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Ovale de Cayley

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OVALE DE CAYLEY
Cayley oval, cayleysches Oval

Courbe étudiée par Cayley en 1857.


Arthur Cayley (1821-1895) : mathématicien anglais.

Équation bifocale : (avec deux foyers F et F' distants de

2a).
Équation cartésienne : .

Paramétrisation cartésienne : , .

Biquartique quadricirculaire.

Les ovales de Cayley sont les lieux des points du plan dont la
moyenne harmonique des distances à 2 points, les foyers, est
constante (= b).
Ce sont donc les lignes équipotentielles du potentiel électrostatique
créé par deux charges égales placées aux foyers (ou du potentiel
gravitationnel créé par deux masses identiques).
vue des équipotentielles, en rouge, avec les lignes de

champ.

Cas b < a : l'"ovale" est formé de 2 courbes en forme d'oeuf


symétriques par rapport à O.
Cas e = 1 (b = a) la courbe a une forme de 8.
Cas : l’ovale a alors la forme d’une "ellipse" déprimée
aux deux sommets du petit axe.
Cas : l’ovale a enfin la forme ovale, tendant vers une forme
circulaire quand e augmente.
Tout ceci rappelle fortement les ovales de Cassini (qui sont, eux, des
quartiques) ; on peut en effet placer ces deux familles dans le cas
plus général des lieux des points du plan dont la moyenne d'ordre p
des distances à 2 points est constante, d'équation bifocale

; on voit ci-dessous que les ovales de Cassini et de

Cayley sont assez proches ; on peut les différencier par les tangentes
en O.

p=– – < p < –1 p = –1 –1 < p < 0

min ( r , r' ) = b

b = 0 : foyers, b = a :
deux cercles tangents b = 0 : 2 points, b = a : b = 0 : 2 points, b = a : b = 0 : 2 points, b = a :
huit huit huit
Arcs de cercles
Ovales de Cayley
centrés aux foyers

p=0 0<p<1 p=1

r + r' = 2b

b = 0 : 2 points, b = a : huit b = 0 : 2 points, b = a : huit


b = a : segment

Ovales de Cassini Ellipses

1<p<2 p=2 2<p<¥ p=+¥

max ( r , r'
r2 + r'2 = 4b2
)=b

b = a : point O. b = a : point O. b = a : point O. b = a : point O

Arcs de cercles
Cercles centrés aux
foyers

Une autre généralisation consiste à placer des charges quelconques


en des points quelconques ; les lignes équipotentielles, d'équation

multifocale s'appellent les équipotentielles de Cayley : elles

sont aux ovales de Cayley ce que sont les cassiniennes aux ovales de
Cassini.
Voici par exemple les équipotentielles (en rouge), d'équation
et les lignes de champ correspondantes (en bleu) dans le
cas de deux charges opposées.

Pour le cas limite de ces dernières courbes quand les pôles se


rapprochent, voir à courbe du dipôle.
On peut bien sur généraliser ceci aux courbes d'équation
multifocale qui redonnent les équipotentielles de Cayley
pour p = – 1. Pour p = – 2, on obtient les courbes dites "isophoniques".
Ce sont les courbes joignant les points où l'intensité sonore (ou
lumineuse) dues à des souces sonores (ou lumineuses) placées aux
foyers est identiques ; voici par exemple des courbes isophoniques
pour des sources identiques placées aux sommets d'un triangle :
Pour d'autres courbes définie par des phénomènes sonores, voir les
courbes de Loriga.

Pour d'autres équipotentielles et lignes de champ, voir cette page.

Le hibou de Cayley....

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© Robert FERRÉOL 2023

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