Maintenance
Maintenance
L'arrêt machine est réalisé lorsque celui-çi ne porte pas préjudice sur la production.
Les interventions relèvent de deux caractères différents: - le remplacement
systématique d'éléments ou de pièces. - le remplacement en fonction de l'usure des
éléments.
1 - Préparation du poste.
Si les essais sont concluants, le système peut être remis en production. Le travail du
service maintenance ne s'arrête pas pour autant. En effet, celui-çi doit établir le
compte rendu de l'intervention, consigner l'intervention, compléter le fichier
historique et les dossiers.
Le service maintenance doit réagir avec rapiditée et organisation face à cet imprévu
(cela aura obligatoirement des conséquences sur l'organisation des travaux en cours ).
Le diagnostic doit être réalisé dans les meilleurs délais afin d'envisager la réparation
et les conditions qui permettront de remettre, le plus rapidement,le système en
focntionnement.
Si le magasin ne possède pas les pièces en stock. Une commande doit être réalisée
rapidement. Afin de ne pas pénaliser la production, il faut essayer de remettre le
système en état provisoire de fonctionnement.
Le dépannage est une opération de maintenance dont le but est de permettre une
remise en route provisoire d'un système avant de pouvoir envisager une intervention
définitive. La réparation définitive devant avoir lieu le plus rapidement possible.
Si les essais sont concluants, le système peut être remis en production. Le travail du
service maintenance ne s'arrête pas pour autant. En effet, celui-çi doit établir le
compte rendu de l'intervention, consigner l'intervention, compléter le fichier
historique et les dossiers.
- en consignant le système.
Batterie
Toujours maintenir les cosses et bornes parfaitement propres afin d'éviter les
problèmes de faux contacts (source de mauvais démarrage, en autre).
Gratter le gros de la pellicule de sulfate en utilisant une brosse métallique. Laver les
bornes à l'eau chaude en utilisant une solution de bicarbonate de soude pour dissoudre
le sulfate. Après rinçage et séchage, rebrancher les fils (positif en premier) en
serrant correctement les vis. Enfin, enduire les bornes d'une fine couche de graisse au
silicone.
Si les bornes sont graissées avant de rebrancher les fils, il faut employer un graisse
graphité afin d'assurer un bon contact électrique.
Chaîne
Les chaînes sont des éléments très sollicités qui nécessitent un entretien suivi
(lubrification, tension, alignement) et réclament quelques précautions de montage.
Chaînes à attache rapide
Principe très usité qui autorise les montages et démontages faciles et repérables.
Circlips
Le rôle d'un circlips est de caler latéralement une pièce, pignon ou autre.
Leur élasticité leur permet de se maintenir dans une gorge, tout en résistant à
l'effort latéral auquel ils sont soumis.
Un circlips est dit "d'extérieur" lorsqu'il est logé dans une gorge
périphérique à un arbre, un roulement....
Pour un circlips d'extérieur, utiliser une pince ouvrante.
Un circlips est dit "d'intérieur", lorsqu'il prend place dans une rainure
intérieure.
Pour un circlips d'intérieur, utiliser une pince fermante.
Clé dynamométrique
Elle est indispensable pour le serrage de pièces présentant des risques de déformation
et pour s'assurer du parfait serrage des pièces en mouvement.
Les modèles les plus simples comportent un index se déplaçant devant un secteur
gradué. Les modèles les plus élaborés possèdent un vernier de réglage qui déclenche un
signal lorsque le couple désiré est atteint et se réarment automatiquement.
Afin de conserver toute sa précision, une clé dynamométrique doit être étalonnée
régulièrement, soit grâce à un appareil spécial, soit dans un laboratoire spécialisé
(consulter un spécialiste en outillage, le cas échéant).
Embrayage
Engrenages
Le centrage ou le positionnement des roues
d'engrenages dépend de l'usinage des portées ou paliers
permettant de positionner les arbres et les roues
dentées.
Faux rond
Un arbre ou toute pièce cylindrique dont l'axe n'est pas parfaitement rectiligne
tournera avec un faux rond, c'est à dire une certaine excentricité. Pour contrôler le
faux rond, la pièce doit être posée sur deux vés reposant sur un marbre ou entre les
pointes d'un tour.
Avec un comparateur, on peut évaluer le faux rond en faisant tourner la pièce.
Pour des pièces cylindriques (axes, tubes...), le faux rond peut être détecté à l'aide
d'une réglette parfaitement rectiligne posé sur la pièce. Un défaut de rectitude se
traduira par un jour entre la pièce et la réglette.
Filet rapporté
Dans certains cas, ces goupilles peuvent être avantageusement remplacées par des
goupilles élastiques de type Bêta, réutilisables.
Joint à lèvres
Ces joints, appelés communément joints "Spy" sont des bagues
d'étanchéité montées autour des arbres. A part le cas des joints
nervurés extérieurement ou enfermés, les joints accessibles de
l'extérieur peuvent souvent être remplacés sans ouverture du
mécanisme.
Pour extraire le joint, si l'on ne dispose pas d'un extracteur à inertie
percer un petit trou dans sa cage (attention de ne pas détériorer les
roulements ou les pièces voisines), puis à l'aide d'un crochet ou d'une
vis, tirer le joint.
La méthode du tournevis est à la rigueur valable pour un joint monté
directement sur un arbre, mais se rappeler que la moindre rayure sur
traduira par une fuite.
Le contrôle de jeu peut s'effectuer de manière visuelle (trace d'usure prononcée), par
contrôle (micromètre) ou par la méthode de "Plastigage" (marque déposée).
Pâte à joint
Les pâtes à joints sont utiliser uniquement aux endroits où le constructeur le prescrit
ou, le cas échéant, pour remplacer provisoirement un joint.
Choisir correctement le type de pâte en fonction des conditions d'utilisation (pression,
température, produit corrosif, .....).
Pompe à huile
Pression d'huile
Si la pression est inférieure, le circuit est probablement sujet à des fuites internes ou
externes (joint, pompe usée,...).
Produit frein
On peut enduire les filetages d'un produit frein afin d'éviter tout risque de
desserrage et de fuite. Selon le degré de "freinage" désiré, utiliser le produit adapté:
-freinage normal: (Loctite Frenetanch, flacon bleu, par exemple). Le démontage est
relativement aisé par la suite.
-freinage fort: (Loctite Frenbloc, flacon rouge, par exemple). Le démontage est
difficile et nécessite parfois le chauffage de la pièce, d'où risque de détérioration de
celle-çi.
-blocage définitif: (Loctite Scelbloc, flacon vert, par exemple). Autorise le blocage
définitif ou le scellement (fixation de roulements, emmanchements, fixation de bagues
ou de pignons,....).
Ces produits obligent à chauffer la pièce ou à utiliser une presse pour le
désassemblage.
Produit d'étanchéité
En plus des pâtes à joints, on peut avoir recours à tout une famille de produits
d'étanchéité pour diverses applications (étanchéité de circuits électriques, de
raccords hydrauliques et pneumatiques, joints de portes,...).
Serrage
Couple de serrage
Le couple de serrage est l'effort appliqué au serrage d'une vis ou d'un écrou multiplié
par le bras de levier offert par la clé. Ainsi un effort de 10 Kg appliqué au bout d'une
clé longue de 0,20 m donne un couple de 2 mKg (1 mKg = 10 Newton-mètre = 1 m.daN).
Lorsqu'un serrage doit s'effectuer en plusieurs passes, cela signifie qu'avant
d'arriver au serrage final, les écrous ou les vis doivent être serrés à des valeurs
intermédiaires (par exemple: 1,8 m.daN, puis 2,8 m.daN, puis 4 m.daN).
Serrage angulaire
Pour des assemblages particulièrement exigeants pour lesquels le couple de serrage
doit être précis, de plus en plus de constructeurs recommandent le serrage angulaire.
Cette méthode consiste, à partir d'un préserrage à un couple prescrit effectué à la
clé dynamométrique, à effectuer un serrage complémentaire en tournant la clé d'un
angle précis.
Pour effectuer un serrage angulaire avec précision, utiliser un appareil avec un disque
gradué permettant de mesurer l'angle prescrit.
Le fond des taraudages borgne doit être exempt d'impuretés (huile, graisse,....) sous
risque de détérioration des pièces sous fortes contraintes (cas des culasses,
notamment).
Visserie
Déblocage des vis.
Utiliser impérativement, l'outil adéquat et l'empreinte adaptée (clef, tournevis plat,
cruciforme "Philips" ou "Posidriv, embout "Torx" ou "BTR",....).
D'une manière générale et plus particulièrement en cas de difficulté, décoller la vis en
tapant sur sa tête avec un jet. Si la vis refuse de se débloquer, utiliser un tournevis à
choc.
Lors du montage d'un écrou conventionnel sur un arbre cannelé, le freiner avec un coup
de pointeau en correspondance du creux d'une cannelure.
Lors de l'utilisation d'une rondelle frein à rabat, ne pas oublier
de rabattre la languette sur le coté plat de l'écrou et non pas
sur une arête vive.
Un écrou à créneau s'utilise avec une goupille fendue ou une goupille de type Bêta.
LES ROULEMENTS
Un roulement usé prend du jeu, ses billes ne sont plus parfaitement sphériques et les chemins de
roulements sont marqués. Son fonctionnement devient bruyant et imparfait. En le faisant
rapidement tourner à la main, après l'avoir nettoyé et légèrement huilé, il émet un bruit de
crécelle qui trahit son usure. On peut vérifier à l'aide d'une réglette et d'un pied à coulisse que
les jeux du roulement soient dans les limites définies par le constructeur.
Montage - Démontage
Remplacement
Préférer procéder à l'extraction d'un roulement à l'aide d'un
extracteur adapté. Si, pour chasser un roulement, on peut
utiliser une entretoise ou douille portant sur ses deux bagues et
que l'on est obligé de frapper ou de tirer sur sa bague libre, son
remplacement s'impose.
Au montage, la convention veut que les indications portées sur
le roulement (références, marque,...) soient visibles par le
monteur, une fois celui-çi en place.
Par ailleurs, certains montages utilisent des roulements dont la
bague centrale est chanfreinée d'un côté, de façon à épouser
un congé (petit épaulement arrondi): ce chanfrein doit alors
être dirigé vers l'intérieur.
Lubrification et entretien
Pour fonctionner avec fiabilité, les roulements doivent être convenablement lubrifiés,
de façon à éviter un contact métallique direct entre éléments roulants (chemins de
roulements et cage), à empêcher l'usure et à protéger les surfaces de la corrosion.
Lubrification à la graisse
La graisse peut être utilisée pour lubrifier les roulements dans des conditions de
fonctionnement normales, avec la majorité des applications. Par rapport à l'huile, la
graisse présente l'avantage d'être plus facilement retenue dans le montage (surtout si
l'arbre est en position verticale ou incliné) et protège le roulement des agents
polluants, de l'humidité ou de l'eau.
Si les roulements doivent tourner à très faible vitesse, en étant bien protégés contre
la corrosion, il est opportun de remplir complètement de graisse, le palier.
Les graisses lubrifiantes sont des huiles minérales ou synthétiques épaissies. Des
additifs peuvent être inclus pour renforcer certaines propriétés.
La viscosité de l'huile est importante pour la formation du film lubrifiant séparant les
surfaces de contact et régit la vitesse maximale de rotation du roulement.
La consistance des graisses utilisées pour la lubrification des roulements ne doit pas
varier de façon excessive avec la température, ni avec le pétrissage. Les graisses qui
s'amollissent risquent de couler hors du montage. Celles qui durcissent à basse
température peuvent gêner la rotation du roulement.
La plage de température d'utilisation d'une graisse dépend, dans une large mesure, du
type d'huile de base et d'épaississant utilisé, ainsi que des additifs.
Plage de température
Type de graisse (épaississant)
d'utilisation en °C
Savon de lithium -30 / +110
Lithium complexe -20 / +140
Savon de sodium -30 / +80
Sodium complexe -20 / +140
Savon de calcium -10 / +60
Calcium complexe -20 / +130
Barium complexe -20 / +130
Aluminium complexe -30 / +110
Epaississants organiques (bentonite, gel de silice, ..) -30 / +130
Polyurée -30 / +140
Une graisse vieillit et s'oxyde avec une rapidité croissante à mesure que la
température s'élève (les produits d'oxydation ont une influence défavorable sur la
lubrification).
Les roulements doivent être relubrifiés si la durée de service de la graisse est plus
courte que celle prévue du roulement. Cette opération doit avoir lieu lorsque le
roulement est encore correctement lubrifié. La durée de service d'une graisse dépend
de la vitesse de rotation du roulement, des charges supportées, de la température, de
la qualité de la graisse, des dimensions du roulements et de l'environnement.
Lubrification à l'huile
La lubrification à l'huile s'impose lorsque les vitesses de rotation ou les températures
de fonctionnement sont trop élevées pour permettre l'emploi de la graisse. Il en est
de même lorsque le lubrifiant doit contribuer au refroidissement du palier ou si des
éléments voisins sont également lubrifiés à l'huile.
Pour la lubrification des roulements, on utilise, en général, des huiles minérales pures.
Celles contenant des additifs destinés à améliorer certaines de leur propriétés, telles
que le comportement aux extrêmes pressions, la résistance au vieillissement,..... ne
sont utilisées que dans des cas spéciaux. Les huiles synthétiques sont prises en compte
lors de fonctionnement aux températures très basses ou très élevées.
Le choix de l'huile est basé en premier lieu sur la viscosité requise pour assurer une
lubrification appropriée au roulement à la température de fonctionnement. La viscosité
dépend de la température et décroît lorsque celle-çi augmente. La relation viscosité /
température d'huile est caractérisée par l'indice de viscosité VI. Pour la lubrification
des roulements, il est conseillé d'utiliser des huiles ayant un indice de viscosité élevé,
au moins 85 (variation faible de la viscosité avec l'accroissement de la température).
Le renouvellement de l'huile dépend surtout des contraintes mécaniques, thermiques
et des quantités en jeu. Dans le cas d'une lubrification par bain; si la température de
fonctionnement est toujours inférieure à 80°C et s'il n'y a pas grand risque de
pollution, l'huile doit être renouvelée une fois par an. Des températures plus élevées,
appellent des renouvellements plus fréquents: tous les deux ou trois mois pour une
température de 100°C. De fréquents renouvellements sont aussi nécessaires si les
conditions de fonctionnement sont difficiles.
Dans la lubrification par circulation d'huile et par jet d'huile, les intervalles
dépendent de la fréquence de rotation de la quantité totale d'huile dans le circuit et
de la présence d'un système de refroidissement.
Dans la lubrification air-huile, le lubrifiant ne traverse le roulement qu'une fois et
n'est pas récupéré.
METROLOGIE - CONTROLE
La métrologie est la méthode utilisée pour mesurer les dimensions, appelées cotes,
d'une pièce mécanique.
En fonction de la précision souhaitée et du type de pièce, on a recours à des
instruments spécifiques.
Le pied à coulisse.
Pour effectuer une lecture correcte, les becs et la pièce doivent être propres. Pincer
légèrement l'élément à mesurer en s'assurant que les becs portent bien d'aplomb sur
la surface de la pièce. Serrer modérément la vis de blocage du vernier et dégager
l'instrument avec précaution. Effectuer la lecture.
Réglet
Il s'agit d'une règle métallique (10 ou 20 cm) gradué en mm et 1/2 mm. La lecture est
directe sur le réglet lorsque celui-çi est en butée sur la pièce.
La jauge de profondeur.
Elle permet d'effectuer des mesures de creux ou d'épaulement. Le principe
de lecture est identique à celui du pied à coulisse.
Micromètre ou palmer.
Précautions:
- le comparateur doit être bien perpendiculaire à la surface de contact de la touche
pour ne pas engendrer des erreurs de mesure.
- il faut "armer" le comparateur sur 2 ou 3 tours (2 ou 3 mm) de façon à éviter les
mesures en fin de course de la touche.
Les vés sont des supports de pièces présentant des qualités qimilaires à celles d'un
marbre.
On utilise des vés posés sur un marbre pour contrôler le centrage, le voile et le faux
rond de certaines pièces mécaniques.
L'utilisation des vés sur un autre support, fausserait la précision de la mesure.
La procédure de contrôle consiste à placer la pièce tournante sur des vés, puis fixer
un comparateur sur le marbre. Par rotation de la pièce, la lecture permettra de
déterminer le fond rond en question.
DIAGNOSTIC
Identification de la cause probable de la (ou des) défaillance(s) à l'aide dun
raisonnement logique.
Le diagnostic est une phase importante de la maintenance corrective (il s'agit d'une
phase de remédiation). De sa pertinence et de sa rapidité dépend l'efficacité de
l'intervention entreprise.
- L'habitude,
l'empirisme, le
"flair"
permettent
d'identifier les
pannes
usuelles, mais
sur des
machines
complexes, à
technologies
variées, une
recherche
logique
s'impose.
L'efficacité du
diagnostic peut
conduire à
hiérarchiser les
hypothèses de causes
de pannes en fonction
de différents
critères:
- répétition de pannes
(analyse de
l'historique machine).
- fiabilité intrinsèque
des éléments.
Hypothèses - Cause
Caractéristiques
contrôlables ou
mesurables
comparées aux
référents fournis ou
connus. --
Commentaires
permettant de
préciser l'élément à
contrôler, la nature
du contrôle,
l'appareil de
contrôle employé, les
points test et le
résultat attendu.
Défaut identifié
La formulation
choisie doit
permettre de
répondre par
l'affirmative ou par
la négative. Une
question trop
"générale" ou ambigu
ne permettra pas de
réaliser un
diagnostic correct.
Action corrective
Opération de
maintenance mise en
oeuvre pour
remédier au
dysfonctionnement.
Essai concluant
Toute opération de
maintenance
corrective, entraîne
obligatoirement un
ou des essai(s)
permettant de
valider
l'intervention
réalisée.
Fin : Félicitations. La cause de la panne est identifiée. La défaillance est éliminée. Le
système est en état de fonctionnement. Enfin!!!!............
Soit l'extrait, (çi-dessous), d'un Grafcet Point de Vue Partie Commande. Supposons
que l'action 3D- ne soit pas réalisée (constat de l'utilisateur du système). En fonction
de l'étape active du Grafcet, les causes du dysfonctionnement et la méthodologie de
recherche seront différentes.
L'étape 5 est active et le système est bloquée
sur cette étape sans pouvoir passer à la
suivante.
- de l'actionneur 3C bloqué.
INTERNE -
"santé" de la
matière. -
fonctionnement.
EXTERNE-
accident
(chocs,...). -
C'est la cessation de l'aptitude d'un dispositif à accomplir une fonction requise. mauvaise
Pour définir avec précision les défaillances, il faut tenir compte de la rapidité de utilisation. -
manifestation, des causes, du degré d'importance, des conséquences ou d'une environnement
combinaison de tous ces éléments. non comforme. -
mauvais
entretien. -
défaillance
seconde. -
maintenance
inappropriée ou
défectueuse.
Sur la
production :
Baisse de
rendement.
Augmentation
coûts de
production
(détérioration
des
outillages,....).
Sur le
personnel :
Insécurité
Pollution Perte
de "crédit"
Sur le matériel
: Détérioration
partielle ou
complète.
Dégradation de
la fiabilité et
de la qualité.
- de ses causes (par faiblesse inhérente, par emploi inapproprié, par fausse manoeuvre,
par vieillisement, primaire, secondaire),
Défaillance d'un
dispositif dont la cause Défaillance qui aurait pu être prévue
première directe ou indirecte progressive par examen ou une surveillance
n'est pas la défaillance antérieurs.
d'un autre dispositif.
Défaillance d'un
dispositif dont la cause soudaine Défaillance qui n'aurait pas pu être
seconde directe ou indirecte prévue par examen ou une
est la défaillance d'un surveillance antérieurs.
autre dispositif.
Défaillance qui
empêche
l'accomplissement de la
fonction requise et fait
encourir des risques de
Défaillance résultant de déviations
blessures graves aux
partielle d'une ou des caractéristiques au-delà
personnes ou des
critique des limites spécifiées, mais telle
dégâts trés importants
qu'elle n'entraîne pas une disparition
au matériel. Exemple:
complète de la fonction requise.
panne du circuit de
freinage d'une voiture.
Ce type de défaillance
est pris en compte dans
les études de sécurité.
Défaillance qui
n'empêche pas
l'accomplissement de la
fonction requise et ne
Défaillance résultant de déviations
fait pas encourir de
complète d'une ou des caractéristiques au-delà
non risques de blessures
des limites spécifiées, telle qu'elle
critique graves aux personnes
entraîne une disparition complète de
ou de dégâts trés
la fonction requise.
importants au matériel.
Exemple: panne de
l'ABS de freinage
d'une voiture.
Défaillance autre que
Défaillance d'un dispositif pour une
critique qui risque de
période de temps limitée, aprés
réduire l'aptitude d'un
laquelle le dispositif retrouve son
dispositif plus intermittente aptitude à accomplir sa fonction
majeure complexe à accomplir la
requise sans avoir été soumis à une
fonction requise
action corrective extérieure
(exemple: rupture du
(exemple: panne typique due à un
joint de culasse d'une
mauvais contact électrique).
voiture).
Défaillance autre que
critique qui ne réduit
Défaillance qui est à la fois soudaine
mineure pas l'aptitude d'un catalectique
et complète.
dispositif plus
complexe à accomplir la
fonction requise
(exemple: panne d'une
ampoule sur un circuit
d'éclairage).
Défaillance qui est à la fois
progressive et partielle (qui, à la
par longue, peut devenir une défaillane
dégradation complète). Exemple: mauvais allumage
d'une voiture suite à l'usure des
bougies.
Défaillance attribuable à une
faiblesse inhérente au dispositif lui-
due à une même lorsque les contraintes ne sont
faiblesse pas au-delà des possibilités données
inhérente du dispositif (faiblesse due à la
conception ou à la réalisation du
dispositif).
Défaillance attribuable à
due à un l'application de contraintes au-delà
mauvais des possibilités données du dispositif
emploi (exemple: rupture d'un support sous
l'effet d'une surcharge).
LA FIABILITE
La fiabilité "R" est l'aptitude d'une entité à accomplir une fonction requise dans des
conditions données, pendant un intervalle de temps donné.
1 - Période de défaillance
précoce ou "de jeunesse".
Le taux de défaillance est
plus important au début de
la vie du système et peut
être diminuer par une phase
"de rodage" de l'équipement
("déverminage" dans le cas
de systèmes à dominante
électronique: pré-
Les courbes du taux de défaillance ont une même forme vieillissement des
générale dite en baignoire, mais présentent néanmoins des composants).
différences suivant la technologie principale du système
2 - Période de défaillance à
étudié :
taux constant ou période de
A - en mécanique. B - en électro-mécanique. C - en vie utile. Les courbes
électronique. mettent en évidence la
meilleure fiabilité dans le
temps des systèmes à
dominante électronique par
rapport aux systèmes
mécaniques et électro-
mécaniques. Cette moindre
fiabilité s'explique par le
phénomène d'usure plus
accentué et rapide sur les
systèmes mécaniques que
sur les systèmes électriques
(contraintes de
fonctionnement et d'usure,
efforts, chocs, frottements
et sollicitations plus
importants).
3 - Période de défaillance
par vieillissement ou période
de fin de vie. La fiabilité
décroissant (taux de
défaillance augmentant)
avec l'âge du système. Les
défaillances sont dues à
l'usure. La durée de vie
usuelle du produit d'arrête
au début de cette zone.
Cette période pourrait être
réduite par un
remplacement systématique
des composants
particulièrement chargés en
électronique ou ayant un
taux de fatigue important
en mécanique (cela
prolongerait d'autant la
période de vie utile).
La non-fiabilité
augmente les coûts
d'aprés vente
(garanties, frais
judiciaires,....).
Construire plus
fiable, augmente les
coûts de conception
et de production.
VERIFICATION POUR
CAUSES POSSIBLES DES PANNES
DETECTER CES CAUSES
1) Pannes provoquées par le grippage d'un organe en mouvement, - Vérifier les divers points à
ce grippage pouvant provenir lui-même: graisser.
-d'un manque de graisse. - Vérifier les pleins à faire.
-d'un lubrifiant mal adapté. - Vérifier les échauffements
-d'un lubrifiant sale. des paliers.
-d'une fuite. - Contrôler les caractéristiques
-d'une charge exagérée. des lubrifiants employés.
-d'un mauvais fonctionnement du refroidissement. - Effectuer les vidanges
nécessaires.
- Nettoyer les filtres à huile.
- Nettoyer les réservoirs à
lubrifiants.
- Effectuer des prélèvements
à fin d'analyse.
- Vérifier les excés de
graissage.
- Rechercher les fuites
éventuelles.
- Contrôler les pressions
d'huile.
- Contrôler les charges
accidentelles sur les paliers.
- Vérifier les pompes de
circulation.
- Contrôler l'entartrage.
- Resserrer les écrous et les
vis.
- Remettre en place coins et
2) Pannes provoquées par le desserrage des pièces d'assemblage
clavettes.
des organes mécaniques et électriques ( boulons, clavettes,
- Ausculter le bruit et les
coins, attaches de courroie,....)
vibrations.
- Vérifier les attaches de
courroie.
3) Pannes provoquées par: - Vérifier les cônes
- l'usure. d'embrayages.
- l'érosion. - Vérifier les ferodo.
- l'oxydation. - Contrôler les plaques d'usure.
- les coups de feu. - Vérifier l'usure des galets.
- la corrosion chimique. - Vérifier l'usure des rails ou
- l'amorçage d'un arc. chemins de roulements.
- Vérifier l'usure des bagues
et coussinets.
- Contrôler l'usure des arbres.
- Vérifier l'usure des
coulisseaux.
- Contrôler les pignons,
barbotins et crémaillières.
- Vérifier l'usre des
fourchettes et doigts.
- Vérifier l'usure des chaines
de transmission.
- Vérifier les cardans.
- Vérifier les manchons
d'accouplement.
- Contrôler l'usure des
clavettes coulissantes.
- Contrôler l'usure des bandes
transporteuses.
- Exécuter les contrôles
géométriques nécessaires.
- Rattraper les jeux des
organes de réglage.
- Contrôler l'état de la
peinture et de la corrosion.
4) Pannes provenant du vieillissement de certains matériaux, - Vérifier les pièces isolantes
comme les isolants électriques. des contacteurs.
- Vérifier les revêtements des
câbles.
- Faire les contrôles
d'isolement.
5) Déraillements, renversements ou autres accidents provenant - Vérifier l'écartement des
d'un défaut des chemins de roulements. rails.
- Vérifier le niveau des
chemins de roulement.
- Vérifier les butoirs de fin de
course.
- Vérifier l'ancrage aux rails.
- Vérifier le calage.
- Vérifier l'observation des
consignes.
6) Pannes provoquées par la flexion, l'allongement ou la rupture - Examiner les pièces fragiles.
intempestive d'un organe soit par: - Vérifier les pièces flexibles.
- mauvaise utilisation du matériel. - Contrôler l'emploi correct
- fatigue de matériaux. des machines.
- défaut de conception. - Vérifier les câbles et chaînes
- accident prévisible. de levage.
- Contrôler les crochets et
leurs sécurités.
- Vérifier les manilles.
- Exécuter les contrôles
statiques et dynamiques.
- Retendre les courroies et les
chaînes.
- Exécuter les contrôles de
7) Pannes provoquées par des défauts d'alimentation tels que puissance.
surtension ou sous-tension. - Exécuter les contrôles de
vitesse.
8) Détérioration des systèmes de commande: - Vérifier l'état des contacts
- électrique. électriques.
- pneumatique. - Vérifier les ressorts de
- hydraulique. contact.
- Vérifier la mise à la terre.
- Vérifier la protection des
transformateurs.
- Contrôler les jeux de
roulements des moteurs.
- Contrôler l'empoussiérage
des moteurs.
- Faire fonctionner les électro-
freins.
- Faire fonctionner les diverses
sécurités.
- Vérifier l'état des fils
d'alimentation.
- Contrôler le serrage des
bornes.
- Vérifier l'état des balais des
bagues collecteurs.
- Vérifier l'état diélectrique
de l'huile du transformateur.
- Vérifier les bougies.
- Vérifier les vis platinées.
- Vérifier les pleins d'huile de
commande.
- Vérifier les fuites
éventuelles de fluide.
- Vérifier le fonctionnement
des clapets.
- Nettoyer les carters d'huile
de commande.
9) Pannes provoquées par l'eau, l'humidité ou l'introduction - Nettoyer les butées.
d'un corps étranger, ce qui peut entrainer: - Nettoyer les glissières.
- courts-circuits. - Nettoyer les arbres.
- encrassement de butées. - Signaler les machines sales.
- filtres inefficaces. - Vérifier les soupapes de
- embrayages gras. sécurité.
- freins gras ou humides. - Vérifier les arrêts
- blocage des sécurités. automatiques.
- Faire fonctionner les
limiteurs de couple.
- Vérifier les parachutes.
- Contrôler les freins.
- Contrôler les protections
thermiques.
DESIGNATION DES DEFAILLANCES
MODES DE DEFAILLANCE ( suivant norme NF X60-510 )
La disponibilité est l'aptitude d'une entité à être en état d'accomplir une fonction
requise dans des conditions données, en supposant que la fourniture des moyens
extérieurs nécessaires soit assurée.
Une grande disponibilité exige une excellente fiabilité mais aussi une bonne
maintenabilité.
La maintenabilité
s'exprime à l'aide
du MTTR (Mean
Time To Repair;
moyenne des temps
de réparation). m
représente le taux
de réparation.
MTTR = Temps
moyen d'une
réparation
La durabilité est la durée de vie (ou durée de fonctionnement potentiel) d'un système
pour la fonction ou la mission qui lui a été confiée, dans des conditions d'utilisation et
de maintenance donnée. Elle dépend de la fiabilité, de la maintenance, de la
maniabilité, de la qualité de fabrication, du conditionnement, de la logistique, du SAV,
du marché,......
Les temps de maintenance
Temps de maintenance
Temps de maintenance Préventive
corrective
Temps
Temps actifs Maintenance conditionnelle Maintenance systématique
annexes
Temps Temps
Temps actifs Temps actifs
annexes annexes
Temps de
localisation de
la défaillance
Temps administratifs
Temps de
Temps logistiques
diagnostic Temps Temps
logistiques logistiques
Temps techniques
Temps de Temps de Temps de
Temps de préparation du réparation ou préparation préparation
travail (études, méthodes, de dépannage
ordonnancement,....).
Temps de
contrôle et
d'essai final
Disponibilité intrinsèque Di
Caractérise les qualités intrinsèques d'un système. La carence des moyens extérieurs
et des moyens de maintenance ne sont pas pris en compte.
Di = A / ( A + B )
Dm = A / ( A + C)
Disponibilité opérationnelle Do
Caractérise les conditions réelles d'exploitation et de maintenance.
Do = A / ( A + D )
Disponibilité globale Dg
Caractérise le taux global d'utilisation du système.
Dg = A / ( A + E )
LES RISQUES
L'utilisation des fluides hydrauliques pour transmettre l'énergie s'est généralisée depuis
plusieurs années, tant dans les installations fixes industrielles que sur les matériels mobiles et
particulièrement dans les travaux publics.
Les principaux avantages et inconvénients des circuits hydrauliques sont les suivants :
Avantages
Inconvénients
- Pertes de charges dans les tuyauteries et fuites internes des composants (moteurs, pompes,
distributeurs ... ) diminuant les rendements et créant des échauffements.
- Influence de la variation de la viscosité de l'huile,en fonction de sa température, sur les
performances de l'installation.
- Maintien difficile de vitesses constantes lorsque la charge varie du fait de la compressibilité
de l'huile et de l'élasticité des canalisations.
- Détérioration des joints et des composants par des impuretés introduites accidentellement
dans l'huile (particulièrement pour les matériels mobiles).
- Pénétration de l'air dans les fluides hydrauliques occasionnant des coups de bélier
générateurs de ruptures ou d'éclatements de composants.
L'habilitation hydraulique ( ou même titre que l'habilitation électrique ) n'existe pas, sur le plan
juridique. Il n'existe pas de textes réglementaires ( donc à caractère obligatoire ) concernant les
risques engendrés lors d'interventions sur des composants ou systèmes hydrauliques ou
pneumatiques.
Toutefois, une recommandation est élaborée par les sociétés "hydrauliques" et "pneumatiques"
adhérentes à l'UNITOP ( Union Nationale des Industries des Transmissions Oléohydrauliques et
Pneumatiques ) en vue de prévenir les risques liés aux phénomènes potentiellement dangereux et
pour améliorer la sécurité des personnes lors d'interventions ou travaux sur des machines
assurant une transmission d'énergie hydraulique, pneumatique.
Cette recommandation utilise et se réfère aux principes et concepts établis dans l'EN 292, EN
414 et EN 982.
Quel que soit le cadre réglementaire, une approche sécuritaire d'une installation ne peut se
concevoir qu'en maîtrisant les éléments de sécurité (tant par la connaissance technologique, que
par la mise en oeuvre).
Les risques engendrés par une conception inadéquate des installations pneumatiques ou
hydrauliques sont essentiellement dû à la non utilisation ou à la mauvaise utilisation des éléments
de sécurité.
L'analyse du risque est à la discrétion du professionnel (concepteur, assemblier,..).
Un constituant hydraulique n'est pas une machine, il n'est donc pas pris en compte par les normes
Européenne; c'est la machine dans sa globalité qui doit être conforme aux normes en vigueur.
C'est le bien final qui est à considéré.
APPAREILS DE SECURITE
Vanne de décharge
Vanne cadenassable
d'accumulateur
Chaîne anti-fouet
Certains composants peuvent dans un circuit assurer une fonction de sécurité ou non (exemple:
clapet anti-retour piloté, bloqueur 2/2,....).
La mise en oeuvre, l'installation et les précautions d'emploi de ces composants diffèrent suivant
la fonction réalisée.
Chaque fois qu'il, y a risque de présence humaine, totale ou partielle, sous un appareil hydraulique;
une sécurité par technologie mécanique doit doubler la sécurité par technologie hydraulique.
Un élément de "sécurité" doit être monté au plus prés de l'organe à sécuriser et ne doit pas être
empiler avec des composants ne jouant pas un rôle de sécurité.
Si la gestion d'un automatisme est simplifié par l'emploi de fonctions et de composants bistables,
les fonctions de sécurité se gèrent, dans la plupart des cas, en monostable. Tout dépend de la
position (situation) de sécurité voulue (tout arrêté, retour en position repos, retour dans position
déterminée,...).
Plusieurs d'entre eux sont à prendre en considération pour juger du bon fonctionnement d'un
circuit, principalement:
- la température de l'huile, la pression du fluide, le niveau sonore de l'installation, l'amplitude des
vibrations mécaniques.
L'évolution des deux derniers paramètres étant significatif d'une dégradation de l'installation.
N'employer que des fluides appropriés à un usage hydraulique (la traçabilité des fluides doit être
assurée).
L'apparition de la tresse métallique ( signe d'une usure externe par frottement ) sur un flexible
doit entraîner le remplacement immédiat de celui-ci.
Ne pas tenter de déceler une fuite en passant la main sur le flexible (risque de contamination en
présence d'une micro-fuite sous pression), utiliser plutôt une feuille.
On estime (à tort ou à raison) que le risque de rupture d'un flexible est dans la phase sous
pression et non en échappement (il y a débit mais pression négligeable; en théorie).
MOUVEMENT INTEMPESTIF
De nombreux accidents ont lieu lors d'intervention sur des installations à l'arrêt, à
cause d'un mouvement intempestif d'un organe, car l'intervenant à négligé de vérifier
l'absence d'énergie potentielle résiduelle dans le circuit ( mauvaise consignation de
l'installation).
Vérifier que l'énergie potentielle des accumulateurs ne peut causer de mouvement dangereux.
S'assurer de leurs décharges, ainsi que de celles des vérins.
Les accumulateurs sont parfois utiliser pour faire revenir à une position de repos un organe, en
cas de rupture inopinée de l'énergie d'alimentation. Il y a donc lieu, lors d'une intervention, de
s'assurer que tous les éléments sont au repos ( mettre au point mort tous les éléments de
distribution ).
CONSIGNATION
Procédures types
HYDRAULIQUE
Maintenance d'une installation
hydraulique
MAINTENANCE D'UNE
INSTALLATION HYDRAULIQUE
Il est fortement recommandé d'adopter une politique de maintenance planifiée, les
données seront relevées et consignées dans le fichier historique de l'installation.
Lors de la mise en route de l'installation, ainsi que pour toute intervention, prendre les
mesures de sécurité et de consignation nécessaires ( tant pour le personnel que pour le
matériel ).
Vérifications journalières
1 - Contrôler le niveau d'huile dans le réservoir ( 3 à 4 fois le débit de la pompe. Hauteur minimale: 15 cm au-dessus
de la crépine ).
2 - Contrôler l'aspect de l'huile.
3 - Contrôler l'encrassement des filtres.
4 - Contrôler la température de l'huile ( 55°C pour un fonctionnement normal. Eviter de dépasser 60°C , afin de
conserver à l'huile de bonnes qualités de fonctionnement ).
5 - Contrôler la température du groupe hydraulique.
6 - Contrôler les pressions de fonctionnement.
7 - Contrôler l'étanchéité.
8 - Contrôler le niveau sonore.
LES RISQUES
L'utilisation des fluides hydrauliques pour transmettre l'énergie s'est généralisée depuis
plusieurs années, tant dans les installations fixes industrielles que sur les matériels mobiles et
particulièrement dans les travaux publics.
Les principaux avantages et inconvénients des circuits hydrauliques sont les suivants :
Avantages
Inconvénients
- Pertes de charges dans les tuyauteries et fuites internes des composants (moteurs, pompes,
distributeurs ... ) diminuant les rendements et créant des échauffements.
- Influence de la variation de la viscosité de l'huile,en fonction de sa température, sur les
performances de l'installation.
- Maintien difficile de vitesses constantes lorsque la charge varie du fait de la compressibilité
de l'huile et de l'élasticité des canalisations.
- Détérioration des joints et des composants par des impuretés introduites accidentellement
dans l'huile (particulièrement pour les matériels mobiles).
- Pénétration de l'air dans les fluides hydrauliques occasionnant des coups de bélier
générateurs de ruptures ou d'éclatements de composants.
L'habilitation hydraulique ( ou même titre que l'habilitation électrique ) n'existe pas, sur le plan
juridique. Il n'existe pas de textes réglementaires ( donc à caractère obligatoire ) concernant les
risques engendrés lors d'interventions sur des composants ou systèmes hydrauliques ou
pneumatiques.
Toutefois, une recommandation est élaborée par les sociétés "hydrauliques" et "pneumatiques"
adhérentes à l'UNITOP ( Union Nationale des Industries des Transmissions Oléohydrauliques et
Pneumatiques ) en vue de prévenir les risques liés aux phénomènes potentiellement dangereux et
pour améliorer la sécurité des personnes lors d'interventions ou travaux sur des machines
assurant une transmission d'énergie hydraulique, pneumatique.
Cette recommandation utilise et se réfère aux principes et concepts établis dans l'EN 292, EN
414 et EN 982.
Quel que soit le cadre réglementaire, une approche sécuritaire d'une installation ne peut se
concevoir qu'en maîtrisant les éléments de sécurité (tant par la connaissance technologique, que
par la mise en oeuvre).
L'analyse du risque ne peut être dissocier de l'étude mécanique, cinématique et de l'automatique
du circuit. Le risque peut être humain, matériel; destructif ou non (détruite une production valant
1 Euro est acceptable, mais détruite une pièce en valant 500, ne l'est pas). Le ratio coût perte -
coût intervention est un facteur prédominant dans l'analyse du risque et de ces choix.
Les risques engendrés par une conception inadéquate des installations pneumatiques ou
hydrauliques sont essentiellement dû à la non utilisation ou à la mauvaise utilisation des éléments
de sécurité.
L'analyse du risque est à la discrétion du professionnel (concepteur, assemblier,..).
Un constituant hydraulique n'est pas une machine, il n'est donc pas pris en compte par les normes
Européenne; c'est la machine dans sa globalité qui doit être conforme aux normes en vigueur.
C'est le bien final qui est à considéré.
à pistons avec bielles à pistons avec patins de contact avec glace de distribution
Pompes à engrenages
Défauts constatés Causes possibles
Mauvaise filtration.
Faces latérales des flasques côtés pignons rayées.
Manque d'huile.
Arrachement de métal sous forme de "cratères"
Cavitation.
côte aspiration.
Pression de refoulement trop élevée. Chocs
Rupture des flasques paliers.
de pression.
Pompes à palettes
Défauts constatés Causes possibles
1 - Couronne ou bâti de piste ellipsoïdale rayés.
Mauvaise filtration.
2 - Rayures sur les flasques intérieurs du bâti.
Manque d'huile.
3 - Usure des rainures recevant les palettes.
1 - Usure des extrémités des palettes.
2 - Arrachement de métal sur les flasques latéraux du rotor en regard
des aspirations et refoulement. Cavitation.
3 - Apparition de facettes parallèles à l'intérieur du stator côté
refoulement.
Température de
Palettes bloquées dans les rainures ou rayures sur les faces du rotor
fonctionnement trop
et dur les flasques latéraux du bâti avec traces d'huile de couleur
élevée.
jaune brun indiquant qu'à cet endroit, l'huile a
Mauvaise lubrification.
brûlé.
Huile trop usagée.
PHÉNOMÈNE DE CAVITATION
Dépression interne provoqué par la diminution de pression au-dessous de la pression
des vapeurs saturées. La cohésion interne du fluide est alors rompue, il y a formation
de cavités, de bulles de vapeur contenant de l'air et de l'huile évaporée.
Lorsqu'une pompe devient bruyante, il faut intervenir rapidement pour éviter une
détérioration prématurée. Les causes sont:
- vitesse de rotation élevée.
- mauvaise aspiration de l'huile.
- aspiration de l'air provoquant une émulsion de l'huile.
- viscosité de l'huile trop élevée.
Nota: La cavitation par émulsion est le résultat d'une entrée d'air dans le circuit (
raccord défectueux,.. ). On observe alors une formation de mousse sur le niveau
d'huile et le bruit de la pompe augmentant progressivement. Cette émulsion est très
longue à se dissiper dans le réservoir et on sera amené à remplacer le fluide.
2 - de la pression.
3 - de la qualité du fluide.
Température
Grippage de l'arbre dans le palier lunette.
excessive.
Surcharge. Fatigue.
Evasement de l'extrémité Démarrages ou
de la jupe du piston. inversions
Ruptures des bielles. fréquentes sous
charges.
Précautions préliminaires
1 - Contrôler le niveau du fluide dans le réservoir ( 3 à 4 fois le débit de la pompe ).
2 - Contrôler l'ouverture des vannes d'isolement ( conduite d'aspiration et de retour ).
3 - Remplir le carter des pompes à pistons.
4 - Vérifier que le démarrage de l'installation peut se faire sans danger pour le personnel et le matériel.
Précautions à prendre
Sens de rotation de la pompe
Mettre en route trés brièvement le moteur électrique pour vérifier le sens de rotation ( il doit correspondre avec
celui marqué sur la pompe ).
Purge de l'installation
S'il n'y a pas de purge d'air automatique, ouvrir une purge dans la ligne de refoulement pour aider la pompe à
s'amorcer et éliminer l'air du circuit ( ou desserrer un raccord ). Faire fonctionner manuellement le système à basse
pression pour chasser l'air ( le fluide doit s'écouler en continu des points de purge et ne plus contenir de bulles d'air
).
Rodage de l'installation
Prévoir une période de rodage de l'installation à basse pression. Cela permettra un dernier nettoyage avant de
mettre la pompe en charge ( tout le fluide doit circuler par le filtre durant ce rodage ).
Réglage des constituants
Régler les valves de pression sur la valeur la plus faible ( sans perturber le fonctionnement ).
Si le système comporte des pompes avec compensateur, régler la soupape de sûreté au moins 0,1 MPa au-dessus de
la valeur de réglage des compensateurs.
Contrôle de l'étanchéité
Lorsque la température de fonctionnement est atteinte, contrôler tous les raccords et les vis de fixations ( les
resserrer si nécessaire ).
Relever les temps, les températures, les appoints, les pressions ainsi que tout les
renseignements pouvant être utilisé pour la maintenance ( soit pour détecter une
dégradation, soit pour mettre en place une politique de maintenance ).
Electricité - Electrotechnique
Les documents ressources Les documents Elèves
Les boutons poussoirs et les
Document de travail
voyants
Le multimètre - Le test de Document de travail "Exercices de lecture" - Qcm
continuité à l'ohmmètre "Lecture au multimètre"
Câbles et conducteurs Document de travail
Le circuit électrique (Courant -
Tension - Lois de noeuds et des Document de travail
mailles)
La résistance (Association de
Document de travail
résistances - Loi d'Ohm)
Animation sur le principe de Le relais électromagnétique - Le contacteur
fonctionnement du contacteur tripolaire
(perceuse)
Hydraulique
Les documents ressources Les documents Elèves
Le Groupe Hydraulique Document de travail
Le distributeur hydraulique Document de travail
Le vérin hydraulique Document de travail
La pompe hydraulique Document de travail
Technologie - Construction
Les documents ressources Les documents Elèves
Une appli en ligne pour les exercices
de mesure au calibre à coulisse.
La métrologie
Une appli en ligne pour s'exercer à
la mesure au micrométre.
Les engrenages Document de travail
Les assemblages (cours de J.LAPARRE) Document de travail
Les accouplements - Documentation "Les
Document de travail
accouplements élastiques"(Paulstra)
Le collage (Loctite) Document de travail
Le serrage (SKF) Document de travail
1 -Propriétés des matériaux Document de travail "Propriétés"
Méthodes de Maintenance
Les documents ressources Les documents Elèves
Organisation scientifique du travail Document de travail
Organisation scientifique du travail et
Document de travail
ergonomie
Le démontage - Remontage Document de travail
Le Diagnostic Document de travail
La Fiabilité Document de travail
Les Temps de Maintenance Document de travail
Les Ratios Document de travail
Tableau d'analyse
La manutention manuelle
Les documents ressources Les documents Elèves
Cahier Prévention manutention
Document de travail Elève
Choix des élingues
Habilitation Electrique
Les documents ressources Les documents Elèves
Document de travail "Habilitation électrique
B0V"
Habilitation électrique Document de travail "Habilitation électrique
B1V"