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LES CANCERS DU SEIN

DES INFORMATIONS À PARTAGER


Nous tenons à remercier nos mécènes qui
nous apportent leur soutien et contribuent
à la réussite de nos missions ainsi que
toutes les personnes, entreprises, mairies,
collectivités, associations et médias qui
s'engagent auprès de nous.

3
SOMMAIRE

Les cancers du sein 7


La prévention et le dépistage précoce 13

Zoom sur les prédispositions génétiques 18

Les traitements 20
Psychologie et cancer du sein 27
Les cas exceptionnels 30
La reconstruction mammaire 34

5
LES CANCERS DU SEIN
DES INFORMATIONS À PARTAGER

QUE SONT LES CANCERS DU SEIN ?

Les cancers du sein sont des tumeurs qui se situent au


niveau du sein et qui sont formées de cellules malignes,
lesquelles se multiplient jusqu’à détruire le sein.

Il arrive que certaines cellules cancéreuses se détachent de cette


tumeur mammaire pour se disséminer dans l’organisme et
former de nouvelles tumeurs ailleurs, appelées métastases.

Il existe de nombreuses formes de cancers du sein, et leurs


évolutions sont différentes. Les stratégies de traitement
sont, autant que possible, adaptées à chaque forme de
cancers du sein.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES D’UN CANCER DU SEIN ?

Il est essentiel de surveiller attentivement les modifications


de votre poitrine, car plus le cancer du sein est détecté tôt
et donc à une petite taille, plus les chances de guérison
sont importantes.

Ainsi, toute grosseur nouvelle, au sein ou à l’aisselle, découverte


par autopalpation, toute modification de la forme ou de la taille
de vos seins, tout écoulement par le mamelon ou encore tout
changement notoire de l’aspect de la peau du sein ou de l’aréole
doivent être signalés à votre médecin, car ils peuvent constituer
les signes d’alerte du développement d’un cancer du sein.

7
8
LES CANCERS DU SEIN
DES INFORMATIONS À PARTAGER

COMMENT DIAGNOSTIQUER UN CANCER DU SEIN ?

Votre médecin généraliste, votre gynécologue ou votre sage-


femme doit procéder à un examen des seins au moins une fois par
an, en utilisant différentes méthodes qui sont complémentaires :

La palpation des seins et des aisselles lui apportera des


indications essentielles. S’il ou elle perçoit une anomalie, il
ou elle vous prescrira une mammographie ou encore une
échographie.

La mammographie est l’examen radiographique des seins.


C’est la mammographie qui permet, le plus souvent,
d’identifier les tumeurs même si elles sont non détectables
par la palpation des seins en raison de leur petite taille.

L’échographique, technique d’analyse du sein utilisant des


ultrasons, permet parfois de mieux préciser la nature d’une
image révélée par la mammographie.

Si nécessaire, une biopsie sera demandée pour déterminer


les caractéristiques moléculaires de la tumeur : l’examen au
microscope est indispensable pour savoir si la tumeur est
bénigne ou cancéreuse.

9
L’AUTOPALPATION,
UN GESTE SIMPLE
L’autopalpation est un geste de plus dans la prévention
du cancer du sein mais ne se substitue pas à votre visite régulière
chez votre gynécologue, médecin ou sage-femme.

ÉTAPE 1 : ÉTAPE 2 :
L’OBSERVATION PALPATION
De préférence quelques jours après les règles, Palpez le sein opposé, fermement,
mettez vous face au miroir, inspectez les deux seins en commençant par la partie externe,
et vérifiez qu’il n’y a rien d’inhabituel. parcourez le sein en effectuant
Par exemple une crevasse, fossette, plis de petits cercles avec les bouts des doigts.
ou peau qui pèle ou dite d’orange sur le sein.

ÉTAPE 3 : ÉTAPE 4 :
AISSELLE MAMELON
Cherchez toute grosseur Pressez délicatement le mamelon
ou tout durcissement anormal et vérifiez qu’aucun écoulement
sous la peau à la zone entre le sein et l’aisselle. ne se produit.

ÉTAPE 5 : ON RECOMMENCE SUR L’AUTRE SEIN


Si vous constatez la moindre anomalie, contactez votre médecin sans attendre

10
L’ÉTUDE DE LA BIOPSIE : L’EXAMEN ANATOMOPATHOLOGIQUE

Si la présence d’une anomalie est confirmée, une biopsie sera


demandée pour être analysée au microscope : c’est l’examen
anatomopathologique, le seul examen qui permet d’établir le
diagnostic définitif de cancer. Il est indispensable pour faire le
choix des traitements.

En effet, au cours de cet examen complexe et chronophage,


les médecins anatomopathologistes analysent la présence ou
l’absence de très nombreux marqueurs. C’est ainsi qu’ils
déterminent les sous-types de cancer du sein :

HER2 positif : d’importantes quantités de la protéine HER2


sont détectées.

Hormonodépendant : d’importantes quantités des récepteurs


aux œstrogènes et/ou à la progestérone sont détectées.

Triple négatif : aucun de ces trois récepteurs n’est détecté. Ces


tumeurs sont donc négatives trois fois, d’où leur nom.

De nombreux nouveaux traitements existent pour les différentes


formes de cancers du sein : les thérapies ciblées anti HER2, celles
qui bloquent le cycle de division des cellules, l'immunothérapie, les
inhibiteurs de PARP et de nouvelles hormonothérapies.

UNE GROSSEUR AU SEIN EST-ELLE TOUJOURS CANCÉREUSE ?

Heureusement, sur 5 boules dans le sein examinées, 4 sont


bénignes. Il est très important d’être bien suivie par un médecin
généraliste ou un gynécologue et de faire des mammographies
tous les 2 ans ou tous les ans selon l’évaluation du médecin ou
gynécologue.

11
Toute personne traitée
pour un cancer du sein doit
bénéficier d'un suivi médical
dont la fréquence dépend
de la forme du cancer et
du type de traitement reçu.

N'oubliez pas de mentionner


à un nouveau médecin
que vous consultez que
vous avez été traitée
pour un cancer du sein.
LA PRÉVENTION ET LE
DÉPISTAGE PRÉCOCE

PEUT-ON DÉVELOPPER UN CANCER DU SEIN À TOUT ÂGE ?

L'âge médian de développement d'un cancer du sein est 64


ans. En revanche, cette maladie est rare chez les femmes de
moins de 35 ans et reste exceptionnelle chez celles qui ont
moins de 20 ans.

Pour ces femmes jeunes, qui développent un cancer du sein,


les équipes médicales proposeront de rechercher une
prédisposition héréditaire à développer un cancer du sein.

EXISTE-T-IL DES FACTEURS QUI AUGMENTENT LES RISQUES


DE CANCER DU SEIN ?

Certains facteurs peuvent accroître les risques de cancer du


sein. Sont des facteurs de risques avérés :

l’âge ;

une puberté précoce couplée à une ménopause tardive ;

les prédispositions génétiques ;

la consommation de tabac et/ou d’alcool (au-delà de six


verres par semaine) ;

l’obésité

13
14
LA PRÉVENTION ET LE
DÉPISTAGE PRÉCOCE

• Les antécédents familiaux.

Le risque de cancer du sein d’une femme dont la mère, le père


ou la soeur a été atteint d’un cancer du sein est augmenté. Si
c’est votre cas, vous devez être surveillée médicalement une
fois par an, sans oublier de signaler vos antécédents familiaux
à votre médecin ou votre gynécologue.

• Les antécédents personnels.

15 % des femmes soignées pour un cancer du sein développent


un cancer sur l’autre sein. C’est pourquoi il est important de se
soumettre à un suivi médical rigoureux.

PEUT-ON ÉVITER L’APPARITION D’UN CANCER DU SEIN ?

On peut limiter l’accumulation des facteurs de risque :


alimentation trop grasse, surpoids, manque d’activité physique,
excès d’alcool (au-delà de six verres de vin par semaine), tabac.

À PARTIR DE 50 ANS ET AVANT SI VOUS AVEZ DES


FACTEURS DE RISQUE :

En France, depuis 2004, les femmes entre 50 et 74 ans sont


invitées à pratiquer une mammographie tous les deux ans,
afin de dépister d’éventuelles lésions.

15
N’oubliez pas, la prise en
charge précoce d’un cancer
du sein de petite taille et
dont les caractéristiques
biologiques sont favorables,
c’est 99 % de chances de
guérison 5 ans après
le diagnostic.
ZOOM SUR LES
PRÉDISPOSITIONS GÉNÉTIQUES

ON PARLE BEAUCOUP DES TESTS GÉNÉTIQUES, RÉALISÉS


À PARTIR DE L’ANALYSE DE L’ADN PROVENANT DU SANG
OU DE LA SALIVE.

À qui s’adressent-ils ?

Ils s’adressent aux personnes suspectées d’être porteuses de


prédispositions génétiques au cancer du sein. C’est notamment
le cas chez les personnes dont les familles ont été touchées
plusieurs fois par le cancer, chez les patientes jeunes, chez les
hommes, ou si des types très spécifiques de cancer du sein ont
été identifiés. En fait, 5 à 10% des cancers du sein sont dus à des
prédisposition génétique.

Les gènes les plus touchés par des anomalies, appelées


mutations, qui augmentent le risque de cancer du sein sont les
gènes BRCA1 et BRCA2.

Dans la pratique, le prélèvement et l’examen de quelques


cellules sanguines suffisent pour réaliser ces tests. Mais ces
examens nécessitent une évaluation psychologique et sociale
préalable pour expliquer à la patiente les conséquences
éventuelles, pour elle et pour sa famille, en cas d’identification
d’une anomalie génétique.

En cas de cancer du sein, et dans certaines situations, un


traitement par des inhibiteurs de PARP, sera proposé. Ce
traitement est possible pour les femmes porteuses de mutations
héréditaires de BRCA1 ou 2. L'analyse sera alors proposée.

18
QUE FAUT-IL FAIRE SI VOUS AVEZ UNE PRÉDISPOSITION
FAMILIALE AU CANCER DU SEIN OU DE L’OVAIRE ?

Essentiellement, se soumettre à une surveillance médicale


accrue, notamment par des mammographies, des échographies
et des IRM rapprochées.

Éventuellement, envisager un traitement préventif, qui dans


certains cas extrêmes, peut aller jusqu’à l’ablation des ovaires et
des seins.

Cette décision est prise en concertation avec un généticien et


un psychiatre ou un psychologue et la patiente.

19
LES TRAITEMENTS

QUELS SONT LES DIFFÉRENTS TYPES DE TRAITEMENT ?


La chirurgie reste le traitement le plus courant. Aujourd’hui,
elle est efficace et aussi peu mutilante que possible. Il existe
par ailleurs quatre autres types de traitement qui peuvent
être employés seuls ou associés, pour combattre le cancer
du sein :

• L’immunothérapie, c’est traiter le cancer en utilisant notre


propre système de défense, le système immunitaire. Ce
traitement aide à renforcer ou à rétablir la capacité du
système immunitaire de combattre le cancer. En effet, les
cellules tumorales sont capables de désactiver certaines
cellules immunitaires comme les lymphocytes T. L’organisme
ne peut alors plus lutter contre la prolifération des cellules
cancéreuses. L’immunothérapie par anticorps anti-PDL1
permet le déblocage de ces freins, ce qui réactive notre
système immunitaire pour lui permettre de lutter contre les
cellules cancéreuses.

• La radiothérapie, qui consiste en l’utilisation de radiations


pour détruire les cellules cancéreuses. Ce traitement dure en
moyenne 5 à 6 semaines et est initié après la résection
chirurgicale de la tumeur du sein. Il se pratique généralement
sans hospitalisation.

• La chimiothérapie, un type de traitement visant à détruire


les cellules cancéreuses mais selon un mécanisme qui ne leur
est pas spécifique. La chimiothérapie peut donc aussi toucher
les autres cellules de l’organisme, expliquant les toxicités
qu’elle induit. Elle n’est prescrite que dans certaines
situations, après analyse au microscope de la tumeur.

20
• L’hormonothérapie, dont le principe est de priver la
tumeur des hormones qui, dans certains types de cancers
comme les cancers du sein hormonodépendants, participent
à son développement.

• Les thérapies ciblées, qui agissent spécifiquement sur une


anomalie moléculaire de la tumeur. Ces thérapies sont
prescrites avec de la chimiothérapie ou en association avec
d’autres thérapies ciblées.

Pour les tumeurs inférieures à 3 cm, les chirurgiens proposent


le plus souvent une tumorectomie, qui est l’ablation
complète de la seule tumeur avec une partie du tissu du sein
qui l’entoure, tout en conservant le reste de la glande et
donc, du sein. Cette opération localisée est généralement
associée à une radiothérapie et suivie parfois d’une
chimiothérapie, d’une hormonothérapie et/ou d’une autre
thérapie ciblée.

Lorsque la tumeur est très volumineuse, il y a deux solutions :

• soit les chirurgiens pratiquent la mastectomie, qui


correspond à l’ablation de toute la glande mammaire
et des ganglions lymphatiques, mais en conservant
les muscles pectoraux. Cette pratique permet la
reconstruction mammaire ultérieure,

• soit les oncologues optent pour une chimiothérapie


en combinaison avec une thérapie ciblée ou une
immunothérapie, en fonction du type de cancer du
sein, pour diminuer la taille de la tumeur et ainsi faire
en sorte que la chirurgie soit la moins mutilante
possible. On parle de traitement néoadjuvant.

21
LES TRAITEMENTS

COMMENT EST CHOISI LE TRAITEMENT ?

L’analyse de la tumeur au microscope et les différentes


données d’imagerie informent quant à ses caractéristiques
(grade, prolifération des cellules, présence des marqueurs
clés), ce qui guide la décision thérapeutique. En fonction des
résultats, il peut être décidé d’utiliser une approche
thérapeutique en particulier, ou bien d’en utiliser plusieurs en
combinaison.

En parallèle, il est essentiel que les patientes et patients


expriment leurs souhaits et angoisses face au traitement
proposé.

Le dialogue est un élément fondamental du traitement et il


est normal de pouvoir disposer de toutes les informations. Ce
dialogue s’inscrit pleinement dans le traitement et s’il n’existe
pas, il est tout-à-fait légitime de demander un deuxième avis.

LA CHRONOLOGIE DES TRAITEMENTS

Une fois le diagnostic de cancer du sein établi et ses


caractéristiques biologiques connues, la séquence des
traitements est choisie en concertation avec la patiente et du
stade de la tumeur (sa taille, la présence de ganglions positifs,
l'âge...).

22
Si la tumeur est trop grosse pour être directement opérée, un
premier traitement sera prescrit avant chirurgie. En fonction de la
sensibilité de la tumeur à cette première combinaison de traitement
(chimiothérapie avec thérapie ciblée ou immunothérapie), les
médecins décideront du traitement à prescrire après la chirurgie.

En conclusion : grâce au dépistage précoce, la moitié des cancers


du sein sont décelés alors qu’ils mesurent moins de 2 cm ! Ce
niveau de détection permet d’atteindre des taux de guérison très
élevés tout en réduisant considérablement l’agressivité des
traitements appliqués : au moment du diagnostic, plus la tumeur est
petite et moins les traitements seront lourds. C’est pourquoi il est
essentiel que les femmes puissent connaître et observer les conseils
de dépistage précoce.

23
LES TRAITEMENTS

FAUT-IL CRAINDRE DES EFFETS SECONDAIRES PENDANT CES


TRAITEMENTS ?

Ces traitements entrainent fréquemment des effets secondaires


qui peuvent être lourds. La chute des cheveux, suite à la prise de
certaines chimiothérapies, en est le plus visible. Mais d’autres
effets indésirables existent : fatigue chronique, nausées,
vomissements, difficulté de concentration ou de mémorisation,
etc. Ces derniers, bien que moins visibles, peuvent impacter assez
fortement la vie des patientes et des patients pendant et après
les traitements.

Si un des enjeux de la recherche est d’atténuer ces toxicités, une


attention particulière est désormais portée au développement
des « soins de support ». Leurs objectifs ? Aider à gérer fatigue,
douleurs, troubles nutritionnels, perte de confiance en soi, etc.
Une bonne information et un soutien affectif peuvent également
considérablement atténuer les conséquences psychologiques de
la maladie et des traitements.

24
PSYCHOLOGIE ET CANCER DU SEIN

DES FACTEURS PSYCHOLOGIQUES PEUVENT-ILS DÉCLENCHER


UN CANCER DU SEIN ?

Des facteurs psychologiques ne peuvent expliquer, à eux


seuls, la survenue d’un cancer du sein. Néanmoins, le cancer
du sein est une maladie multifactorielle, c’est-à-dire que
plusieurs facteurs sont responsables de son apparition.

Dans ce cadre, des traumatismes psychologiques forts - séparation,


deuil - semblent être impliqués dans le développement d’un cancer
du sein, mais ce sujet reste l’objet de controverses scientifiques et
médicales.

LORSQUE L’ON EST ATTEINT D’UN CANCER DU SEIN


FAUT-IL BÉNÉFICIER D’UN SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE ?

Lorsqu’on apprend qu’on est atteint d’une maladie grave, on


est fragilisé psychologiquement. Le mode de vie du patient et
de ses proches est souvent bouleversé. Il est donc important
de pouvoir bénéficier d’un soutien psychologique pour
exprimer ses sentiments face à l’annonce de la maladie.

De plus, les traitements du cancer du sein sont parfois


difficiles à vivre pour les patientes et les patients. Elles/ils
doivent donc pouvoir être accompagnées/accompagnés par
l’équipe soignante, pour avoir des explications éclairées et
confier leur ressenti. La liberté de parole entre les
patientes/patients et les soignants est un pilier du traitement
de la maladie.

27
PSYCHOLOGIE ET CANCER DU SEIN

QUI PEUT APPORTER CE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE ?

En premiers lieux, vos proches et votre famille. L’entourage des


patientes et des patients peut jouer un rôle prépondérant lors
de l’annonce du diagnostic, et de la prise en charge médicale.

Par ailleurs, vous ne devez pas hésiter à parler à votre médecin


de votre état moral, ou à lui signaler un état dépressif. Il pourra
alors vous conseiller sur les moyens ou thérapies à mettre en
œuvre pour éprouver un mieux-être psychologique.

Dans la majorité des hôpitaux, des psychologues sont à votre


disposition pour vous aider, individuellement ou par
l’intermédiaire de « groupes de parole ». Si vous le souhaitez, ils
peuvent aussi recevoir vos proches pour les
accompagner.

D’autre part, il vous est possible de rencontrer une assistante


sociale pour vous aider à faire face à diverses difficultés
financières ou administratives.

28
UN SUIVI PSYCHOLOGIQUE EST-IL NÉCESSAIRE APRÈS
UN CANCER DU SEIN ?

C’est à chaque patiente de répondre à cette question en


fonction de ce qu’elle ressent. Après la guérison, certaines
femmes éprouvent un grand vide. Nombreuses sont celles qui
vivent dans l’incertitude, avec la peur d’une rechute, ce qui
perturbe le retour à la vie normale.

Enfin, après le tourment, vient le temps de la réflexion. Faites-


vous aider pour mieux vivre cette période et pour prendre
des décisions importantes, comme le choix d’une chirurgie de
reconstruction après une mastectomie pour réorganiser votre
vie perturbée par la maladie et les traitements.

29
LES CAS EXCEPTIONNELS

LA FILLETTE

• Si une petite boule est décelée dans le sein d’une


fillette d’à peine 8 ans, faut-il craindre un risque de
cancer et envisager des examens médicaux ?

Il ne faut surtout pas s’affoler, même dans le cas d’antécédents


familiaux, car le cancer du sein est pratiquement inexistant
chez les enfants. En revanche, il sera prudent de consulter un
médecin. Si l’état de santé et la croissance de la fillette sont
par ailleurs satisfaisants, le praticien conclura généralement
après examen, par un diagnostic de bourgeon mammaire
précoce. C’est le début du développement du sein qui
apparaît en principe entre 8 et 13 ans.

L’ADOLESCENTE

Le cancer du sein existe chez l’adolescente, mais il est


exceptionnel (moins de 1 % des cas).

• Si on découvre une boule dans le sein d’une


adolescente d’une quinzaine d’années, quelles
précautions doit-on prendre ?

Bien évidemment, il faut consulter un médecin. Celui-ci


interrogera tout d’abord la patiente pour comprendre les
circonstances dans lesquelles est apparue la grosseur, ses
variations de volume pendant les règles, sa sensibilité, etc.
Ensuite, il recherchera les antécédents personnels et familiaux,
les différents facteurs de risque.

30
Après cette phase d’écoute et de mise en confiance, le
médecin procédera à l’examen clinique des seins par palpation
méthodique, zone par zone.

Si le nodule décelé n’excède pas 2 cm et que le bilan général


de l’interrogatoire et de l’examen clinique est normal, le
médecin pourra supposer qu’il s’agit d’un fibroadénome du
sein de l’adolescente. C’est une sorte de petit fibrome, comme
pour l’utérus.

Ce petit fibrome peut-il dégénérer en cancer ?

• Non. Le fibroadénome du sein n’est pas un état


précancéreux. Néanmoins il peut exceptionnellement
être associé à un cancer.

Pour être totalement rassurée, d’autres examens sont-ils


nécessaires ?

• Une échographie peut être réalisée pour confirmer le


diagnostic de fibroadénome, et associée à une biopsie.

Quelle surveillance exercer sur ce nodule ?

• D’abord, apprendre à la jeune fille les gestes de


l’autopalpation et lui conseiller de faire sa toilette
quotidienne à mains nues. Cela lui permettra d’acquérir
la mémoire tactile de ses seins afin de mieux en
déceler les transformations. On peut prescrire une
échographie à distance, c’est-à-dire après un certain
temps, afin de pouvoir évaluer la croissance du nodule.

31
LES CAS EXCEPTIONNELS

LE CANCER DU SEIN CHEZ L’HOMME

Les hommes peuvent aussi être touchés par le cancer du sein,


mais de manière très inhabituelle : les cancers du sein chez les
hommes représentent environ 1% de l’ensemble des cas de
cancer du sein. Parce qu’il est très rare, les hommes n’y
pensent pas et se présentent à la consultation avec un cancer
déjà bien développé.

Le diagnostic d’un cancer du sein chez un homme doit être


suivi d’une consultation chez un généticien, des prédispositions
génétiques étant fortement suspectées.

L’âge moyen d’apparition de ce type de cancer se situe entre


60 et 65 ans. Ces cancers ont une faible incidence dans les
pays développés. Pour les deux tiers des patients, le pronostic
est bon, avec de grandes chances de guérison.

La mastectomie est pratiquée lorsque le traitement initial


(souvent tamoxifène) a échoué.

32
LA RECONSTRUCTION MAMMAIRE

QU’EST-CE QU’UNE RECONSTRUCTION MAMMAIRE ?

Une intervention chirurgicale sur un sein, en particulier la


mastectomie (ablation du sein) peut être ressentie comme une
véritable mutilation pour une femme. Aujourd’hui, la chirurgie
réparatrice vise à restaurer l’esthétique du sein. Les
reconstructions sont toujours réalisées par des chirurgiens
spécialisés dans ce domaine.

QUAND DOIT-ON ENVISAGER UNE RECONSTRUCTION MAMMAIRE ?

Dans certains cas, il est possible d’effectuer une reconstruction


mammaire en même temps que l’ablation du sein. Dans
d’autres cas, un délai postopératoire est nécessaire. Par ailleurs,
la reconstruction mammaire se déroule en plusieurs étapes, et
elle peut parfois demander près d’un an avant d’être tout à fait
satisfaisante.

Chaque femme vit la maladie de façon toute personnelle et suit


son propre cheminement pour arriver à la guérison complète.
La restauration de l’esthétique du corps est une étape
importante dont la nécessité est en général ressentie par la
patiente elle-même : reconstruire un sein est une démarche qui
doit être bien réfléchie et acceptée.

34
QUELS RÉSULTATS PEUT-ON ATTENDRE D’UNE
RECONSTRUCTION MAMMAIRE ?

Chaque femme a sa propre idée de ce que doit être sa


poitrine et de ce qu’elle attend de l’intervention. L’expérience
du chirurgien plasticien que vous aurez choisi compte
évidemment beaucoup. Il est important de lui exprimer vos
souhaits et vos attentes. Il saura vous conseiller en fonction du
type de mastectomie effectuée, de votre traitement
postopératoire, de l’état de votre peau et de vos muscles, etc.
N’hésitez pas à discuter avec lui en toute franchise et
demandez-lui de vous montrer les photos des reconstructions
mammaires qu’il a déjà effectuées. Vous pourrez ainsi vous
faire une idée précise de ce que seront vos seins après
reconstruction.

35
LA RECONSTRUCTION MAMMAIRE

COMMENT SE DÉROULE UNE RECONSTRUCTION MAMMAIRE ?

Les deux techniques majeures de reconstruction mammaire sont


basées sur l’utilisation de prothèses* externes ou de lambeaux
musculaires de la patiente pour reconstruire le galbe du sein.

Il faut ensuite procéder à une petite opération sur l’autre sein


pour des raisons de symétrie. Cette opération dite de «
symétrisation » peut avoir pour conséquence d’amoindrir les
sensations tactiles au niveau du mamelon.

Et enfin, environ trois mois plus tard, s’effectue la reconstruction


du mamelon et de l’aréole sur le sein reconstruit grâce à une
technique de greffe de peau ou de tatouage. Le mamelon ne
retrouvera pas sa sensibilité ni sa fonction érectile.

Malgré les progrès réalisés, ces deux techniques ne sont pas


satisfaisantes pour de nombreuses patientes. Grâce aux
innovations technologiques, notamment concernant les matériaux
biorésorbables, c’est-à-dire, qui disparaissent naturellement dans le
corps, de nouvelles méthodes de reconstruction mammaire sont
en développement. Elles se veulent plus simple à mettre en œuvre,
sans utilisation d’implant externe permanent.

Parlez-en avec votre équipe soignante, qui saura vous conseiller


et vous orienter.

* Les prothèses n’ont pas une durée de vie infinie. Elles sont changées en moyenne tous les 10 ans..

36
UNE RECONSTRUCTION MAMMAIRE PEUT-ELLE FAVORISER
UNE RECHUTE CANCÉREUSE OU LE DEVELOPPEMENT D’UN
NOUVEAU CANCER ?

Absolument pas. La reconstruction mammaire n’a aucune


incidence sur le cancer. Elle ne compromet en rien les chances
de guérison, pas plus qu’elle ne gêne le suivi ultérieur.

QUEL EST LE COÛT D’UNE RECONSTRUCTION MAMMAIRE ?

Les honoraires des chirurgiens plasticiens varient en fonction


de la complexité des interventions, mais les frais de
reconstruction mammaire après l’ablation du sein sont
partiellement pris en charge par l’Assurance Maladie.

37
Créée en 1994, l’association Ruban Rose*
a une double mission :

• Mettre en place chaque année une campagne


de sensibilisation et d’information autour de la lutte
contre les cancers du sein.

• Récolter des dons pour soutenir la recherche à travers


les Prix Ruban Rose.

Informations et dons : [Link]

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LES CANCERS DU SEIN,
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