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Systeme Triphase

Système triphasé en électrotechnique

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SYSTEME TRIPHASE

1- Introduction aux systèmes triphasés :


La production d’énergie électrique se fait à partir de différentes sources
d’énergies fossiles (Charbon, gaz naturel ou pétrole), d’énergie hydraulique, d’énergie
solaire, d’énergie éolienne et d’énergie nucléaire.
Les réseaux triphasés sont très répandus dans le monde industriel en raison de leurs
nombreuses propriétés favorables à la production, au transport et à l’utilisation des
grandeurs électriques

2- Généralités :
2.1) Définition générale :
Un système triphasé est un ensemble de 3 grandeurs (tensions ou courants)
sinusoïdales de même fréquence, déphasées les unes par rapport aux autres.
Le système est symétrique (équilibré) si les valeurs efficaces des grandeurs
sinusoïdales sont égales et si le déphasage entre deux grandeurs consécutives vaut 120°.

2.2) Avantages du système triphasé


a- Le transport de l’énergie électrique sous forme triphasé est plus économique
que sous forme monophasé pour différentes raisons :
▪ Economie de câbles : Puisque le neutre n’a pas besoin d’être transporté, trois
câbles suffisent à transporter ce qui en nécessiterait six en monophasé.
▪ Economie de cuivre : Pour une puissance transportée donnée, l’utilisation
d’une ligne triphasée permet de répartir le courant sur les trois câbles ; le
courant transporté est alors moindre, ainsi les sections de câble nécessaire sont
moins importantes, permettant une économie de matériau conséquente
▪ Economie de pertes : En économisant les câbles et en limitant le courant, le
triphasé permet de limiter les pertes en ligne.
b- Une ligne triphasée à 3 câbles transporte, à tensions et courants égaux, trois fois
plus de puissance qu’une ligne monophasée nécessitant deux câbles et pour une
puissance transportée égale le courant est trois fois moins important dans une
ligne triphasée que dans une ligne monophasée.
c- Les machines triphasées ont des puissances de plus de 50 % supérieures aux
machines monophasées de même masse et donc leurs prix sont moins élevés
(Le prix est directement proportionnel à la masse de la machine).
d- Utilisation de deux tensions : Le réseau triphasé met à la disposition de
l’abonné deux tensions au lieu d’une, la première est prise entre deux phases
(Tension composée U) et la seconde prise entre phase et le neutre (Tension
simple V).
3- Applications :
➢ Applications industrielles : Machines d’usinages, chauffage (fours de
fonderie), moteurs électriques triphasées, etc
➢ Applications tertiaires : Ascenseur d’immeuble, escalier roulant, etc.

1
4- Présentation :
Un circuit triphasé élémentaire est constitué d'un générateur (réseau de
distribution de l'énergie) et d'un récepteur.

Fig : Circuit triphasé élémentaire


L’énergie est véhiculée par les trois conducteurs de phase, d’où l’appellation «
Triphasé ».
Le conducteur de neutre est en général au potentiel 0 V et peut ne pas être utilisé.
5- Système triphasé équilibré :
5.1) Définition :
Un système triphasé est dit équilibré lorsque les trois grandeurs qui le
composent ont même valeurs efficaces, même valeurs maximum et déphasées de
2𝜋
l’angle 120° =
3

5.2) Tensions simples et tensions composées :


5.2.1 Courants et tensions
Le circuit de la figure permet de définir 6 tensions et 4 courants (schéma ci-dessous):

Fig : Tensions et courant d’un système triphasé


a) V1, V2 et V3 sont les tensions simples (Entre phase et neutre).

Fig : Tensions simples.

2
𝑈12 = 𝑉1 − 𝑉2
b) {𝑈23 = 𝑉2 − 𝑉3 Tension composé (entre 2 phases)
𝑈31 = 𝑉3 − 𝑉1

Fig : Tensions composées.


c) i1 , i2 et i3 sont les courants de ligne.
On a la relation : i1 + i2 + i3 = iN.
Si le système est équilibré, le courant de neutre iN est nul et on a donc : i1 + i2
+ i3 = 0.

5.2.2- Tensions simples :


On définit la tension simple par la différence de potentiel entre une phase et
le neutre : V1, V2, V3. Les trois tensions simples ont la même valeur efficace V et la
même pulsation ω=2π f.
Vecteurs de Fresnel associés Ecriture temporelle Ecriture polaire
(Complexe)
𝑣1 (𝑡) = 𝑉√2. 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡): 𝑅é𝑓𝑒𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑝ℎ𝑎𝑠𝑒
𝑉1 = [𝑉 , 0° ]

2𝜋
𝑣2 (𝑡) = 𝑉√2. 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − )
3 𝑉2 = [𝑉 , −120° ]

4𝜋
𝑣3 (𝑡) = 𝑉√2. 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − ) 𝑉3 = [𝑉 , −240° ]
3

Remarque : Le système est équilibré direct.


⃗1 + 𝑉
➢ Equilibré car la construction de Fresnel montre que : 𝑉 ⃗2 + 𝑉⃗ 3 = 0.
➢ Direct car un observateur immobile verrait les vecteurs défiler devant lui dans
l’ordre 1, 2, 3.
5.2.3- Système triphasé équilibré direct ou inverse :

L’ordre des phases caractérise l’ordre dans lequel les tensions passent par 0. Si
elles apparaissent dans l’ordre L1, L2, L3 le système est direct. Si elles apparaissent
dans l’ordre L1, L3, L2 le système est inverse.

3
5.2.4- Tensions composées :
La tension composée est la différence de potentiel entre deux phases
consécutives : U12, U23, U31. Les tensions composées ont la même valeur efficace U et
la même pulsation ω=2π f que les tensions simples.
a) Vecteurs de Fresnel associés

Fig : Représentation vectorielle des tensions composées


b) Ecriture temporelle
𝜋
➢ 𝑢12 (𝑡) = 𝑣1 (𝑡) − 𝑣2 (𝑡) = 𝑈√2. sin (𝜔𝑡 + )
6
𝜋
➢ 𝑢23 (𝑡) = 𝑣2 (𝑡) − 𝑣3 (𝑡) = 𝑈√2. sin (𝜔𝑡 − )
2
5𝜋
➢ 𝑢31 (𝑡) = 𝑣3 (𝑡) − 𝑣1 (𝑡) = 𝑈√2. sin (𝜔𝑡 + )
6
c) Ecriture polaire (Complexe)
➢ 𝑈12 = [𝑉√3, +30° ]
➢ 𝑈23 = [𝑉√3, +90° ]
➢ 𝑈31 = [𝑉√3, +150° ]
Remarque :
❖ Si le réseau est équilibré : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑈12 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑈23 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑈31 = 0
❖ Le système des trois tensions composées est équilibré direct.

5.2.5- Relation entre U et V :


Considérons le triangle formé par "U" et "V" :
On a :
√3
𝑈 = 2. 𝑉. cos(30° ) ⟹ 𝑈 = 2. 𝑉
2
𝑼 = 𝑽√𝟑 Fig : Relation entre U et V

Réseau de distribution "basse tension

Pour le réseau de distribution domestique, on a V = 220V et U = 220× √3 ≈


380V. On a donc 220V entre phase et neutre et 380V entre deux phases.

4
5.3) Récepteur triphasé équilibré :
5.3.1-Définition :
❖ Récepteurs triphasés : Ce sont des récepteurs constitués de trois dipôles
identiques, d’impédance Z.
❖ Equilibré : Car les trois éléments sont identiques
❖ Courants par phase : Ce sont les courants qui traversent les éléments Z du
récepteur triphasé. Symbole : J.
❖ Courants en ligne : Ce sont les courants qui passent dans les fils du réseau
triphasé. Symbole : I.

Fig: Récepteur triphasé.


Pour pouvoir brancher ce récepteur au réseau, il faut tout d’abord relier les
trois dipôles entre eux. Deux types de couplage sont possibles : Le couplage étoile et
le couplage triangle.
5.3.1- Théorème de Boucherot :
Les puissances active et réactive absorbées par un groupement de dipôles sont
respectivement égales à la somme des puissances actives et réactives absorbées par
chaque élément du groupement.
𝑛 𝑛

𝑃 = ∑ 𝑃𝑘 𝑒𝑡 𝑄 = ∑ 𝑄𝑘
𝑘=1 𝑘=1
Remarque : Le théorème de Boucherot ne concerne pas les puissances apparentes.
𝑛

𝑆 ≠ ∑ 𝑆𝑘 , 𝑝𝑎𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒: 𝑆 = √𝑃2 + 𝑄 2


𝑘=1

Fig : Théorème de Boucherot.


Donc d’apres ce théorème : 𝑃 = 𝑃1 + 𝑃2 + 𝑃3 , 𝑄 = 𝑄1 + 𝑄2 + 𝑄2 𝑒𝑡 𝑆 = √𝑃2 + 𝑄 2
Pour un recépteur équilibré : 𝑃1 = 𝑃2 = 𝑃3 𝑒𝑡 𝑄1 = 𝑄2 = 𝑄3
Finalement : 𝑃 = 3𝑃1 𝑒𝑡 𝑄 = 3𝑄1
𝑃
Facteur de puissance : cos(𝜑) = 𝑆

5
5.4) Couplage étoile (Υ) :
5.4.1- Montage :
Dans un couplage étoile, chaque dipôle est relié entre le neutre et une phase du
réseau.

Fig: Couplage étoile.


Le même branchement représenté de deux façons différentes, le premier schéma
confirme l’appellation « étoile ». Le symbole de ce type de couplage est : (Υ).
5.4.2- Relations entre les courants :
Les trois dipôles sont identiques, de même impédance et créent le même déphasage 𝜑
entre le courant de ligne et la tension simple, de ce fait :
𝑖1 + 𝑖2 + 𝑖3 = 𝑖𝑁
Donc le courant dans le fil neutre est nul (iN=0), ce qui permet de dire que le fil neutre
n’est pas nécessaire pour brancher un récepteur triphasé équilibré au réseau.
𝑖𝑁 = 0 ⟹ 𝑖1 + 𝑖2 + 𝑖3 = 0
On constate sur les schémas que les courants en ligne sont égaux aux courants par
phase.
𝑖1 = 𝑗1 , 𝑖2 = 𝑗2 𝑒𝑡 𝑖3 = 𝑗3
Le récepteur triphasé ainsi que le réseau triphasé sont équilibrés, les valeurs efficaces
des courants i et j sont égales.
𝑉
𝑖1 = 𝑖2 = 𝑖3 = 𝐼 = 𝑗1 = 𝑗2 = 𝑗3 = 𝐽 =
𝑍
On retiendra pour le couplage étoile :
𝑰=𝑱
5.4.3- Relations entre les tensions :
En couplage étoile, chaque dipôle est soumis à la tension simple du réseau triphasé
équilibré.
Les relations entre les tensions sont celles établies lors de l’étude du réseau triphasé
équilibré. On retiendra pour le couplage étoile :
𝑼
𝑽=
√𝟑
5.4.4- Puissances :
Chaque phase du récepteur est traversée par I et soumise à une tension simple V
Pour une phase du récepteur, la puissance active : 𝑃1 = 𝑉𝐼. cos(𝜑) , 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∶ 𝜑 = (𝐼 , 𝑈 ⃗)
Pour le récepteur complet, la puissance active : 𝑈
𝑃 = 3. 𝑃1 = 3. 𝑉. 𝐼. cos(𝜑) , 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑉 =
√3
Finalement pour le couplage étoile : 𝑃 = √3𝑈. 𝐼. cos(𝜑)
La puissance réactive : 𝑄 = √3𝑈. 𝐼. sin(𝜑)
La puissance apparente : 𝑆 = √3𝑈. 𝐼
Le facteur de puissance : 𝑃
cos(𝜑) =
𝑆

6
5.4.5- Pertes par effet joule :
D’après le schéma, la résistance vue entre deux bornes du récepteur est équivalente à
deux résistances (r + r) série R = 2r.

Fig : Charge connectée en étoile.


Pour chaque dipôle, la puissance dissipée par effet joule est :
𝑃1𝑗 = 𝑟. 𝐼 2
Pour le couplage étoile :
𝑅 3
𝑃𝑗 = 3𝑃1𝑗 = 3. 𝑟. 𝐼 2 = 3. . (𝐼)2 = . 𝑅. 𝐼 2
2 2
5.5) Couplage triangle (Δ) :
5.5.1- Montage :
Dans un couplage en triangle, chaque dipôle est relié entre deux phases du
réseau. Le neutre est inutilisé. Le branchement en triangle des trois dipôles peut être
représenté de trois façons différentes :

Fig : Couplage triangle.


Le premier schéma légitime l’appellation « triangle ». Le symbole de ce type de
couplage est : (Δ ou D)
5.5.2- Relations entre les courants :
Les trois dipôles sont identiques de même impédance, de ce fait :
𝑖1 + 𝑖2 + 𝑖3 = 0 𝑒𝑡 𝑗12 + 𝑗23 + 𝑗31 = 0
En appliquant la loi des nœuds, on obtient, en valeurs instantanées, les relations
suivantes :
𝑖1 = 𝑗12 − 𝑗31 ⟹ 𝐼1 = 𝐽12 − 𝐽31
𝑖2 = 𝑗23 − 𝑗12 ⟹ 𝐼2 = 𝐽23 − 𝐽12
𝑖3 = 𝑗31 − 𝑗23 ⟹ 𝐼3 = 𝐽31 − 𝐽23
Le récepteur triphasé est équilibré, on obtient, en valeurs efficaces, les relations
suivantes :
𝑉
𝐽12 = 𝐽23 = 𝐽31 = 𝐽 = 𝑒𝑡 𝐼1 = 𝐼2 = 𝐼3 = 𝐼
𝑍
Pour le couplage triangle, la relation entre I et J est la même que la relation entre V et
U. Pour le couplage triangle :
𝑰
𝑱=
√𝟑

7
5.5.3- Relations entre les tensions :
Couplé en triangle, chaque dipôle est soumis à la tension composée du réseau
triphasé. De ce fait, on obtient :
𝑈12 = 𝑉1 , 𝑈23 = 𝑉2 𝑒𝑡 𝑈31 = 𝑉3
En général :
𝑼=𝑽
5.5.4- Puissances :
Chaque phase du récepteur est traversée par J et soumise à une tension composée U
entre ses bornes.
Pour une phase du récepteur, la ⃗)
𝑃3 = 𝑈. 𝐽. cos(𝜑) , 𝑎𝑣𝑒𝑐: 𝜑 = (𝐽. 𝑈
puissance active
Pour le récepteur complet, la puissance 𝐼
𝑃 = 3. 𝑃1 = 3. 𝑈. 𝐽. cos(𝜑) , 𝑎𝑣𝑒𝑐: 𝐽 =
active : √3
Finalement pour le couplage triangle : 𝑃 = √3. 𝑈. 𝐼. cos(𝜑)
La puissance réactive : 𝑄 = √3. 𝑈. 𝐼. sin(𝜑)
La puissance apparente : 𝑆 = √3. 𝑈. 𝐼
Le facteur de puissance : 𝑃
cos(𝜑) =
𝑆
5.5.5- Pertes par effet joule :
On ne considère que le terme résistif des impédances des dipôles.
D’après le schéma ci-dessous, la résistance vue entre deux bornes du récepteur est
équivalente à une résistance « r » branchée en parallèle avec deux résistances ( 2r ) en
série.
2𝑟 × 𝑟 2
𝑅 = 2𝑟//𝑟 = = 𝑟
2𝑟 + 𝑟 3

Fig : Charge connectée en traingle.


Pour chaque dipôle, la puissance dissipée par effet joule est :
𝑃1𝑗 = 𝑟. 𝐽2
Pour le couplage triangle :
3 1 2 3
𝑃𝐽 = 3𝑃1𝑗 = 3. 𝑟. 𝐽 = 3. 𝑅. ( ) = . 𝑅. 𝐼 2
2
2 √3 2
5.5.6- Mesure des puissances en triphasé et triangle de puissance :
Quel que soit le couplage du récepteur triphasé, les puissances en triphasé s’expriment :
❖ Puissance active : 𝑃 = √3. 𝑈. 𝐼. cos(𝜑) = 3. 𝑉. 𝐼. cos(𝜑) [𝑊]
❖ Puissance réactive : 𝑄 = √3. 𝑈. 𝐼. sin(𝜑) = 3. 𝑉. 𝐼. sin(𝜑) [𝑉𝑎𝑟]
❖ Puissance apparente : 𝑆 = √𝑃 2 + 𝑄2 = √3. 𝑈. 𝐼 = 3. 𝑉. 𝐼[𝑉𝐴]

8
5.6) Plaque à borne :
La plaque à borne d’un moteur asynchrone triphasé à cage comporte six bornes
sur lesquelles sont connectés les enroulements du stator (Par construction du fabricant).
La disposition « Croisée » des enroulements a permis de normaliser l’appellation et la
position des bornes en deux groupes : U1, V1, W1 et U2, V2, W2.
Sur le moteur triphasé asynchrone à cage nous avons donc un premier
enroulement relié entre U1 et U2, un second enroulement entre V1 et V2 et le troisième
entre W1 et W2
L’alimentation électrique triphasée s’effectuant sur les bornes U1, V1 et W1, il
faut aussi « Brancher » les trois autres bornes. Cette opération s’appelle le couplage.
Le choix du couplage s’effectue en fonction des caractéristiques électriques du moteur
et de la tension du réseau triphasé de branchement.

5.6.1- Couplage en étoile :


Le couplage en étoile des enroulements est réalisé en mettant en place des barrettes de
couplage entre les bornes U2, V2 et W2.

Fig : Plaque à bornes : Couplage étoile.

5.6.2- Couplage en triangle :


Pour le couplage en triangle, trois barrettes sont installées pour coupler les bornes U1-
W2, V2-W1 et V1-U2.

9
Fig: Plaque à bornes : Couplage triangle.
5.7) Appareil de mesure : Le wattmètre :
Le wattmètre est l’appareil qui permet de mesurer la puissance active P en
monophasé ou en triphasé. Il possède au moins quatre bornes. Deux bornes pour
mesurer le courant (Circuit intensité à brancher en série comme un ampèremètre) et
deux bornes pour mesurer la tension (Circuit tension à brancher en parallèle comme un
voltmètre). Le wattmètre tient compte du déphasage.

Fig : Schéma de principe du wattmètre.

5.7.1 Mesure de la puissance active et la puissance réactive :


5.7.1.1Méthode d’un seul wattmètre avec fil de neutre :
Lorsque le récepteur est équilibré, un seul wattmètre permet de mesurer la puissance
active absorbée.

Fig: Méthode d’un seul wattmètre avec fil de neutre.


Pour un circuit équilibré, chaque phase consomme une puissance identique, il faut un
wattmètre. Le wattmètre branché de cette façon mesure (Puissance lue) :

10
𝑃′ = 𝑉. 𝐼. cos(𝜑)
La puissance du récepteur s’exprime (Puissance absorbée) :

𝑃 = 3. 𝑉. 𝐼. cos(𝜑) = √3𝑈. 𝐼. cos(𝜑) = 3. 𝑃′


La puissance réactive est donnée par :

𝑄 = √3. 𝑄 ′ 𝑜𝑟 𝑄 ′ = 𝑉. 𝐼. sin(𝜑)
[Link]- Méthode de deux wattmètres :
Pour un système équilibré dont le neutre n’est pas accessible, on mesure la puissance
active à l’aide de deux wattmètres.

Fig : Méthode des deux wattmètres


❖ La puissance active est :
𝑷 = 𝑾𝟏 + 𝑾𝟐
❖ La puissance réactive est :
𝑄 = √3. (𝑾𝟏 − 𝑾𝟐 )

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