0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues22 pages

Hygiene Hospitaliere

Transféré par

lenaelledikande03
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
26 vues22 pages

Hygiene Hospitaliere

Transféré par

lenaelledikande03
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

IDE Hygiène hospitalière

HYGIENE hospitalière

SPECIALITE : IDE

1
IDE Hygiène hospitalière

L’HYGIENE HOSPITALIERE

I- DEFINITIONS ET GENERALITES

L’hygiène en milieu hospitalier reste une préoccupation importante


L’hygiène est l’ensemble des moyens visant à assurer le bien être physique et
mental de l’individu et à faciliter son adaptation harmonieuse au milieu ambiant
Enfin l’hygiène (selon l’OMS) est l’ensemble de mesures et précautions que prend un
individu ou un groupe pour protéger les autres comme lui-même d’une quelconque
maladie infectieuse. Cette définition est appliquée à l’hôpital afin de prévenir les
infections nosocomiales.

L’hygiène hospitalière est l’ensemble des mesures prises en milieu hospitalier


Pour rayer et pour prévenir les infections hospitalières.
L’infection hospitalière est toute infection rencontrée en milieu hospitalier. Elle peut
être primaire ou secondaire ;
Elle est primaire lorsque le patient quitte de sa maison avec une maladie précise
pour se rendre en milieu hospitalier pour se faire soigner et quitte de la sans en
prendre une autre maladie
Elle est secondaire, lorsque le patient pendant son séjour en milieu hospitalier,
contracte une autre maladie d’une source externe en plus de celle laquelle il
s’est rendu initialement à l’hôpital. Dans ce second cas, l’infection hospitalière est
dites nosocomiale. Cependant en pratique l’usage du terme « infection
hospitalière » se résume parfois à l’infection nosocomiale.

Finalité globale
Préserver et améliorer la santé individuelle et collective de la population en la
protégeant des germes et des nuisances
Objectifs/compétences
- Acquérir des connaissances en matière d’hygiène générale et d’hygiène
hospitalière
- Mettre en œuvre des actions à visée diagnostique et thérapeutique
- Préparer et mettre en œuvre les thérapeutiques médicamenteuses selon les
règles de sécurité, d’hygiène et d’asepsie
- Prévoir, installer et utiliser les appareils et dispositifs médicaux opérationnels
nécessaires aux soins et au confort de la personne
- Contribuer et adhérer à l’amélioration de la maitrise des risques infectieux
- Etre acteur de la lutte contre les infections nosocomiales
- Promouvoir l’hygiène générale : propreté physique et biologique en
établissement de santé

II- IMPORTANCE DE HYGIENE HOSPITALIERE

Elle permet de :
 Minimiser les complications et les conséquences néfastes d’infection
hospitalière

2
IDE Hygiène hospitalière

 Réduire énormément les coûts des maladies


 Mettre les malades dans les meilleures conditions de sécurité durant leur
Séjour en milieu hospitalier

III - BUTS DE L’HYGIENE HOSPITALIERE

 Réduire au minimum la transmission des maladies de personne à


personne.
 Supprimer la contamination par les matériels
 Pratiquer l’assainissement régulier et systématique des surfaces de
l’hôpital
 Intègre la surveillance, la prévention, le traitement ainsi que la
déclaration de toute infection débutante

IV- MESURES DE LUTTE CONTRE LES INFECTIONS HOSPITALIERES

Elles sont à la fois individuelles, collectives et institutionnelle et viseront à


détruire les agents pathogènes, à supprimer les sources et les véhicules d’infections,
à augmenter la résistance de l’hôte, et à intervenir au niveau des facteurs
favorisants.

A-QUELQUES MESURES INDIVIDUELLES

Elles concernent tous ceux qui se trouvent à un moment donné à l’hôpital ou au


voisinage de l’hôpital : personnel, patient…
-la première mesure d’hygiène individuelle est la prise de conscience de tout un
chacun
-le personnel doit respecter les règles hygiènes (tenue de travail propre, repasser
quotidiennement et stérile si besoin, le lavage spécifique des mains avant et après
chaque soin, le port des matériels de protection (gants ….))
-les malades doivent respecter les règles d’hygiènes et se faire aider par les
personnelles habiletés : toilette, lit, linge….

B-QUELQUES MESURES COLLECTIVES ET INSTITUTIONNELLES

Eviter l’antibiothérapie non spécifique ou de façon abusive


 Former le personnel en matière de prévention des infections en milieu
l’hospitalier
 Réduire, voir empêcher le déplacement des malades, des visiteurs et du
personnel à intérieur de l’hôpital en faisant des affichent a l’entrée a l’hôpital,
dans les couloirs et dans les salles des patients
 Adapter la contrition architecturale des hôpitaux de façon à prévenir les
infections (isolement des personnes sensibles aux infections, isolement des
malades contagieuses)
 Réduire le nombre de personne s’occupant d’un même malade par jour en
faisant des affiches y afférentes
 Afficher à l’intérieur de l’hôpital, les protocoles de Désinfection ou de
stérilisation du matériel avant son utilisation et veiller a leur application

3
IDE Hygiène hospitalière

 Afficher à l’intérieur de l’hôpital, les protocoles de lavage des mains avant et


après tout soin et veiller a leur utilisation
 Recruter le personnel qualifié en nombre suffisant et organiser régulièrement
des formations continues
 Faire des affiches pour sensibiliser les malades et les gardes malades par
apport aux règles d’hygiène de façon générale et spécifiques en fonction des
services
 Organiser les campagnes de vaccination de masse et de sensibilisation

V- LES TYPES D’INFECTION QUE L’ON TROUVE EN MILIEU HOSPITALIER

 Infection sauvage ou naturel. C’est celle avec laquelle le patient entre à


l’hôpital.
 Infection nosocomiale est celle qui est contractée à l’hôpital et qui peut
apparaître en cours d’hospitalisation ou soit lorsque le malade » a quitté
l’hôpital »

Infection croisée .C’est une infection nosocomiale contractée à partir de la flore


d’un autre patient. Elle peut se faire par voie manu porté (la main du malade), à partir
des objets souillés du malade.

EXERCICE D’APPLICATION :
1-définir : infection hospitalière, hygiène hospitalière
2-donner les causes/facteurs favorisant l’infection hospitalière, les types et les
moyens de lutte de l’infection hospitalière
3-donner le but de l’hygiène hospitalière, son importance

4
IDE Hygiène hospitalière

L’INFECTION NOSOCOMIALE

I-DEFINITION

L’infection nosocomiale est celle acquise à l’hôpital par un patient qui a été admis
pour une autre raison que cette infection
Elle peut soit survenir pendant l’hospitalisation du patient ou après l’hospitalisation
du patient (délai d’environ 72 h après l’hospitalisation)

II- MODES DE TRANSMISSION DES INFECTIONS NOSOCOMIALE

Les principales voies de transmission en milieu hospitalier de l’infection:


 La voie aérienne
 La voie parentérale (à partir des injections)
 La voie manu portée

III- LES FACTEURS FAVORISANTS L’INFECTION


HOSPITALIERE/NOSOCOMIALE

/ Qui cause les infections ? (monde bactérien)


Principales causes :

- L’antibiothérapie
- L’augmentation des germes, concentration importante de germes dans le
milieu hospitalier
- L’augmentation du nombre de malades immunodéprimés
- L’augmentation de l’usage de techniques diagnostiques et thérapeutiques
agressives et invasives
- L’augmentation des techniques spécialisées qui favorisent le déplacement des
malades et du personnel à l’intérieur de l’hôpital
- Augmentation du nombre du personnel s’occupant d’un même malade
- Le manque de formation du personnel
- L’architecture mal adaptée
- L’entassement, la promiscuité, l’encombrement des services
- Le manque d’isolement, les circuits non conformes
- L’entretien et la désinfection des locaux non respectés
- Le mauvais usage des produits, les gestes de soins non rigoureux
- Le non respect des protocoles et procédures
- Le manque d’hygiène corporelle des patients et du personnel
- Une désinfection des mains insuffisante, une mauvaise organisation du travail
- La contamination de l’environnement (air, eau…)
- La pression thérapeutique (antibiotiques, corticoïdes…)

5
IDE Hygiène hospitalière

Les infections sont causées par des micro-organismes. Le plus souvent par :
- Des bactéries
- Des virus
- Des mycètes (moisissures, levures, champignons)

Les bactéries
Elles ne possèdent pas de noyau et se reproduisent par leurs propres moyens car
elles contiennent des enzymes qui provoquent la scission. Une bactérie donne deux
bactéries semblables toutes les 20 minutes. Une bactérie peut donc en donner un
million en 24 heures
Il existe deux formes de bactéries :
- Les bactéries sous forme végétatives, c’est à dire en train de se multiplier
- Les bactéries sporulées, très résistantes à la chaleur et aux agents chimiques,
qui se remettent sous forme végétative dès que les conditions de vie sont
redevenues bonnes

Ou sont-elles présentes ?
- Presque partout

Quels sont les réservoirs ?


1/l’environnement :
- L’eau
- La terre
- Les objets
- L’air par ses poussières et ses aérosols

2/les êtres vivants dans leurs flores naturelles


- La flore cutanée
- La flore intestinale
- La flore des voies aériennes supérieures
- La flore vaginale
Ces flores sont dites normales. Elles sont en équilibre mais sous l’effet de certains
traitements, elles peuvent se modifier

Les virus
Ils sont plus petits que les bacteries .Ils ont besoin d’une cellule vivante pour se
multiplier

Comment prévenir les complications infectieuses ?


Pour prévenir les complications infectieuses, il est nécessaire de connaitre les voies
de transmission, c’est-à-dire les chemins qu’empruntent les micro-organismes pour
causer ces infections afin de pouvoir y mettre des barrières.

6
IDE Hygiène hospitalière

Modes de transmissions des agents infectieux


1/ Transmission par voie orale :
Voie qui consiste à s’infecter en mangeant et en buvant des aliments contaminés.
Moyen de contamination qui était rare dans les pays avec niveau d’hygiène élevé,
mais la situation est en pleine évolution
Exemple de maladies transmises par cette voie :
- Salmonelles
- Listériose
- Polio
- Hépatite A

2/Transmission par gouttelettes :


Transmission par des particules générées par la toux, la conversation, etc.
Ces particules peuvent occasionner une infection lorsqu’elles atteignent les
muqueuses d’une autre personne. Les gouttelettes sont trop grosses (>5microns)
pour rester en suspension dans l’air
Exemple de maladies transmises par cette voie :
- Coqueluche, rubeole, meningite
- Gippe, oreillons, scarlatine, etc.

3/Transmission par les aérosols :


Transmission par des particules plus petites que les gouttelettes, mais générées par
les mêmes mécanismes.Elles peuvent rester en suspension dans l’air quelques
heures et donc être transformées à distance pour infecter d’autres personnes.
Exemples de maladies transmises par cette voie :
- Tuberculose
- Varicelle
- Rougeole

4/Transmission par contact :


Voie qui consiste à transmettre des germes par le contact d’une personne à une
autre, directement ou par l’intermédiaire d’un objet
Voie très importante à couper pour la prévention des infections lors des soins ; le
vecteur principal est la « main-outil »du travailleur

Mesures individuelles, collectives et institutionnelles


Les règles d’hygiène de base s’appliquent aux patients et également à tout le
personnel. Elles visent à limiter le risque de transmission croisée de micro-
organismes responsables d’infections nosocomiales
Ces règles d’hygiène portent sur l’hygiène corporelle et vestimentaire.

7
IDE Hygiène hospitalière

HYGIENE CORPORELLE
- Douche quotidienne indispensable avant la prise de fonction afin de réduire la
flore microbienne
- Linge de corps changé après la douche
- Cheveux propres, coupés et/ou attachés
- Bijoux non autorisés ; ni bague, ni montre, ni, bracelet, ni boucles d’oreilles
pendantes ni collier long
- Ongles propres coupés, limés et sans vernis
- Lavage des mains toujours pratiqué avant de revêtir et après avoir enlevé la
tenue professionnelle.

TENUE PROFESSIONNELLE
Tenue professionnelle de base composée de :
- Blouse ou tunique et un pantalon
- Des chaussures réservées au travail, silencieuses et d’entretien facile. Il est
recommandé que ces chaussures soient fermées sur le dessus pour la
sécurité et derrière pour l’ergonomie
- Tablier spécifique pour la distribution des repas
- Tenue professionnelle portée exclusivement dans l’enceinte de
l’établissement par toute personne effectuant ou observant des soins :
professionnels, étudiants et stagiaires
- Effets personnels (foulards, gilet…) interdits lors des soins et dans les zones à
risque. Un tee shirt personnel à courtes manches est autorisé sous la tenue
- Tenue professionnelle changée quotidiennement et chaque fois que
nécessaire(en cas de souillure).L’entretien des tenues professionnelles doit
être pris en charge par l’employeur. Les tenues sales sont déposées dans des
sacs à linge spécifiques au niveau des vestiaires
En aucun cas les tenues de travail ne doivent être entretenues au domicile des
personnels
La tenue professionnelle est toujours retirée pour se rendre :
- Au restaurant du personnel
- Aux réunions hors service

TENUE DE PROTECTION
Les Masques :
Le port du masque est indiqué dans certaines situations à risque pour la protection :
- Du personnel
- Des visiteurs
- des patients

8
IDE Hygiène hospitalière

Personnel des unités de soins et des services de stérilisation, bloc opératoire,


laboratoire, onco-hématologie, néonatalogie…
- lorsqu’il est atteint d’une infection rhino-pharyngée
- lors d’un isolement protecteur (patient brulé, immunodéprimé…)
- lors de la réalisation de pansements septiques
- lors d’un isolement respiratoire (tuberculose, varicelle, zona…)
- lors de préparations spécifiques (nutrition enterale, chimiothérapie…)
- lors d’examens et de soins à risque de projections ou d’aérosolisation
(opération de désinfection, endoscopie, aspirations…)
Personnel des blocs opératoires
- lors d’actes invasifs et d’interventions chirurgicales
Personnel de restauration
- lorsqu’il est atteint d’une infection rhino-pharyngée
- lors de préparations de viande hachée, de crudités et d’aliments non recuits
- lors de l’allotissement
Personnel de blanchisserie
- lors du tri du linge sale
Visiteurs
- lors d’un isolement de type « air » (respiratoire)
- lors d’un isolement protecteur
Patients
- en cas de sortie du secteur d’isolement septique de type « air »respiratoire
Différents types de masque sont utilisé selon les indications : les masques standards
et les masques anti-projections

Recommandations pour l’utilisation des masques


Elles sont les mêmes quel que soit le type de masque utilisé
- laisser toujours les masques dans leur conditionnement d’origine
- bien connaitre l’indication du port du masque
- choisir un masque (capacité de filtration/forme) adapté aux risques encourus
- pratiquer un lavage des mains avant la pose du masque
- saisir le masque par la partie centrale(ne pas toucher la partie inferieure)
- pratiquer un lavage des mains après la pose
- ne jamais repositionner le masque après l’avoir baissé au niveau du cou
- ne pas le manipuler après sa mis en place
- renouveler le masque toutes les trois heures ou immédiatement en cas de
projection, de souillure ou s’il est mouillé
- le manipuler par les attaches lors du retrait
- mettre le masque en place dès l’entrée dans la chambre et le jeter à la sortie
- en cas de projection, préférer l’utilisation du masque à visière et / ou le port de
lunettes de protection

9
IDE Hygiène hospitalière

LES GANTS
Comme le port du masque, le port des gants est indiqué dans certaines situations à
risque pour la protection du personnel et des patients
Personnel des unités de soins et des services de stérilisation, bloc opératoire,
laboratoire…

Le port des gants est impératif


- chaque fois qu’il existe un risque de contact avec du sang ou tout autre
produit d’origine humaine ou la peau lésée du patient, notamment à l’occasion
de soins à risque de piqure (hémoculture, pose et dépose de voie veineuse,
chambres implantables, prélèvements sanguins…)
- Lors de la manipulation des tubes de prélèvements biologiques, linge, et
matériels souillés…
- Lors d’opération de nettoyage et de désinfection
- En présence d’une lésion cutanée même minime, le soignant doit porter des
gants dans toutes les situations

Les gants sont stériles pour protéger le patient


- Lors de la réalisation d’actes invasifs ou de type chirurgical
- Lors de préparations spécifiques (nutrition entérale, cytostatiques…)
- Lors de certaines opérations de désinfection (haut niveau)

Dans tous les cas les gants doivent être changés entre deux patients et deux
activités. Le port du gant ne dispense pas du lavage des mains
Personnel de blanchisserie : lors du tri du linge sale
Personnel des services techniques
- Lors de la manipulation ou d’intervention sur du matériel souillé
- Lors de la collecte et l’évacuation des déchets
Différents types de gants : ils sont en latex, vinyle, caoutchouc, etc.…

Recommandations pour l’utilisation des gants


- Utiliser les gants adaptés à l’acte pratiqué
- Choisir des gants à la bonne taille, ni trop larges ni trop serrés aux poignets
- Ajuster les gants à la base des doigts
- Eviter un étirement excessif des gants
- Changer de gants dès qu’ils sont endommagés
- Ne pas utiliser de crème émolliente à la base de vaseline ou de paraffine qui
peut rendre les gants poreux
- Réduire les risques de déchirure ou de perforation en gardant les ongles
courts en enlevant tous les bijoux
- Procéder à un lavage simple des mains avant le port de gants non stériles
- Procéder à un lavage antiseptique des mains avant le port de gants stériles

10
IDE Hygiène hospitalière

Dans certaines situations le lavage des mains qui précède le port des gants peut être
remplacé par une friction avec une SHA. Ces situations sont précisées dans le
chapitre sur l’hygiène des mains. La friction doit être réalisée jusqu’à séchage
complet.la présence de l’alcool sur les mains peut rendre certains gants poreux
Les gants à usage unique ne se lavent pas
Un gant = un soin
Aussitôt l’acte effectué, le ou les gants sont enlevés et jetés
Les mains sont lavées avant de prendre les gants pour éviter leur contamination et
après avoir retiré les gants pour éliminer les micro-organismes développés en
atmosphère chaude et humide et ceux récupérés éventuellement lors du retrait des
gants

LES SURBLOUSES
La sur blouse est portée dans les situations suivantes
- Isolement protecteur pour protéger un patient immunodéprimé
- Isolement septique pour éviter la transmission d’un agent infectieux d’un
patient infecté aux autres patients

LES COIFFES
La coiffe est portée dans tous les secteurs à risque et lors de la réalisation d’actes à
risque. Le choix doit se porter sur une toile de type cagoule chirurgicale ou charlotte
à usage unique recouvrant l’ensemble de la chevelure (pas de frange sur le front)

LES SURCHAUSSURES
Elles appartiennent plus à un rituel de l’asepsie qu’à une démonstration scientifique.
L’utilisation routinière de sur chaussures dans les secteurs hospitaliers à hauts
risques infectieux est largement répandue. Les sur chaussures ne protègent pas les
sols, n’ont pas d’influence sur la bio contamination, et n’ont jamais fait diminuer les
taux d’infections nosocomiales. Au contraire, elles peuvent contribuer à la
contamination des mains du personnel, et leur élimination à la pollution de
l’environnement. L’utilisation des sur chaussures est un rituel inutile et couteux

IV-PLANS DE LUTTE /ORGANISATION DE LA LUTTE

Les plans d’éradication de l’infection nosocomiale ou hospitalière comportent à


la fois : l’hygiène du patient, l’hygiène des locaux, l’hygiène des soins et du matériel
de soins, l’hygiène spécifique dans les blocs opératoires, assainissement du milieu
hospitalier, la réglementation des déplacements des malades et personnels en milieu
hospitalier

A-HYGIENE DU PATIENT

Toilette
La toilette consiste à maintenir la peau en état de propreté parfaite et à
prévenir l’apparition des lésions cutanées.

11
IDE Hygiène hospitalière

En donnant les soins d’hygiène au malade, il faut :


 Respecter sa pudeur
 L’observer, son aspect et ses réactions
 Parler avec lui.

La toilette sera faite le matin, avant la réfection du lit

1-préparation du matériel
 Un patient si le malade se trouve dans une chambre commune
 Un chariot sur lequel sera disposé le matériel suivant
 Gant de toilette, serviette
 Cuvette rempli d’eau tiède
 Savon, lait de toilette et peigne
 Brosse à dent, dentifrice, verre (si le malade à une prothèse dentaire)
 Quelque compresse, alcool
 Bassin de lit
 Haricot

2-Technique
a)- préparation
 Informer le malade du soin
 Fermer les portes et fenêtres ou placer un paravent
 Se placer à la droite du malade
 Disposer le nécessaire sur un chariot
 Etendre une serviette sur l’oreiller

b) Toilette
 Enfiler les gants
 Laver les yeux sans savon
 Savonner le visage, les oreilles
 Rincer
 Essuyer en insistant sur les replis de l’oreille
 Savonner le cou, le haut du dos, la région sous mammaire, les épaules,
l’aisselle
 Rincer soigneusement, essuyer
 Etendre la serviette sous le bras
 Savonner, rincer, assécher
 Reprendre l’opération du côté opposé
 Couper et nettoyer les angles

a) Lavage des dents


 Placer la serviette sous le menton
 Présenter le nécessaire au malade
 Lui tenir le chariot
 Si le malade a une prothèse, l’enlever et la brosser, la présenter au malade
dans un verre propre contenant de l’eau
 Apprêter une nouvelle eau pour une petite toilette.

b) Petite toilette (toilette des organes génitaux externes)

12
IDE Hygiène hospitalière


Faire plier les jambes et mettre le bassin le lit sous le siège

Laisser le drap sur les genoux et découvrir la région à nettoyer

Savonner la face interne des cuisses et les organes génitaux externes, la
région du pubis et vérifier la propreté de l’ombilic
 Nettoyer les replis cutanés et muqueux de haut en bas
 Rincer en versant l’eau à l’aide d’un pot à eau
 Bien assécher, enlever le bassin.
Après la petite toilette, changer d’eau et continuer avec les pieds et les orteils.

c) Coiffure
 Mettre la serviette autour du cou et sur les oreillers
 Peigner
 Enlever la serviette en veillant à ce qu’il ne reste pas de cheveux sur
l’oreiller ni sur le malade
 Dresser le lit
 Réinstaller le malade
 Ranger tout le matériel
 Se laver les mains.

N.B : La région à nettoyer sera découverte au fur et à mesure que l’on progresse.

II. REFECTION DU LIT

1. Préparation du matériel

 Un oreiller, une taie d’oreiller


 Un traversin
 Un drap de dessous
 Une alèse en toile
 Une alèse en coton
 Un drap de dessus
 Une couverture
 Un couvre-lit
 Un chariot ou deux chaises : l’une pour le linge propre et l’autre pour le
linge sale.

2. Différents types de réfection du lit

 La réfection d’un lit occupé


 La réfection d’un lit non occupé.

3. Buts de la réfection du lit

 Mettre le malade dans de meilleures conditions hygiéniques


 Prévenir les escarres.

4. Le linge

13
IDE Hygiène hospitalière

 Ranger le linge dans un papier propre et celui sale dans un autre papier
réservé à cet effet en attendant la lessive.

B-HYGIENE DU PERSONNEL
Le personnel doit respecter les règles d’hygiène individuelles afin d’éviter
d’être un danger pour lui-même et pour son entourage (patients,
collaborateurs, famille) ; il doit être un model pour le patient et son
entourage. Il s’agit principalement :

1-l’entretien de la tenue du travail/blouses


Les blouses et les chaussures doivent être :
- laver quotidiennement avec de l’eau propre, des antiseptiques
(détergents, savons…) et des désinfectants indiqués (eau de javel…) et
repasser a l’hôpital ;
-l’on ne doit pas sortir, ni apporter a l’hôpital une blouse/chaussures qui
n’est pas stérile
-pour certains services spécialisés, elles doivent être stériles et séjournées
en permanence dans ces services ; il s’agit de la néonatologie et du bloc
opératoire
-elles doivent recouvrir entièrement ce qu’elles sont sensées recouvrir
(cheveux, la peau notamment la flore résiduelle, les pieds)

2-l’hygiène des mains

Les ongles
-Elles doivent être coupées court et sans vernis
-Elles ne doivent héberger ni microorganismes, ni impuretés susceptibles
de nuire a la santé
-les doigts ne doivent pas avoir de bagues

Le lavage des mains

Un geste important et capital dans la lutte contre l infection nosocomiale, il


doit être uniforme dans tout l hôpital et obligatoire pour tout le personnel
sans aucune exception
Le lavage des mains doit se faire le plus proche possible du lieu de travail,
sans mains il n y a pas de travail infirmier
L infirmier entre en contact des germes par ses mains qui s y fixe
transitoirement, vont être véhiculé et déposé ailleurs
Les objets de soins ; les poignet de salutation ;le corps du patient pendant
la prise des paramètres ,la réfection du lit , la toilette du malade ; tout acte
de soins au patient
70 à 80% désinfections hospitalières sont manu portés.

La flore cutanée est composée de deux parties :


- la flore transitoire

14
IDE Hygiène hospitalière

Elle est formée par les bacilles gram -, les colibacilles, les
salmonelles, le pyocyanique, les BK, les virus de l hépatite, les
champignons microscopiques.
- la flore résidente
Elle est pathogène suivant les sites : bacille gram+, bacille
gram-

L’idéal pour le lavage des mains serait d utiliser des substances


liquides contenues dans un distributeur mural fermé qui est à la
fois : détergente, désinfectante, non sélective et non irritante les
mains humides transmettent 100fois et plus de germes
Apres lavage le séchage doit se faire sur des essuies mains
individuels, si possible papier pour ne pas constituer des
réservoirs de germes supplémentaires. Les séchoirs à air
chaud sont à proscrire (car irritation de la peau)

Les moments de lavage des mains


-avant et après chaque soin
-après la toilette
-au début du travail
- après avoir mis ou touché un masque
- avant de toucher la bouche ou les yeux du malade
-avant d entrer ou de sortir de la chambre d un malade isolé
-après avoir manipulés un matériel sale (urinal, cathéter, bassin de lit etc.
…)
-avant de passer d un malade à un autre ou d un lit a un autre.
Techniques de lavages des mains
Avant tout lavage des mains, les montres les bracelets les bagues les
alliances doivent être enlevées. Les ongles coupés couts, arrondis, propre
couts et sans vernis.
a-1- le lavage hygiénique des mains ou lavage usuel
°but
Eliminer la flore transitoire et les souillures à l’aide d’un savon détergent
simple
°Durée
1 minute
°moment :
- avant de prendre le service
- avant de se moucher
- avant et après tout soins simples
- après la toilette du malade
- après s être mouché
- au retour des toilettes
- après la manipulation des objets souillés (crachoir, urinal, bassin, etc.…)
- à la fin du service

15
IDE Hygiène hospitalière

°techniques
- ouvrir le robinet
- mouiller les mains et poignets
- prendre un jet de savon liquide
- savonner abondamment pendant 30 secondes les mains et les poignets
y compris les espaces interdigitaux et les bords cubitaux
- sécher avec une serviette à papier par tamponnement puis fermer le
robinet à l’aide du papier
- jeter le papier serviette dans la poubelle réservée à cet effet.

a-2- le lavage décontaminant ou antiseptique

°but
Eliminer la flore transitoire résidente à l’aide d’un savon antiseptique
(Bétadine rouge)
° Durée
2min 30 secondes
°moment
- avant et après tous soins septiques et aseptiques
- avant tous soins chez tous les malades en isolement protecteur
- avant et après tous soins chez tous malades contagieux

°TECHNIQUE
- ouvrir le robinet
- mouiller les mains avant bras et poignets
- prendre un jet de savon antiseptique
- laver les mains avant bras, poignets minutieusement pendant 2 minutes
- rincer abondamment pendant 30 secondes
- sécher par tamponnement avec une serviette en papier
- fermer le robinet à l’aide du coude ou de la serviette en papier
- jeter la serviette en papier dans le sac poubelle réservé à cet effet

a-3- le lavage chirurgical des mains


°but
Décontamination de la flore transitoire et résiduelle par un double lavage par un
antiseptique
°Durée 5-10 min
°moment
Avant tout acte chirurgical
° Technique
Mettre bonnet et masque confortablement : le bonnet doit recouvrir tous les cheveux
et le masque le nez et la bouche.
_1er temps de lavage des mains
- ouvrir le robinet
- mouiller mains et avant bras
- prendre un jet d antiseptique dans la paume de mains, savonner les mains et les
avant bras pendant une minute
- rincer abondamment a l eau
- garder les mains au dessus du coude pour éviter que l eau des avant bras ne coule
sur elles

16
IDE Hygiène hospitalière

- prendre une brosse stérile


- mouiller la brosse et l’imprégner d’antiseptique
- se brosser uniquement les ongles pendant 30 secondes par main
- laisser tomber la brosse
- rincer les mains, puis les avant bras en les maintenant toujours au dessus des
coudes

_2 e temps de lavage des mains : 3 min


-reprendre l antiseptique dans les mains
-laver minutieusement chaque mains chaque doigt et chaque espace interdigital
pendant une minute par main
- laver chaque avant bras pendant 3 secondes par des mouvements circulaires
-rincer en commençant du bout des doigts et en terminant avec le coude, en tenant
les paumes tournées vers le bras, les avant bras au dessus du niveau de la taille et
écartés du corps.

Séchage :
Prendre un linge stérile en évitant la chute des gouttes d’eau sur le paquet stérile.
Sécher chaque doigt puis le reste de la main, l avant bras jusqu’ au coude, sans
revenir.
Prendre un autre linge stérile pour essuyer l autre main suivant le même procédé.

C-HYGIENE DES LOCAUX ET DU MOBILIER (nettoyage et désinfection des


surfaces)
La désinfection et le nettoyage des locaux se fait tous les jours durant
l’hospitalisation des patients et après son départ de l’hôpital (désinfection terminale)
Il s’agit du nettoyage du sol, des murs, des fenêtres, des portes de l’hôpital avec de
l’eau propre, du détergent et du désinfectant (eau de javel).
Pour des locaux dans lesquels les interventions sanglantes ont lieu, il est préférable
d’avoir des pavements sans fissures et par conséquent, le sol et les murs cimentés
sont préférables aux carreaux car les fissures des carreaux gardent les germes.

D-HYGIENE DES SOINS ET DU MATERIEL DES SOINS

L’ASEPSIE – L’ANTISEPSIE – LA STERILISATION – LA DESINFECTION


1. L’asepsie est l’absence de tout germe, la privation de tout produit
microbien capable de nuire.
Elle est la première méthode de prévention qui s’oppose à l’introduction des germes
dans l’organisme. Elle supprime tout risque d’infection.
2. L’antisepsie est la lutte contre les microbes existants.
Elle est une méthode combative, détruisant les microbes qui existent sur ou dans
l’organisme.
3. La désinfection est la destruction des germes pathogènes, situés hors de
l’organisme ou à la surface du corps : désinfection de la peau, d’une plaie,
des vêtements, d’un bassin hygiénique.
Un désinfectant est une substance antiseptique à appliquer en dehors de
l’organisme : crésols, eau de javel, alcool, … En pratique on emploie souvent le
terme désinfectant comme synonyme d’antiseptique.

17
IDE Hygiène hospitalière

4. La stérilisation est la destruction de tous les germes pathogènes ou non


existants dans une substance ou sur un objet.

4.1 Les procédés de stérilisation


Les moyens utilisés pour la stérilisation sont :
 Procédés physiques
 La chaleur sèche ou humide
 Les radiations
 Les ultra-sons
 Procédés chimiques

4.1.2 Procédés physiques


a) La chaleur
Elle détruit les microbes par action thermique. Son action dépend :
 Du degré de température
 De la durée
 De l’imprégnation de l’objet par la chaleur.
La chaleur est utilisée sous deux formes :
 La chaleur sèche
 La chaleur humide.

a-1 La chaleur sèche


 Le flambage
Il est un moyen de fortune.
Il ne détruit pas les germes anaérobies.
Il détériore les instruments

 Le poupinel
C’est un appareil de stérilisation utilisant l’air chaud. C’est un très bon procédé de
stérilisation, il est facile à réaliser.
Seul les instruments métalliques et en verres peuvent être stérilisés au poupinel. Le
linge, le coton sont brûlés par l’air chaud. Le caoutchouc et le plastique sont
complètement détériorés.
Les instruments sont nettoyés, séchés et placés dans les boîtes. Ces boîtes sont
fermées et placées au poupinel.

a-2 La chaleur humide


La chaleur humide est utilisée sous forme d’eau bouillante ou de vapeur.

 L’ébullition
Les instruments placés sur un plateau perforé sont introduits dans l’eau d’un
bouilleur qui sera porté à l’ébullition pendant 20 min. La température atteinte est de
100°, 1g de borate de soude élève la température de l’eau à 104 voire 105°.
L’ébullition est une excellente méthode pour la stérilisation de l’eau.
 Inconvénients de l’ébullition
o Elle ne détruit pas les spores ni les virus (en particulier celui de l’hépatite)
o Elle oxyde les instruments métalliques
o Elle nécessite l’emploi immédiat du matériel.

18
IDE Hygiène hospitalière

 L’autoclave
C’est un appareil de stérilisation utilisant la vapeur d’eau saturée sous pression. Les
boîtes à éclipse contenant le matériel à stériliser sont placées dans l’étuve, éclipses
ouvertes.
L’autoclave est un moyen très efficace de stérilisation pour les matériaux qui
supportent la chaleur et l’humidité.

 Les radiations
Elles sont utilisées pour le matériel thermosensible, non stérilisable à l’oxyde
d’éthylène. La stérilisation par les radiations est utilisée pour :
o Le matériel réutilisable
o Le matériel de suture.

4.1.3 Procédés chimiques

E- HYGIENE SPECIFIQUE AUX BLOCS OPERATOIRES

Le bloc opératoire est une partie du service de chirurgie. C’est la où se réalise


la plupart des interventions chirurgicales.il comporte plusieurs salles d’opération en
fonction des interventions à faire : la salle d’orthopédie, la salle de chirurgie générale,
la salle de chirurgie septique (péritonite, ostéite …)

L’hygiène au bloc opératoire concerne particulièrement les déplacements, le


nettoyage des infrastructures et des locaux, la préparation du malade, le circuit et
l’entretien du matériel, l’habillage de l’équipe chirurgicale, pendant les trois temps
d’une intervention chirurgicale (la phase préopératoire, per opératoire et post
opératoire), le lavage chirurgicale des mains et le port des gants stériles

L’accès au bloc comporte deux circuits :


-Un circuit propre par lequel le matériel stérile est mis en salle
-un circuit salle par lequel on ressort le matériel utilisé pendant l’opération
avec pour but de le laver et de le stériliser à nouveau
On rencontre aussi :
-les SAS (endroit ou on peut se tenir pour s’échanger) avec lavabo surélevé
-les salles d’anesthésie
-les salles de réveil, d’attente
-les salles de réserves de matériels (confection de boite, de linge et confection
de tambour)
-le bloc de stérilisation
-le bureau du chef de bloc
-le bureau du radiologue
Description d’une salle d’opération
Elle doit avoir :
-des murs sans saillies
-un sol lavable en ciment ; pas de carreaux
-la salle doit être climatisée
-Recevoir un air filtré
-une table d’opération
-le scialytique

19
IDE Hygiène hospitalière

-les tables à instruments


-les aspirateurs
-le bistouri électrique
-les baquets
-le matériel d’anesthésie

PERSONNEL DU BLOC OPERATOIRE


Il forme un tout unifié dans lequel chaque personne a un rôle particulier à jouer, le
chef de file étant le chirurgien. A coté de lui, on rencontre : l’aide chirurgien, un
instrumentiste, un panseur (circulant), l’anesthésiste, le personnel d’entretien

Habillage du chirurgien
La casaque ou blouse est stérile et son enfilage nécessite une technique appropriée
L’infirmier panseur ouvre le tambour stérile. Le chirurgien prend la blouse stérile pliée
à l’envers, il la déplie en la maintenant toujours à l’envers, puis il enfile les manches.il
saisi le cordon du masque qu’il remet à l’infirmier pour nouer
L’infirmier prend les gants stériles, les déchire sans toucher et remet au chirurgien
qui a son tour les enfile
Le port des gants
Les gants stériles doivent être mis sans toucher la surface extérieure
Saisir le gant par le revers, puis les enfiler sans retourner le revers
Prendre l’autre gant en passant la main par le revers, pour enfiler sur l’autre
main
Enfiler le gant et rabattre le revers sur le blouson (pour assurer la continuité
du champ stérile).

Propreté du bloc
A défaut d’être entièrement stérile, le bloc opératoire doit être propre, inclus tout le
matériel y existant. De ce fait, un nettoyage systématique des objets et des
installations du bloc est nécessaire : le sol et couloir ou allées, les murs, les
scialytiques et les appareils doivent être nettoyés après chaque intervention
chirurgicale

Les soins préopératoires


Ce sont des soins administrés à une personne devrant subir une intervention
chirurgicale.
Le but est de préparer le malade physiquement (rasage et asepsie du site
d’intervention, enlèvement des prothèses, garder le malade à jeun au moins pendant
6h ou à défaut le sonder…) et mentalement (lui décrire brièvement le bloc, le
rassurer en lui racontant les succès antérieurs…) à l’intervention et ainsi rendre cette
dernière moins stressante pour éviter des complications post opératoires et réduire
par conséquent le séjour du malade à l’hôpital

Les soins per-opératoires


Les soins d’hygiènes à ce niveau visent à éviter les infections et à assurer l’asepsie.

Les soins postopératoires

20
IDE Hygiène hospitalière

Ils permettent d’éviter les complications pouvant s’installer quand le malade est
inconscient (aspiration, mobilisation pour l’éviction des complications de décubitus,
entretien des sondes…)

F-ASSAINISSEMENT DU MILIEU HOSPITALIER


Si l’hôpital est le lieu par excellence de traitement des maladies, est également la
réserve microbienne ou tous les microbes nocifs à l’homme et les facteurs de
dégradation de l’environnement peuvent être rencontrés surtout lorsqu’il est mal
entretenu ; d’où l’intérêt de l’hygiène et de l’assainissement du milieu hospitalier

1-eaux usées et déchets


Les eaux usées doivent être évacuées dans les barques et fosses réservées à
cet effet et préalablement désinfectées ; en aucun cas les eaux usées ne devraient
être déversées à l’air libre. Elles doivent suivre le système de tuyauterie jusque dans
les fosses réservées situées à des dizaines de kilomètres et aux profondeurs
importantes et adéquates
Les déchets hospitaliers sont de plusieurs natures (solides, liquides…) et
devraient être conditionnés en fonction ; les objets contondants tels que les piqures
et les lames de bistouri devraient être automatiquement rangés dans les boites a
sécurité ; les plastics et les papiers devraient être emballés dans les emballages et
sacs fermés a l’abri des mouches. Chaque service et chaque malades devrait avoir
ses poubelles et chaque formation sanitaire devrait se doter des fosses et
incinérateurs réservés a cet effet et élaborés suivant les normes requises.

2-aménagements
Les aménagements hospitaliers obéissent a des règles particulières ; il
doivent être spatiaux, aérés, éclairés, sécurisant, facilement nettoyables, accessibles
et les normes de déplacement garantissant l’asepsie doivent être respectées ; les
blocs opératoires ainsi que les autres structures exposées au contact sanguin
doivent être aménagés en ciment sans fissures et jamais avec les carreaux ;les aires
de jeux et de détente ainsi que les cantines, les buanderies, la morgue doivent être
aménagés. En règle générale l’aménagement de tout édifice hospitalier devrait être
conduit par les Architectes habiletés et dans le respect des normes internationales.

G- REGLEMENTATION DES DEPLACEMENTS DES MALADES ET


PERSONNELS EN MILIEU HOSPITALIER
Les déplacements des malades et des personnels en milieu hospitalier constituent
un facteur favorisant l’infection nosocomiale et par conséquent a l’entrée de chaque
formation sanitaire et de chaque service une cartographie des déplacements avec
des zones d’accès permis et défendu soit aux patients, soit aux personnels ou a
certains types de personnels et dans certaines conditions spécifiques devrait être
affichée pour ainsi réglementé des déplacements. Il devrait avoir également avoir
des signaux d’alarmes qui attirent l’attention chaque fois que les limites interdites
sont violées
En règle générale, il est préférable pour les personnels de ne pas sortir de
leurs services dans lesquels ils exercent, pour un autre service et pour les malades,
ils ne devraient pas sortir sans autorisation de leur salle d’hospitalisation ou services
et les gardes malades quant à eux devraient se faire enregistrés à l’entrée et ne pas
se balader à l’hôpital.

21
IDE Hygiène hospitalière

EXERCICE D’APPLICATION :
1-définir : infection nosocomiale
2-quelle est la relation entre l’infection hospitalière et l’infection nosocomiale
3-quels sont les modes de transmission de l’infection nosocomiale
4-quels sont les facteurs favorisants l’infection nosocomiale
5-quels sont les moyens/plans de lutte de l’infection nosocomiale
6-est-il acceptable selon vous qu’un malade quitte de l’hôpital avec une autre
maladie qu’il y a contracté pendant son séjour ?justifier votre opinion

22

Vous aimerez peut-être aussi