Memoire Isaka Sebikare Final Ok
Memoire Isaka Sebikare Final Ok
UNIVERSITÉ DE GOMA
« UNIGOM »
Épigraphe
« Un boîteux dans le bon chemin va plus loin qu’un coureur hors du chemin »
Saint Augustin
ii
DÉDICACE
REMERCIEMENTS
La réalisation d’une œuvre scientifique n’est pas l’apanage d’une seule personne, mais le
fruit des efforts conjugués de plusieurs intervenants. En effet, nous tenons à remercier les
autorités académiques de l’Université de Goma (UNIGOM) en général et celles du domaine des
sciences Psychologique et de l’Education pour leur formation de qualité
A Dieu tout puissant qui ne nous a jamais abandonné durant tout notre cursus
académique.
En outre, nous exprimons notre gratitude à tous mes frères et sœurs, ami(e)s, camarades
et connaissances pour leur patience et pour tous les sacrifices consentis tout au long de notre
cursus universitaire et parauniversitaire.
Que tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à l’accomplissement de ce mémoire
trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
INTRODUCTION
2. Problématique
Considérée comme outil principal pour atteindre les objectifs du dévéloppement durable
(ODD), l’éducation est l’instrument qui permet d’éradiquer la pauvrété, la faim, de faire en sorte
que tous les êtres humains vivent dans la paix et dans la prospérité. Elle est aussi vieille que
l’humanité. Après la famille, c’est l’école qui l’assure aux jeunes générations. Pour se faire, les
personnes ayant la responsabilité d’éduquer les enfants en l’occurrence les enseignants
récoururent à un ensemble d’activités concrètes, des procédures directement observables pendant
le processus dit enseignement-apprentissage. Parmi ces activités figurent les pratiques
pédagogiques
En effet, la notion de pratiques pédagogiques occupe une place capitale dans la modernité
pédagogique. Elle fait depuis un certain temps l’objet de plusieurs recherches en sciences de
l’éducation, l’importance accordée aux pratiques pédagogiques appélées aussi pratiques
enseignantes est due au fait qu’elles tiennent une place prépondérante dans le processus
enseignement-apprentissage et dans la gestion de la classe. Ce sont elles qui permettent la
construction des connaissances et compétences essentielles et recquises pour les apprenants, elles
sont au coeur de méthodes et techniques d’enseignement et le choix minitieux de ces pratiques
fait l’efficacité de ces dernières.
Pour étudier et reveler leur importance, plusieurs recherches se sont intéressées à leurs
impacts et conséquences dans l’apprentissage, dans la relation enseignant-enseigné ou dans les
performances, résultats. Bref; dans les rendements des écoliers.
Dans un monde plein de mutation, caractérisé par des divers phénomènes naturels qui
deviennent de plus en plus récurents, il s’avère primordial d’initier les écoliers aux différentes
sciences naturelles pour leurs permettre d’être plus résilients, autrement dit, les sciences
naturelles s’imposent à l’heure actuelle car elles préparent les écoliers à tous les phénomènes
naturels et à leurs conséquences sur l’environnement humain dans son ensemble.
Ainsi donc, on parle des sciences naturelles dans les écoles, à la radio, à la télévision et à
travers les masses medias.
Cependant, Ngoy (2017) nous fait remarquer que les sciences naturelles sont souvent
coupées du réel et n’introduisent pas au mode de pensée permettant d’affronter un monde vivant,
celui de tous les jours. Dès lors, la motivation s’installe et les mêmes erreurs se perpetuent dès la
maternelle à l’université, enfin de compte, l’éducation scientifique devient une fabrique
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d’exclusion, une fabrique de déchet et un facteur de sélection scolaire. D’où moins d’élèves,
d’écoliers considèrent les sciences naturelles étant difficiles pourtant de très jeunes enfants
aiment bien les sciences et y sont entousiastes.
A la curiosité et l’aptitude naturelles des enfants à découvrir et à chercher à comprendre
le monde qui les entoure, s’ajoute en effet, depuis plusieurs années, une nécessité de mieux
appréhender les connaissances scientifiques et technologiques qui sous-tendent des nombreuses
questions de société fortement liées à leur avenir.
Au niveau international, Hattie (2009) a mené une méta-analyse complète des pratiques
pédagogiques efficaces et a conclu que l'apprentissage visible, c'est-à-dire un apprentissage où
les élèves sont conscients de ce qu'ils apprennent et de la manière dont ils l'apprennent, est l'un
des facteurs les plus influents sur les résultats des élèves. De même, Johnston et Wildy (2016)
ont étudié les méthodes d'enseignement des sciences naturelles en Australie et ont trouvé que
l'intégration de la technologie dans l'enseignement des sciences a considérablement amélioré
l'engagement et les résultats des élèves. Un autre travail important est celui d'Osborne et Dillon
(2008), qui ont mis en évidence l'importance des activités pratiques dans l'enseignement des
sciences, affirmant que les élèves qui participent à des expériences scientifiques directes
développent une meilleure compréhension des concepts complexes. Ces études mondiales
montrent que des pratiques pédagogiques basées sur l'interaction active, la technologie et la
réflexion critique sont essentielles pour améliorer l'apprentissage des sciences naturelles. Ces
résultats soulignent également la nécessité d'adapter ces pratiques aux contextes locaux, en
tenant compte des réalités matérielles et culturelles des écoles.
En Afrique, plusieurs recherches ont également examiné l'impact des pratiques
pédagogiques sur les performances des élèves en sciences. Akyeampong et al. (2013) ont exploré
l'enseignement des sciences au Ghana et ont découvert que les enseignants manquent souvent de
formation pratique adéquate pour enseigner les sciences de manière efficace, ce qui limite les
performances des élèves. En Afrique du Sud, Jita (2010) a constaté que les enseignants qui
adoptent une approche centrée sur l’élève, en intégrant des activités expérimentales dans
l’enseignement des sciences, obtiennent de meilleurs résultats en termes de performance des
élèves. De plus, Lauwers et Jacobs (2018) ont étudié les pratiques pédagogiques au Kenya et ont
montré que les écoles qui investissent dans la formation continue des enseignants en sciences
naturelles voient une amélioration significative des performances des élèves. Ces études
africaines illustrent que, bien que le manque de ressources et de formation des enseignants
constitue un défi majeur, il existe un lien direct entre la qualité de l’enseignement en sciences
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naturelles et les résultats académiques des élèves. Cela renforce l'argument selon lequel
l'investissement dans des pratiques pédagogiques efficaces et dans la formation des enseignants
est crucial pour l'amélioration des performances en sciences.
En République Démocratique du Congo, plusieurs études ont abordé la question des
pratiques pédagogiques dans l’enseignement des sciences. Kalubi et Lumbu (2015) ont examiné
les pratiques pédagogiques dans les écoles primaires de Kinshasa et ont trouvé que
l'enseignement des sciences repose principalement sur des méthodes traditionnelles, telles que
l'exposé magistral, ce qui affecte négativement les résultats des élèves. Kabamba (2018) a mené
une étude sur les écoles primaires dans la région du Kivu et a révélé que les écoles qui
encouragent l’apprentissage par projet voient une amélioration notable des compétences des
élèves en sciences naturelles. Par ailleurs, Bakalikwira (2019) a exploré l'utilisation des
ressources pédagogiques dans les écoles rurales et a constaté que le manque de matériel
didactique limite considérablement la qualité de l'enseignement des sciences. Enfin, Mukanya
(2021) a montré que les écoles qui adoptent une pédagogie interactive, en impliquant activement
les élèves dans les expériences scientifiques, obtiennent de meilleurs résultats au TENAFEP en
sciences naturelles. Ces recherches en RDC mettent en lumière le besoin urgent de réformer les
méthodes d'enseignement des sciences dans les écoles primaires, en mettant l'accent sur la
formation continue des enseignants et l’accès aux ressources pédagogiques. Elles montrent
également que l’approche pédagogique a un impact significatif sur les performances des élèves.
Au niveau local, dans la sous-division de Nyiragongo, Masika (2020) a étudié les
pratiques pédagogiques dans les écoles privées et a conclu que l’utilisation de méthodes
interactives, comme les travaux de groupe et les expériences pratiques, améliore la
compréhension des concepts scientifiques chez les élèves. De plus, Mambo (2022) a examiné
l’utilisation des technologies éducatives dans l’enseignement des sciences naturelles et a trouvé
que les enseignants qui intègrent les outils numériques dans leur pédagogie réussissent à susciter
un plus grand intérêt pour les sciences chez les élèves. Ces travaux locaux soulignent les
spécificités contextuelles liées à l'enseignement des sciences naturelles à Nyiragongo,
notamment le besoin de moderniser les méthodes d’enseignement tout en tenant compte des
réalités économiques et infrastructurelles des écoles.
Selon Viginier et Corvol (2020), il faut rapeller, à l’intention des pouvoirs publics,
l’imporatance et la nécéssité d’un enseignement pour tous les élèves, portant sur les sciences de
la nature (expérimentales et d’observation), l’informatique et les technologies (sciences de
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l’ingénier), et ceci, dès les plus jeunes âges, cet enseignement devait constituer un support
expérimental et pratique et ne devrait donc pas être dissocié de leur enseignement.
Il y a alors lieu de se poser la question; pourquoi les sciences naturelles qui, partant de
leur nature, reponde à la psychologie des enfants représentent alors les bêtes noires pour eux. On
pourait donc probablement dire que si les enfants sont naturellement pré-disposés à suivre ces
disciplines, le problème se pose plutôt chez les enseignants ou dans leurs pratiques. Pour faire
une analyse concrète des pratiques pédagogiques des enseignants dans cette etude, nous les
mettons en relation avec les rendements des élèves particulièrement dans les sciences naturelles
régoupant la Botanique, la Zoologie, l’Anatomie, et la Physique.
Les pratiques pédagogiques efficaces étant celles qui permettent l’atteinte des objectifs
visés peuvent être appréhendés en étudiant leurs impacts sur les rendements des écoliers, lesquels
rendements sont définis par Legendre (2005) comme traduisant le degré de réaliséation des
objectifss,les résultats d’un ou deux groupes.
Le rendement scolaire fait référence à l’évaluation des connaissances acquises au niveau
scolaire, supérieur et universitaire. Il suppose également la capacité de l’élève à répondre aux
stimuli éducatifs.
Dans cette etude, nous faisons allusion aux rendements scolaires car certainement ces
pratiques influencent significativement et montre à quel point celles-ci sont utilisées à bon
escient. Concrètement, cette étude s’oscille autour des questions suivantes;
Quelles sont les pratiques pédagogiques utilisées par les enseignants des écoles primaries
privées de la sous division de Nyiragongo 1 dans l’enseignement des sciences naturelles?
Quel est l’impact de ces pratiques sur les rendements des écoliers du primaire dans la
sous’division de Nyiragongo 1?
3. Objectif du travail
Dans cette étude, nous nous fixons les objectifs suivants;
1. Identifier les pratiques pédagogiques utilisées par les enseignants de l’école primaire privée
dans la sous division de Nyiragongo 1 en sciences naturelles.
2. Dégager l’impact de ces pratiques sur le rendement des écoliers dans les écoles primaires
privés de la sous-division de Nyiragongo 1.
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4. Hypothèses
De façon provisoire, nous pouvons répondre aux questions posées de la manière suivante:
2. Ces pédagogiques identifiées chez les maîtres dans les leçons des sciences naturelles auraient
un impact positif sur les rendements des écoliers.
Le choix de ce sujet repose sur l’importance croissante des sciences naturelles dans la
formation des élèves et leur avenir académique. En effet, l’enseignement des sciences naturelles
au niveau primaire constitue une base essentielle pour les études futures dans des domaines
scientifiques et technologiques. Comprendre les pratiques pédagogiques efficaces dans ce
domaine est donc crucial pour améliorer les résultats des élèves. En outre, cette étude apporte
une contribution à la littérature sur l'éducation en RDC et fournit des recommandations aux
décideurs et éducateurs pour améliorer la qualité de l’enseignement des sciences naturelles.
l’analyse des pratiques pédagogiques et leur impact sur les performances des élèves en sciences
naturelles et elle s’inscrit dans le domaine de l’évaluation.
7. Méthodologie
Cette étude s’avère une recherche corrélative mettant en relation les pratiques
pédagogiques et les rendements des écoliers du primaire en sciences naturelles dans la sous-
division de Nyiragongo 1.
La méthodologie adoptée dans cette étude est mixte. Une enquête quantitative est réalisée
à travers des questionnaires administrés aux enseignants des écoles primaires privées de la sous-
division de Nyiragongo 1. Un test de performance est également administré aux élèves pour
mesurer leurs résultats en sciences naturelles. Enfin, des entretiens qualitatifs sont réalisés avec
les enseignants pour approfondir la compréhension de leurs pratiques pédagogiques et des défis
qu’ils rencontrent. Les données recueillies sont analysées à l’aide du logiciel SPSS pour les
aspects quantitatifs et d’une analyse de contenu pour les entretiens.
8. Subdivision du travail
Hormis l’introduction et la conclusion générale, notre travail est subdivisé en trois
chapitres:
Chapitre premier
CONSIDÉRATIONS CONCEPTUELLES ET THÉORIQUES
Ce chapitre est consacré à la définition des concepts clés relatifs à notre étude, à la
présentation des théories qui sous-tendent notre étude et la description de quelques études
antérieures ꓹ
Pratique
Elles englobent à la fois des aspects théoriques et des applications pratiques dans le
processus éducatif.
Pédagogie
Pour Foulquié (1971), la pédagogie est une action de conduire les enfants pour faire de lui un
adulte utile à la société, agent du développement.
- La théorie de l’éducation
- Les pratiques éducatives
- Les objectifs éducatifs
Selon Durkheim (1978), la pédagogie est une réflexion appliquée aussi
méthodiquement que possible aux choses de l’éducation. L’éducation est l'action exercée par les
générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour
objectif de susciter un certain nombre d'états physiques, intellectuels et mentaux que réclament
de lui et la société politique dans son ensemble et le milieu social auquel il est particulièrement
destiné. La pédagogie est à la fois une théorie et une pratique : une théorie ayant pour objet de
réfléchir sur les systèmes et sur les procédés d'éducation, en vue d'en apprécier la valeur et pour
éclairer et diriger l'action de l'éducation.
Selon Osingela (2018), il s'agit de l'ensemble des manières dont les enseignants ou
les maîtres enseignent les sciences en recourant à des matériels didactiques, aux manuels
scolaires et à des méthodes et techniques d'enseignement.
2. Matériels utilisés
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Les matériels sont des nombreux éléments pouvant être regroupés en un ensemble,
selon leurs utilisations au sein d'une fin concrète. Les éléments de l'ensemble peuvent être réels
(physiques), virtuels, ou abstraits.
Par matériel didactique on entend tout matériel réunissant des moyens et les
ressources qui facilitent l'enseignement et l'apprentissage. Ce genre de matériel est très utilisé
dans le cadre éducatif afin de faciliter l'acquisition des concepts, d'habiletés, d'attitudes dextérité.
Nous retenons que les matériels didactiques doivent comprendre les éléments qui
permettent un certain apprentissage spécifique.
D'après Osingela (2018), l'organisation du cours est l'action ayant pour objet de créer
et d'agencer les éléments d'une structure, de déterminer leur réaction en vue d'un rendement
optimal (compte tenu de la finalité de cette structure du comportement de personnes en fond
partie), et de veiller à l'adaptation, et à l'amélioration de la structure par un constat.
4. Clarté de matière
6. Attitude
Selon Mukieke (2008, p.2), l'attitude du maitre conditionne toutes les activités de la
classe. Aux yeux de l'apprenant, il présente trois images à savoir : celle d'un adulte, celle d'un
représentant de l'autorité, et celle d'un guide animateur possédant un savoir.
D'après Omokoko (2008, p. 61), l'attitude est constituée par des composantes :
affectives, cognitives, et comportementales. Parmi certaines attitudes de l'enseignant pouvant
nous intéresser, il y a le fait de parler à une voix monotone, parler distinctement, parler à haute
voix, utiliser des gestes quand il parle, se montrer enthousiaste et dynamique, se déplacer dans
toute la salle, regarder la classe quand il enseigne, maintenir l’ordre et la discipline en classe, etc.
1.1.2. Rendement
Le rendement traduit le degré de réalisation des objectifs établis, les résultats d'un ou
de deux groupes des sujets (Legendre,2005).
formatif. La plupart des indicateurs que l'on calcule pour évaluer le rendement se rapporte soit au
degré de maîtrise des objectifs d’apprentissage scolaire, soit aux conditions dans lesquelles les
écoles fonctionnent. Dans ce travail, c'est le rendement quantitatif qui a retenu notre attention.
Pour nous, le rendement scolaire c'est le résultat obtenu après une évaluation bien
objective.
De nos jours, cet assortiment de sciences est enseigné dans les salles de
l'enseignement primaire sous l'appellation « Sciences naturelles ». Les sciences de la nature sont
ainsi associées à l'environnement biophysique. La séparation fut institutionnellement établie en
France en 1958, avec l’appellation des options « science de la terre » et « sciences biologiques »
au sein de l'agrégation des sciences naturelles.
Selon Delange, cité par Ngoyi (2017), les sciences de la nature peuvent être
regroupées en trois grandes catégories comprenant elles-mêmes de nombreuses sous-branches.
Nous pouvons noter, en passant :
Étant donné que les sciences constituent un ensemble des disciplines étant
scientifiques, notons que dans le cadre de cette étude, ce sont les sciences naturelles qui nous
intéressent. Elles permettent de développer l'esprit d'observation, d'exploitation et de curiosité
scientifique en élargissant le champ d'intérêt des enfants et leur goût d'étude et de la recherche
personnelle.
Ces sciences naturelles sont, de nos jours, enseignées à l'école primaire, ceci à partir
de la première année jusqu'en sixième année primaire. Cet assortiment des sciences est enseigné
dans les classes de l'enseignement primaire sous l'appellation de sciences « naturelles ».
De façon générale, Igen cité par Kongi (2017) explicite un ensemble d'objectifs
jusque-là peu (et insuffisamment) pris en compte dans l’enseignement. Ils visent à développer
chez l'élève l'autonomie et la prise de responsabilité, la curiosité et l'aptitude à s'étonner,
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Les leçons des sciences doivent être actives. Le maître évitera le monologue, il
parlera peu et laissera les élèves s'exprimer, tout en dirigeant les discussions. De même qu'au
degré moyen, le maître ne visera que l'imitation des élèves à l'anatomie, à la botanique, à la
zoologie. Il s'agit simplement de développer chez l‘élève l'esprit d'observation, d'éveiller chez ce
dernier le besoin d'explication et l'appétit du pourquoi et de comment.
En Botanique :
La seule description des végétaux intéresse rarement l’enfant : c'est surtout vers
l'observation des fonctions qu'il faut l'orienter ;
L'enseignant donnera la préférence aux étapes de vie d'une plante : la plante nait, se
nourrit, se développe, se défend, se reproduit et meurt
Une fiche d'observation sera établie pour chaque plante et utilise utilement et complétée
en y mentionnant les quelques renseignements suivants (a) Lieu où la plante croit de
préférence ; (b) Nature et exposition du terrain ; (c) Etape du développement : floraison,
fructification. (d) Mode de reproduction ; (e) Utilité éventuelle pour l'homme.
En Zoologie :
L'enseignant s'attachera à faire comprendre certains problèmes parmi les plus simples que
pose la vie de l’animal : son genre de vie, les rapports entre la constitution de son corps et
son milieu de vie, etc.
Pour mener une étude sur un animal, il convient:( a) D'observer, autant que possible,
l'animal dans son milieu, (b) De reconstituer, au besoin dans la classe, son milieu
naturel ; (c) De bien se documenter.
Les groupements que les enfants établiront seront opérés surtout en vue de cultiver chez
eux l'esprit de généralisation ;
Pour caractériser les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les batraciens, les poissons, les
insectes, les mollusques, deux ou trois caractères principaux du groupe peuvent être
retenus,
Dans chaque catégorie, l'étude portera sur un type commun dans la région. Il s'agira
de regrouper les animaux présentant les mêmes caractères pour arriver à la détermination du
groupe.
En étudiant un animal, un accent particulier sera mis sur les aspects suivants : (a)
comment les animaux se protègent ; (b) comment ils se défendent ; (c) comment ils s'adaptent à
leur milieu ; (d) comment ils se déplacent ;(e) comment ils se nourrissent, (1) comment ils se
multiplient.
Ce dernier soutient que les animaux et les hommes acquièrent de nouvelles conduites
par le mécanisme du conditionnement, et que ces conduites continuent à se manifester aussi
longtemps que les stimuli appropriés sont présents. L'apprentissage chez les animaux et les
humains se ramènerait donc à un mécanisme de conditionnement. Il exclut la conscience dans
l'explication du comportement.
Pour lui, aucune description de l’interaction entre l’organisme et son milieu n'est
complète si elle n'inclut l'action du milieu sur l'organisme après qu'une réponse a été produite »,
a expérimenté de manière systématique sur des animaux (rats et pigeons) ses conceptions sur
l'apprentissage basée sur le conditionnement opérant. Après les conditions de milieu, on passe
directement aux effets produits. Ce qui se passe entre les deux éléments du couple n'intéresse pas
le béhavioriste. Skinner affirme : « le comportement engendré par un ensemble donné de
contingences peut être expliqué sans faire appel à des états ou des mécanismes internes purement
hypothétiques ». Les théories béhavioristes de l'apprentissage ont eu une influence considérable
sur les projets pédagogiques jusque dans les années 70 ꓹ elles ont notamment trouvé un terrain
d'application dans ce qu'on a appelé la pédagogie par objectif. La rencontre entre les théories
béhavioristes de l'apprentissage et la définition des objectifs en pédagogie a propulsé celles-là
dans le système éducatif.
théorie est basée sur la notion d'interaction. Elle met en évidence la notion de « agency » ou en
français d'agentivité est une notion fondamentale dans l'analyse des comportements humains.
Cette théorie est fondée sur l'interaction sociale en estimant que l'enfant est d'abord
un être social. Le développement de sa pensée, de son langage, de toutes ses fonctions
psychiques supérieures sont des fruits d'une interaction permanente avec le monde des adultes.
Cette réussite est conditionnée non seulement par sa maturité intellectuelle, mais
également par la qualité des interventions des adultes qui, par leur médiation, lui donnent accès à
des formes de représentations plus élaborées. Pour faire comprendre une bonne médiation,
Vygotsky avance la Zone qui est située entre le niveau actuel de l'évolution autonome pour
l'enfant, et le niveau qu'il peut potentiellement atteindre lorsqu'il est assisté par l'adulte ou
collabore avec d'autres enfants plus experts (Osingela, 2018).
En somme: chacune de ces théories offre des perspectives uniques sur l’enseignement et
l’apprentissage, et les éducateurs utilisent souvent une combinaison de ces approches pour
répondre aux besoins variés des apprenants.
cette théorie met en avant l’importance des activités expérimentales qui permettent à l'élève
d'observer et de comprendre les phénomènes naturels.
Les pratiques pédagogiques jouent un rôle clé dans l’enseignement des sciences
naturelles. Certaines approches se sont avérées plus efficaces pour améliorer l'apprentissage des
élèves dans ce domaine.
Des études ont montré que les élèves qui participent à des activités expérimentales
régulières obtiennent de meilleurs résultats en sciences (Hofstein & Lunetta, 2004).
Les performances des élèves en sciences naturelles sont influencées par plusieurs
facteurs, qui peuvent être regroupés en trois grandes catégories : les facteurs liés aux enseignants,
les facteurs liés aux élèves et les facteurs liés à l’environnement scolaire.
Facteurs liés aux élèves: Les caractéristiques individuelles des élèves, telles que leur
motivation, leur engagement et leur attitude face aux sciences, ont un impact direct sur leurs
performances (Schunk, Pintrich & Meece, 2008). Les élèves motivés par les sciences naturelles
et disposant d’un soutien parental adéquat ont tendance à mieux réussir.
Après analyse des données, l'auteur a obtenu les résultats suivants en rapport avec les
rendements et les pratiques pédagogiques observés :
Selon les caractéristiques des sujets, les résultats suivants ont été observés :
Le rendement des élèves de cinquième année selon l'âge a évolué en sens inverse. Les
élevés d’âge inférieur (10-12 ans) ont été plus performants que ceux d'âge avancé (13-17
ans) ;
Il n'y a pas de différence significative entre les filles (57,74%) et les garçons (57,24%).
L'appartenance a un sexe n'a pas discriminé les sujets dans leur prestation en sciences
naturelles ;
La différence des résultats selon l'école fréquentée a été établie statistiquement. Cette
inégalité est attribuable aux modes de gestion assignés à ces écoles ;
Au sujet de pratiques enseignantes, il a enregistré les principales conclusions suivantes :
Les ressources pédagogiques disponibles dans les écoles enquêtées sont
constituées le manuel scolaire, de matériel didactique et de documents divers
Le manuel le plus présent dans ces écoles est « Vivre les sciences »
Après avoir collecté les données auprès de 375 écoliers de 6 e année primaire au
moyen d'une épreuve portant sur les connaissances en sciences naturelles administrées dans trois
écoles, l’analyse des données a conduit aux résultats ci-dessous :
Sur l'ensemble de sujets, les points obtenus par ces derniers varient de 6 à 32/32. La
moyenne générale est de 21,12 ; avec un rendement de 66%. Il a ainsi affirmé que le
rendement est satisfaisant par conséquent. En ce qui concerne les rendements par école,
le résultat montre que la différence n'est pas significative ꓹ c'est-à-dire qu’aucune ne se
voit supérieure aux autres.
S'agissant de la tranche d'âge, il existe une différence significative entre les âges des
sujets. Son hypothèse est confirmée.
Il n’y a pas une différence significative entre les moyennes selon le sexe.
Dans le même ordre d’idées, contrairement aux études précitées, la nôtre veut
dégager l’impact (effet) des pratiques pédagogiques sur le rendement des écoliers en sciences
naturelles. Au regard de la littérature inventoriée, pareille étude n’a pas encore fait l’objet d’une
quelconque investigation, du moins à notre connaissance.
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Chapitre deuxième :
CADRE MÉTHODOLOGIQUE
Pour notre étude, nous nous sommes inscrits dans la démarche hypothético-déductive
avec laquelle nous nous sommes posés des questions, nous avons formulé les hypothèses, nous
avons utilisé les tests empiriques pour vérifier la véracité des réponses provisoires et avons
abouti aux résultats.
En effet, cette étude est une recherche descriptive et à une certaine mesure corrélative
du fait qu’elle vise non seulement à identifier les pratiques pédagogiques utilisées par les
enseignants en sciences naturelles dans la sous-division de Nyiragongo 1 mais elle se propose
aussi de relever l’impact de ces pratiques sur les rendements des écoliers dans cette même
discipline.
Dans une recherche, il est très important non seulement de délimiter le sujet de la
recherche, mais aussi la population. C'est ainsi que chaque chercheur est obligé de préciser la
population de son étude qui l’intéresse et sur quoi va porter la généralisation (si possible) des
résultats obtenus sur l'échantillon.
Selon Lamoureux (2006), la population est un ensemble ayant tous les éléments
auxquels espère généraliser les résultats d’une recherche.
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D’après Angers (2000), la population est un ensemble d’éléments qui ont une ou
plusieurs caractéristiques en commun qui les distinguent d’autres éléments sur lesquels porte
l’enquête
De ces définitions, il y a lieu de dire que la population d’étude est l’ensemble des
individus ou d’objets concernés par la recherche. La population d’étude sous examen est
constituée de tous les enseignants des écoles primaires privées de la sous division de Nyiragongo
1. Elle est constituée de 211 enseignants
2.3. Échantillon
Étant donné qu’il n’est toujours pas facile de travailler avec toute la population,
surtout lorsque celle-ci a un très grand nombre des sujets, il est important de prélever un
échantillon plus ou moins représentatif de cette population.
Alors que les techniques dites non probabilistes, qui contrairement aux premières
ne se fondent pas sur les théories de probabilités. Le choix d’unités composant l’échantillon n’est
donc pas dû au hasard. On peut citer la technique de quotas, boule de neige, occasionnelle,
raisonné, etc.
Pour la présente étude, nous avons eu recours à l’échantillonnage occasionnel, car
nous dépendions des horaires utilisés par les écoles où nous devrions observer les enseignants
pendant qu’ils dispensaient les leçons de sciences naturelles. Ainsi, nous avons observé 30
enseignants qui constituent l’échantillon de cette étude. La description de cet échantillon figure
dans le tableau ci-dessous.
Ce tableau nous renseigne que notre échantillon de 30 sujets est constitué de 4 sujets
soit 13,3 % observés au C.S. SAWASAWA, 4 soit 13,3% au C.S. TUNDA, 5 soit 16,6% au C.S.
USHINDI, 4 au C.S. LA BIENVEILLANCE et 5 sujets au CS BASSIN DU CONGO, 4 sujets
auCS KAMI/KIHERU, 4 sujets au CS LE SABBAT
Ci-dessous, nous décrivons notre échantillon selon les caractéristiques liées au sexe
et à l’ancienneté des enseignants observés.
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Ce tableau nous renseigne que notre échantillon de 30 sujets comprend 13soit 43,3%
dont l’ancienneté va de 0 à 5 ans, 12 soit 43,3 % ont entre 6 à 10 ans d’ancienneté, soit 40%,
cinq soit 16,7% dont l’ancieneté varie entre 11 à 15 ans.
en œuvre consciemment pour atteindre un but. Cela veut que la méthode exclue l’improvisation
et le hasard.
Dans la présente étude, nous avons utilisé l’observation comme méthode afin
d’appréhender les différentes pratiques auxquelles les enseignants des écoles primaires privées
de la sous divission de Nyiragongo 1 font recours pour dispenser les leçons de sciences
naturelles.
La technique est définie comme un savoir-faire fondé sur une série des règles
précises et des procédés éprouvés par des pratiques. Nous référant à Pelpel (2005), on peut dire
que la technique est un moyen choisi parmi tant d’autres en fonction des certains critères et
quelle est cohérente, tant avec la méthode dans laquelle on se situe qu’avec les objectifs
poursuivis. Elle tient compte de contraintes matérielles, des compétences, de temps, etc. La
méthode apparait plus globale est moins précise que la technique qui, est déjà un savoir-faire mis
en application.
La technique est définie par Grawitz (2001) comme un moyen d’atteindre un but,
mais qui se situe au niveau des pratiques.
Comme technique dans le présent travail, nous avons fait recours à l’observation
participante à travers la grille d’observation élaborée par Diguet (2014) qui nous a permis de
recueillir les informations observées de façon structurée. Pour chaque enseignant, nous avons
observé une leçon, ce qui donne un total de 30 leçons observées. Ensuite, nous avons utilisé la
technique documentaire qui nous a permis de recueillir les rendements des écoliers en sciences
naturelles dans les cahiers de cotes des enseignants observés.
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Après avoir récolté les données de notre étude, nous avons procédé à leur
dépouillement.
D’après Javeau (1971), le dépouillement est une opération qui consiste à inventorier
les résultats dans un document de protocole en relevant les résultats par individu.
A cet effet, les données collectées sont dépouillées sur Excel afin de faciliter les
analyses sur SPSS.
Pour traiter les données recueillies, nous avons recouru au logiciel informatique
SPSS version 25. Celui-ci nous a permis de dégager les fréquences, les pourcentages, les indices
statistiques et d’appliquer certains tests notamment t de Student, l’analyse de variance et la
régression statistique.
A l’issue de cette démarche, nous avons obtenu les résultats tels que décrits dans le
chapitre trois qui suit.
Accès aux écoles : certaines écoles ont initialement réfusé de participer à l’étude, par
manque de disponiilité ou intérêt pour le sujet. Cette difficulté a été contournée en
expliquant aux Directeurs d’école l’importance de l’étude pour l’amélioration de
l’enseignement des sciences naturelles dans leur région et en insistant sur l’anonymat des
réponses.
Disponibilités des directeurs : le manque des disponibilités des directeurs pour participer
aux entretiens constitue un autre obstacle. Nous avons proposé d’organiser les entretients
à des heures qui conviennent mieux à leurs horaires. Comme après les heures de classe ou
pendant les pauses scolaires.
Biais des réponses ; certains enseignants ont exprimé des réponses biaisées par crainte
d’une évaluation négative de leurs pratiques. Pour attenuer cet effet, l’anonymat des
participation a été garenti.
Chapitre troisième:
PRÉSENTATION, ANALYSE DES DONNEESET INTERPRÉTATION DES
RÉSULTATS
Ce chapitre se propose de présenter, d’analyser et de discuter les résultats obtenus
en rapport avec l’impact des pratiques pédagogique sur le rendement des écoliers en sciences
naturelles dans les écoles primaires du Territoire de Nyiragongo. Il comprend deux sous-
sections, la première concerne la présentation des résultats et la seconde est consacrées à la
discussion de ces derniers.
3.1.1.1. Interaction
Pendant une leçon, l’interaction entre l’enseignant et les élèves est cruciale, c’est un
élément important dans la pédagogie actuelle faisant ainsi un contrepoids à l’exposé magistral et
à d’autres techniques de la pédagogie traditionnelle.
Pour évaluer l’interaction dans les leçons, nous avons observé 11 comportements,
parmi lesquels pour 6, il fallait observer l’existence du lien interactif entre enseignants-
apprenants ; et pour 5 autres l’invitation à la participation qui était appréciée en fonction de trois
degrés, notamment rarement, fréquemment et très fréquemment.
34
Tableau 3.1 Comportements interactifs créant un lien avec l’enseignant (section 1).
Du tableau ci-haut, il se dégage qu’à travers différentes leçons observées, les enseignants
questionnent individuellement les élèves pour vérifier s’ils suivent, cependant 2 enseignants soit
6,7% le font rarement, 13 soit 43,3% le font fréquemment et 15 autres soit 50% le font très
fréquemment. La plupart des enseignants observés, questionne individuellement les élèves pour
les inciter à s’exprimer, 9 ou soit 30% le font très fréquemment, 17 soit 58,7 le font fréquemment
et 4 ou soit 13,3% le font rarement. Aussi presque tous les enseignants questionnent
collectivement toute la classe, sauf 7 soit 23% qui le font rarement parmi ceux qui les font, 14 ou
soit 46,7% le font fréquemment et 9 ou soit 30% le font très fréquemment. La majorité des
enseignants questionne collectivement les élèves pour les inciter à s’exprimer, du moins 7 ou soit
23,3% le font rarement tandis que 15 ou soit 50% le font fréquemment et 9 ou soit 26,7% le font
très fréquemment. Aussi, la majorité des enseignants questionne, laisse le temps de réflexion aux
élèves après avoir posé une question, parmi ceux là qui le font, 3 ou soit 10% le font rarement,
12 ou soit 40% le font fréquemment et 15 ou soit 50% le font très fréquemment. Ainsi, tous les
enseignants démandent aux élèves si tout est bien compris, parmi eux; 6 ou soit 20% le font
rarement, 12 ou soit 40% le font fréquemment ou soit très fréquemment.
35
Il se ressort dans ce tableau que dans toutes les leçons, les enseignants interagissent avec
les écoliers les invitant à la participation, cependant 13 enseignants soit 43,3% le font rarement,
17 soit 56,7% le font très fréquemment. La quasi-totalité des enseignants observés, questionne
individuellement les élèves mais alors, 2 ou soit 6,7% le font rarement, ainsi 13 ou soit 43,3% le
font fréquemment et 15 ou soit 50% le font très fréquemment. Aussi presque tous les enseignants
questionnent individuellement les élèves pour vérifier la compréhension, à l’exception d’un seul,
parmi ceux qui le font, 15 ou soit 50% le font fréquemment et 14 ou soit 46,7 le font très
fréquemment. La majorité des enseignants questionne collectivement les élèves pour vérifier la
compréhension, du moins 8 ou soit 26,7% le font rarement tandis que 17 ou soit 56,7% le font
fréquemment et 5 ou soit 16,7% le font très fréquemment. Aussi, la majorité des enseignants
questionne les élèves pour vérifier s’ils suivent, parmi ceux là qui les font, 6 ou soit 20% le font
rarement, 20 ou soit 66,7% le font fréquemment et 4 ou soit 13,3 le font très fréquemment.
3.1.1.2. Matériel
Les sciences naturelles sont des disciplines qui demandent l’intuition pour être bien
comprises, les élèves doivent voir, toucher, sentir goûter, … pour consolider les connaissances et
comprendre la nature qui les environne. Ainsi, pour voir si les enseignants des écoles primaires
du territoire de Nyiragongo utilisent les matériels didactiques pendant leurs enseignements, nous
avons observé cinq comportements relatifs à l’utilisation du matériel didactique. Les résultats
trouvés sont consignés dans le tableau ci-dessous.
36
Ce tableau nous renseigne que la majorité d’enseignants 25 soit 83,3 % ne notent pas
le plan du cours au tableau, 5 soit 16,7 % le font fréquemment ; quant au fait d’écrire les mots
difficiles au tableau, 6 soit 20 % le font rarement tandis 12 soit 40% les pratiquent fréquemment
ou soit très fréquemment ; concernant, la présentation des schémas clairs au tableau, 14 soit 46,7
% utilisent rarement cette pratique ; plutôt, 9 soit 30% le font fréquemment et 7 soit 23,3% le
font très fréquemment. Pour l’usage du matériel concret, 13 soit 43,3 % utilisent rarement du
matériel concrêt, 6 soit 20% en usent fréquemment et 11 soit 36,7 utilisent très fréquemment du
matériel concrêt. Quant à l’usage du matériel semi-concret, il s’observe que 14 soit 46,7
n’utilisent même pas ce matériel, 3 soit 10% fréquemment et 14 soit 43,3 très fréquemment.
3.1.1.3. Organisation
Les résultats contenus dans ce tableau renseignent que 3 enseignants soit 10% ne
présentent pas l’objet au début, 15 soit 50 % présente l’objet fréquemment et 12 soit 40 % il
présente fréquemment l’objet aux élèves. Parlant de ceux qui font la récapitulatif de la leçon
passée 2 d’entre eux soit 6,7% le font rarement, 18 soit 60% le font fréquemment et 10 soit
33,3% le font très fréquemment. Ainsi, la plupart des enseignants observés démande aux élèves
ce qu’ils ont rétenu de la leçon passée 16 soit 53,3% le font fréquemment, 10 ou soit 33,3% le
font très fréquemment et 4 soit 13,3% le font rarement. Les résultats prouvent que le maximum
des enseignants ne respecte pas le temps qui leur sont imparti, il se voit que 19 soit 63,3%
veillent sur le temps rarement et 11 autres soit 36,7% veillent très fréquemment sur le temps, et 2
soit 6,7% donne rarement le résumé de la matière enseignée, 15 soit 50% le font fréquemment et
13 soit 43,3% très fréquemment. Parmi tous les enseignants observés 2 soit 6,7% organise
rarement la leçon de façon claire, 22 soit 73,3% fréquemment 6 soit 20% très fréquemment.
3.1.1.4. Clarté
Pour que les connaissances transmises par l’enseignant soient retenues de façon
durable par les enfants, celles-ci doivent être claires. Ce sous-thème a été exploité à travers sept
comportements didactiques qui sont repris dans le tableau 3.5. ci-dessous.
38
Les informations contenues dans ce tableau nous renseignent que dans la totalité de 30
enseignants, 11 soit 36,7% ne répètent plusieurs fois la matière, 13 soit 43,3% répètent
fréquemment la matière et 6 soit 20% répètent très fréquemment la matière. Entre eux ceux qui
reformulent plusieurs fois la matière 12 soit 40% le font rarement, 10 soit 33,3% ; le font
fréquemment 8 soit 26,7% le font très fréquemment. Nombreux mettent l’accent sur la matière
essentielle 14 soit 46,7% le font fréquemment et 16 soit 53,3% très fréquemment. Expliquent les
mots difficiles 1 soit 3,3% rarement, 20 soit 66,7% fréquemment, 9 soit 30% très fréquemment.
Réponds aux questions en cas de difficultés 16 soit 53,3% fréquemment, 14 soit 46,7% très
fréquemment. L’utilisation d’un langage clair 11 soit 36,7% fréquemment 19 soit 63,3% très
fréquemment. Donnent des connaissances claires 1 soit 3,3% rarement, 22 soit 73,3%
fréquemment et 7 soit 23,3% très fréquemment.
3.1.1.5. Transmission
La transmission est capitale dans l’enseignement des sciences naturelles. Elle permet
à l’enseignant de communiquer les connaissances et les compétences qu’il possède aux
apprenants. C’est pourquoi notre grille d’observation comprend 9 comportements didactiques
relatifs à la transmission des connaissances par les enseignants, lesquels sont repris dans le
tableau suivant;
39
Du tableau ci-haut, il se dégage qu’à travers différentes leçons observées, les enseignants
lisent leurs syllabus, cependant 26 enseignants soit 86,7% le font rarement, 1 soit 33,3% le fait
fréquemment et 3 autres soit 10% le fait très fréquemment. La plupart des enseignants observés,
ne dicte pas le cours, 18 ou soit 60% le font rarement, 11 soit 36,7 % le font fréquemment et 1
soit 3,3% le font très fréquemment. Aussi beaucoup d’enseignants font des pauses pour
permettre aux élèves de prendre note, sauf 6 soit 20% qui le font rarement, 20 soit 66,7% le font
fréquemment et 4 ou soit 13,3% le fait très fréquemment. La majorité des enseignants ne raconte
pas des anecdotes exceptés 27 soi 90 % qui les racontent rarement et 3 soit 10% qui le racontent
fréquemment du moins 7 ou soit 23,3% le font rarement tandis que 15 ou soit 50% le font
fréquemment. Utilise l’humour 3 soit 10% rarement, 17 soit 56,7% fréquemment et 10 soit
33,3% très fréquemment. Utilise des exemples 6 soit 20% rarement, 15 soit 50% fréquemment, 9
soit 30% très fréquemment. Recommandent des lectures aux élèves, 6 soit 20% rarement, 13 soit
43,3% fréquemment, 11 soit 36,7% très fréquemment. Aussi, le rythme des enseignements est
lent, 4 soit 13,3% rarement, 23 soit 76,7% fréquemment et 3 soit 10% très fréquemment. Parmi
ceux qui gardent l’attention des élèves 4 soit 13,3% le font rarement, 13 soit 43,3% le font
fréquemment ou soit très fréquemment.
Ce tableau nous renseigne que la majorité d’enseignants 17 soit 56,7% ils utilisent une
voix monotone d’une façon fréquente 17 soit 56,7%, 13 soit 43,3% très fréquente. Cinq soit 16,7%
parlent fréquemment avec une voix haute, 25 soit 83,3% parlent très fréquemment avec une voix
haute. Quatorze soit 46,7% utilisent fréquemment des gestes quand ils parlent, 16 soit 53,3%
utilisent très frèquemment des gestes quand ils parlent. Il se montre enthousiastes 1 soit 3,3%, 23
soit 76,7%fréquemment, 6 soit 20% très fréquemment. Il se déplace dans toute la salle, 16 soit
53,3% fréquemment, 14 soit 46,7% très fréquemment. Il regarde la classe quand il parle, 13 soit
43,3% fréquemment, 17 soit 56,7 très fréquemment. Tous les enseignants maintiennent l’ordre et
la discipline en clase excepté 1 qui 3,3% rarement, 14 soit 46,7% fréquemment, 15 soit 50% très
fréquemment.
Pour obtenir le rendement des écoliers en sciences, nous avons consulté les cahiers
de cotes des enseignants observés. Après analyse manuelle et par le logiciel SPSS, nous avons
trouvé les résultats tels que repris dans le tableau ci-dessous.
41
Partant de la lecture de ce tableau, il s’avère que la cote la plus basse est de 11 sur 40
et la plus élevée de 33 sur 40 points; la moyenne étant de 23,13 sur 40 points, le rendement
global des écoliers dans les classes observées est de 57,8 %.
Objectif : vérifier si la différence de rendement moyen en sciences naturelles entre les écoliers
encadrés par des enseignants masculins vs. Féminins est statistiquement significative.
Hypothèses :
• H₀ : μmasculin = μféminin (pas de différence)
Interprétation
Enjeux et perspectives :
Cette divergence, au clair-obscur poétique, trace néanmoins une voie : le signal d’effet moyen
(d ≈ 0,67, magnitude intermédiaire) suggère qu’un échantillon plus large ou un protocole plus fin
pourrait révéler un contraste net et significatif. L’avenir de cette recherche appelle à creuser plus
avant, à élargir la collecte et à affiner la segmentation (expérience, ancienneté, formation
continue…) pour dissiper les doutes et éclairer les véritables leviers du rendement scolaire.
Le test de différence est réalisé par l’analyse de variance à un facteur. Après calcul,
nous avons obtenu un F= 2,958 et une probabilité associée (p=0,96), qui est supérieure au seuil
de 0,05. Ainsi, il n’y a pas une différence significative entre les moyennes selon les sexes.
Les rendements des écoliers en sciences naturelles étant différents d’une école à
l’autre, nous avons aussi comparé les écoles où nous avons observé les enseignants et
receuillis les rendements. Les résultats obtenus sont présentés dans le tableau suivant.
Le test de différence est réalisé par l’analyse de variance à un facteur. Après calcul,
nous avons obtenu un F= 1,449 et une probabilité associée (p=0,239), qui est supérieure au seuil
de 0,05. Ainsi, il n’y a pas une différence significative entre les moyennes des écoles.
Il ressort de ce tableau que les rendements de toutes les tranches d’ancienneté sont
supérieurs à 50 %, cependant le rendement le plus élevé est obtenu par les enseignants ayant
entre 6 à 10 ans d’ancienneté suivi de de ceux ayant entre 0 à 5 ans d’ancienneté. Le rendement
le moins élevé est obtenu par ceux qui ont entre 11 à 15 ans d’ancienneté. La cote la plus élevée
est réalisée par un apprenanant dont l’enseignant a une anciénété entre 0 à 5 ans et la moins
élevée est obtenue par un apprenanant dont l’enseignant a une anciénété entre 6 à 10 ans.
Pour tester la différence entre les tranches d’ancienneté, nous avons utilisé l’analyse
de variance à un facteur dont nous présentons les résultats dans le tableau ci-dessous.
Total 929,467 29 - - -
Ce tableau nous montre qu’il n’y a pas une différence significative entre les
différentes tranches d’ancienneté puis-que la valeur théorique F 0,656 donnant une probabilité
associée de 0,527 qui est supérieure au seuil de 0,05.
3.1.3. Impact des pratiques pédagogique sur les rendements des écoliers
Plusieurs recherches portant sur la relation qui existe entre les pratiques
pédagogiques et performances scolaires des élèves renseignent que ces pratiques exercent un
impact sur celles-ci (performances scolaires). Ainsi, pour relever l’impact des pratiques
pédagogiques identifiées sur le rendement des écoliers en sciences naturelles, nous avons
appliqué la régression dont les résultats se trouvent dans le tableau suivant.
45
Tableau 3.14. Analyse de régression entre pratiques pédagogiques et rendement des écoliers en
sciences naturelles
Coefficients
Pratiques Coefficients non Coefficients standardisés t Sig.
pédagogiques standardisés
A Erreur standard Bêta
(Constante) - ,41
16,598 19,839 ,837
1
Interaction ,80
1,468 5,817 ,075 ,252
3
Matériel ,40
3,722 4,410 ,222 ,844
7
Organisation -
,28
-5,149 4,676 -,253 1,10
2
1
Clarté ,57
-2,528 4,382 -,135 -,577
0
Transmission 1,08 ,28
7,245 6,680 ,278
5 9
Attitude ,75
-2,267 7,317 -,101 -,310
9
Les résultats contenus dans ce tableau montrent que les probabilités associées aux
différentes pratiques pédagogiques sont toutes supérieures au seuil de 0,05.
Considérnant le recapitulatif du modèle, le tableau repris si-dessous présente la
situation de la manière suivante :
Tableau 3.15. Récapitulatif du modèle
Récapitulatif des modèles
Modèle R R-deux R-deux Erreur standard de
ajusté l'estimation
De la lecture de ce tableau, il ressort que les pratiques pédagogiques utilisées par les
enseignants contribuent à la hauteur de 40 % au rendement des éoliers en sciences naturelles.
Plusieurs autres facteurs non pris en compte dans cette étude, contribuent de façon subtentielle
au rendement des écoliers en sciences naturelles.
46
Dans cette partie, nous essayons de rendre plus compréhensibles et plus expressifs
les résultats auxquels nous avons aboutis. De cette façon, il s’agit de confronter les résultats
obtenus dans cette étude et ceux auxquels ont abouti nos prédécesseurs. Cette discussion suit
l’ordre de nos objectifs présentés à l’introduction de ce rapport.
Notre premier objectif consistait à identifier les pratiques pédagogiques utilisées par
les enseignants de l’école primaire en sciences naturelles. Nos résultats révèlent que six pratiques
pédagogiques ont été identifiées notamment l’interaction, le matériel, l’organisation, la clarté, la
transmission et l’attitude. Ces résultats rejoignent ceux des auteurs (Duguet, 2014 ; Kongi,
2017).
Nous avons aussi trouvé que le rendement global des écoliers en sciences naturelles
est de 57,8 %. Ce rendement est satisfaisant car supérieur au seuil de réussite fixé à 50 % en
RDC. Selon le sexe des enseignants, le rendement des enseignants du sexe masculin est de 60,87
% et celui des enseignants du sexe féminin de 51,75 %, mais l’analyse de la variance nous a
renseigné qu’il n’y a pas une différence significative entre les deux sexes. Par rapport à
l’ancienneté, il s’est avéré qu’il n’y a pas aussi une différence significative entre les enseignants
quelle que soit leur ancienneté dans le secteur.
Ces résultats sont similaires à ceux de Kongi (2017) qui avait aussi trouvé que le
rendement global des écoliers de 5 ème primaire des écoles conventionnées catholiques (57,53 %)
était supérieur au seuil de réussite de la RDC. Il a aussi trouvé qu’il n’y a pas de différence
significative entre les modalités de différentes variables prises en compte dans son étude
notamment le sexe, l’âge et l’école des sujets comparés.
Par rapport au deuxième objectif consistant à dégager l’impact de ces pratiques sur le
rendement des écoliers du primaire dans la sous division de Nyiragongo 1, nos résultats ont
montré que les pratiques pédagogiques utilisées par les enseignants contribuent à 40 % dans le
rendement des écoliers en sciences naturelles.
Ces résultats sont d’abord conformes à la théorie sociocognitive qui estime que les
méthodes, techniques et pratiques utilisées sont susceptibles d’améliorer ou d’inhiber les
processus d’apprentissage des connaissances. Ainsi, l’impact des pratiques pédagogiques sur le
rendement est significatif. Il peut par conséquent les améliorer ou les inhiber. Aussi, ces résultats
47
vont dans le même sens que l’idée de base du projet d’intégration pédagogique de Maurel et al.
(2006) selon laquelle, il existe un certain nombre des pratiques pédagogiques qui permettent
l’amélioration de l’encadrement des étudiants en science de l’information, l’amélioration des
performances de ces derniers. Ce qui revient à dire que les pratiques pédagogiques ont une
incidence sur les performances. De même, pour les sciences naturelles, certaines pratiques
pédagogiques telles celles identifiées dans le présent travail permettent d’améliorer les
rendements des écoliers. La contribution à la hauteur de 40 % est très importante parce que le
rendement est expliqué par plusieurs autres facteurs que les pratiques pédagogiques.
La présente étude comme toute autre, a des faiblesses ou des limites. En cela, nous
pouvons citer principalement le fait que nous avons utilisé une technique d’échantillonnage
probabilisté en l’occurrence la technique occasionnelle, qui ne nous permet pas de généraliser les
résultats auxquels nous avons aboutis à la population c’est-à-dire à tous les enseignants des
écoles primaires de la sous division de Nyiragongo 1. Aussi, les contraintes liées au temps et au
moyen nous ont amené à n’observer que 30 leçons. Il est donc nécessaire que l’étude soit menée
sur un échantillon plus grand, prenant en compte d’autres facteurs que les pratiques
pédagogiques. A titre illustratif, les facteurs non cognitifs n’ont pas été pris en considération
dans cette étude.
Conclusion
Nous voici au terme de cette étude qui a porté sur l’impact des pratiques
pédagogiques utilisées par les enseignants des écoles primaires privées de la sous-dision de
nyiragongo 1 sur les rendements des écoliers en sciences naturelles. Tout au long cette étude,
nous nous sommes proposés de répondre aux questions suivantes :
Quelles sont les pratiques pédagogiques utilisées par les enseignants des écoles primaires en
sciences naturelles ?
Quel est l’impact de ces pratiques sur le rendement des écoliers du primaire dans la sous
division de Nyiragongo 1 ?
Identifier les pratiques pédagogiques utilisées par les enseignants de l’école primaire en
sciences naturelles ;
Dégager l’impact de ces pratiques sur le rendement des écoliers du primaire dans la sous
division de nyiragongo 1.
De façon provisoire, nous avons répondu aux questions posées de la manière suivante :
Pour collecter les données sur les pratiques pédagogiques des enseignants, nous
avons recouru à l'observation de 30 leçons des sciences naturelles à l’aide d’une grille
d’observation. Pour obtenir le rendement des écoliers en sciences naturelles, nous avons consulté
les cahiers des cotes des enseignants.
Nous avons choisi la technique de codification pour dépouiller les données sur Excel
afin de faciliter l’ analyse sur SPSS.
Pour traiter les données recueillies, nous avons recouru au logiciel informatique
SPSS version 25. Celui-ci nous a permis de trouver les fréquences, les pourcentages, les indices
statistiques et d’appliquer certains tests notamment l’analyse de variance et la régression
statistique.
Par rapport au premier objectif qui consistait à identifier les pratiques pédagogiques utilisées par
les enseignants en sciences naturelles, nous avons identifié les pratiques pédagogiques
suivantes : l’interaction, le matériel, l’organisation, la clarté, la transmission et l’attitude.
Aux autorités de l’enseignement de munir les écoles avec des musées ou laboratoires
pour satisfaire la curiosité des élèves et permettre aux enseignants de rendre leurs
leçons plus intuitives et plus concrètes.
Aux enseignants de s’informer concernant les pratiques pédagogiques les plus
efficaces pour améliorer de mieux en mieux le rendement des écoliers. Aussi, de
recourir le plus souvent possible au matériel pendant les leçons des sciences
naturelles pour éviter de rendre leurs enseignements livresques.
Aux futurs chercheurs d’approfondir les aspects non épinglés dans cette étude, tels
que l’importance accordée par les enseignants aux sciences naturelles à l’école
primaire, ou d’autres variables non prises en compte. Ou utiliser une autre démarche
méthodologique pour découvrir des résultats supplémentaires.
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ANNEXES