du présent document. Pour les
références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition du
document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).
NF EN 197-1, Ciment — Partie 1 : Composition, spécifications et critères de conformité des ciments courants
(indice de classement : P 15-101-1).
NF EN 1806, Conduits de fumée — Boisseaux en terre cuite/céramique pour conduits de fumée simple paroi —
Exigences et méthodes (indice de classement : P 51-311).
NF EN 1856-1, Conduits de fumée — Prescriptions pour les conduits de fumée métalliques — Partie 1 :
Composants de systèmes de conduits de fumée (indice de classement : D 35-303).
NF EN 1856-2, Conduits de fumée — Prescriptions relatives aux conduits de fumée métalliques — Partie 2 :
Tubages et éléments de raccordement métalliques (indice de classement : D 35-303-2).
NF EN 1858, Conduits de fumée — Composants — Conduits de fumée simple et multi-parois en béton (indice
de classement : P 51-323).
NF EN 13229, Foyers ouverts et inserts à combustibles solides — Exigences et méthodes d'essai (indice
de classement : D 32-308).
NF EN 13240, Poêles à combustible solide — Exigences et méthodes d’essai (indice de classement : D 32-307).
NF E 31-010, Récupérateurs de chaleur utilisant l’eau comme liquide caloporteur et placés dans le foyer des
cheminées d’agrément utilisant un combustible solide — Règles générales de sécurité (indice de classement :
E 31-010).
NF P 51-301, Briques de terre cuite pour la construction de conduits de fumée (indice de classement : P 51-301).
NF P 51-302, Briques réfractaires pour la construction de conduits de fumée (indice de classement : P 51-302).
NF DTU 24.1 P1, Travaux de bâtiment — Travaux de fumisterie — Systèmes d’évacuation des produits de
combustion desservant un ou des appareils — Partie 1 : Cahier des clauses techniques — Règles générales
(indice de classement : P 51-201-1).
NF DTU 24.2 P1-1, Travaux de bâtiment — Travaux d’âtrerie — Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques (indice
de classement : P 51-202-1-1).
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5 Liants hydrauliques
Les ciments alumineux sont conformes à la norme NF P 15-315.
Les ciments CEM I, CEM II sont conformes à la norme NF EN 197-1.
6.1 Foyer
La réalisation du foyer fait appel :
— soit à l’installation d’un appareil à foyer ouvert ou d’un insert,
— soit à l’installation d’un âtre.
— les inserts utilisant des combustibles minéraux solides qui ne sont pas du type «à porte fermée» (appareils
de catégorie 1c au sens de la norme NF EN 13229 (voir Annexe A du présent document),
— les appareils assemblés sur site conformes à la norme NF EN 13229 lorsque ceux-ci sont associés à des
dispositifs de distribution de chaleur à air,
— les appareils visés dans l'Amendement 1 de la norme NF EN 13229 de types «putzöfen» et «kachelöfen»
(voir Annexe A du présent document),
— les appareils de catégories 1b, 2b et 3b au sens de la norme NF EN 13229 (voir Annexe A du présent
document).
6.1.2 Âtres
Dans le cas des âtres, on utilise les matériaux suivants :
— briques réfractaires,
— briques, briquettes, tuileaux de terre cuite,
— béton ou mortier à base de ciment alumineux,
— fonte d'épaisseur minimale 4 mm,
— acier de tous types, d'épaisseur minimale 2 mm, sauf acier aluminé et acier galvanisé,
— acier inoxydable, d'épaisseur minimale 1 mm,
— verre céramique résistant au moins à 750 °C et dont l'utilisation est limitée à une partie du foyer,
— verre borosilicate résistant au moins à 350 °C dont l’utilisation est limitée à une partie du foyer,
— calcaire, grès, granit, lave volcanique dans les conditions définies par les usages locaux.
6.2 Avaloir
La réalisation de l’avaloir prévoit l’utilisation des matériaux suivants :
— béton d'épaisseur minimale 40 mm à base de :
- granulats silico-calcaires ou siliceux,
- pouzzolane,
- argile expansée,
- chamotte,
- ponce.
Le liant doit être un ciment CEM I, CEM II conforme à la norme NF EN 197-1 ou un ciment conforme à la norme
NF P 15-301.
— briques pleines de terre cuite, d'épaisseur minimale de 55 mm, conformes à la norme NF P 51-301 ;
— briques pleines réfractaires de terre cuite, d'épaisseur minimale de 57 mm, conformes à la norme NF P 51-302 ;
NOTE Compte tenu de l'application visée, il n'est pas nécessaire de pratiquer l'essai au gel prévu dans la norme
NF P 51-302.
7 Autres produits
Annexe A
(informative)
Classification des appareils par catégorie suivant la norme NF EN 13229
et avec indication des documents de mise en œuvre associés
Init numérotation des tableaux d’annexe [A]!!!
Init numérotation des figures d’annexe [A]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [A]!!!
a) b) c)
Appareils indépendants Appareils indépendants Appareils encastrés
ou encastrés sans ou encastrés avec pour niche et enceinte
modification fonctionnelle modification fonctionnelle
NOTE 1 L'expression «sans modification fonctionnelle» signifie une modification de l'habillage d'un appareil, qui ne
change que la transmission de la chaleur et n'a aucun effet sur la combustion. Les appareils de types 1b, 2b et 3b sont des
appareils se présentant sous la forme de poêles dont on peut enlever l’habillage pour les intégrer dans une enceinte ou
une niche, sans que cet enlèvement de l’habillage d’origine et cette intégration ne changent le fonctionnement et les
performances desdits appareils.
NOTE 2 Les appareils des catégories 1 a) et 2 a) visent essentiellement les «poêles». Ils sont raccordés à des conduits
de fumée mis en œuvre conformément à la norme NF DTU 24.1 P1.
NOTE 3 Les appareils des catégories 1 b), 1 c), 2 b) et 2 c) sont considérés comme des inserts.
NOTE 4 Ne sont pas visés par la présente annexe les âtres construits sur site.
NOTE 5 L’Amendement 1 de la norme NF EN 13229 concerne les appareils de types «putzöfen» et «kachelöfen»
dont la mise en œuvre n’est pas visée par le présent document.
INTRANORMES pour : BOUYGUES CONSTRUCTION - 13/06/2008
INTRANORMES pour : BOUYGUES CONSTRUCTION - 13/06/2008
NF DTU 24.2 P2
Décembre 2006
ICS : 91.060.40
Travaux de bâtiment
Travaux d'âtrerie
Partie 2 : Cahier des clauses spéciales
par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20 novembre 2006 pour prendre effet
le 20 décembre 2006.
Analyse Le présent document a pour objet de donner les clauses administratives spéciales
aux marchés d’âtrerie, de mise en œuvre d’appareils à foyers ouverts ou d’inserts,
dans le domaine d’application de la NF DTU 24.2 P1-1.
Modifications
Corrections
Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.org
M AMPHOUX AVEMS
M BAREL ADEME
M BARTHOU BNIB
M BISSON SFC
M BOURGOIN BRISACH
M CADOT CESA
M CAROFF BUREAU VERITAS
M CARON CHEMINEES PHILIPPE
M CHANDELLIER Consultant
M COIRIER POUJOULAT
M COMBEAU CHINVEST CHEMINEES DE CHAZELLES
M DEMANGE CTBA
M DRUETTE LABORATOIRE CERIC
M DUBOST UCF / ALCHEMINE
M DUIGOU AD CONSULTANT
M ERHARD DTB
M FAUCON CERIB
M FOLEMPIN ACEF UNITAM
M GALLINELLI Expert
M GENIE ETINCELLES
M GOERG AFCF / CHEMI PRO
M HUGARD GROUPE HOT
M LABATTU TURBO FONTE
M LE FEUR ACEF UNITAM
MME LEDOYEN MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA SOLIDARITE
Direction Générale de la Santé
M LEFEVRE ARMOR CHEMINEE SERVICE
M MAIGNAUD CSC
M MALLEREAU CHINVEST CHEMINEES DE CHAZELLES
M MATHON SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES
M MOLINA FOCUS
M NORMAND CSTB
MME PATROUILLEAU AFNOR
MME PEDESPAN LNE
M PERROT KER BOIS
M PINÇON BNTEC
M PLANEIX UMPI
M SCIACCO BRISACH
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L’acceptation par le maître d’ouvrage de produits ou procédés ne pouvant justifier d’un Avis Technique ou d’un
Document Technique d’Application, ou d’une certification de produit, tels que précisés dans le DTU suppose que
tous les documents justificatifs de l’équivalence des caractéristiques et de leur mode de preuve de conformité lui
soit présentés au moins un mois avant tout acte constituant un début d’approvisionnement.
Le maître d’ouvrage dispose d’un délai de trente jours calendaires pour accepter ou refuser l’équivalence
du produit ou procédé proposé.
Tout produit ou procédé livré sur le chantier, pour lequel l’équivalence n’aurait pas été acceptée par le maître
d’ouvrage, est réputé en contradiction avec les clauses du marché et devra être immédiatement retiré, sans
préjudice des frais directs ou indirects de retard ou d’arrêt de chantier.
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Sommaire
Page
1 Domaine d'application
Le présent document a pour objet de donner les clauses administratives spéciales aux marchés d’âtrerie,
de mise en œuvre d’appareils à foyers ouverts ou d’inserts, dans le domaine d’application défini à l’article 1
de la norme NF DTU 24.2 P1-1.
2 Références normatives
Les documents de référence suivants sont indispensables pour l'application du présent document. Pour
les références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition
du document de référence s'applique (y compris les éventuels amendements).
NF DTU 24.2 P1-1, Travaux de bâtiment — Travaux d’âtrerie — Partie 1-1 : Cahier des clauses techniques
(indice de classement : P 51-202-1-1).
NF P 03-001, Marchés privés — Cahiers types — Cahier des clauses administratives générales applicable aux
travaux de bâtiment faisant l'objet de marchés privés.