Null 3
Null 3
MÉMOIRE
Présenté par :
THÈME
ii
Table des matières
iii
4.2.1 Introduction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.2.2 Application du graphène dans la technologie des cellules solaires : . 35
4.2.3 Application du graphène dans la technologie de stockage d'énergie : 37
Conclusion 40
Bibliographie 41
iv
Introduction
Les énergies renouvelables, actuellement, sont vues comme une bonne possibilité pour
résoudre certains problèmes causés par les énergies non renouvelables, dont l'émission
du CO2 qui peut être considéré comme un des grands problèmes environnementaux que
l'homme rencontre. Certes, l'utilité des énergies renouvelables ne se voit pas seulement
comme une solution des problèmes rencontrés par l'homme, mais elles peuvent aussi
remplacer la plus part des sortes d'énergies que le monde utilise aujourd'hui, le pétrole
fait un bel et bon exemple ici. Sachant que le réserve du pétrole mondiale d'après les
statistiques des énergies mondiales faites par le BP (British Petroleum) en 2013, il
sera susant seulement pour 52.9 ans[1], le gaz naturel et les autres sources d'énergies ne
font pas une exception, ce qui montre le besoin et l'utilité des énergies renouvelables dans
notre vie actuelle.
Or, dans le contexte des énergies renouvelables, le stockage de l'énergie, en tant qu'une
technique qui consiste à mettre en réserve une quantité d'énergie, soit électrique ou par un
intermédiaire, produite dans un temps pour pouvoir l'utiliser dans un autre temps, tend
de favoriser l'insertion des énergies renouvelables variables et d'améliorer leur ecacité.
Cette technique apporte aussi la sécurité et la exibilité aux réseaux.
Pour atteindre ce but, il existe plusieurs système de stockage d'énergie, que nous allons
traiter dans le 4me chapitre, qui nous donnent la possibilité de convertir de l'électricité
que nous avons dicile à stocker directement en d'autres formes d'énergie. Les batteries
et les supraconducteurs sont des bons exemples à donner dans ce contexte, ils ont un
bon rendement et donnent de bons résultats expérimentaux. Or, nous pouvons toujours
améliorer le rendement et l'ecacité de ces systèmes de stockage d'énergie, pour cela,
les physiciens se trouvent face à un matériau très fascinant qui pourra être le futur de
beaucoup de technologies dans diérents systèmes, nous parlons ici du Graphène.
Ce nouvel matériau, qui n'est pas totalement nouveau vu qu'il a été théorisé par le
physicien canadien Philip Wallace en 1947 en appliquant la théorie des bandes sur le
graphite[2], qui a été ociellement découvert en 2004 par les deux physiciens André
Geim et Konstantin Novoselov[3], professeurs à l'université de Manchester, qui ont été
récompensés par le prix Nobel en 2010 pour cette découverte[4]. Depuis cette découverte,
le graphène est devenu un matériau très attractif non seulement pour les physiciens
expérimentalistes mais aussi pour les théoriciens grâce aux propriétés uniques de ce matériau.
1
Chapitre 1
Graphène
1.1 Introduction
Le carbone est le 15eme élément naturel le plus présent dans la croûte terrestre. Il se
présente sous de nombreux allotropes dont le plus anciennement connu est le graphite,
utilisé comme mine de crayon dès le 16eme siècle. La structure atomique lamellaire du
graphite lui confère un caractère friable qui permet de l'utiliser pour écrire. Cette structure
est constituée d'un empilement de plan d'atomes de carbones, faiblement liés entre eux. Par
contre, au sein d'un plan les atomes de carbone forment des liaisons covalentes robustes. En
utilisant ces propriétés mécaniques particulières, André Geim et Konstantin Novoselov ont
réussi à isoler un des plans qui consituent le graphite. Ils ont tiré des couches de graphite en
les grattant et ils les ont transformé en dioxyde de silicium mince SiO2 sur une plaquette de
silicium en utilisant un processus appelé clivage micromécanique ou technique de Scotch[5].
Ensuite, en faisant des mesures de microscopie à force atomique, les scientiques ont pu
mettre en évidence le caractère monoatomique des ces cristaux. Grace à cette méthode, la
production du graphene est donc devenue possible. La fabrication de ce genre de cristaux
bidimensionnels peut être déja considéré comme une révolution, grace aux propriétés
électroniques uniques du graphene[6]. Les mesures qui ont été fait, ont révélé un Eet Hall
Quantique "anormal", où la quantication de la conductance est diérente de celle d'autres
systèmes électroniques bidimensionnels, comme les hétérostructures semi-conductrices ou
les transistors à eet de champ. Ce résultat étonnant a été lié immédiatement à la structure
de bande du graphène, qui est totalement diérente d'un électron libre. En vérité, le
graphène, comme nous avons cité en dessous, n'est pas un sujet totalement nouveau, il a
été étudié en 1947[7]. Le but de ces études était de comprendre les propriétés électroniques
du graphite, et le calcul fait, était considéré comme une première étape vers la structure
de bande du graphite. Ce calcul a été ultérieurement repris pour la redécouverte du
graphène. Ces travaux ont mis en évidence une analogie nouvelle : l'hamiltonien des liaisons
fortes utilisé dans le calcul peut être approximé dans la limite des basses énergies par un
hamiltonien de Dirac, décrivant le comportement de particules relativistes de spin 1/2.
2
Figure 1.1: Structure cristalline de certaines allotropes du carbone, dont le graphène[8].
L'atome de carbone est le quatrième élément le plus abondant dans notre système
solaire après l'hydrogène, l'hélium et l'oxygène, son symbole chimique est le C, de la
famille cristallogène, son numéro atomique est le 6, sa masse volumique est de 2,2 gcm−3 ,
et sa masse molaire est de 12.0107 gmol−1 ; Il possède 2 électrons sur la couche interne, et
4 sur la couche externe.
Dans l'état fondamental où il n'y a pas d'excitation des électrons, ces derniers vont faire la
conguration électronique suivante : 1s2 2s2 2p2 , dans cette conguration il est existe deux
couches 1s2 et 2s2 2p2 . La première contient une seule sous-couche (1s) qui se compose
seulement par un Orbitale Atomique (case quantique) ; Cet orbitale est occupé par deux
électrons de Spin diérent (Up, Down). Contrairement à la seconde couche qui contient
3
deux sous-couches de nature diérente (2s) et (2p). La couche (2s) a un seul orbitale
atomique rempli par deux électrons de Spin diérent, mais pour (2p) il y a trois orbitales
atomiques (cases quantiques) remplis par deux électrons.
La première couche 1s appelée couche K ou couche interne, elle n'a aucun eet de réactions
chimiques à cause de sa distance de l'environnement entourant le noyau, vu qu'elle est la
plus proche couche au noyau de l'atome.
Contrairement à cette couche, la couche 2s2p, appelée aussi la couche de valence, elle peut
subir un eet de réactions chimiques vu qu'elle a une relation directe avec l'environnement
entourant l'atome.
La couche périphérique, comme nous avons mentionné, contient deux sous-couches (2s)
et (2p) qui ont des niveaux énergétiques séparés par un gap de à peu près de 4eV (voir
Figure 1.2), la sous-couche (2s) par rapport à (2p), est plus stable grace à sa faible énergie,
elle est donc la couche qui va être remplie en premier lieu par deux électrons de spin (Up
^, Down _). Donc il en reste deux électrons parmi les quatre de valence qui vont remplir
la sous-couche 2p (2px , 2py et 2pz ). En suite, le carbone passera à l'état excité (Figure 1.2,
gauche) sous l'action du champ des atomes voisins, et donc sa conguration électronique
deviendra :
C*(Z = 6) : 1s2 2s1 2p3 ⇔ 1s2 2s1 2p1x 2p1y 2p1z
Nous obtenons donc, d'après l'excitation, des états excités : |2si, |2px i, |2py i et |2pz i,
qui sont vus équitablement de la même facon, ce que nous appelons les états quantiques
équivalents.
Ces états sont vont se superposer pour donner des états hybrides de plusieurs types
d'Hybridation. En terme de la mécanique quantique, la superposition de l'état |2si avec
n états |2pj i est appelé Hybridation spn .
4
Le but que nous souhaitons atteindre est d'étudier l'hybridation des atomes de carbone
(C) dans la structure cristalline du Graphène. Pour chaque atome de carbone du plan de
Graphène ; la combinaison de l'orbitale 2s et des orbitales 2px et 2py donne trois orbitales
hybrides sp2 . Ces orbitales hybrides sont orientées dans le même plan du Graphène,
forment des angles de 120◦ (voir Figure 1.3) et pointent vers les plus proches voisins.
Le quatrième électron ne s'hybride pas et reste dans une orbitale 2pz qui fait un angle de
90◦ avec le plan du Graphène.
Soit sp21 , sp22 , sp23 les orbitales hybrides qui vont décrire la géométrie hexagonale du
graphène[10]. D'après la théorie des orbitales moléculaires, l'approximation L.C.A.O ⇒
Les orbitales hybrides sont des combinaisons linéaires des états : |2si, |2px i et
|2py i :
L'orbitale atomique 2s présente une symétrie sphérique, donc elle contribue équitablement
à la formation des orbitales atomique hybrides sp21 , sp22 et sp23 .
Or ai = 1
P 2
1
a1 = a2 = a3 = + √ (1.5)
3
5
Figure 1.3: Représentation d'un carbone à l'état d'hybridation sp2 . Les 3 orbitales
hybrides sp2 sont coplanaires et forment entre elles un angle de 120◦ . L'orbitale pz leur est
orthogonale[11].
Le signe (+) revient à ce que l'orbitale atomique 2s n'a pas d'orientation (symétrie
sphérique), donc les ai sont toujours positifs.
1
⇒ b2 = − √ (1.9)
6
4. Condition de normalisation de |sp22 i :
1
a22 + b22 + c22 = 1 ⇒ c2 = √ (1.10)
2
6
5. Condition d'orthogonalité de |sp23 i avec |sp21 i :
1
a1 a3 + b 1 b 3 = 0 ⇒ b3 = − √ (1.11)
6
Figure 1.4: Représentation schématique des orbitales sp2 obtenues par une combinaison
linéaire des orbitales s et p[12].
L'hybridation sp2 des atomes de carbone que nous avons précité, est responsable des
liaisons liantes σ et anti-liantes σ ∗ . Entre les atomes du plan qui assurent la cohésion de la
structure en nid d'abeilles du Graphene (Figure 1.5). Ainsi que les orbitales 2pz restantes
vont former les liaisons liantes π et anti-liantes π ∗ . Ces liaisons sont responsables de la
cohésion des plans du Graphene pour former le graphite, et de la conductivité électronique
dans le Graphene. Bref, on peut schématiser tout cela dans la gure ci-centre :
7
Figure 1.5: Hybridation des orbitales. Les orbitales hybrides sp2se combinent pour former
les bandes σ et σ ∗ , et les orbitales 2pz se combinent pour former les bandes π et π ∗ du
Graphene.
8
1.3 Structure cristallographique du graphène
Le graphène est une couche unique des atomes de carbone surpeuplés dans un treillis en
nid d'abeilles, ou il peut être considéré comme un plan atomique individuel tiré de graphite,
qui consiste en deux sous-réseaux triangulaires qui s'interpénètrent. Pour comprendre le
mouvement des électrons dans le graphène, il est important de décortiquer la structure du
cristal en nid d'abeille (Fig 1.6). Les atomes de carbone forment un réseau hexagonal sur un
plan à deux dimensions. Les liaisons entre atomes de carbone sont des liaisons covalentes,
la distance entre deux atomes de C successifs est approximativement a ' 1,42A°.
Figure 1.6: Réseau de Bravais (a) et première zone de Brillouin (b) du graphène ideal[13].
D'après la Figure 1.6, nous choisissons les vecteurs de bases du réseau direct (→
−
a 1 ,→
−
a 2)
qui sont référenciés à un atome de type A .
En faisant la projection de →
−
a1 et →
−
a2 dans le repère xe du laboratoire (O,x,y), on obtient :
→
−
a1 = a1x →
−
e x + a1y →
−
ey (1.16)
et
→
−
a2 = a2x →
−
e x + a2y →
−
ey (1.17)
Les hexagones sont réguliers donc les côtés sont égaux ≡ a, ainsi que les angles sont aussi
égaux ≡ 120◦ .
√
a 1x a 3
cos(30◦ ) = ⇒ a1x = a × cos(30◦ ) =
a 2
9
√
a 3
⇒ a1x = (1.18)
2
a
a1y = a + acos(60◦ ) = a +
2
3a
⇒ a1y = (1.19)
2
Ces vecteurs de base font entre eux des angles de 60◦ , avec a ' 1,42A◦ est la distance
entre deux atomes de carbone C successifs. Les deux vecteurs de base ont la même norme
telle que : √
|a1 | = |a2 | = 3a = 2, 46 (1.23)
Comme nous avons vu avant, chaque type d'atome est entouré par trois plus proches
voisins de type diérents, donc on peut déterminer les vecteurs qui relient un atome de
→
− → − →
−
type A avec ses trois plus proches voisins de type B, on les note par : δ 1 , δ 2 et δ 3 .
→
− → − →
−
Détermination de ces trois vecteurs δ 1, δ 2 et δ3 :
D'après la gure 1.6 on a :
√ !
→
− 3→ 1
δ 1 = a (cos(30◦ )→
−
ex + sin(30◦ )→
−
ey ) = a −
ex + → −
ey (1.24)
2 2
√ !
→
− 3→ 1−
δ 2 = a (− cos(30◦ )→
−
ex + sin(30◦ )→
−
ey ) = a − −
ex + → ey (1.25)
2 2
→
−
δ 3 = −a→
−
ex (1.26)
10
→
− →
− →
−
Donc les trois vecteurs δ 1 , δ 2 et δ 3 sont dénis comme suit :
→
− a √
δ 1 = ( 3, 1) (1.27)
2
→
− a √
δ 2 = (− 3, 1) (1.28)
2
→
−
δ 3 = a(0, −1) (1.29)
Pour que la résolution du système soit plus facile, on associe au cristal de Graphene
un réseau réciproque bidimensionnel, représenté sur la Figure 1.6 (b), et qui a la propriété
de simplier les calculs géométriques. Ce réseau réciproque est généré par les vecteurs de
→
− →
−
bases ( b 1 et b 2 ).
→
− →
−
Détermination des vecteurs de bases b1 et b2 :
→
− →
−
Rappel : soient
b 1 et b 2 les vecteurs de base du réseau direct d'un cristal bidimensionnel.
→
− → −
Les vecteurs de base ( A , B ) du réseau réciproque sont déterminés par les conditions
suivantes : ( →− →
A .−a = 2π
− →
→ −
A. b = 0
Et ( →
− →
B .−a =0
− →
→ −
B . b = 2π
Dans notre cas les vecteurs de base du réseau direct sont :
→
− √ √
a1 = a2 ( 3, 3) ; →
−
a2 = a2 (- 3, 3)
→
− →
−
Alors que les vecteurs ( b 1 et b 2 ) sont d´déterminés par :
→ √
−b 1 .→
−
a 1 = a 23 b1x + 32 b1y = 2π
√
→ − →
b .−
1 a = a − 3b + 3b
2 2 1x 2 1y
=0
Et → √
−b 2 .→
−
3 3
a 1 = a 2 b2x + 2 b2y = 0
→
− √
b 2 .→−
a 2 = a − 23 b2x + 32 b2y = 2π
→
− →
−
Avec b 1 = (b1x , b1y ) et b 2 = (b2x , b2y ).
Or d'après la résolution de ces systèmes d'équations nous obtenons :
→
− 2π √
b1= 3, 1 (1.30)
3a
Et
→
− 2π √
b2= − 3, 1 (1.31)
3a
11
1.3.3 La Première Zone de Brillouin
C'est une cellule primitive dénie de manière unique dans l'espace réciproque. De la
même manière que le réseau de Bravais est divisé en cellules de Wigner Seitz dans
le réseau direct, le réseau réciproque est décomposé en zones de Brillouin. Les limites
de cette cellule sont données par des plans liés à des points sur le réseau réciproque.
L'importance de la zone de Brillouin découle de la description des ondes de Bloch des ondes
en milieu périodique, dans laquelle on constate que les solutions peuvent être complètement
caractérisées par leur comportement dans une seule zone de Brillouin.
L'importance de cette zone se traduit par le fait qu'elle contient toutes les informations
physiques concernant le système étudié (Figure 1.6 (b)).
La présence de deux atomes (A,B) par maille élémentaire, entraîne l'existence de deux
points non équivalents K et K' situés aux extrémités de la PZB. Ces deux points inéquivalents
dans l'espace réciproque peuvent être représentés par les vecteurs :
→
− 4π
K= √ (1, 0) (1.32)
3a 3
Et
−
→ 4π
K0 = √ (−1, 0) (1.33)
3a 3
En eet on a :
→
− −
→
K = (kx , ky ) et K 0 = kx0 , ky0
12
Chapitre 2
13
Figure 2.1: Vue schématique de la combinaison linéaire des orbitales atomiques.
D'après l'application du Théorème de Bloch pour passer d'un réseau direct à un réseau
réciproque pour la résolution du système, avec les transformées de Fourier des diérents
operateurs qui s'écrivent sous la forme suivante :
(2.3)
0
X X
aR i = [Link] aq , bRi +δj = eiq .(Ri +δj ) bq0
q ∈ P ZB q 0 ∈ P ZB
14
plus proches voisins de type B (Voir Figure 2.1).
D'où d'après l'équation (2.3) et l'équation (2.2) nous obtenons :
3
!
iq 0 .(R
(2.4)
XX X X
H = −t a†q e−[Link] e i +δj )
bq 0 + hc
i∈A j=1 q∈P ZB q 0 ∈P ZB
3
!
i(q 0 −q).R
(2.5)
0
X X X
= −t a†q e i
eiq .δj bq0 + hc
q,q 0 ∈P ZB j=1 i∈A
3
(2.6)
0
X X
= −t a†q δ(q − q 0 )eiq .δj bq0 + hc
q,q 0 ∈P ZB j=1
3
(2.7)
X X
= −t a†q eiq.δj bq + hc
q∈P ZB j=1
0 h(q) aq
(2.8)
X
a†q b†q
= ∗
h (q) 0 bq
q∈P ZB
a
(2.9)
X
a†q bq Λ(q) q
†
=
bq
q∈P ZB
L'équation (2.8) nous donne l'Hamiltonien des liaisons fortes ecace qui s'écrit :
0 h(q)
Λ(q) = (2.11)
h∗ (q) 0
Pour déterminer la relation de dispersion nous devons résoudre l'équation de aux valeurs
propres suivante : Λ(q)Ψq = (q)Ψq , on remplace alors la matrice Hamiltonienne Λ(q) dans
l'équation :
−(q) h(q) Ψ+ 0
= (2.12)
h∗ (q) −(q) Ψ− 0
Où Ψ± sont les composantes spinneur.
Puis, en faisant la diagonalisation de la matrice (2.12), nous trouvons alors les valeurs
propres donnant la relation de dispersion ci-dessous :
(2.13)
p
± (q) = ± h(q)h∗ (q)
En développant cette relation on obtient :
v" #2 " 3 #2
u 3
(2.14)
u X X
± (q) = ±tt cos(q.δj ) + sin(q.δj )
j=1 j=1
15
L'indice j mentionné dans l'équation (2.14) correspond à une sommation sur les plus
proches, pour le graphène il y a 3 plus proches voisins de type B (Figure 2.1) ; qui sont
reliés avec l'atome de type A par les vecteurs suivants :
→
− a √ →
− a √ →
−
δ1 = 3, 1 , δ2 = − 3, 1 , δ3 = a (0, 1) (2.15)
2 2
s √ √
3a 3a 3a
±
(q) = ±t 1 + 4 cos( qy ) cos( 2
qx ) + 4 cos ( qx ) (2.16)
2 2 2
Comme il est connu, les électrons, au niveau quantique, se comportent comme des
ondes qui sont piégées dans les bandes d'énergie. dans un isolant, les bandes d'énergies
(Bande de valence et de conductance) sont soit pleines soit vides, en plus elles sont séparées
par une bande interdite, appelée aussi le le gap. Contrairement à ceci, dans un métal les
bandes d'énergies ne sont pas complétement remplies, ce qui entraîne un déplacement libre
des électrons. Si nous mesurons l'énergie des électrons en fonction de leur impulsion, les
bandes deviennent des paraboles[17].
Pour le graphène, la situation est totalement diérente, puisque les bandes d'énergies
forment deux cônes inverses qui se touchent en extrémités (Figure 2.2). Ces cônes s'appelent
des cônes de Dirac, où il n'y a plus de bande interdite contraiement aux isolants, et pas
de bande partiellement remplie comme les métaux.
Les bande d'énergies sont dégénérées aux six points de la Première zone de Brillouin,
car la relation de dispersion s'annule en ces points. D'où, le nombre d'états disponibles
dans ces deux bandes, est égal au nombre de mailles élémentaires dans le cristal multiplie
par 2, vu que l'électron est un fermion, c-à-d, son spin est ± 12 .
16
Figure 2.2: A gauche : Le spectre d'énergie d'une valeur nie de t et t', avec t=2.7 eV, et
t'=-0.2t. A droite : Agrandissement des bandes d'énergies proches d'une de point de Dirac[18].
17
2.2 Modèle de Basse Energie
→
− →
− − −
→ −
q = K +→
p (ou→
−
q = K0 + →
p) (2.17)
→
−
Avec k →
−
p k k K k, un vecteur qui désigne un petit déplacement autour du point K (ou
K') dans l'espace réciproque (Figure 2.3).
Figure 2.3: Première zone de Brillouin et surface de Fermi du graphène idéal, à proximité des
points de Dirac K et K'. La relation de dispersion implique que les états électroniques proches
du niveau de Fermi sont contenus dans des poches centrées sur K et K'[19].
L'hamiltonien en première quantication que nous avons abordé ci-dessus s'écrit sous
la forme suivante :
3
0 hK (q)
(2.18)
X
ΛK (q) = , hK (q) = −t eiq.δj
h∗K (q) 0
j=1
3
(2.20)
X
eiK.δj eiq.δj
= −t
j=1
18
3
(2.21)
X
eiK.δj 1 + ip.δj + Θ(p2 )
' −t
j=1
" 3 3
#
(2.22)
X X
' −t eiK.δj + i p.δj eiK.δj + Θ(p2 )
j=1 j=1
En tenant en compte les positions des points de Dirac K dans le réseau réciproque,
et la position des premiers plus proches voisins δj dans le réseau direct, de plus, nous
pouvons négliger les termes d'ordre Θ(q 2 ), ce qui nous permet d'écrire l'équation (2.21)
approximativement sous la forme :
3
hK (q) ≈ ta (px + ipy ) (2.23)
2
Pour la position K' des points de Dirac on a :
3
hK 0 (q) ≈ − ta (px − ipy ) (2.24)
2
Nous remplaçons alors hK (q) et hK 0 (q) par ses expressions pour qu'on puisse trouver
l'expression de l'Hamiltonien au voisinage de K et de K' dans la base A,B :
3 0 px + ipy 3
ΛK (p) = = tap.σ ∗ (2.25)
2 px − ipy 0 2
3 0 px − ipy 3
ΛK 0 (p) = − = − tap.σ (2.26)
2 px + ipy 0 2
Avec σ = (σx , σy , σz ) sont les matrices de Pauli, tel que :
0 1 0 −i 1 0
σx = , σy = , σz = (2.27)
1 0 i 0 0 −1
En travaillant sur les bases K'A, K'B, KA et KB, les Hamiltoniens ΛK (p) et ΛK 0 (p)
deviennent :
0 0 0 0
3 0 0 0 0
(2.28)
ΛK (p) =
2 0 0 0 px + ipy
0 0 px − ipy 0
0 px − ipy 0 0
3 px + ipy 0 0 0
ΛK 0 (p) = − (2.29)
2 0 0 0 0
0 0 0 0
19
Finalement nous obtenons l'Hamiltonien total ΛK;K 0 (p) dans la base K'A, K'B, KA et KB
qui s'écrit sous la forme :
0 px − ipy 0 0
3 px + ipy 0 0 0
ΛK;K 0 (p) = (2.30)
2 0 0 0 px + ipy
0 0 px − ipy 0
20
Chapitre 3
Maroc
Actuellement, le stockage de l'énergie joue un rôle très important dans le domaine des
énergies renouvelables, ce processus aporte sur l'amélioration de l'écacité énergitique et
l'insertion des énergies renouvelables variables, ainsi que la sécurité et la exibilité aux
réseaux. Le stockage de l'énergie est le capture et l'accumulation de l'énergie dans un temps
pour en proter dans autre temps, ça concerne la chaleur ainsi que l'électricité. L'appareil
utilisé pour le stockage d'énergie est généralement appelé Accumulateur ou Batterie, qui
sont les moyens les plus communs.
3.2.1 Introduction
Une énergie renouvelable est une énergie provenant des sources énergitiques
naturelles que la nature renouvelle en permanence, comme le soleil, le vent, et
al.
Le Soleil et la terre, se sont 2 grandes sources énergitiques naturelles, qui sont appelées
"Energies propres". Tant dis qu'elles ont un pouvoir énergitique très faible par rapport à
celui des énergies non renouvelables, leur exploitation engendre beacoup moins de déchets
et d'émissions polluantes.
3.2.2 Histoire
Les énergies renouvelables, ou ce que nous pouvons appeler aussi les énergies neuves,
ne sont pas totalement une idée neuve, mais elle a été toujours présente dans l'histoire de
l'homme bien avant la découverte des énergies non renouvables comme le gaz naturel et le
pétrole. Le soleil, le vent, l'eau et les autres sources d'énergies renouvelables ont toujours
été exploitées par l'homme :
21
L'énergie solaire : En théorie, l'énergie solaire était utilisée par l'homme dès
l'Antiquité. Les gens utilisaient la lumière du soleil pour allumer des feux avec des
matériaux de loupe. Et en au 3ème siècle avant JC, les Grecs et les Romains étaient
connus par l'exploitation de l'énergie solaire avec des miroirs pour allumer des
torches pour des cérémonies religieuses. Ces miroirs sont devenus un outil normalisé
appelé miroirs brûlants. Or que l'eet photovoltaïque, consistant à convertir la
lumière en électricité, a été découvert dès 1839 par Becquerel[20] ;
L'énergie éolienne : Les gens utilisaient l'énergie éolienne pour propulser des
bateaux le long du Nil dès 5000 ans avant JC. En 200 avant JC, de simples pompes à
eau à énergie éolienne étaient utilisées en Chine et des moulins à vent avec des lames
de roseau tissé broyaient le grain en Perse et au Moyen-Orient. De nouvelles façons
d'utiliser l'énergie éolienne se sont nalement répandues dans le monde entier.
Au 11ème siècle, les habitants du Moyen-Orient utilisaient largement les pompes
éoliennes et les moulins à vent pour la production alimentaire. Les marchands et
les croisés ont introduit la technologie éolienne en Europe. Les Néerlandais ont
développé de grandes éoliennes pour drainer les lacs et les marais du delta du Rhin.
Les immigrants d'Europe ont nalement amené la technologie de l'énergie éolienne
dans l'hémisphère occidental[21]. ;
La biomasse : L'énergie issue de la biomasse, sous forme de bois, alimentait
l'économie mondiale pendant des milliers d'années avant l'avènement du charbon
plus facile à gagner, puis du pétrole, du gaz et de l'uranium. La bioénergie est une
fois de plus une option d'approvisionnement en carburant reconnue dans le monde
développé, tout comme elle a continué de l'être dans le tiers monde[22].
L'énergie hydraulique : L'énergie hydraulique est utilisée depuis des siècles. Les
Grecs utilisaient des roues hydrauliques pour moudre le blé en farine il y a plus
de 2000 ans. Au début des années 1800, les usines américaines et européennes
utilisaient la roue hydraulique pour alimenter des machines.
À la n du 19e siècle, la force de la chute de l'eau était utilisée pour produire
de l'électricité. La première centrale hydroélectrique a été construite à Niagara
Falls en 1879. Au cours des décennies suivantes, de nombreuses autres centrales
hydroélectriques ont été construites. À son apogée au début des années 40, l'hydroélectricité
fournissait 33de l'électricité de ce pays.
Mais à la n des années 40, les meilleurs sites pour les grands barrages avaient été
développés. Les centrales à combustibles fossiles (charbon, pétrole) ont également
fait leur entrée. À cette époque, ces centrales pouvaient produire de l'électricité
à un meilleur prix que les centrales hydroélectriques. Bientôt, ils ont commencé
à sous-évaluer les petites centrales hydroélectriques. Ce n'est que lors des chocs
pétroliers des années 1970 que les gens ont manifesté un regain d'intérêt pour
l'hydroélectricité.
Le soleil et la terre, se sont les deux importantes sources naturelles de toutes les énergies
renouvelables que l'homme exploite actuellement. Le soleil étant l'origine de nombreux
phénomènes naturels, dont, le cycle de l'eau, le vent ainsi que les marées, Et al. Or que la
terre est la source de la chaleur.
22
Ces deux grandes sources naturelles des énergies renouvelables, nous permettent de
classer 5 grandes types :
- Energie éolienne :
L'origine de l'énergie éolienne est le [Link] création des zones de températures et de
pression atmosphériques diérentes autour du globe est dûe au chauement de la terre par
le soleil. De ces diérences de pression naissent des mouvements d'air, que nous appelons :
Le vent. Ce type d'énergie nous permet de fabriquer de l'électricité dans des éoliennes, qui
sont appelées aussi aérogénérateurs.
Une éolienne peut être divisée en 4 parties :
Le mât
La pale
La nacelle qui contient le générateur.
Les lignes électriques qui évacuent et transportent l'énergie électrique (lorsqu'elle
est raccordée au réseau)
23
- Energie solaire :
L'origine de l'énergie solaire est le soleil. Ce type d'énergie nous permet de fabriquer
de l'électricité à partir de panneaux photovoltaïques ou des centrales solaires thermiques,
grâce à la lumière du soleil captée par des panneaux solaires.
L'énergie solaire joue rôle très important dans le domaine des énergies renouvelables,
étant une énergie propre, qui ne contribue au phénomène d'eet de serre, ainsi que sa
matière première est inépuisable, sachant que cette énergie reçue sur terre chaque année
représente plus de 10.000 fois la consommation mondiale actuelle, et gratuite.
- Energie hydraulique :
L'énergie hydraulique, est une énergie qui dépend spécialement de la force de l'eau,
qui nous permet de génerer de l'électricité dans les centrales hydroélectriques. Cette force
dépend soit de la hauteur de la chute d'eau (centrales de haute ou moyenne chute), soit
du débit des euves et des rivières (centrales au l de l'eau).
L'énergie hydraulique étant une des plus importantes énergies renouvelables au Maroc,
elle n'est rien qu'une manifestation de l'énergie solaire et de la force de gravité.
24
Figure 3.3: A typical layout of a hydropower[25].
Ce type d'énergie, fait aussi partie des énergies propres qui n'emet pas de gaz à eet de
serre, elle est, grace aux énormes quantités d'eau magasinées, utilisable rapidement.
25
L'énergie issue de la biomasse peut être considérée comme la plus ancienne utilisée par
l'homme, cette énergie peut être extraire par plusieurs processus, dont[26] :
Combustion directe pour produire de la chaleur
La conversion thermochimique pour produire le combustible liquide, gazeu et solide.
La conversion chimique pour produire le combustible liquide.
La conversion biologique pour produire le combustible liquide et gazeu.
26
3.3 Evaluation de l'Energie Renouvelable au Maroc :
Le Maroc, en 2009, décide d'adopter une stratégie énergétique qui a pour but de
lutter contre l'impact des énergies polluantes sur l'environement ainsi que atteindre une
indépendance énergétique. Pour cela, sa stratégie, basée sur Hautes orientations royales,
a pour objectif l'amélioration de la puissance des énergies renouvelables. Cet objectif, qui
est, xé à l'horizon 2020 a pour but d'atteindre une puissance électrique totale de 42.
Pour atteindre ce pourcentage le Maroc vise d'installer, selon l'Agence marocaine pour
l'énergie durable (MASEN), 6000 MW, 2000 MW pour l'énergie hydraulique, 2000 MW
pour l'énergie éolienne et 2000 MW pour l'énergie solaire.
El Jadida : 20,8 MW
Ouazzane : 240 MW, sur une supercie de 0,32 hectares, permet d'éviter 283.200
t/an de CO2
Taounate : 240 MW, sur une supercie de 2,1 hectares, permet d'éviter 191.160
t/an de CO2
Ksar El Kebir : 36 MW, sur une supercie de 0,5 hectares, permet d'éviter 42.480
t/an de CO2
27
Figure 3.7: Source : MASEN
Essaouira : 60 MW, sur une supercie de 1600 hectares, permet d'éviter 156.000
t/an de CO2
Taza : 150 MW, sur une supercie de 800 hectares, permet d'éviter 430.000 t/an
de CO2
Midelt : 180 MW, sur une supercie de 2230 hectares, permet d'éviter 430.000 t/an
de CO2
Tetouan : 54 MW, sur une supercie de 230 hectares, permet d'éviter 235.000 t/an
de CO2
28
Figure 3.8: Source : MASEN
29
Figure 3.9: Source : MASEN
30
Chapitre 4
renouvelable
4.1 Introduction :
Les analystes estiment que le stockage d'énergie sera le noyau de l'industrie des énergies
renouvelables, car le boom de la production d'électricité à partir de sources propres
nécessite un magasin qui absorbe les quantités résultantes, et sans cela, il pourrait ne
pas réussir à remplacer les combustibles fossiles, selon un rapport publié par "Oil Price".
Grâce à la Chine, l'Asie est devenue un fer de lance dans le développement de l'industrie des
énergies renouvelables, et le continent jaune envisage actuellement d'investir massivement
dans la technologie de stockage également, notamment en ce qui concerne les logiciels de
stockage d'énergie.
Technologies :
Le stockage de l'énergie c'est capturer de l'énergie produite dans un temps pour l'utiliser
dans un autre au futur. L'appareil utilisé pour le stockage d'énergie est généralement
appelé un accumulateur ou bien une battérie. En ce qui concerne les sortes d'applications,
il en existe deux : le stockage stationnaire (ou xe) et le stockage embarqué (ou mobile).
Or, nous allons nous intéressons d'une manière particulière dans ce chapitre au stockage
stationnaire qui concerne les productions d'électricité.
Pour cela, nous allons, dans cette section du chapitre, abordé que les informations techniques
principales des diérentes technologies des Systèmes de Stockage d'énergie, c-à-d, les
caractréristiques, les applications et les principes de fonctionnement.
D'une manière générale, Les Systèmes de Stockage d'Energie (SSE), nous donne
la possibilité de convertir l'électricité, que nous ne pouvons pas la stocker directement
facilement, en d'autres formes d'énergie, dont, l'énergie potentielle, cinétique et électromagnétique.
Dans cette section, nous allons traiter que quelques catégories de stockage stationnaire, en
d'autre terme, quelques formes de l'énergie.
31
Stockage sous forme d'énergie mécanique :
1. Station de Transfert d'Energie par Pompage-turbinage ou STEP (Pumped-
hydro energy storage ou PHS) :
C'est une technique de stockage de l'énergie qui permet de stocker de grande
quantité d'énergie électrique en utilisant l'énergie potentielle de l'eau. Cette
technique consiste à remonter de l'eau d'un réservoir inférieu à un autre supérieu,
c'est le pompage. En suite, lorsque la demande de l'énergie est forte, le turbinage
est activé par l'écoulement de l'eau du réservoir supérieu vers l'inférieur ce qui
génère de l'énergie électrique.
32
La technologie de stockage d'air comprimé a également une longue durée de
vie d'environ 40 ans et il est considéré comme une technologie de stockage à
long terme compatibles et compétitives avec les systèmes de stockage d'énergie
hydraulique par pompage[35].
Stockage sous forme d'énergie thermique :
De nos jours, le stockage sous forme d'énergie thermique n'est pas beaucoup exploité
par rapport aux d'autres systèmes de stockage, or que son utilisation à un grand
potentiel de croître à l'occasion du développement des fermes solaires thermodynamiques.
L'idée principale de cette technique de stockage est le chauage (en d'autres termes,
stockage de chaleur) et la climatisation des batîments (stockage du froid). Ce
stockage peut se faire à l'aide de diérents procéssus, nous mentionons deux :
1. Batteries électrochimiques :
Contrairement aux techniques de stockages d'énergies que nous avons traité
ci-dessus, le stockage de l'énergie dans les batteries électrochimiques est la
technique la plus propagée dans le monde, pour les petites quantités d'énergie
électrique.
Le principe de fonctionnement de cette technique dépend principalement du type
de batterie (plomb-acide, lithium-ion, nickel-métal hydrure, etc.), en d'autres
termes, les réactions chimiques, qui sont provoquées à partir de l'électricité,
dièrent en fonction du type de batterie. Selon le besoin, les réactions chimiques
inversées peuvent produire de l'électricité et déchargent le système. Ce principe
est illustré dans la gure ci-dessous :
33
Figure 4.3: Schéma de principe d'une batterie Lithium-Ion[36].
Une simple battérie électrochimique peut être fabriquée à partir d'un métal
de cuivre et d'un autre de zinc avec des solutions de leurs sulfates. Dans le
processus de la réaction, les électrons peuvent être transférés du zinc au cuivre
par un chemin électriquement conducteur comme courant électrique utile[37].
Ce genre de battérie peut également être créée en plaçant des électrodes métalliques
dans un électrolyte où une réaction chimique utilise ou génère un courant
électrique.
Même si la puissance de ces battéries est faible, elles peuvent présenter une
grande capacité de stockage, avec un taux de rendement qui peut dépasser 95,
comme les battéries de Lithium-ion[38], développé par le scientique Marocain
Rachid Yazami[39].
34
2. Supraconducteurs (super conducting magnetic energy storage ou SMES) :
Les supraconducteurs sont des appareils qui stockent de l'énergie des champs
magnétiques générées par un courant direct circulant dans une bobines superconductrices.C'est
une nouvelle technologie peu utilisée à cause de leurs coûts élevés.
4.2.1 Introduction :
solaires :
35
La contribution du graphène à la technologie des cellules solaires :
Lorsque le graphène est utilisé dans la technologie des cellules solaires, seuls deux
paramètres peuvent être optimisés pour une ecacité accrue. Ce sont, comme nous avons
cités, le nombre de couches de graphène dans l'appareil et l'eet de dopage d'un matériau
à base de graphène avec des éléments métalliques et/ou non métalliques.
Un lm de graphène peut être utilisé pour fabriquer des cellules solaires sensibilisées aux
colorants pour agir comme des électrodes de fenêtre. Cependant, les résultats obtenus
laissent place à des améliorations, et cela a été fourni en modiant les propriétés du
lm de graphène à l'aide d'une molécule monodispersée nanographène comme élément de
construction. Le lm modié présente des interactions plus fortes avec le substrat. Les
cellules solaires organiques ont été fabriquées avec succès à l'aide de lms tels que ceux-ci
avec une transparence de 85
36
Figure 4.4: Structure de bande de graphène monocouche montrant un dopage de type
p et n par rapport au niveau de Fermi, et ouverture de bande interdite dans le graphène
bicouche causée par le dopage.[48].
Le dopage de type P utilise des atomes trivalents, tels que le bore, qui extrait un
électron de la feuille de graphène et crée un trou dans la bande de valence de la feuille
de graphène. Alors que le dopage de type n implique des atomes pentavalents, comme le
phosphore, et est une approche qui facilite un électron libre de l'atome pentavalent sur la
feuille de graphène. L'électron libre est donc facilitée dans la bande de conductance de la
feuille de graphène.
d'énergie :
37
Figure 4.5: Schéma du condensateur électrique à double couche[50].
Les super-condensateurs ont une faible densité d'énergie par rapport aux batteries et
cela limite leur utilisation dans des applications pratiques malgré leur capacité à supporter
plus de cycles de charge/décharge que celles des piles rechargeables[51].
L'utilisation de graphène et/ou de matériaux à base de graphène dans les super-condensateurs
reçoit une large attention. Les deux scientiques D. Majumdar et S. Pal[52] ont conclu
que le graphène est un matériau de supercondensateur beaucoup plus avancé que les
matériaux actuellement utilisés. Certaines applications du graphène et des matériaux à
base de graphène pour résoudre certains dés rencontrés dans les dispositifs de stockage
d'énergie sont actuellement en cours de discussion.
D'uatres part, certains d'autres scientiques ont synthétisé des matériaux d'électrode
nanocomposite Mn3 O4 graphène en faisant croître des nanocristaux de Mn3 O4 dans les
38
réseaux mésoporeux de rGO (Réduction du graphène oxydé) et de nanofeuilles d'oxyde
métallique en couches exfoliées (MnO2 )[54]. L'activité électrochimique a été réalisée avec
des nanocomposites Mn3 O4 -rGO comme matériau d'anode pour les batteries Li-ion. L'électrode
fabriquée a obtenu des capacités de décharge améliorées allant jusqu'à 1600 mAh g−1 après
100 cycles, une cyclabilité améliorée et des performances de débit. En eet, l'électrode
orait plus de sites de stockage pour les ions Li + et augmentait le comportement de
transport de charge en raison de la présence de nanofeuilles de MnO2 . Cependant, l'électrode
a mal fonctionné en tant que cathode pour les batteries Li-ion avec une capacité de
décharge de 1 mAh g−1 . L'électrode peut trouver une application dans les domaines des
énergies renouvelables tels que les cellules solaires et comme photocatalyseur pour diviser
l'eau en hydrogène et oxygène.
39
Conclusion
40
Bibliographie
41
Conclusion
42
Conclusion
[40] P. Ribeiro and B. Johnson, et al, 2001, 'Energy storage systems for advanced power
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[48] Ibid.
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