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Cours LST Mono

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Les systèmes monophasés

I) Introduction
L'électrotechnique c'est la partie de la physique qui regroupe les technologies de :
 Production,
 Transport,
de L' Energie Electrique
 Transformation,
 Exploitation (ou Consommation)
C'est une matière dans laquelle on s'intéresse en priorité à l'aspect énergétique des systèmes
rencontrés.
Il est beaucoup plus aisé de raisonner sur la quantité d'énergie par unité de temps, c'est ce
qu'on appelle la puissance dont l'unité est le Watt (W).
La distribution de l'énergie électrique est le fait d'amener l'énergie électrique au plusprès de
ses consommateurs. La distribution représente donc un réseau de conducteurs et
d'appareillages destinés à assurer la qualité de cette distribution.
La qualité d'un réseau électrique réside dans son aptitude à fournir, sous une tension
d'amplitude et de fréquence garanties, des courants nécessaires aux consommateurs.
Un réseau doit également garantir sa pérénité et donc ses insensibilités aux contraintes qu'il
subit. La qualité d'un réseau va donc représenter un ensemble d'études et de technologies
destinées à conserver au mieux ses caractéristiques de fonctionnement normal.

II) Rappels fondamentaux

II – 1) Régime Continu (DC ou =)


On parle de régime continu dès lors qu'on utilise des générateurs de tension ou de
courant continu telles les piles, batteries, génératrices à CC, dynamos.
En régime permanent continu, les tensions et courants ne dépendent pas du temps, la seule
chose qui les caractérise est leur valeur moyenne.
- Récepteurs : Le seul récepteur existant en régime établi continu est la Résistance dont
le fonctionnement est régi par la loi d'Ohm :
- Puissance : Lorsqu'un récepteur électrique en régime continu est soumis à la fois à
une tension et à un courant, il est le siège d'une dissipation de puissance. On dit alors
que la puissance électrique est fournie par la source et consommée par la résistance.

1
Ur
La puissance mise en jeu est :
U I R P = U.I = R.I² = U²/R

Générateur Récepteur
P fournie=U.I P reçue=Ur.I

II - 2) Grandeurs périodiques quelconques


On parle de grandeurs périodiques dès lors que les courants i et tensions v présentent une
période temporelle, T, telle que : i(t) = i(t+T) ou v(t) = v(t+T).

f  1 est la fréquence de répétition de la grandeur périodique. f est en Hertz (Hz) et T en


T
secondes (s).
 Valeur moyenne
Pour un signal périodique s de période T, on note <s> sa valeur moyenne.

s  1  s(t)dt
T (T)
On dit aussi que <s> représente la composante continue de ce signal.
 Valeur efficace
La valeur efficace d’un signal peut être calculée par la formule suivante :

Seff  S  1  s²(t)dt
T (T)
En réalité la valeur efficace d'un courant est celle qui produit la même puissance consommée
par effet Joule qu'un courant continu de même valeur.
NB : si i(t) = i1(t) +i2(t) alors <i> = <i1>+<i2> mais I  I1+I2

II – 3) Grandeurs sinusoïdales (AC ou ~)

Une grandeur sinusoïdale s'écrira : s(t) = Smax.sin(.t+ )


Pour exprimer simplement, par une valeur significative, un tel signal on dispose d'une valeur
caractéristique qui sera toujours la valeur énoncée par défaut dès lors qu'on parlera d'une
grandeur sinusoïdale : La valeur efficace
On notera Seff ou S la valeur efficace du signal s sinusoïdal :

Seff  S  1  s²(t)dt  Smax


T (T) 2

2
NB : Attention cette valeur efficace remarquable est limitée au cas particulier des signaux
sinusoïdaux.
NB : La valeur moyenne d'un signal sinusoïdal pur est nulle.

II. 4) Représentation complexe des courants et tensions alternatifs sinus

II.4.1Rappels sur les nombres complexes :


Soit z  C, on peut écrire : z = a + jb avec j le nombre complexe unité.
On représente de façon classique les nombres complexes dans un plan appelé plan complexe
représenté ci contre :
- La norme (ou module) du complexe z s’écrit : Im : partie imaginaire
r =  z  = (a² + b²)
b z
- La projection du module sur les axes donne : r

a = r.cos et b = r.sin
a Re : partie réelle
- D’où l’écriture polaire du nombre complexe z :
z = a + jb = r(cos + jsin) = r.ej
-  est appelé l’argument de z, on écrit  = Arg(z) = Arctan(b/a)
II.4.2 Spécificité de l'électrotechnique :
En électrotechnique, la tension u(t) est prise comme tension d'alimentation d'un système de
charges, on considèrera souvent cette tension comme étant à l'origine des phases, c'est à dire
que u(t)= Um.cos(.t).
Par ailleurs, la grande majorité des récepteurs électriques sous tension sinusoïdale est
représentée par des récepteurs inductifs. Ainsi, dans la plupart des cas, le courant i(t)
traversant un dipôle est en retard par rapport à la tension u(t).
On écrira alors par convention : i(t)= Im.cos(.t - ) avec  >0
Cette écriture (avec le signe moins dans le cosinus) est une convention d'écriture propre à
l'électrotechnique mais rarement utilisée en électronique ou automatique.

II.4.3 Représentation des grandeurs tension et courant


II.4.3.1 Grandeurs temporelles :

u(t)= Um.cos(.t) = U 2 .cos(.t) et i(t)= Im.cos(.t - ) = I 2 .cos(.t - )

II.4.3.2 Grandeurs Complexes :


U = U ejwt (avec U =Um/2) , I = I.ej(wt - ) (avec I =Im/2)

3
On représente ces grandeurs dans le plan complexe, on appelle ceci un "diagramme de
Fresnel"

Jm

U Re
φ
I

II.4.4 Application aux récepteurs électriques

En régime alternatif quelconque, il existe trois dipôles : les résistances, les inductances et les
capacités. Les relations générales courant-tension sont :

u
Résistance : u(t) = R.i(t)
i R
di(t)
Inductance : u(t) = L. L en Henry (H)
dt
i L
du(t )
Condensateur : i(t) = C. C en Farad (F)
dt
i
C

En utilisant la notation complexe, les relations générales courant tension des dipôles de base
deviennent alors :

U
Pour la Résistance : U = R.I alors =R
I
U
Pour l’Inductance : U = j.L.w.I alors
= j.Lw.
I
1 U 1
Pour le condensateur: I = j.C.w.U et U = I alors =
j.C.ω I j.C.ω

U
La grandeur, notée Z = , est appelée impédance.
I
Dipôle inductif Dipôle capacitif
+
Im
+
Im
I  <0
U
U Re
Re
I  >0

4
III) Les puissances électriques

III .1) Introduction


En physique, une puissance représente une quantité d’énergie par unité de temps. Son unité
est le Watt (1W = 1J/s).
Un dipôle électrique placé sous une tension de valeur efficace V et parcouru par un courant de
valeur efficace I consomme une puissance P (W) toujours inférieure ou égale au produit V.I.
On écrit alors comme suit la formulation universelle de la puissance en convention récepteur :

I P = k.V.I , où k  [0,1]
V P s'exprime en Watts (W)

Le facteur k est appelé "facteur de puissance" et joue un rôle déterminant en électrotechnique.

Cette formulation, où la puissance est positive est établie en convention récepteur :


P > 0 correspond à une puissance consommée par le dipôle.
Par symétrie on statue, toujours en convention récepteur, que :
P < 0 correspond à une puissance fournie par le dipôle.

III – 2) Puissance électrique en régime continu


Le régime continu représente le cas le plus simple de calcul de puissance électrique puisque le
facteur de puissance vaut 1. (P=V.I)

III – 3) Puissance électrique en alternatif sinusoïdal


En alternatif sinusoïdal, les grandeurs dépendent du temps. On considère le cas général le plus
répandu en électrotechnique d'un dipôle inductif, c'est à dire d’un courant déphasé en arrière
d'un angle φ par rapport à la tension :
III .3.1 Puissance instantanée
On transpose en alternatif ce qui a été établi en continu en formant : p(t) = v(t).i(t)
C'est à dire : p(t) = Vmax.cos( t). Imax.cos(t – )
p(t) = Vmax. Imax .cos()/2 + Vmax. Imax .cos(2 t – )/2
En utilisant les tensions et courants efficaces :
p(t) = V. I .cos() + V. I .cos(2 t – )
III.3.2 Puissance active
C'est la valeur moyenne de la puissance instantanée, c'est à dire :
P = <p(t)> = V. I .cos (en W)

5
NB : on peut également considérer que la puissance active correspond au produit scalaire de
V et de I. La projection de I sur V est donc la partie "active" du courant.

III.3.3 Puissance fluctuante


C'est la partie variable de p(t) :
Pf(t) = V. I .cos(2 t –  )
III .3.4 Puissance apparente
Les grandeurs v(t) et i(t) étant périodiques, on les caractérise par leurs valeurs efficaces V et I.
On définit alors la puissance apparente comme la grandeur nommée S :
S = Veff.Ieff = V.I (en VA)

NB : Cette puissance est souvent appelée "puissance de dimensionnement", elle est la


grandeur caractéristique de l'isolation et de la section des conducteurs, c'est à dire des
dimensions des appareillages.
III.3.5 Facteur de puissance
En alternatif sinusoïdal (uniquement), le facteur de puissance est défini comme la grandeur
sans unité :
k = P/S = cos
NB : cos  [0,1]

III.3.6 Puissance réactive


Elle n'est définie qu'en régime sinusoïdal. On définit la puissance réactive comme celle due à
la partie "réactive" du courant, c'est à dire à I.sin . Son unité est le Volt ampère Réactif
(VAR). On retiendra la formule de cette puissance qu'on nomme classiquement Q :
Q = V.I.sin (en VAR)
On peut déduire une relation entre P, Q est S
Notons que : P = V. I .cos, Q = V.I.sin et S=V.I d'où :
P² + Q² = S²
NB : Le facteur de puissance, par exemple, souvent appelé directement " cos " n'est plus du
tout égal à cette valeur dès lors que les tensions ou les courants ne sont pas sinusoïdaux.

III.3.7 Puissance apparente complexe

Pour relier toutes ces grandeurs en régime sinusoïdal pur, on peut faire apparaître une
grandeur de calcule : la puissance apparente complexe, appelée S qu'on définit comme suit :

6
S = V.I* ( I* est le complexe conjugué de I )
Comme I=I.exp(-j)=I.cos – j.I.sin,
V.I*=V.I.exp(+j)=VI.cos +j.V I.sin
On obtient : S = P + j.Q
On retrouve également que : S=  S 
On exprime dans le tableau ci dessous les puissances fournies par les différents récepteurs
fondamentaux de l’électrotechnique, en régime alternatif sinusoïdal.

III.8 Théorème de Boucherot

Ce théorème s'écrit : « La puissance active d’un système est la somme des puissances actives
des éléments le constituant, de même pour la puissance réactive. Cependant, c’est faux en ce
qui concerne la puissance apparente ».
Résistance S = V.I* = R.I.I* P = R.I² = U²/R Q=0
= R.I²
= U²/R
Inductance S = V.I* = jL.I.I* P=0 Q = L.I²
= j.L.I² = U²/L
= j.U²/L
Condensateur S = V.I* = V.(- P=0 Q = -CV²
j.CV) = -I²/C
= -jCV²
= -j.I²/C

II .9 Mesure des puissances électriques


III.9.1 Mesure d'une puissance Active
Pour mesurer la puissance active consommée ou fournie par un dipôle, il n'existe qu'un seul
type d'appareil : le Wattmètre.
Il n'y a pas de distinction de Wattmètre AC ou DC étant donné que celui ci mesure
systématiquement la puissance moyenne (ou active). Un Wattmètre se symbolise par
l'indication W et comporte 4 bornes :

entrée du I sortie du Le wattmètre mesure :


circuit "courant"
W circuit "courant"

V W = <v(t).i(t)> = Pmoy
circuit "tension"
I
En général, le wattmètre apparaît sur les schémas W
comme sur l'exemple ci contre : V Charge

7
III.9.2 Mesure d'une puissance Apparente
Pour mesurer une puissance apparente, il suffit de mesurer indépendamment V et I, c'est à dire
disposer d'un voltmètre et d'un ampèremètre en
mode AC (ou DC uniquement si les tensions et I
A
courants sont parfaitement continus) V V Charge
Ces appareils apparaissent sur les schémas comme
sur l'exemple ci contre :
III.9.3 Mesure d'une puissance Réactive
Pour mesurer une puissance réactive, on peut utiliser un appareil spécialisé appelé VAR-
mètre. Par ailleurs, Pour mesurer une puissance réactive, et de façon plus classique, il suffit de
mesurer S et P et d'écrire Q= (S²-P²)
Il est nécessaire de disposer dans l'absolu d'un wattmètre, d'un voltmètre et d'un ampèremètre
comme le représente le schéma ci dessous : I
A W
Q = (S²-P²) = V.I.sin en alternatif
sinusoïdal uniquement V V Charge

NB : il est parfois inutile d'utiliser un wattmètre. Si on connaît la valeur R de la partie réelle


de l'impédance de la charge (càd la résistance équivalente série), il suffit d'écrire P=R.I². De
même si on connaît la valeur R de la résistance parallèle équivalente de la charge, on peut
écrire P = V²/R..

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