Introduction
Introduction
4
https://www.gpe-afrique.com/modledata/filedir/27/56/275642 de 355b 902cdc5ce4bc7547e7c185c97d10
consulté le 26 mai 2025.
5
La constitution du 18/02/2006, son exposé des motifs et son préambule p6 et 7.
6
https://shs.cairn.info/le-projet-de-these-de-dba-9782376870609-page-107?lang=fr consulté le 26 mai 2025
Après plusieurs décennies d’indépendance, la République démocratique du
Congo a fait face à beaucoup de défis d’ordre politique, juridique et sociologique tels que les
coups d’Etat militaires en l’occurrence celui du maréchal Mobutu de 1965 qui renversa
Joseph Kasavubu de la tête du pays, celui de Laurent Désiré Kabila de 1997 qui détrôna le
tout-puissant maréchal Mobutu du pouvoir. A cela s’ajoute plusieurs sécessions notamment
celle du Katanga sous le leadership de Moise Tshombe, celle du Sud Kasaï menée par Albert
Kalonji Ditunga, sans omettre plusieurs conflits ethnicotribaux qui ont sensiblement ruiné
notre pays sur tous les plans. Malgré plusieurs pactes républicains qui ont été mis en place
depuis la loi fondamentale de 1960 jusqu’au texte constitutionnel de 2006 afin de mettre fin
définitivement à cette situation, mas fort malheureusement nous nous sommes rendu
compte que le chemin est encore long pour arriver aux solutions idoines.
D.HYPOTHESES DE RECHERCHE
« L’hypothèse se présente comme une réponse anticipée que le chercheur
formule à sa question de recherche. Elle établit donc la relation qu’il faudra vérifier en la
comparant aux faits. L’hypothèse est un énoncé affirmatif, c’est une supposition ou une
prédiction, fondée sur la logique de la problématique et des objectifs de la recherche
définie. La formulation d’une hypothèse implique la vérification d’une théorie ou de ses
propositions. Elle demande à être confirmée, à être infirmée ou à être nuancée par la
confrontation des faits. »7
7
https// :www.gpe-afrique.com/moodledata/filedir/8cb33f9871ccdb49653cfcbabb513bccf7405dc consulté le
26 mai 2025.
Après que nous nous soyons posé les questions de recherches ci-haut, nous y
avons proposé les réponses suivantes qui, à la fin de nos recherches feront l’objet soit de la
confirmation soit de l’infirmation.
E. METHODES ET TECHNIQUES
« Une méthode de recherche scientifique est un processus qui permet
d’obtenir des connaissances et des informations fiables, grâce à de nombreuses étapes qui
permettent d’amasser et de vérifier ces connaissances et informations. Elle regroupe
différentes approches et techniques qui sont choisies en fonction de la problématique ou du
domaine.
Pour ce qui est des techniques, la technique désigne un outil, un moyen utilisé
pour atteindre un résultat partiel, un stade précis de la recherche. Les techniques sont donc
des outils momentanés, coordonnés, au moyen desquels on met en application une
méthode : sondage, interview, questionnaire, observations… »8
Au cours de notre analyse, nous avons trouvé que pour arriver à bon port, il
serait précieux de faire usage des méthodes historique et juridique. D’abord, la méthode
historique nous permettra de structurer chronologiquement notre travail pour analyser
l’évolution et le contexte de la réaction de la constitution du 18 février 2006 et la méthode
juridique qui nous aidera à analyser ses forces et faiblesses.
8
Nour El Houda LA RAOUI, cours intitulé « technique de la recherche », université frère Mentouri-constantine1,
L3 Français.
Au cours de notre travail, il nous a été bénéfique de recourir à la technique
documentaire, laquelle nous permettra de consulter des ouvrages de droit constitutionnel,
des rapports officiels, des articles académiques et documents historiques dans le but de
peaufiner notre travail.
Ainsi donc, cette présente réflexion s’inscrit dans la lutte contre le tribalisme
et le régionalisme constitutionnalisés par la division de quatre langues régionales que l’on
appelle par défaut ‘langues nationales ‘ qui sont le tshiluba, le Swahili, le kikongo et le lingala
et propose une thérapie à court, à moyen et à long terme.
9
OMAR AKTOUF, méthodologie des sciences sociales et approche qualitative des organisations, p.53-54.
10
DJOLI ESENG’EKELI JACQUES, Droit constitutionnel, Paris, L’harmattan, 2013, p.33
11
LANDRY HAZOUME GUY, Idéologies tribalistes et nation en Afrique, le cas dahoméen, présence africaine,
1972
12
MAMPOUYA JOSEPH, Le tribalisme au Congo, SV, Fenixx réédition numérique, 1983
, p.56.
A moyen terme, elle préconise l’apprentissage de toutes ces langues
régionales dans toutes les écoles sur toute l’étendue du territoire national afin de les
nationaliser réellement.
Et à long terme, elle suggère la mise en place d’une nouvelle langue issue de
ces quatre langues préexistantes qu’on appellera « le swatshikili » qui sera l’unique et la
seule langue nationale de la RDC qui pourrait dans une certaine mesure identifier les
Congolais comme un seul peuple uni afin d’épargner même les générations à venir à ne pas
souffrir de cette gangrène du tribalisme et du régionalisme qui ont ruiné la cohésion
nationale tant cherchée pour booster le développement de notre pays.
H.STRUCTURE DU TEXTE
Outre l’introduction générale et la conclusion générale, le présent travail se
structure en trois principaux chapitres, à savoir :
Cela étant, voyons à présent ce que nous réserve la suite du travail dans les
lignes qui suivent.
13
MAMPUYA KANUKA TSHIPULA, Droit constitutionnel congolais, KINSHASA, Editions universitaires africaines,
2014, p45.
14
Id., p52.
15
TSHIYOYO MALEMBE, Théorie générale de l’Etat en Afrique : Cas de la RDC, KINSHASA, Médiaspaul, 2012,
p120.
16
KALELE NGALULA, Le processus constituant en Afrique ; étude comparé RDC, Afrique du Sud et Ghana,
Paris, L’Harmattan, 2009, p88.
La souveraineté nationale, c'est un principe selon lequel le pouvoir appartient
au peuple.
1.1.6. L’INSTABILITÉ CONSTITUTIONNELLE ET LES TRANSITIONS POLITIQUES
L’instabilité constitutionnelle et les transitions politiques : l'histoire
constitutionnelle de la RDC se caractérise par une forte instabilité, avec plus de dix textes
constitutionnels où actes constitutionnels depuis 1960. Cela reflète la succession des
transitions politiques souvent marquées par des ruptures institutionnelles ou prises de
pouvoir non consensuel (coup d’État). KABALA WA KABALA souligne que cette instabilité
découle d'un manque de culture constitutionnel et d'un déficit de légitimité de régimes
successifs17.
1.1.7. LES FORCES ET FAIBLESSES
Les forces et faiblesses : la notion des forces et faiblesses fait référence à
l’évaluation critique d'un objet d'un texte ou d'un système. Voici comment cela se
comprend :
a. Les forces
Ce sont les points positifs, les avantages ou les aspects efficaces d'un texte,
d'un objet ou d'un système. Ce qui fonctionne bien, ce qui est utile, pertinent, solide ou
bénéfique.
b. Les faiblesses
Ce sont des points négatifs, les limites, les insuffisances ou les défauts d'un
système. Ce qui pose problème, ce qui est fragile ou inefficace.
1.1.8. L'EFFICACITÉ NORMATIVE ET LA PROTECTION DES DROITS FONDAMENTAUX
Une constitution efficace lorsqu'elle est appliquée dans les faits respecte son
autorité normative. En RDC plusieurs constitutions ont souffert d'un déficit d'effectivité
notamment en matière de protection de droits fondamentaux des citoyens. En matière de
protection des droits fondamentaux des citoyens TSHIYOYO note que l'écart entre les
dispositions constitutionnelles et leur mise en œuvre réelle nuit à la crédibilité du droit
constitutionnel congolais.18
17
KABALA WA KABALA, Les constitutions de la RDC : entre ruptures et continuités, Lubumbashi, presse
universitaire du Katanga, 2011, p 101.
18
TSHIYOYO MALEMBE, Etat et gouvernance constitutionnelle en Afrique centrale, BRUXELLES,
Larcier, 2013, p.97.
1.1.9. LE TRIBALISME
Le tribalisme renvoie ici à la tendance des groupes à défendre des intérêts
fondés sur appartenance ethnique, parfois au détriment de l’intérêt général 19. Ce
phénomène a souvent provoqué des tensions lors des processus de rédaction
constitutionnelles, en alimentant la méfiance entre communauté et freinant la construction
d'un consensus national.
1.1.10. LE REGIONALISME LINGUISTIQUE
Le régionalisme linguistique quant à lui désigne l'influence des identités
régionales et linguistiques dans la structuration du pouvoir politique et administratif. En
RDC, la coexistence de plusieurs langues nationales et régionales a parfois posé des défis
pour l'unité nationale, notamment dans les débats relatifs à la décentralisation, à la
représentativité institutionnelle et à la distribution des ressources.20
19
ZONGOLA NTALAJA GEORGES, The CONGO: from LEOPOLD to KABILA a peoples's hsitory, Ed
Books, 2002, p.147.
20
TSHIYEMBE MWAYILA, Pouvoir, langue et société en Afrique noire, L'harmattan, 1990, p.97.
nombreux chercheurs, tant sur le plan juridique que politique. Ces études, bien
qu'abondantes, révèlent des approches diverses et parfois fragmentées laissant subsister
des zones d'ombre sur certains aspects fondamentaux de la vie nationale.
Plusieurs travaux ont été consacrés à l'analyse de la constitution du 18 février
2006. MARCEL LIHAU, l'un des pères fondateurs du constitutionnalisme congolais, a jeté des
bases d'une réflexion sur l'adaptation du modèle constitutionnel occidental aux réalités
congolaises21. Son analyse reste encore une référence pou comprendre les fondements du
droit constitutionnel congolais postcolonial.
Par ailleurs, des études comme celles de NGOMA BINDA ou de MPINGA
KASENDA se sont penchés sur les aspects techniques et juridiques des textes
constitutionnels, en insistant sur leur instabilité et leur inadéquation à long terme 22. Ces
auteurs soulignent notamment que les constitutions congolaises ont souvent été adoptées
dans des textes de crise politique ou sous forte influence du pouvoir en place, ce qui limite
leur légitimité démocratique.
Plus récemment des chercheurs comme MUTAMBA MAKOMBO et KAMBIDI
MBUYI ont analysé la constitution de 2006comme une tentative de réconciliation entre les
exigences de stabilité institutionnelle et la volonté de la démocratisation.23
Toutefois, ces études mettent en évidence les failles de sa mise en œuvre,
notamment le non respect des dispositions sur la décentralisation, l’indépendance des
institutions et la participation citoyenne.
D’autres travaux à caractère plus politique se sont intéressés aux contextes de
transition constitutionnelle, notamment ceux de 1965, 1973 et de 2003. Ils montrent que
chaque changement de régime s’est accompagné d’une réforme constitutionnelle souvent
guidée par des considérations politiques immédiates.
Ainsi, ce présent travail entend combler cette lacune en proposant une lecture
chronologique et critique de la constitution du 18 février 2006 en identifiant les éléments
récurrents de sa fragilité en l’occurrence l’épineuse problématique du tribalisme et du
régionalisme combattus dans son préambule mais consacrés par le même texte en son
premier article au huitième alinéa par la division linguistique.
21
NGOMA-BINDA, Droit constitutionnel congolais, Lubumbashi, Editions EDIAFRIC, 1995, MPINGA
KASENDA, La pratique constitutionnelle en République démocratique du Congo, Paris, l'Harmattan, 2004.
22
Ibid., pp45-52.
23
MUTAMBA MAKOMBO, La transition politique en RDC et la constitution de 2006, Kinshasa, Université de
Kinshasa, 20120, p.p89-93.
SECTION : 1.3. THEORIES EXPLICATIVES DE LA
RECHERCHE
Pour MULOWAYI (2°28 cité par Thierry Kawaya, la théorie est l’ensemble des
règles, des lois systématiquement organisées, qui donnent l’explication d’un grand nombre
des faits24. Raymond Aaron quant à lui définit la théorie comme « un système hypothético-
éducatif constitué par une ensemble des proposions dont les termes sont rigoureusement
définis, élaborés à partir d’une conceptualisation de la réalité perçue ou observée ». Il s’agit
en effet d’idées, car toute théorie est le fruit d’une abstraction, d’une conceptualisation qui
tend à formule, en la simplifiant une représentation de la réalité. D’autre part, la théorie est
aussi un système, en ce sens que les idées sont formulées avec un souci de coordination, de
cohérence, d’articulation logique, en tentant d’ordonner l’ensemble au tour d’un moyen
central unificateur25.
Pour Thierry Kawaya Yuma, consulté en ligne, une théorie est un système de
concepts qui donne une explication d’ensemble de la connaissance. Autrement dit, c’est un
système conceptuel organisé et fondé par un ordre de phénomènes. Elle a pour mission de
tracer le cadre conceptuel dan s lequel les données relevant de l’observation ou de
l’expérimentation peuvent être traitées avec pertinence. C’est la théorie qui organise et
oriente toute la recherche. 26
Ainsi, la présente étude, centrée sur l’analyse de l’article 1 er, alinéa 8 de la
constitution du 18 février 2006 relatif à la division linguistique en République démocratique
du Congo, trouve sa base explicative dans deux grandes théories juridiques : la théorie du
constitutionnalisme et la théorie du pouvoir constituant. Ces deux cadres d’analyse nous
permettrons d’interroger la portée et les effets de l’organisation linguistique du territoire
national sur l’unité nationale, en lien avec les dynamiques tribales.
1.3.1. LA THEORIE DU CONSTITUTIONALISME
24
Https://www.memoireoneline.com/12/19/11325/m-scolarisation des eenfants-en-rupture-familiale-dans-la-
maison-Bakanja-ville-Lubumbashi:html consulté le 04 mai 2025.
25
Thierry Kawaya, note 21.
26
Thierry Kawaya, note 21.
La théorie du constitutionalisme se fonde sur l’idée selon laquelle la
constitution est constitue un instrument de limitation du pouvoir, garantissant les droits
fondamentaux et assurant l’organisation rationnelle et équilibrée des institutions 27.
Elle repose la suprématie du droit, de la séparation des pouvoirs et du respect
des libertés publiques. Dans notre contexte purement congolais, cette théorie nous permet
de questionner la capacité des normes constitutionnelles à encadrer les particularismes
ethniques et linguistiques de manière à préserver l’unité nationale.
Dans cette analyse constitutionnaliste, nous mettons en lumière la tension
entre l’affirmation d’identités locales (linguistique, culturelle ou ethnique) et l’exigence d’un
Etat unitaire et démocratique. Elle interroge notamment la compatibilité entre la
reconnaissance officielle de quatre langues nationales : le lingala, le kikongo, le swahili et le
tshiluba et le principe d’égalité et d’unité des citoyens, sans discrimination d’origine ou de
langue.
1.3.2. LA THEORIE DU POUVOIR CONSTITUANT
La théorie du pouvoir constituant, développée notamment par Emmanuel
Sièyes distingue le pouvoir constituant originaire qui émane du peuple et permet la création
d’une nouvelle constitution du pouvoir dérivé, destiné à réviser ou modifier la constitution
existante selon les formes établies28. Cette théorie éclaire les conditions dans lesquelles les
normes constitutionnelles sont adoptées et leur légitimité. Appliquée à l’article 1 er alinéa 8
de la constitution de 2006, cette théorie soulève une interrogation sur la volonté réelle du
constituant : s’agit-il d’une reconnaissance de la diversité linguistique à des fins
d4intégrations nationales ou d’une concession politique qui, à terme pourrait fragmenter le
lien national ? La légitimité du pouvoir constituant est ainsi questionner lorsqu’il consacre
des divisions susceptibles de renforcer des clivages identitaires.
1.3.3. L’OPERATIONNALISATION DES CONCEPTS
Pour mieux guider notre analyse, il convient de clarifier certains concepts
juridiques centraux :
a) LA CONSTITUTION : est la norme juridique suprême qui encadre l’organisation des
pouvoirs publics et garantit les droits fondamentaux.29
27
Dominique Rousseau, Droit du contentieux constitutionnel, Paris ? Montchrestien, 2001, p.12.
28
Emmanuel Sièyes, Qu’est-ce que le Tiers-Etat ?, Paris, 1789, p.85.
29
Hans Kelsen, Théorie pure du droit, Paris, Dalloz, 1962, p.205.
b) LA LEGITIMITE CONSTITUTIONNELLE : elle est la reconnaissance par les citoyens et
par les acteurs politiques de l’autorité s’une norme fondamentale indépendamment
de sa simple légalité30.
d) En ce sens, la grille d’analyse que nous avons mobilisée visera à mesurer si l’article 1 er
alinéa 8 de la constitution ne contribue pas indirectement, à alimenter les
dynamiques tribales en RDC31 contrairement à l’esprit de son préambule qui exprime
la volonté du peuple congolais dans la lutte contre le régionalisme et le tribalisme qui
font partie des vecteurs qui ruinent notre pays et déconsolident l’indépendance et
l’unité nationale32.
30
Maurice Duvergier, Institutions politiques et droit constitutionnel, Paris, PUF, 1996, p.321.
31
La constitution du 18 février 2006, article 1er.
32
La constitution du 18 février 2006, p.7.
La question de recherche est un élément central de tout contenu scientifique
qui expose des recherches et expérimentations.
Elle est une problématique spécifique au domaine scientifique qui possède un
rôle et une place bien définis. Il s’agit d’un problème qui n’a pas encore été résolu, et son
rôle et de générer une recherche qui puisse l’élucider. La question de recherche de
recherche peut être implicite, cela dépend du sujet, du domaine de recherche ou encore des
choix de l’auteur33.
Les professeurs d’université Raymond Quivy et Luc Van Canpenhoudt disent
ceci à propos de la question de recherche : « cette question doit permettre au chercheur
d’exprimer le plus exactement possible ce qu’il cherche à savoir, à élucider, à mieux
comprendre ; partant de notre problématique principale qui interrogent les risques
d’exacerbations des clivages identitaires par la reconnaissance constitutionnelle des langues
nationales, la présente étude s’articule autour des questions suivantes :
QUESTION PRINCIPALE
La division consacrée à l’article 1 er, alinéa 8 de la constitution du 18 février
2006 contribue-t-elle à l’émergence ou à la consolidation des velléités tribales en République
démocratique du Congo ?
QUESTIONS SECONDIARES
Comment la constitution organise-t-elle la cohabitation des langues nationales et
quelles en sont les implications juridiques et politiques ?
En quoi cette reconnaissance de la division peut-elle renforcer ou affaiblir le
sentiment d’unité nationale ?
Le cadre juridique actuel permet-il d’encadrer efficacement les risques liés à
l’instrumentalisation identitaires des langues ?
Existe-t-il un lien observable entre la structuration linguistique et la fragmentation
territoriale ou sociopolitique ?
B.DEMARCHE SUIVIE
Pour répondre à toutes ces interrogations soulevées, notre étude adopte une
approche qualitative, juridique et analytique, reposant sur l’analyse documentaire et
l’interprétation des textes constitutionnels, juridiques et doctrinaux.
33
https://www.scribbr.fr/article-scientifique/question-de-recherche/consulté le 27 mai 2025
La démarche comprend :
L’analyse textuelle de la constitution de 2006, notamment de son article 1 er alinéa 8,
son préambule, ainsi que des dispositions connexes relatives à l’unité nationale, à la
décentralisation et aux droits culturels ;
La mise en perspective historique à travers l’examen des constitutions précédentes
de la RDC afin de cerner l’évolution du traitement juridique de la diversité
linguistique ;
L’étude de la doctrine constitutionnaliste, mobilisant les apports d’auteurs classiques
et contemporains sur la gestion juridique du pluralisme culturel et linguistique ;
L’observation des pratiques institutionnelles et politiques, notamment en ce qui
concerne l’usage politique des langues dans les espaces parlementaires,
administratifs et médiatiques. Et donc, cette approche nous aide à confronter le texte
juridique à la réalité sociopolitique afin de dégager les tensions ou les convergences
entre l’intention du constituant et les effets concrets sur la cohésion nationale.
34
Https:// tele-ens.univ-oeb.b2/moodle/pluginfile.php/366044/moderesoudre/content/1/cadre%20empirique
%20m%c3%A9movedocx consulté le 09/05/2025.
du 18 FEVRIER 2006 à son 1er article, alinéa 8 qui consacre la division linguistique de quatre
langues du pays en l'occurrence.
A. CHOIX DU TERRAIN
Dans ce présent travail, nous avons adopté l'approche nationale pour analyser
objectivement le phénomène de la division linguistique en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO. En effet, en RDC avec plus de 250 langues locales répertoriées constitue un des
États les plus plurilingues d'Afrique. Cette diversité linguistique bien que constitutive de la
richesse culturelle du pays présente également des défis majeurs de gouvernance, d'unité
nationale et de représentation institutionnelle.
Le choix de couvrir l'ensemble du territoire national avec notre étude vise à
refléter la pluralité des expériences linguistiques selon les contextes géographiques,
notamment entre les zones urbaines et rurales. Les provinces frontalières (comme le HAUT-
KATANGA, le NORD KIVU, ou le KONGO CENTRAL), et les grandes agglomérations telles que
KINSHASA, GOMA, LUBUMBASHI, KASUMBALESA ou KANANGA).
Cette vue d'ensemble, nous permet bien évidemment de mieux cerner
l'impact réel de l'article 1, alinéa 8 de la constitution sur le fonctionnement de l’État et la
perception de la citoyenneté à travers les communautés linguistiques.
38
Https://rseau actt.ca/actualités/méthode-recherche-scientifique consulté le 18/mai 2025
39
DESCARTES cité par D.HUISMAN et S. le STRAT, lexique de philosophie, Editions PARIS, 2007, p.110.
40
MUKADI TSHIBASU F., Évolution constitutionnelle de la RDC : entre ruptures et continuités,
KINSHASA, Éditions universités africaines, 2017, p. 45.
2.1.2. LA METHODE NORMATIVE
La méthode normative quant à elle nous a permis d'examiner le contenu des
textes constitutionnels, en particulier l'article 1 alinéa 8 de la constitution de 2006 à la
lumière des principes de l’État de droit, de l'égalité des citoyens et de l'unité nationale. Elle
nous également a permis d'évaluer la conformité de cette disposition avec les standards
démocratiques et les mécanismes de la cohésion sociale.41
41
KAPUTU NGOY, J. Droit constitutionnel congolais, KINSHASA, l'Harmattan, RDC, 2020, p.159.
42
Https://www.sgg.cd. Analyse personnelle des textes constitutionnels de 1960, 1964, 1967, 1974, 1992, 2003
et 2006 consulté le 13 mai 2025.
Elle nous a permis de dégager les catégories centrales autour de la division
linguistique telles que la représentation institutionnelle des langues, les tensions
communautaires liées à l'usage des langues ou encore à la politisation du facteur
linguistique.43
b. L'ANALYSE DES CONTENUS
Elle est beaucoup plus utilisée pour l'examen des textes juridiques et discours,
elle nous a permis d'identifier des éléments révélateurs de la place symbolique ou politique
attribuée aux langues nationales ou locales.44
Ainsi donc, la présente recherche que nous avons menée dans le cadre de
l’analyse critique de la constitution du 18 février 2006 de la République démocratique du
45
République démocratique du Congo, constitution du 18 février 2006 article 229.
46
Congo notre pays vise à évaluer les forces et faiblesses du texte fondamental, tout en
mettant un accent particulier sur la problématique de la division linguistique consacrée à
l’article 1er, alinéa 8. Cette disposition, en reconnaissant expressément quatre langues
nationales aux côtés du français, suscite de nombreuses interrogations quant à ses effets
réels sur l’unité nationale, la gouvernance et l’intégration communautaire.
Les données que nous avons collectées à travers l’analyse documentaire, les
observations institutionnelles et les entretiens exploratoires menés auprès d’acteurs
politiques, linguistiques et juristes révèlent un double constat :
D’autre part, cette constitution porte en elle des germes de division liés à la
gestion asymétrique du facteur linguistique.
1° LE REGIME DEMOCRATIQUE
Sur le plan formel, la séparation des pouvoirs est bel et bien respectée dans la
mesure où le président de la république et le gouvernement assurent l’exécutif, l’assemblée
nationale et le sénat forment le parlement qui détient le pouvoir législatif, le pouvoir
judicaire étant dévolu aux cours et tribunaux comme l’avait voulu Montesquieu.
47
Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006, articles 1 à 5.
base, ce qui a redoré l’image de la RDC sur le plan international comme un véritable Etat
démocratique et pour prouver son impact constitutionnel, la constitution du 18février 2006
a permis à notre pays d’enregistrer sa toute première alternance pacifique et civilisée du
pouvoir entre un président entrant élu démocratiquement et un président sortant élu aussi
dans le respect des normes démocratiques. Cette passation démocratique du pouvoir entre
les présidents JOSEPH KABILA et FELIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO est un acquis
positif majeur de notre constitution car sans elle le Congo n’aurait jamais dans son histoire
politique un sénateur à vie comme c’est le cas aujourd’hui.
48
République démocratique du Congo, Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février
2006, journal officiel N° spécial, Kinshasa, 2006, article47.
49
LUFUNGULA, L., La cour constitutionnelle en RDC : entre droit et politique, revue congolaise de droit
constitutionnel, N°8, Kinshasa, 2019, p101-115.
général. Ce mécanisme juridique s’inscrit dans une logique de lutte contre les discriminations
et d’inclusion équitable des femmes dans la gestion des affaires de l’Etat. 50 Les preuves et
prouesses de ce mécanisme sont légion dans notre pays aujourd’hui, avec la nomination de
madame JUDITH SUMINWA TULUKA comme première ministre cheffe du gouvernement,
une évidence que la RDC n’avait jamais connue dans son histoire politique et institutionnelle
de voir à la tête de l’équipe gouvernementale une femme comme première ministre.
L’article 1er alinéa 8 opère une hiérarchisation entre les langues en conférant
le statut de « langues nationales »à seulement quatre parmi plus de 200 parlées sur le
territoire national. Mais ce statut de langues nationales qu’il octroi aux quatre langues du
50
KABUMBA, M., Genre et constitution en Afrique francophone : l’exemple de la RDC, Editions l’Harmattan,
Paris, 2020, p.120.
pays manque des mécanismes ou de mesures d’application visant un usage national de ces
dernières. Une question perplexe qui se pose à notre conscience quant au statut des langues
nationales conféré à ces quatre est celle de savoir comment une langue nationale peut
toujours être parlée dans une région bien déterminée et ignorée dans d’autres ? Ce statut de
national perd tout son sens car elle reste régionale et distingue ses usagers des autres sur le
plan pratique.
Nous sommes allés d’ailleurs plus loin, jusqu’à desceller que cette distinction
n’a pas de critère ou mécanisme scientifique clair, ce qui crée un sentiment d’exclusion au
sein de nombreuses communautés linguistiques, notamment dans les provinces telles que
Haut-Uélé, Mai-Ndombe et du Sankuru.51
53
CENCO, Etat des lieux de l’accès à l’information publique en langues locales. Rapport annuel, 2021.
Comme nous le savons tous déjà que, la constitution est un texte qui
règlemente l’organisation et le fonctionnement des institutions de l’Etat et définit les droits
et les libertés de ses citoyens mais celle du 18 février 2006 nous présente des résultats
malheureux dans son application qui vont souvent en contrario de certains principes du
constitutionnalisme.
54
https://www.MONUSCO.ORG.,rapport sur la reforme du secteur de sécurité en RD, mars 2023, consulté le 27
juin 2025.
Des retards récurrents dans l’organisation des élections, le cas des cycles électoraux
de 2011 et de 2018, avec le fameux glissement de deux à trois ans de JOSEPH
KABILA ;
Des tensions politiques entre institutions (présidence-parlement-gouvernement)
dont l cas le plus récent est le conflit de compétence procédurale entre l’assemblée
nationale dirigée par VITAL KAMRHE et la cour constitutionnelle pilotée par DIEU-
DONNE KAMULETA dans le dossier MATATA PONYO sur le détournement de deniers
publics alloués au projet agro-alimentaire de BUKANGALONZO. ;
Ceci résume la tendance manifeste des acteurs politiques à l’instrumentalisation du
pouvoir judicaire.
Au fait, la stabilité politique fragile à laquelle la RDC fait face aujourd’hui est
sujet à de fortes tensions liées à l’interprétation partisane de la constitution.
55
MBATA, MANGU, A., « La présidentialisation du régime politique congolais », revue africaine de droit
constitutionnel, SV, 2012, p.46-50.
56
https://www.undo.org.PNUD, rapport sur le développement humain, 24-RDC, consulté le 27 juin 2025.
57
Banque mondiale, profil de pauvreté en RDC 2023, Washington DC.
Par ailleurs, l’absence d’effectivité de ces droits révèle un écart entre le droit
proclamé et le droit réalisé. La décentralisation prévue pour le développement local (articles
3 et 204) souffre de graves lacunes financières et administratives.
L’article 1er alinéa 8 consacre comme nous l’avons déjà dit la reconnaissance
de la diversité linguistique et culturelle. Dans l’optique de promouvoir une unité dans la
diversité. Toutefois, les tensions ethniques, tribales et régionales restent vivent
particulièrement lors des élections, dans les nominations publiques et dans les conflits
fonciers59.
58
Conseil de sécurité de l’ONU, rapport du secrétaire général sur la situation en RDC, S/2024/218 consulté le 27
juin 2025.
59
Groupe d’étude sur le Congo, les dynamiques identitaires et les conflits communautaires en RDC, mass 2024,
consulté le 27 juin 2025.
Des accusations de discrimination entre communautés sont fréquentes.
L’unité du peuple est davantage vécue comme une injonction institutionnelle que comme
une réalité sociale partagée.
60
Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006, préambule, al.3.
61
Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006, article 1er, alinéa 8.
langues régionales dites nationales sont parfois instrumentalisées dans le but de favoriser
certains groupes tribaux et régionaux, au détriment du principe d’unité nationale proclamé
dans le préambule de cette constitution.
Par ailleurs, les campagnes électorales, surtout celles de 2011 et de 2018 ont
mis en évidence l’usage calculé des langues dites nationales comme vecteurs de propagande
ciblée, renforçant des clivages identitaires. Des leaders politiques ont ainsi été accusés de
s’appuyer délibérément sur une rhétorique ethnolinguistique pour consolider des bases
électorales régionales.64 Ce phénomène accentue la segmentation de l’espace public
congolais en micro-entités linguistiques, affaiblissant le socle d’une citoyenneté républicaine
commune.
62
NZONGOLA, G.,the Congo : from Leopold to kabila,zedbook,2021, p.50.
63
International crisis group, Katanga : tensions et régionalisme, rapport Afrique N°249, 2023.
64
Comité laïc de coordination, observations sur les élections générales de 2018,2019.
65
MUTANDA MAKOMBO, M., droit constitutionnel congolais, presses de l’université de Kinshasa, 2024, p211.
Cette tension appelle à une relecture critique de la place des langues
nationales dans la gouvernance, en vue de prévenir leur instrumentalisation politique et de
garantir leur fonction intégrative dans un Etat unitaire décentralisé.66
Ainsi, nous avons murement réfléchi sur les critères de sélection de cette
dernière que voici :
66
Commission nationale de réforme constitutionnelle, projet de révision constitutionnelle sur les langues
nationales, document du travail, Kinshasa, 2025.
a) Facilité d’apprentissage à l’échelle nationale. Dans cette réflexion sur ce point, nous
avons compris que parmi les quatre langues nationales que reconnait la constitution
qui sont parlées dans les régions bien déterminées, ce qui a fait assez que ces langues
puissent garder une connotation régionale renfonçant ainsi à un certain niveau le
sentiment du tribalisme et du régionalisme dans le chef de certains citoyens
congolais. Il est nécessaire, pour que cette proposition soit concrétisée de choisir une
langue qui peut être apprise facilement sur l’étendue nationale de notre territoire et
cela avec l’apport significatif et objectif des experts linguistiques nationaux.
b) Répartition géographique et démographique de ses locuteurs : avec un esprit
nationaliste et un souci patriotique de voir l’unité nationale du peuple congolais
consolidée et sans le sentiment de favoritisme ou de préférence, nous nous sommes
réalisé que dans le choix d’une des quatre langues nationales actuelles de prendre
celle qui occupe un grand espace géographique et qui est parlée par un grand
nombre des citoyens à l’échelle nationale. Ceci permettrait son expression rapide
dans un temps record.
c) Capacité à devenir un outil de communication unificateur
MESURES RECOMMANDEES
Organisation d’un débat public national suivi d’un référendum consultatif ou d’un
vote au parlement, en vue de sélectionner la langue la plus consensuelle.
Une fois la langue sélectionnée, son enseignement obligatoire dans toutes les écoles
devra être prescrit par une loi-cadre sur l’unification linguistique.
JUSTIFICATION
Permettre à chaque congolais d’être capable de comprendre les langues de toutes les
régions, de communiquer aisément avec ses compatriotes. Ceci lui permettrait de ne
plus se sentir étranger dans toutes les régions du pays et de s’affirmer au milieu des
autres comme les siens.
Déconstruire les préjugés intercommunautaires fondés sur l’ignorance linguistique.
Une fois ceci fait, cela nous éviterait toute forme de préjugés sur le fait que tel ne
connait pas notre langue, cela signifie qu’il n’est pas le nôtre, qu’il viendrait de telle
ou de telle région du pays car, des attitudes pareilles fragilisent la cohésion et l’unité
nationale d’un peuple.
Promouvoir la conscience nationale plurilingue, facteur de tolérance et d’unité. Ceci
étant, tout congolais de toutes les régions de la République démocratique du Congo
cultivera dans sa conscience la pluralité linguistique congolaise et lui apprendra à
tolérer, supporter, considérer ses autres concitoyens parlant autres langues que celle
de sa région d’origine. C’est de cette manière que la culture linguistique nationale
peut-être inculquée dans la conscience de l’homme congolais.
MISE EN ŒUVRE
La mise en place de programmes scolaires unifiés intégrant les quatre langues, dès le
cycle primaire jusqu’à la sommité du système d’enseignement congolais.
La formation continue des enseignants dans toutes les langues congolaises. Assurer
la formation permanente des enseignants congolais par la permutation des
inspecteurs formateurs d’une province à l’autre, c’est-à-dire ceux de l’espace
swhaliphone seront dans l’espace Kasaï ou tshilubaphone, lingalaphone et
kikongophone et ceci, vice versa.
L’évaluation des compétences linguistiques plurielles dans les examens nationaux.
Lors des épreuves nationales telles que l’ENAFEP, le TENASOSP, l’EXETAT qu’il ait une
évaluation objective et rationnelle des élèves dans le domaine des langues nationales
tout en accordant une grande pondération à ce domaine et conditionner la réussite à
ces épreuve par la maitrise des langues nationales congolaises.
MESURES PROPOSEES
Toujours dans cette optique, nous proposons ici quelques pistes de la mise en
place du swatshikili telles que :
CONCLUSION
Or, selon l’article 123 de la même constitution, certaines matières comme les
droits fondamentaux, les libertés publiques ou les institutions culturelles et linguistiques
peuvent faire l’objet des lois organiques.
Les législateurs auraient du adopter une loi organique sur les langues
nationales, cela n’a jamais été fait jusqu’à présent.
Par conséquent, cette absence de lois organiques sur les langues nationales
crée un vide juridique qui rend l’application de l’article premier alinéa 8purement
symbolique. Elle contribue également à la confusion et à l’incohérence dans la apolitique
linguistique nationale, cela favorise des usages politisés ou régionalisés des langues
nationales, ce qui est problématique dans notre société marquée par des tensions tribales et
régionales surtout sur la scène politique avec des répercussions sociales ou communautaires
dangereuses.
C’est ainsi nous disons que cette disposition bien que reflétant une volonté
d’exclusivité culturelle ouvre potentiellement la voie à des tensions identitaires et tribales.
BIBLIOGRAPHIE
A. TEXTES LEGAUX
B. OUVRAGES
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25. KALELE NGALULA, Le processus constituant en Afrique ; étude comparé RDC,
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26. TSHIYOYO MALEMBE, Théorie générale de l’Etat en Afrique : Cas de la RDC,
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27. MAMPUYA KANUKA TSHIPULA, Droit constitutionnel congolais, KINSHASA, Editions
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28. MAMPUYA AUGUSTE, La production constitutionnelle au cours des transitions
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29. NDAYWEL E ZIEM ISIDORE, Histoire générale du Congo, Bruxelles, Editions De Boeck,
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6. Https://rseau actt.ca/actualités/méthode-recherche-scientifique consulté le 18/mai
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9. Https://www.undo.org.PNUD, rapport sur le développement humain, 24-RDC,
consulté le 27 juin 2025.
D. AUTRES SOURCES
INTRODUCTION......................................................................................................................................1
PRESENTATION DE L’OBJET DE RECHERCHE.......................................................................................1
OBJECTIFS VISES PAR LA RECHERCHE.................................................................................................2
PROBLEMATIQUE ET QUESTIONS DE RECHERCHE..............................................................................2
HYPOTHESES DE RECHERCHE.............................................................................................................3
METHODES ET TECHNIQUES...............................................................................................................4
LES TECHNIQUES DE RECHERCHE.......................................................................................................4
APPORTS ET LIMITES DE L’ETUDE.......................................................................................................5
STRUCTURE DU TEXTE........................................................................................................................6
CHAPITRE PREMIER : CADRE THEORIQUE...............................................................................................7
SECTION 1.1. CONCEPTS DE L'ETUDE.................................................................................................7
LA CONSTITUTION..........................................................................................................................7
LE CONSTITUTIONNALISME............................................................................................................7
LE POUVOIR CONSTITUANT............................................................................................................7
LE PROCESSUS CONSTITUANT........................................................................................................7
LA SOUVERAINETÉ NATIONALE......................................................................................................8
L’INSTABILITÉ CONSTITUTIONNELLE ET LES TRANSITIONS POLITIQUES.........................................8
LES FORCES ET FAIBLESSES.............................................................................................................8
L'EFFICACITÉ NORMATIVE ET LA PROTECTION DES DROITS FONDAMENTAUX..............................8
LE TRIBALISME................................................................................................................................9
LE REGIONALISME LINGUISTIQUE..................................................................................................9
SECTION : 1.2. ETAT DE LA QUESTION..................................................................................................10
SECTION : 1.3. THEORIES EXPLICATIVES DE LA RECHERCHE.................................................................11
1.3.1. LA THEORIE DU CONSTITUTIONALISME..................................................................................12
1.3.2. LA THEORIE DU POUVOIR CONSTITUANT...............................................................................12
1.3.3. L’OPERATIONNALISATION DES CONCEPTS.............................................................................13
SECTION : 1.4 : QUESTIONS DE RECHERCHE ET DEMARCHE SUIVIE.....................................................14
QUESTIONS DE RECHERCHE.............................................................................................................14
QUESTION PRINCIPALE.................................................................................................................14
QUESTIONS SECONDIARES...........................................................................................................14
DEMARCHE SUIVIE...............................................................................................................................15
CHAPITRE DEUXIEME : CADRE EMPIRIQUE..........................................................................................16
La méthode qualitative.............................................................................................................16
La méthode quantitative..........................................................................................................16
CHOIX DU TERRAIN...........................................................................................................................17
CONTEXTE SOCIOLINGUISTIQUE ET POLITIQUE................................................................................17
ENJEUX NATIONAUX LIES A LA GESTION LINGUISTIQUES.................................................................18
SECTION 2 : JUSTIFICATION DES METHODES ET TECHNIQUES DE COLLECTE ET D'ANALYSE DES
DONNEES..............................................................................................................................................19
METHODES.......................................................................................................................................19
LA METHODE HISTORIQUE...........................................................................................................20
LA METHODE NORMATIVE...........................................................................................................20
TECHNIQUES DES COLLECTES DES DONNEES...................................................................................20
ANALYSE DOCUMENTAIRE...............................................................................................................20
LES ENTRETIENTS SEMI-DIRECTS......................................................................................................20
TECHNIQUES D'ANALYSES DE DONNEES..........................................................................................21
ANALYSE THEMATIQUE................................................................................................................21
L'ANALYSE DES CONTENUS...........................................................................................................21
JUSTIFICATION DE L'ARTICULATION METHODOLOGIQUE................................................................21
SECTION 3 : DIFFICULTES RENCONTREES.............................................................................................21
ORDRE ORGANISATIONNEL..............................................................................................................21
ORDRE FINANCIER............................................................................................................................22
ORDRE TEMPOREL............................................................................................................................22
ORDRE DOCUMENTAIRE...................................................................................................................23
CHAPITRE TROISIEME : RESULTATS DE LA RECHERCHE........................................................................24
SECTION 1. : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS..............................................................24
3.1.1. PRESENTATION DES RESULTATS.........................................................................................24
LES FAIBLESSES DE LA CONSTITUTION AU PRISME DELADIVISIONLINGUISTIQUE............................29
LA CLASSIFICATION LINGUISTIQUE ARBITRAIRE ET INEGALE........................................................29
LA POLITISATION CROISSANTE DES APPARTENANCES LINGUISTIQUES........................................29
L’APPLICATION DEFICIENTE DE LA PLURALITE LINGUISTIQUE......................................................30
4° SUR LA GARANTIE DE LA PAIX ET DE LA SECURITE...................................................................31
5° LA STABILITE INSTITUTIONNELLE ET LA POLOTIQUE................................................................32
6° SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL................................................................32
7° LA PRESERVATION DE L’INTEGRITE TERRITORIALE...................................................................33
8° SUR L’UNITE DU PEUPLE...........................................................................................................33
9° SUR LACOHERENCE DE L’ENSEMBLE DU PROJET CONSTITUTIONNEL......................................34
SECTION 2 : DISCUSSION ET INTERPRETATION DES RESULTATS AU REGARD DE L’ETAT DE LA
QUESTION........................................................................................................................................34
SECTION 3 : PROPOSITIONS DES SOLUTIONS...................................................................................36
1° SELECTION D’UNE LANGUE NATIONALE DE CONVERGENCE AENSEIGNER ET PARLER SUR TOUT
LETERRITOIRE NATIONAL..............................................................................................................36
MESURES RECOMMANDEES.............................................................................................................37
2° APPRENTISSAGE OBLIGATOIRE DES QUATRE LANGUES NATIONALES DANS TOUTES LES
ECOLES.........................................................................................................................................37
JUSTIFICATION..............................................................................................................................38
MISE EN ŒUVRE...........................................................................................................................38
3°INSTALLATION D’UNE SEULE LANGUE NATIONALE COMMUNE (LE SWATSHIKILI)........................39
MESURES PROPOSEES..................................................................................................................40
VOICI LE TABLEAU ILLUSTRATIF........................................................................................................41
CONCLUSION........................................................................................................................................43
BIBLIOGRAPHIE.....................................................................................................................................45
TEXTES LEGAUX................................................................................................................................45
OUVRAGES.......................................................................................................................................45
SITES INTERNET................................................................................................................................46
AUTRES SOURCES.............................................................................................................................47
TABLE DES MATIERES...........................................................................................................................48