UCAO
UCAO
UCAO/UUZ 2009-2010
Module de Recherche Opérationnelle de Gestion Prof : M Abdoulaye GAYE
[email protected]
Section 1 : Généralités
1. Méthode du simplexe
3. Dualité
Chapitre2 : Graphes
Introduction
La recherche opérationnelle est une méthode d'analyse scientifique d'un problème. Elle consiste
aider le décideur lorsque celui-ci est confronté :
✓ à un problème combinatoire : Le problème comprend un grand nombre de solutions
admissibles parmi lesquelles on cherche une solution optimale ou proche de l'optimum.
Exemple: déterminer où installer 5 centres de distribution parmi 30 sites d'implantation
possibles, de sorte que les coûts de transport entre ces centres et les clients soient minimum
✓ à un problème aléatoire : il consiste à trouver une solution optimale face à un problème
qui se pose en termes incertains.
Exemple: connaissant la distribution aléatoire du nombre de personnes entrant dans une
administration communale en une minute et la distribution aléatoire de la durée de traitement
du cas d'une personne, déterminer le nombre minimum de guichets à ouvrir pour qu'une
personne ait moins de 5% de chances de devoir attendre plus de 15 minutes.
Etc….
Applications pratiques :
Section1 : Généralités
1. Introduction
2. Exemple
Une usine fabrique deux produits A et B à partir de trois ressources R1, R2 et R3 avec les
caractéristiques suivantes:
A B Stocks
R1 2 1 8
R2 1 2 7
R3 0 1 3
gains 4 5
Mise en équations avec x1 le nombre de "A" et x2 le nombre de "B" sachant que x1et x2 0
Bilan de R1: 2 x1 + x2 8
Bilan de R2: x1 + 2 x2 7
Bilan de R3: x2 3
Le critère étant un max z = 4 x1 + 5 x2
3. Forme canonique
Tout programme linéaire peut être mis sous forme canonique, c'est à dire un système avec un
ensemble d'inéquations et une fonction à optimiser.
n
max z = c j .x j
j=1
Fonction économique
n
a ij .x j b i , pour 1 i m m: contraintes
j=1
x j 0, pour 1 j n n: nbre de variables x1,…,xn
Remarque
Une solution admissible est un n-uplet qui vérifie toutes les contraintes ; parmi ces solutions
admissibles celle(s) pour la(les)quelle(s) la fonction économique est maximale, s’appelle(nt)
solution(s) optimale(s).
Exemple :
4. Transformations
Tout programme linéaire quelconque peut être ramené à une fonction canonique .Voici
quelques exemples de transformations possibles :
➢ Si une variable x est négative, on la remplace par une variable positive x’=-x
Exemple
Sous Sous
5x1-2x2+4x3≤8 ↔ 5x1-2x2-4x3’≤8
x1+3x2+8x3≤25 x1+3x2-8x3’≤25
9x1+6x2-3x3≤17 9x1+6x2+3x3’≤17
x1,x2≥0 et x3≤0 x1,x2,x3’≥0
➢ Si une variable x n’a pas de contrainte de signe, on la remplace par deux variables
positives x’ et x’’ telles que x=x’-x’’
Exemple
Exemple
5. Interprétation géométrique
Soit le système:
-2x1 + x2 1
x1 + 3x2 10
x1 4
max z = -x1 + x2
D1 2 1 D3
D1 -2x1 + x2 = 1
x2 = 2x1 + 1
0
D2 3x2 = 10 – x1
x2 = 10/3 – (1/3)x1 -1
A
D3 x1 4 D2
x2 = 2x1 + 1
k x2 – x1 = k
x2 = x1 + k
6. Forme standard
Exemple :
Soit le système:
max z = -x1 + x2
-2x1 + x2 1
x1 + 3x2 10
x1 4
x1,x2≥0
max z = -x1 + x2
-2x1 + x2 +t1=1
x1 + 3x2 +t2=10
x1 +t3=4
x1,x2,t1,t2,t3≥0
Tout programme linéaire peut être écrit sous forme canonique ou sous forme standard.
n
max z = c j .x j
j=1
n
a ij .x j + x n +i = b i , pour 1 i m
j=1
x j 0, pour 1 j n
x n +i 0, pour 1 i m
1. Méthode du Simplexe
Exemple1
-2x1 + x2 ≤1
x1 + 3x2 ≤ 10
x1 ≤4
x1 , x2 0
-2x1 + x2 + t1 =1
x1 + 3x2 + t2 = 10
x1 + t3 = 4
x1 , x2 , t1, t2 , t3 0
coef bi x1 x2 t1 t2 t3
1 1 –2 1 1 0 0
10/3 10 1 3 0 1 0
4 1 0 0 0 1
Z –1 1 0 0 0
Comme le coefficient de x2 est le plus petit positif, on va faire entrer x2 en base puis annuler
tous les coefficients de la colonne x2 sauf le pivot=1, en utilisant le pivot de Gauss ( L2-3L1)
coef bi x1 x2 t1 t2 t3
-1/2 1 –2 1 1 0 0 x2
1 7 7 0 -3 1 0 t2 L2 – 3L1
4 4 1 0 0 0 1 t3
Z-1 1 0 -1 0 0 L4 – L1
on va faire entrer x1 en base et en sortir t2 puis utiliser la méthode du pivot de gauss pour annuler
tous les coefficients de la colonne x1 sauf le pivot=1.( L2/7 ; L1-L2)
bi x1 x2 t1 t2 t3
3 0 1 1/7 2/7 0 x2
1 1 0 -3/7 1/7 0 x1
3 0 0 3/7 -1/7 1 t3
Z–2 0 0 -4/7 -1/7 0
Condition d’arrêt : tous les coefficients de la dernière ligne Z sont négatifs ou nuls.
Exemple2
Soit le programme linéaire S2 suivant sous sa forme canonique:
Soit le programme linéaire suivant sous sa forme canonique:
max z = x1 + 3x2
x1 + x2 14
-2x1 + 3x2 12
2x1 - x2 12
x1, x2 0
x1 + x2 +t1=14
-2x1 + 3x2 +t2=12
2x1 - x2 +t3=12
x1, x2 ,t1,t2,t3 0
coef(bi/ai1) bi x1 x2 t1 t2 t3 définit
14 14 1 1 1 0 0 t1
4 12 -2 3 0 1 0 t2
-2 2 2 -1 0 0 1 t3
Z 1 3 0 0 0
coef bi x1 x2 t1 t2 t3 définit
10*3/5 6 10 5/3 0 1 -1/3 0 t1 L1 - L2
4*(-3/2) -6 4 -2/3 1 0 1/3 0 x2 L2/3
16*3/4 12 16 4/3 0 0 1/3 1 t3 L3 + L2
Z-12 3 0 0 -1 0 LZ - 3L2
12
D2 x2 = 2/3 x1 + 4
D3 x2 = 2 x1 - 12
D1
si x1 = 0 et k = 0 alors x2 = 0
car x2 = (k – x1) / 3
donc 0 x2 = -(1/3) x1 0
12 x2 = 4 = (1/3) k
30 x2 = 8 x1 = 6
Z = 30 pour x1 = 6 et x2 = 8
Exemple3
bi x1 x2 t1 t2 t3 définit
11/3 1 0 1/3 0 1/3 x1 L1+L'3
19/3 0 0 5/3 1 -1/3 t2 L2-L'3 B
2/3 0 1 -2/3 0 1/3 x2 L'3
Z-4 0 0 0 0 -1/2
Mais on voit que ce n'est pas la seule solution (notamment grâce au graphique) et on peut donc
continuer en faisant rentrer t1 et sortir t2.
bi x1 x2 t1 t2 t3 définit
12/5 1 0 0 -5 2 x1
19/5 0 0 1 3/5 -1/5 t1 A
16/5 0 1 0 2/5 1/5 x2
Z-4 0 0 0 0 -1/2
Ces méthodes sont à utiliser si les seconds membres ne sont pas tous positifs.
max z = 2 x1 + 3 x2
x1 + x2 + t1 = 6
En le mettant sous la forme standard : − 2 x1 − x2 + t 2 = −4
− 2 x + x + t 3 = −2
1 2
x1 , x2 , t1, t 2, t 3 0
La difficulté de cette étude provient du fait que l’on n’a pas une solution admissible initiale, en
fixant x1=x2=0 (variables hors-base) car on aurait alors t1=6 0 (valable), mais t2=–4 0 (non
valable) et t3= –2 0 (non valable). Il faut donc commencer par chercher une première solution
admissible. On pourrait essayer se ramener au simplexe.
Ou alors, on introduit des variables artificielles : v1 et v2, associées à un coefficient de la
fonction économique négatif, (pour que la solution optimale du PL avec ces deux variables
artificielles soit obtenue avec x6 et x7 nulles, c’est-à-dire la solution optimale du nouveau PL est
la même que celle du PL sans ces deux variables artificielles).
Le Programme Linéaire devient :
max z = 2 x1 + 3x2 − Mv1 − Mv 2
x1 + x2 + t1 = 6
− 2 x1 − x2 + t 2 − v1 = −4
− 2 x + x + t 3 − v 2 = −2
1 2
x1 , x2 , t1, t 2, t 3, v1, v 2 0
ou
1ère phase:
Cherchons dans le système à maximiser une nouvelle fonction économique z' = -V1 – V2
V1 = 4 – 2x1 – x2 + t2
V2 = 2 – 2x1 + x2 + t3
z' = -4 + 2x1 + x2 - t2 - 2 + 2x1 – x2 - t3 = -6 + 4x1 - t2 - t3
Ici, L1 L1 - L3
bi x1 x2 t1 t2 t3 définit
14/3 0 0 4/3 1 -1/3 t2
10/3 0 1 2/3 0 1/3 x2
8/3 1 0 1/3 0 -1/3 x1
Z –46/3 0 0 -8/3 0 -1/3
2. Méthode M
Le premier tableau n'est pas un tableau du simplexe, il aurait donc fallu commencer par le
ramener à une forme de vrai tableau du simplexe. C'est-à-dire les coefficients des variables de
base sont nuls sur Z)
bi x1 x2 t1 t2 t3 V1 V2 définit
6 1 1 1 0 0 0 0 t1
Le tableau
4 2 1 0 -1 0 1 0 V1
initial du
2 2 -1 0 0 -1 0 1 V2
simplexe
Z+4M 2+2M 3+M 0 -M 0 0 -M L'4 L4 + ML2 est donc:
Z+6M 2+4M 3 0 -M -M 0 0 L'4 L4 + ML3
bi x1 x2 t1 t2 t3 V1 définit
7/2 0 0 1 ¾ -¼ -3/4 t1
1 0 1 0 -½ ½ ½ x2
3/2 1 0 0 -¼ -¼ ¼ x1
Z-6 0 0 0 2 -1 -2-M
3. Dualité
X1 X2 X3 Min
Y1 1 1 1 40
Y2 10 12 7 420
Y3 6 9 5 280
max 14 17 12
Les coefficients contraintes deviennent les coefficients de la fonction économique Z’. la matrice
de production est transposée( lignes deviennent colonnes et vice-versa), les coefficients de Z
deviennent les contraintes du programme dual.
x1 x2
x6 x3
x5 x4
On peut noter + l’application « successeur » : + : X → P(X) (ensemble des parties de X). Par
exemple, +(x1) = {x2, x4, x6}. De même, on peut définir -, l’application « prédécesseur », : X
→ P(X). Ex. : -(x2)={x1}
Précédents Suivants
x1 x2, x4, x6
x2 x1 x3, x4
x3 x2 x4, x5
x4 x1, x2, x3, x6 x5
x5 x3, x4, x6
x6 x1 x4, x5
1.2) Chemins
Un graphe peut être orienté ou non orienté.
Ex. :
x2 x2 arête
cycle
x1 x3 x1 x3
x4 x4
x2
x1 x2
x1
x3
x5 x3
x4 x5
x4
Chemin circuit
Un chemin est simple lorsqu’il ne passe qu’une seule fois par chacun de ses arcs
Un chemin est élémentaire s’il ne rencontre pas plus d’une seule fois chaque sommet.
Ex. : (a,b,c,d) est un chemin hamiltonien. Mais il n’y a pas de circuit hamiltonien : il faudrait
que d a
NB : dans un graphe d’ordre n, un circuit hamiltonien est de longueur n, un chemin est de
longueur n – 1.
ABC
AEA ABB ACD
M² = AEC
BBB BBC BCD
CDA CDE
DAC
DEA DAB DAE
DEC
EAB EAC ECD EAE
0 1 1 0 1 1 1 2 1 0
M2 = 0 1 1 0 0 0 1 1 1 0
0 0 0 1 0 1 0 0 0 1
1 0 0 0 1 1 1 2 0 1
1 0 1 0 0 0 1 1 1 1
A C
M= M² =
E D
Si M est symétrique, le graphe est symétrique.
Si dans M², il y a un 1 (ex. : (A,B)) alors: il y a
un chemin de longueur AEAEA AEABB AEABC AEAEC ABCDE
1 de A à B, s’il y a un 2
(ex. : (A,C)), il y a un ABCDA AEACD
ABBBB ABBBC AECDE chemin de longueur 2,
AECDA ABBCD
etc. ACDAB ACDAC ACDAE
ACDEA
On peut connaître ACDEC l'existence et le nombre
de chemin d'une BBCDA BBBBB BBBBC BBCDE longueur donnée mais
on ne peut pas préciser BCDEA BCDAB BCDAC BBBCD
BCDAE s'il est hamiltonien,
BCDEC
simple ou autre… CDABC
CDABB CDACD
CDAEA CDAEC CDEAE
CDEAB CDECD
Rappel: CDEAC
DEABC 25
DEAEA DEABB DEACD 8 DACDE
7
B= 1x2 + 3x8 =
26 DEAEC
DACDA DABBB DABCD DAEAE
DABBC
DECDA DAEAB DAECD DECDE
DAEAC
EABBC
M Gaye RO : Lic Pro EABBB EACDE
EACDA ECDAC EABCD 17
ECDAB ECDAE
ECDEA ECDEC EAECD
EAEAB EAEAE
EAEAC
Les cahiers du formateur
1x5 + 3x7 = 26
13 25 26 26 13
24 . 87 = 36 38 A= 24 26 26 2x2 + 4x8 = 36
36 38 2x5 + 4x7 = 38
b) Matrice booléenne :
0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
A B
0 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 1
M= M² = M =
3
0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1 1
D C 1 0 0 1 1 1
1 1 1 1 1 1
Ici, la présence d'un 1 représente l'existence d'un chemin. Dans M², s’il y a un 1 cela signifie
qu’il existe un chemin de longueur au plus 2 entre les deux sommets.
Les matrices booléennes permettent d’aider lors de la recherche des composantes connexes.
Remarque : si le graphe a une entrée (point de début, c'est à dire que les arcs partent de ce
sommet mais aucun n'y arrive), il y a une colonne de 0 associée à ce sommet ; et si le graphe a
une sortie, il a une ligne de 0.
3.1) Connexité
Un graphe est dit connexe s’il existe au moins un chemin entre toute paire de sommets.
Exemple :
Ce graphe est non connexe, mais il a 3
A B composantes connexes.
C D E G
Ex : A B C X= {A, B, C, D, E, F}
E
Ce graphe contient deux composantes connexes :
D F {E} et {A, B, C, D, F}
Remarque : on définit là encore une relation d’équivalence (en admettant que A est en relation
avec lui-même).
A partir d’un graphe G, on définit une matrice booléenne M, puis on calcule les puissances M k.
Entre xI et xj, il existe au moins un chemin de longueur k si le terme (i,j) de la matrice M k vaut
1. Alors dans M+M[2] +…+M[k-1], on trouvera 1 en place (i,j) s’il existe un chemin de longueur
k-1 entre xi et xj
Exemple :
2
1 3
4
5
0 1 1 0 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1
0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 0 1 1 1 1
M =0 0 0 1 1 , I+M=A= 0 0 1 1 1 , A²= 0 0 1 1 1 ,
0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0
0 0 0 0 0 0 0 1
0 0 1 0 1 1 1
A3= A²=Ak pour k 2
1 1 1 1 1
0 1 1 1 1
0 0 1 1 1 1 2 3 5 4
0 0 0 1 1
0 1
0 0 0
Remarque : on n’est pas toujours obligé de calculer jusqu’à (I+M)(n-1), on peut s’arrêter dès
que (I+M)(k-1) = (I+M)(k)
F E D
0 1 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1
0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1
M= 0 0 0 1 0 0 0 (I+M)6 = 0 0 1 1 1 0 1
0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 1 1 0 1
0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 1 1 0 1
1 0 0 0 1 0 0 1 1 1 1 1 1 1
0 0 1 0 0 0 0 0 0 1 1 1 0 1
Après réorganisation des lignes et des colonnes, on détermine les classes fortement connexes :
c 1 c2 c6 c3 c4 c5 c7
A 1 1 1 1 1 1 1 A B G C
B 1 1 1 1 1 1 1
I II
F 1 1 1 1 1 1 1
F E D
C 0 0 0 1 1 1 1
D 0 0 0 1 1 1 1
II
E 0 0 0 1 1 1 1
G 0 0 0 1 1 1 1
Algorithme de Ford
3
C D
2 2
8 2
6
A
5 E 2 F 1 B
8
3 3
G
Algorithme :
1. On numérote les sommets dans un ordre quelconque (sauf le x1 et xn)
2. i = + sauf 1 = 0
3. pour tout sommet xj pour lequel j - i > V(xi, xj), V représentant la valuation de l’arc,
remplacer j par i + V(xi, xj)
4. s’arrêter lorsque aucun i ne peut plus être modifié.
C =2 D =5
3 D
C 2
2 2
8
A = 0 6
F = 6
BB =7
A
5 2 F 1
E
E=5 8
3 3
G
G =3
Le but est de trouver un chemin de A vers B associé à la valuation totale la plus faible.
ACDB = 2+3+2=7
AEDB = 5+8+2=15
AEFB = 5+2+1=8
…
Algorithme de Ford-Fulkerson
[10] D
A [15] [30]
[15]
[45]
E [10]
O [25] [5] S
B
[15] [20]
[20] F
[10]
C
[20] [30]
[10]
G
On appelle réseau de transport tout graphe fini, sans boucle, avec une source (ou point de
départ) et un puits (ou point d’arrivée), où tout arc est valué par un entier positif c(u), nommé
capacité de l’arc.
Source = entrée, sommet sans prédécesseur (ou ajouté)
Puits = sortie, sommet sans successeur (ou ajouté)
On appelle flux de l’arc u la quantité (u) (entier naturel) telle que 0 (u) c(u)
2.2) Procédure
1. Trouver un flot complet : flot dont tous les chemins menant de x0 à xn ont au moins un arc
saturé.
Exemple : 10 D
A 10 20
5
35
E 10
O 25 5 S
B
10 20
20 F
10
C
20 30
10
G
OCGXn : O C G Xn CG = 10 saturé
20 10 30 OC = GXn =10
Si on n’arrive pas à marquer la sortie du réseau, le flot est maximal. Si on arrive à marquer la
sortie du réseau, le flot n’est pas maximal. Dans ce cas, il faut considérer une suite de sommets
marquées, formant une chaîne entre l’entrée et la sortie et améliorer le flot en augmentant le
flux des arcs joignant les sommets de la suite, en respectant la loi de Kirchoff.
▪ Recommencer tant qu’il sera nécessaire pour qu’on ne puisse plus marquer la sortie.
Exemple :
+B
+O 10 D
A 10 20
5
35 +A +D
E 10
O 25 -E 5 S
B
+B
10 20
20 F
-F 10
C
20 30
10
G
On fait partir de O: 80 et sortir de S: 80. Comme le sommet S est marqué, le flot n’est pas
maximal. Isolons une chaîne de sommets marqués pour essayer d’augmenter le flot allant de O
à S.
+B
+O 10 D
A 10 20
5
35 +A +D
E 10
O 25 -E 5 S
B
+O D
A 15 25
+A
40 10
25 E 10
O S
B
10 20
20 F
10
C
20 30
10
G
Les antécédents par un arc nul ne peuvent pas être marqués. Les sommets marqués sont reliés
aux autres par des arcs saturés ou nuls.
Introduction
Un décideur a un projet à réaliser, il le décompose en macro-tâches, puis chacune de ces
tâches est décomposée en tâches élémentaires. Ces dernières sont articulées entre elles par des
contraintes :
Contraintes potentielles :
➢ Contraintes de succession : telle chose doit se faire complètement ou
partiellement avant une autre.
✓ la tâche i précède la tâche j = succession totale ;
✓ la tâche i doit être aux 2/3 commencée avant que j commence =
succession partielle
➢ Localisation temporelle : disponibilité dans le temps. Si par exemple, un
équipement n’est disponible qu’entre les instants t1 et t2
Formalisation :
Soit di : la durée de la tâche i données
dj : la durée de la tâche j
ti : la date de début de la tâche i inconnues
tj : la date de début de la tâche j
Contraintes : si i précède j, ti + di tj di tj - ti
si 2/3 i précède j, ti + 2/3 di tj 2/3 di tj -ti
d’une manière générale, ij di tj – ti càd ij tj - ti (où ij est une donnée)
▪ contraintes disjonctives : exclusion mutuelle car les tâhces ne peuvent pas se
faire en même temps (exemple : les tâches i et j utilisent une même ressource : une
seule machine, …). [ti, ti + di] [tj, tj + dj] =
▪ contraintes cumulatives : les moyens sont limités, en main d’œuvre, en
équipement, en budget
charpentiers
couvreurs
plombiers
maçon
0 10 20 30 40 50
Méthodes d’ordonnancement
Si b ne peut débuter que deux unités de temps après le début de a, on représentera les deux
tâches ainsi :
a b
2
Ainsi, sur un graphe MPM, la valeur numérique associée à l’arc (i,j) est le délai minimum
après le début de la tâche i au bout duquel peut démarrer la tâche j.
Le sommet du graphe représente le début de la tâche a dans un graphe MPM.
Maçons-platriers: 1 mois 1m 2m
Couvreur: 1 mois 1m couvreur
Départ maçon 1m Fin
Electricien: 15 jours 15j 3 sem
Carreleur: 3 semaines électric. 1,5 m carrel. 2 m 1s
Dans cette organisation, certaines tâches ont de la marge, d'autres non. Le chemin critique
–C-F-G- ne doit pas connaître de retard car c'est lui qui impose sa durée. Cette méthode peut
être complétée par des tableaux (qui marcherait aussi avec la méthode PERT).
A 16 D 8 G
5 5 8 15
14 18
0 B 14 E 18 I 10
3 14 25 17
25
C 20 18
F H
10
On peut également calculer les dates au plus tôt et les dates au plus tard par les tableaux
suivants :
Dates au plus tôt :
0 5 A 0 B 3 C 21 D 14 E 23 F 48 G 32 H 48 I 63
5 :0 0 :0 3 :0 16 A :5 14 B : 0 14 B:0 8 D : 21 10 C:3 8 D : 21 15 G : 48
14 B :0 20 C:3 18 E : 14 18 E : 14 18 E : 14 17 H : 32
25 F : 23 25 F : 23 10 I : 48
Chemin critique
Chaque colonne de ce tableau est constituée :
Date au plus tôt de Xi Nom du sommet : Xi
Durée de la tâche XjXi Prédécesseur Xj: date au plus tôt de Xj
On retrouve le chemin critique en repartant de et en déterminant le chemin qui a permis
de trouver la date au plus tôt de ce sommet final.(en gras et souligné dans le tableau)
0 A 24 B 9 C 3 D 40 E 28 F 23 G 48 H 46 I 53 63
A: 5 D :40 16 D :40 14 F :23 20 G :48 8 G: 48 18 G: 48 25 :63 15 :63 17 : 63 10
B: 0 E :28 14 H :46 10 I :53 8 H: 46 18 I: 53 25
C :3 3 F :23 14 I: 53 18
Dans cette méthode, on représente aussi les tâches et les contraintes qu’elles subissent à
travers un graphe G = (X, U), mais les sommets représentent des étapes de la réalisation du
projet et les arcs les tâches.
L’opération est donc représentée par un arc auquel on associe une valeur numérique, durée
de l’opération.
Les sommets sont les aboutissements des opérations, ou représentent la réalisation de
certaines étapes ou objectifs partiels du programme (opérations fictives parfois).
Si on veut représenter la succession de deux opérations a et b, a durant 4 unités de temps et
b 6, on tracera :
a(4) b(6) b ne peut débuter que quand a est achevé, mais il n’est pas obligé
1 2 3 de commencer immédiatement après. Le moment 1 est le
démarrage de a, l’instant 2 est l’achèvement de a et le moment
où b peut commencer, l’instant 3 est l’achèvement de b.
En revanche, si b peut commencer dès que deux unités de temps ont été consacrées à a, il
faut introduire un autre sommet :
a(2) a(4)
1 2 3
b(6)
A 8 D 9 G 10
21 40 8 48 48 15
5 24 16 63 63 8
1 3 5 0
5 I
0 0
10
B 3 E 7 12
0 0 14 14 23 32 46 63 63
18
2 4 6
0
3 0 H
4 C1 5 C2 6 F 17
3 3 10 13 13 10 23 23 25
7 11
0 32 46
Chemin critique
PERT : MPM : b
2
a(3) c(5) d(7) 3
1 2 3 4
b(2) a d
b’(0) : opération
virtuelle
3 5
3’
On peut interchanger le rôle de b et c par c
symétrie.
b(2)
PERT : MPM :
a(5) c(3)
1 3’ 4 a c
a’(0)
b(2) d(1)
2 3 5
2
b d
Attention : cette fois, c et d n’ont pas des
rôles symétriques
PERT :
4 6
MPM :
deux solutions, l’une en fractionnant, l’autre non.
2 2 4
1 b2 b3 e
a b1
1 2
c d