27/03/2021
Université Sultan Moulay Slimane
Ecole Supérieure de Technologie
Béni Mellal
Département Mecatronique
Année Universitaire : 2020/2021
Technologie et schéma électriques
• Filière : EREE – 1ème année – S2
• Elément : M5-2 / Technologie et schémas électriques
• Présenté par : Pr. Soukaina ESSAGHIR
Technologie et schéma électriques 1
Plan de cours
Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques.
Chapitre II : Normalisation et standardisation des schémas électriques, symboles graphiques et
normalisés.
Chapitre III : Conception des schémas des installations industrielles et domestiques.
Chapitre IV : Technologie d’appareillage électrique (sectionneur, relais thermique, relais
magnétique, disjoncteur, contacteur…).
Chapitre V : Structure de la distribution électrique en basse et moyenne tension.
Chapitre VI : Utilisation du logiciel (AUTOCAD) pour la réalisation des schémas électriques.
Technologie et schéma électriques
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Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
1. INTRODUCTION
L’appareillage électrique est un élément qui permet d’obtenir la protection et l’exploitation sûre et ininterrompue d’un
réseau électrique.
Son rôle est d’assurer en priorité la protection automatique des circuits électriques contre tous les incidents susceptibles
d’en perturber le fonctionnement, d’effectuer sur commande les différentes opérations qui permettent de modifier la
configuration du réseau dans les conditions normales de service.
Il faut qu’il soit disponible à tout moment et puisse intervenir sans défaillance, au point de faire oublier qu’il existe.
Pour remplir ses fonctions avec fiabilité et disponibilité, il doit posséder de nombreuses aptitudes :
• Supporter des contraintes diélectriques dues à des ondes de chocs (dues à la foudre ou à la manœuvre d’appareils)
ou à des tensions à fréquence industrielle ;
• Assurer le passage du courant permanent ou de court-circuit, sans échauffement excessif et sans dégradation des
contacts ;
• Etre capable de fonctionner dans des conditions atmosphériques défavorables : à haute ou à basse température, en
altitude où la densité de l’air est plus faible, parfois sous forte pollution (pollution marine, vents de sables...) ;
• Supporter des séismes avec une accélération au sol égale à 0,2g ou 0,5g ;
• Et surtout, pour les disjoncteurs, être capable d’interrompre tous les courants inférieurs à son pouvoir de coupure
(courants de charge et courants de court-circuit).
On exige de lui une fiabilité presque parfaite, des opérations de maintenance légères et en nombre limité dans la mesure
où ces interventions sont à la fois coûteuses et gênantes pour l’exploitation.
Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
II. CHOIX ET CLASSIFICATIONS DE L’APPAREILLAGE
Choisir l'appareillage électrique adapté au récepteur demande une bonne connaissance du comportement du
récepteur lors de l'utilisation normale et lors de dysfonctionnement en prenant en considération la cadence de
fonctionnement, le risque de surcharge, la résistance aux courts-circuits et la résistance aux surtensions.
Les constituants (appareillages, sous-ensembles) doivent être conformes aux normes correspondantes et convenir à
leur application particulière en ce qui concerne la présentation extérieure de l’ensemble (ouvert ou enveloppé), leurs
caractéristiques électriques et mécaniques.
Certaines de ces caractéristiques peuvent être affectées par leur incorporation à un ensemble ; c’est notamment le
cas des fusibles, des contacteurs et des interrupteurs, susceptibles de faire l’objet d’un déclassement (diminution de
leur courant assigné), compte tenu des conditions de voisinage avec d’autres matériels et de la température
intérieure, en fonctionnement, de l’ensemble.
Une coordination doit également être assurée entre les courants maximaux admissibles de certains appareils et les
caractéristiques des dispositifs de protection placés en amont. Lorsque les indices de protection IP ont été spécifiés
pour l’enveloppe, les matériels encastrés doivent avoir une tenue correspondante, à moins de recevoir une
protection complémentaire ; il en est de même des dispositifs de commande...
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Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
L’appareillage électrique est classé en plusieurs catégories selon (sa fonction, sa tension, sa destination, son installation, le
type de matériel, la température de service et la technique de coupure) :
a. sa fonction :
Pour adapter la source d'énergie au comportement du récepteur, il est défini cinq grandes fonctions à remplir par
l’appareillage électrique :
• le sectionnement : il est nécessaire d'isoler, en tout ou partie, les circuits, les récepteurs de leur source d'énergie afin de
pouvoir intervenir sur les installations en garantissant la sécurité des intervenants (électriciens habilités).
• l'interruption : alors que l'installation est en service, le récepteur remplissant sa fonction, il est parfois nécessaire
d'interrompre son alimentation en pleine charge, ceci pouvant faire office d'arrêt d'urgence.
• la protection contre les courts-circuits : les installations et les récepteurs peuvent être le siège d'incidents électriques ou
mécaniques se traduisant par une élévation rapide et importante du courant absorbé. Un courant supérieur de 10 à 13 fois le
courant nominal est un courant de défaut. Il est assimilé à un courant de court-circuit. Afin d'éviter la détérioration des
installations et des appareillages, les perturbations sur le réseau d'alimentation et les risques d'accidents humains, il est
indispensable de détecter ces courts-circuits et d'interrompre rapidement le circuit concerné.
Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
• la protection contre les surcharges : les surcharges mécaniques et les défauts des réseaux d'alimentation sont les
causes les plus fréquentes de la surcharge supportée par les récepteurs (moteurs). Ils provoquent une augmentation
importante du courant absorbé, conduisant à un échauffement excessif du récepteur, ce qui réduit fortement sa durée de
vie et peut aller jusqu'à sa destruction.
• la commutation : son rôle est d'établir et de couper le circuit d'alimentation du récepteur.
b. sa tension:
On distingue les domaines de tension suivants :
• la basse tension BT qui concerne les tensions inférieures à 1 kV ;
• la moyenne tension MT (HTA) qui concerne les tensions entre 1 kV et 50 kV ;
• la haute tension HT (HTB) qui concerne les tensions supérieures à 50 kV.
Tableau des différents domaines de tension :
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c. sa destination :
L’appareillage électrique est destiné à fonctionner dans les réseaux ou installations principaux suivants :
• installations domestiques BT (< 1 kV)
• installations industrielles BT (< 1 kV)
• installations industrielles HT (3,6 à 24 kV)
• réseaux de distribution (< 52 kV) ;
• réseaux de répartition ou de transport (≥ 52 kV) ;
d. son installation :
On peut distinguer :
• le matériel pour l’intérieur, qui est destiné à être installé uniquement à l’intérieur d’un bâtiment, à l’abri des
intempéries et de la pollution, avec une température ambiante qui n’est pas inférieure à - 5 °C (éventuellement - 15 °C
ou - 25 °C) ;
• le matériel pour l’extérieur, qui est prévu pour être installé à l’extérieur des bâtiments, et qui par suite doit être
capable de fonctionner dans des conditions climatiques et atmosphériques contraignantes.
Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
e. le type de matériel :
Deux types sont distingués :
• le matériel ouvert, dont l’isolation externe est faite dans l’air;
• le matériel sous enveloppe métallique ou blindé, muni d’une enveloppe métallique, reliée à la terre, qui permet
d’éviter tout contact accidentel avec les pièces sous tension.
f. la température de service :
L’appareillage est prévu pour fonctionner avec les températures normales de service suivantes:
• la température maximale de l’air ambiant n’excède pas 40 °C et sa valeur moyenne, mesurée pendant une période
de 24 h, n’excède pas 35 °C ;
• la température minimale de l’air ambiant n’est pas inférieure à - 25 °C ou - 40 °C.
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Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
g. sa technique de coupure :
L’histoire de l’appareillage électrique est riche d’inventions diverses, de principes de coupure performants, de technologies
très variées utilisant des milieux aussi différents pour l’isolement et la coupure que l’air à pression atmosphérique, l’huile, l’air
comprimé, l’hexafluorure de soufre et le vide. Des points communs subsistent pendant toute son évolution :
• l’amorçage d’un arc entre deux contacts, comme principe de base pour la coupure d’un courant alternatif ;
• l’interruption du courant ;
• la recherche permanente de la réduction des énergies de manœuvre, afin de réaliser des appareils plus fiables et plus
économiques ;
• la réduction des surtensions, générées pendant leur fonctionnement, grâce à l’insertion de résistances de fermeture
ou par la synchronisation des manœuvres par rapport à la tension.
Il est intéressant de noter que la technique de coupure par auto-soufflage, qui vient de s’imposer pour les disjoncteurs SF6 à
haute tension, avait déjà été envisagée dès les années 1960. C’est grâce aux progrès importants réalisés dans le domaine de
la modélisation d’arc et de la simulation des écoulements gazeux que l’énergie d’arc a pu être domestiquée et utilisée
efficacement pour définir des chambres de coupure à hautes performances. Historiquement, on peut résumer les milieux
suivants qui ont été choisis pour la coupure :
• air ;
• huile ;
• air comprimé ;
• SF6
• vide.
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III. CONTACT ELECTRIQUE
1. Définition
Un contact électrique est un système permettant le passage d'un courant électrique à travers deux éléments de circuit
mécaniquement dissociables. C'est un des éléments principaux des composants électromécaniques : contacteur, relais,
interrupteur, disjoncteur. Il est aussi la clé de tous les systèmes de connectique.
2. Caractéristiques et catégories
Le contact électrique est caractérisé par sa résistance de contact, sa résistance à l'érosion, sa résistance à l'oxydation.
Afin d'optimiser ses caractéristiques, les surfaces destinées à assurer la fonction de contact sont recouvertes par plaquage, ou
comportent une partie massive ajoutée, d'un matériau particulier tel que l’Or, le platine (Palladium),...
Le contact électrique a deux états par défaut:
NO : Normalement Ouvert (Open)
NF : Normalement Fermé (NC : Close)
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Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
Les contacts sont aussi divisés en deux catégories :
Les contacts secs ou contacts hors tension,
Les contacts mouillés ; leurs définitions n'expriment pas un degré d'humidité mais l'origine du basculement d'état
(relais à contact mouillé au mercure).
Les contacts contiennent des matériaux plus ou moins oxydables selon le choix de fabrication. La classe de protection des
personnes choisie lors de la conception oblige à garantir le maintien de ce niveau de sécurité tout au long de la vie du
contact. La conception et fabrication doivent donc être pensées pour éviter au maximum l'entretien préventif et conserver
les caractéristiques de basculement et de conductivité. La technique la plus simple pour l’entretien hors tension des
contacts électriques est le brossage des surfaces de contact grâce à une brosse métallique ou du papier abrasif jusqu'à
disparition des oxydes.
IV. PHENOMENES LIES AU COURANT ET A LA TENSION ELECTRIQUES
L’installation électrique permet de fournir l'énergie électrique nécessaire au bon fonctionnement des récepteurs. Ceux-ci
consomment une puissance électrique dont l'expression est fonction de l'intensité du courant qui traverse le récepteur et
de la tension à ses bornes.
Ces deux grandeurs électriques ont une influence directe sur la conception des appareillages ;
Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
• Le courant électrique va conditionner la notion de pouvoir de coupure et de fermeture. En effet, la problématique
essentielle de l'appareillage électromécanique est la coupure de l'arc électrique qui se forme systématiquement à
l'ouverture d'un circuit électrique.
• La tension d'alimentation va définir les distances d'isolement entre les bornes et les contacts. Dans ce qui suit nous allons
voir les phénomènes liés au courant et à la tension électriques.
1. Les surintensités
Dans un circuit électrique, la surintensité est atteinte lorsque l'intensité du courant dépasse une limite jugée supérieure à la
normale. Les causes et les valeurs des surintensités sont multiples.
On distingue habituellement dans les surintensités, les surcharges et les courts-circuits.
a. La surcharge
Le courant de surcharge est en général une faible surintensité se produisant dans un circuit électrique sain. L’exemple
typique est le circuit alimentant des prises de courant sur lesquelles on a raccorder un trop grand nombre d’appareil.
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Chapitre I : Généralités sur les schémas électriques Technologie et schéma électriques
Caractéristiques
Le terme “surcharge” est utilisé pour un courant excessif circulant dans un circuit en bon état électriquement. Les
surcharges sont en général inférieures à 10 fois le courant nominal du circuit.
Les surcharges de courant ne sont pas beaucoup plus élevées que le courant maximum permanent d’une installation,
mais si elles se maintiennent trop longtemps elles peuvent faire des dégâts. Les dégâts, plus particulièrement aux
matières isolantes en contact avec les conducteurs de courant, sont la conséquence de l’effet thermique du courant. La
durée de cet effet thermique est relativement longue (de quelques secondes à quelques heures), et la surcharge peut
donc être caractérisée par la valeur efficace du courant. La protection contre une surcharge est réalisée par un dispositif
de protection capable de diminuer la durée de la surcharge.
Causes habituelles des surcharges
Causes Exemples
Manque de maintenance Accumulation de poussières, salissures,
particules étrangères
Vieillissement des équipements Pièces usées, lubrification insuffisante
Problème thermique Isolement dégradé, composants défaillants
Mauvaise utilisation Capacité insuffisante, usage excessif
Qualité de l’énergie Surtensions et sous tensions transitoires
Défauts de terre de faible amplitude Particules métalliques, dégâts des eaux
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b. Le court-circuit
Le courant de court-circuit est en général une forte intensité produite par un défaut de résistance négligeable entre des points
présentant une différence de potentiel en service normal.
Caractéristiques
Le court circuit est souvent dû à une défaillance électrique importante comme la rupture d’un isolant, la chute d’un objet
métallique sur des barres ou la défaillance d’un semi conducteur. Il en résulte un courant de défaut dont la valeur efficace est
très élevée (typiquement supérieure à 10 fois la valeur du courant nominal de l’installation). L’effet thermique est tellement
rapide que les dégâts dans l’installation se produisent en quelques millisecondes. Cet effet thermique extrêmement rapide ne
peut pas être caractérisé par la valeur efficace du courant présumé de défaut
Causes habituelles des courts-circuits Causes Exemples
Elément étranger Boulons, tournevis autres objets conducteur
Défaillances de composants Claquage de semi conducteur
Défauts de terre de grande amplitude Foudre, commutations, interruptions
Défauts de terre de grande amplitude Court–circuit à la terre
Influences externes Inondations, incendies, vibrations
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2. Les surtensions
Une surtension est une impulsion ou une onde de tension qui se superpose à la tension nominale du réseau (voir fig.1)
Ce sont des perturbations qui se superposent à la tension nominale d’un circuit. Elles peuvent apparaître :
• entre phases ou entre circuits différents, et sont dites de mode différentiel,
• entre les conducteurs actifs et la masse ou la terre.
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2.1 Types de surtension dans les réseaux électriques
Quatre types de surtension peuvent perturber les installations électriques et les récepteurs :
a. Surtensions de manœuvre :
Surtensions à haute fréquence ou oscillatoire amortie causées par une modification du régime établi dans un réseau
électrique (lors d’une manœuvre d’appareillage) elles sont d'une durée de quelques dizaines microsecondes à quelques
millisecondes. La manœuvre d'un sectionneur dans un poste électrique à isolation gazeuse engendre en particulier des
surtensions à fronts très raides.
b. Surtensions à fréquence industrielle :
Surtensions à la même fréquence que le réseau (50 ou 60 Hz) causées par un changement d’état permanent du réseau
(suite à un défaut : défaut d’isolement, rupture conducteur neutre,..).
Parmi ces surtensions, on peut citer : surtension provoquée par un défaut d’isolement, surtension sur une longue ligne à
vide (effet Ferranti), et surtension par ferrorésonance.
c. Surtensions causées par des décharges électrostatiques.
Surtensions à très haute fréquence très courtes (quelques nanosecondes) causées par la décharge de charges électriques
accumulées (Par exemple, une personne marchant sur une moquette avec des semelles isolantes se charge électriquement
à une tension de plusieurs kilovolts).
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d. Surtensions d’origine atmosphérique.
L’orage est un phénomène naturel connu de tous, spectaculaire et dangereux. Mille orages éclatent en moyenne chaque jour
dans le monde. Les surtensions d’origine atmosphérique sont causées par le coup de foudre direct ou indirect sur les lignes
électriques.
3. Les efforts électrodynamiques
Nous savons que la circulation de courants dans des conducteurs parallèles induit dans ces conducteurs des forces
électromagnétiques proportionnelles au produit des courants circulant dans les deux conducteurs.
En cas de court-circuit dans une configuration de ligne ou de poste en conducteurs souples, on mesure alors des surtensions
mécaniques (traction et flexion) appelées efforts électrodynamiques au niveau des supports et des isolateurs d’ancrage. On
observe également des mouvements de conducteurs très importants. Ces efforts pouvant être considérables, il est
indispensable de les prendre en compte dès la conception d’un nouvel ouvrage.
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