18 Ondes & spectres
18.1 Problèmes de khôlle
18.1.1 Correction – Oscillateur harmonique incliné
1. On remarque que la valeur moyenne, associée à la fréquence nulle, de ce signal est E0 = 0,2 V.
Par ailleurs, le signal a une forme sinusoïdale (on ne peut pas dire beaucoup mieux) et sa période
est T ' 0,2 s, soit une fréquence f = T1 ' 5 Hz. Son amplitude associée est E1 = 0,05 V.
On en déduit le spectre suivant :
0.2
0.15
E en mV
0.1
5 · 10−2
0 1 2 3 4 5
f en Hz
À t = 0, le signal est maximal et on peut donc écrire :
E(t) = E0 + E1 cos (2πf t)
2. En supprimant la fréquence la plus haute, le signal résultant est :
E(t) = E0
et le signal est représenté ci-dessous.
3. En supprimant la fréquence la plus haute, le signal résultant est :
E(t) = E1 cos (2πf t)
et le signal est représenté ci-dessous.
18. Ondes & spectres 18.1. Problèmes de khôlle
0.2
0.15
E0
E1 cos (2πf t)
E en mV
0.1
5 · 10−2
−5 · 10−2
0 0.5 1 1.5
t en s
18.1.2 Correction – Corde de Melde
1. La dimension de la célérité est [C] = LT −1 , celle de la tension est [T ] = M LT −2 et celle de la
masses linéique est [µ] = M L−1 .
1=a−b
−1 a a −2a b −b
La relation proposée permet d’établir que LT = M L T M L , soit le système −1 = −2a
0=a+b
dont on déduit : s
(
a = 12 T
1 ⇔c=
b = −2 µ
2π
2. Une onde stationnaire est de la forme y(t) = A cos(2πf t) cos λ x + ϕ avec c = λf . L’amplitude
π 2π
est nulle en x = 0 à tout instant, soit ϕ = 2 et y(t) = A cos(2πf t) sin λ x . De même, l’onde a
2πf L
une amplitude nulle en x = L et on a nécessairement 2πL
λ = c = nπ, soit encore 4f12 L2 = n2 Tµ .
La première expérience (n = 2) donne 4f12 L2 = 4Tµ1 et la seconde (n = 4) donne 4f22 L2 = 16T µ et
2
on en déduit :
f22 T2
2 =4
f1 T1
Il reste à trouver une nouvelle relation entre T1 et T2 en exploitant le caractère immobile de la
masse : son bilan de force doit être nul. Sur la première manipulation, la masse est soumise à son
poids et la tension du fil, ce qui donne T1 = mg = ρV g. De même, lors de la seconde manipulation,
la masse est soumise à la tension du fil, son poids et à la poussée d’Archimède. L’équilibre donne :
T2 = mg − Π = (ρ − ρeau )V g
En injectant cette relation dans la précédente, il vient :
4f12
ρ= ρeau ' 10,3 × 103 kg · m−3
4f12 − f22
La masse mystère est du plomb.
2/4 C. Cayssiols, 2012 – 2021
18. Ondes & spectres 18.1. Problèmes de khôlle
18.1.3 Corrigé - Signaux sinusoïdaux
1
´T
1. Par définition hu1 i = T 0 u1 (t)dt. On en déduit
1 U1
hu1 i = [sin(2πf1 t)]T0 = 0
T 2πf1
1
´T 1
´T U12 U12
De même u21, eff = T 0 u21 (t)dt. On en déduit u21, eff = T 0 2 (cos(4πf1 t) + 1) dt = 2 , soit
encore :
U1
u1, eff = √ ' 7,1 V
2
2. Le spectre de la fonction us est le suivant :
us (t) up (t)
10
8
Intensité
0 20 40 60 80 100 120
f (Hz)
3. La tension est bien périodique et si on note T sa période, on a us (t + T ) = us (t), c’est à dire
U1 cos(2πf1 t + 2πf1 T ) + U2 cos(2πf2 t + 2πf2 T ) = U1 cos(2πf1 t) + U2 cos(2πf2 t) ce qui implique que
f1 T = n1 et f2 T = n2 . On en déduit ff12 = nn12 d’où n2 = 32 n1 . Or (n1 , n2 ) ∈ N∗2 d’où n1 = 2 et
n2 = 3.
La fréquence du signal est donc :
1 f1
f= = = 20 Hz
T n1
4. La tension up peut se réécrire selon up (t) = kU21 U2 (cos(2π(f1 + f2 )t + ϕ) + cos(2π(f1 − f2 )t − ϕ)).
Le spectre se décompose sous la forme présentée dans le spectre ci-dessus.
5. Si les deux tensions étaient synchrones, alors la fréquence minimale serait nulle : la tension produit
contiendrait une composante continue, et serait donc en fait un signal harmonique décalé (de
moyenne non nulle).
18.1.4 Correction – Beta carotène
1. Pour une onde stationnaire, on a :
ψ(x, t) = A cos (ωt + ϕ) cos (kx + φ)
2. Avec la condition aux limites fournie, il vient : ψ(x = 0, t) = A cos (ωt + ϕ) cos (φ) dont on déduit
φ = π2 et
ψ(x, t) = A cos (ωt + ϕ) sin (kx)
3/4 C. Cayssiols, 2012 – 2021
18. Ondes & spectres 18.1. Problèmes de khôlle
3. De ψ(x = L, t) = A cos (ωt + ϕ) sin (kL) = 0 on déduit que l’on a forcément kL = nπ d’où
2L
λn =
n
π
4. En prenant ϕ = 0 et en se plaçant aux instants t = 0 et t = ω, le graphe est le suivant :
x (m)
Il présente 3 lieux de probabilité de présence nulle pour les électrons (en plus des conditions aux
limites) et 4 lieux de probabilité de présence maximale.
p2 h2
5. Par définition Em = 21 mv 2 + Ep = 2m = 2mλ 2 , dont on déduit
n 2 h2
Em =
8mL2
122 h2 112 h2 hc
6. La différence d’énergie entre les deux niveaux est : ∆Em = 8mL2
− 8mL2
= hf = λ, soit
h2
∆Em = 23
8mL2
dont on déduit
λ ' 450 nm
7. La carotte absorbe les parties bleutées du spectre de la lumière et on perçoit ce qu’elle
réémet, soit une couleur orangée.
4/4 C. Cayssiols, 2012 – 2021