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REPUBLIQUE DU BENINMINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE, TECHNIQUE ET DE LA

FORMATION PROFESSIONNELLECABINET DU MINISTREDIRECTION DEPARTEMENTALE DES


ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE, TECHNIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE DE
L’ATLANTIQUECEG GBESSOUBP : 2051 Abomey-Calavi Tel : 94838395/97698736A1 5/C et D 2A2
et B 4ANNEE SCOLAIRE : 2019-2020EPREUVE : FRANCAISCLASSE : TLE ABCDDUREE : 4
h e u r e s C O E F :
PREMIERE SERIE DES EVALUATIONS SOMMATIVES DU DEUXIEME SEMESTRESITUATION
D’EVALUATION Il n’y a pas si longtemps encore, dans les sociétés traditionnelles africaines, la femme était
marginalisée. Etre femme est synonyme de soumissions aveugles, de brimades. Malgré l’avènement de la démocratie
et l’émergence des associations de défense des droits des femmes, la situation n’a pas trop changé. Tu es invité(é) à
lire le corpus de textes que voici afin de répondre aux questions posées.Corpus de textesTexte 1 : Joseph KI-ZERBO,
le monde africain, Hatier. Texte 2 : Mariama BA, une si longue lettre ; Présence Africaine, paris, 1979. Texte 3 :
Situation de la femme en Afrique, Afrique, Colloque d’Abidjan, juillet 1972.Texte 1 : La condition féminine en
Afrique.Ce qui frappe en Afrique, c’est qu’il y a un monde des femmes en marge de celui des hommes. Les femmes
prennent leur repas à part, se mettent ensemble au moment des causeries en famille, se regroupement au même endroit
dans le cercle des danseurs. La division du travail laisse aux hommes les tâches qui requièrent audace et vigueur
musculaire et réserve aux femmes des travaux exigeant de la patience, comme la cueillette, la préparation des
aliments, etc. chez les Warega du Congo, les femmes s’occupent du ramassage du bois et de récolte, de la cuisine, de
la fabrication de l’huile ; de la petite, de la poterie. Les hommes assurent le défrichement, la chasse, la grande pêche,
la construction, l’extraction du minerai de fer. De même chez les Baloubo (Congo).Parfois cependant, la
différenciation biologique des rôles économique ne semble pas jouer. On voit ainsi dans certains pays les femmes
s’adonner à des travaux physiques dépassant manifestement leurs forces, par exemple les travaux agricoles. Souvent
aussi, les femmes, après avoir apporté à manger aux hommes dans les champs, s’attardent en brousse à ramasser le
bois.Elles rentrent au crépuscule avec sur la tête des fagots impressionnants. Elles apprêtent de l’eau tiède pour les
hommes. Ceux-ci rapportent un petit tronc d’arbre sur l’épaule (car d’ordinaire, un homme ne porte pas de fardeau sur
la tête) ou un sac de termites pour la volaille. La femme devra s’occuper du repas du soir. Or le manque d’équipement
fait de ces travaux culinaires un fardeau très lourd. Par exemple, pour préparer le tô (pâte de mil servie généralement
avec une sauce très relevée) il faut faire les opérations suivantes : battre le mil qui est stocké en épi dans le grenier,
vanné, piler le mil préalablement mouillé le son, laver et faire sécher le grain ; le moudre à l’aide de grossesses meules
de pierres. Et quant la farine est faite, il faut passer de longs moment dans une cuisine enfumée ; assise devant un feu
rebelle ou cuisant. Cependant, il serait très faux de s’imaginer que la condition de la femme africaine soit
misérable. Sur le plan économique, la femme jouit d’une autonomie appréciable. Chez les Damara d’Afrique du Sud
elle a le monopole de la cueillette et du ramassage, les hommes étant réduits à la chasse. Partout ailleurs en Afrique, la
femme a toujours en dehors du grand champ familial, quelques petits champs de condiments, d’arachides, de coton, de
petits pois dont le produit lui revient en propre. Le fil qu’elle a tissé le soir en compagnie des ses filles, elle ira le
vendre au marché et parfois à son propre mari. Ne voit-on pas des fabricantes de dolo (bière de mil) en offrir à leur
pari mais refuser de lui vendre à crédit lorsqu’il veut entretenir ses invités ?Cette liberté économique éclate surtout
chez les peuples côtiers (Yoruba, Ewé, Baoulé Ashanti) et même chez les Haoussa de l’intérieur où la femme même
une activité commerciale intense qui lui permet parfois d’entretenir son mari. Joseph KI-ZERBO, le monde africain,
Ed. HatierTexte 2 : Tasmir parle, plein d’assurance ; il évoque (encore) mes années de mariage, puis conclut : « Après
la ‘’sortie’’ (sous entendu du deuil), je t’épouse. Tu me conviens comme femme et puis, tu continueras à habiter ici,
comme si Modou n’était pas mort. En général, c’est le petit frère qui hérite de l’épouse laissée par son ainé. Ici, c’est
le contraire. Tu es ma chance. Je t’épouse. Je te préfère à l’autre, trop légère trop jeune. J’avais déconseillé ce mariage
à Madou. »Quelle déclaration d’amour pleine de fatuité dans une maison que le deuil n’a pas encore quittée. Quelle
assurance et quel aplomb tranquilles ! Je regarde Tasmir droit dans les yeux. Je regarde Mawdo. Je regarde l’iman. Je
serre mon châle noir. J’égrène mon chapelet. Cette fois, je parlai.Ma voix connait trente années de silence trente
années de brimades. Elle éclate, violente tantôt méprisante.As-tu jamais eu de l’affection pour ton frère ? Tu veux
alors déjà construire un foyer neuf sur un cadavre chaud. Alors que l’on prie pour Modou, tu penses à de futures
noces.« Ah ! Oui : ton calcul, c’est devancer tout prétendant possible, devancer Mawdo, l’ami fidèle qui a plus
d’atouts que toi et qui, également, selon la coutume, peut hériter de la femme. Tu oublies que j’ai un cœur, une raison,
que je ne suis pas un objet que l’on se passe de main en main. Tu ignore ce que se marier signifie pour moi : c’est un
acte de foi et d’amour, un don total de soi à l’être que l’on a choisi et qui vous a choisi. (J’insistais sur le mot choisi)
»« Et tes femmes, Tasmir ? Ton revenu ne couvre ni leurs besoins ni ceux de tes dizaines d’enfants. »Mariama BA,
Une si longue lettre ; Présence Africaine, paris, 1979.Texte 3 : Situation de la femme en Afrique Les mouvements
féministes cherchent à accorder à la femme les mêmes droits qu’à l’homme. C’est en effet, en Europe qu’on a trouvé
la meilleure formule pour faire libérer la femme d’une série de servitudes nées de l’égoïsme de l’homme et du
développement continu de sa civilisation.On n’a presque jamais écrit sur la femme africaine que pour la présenter
comme un être mineur, asservi. On n’a presque jamais connu et admiré son autonomie par rapport à la souveraineté de
ses initiatives.La femme africaine du moins dans la société précoloniale n’est ni un reflet de l’homme, ni une esclave.
Elle n’éprouve aucun besoin d’amitié l’homme pour exprimer sa personnalité.La femme est le foyer, elle doit être une
aiguille pour rapprocher et coudre ensemble les différends membres de la famille. Elle n’est pas seulement la femme
de son mari, la mère de ses enfants, elle est aussi femme des frères, des cousins et des amis de son mari, la mère de
tous les neveux et de tous les enfants dans l’évolution intellectuelle et culturelle de l’Afrique. En tant que mère et
éducatrice elle doit être à même d’éveiller l’esprit de ses enfants par des réponses à leurs questions.Aujourd’hui,
l’Afrique et le monde ont besoin de femmes capables de suivre et d’orienter l’évolution rapide de la société. Engagée
aux coté de l’homme pour la bataille du développement culturel, social et économique, elle n’en sera ni esclave
soumise ni le pâle reflet. Colloque d’Abidjan, juillet 1972.ConsignesI- Compétence de lecture (04pts)1- Précise le
thème commun aux trois textes (02pts)2- Donne le type auquel appartient chacun d’eux en justifiant ta réponse à
l’aide des indices textuels (02pts)II-Travaux d’écriture. Sujet 1 : Contraction de texte (texte 1)Consignes1- Relève la
thèse de l’auteur et reformule-la (02pts)2- Dégage la structure du texte et donne un titre à chaque partie
(02pts)Résumé (05pts)Ce texte comporte environ 500 mots. Résume-le en 125 mots avec une marge de plus ou moins
10%. Tu indiqueras à la fin le nombre exact de mots de mots utilisés.Discussion (07pts)Selon Joseph KI-ZERBO, « Il
serait très faux de s’imaginer que la condition de la femme africaine soit misérable. »Es-tu de cet avis ?Sujet 2 :
commentaire composé (texte2)Tache : Fais de ce passage un commentaire composé que tu organiseras à ton gré. Tu
pourras par exemple montrer comment s’exprime le rejet du sort réservé traditionnellement à la veuve après la mort de
son mari.Consignes1- Analyse du texte a-) Dégage l’idée générale du texte (02pts)b-) Identifie et formule deux centres
d’intérêts pertinents à développer dans ton commentaire composé (02pts) c-) Relève deux procédés formels liés à
chaque centre d’intérêt et précise l’idée que chacun suggère (02pts) 2- Rédige ton commentaire (10pts)Sujet 3 :
Dissertation (texte3) L’auteur du texte déclare : « Aujourd’hui, l’Afrique et le monde ont besoin des femmes
capables de suivre et d’orienter l’évolution rapide de la société. » Explique et illustre ce propos.Consignes1-
Dégage le problème que pose ce sujet (02pts) 2- Construis le plan de ton devoir (04pts)3- Rédige ton devoir (10pts)

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