courbe suivante courbe précédente courbes 2D courbes 3D surfaces fractals polyèdres
COURBE, OVALE, LEMNISCATE DE BOOTH
Curve, oval, lemniscate of Booth ; Kurve, Oval, Lemniskate von Booth
Courbes étudiées par Fagnano en 1750, Euler en 1751, et Booth en 1877.
James Booth (1810 -1878) : mathématicien anglais.
Autres noms : hippopède de Proclus, lemniscate elliptique (pour les ovales) et
lemniscate hyperbolique (pour les lemniscates).
Équation cartésienne : ;
avec e = 1 pour les ovales (prendre 0 < ), e = –1 pour les lemniscates.
Quartique bicirculaire rationnelle.
Équation polaire : .
Équation tripolaire : dans le tripôle (F, F',O) où F(d,0) et F'(–d,0),
avec , .
Paramétrisation rationnelle des ovales :
( , )
Paramétrisation rationnelle des lemniscates :
( ).
Aire : pour l'ovale, pour la lemniscate.
Les courbes de Booth sont les quartiques bicirculaires rationnelles ayant un centre
de symétrie.
Comme toute quartique bicirculaire rationnelle, elles ont quatre définitions
équivalentes :
1) Ce sont les podaires de coniques à centre par rapport à leur centre (ici podaire
par rapport à O de la conique ).
-
- Pour une ellipse, la courbe de Booth est appelée ovale de Booth ; ce ne sont de
véritables ovales (i.e. convexes) que pour (et c'est un cercle pour a =
b) ; elle a une forme de haricot dans les autres cas.
On en déduit que les ovales de Booth sont les lieux du centre d'une
ellipse roulant sans glisser sur une ellipse égale, avec des sommets
coïncidants, et donc aussi une courbe du trois-barres (voir plus loin
l'interprétation en courbe de Watt)
- Pour une hyperbole, elle est appelée lemniscate de Booth, à cause de sa forme
de huit. On obtient une lemniscate de Bernoulli lorsque l'hyperbole est équilatère.
On en déduit que les lemniscates de Booth sont les lieux du centre d'une
hyperbole roulant sans glisser sur une hyperbole égale, avec des
sommets coïncidants.
2) Ce sont donc les enveloppes de cercle de diamètre joignant le centre d'une
conique à un point de cette conique.
3) Ce sont les inverses de coniques à centres par rapport à leur centre (ici, de la
conique , si l'on prend ab comme puissance d'inversion - noter
l'interversion de a et b par rapport à 1).
4) Ce sont les cissoïdales de deux cercles (C) et (C') par rapport à un point O, tels
que O appartient à (C) et le centre de (C') est le point F de (C) diamétralement
opposé à O. Le point F est l'un quelconque des foyers de la conique du 1) ; ici par
exemple F , (C') étant de rayon a.
Mais elles possèdent 4 autres définitions remarquables :
5) Ce sont les cissoïdales de deux cercles confondus relativement à un point
quelconque. On obtient un ovale ou une lemniscate selon que le point est intérieur
ou extérieur au cercle. On obtient la lemniscate de Bernoulli lorsque le point est à
distance fois le rayon du cercle.
Ici, le cercle est le cercle de centre (milieu de [OF] ) et de rayon a/2.
6) Ce sont des cas particulier de courbes de Watt ; ce sont les lieux du milieu
d'un segment de longueur 2d joignant deux cercles de rayon a dont les centres sont
distants de 2d ; autrement dit, ce sont les lieux du milieu d'un côté (de longueur 2d)
d'un "rectangle" articulé, l'autre côté (de longueur a) étant fixe ; on obtient les
lemniscates lorsque le grand côté est fixe, et les ovales dans l'autre cas.
7) Ce sont les spiriques de Persée (i.e. sections d'un tore par un plan parallèle à
son axe) lorsque le plan est tangent intérieurement au tore. C'est à cause de cette
définition que ces courbes sont aussi appelées hippopèdes de Proclus.
Plus précisément, ce sont les sections d'un tore de centre O, d'axe Oz, de rayons
majeurs et mineurs a et b coupé par le plan parallèle à Oz situé à une distance d
=|a - b| de O ; la courbe est un ovale quand le tore est croisé (b > a) et une
lemniscate lorsqu'il est ouvert (a < b).
Dans un repère d’origine le projeté de O sur le plan, on obtient l'équation
cartésienne :
.
8) Ce sont les projections sur xOy des biquadratiques intersections du paraboloïde
de révolution avec le cône du second degré .
9) Si l'on effectue une affinité sur l'ovale , on obtient la courbe d'équation
polaire avec et ; les ovales de Booth sont donc, à affinité près,
des polygastéroïdes.
Comparez les courbes de Booth avec les ovales de Cassini.
Voir aussi la surface d'élasticité de Fresnel, qui est la généralisation à l'espace de
l'ovale de Booth.
Voir aussi les lemniscates de Booth sur la surface romaine.
courbe suivante courbe précédente courbes 2D courbes 3D surfaces fractals polyèdres
© Robert FERRÉOL, Jacques MANDONNET 2008