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Le document traite de la sérologie bilharzienne au Centre Hospitalier Universitaire Joseph Raseta Befelatanana en 2025, mettant en lumière la prévalence de la schistosomiase, une maladie parasitaire endémique en Afrique. Il souligne l'importance de la chimioprophylaxie et des défis liés à l'accès aux traitements, ainsi que les facteurs socio-économiques influençant la maladie. L'étude vise à déterminer la prévalence de la bilharziose et à identifier les facteurs socio-cliniques associés chez les patients.

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Le document traite de la sérologie bilharzienne au Centre Hospitalier Universitaire Joseph Raseta Befelatanana en 2025, mettant en lumière la prévalence de la schistosomiase, une maladie parasitaire endémique en Afrique. Il souligne l'importance de la chimioprophylaxie et des défis liés à l'accès aux traitements, ainsi que les facteurs socio-économiques influençant la maladie. L'étude vise à déterminer la prévalence de la bilharziose et à identifier les facteurs socio-cliniques associés chez les patients.

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PROTOCOLE

TITRE : SEROLOGIE BILHARZIENNE VU AU LABORATOIRE CENTRE


HOSPITALIER UNIVERSITAIRE JOSEPH RASETA BEFELATANANA EN 2025

INTRODUCTION

CONTEXTES

La bilharziose, communément appelée schistosomiase est une maladie parasitaire


qui sévit dans les régions tropicales en Afrique [1]. C`est une maladie aigue et chronique
provoquée par des vers trématode du genre Schistosoma [2]. Il existe deux formes
principaux de schistosomiase : intestinale et urogénitale. Pour la schistosomiase intestinale,
les vers parasites occupent les veines mésentériques et leurs œufs passent dans le lumen de
l’intestin et parviennent aux selles de l’homme. Il existe quatre espèces qui sont à l’origine
de la schistosomiase intestinale qui sont : Schistosoma intercalam, Schistosoma
japonicum, Schistosoma mansoni, Schistosoma mekongi. La Shistosoma hematobium cause
une schistosomiase urogénitale ou les vers parasites résident dans les veines qui conduisent
à la voie urinaire, et leurs œufs sont libérés du corps avec l’urine [3]. Les parasites
infectent les vaisseaux de l’appareil digestif génito-urinaire. L’hôte infeste par voie
transcutanée en nageant ou en pataugeant dans des eaux douces contaminées [4]. Cette
maladie touche particulièrement les communautés le plus pauvre qui n’ont pas accès à
l’eau potable ni à des moyens d’assainissement satisfaisant [2]. Elle constitue un enjeu de
la deuxième endémie parasitaire après le paludisme [1].

JUSTIFICATIONS
On estimait en 2021 qu’au moins 251,4 millions de personnes avaient besoin d’un
traitement préventif contre la schistosomiase, alors que le nombre des personnes traitées
était de 75,3 millions. La transmission de la schistosomiase est avérée dans 78 pays.
Cependant, la chimioprophylaxie de la maladie, dont le but est de traiter à grande échelle
les populations et les communautés, n’est nécessaire que dans 51 pays d’endémie o la
transmission est modérée à forte (5). La mortalité associée à la bilharziose est difficile à
évaluer en raison de nombreuses pathologies qu’elle peut engendrer comme un cancer de
la vessie ou une insuffisance rénale. Le nombre de décès liées à la maladie est estimé entre
24.000 et 200.000 par an dans le monde (6).
En 2014, il y a eu un épisode de transmission autochtone dans la région de la Corse
du Sud, le long de la rivière Cavu. Plus de 100 personnes ont été diagnostiqué avec la
Schistosomiase après une exposition dans cette zone entre 2011 et 2023. Depuis cet
épisode, la transmission locale semble être sous contrôle, mais la surveillance continue (7).

On estime qu’au moins 90% des personnes qui ont besoin d’un traitement contre la
schistosomiase vivent en Afrique (2). La bilharziose est une maladie tropicale négligée,
endémique en Afrique Subsaharienne, avec environ 150000 cas de décès par an au niveau
du continent. Au Sénégal, la maladie est rencontrée dans la plupart des régions du pays
avec des pic de prévalence de plus de 80% au nord ou la transmission est pérenne et 50%
au centre du pays dans les foyers de transmission saisonnière. La transmission est favorisée
par de nombreux facteurs environnementaux, anthropiques, climatique socioculturels. Le
recours au traitement par le praziquantel (PZQ) est la principale stratégie pour lutter contre
Schistosoma hematobium et Schistosoma mansoni, les espèces responsables
respectivement de la forme uro-génitale et intestinale de maladie (8).

En 2024, La bilharziose reste un problème majeur de santé publique à Madagascar,


perpétuant le cercle vicieux de la maladie et de la pauvreté. Les conséquences chronique à
long terme de la maladie, telles que la bilharziose génitale féminine et la fibrose hépatique,
peuvent entrainer des niveaux élevés d’invalidité. La prévalence de la maladie reste
supérieure à 50% dans la plupart des régions du pays et près de 10 millions de personnes
ont besoin d’un traitement. Outre la population ciblée par les compagnes d’administration
massive de médicaments, il est difficile d’atteindre d’autres populations ayant besoin d’un
traitement. La population est généralement consciente de l’existence de la maladie et de
son mode de transmission, mais les mesures préventives sont encore difficiles à mettre en
œuvre (9).

HYPOTHESE
Les facteurs socio- économique détermine la prévalence élevée des résultats de la
sérologie bilharzienne.

OBJECTIFS

Notre objectif consiste à :


-Déterminer la prévalence brute de la bilharzienne
-Déterminer les principaux facteurs socio-clinique des patients ayant contracter la
bilharzienne
-Enfin proposer des suggestions afin de lutter contre ce fléau

I-GENERALITES

Les schistosomoses ou schistosomiases constituent la deuxième endémie parasitaire


mondiale après le paludisme : 230 millions de personnes dans 52 pays requièrent un
traitement annuel .80 à 90 % d’entre elles vivent en Afrique. Près de 800 millions de
personnes sont exposées au risque d’infection. Les schistosomoses sont responsables de
800000 décès par an. Ce sont des maladies parasitaires dues à des verts plats (schistosomes
ou bilharzies), à transmission urinaire ou fécale, faisant intervenir des hôtes intermédiaires
(mollusques d’eau douce) et dont la symptomologie est le reflet des lésions provoquées par
la migration ou l’embolisation des œufs. Ce sont des maladies en extension, directement
liée au développement agricole et à l’augmentation des réseaux d’irrigation (eaux),
sévissant en foyers sur un mode endémo-épidémique. Les schistosomoses sont des
maladies tropicales négligées.

En 2020, la couverture des interventions de chimioprévention contre les schistosomoses a


considérément diminué en raison des effets de la pandémie de COVID-19 fonctionnement
des infrastructures utilisées pour la distribution des médicaments (10).

I-1- Définitions

La schistosomiase, ou bilharziose, est une maladie parasitaire provoquée par des vers. Les
larves du parasite, libérés par des gastéropodes d’eau douce, pénètrent dans la peau d’une
personne lorsqu’elle est en contact avec une eau infestée dans le cadre d’activités agricoles,
domestiques ou ludiques courantes (11). La bilharziose est l’une des maladies les plus
répandues dans le monde et touche des millions de personnes, entrainant une morbidité
important et, dans les cas graves, la mortalité (12).
I-2- Histologie

Décrit pour la première fois par Théodore Bilharz en 1851, le Schistosoma hematobium, le
ver responsable de l’hématurie d’Egypte, (ou bilharziose urinaire), est à l’origine d’une
parasitose qui fut et demeure un problème majeur de santé publique le long de la Vallée du
Nil. L’hématurie, maître symptôme de la bilharziose urinaire, est mentionné et traitée dans
les papyrus médicaux égyptiens dès la XVIII ème dynastie, vers 1550 avant Jésus Crist.
Une relation semble envisagée entre l’hématurie et le dieu Seth. Sir Marc Armand Ruffer,
pionnier de la paléopathologie, met en évidence dès 1910, des œufs calcifiés de
Schistosoma dans les voies urinaires d’une momie de la XX ème dynastie, ouvrant la voie
à la paléopathologie. La méthode Elisa, une technique immunologie, a permis de confirmer
en 1992 la présence d’antigène bilharzien circulant chez 45% des momies testées (13).

I-3- Etiologie

I.3.1. Caractéristiques

I.3.1.1. Le ver adulte (figure1)

I.3.1.2. Les différentes espèces pathogènes chez l’homme (figure2)

I.3.1.3. Cycle évolutif (figure3)

1. Chez l’homme, les œufs de schistosome sont éliminés dans les selles ou dans l’urine et
se retrouvent ensuite dans l’eau.

2. Dans l’eau, les œufs éclosent et libèrent des larves de schistosome immature (appelées
miracidiums).

3. Les miracidiums peuvent nager et pénétrer dans l’organisme d’un escargot.

4-5. À l’intérieur de l’escargot, les miracidiums se transforment en sporocystes, puis


deviennent des cercaires, forme dotée d’une queue fourchue, capable de nager dans l’eau.
Les cercaires sont libérées de l’escargot dans l’eau et pénètrent la peau d’une personne qui
se trouve dans l’eau.

6. Au moment de la pénétration de la peau, les cercaires perdent leur queue et deviennent


des schistomosules. Les schistosomules migrent ensuite jusqu’au foie, où elles atteignent la
maturité.
7. Les vers mâles et femelles forment des couples et migrent jusqu’aux veines de l’intestin
ou de la vessie (selon les espèces). Ils restent alors à cet endroit et les femelles
commencent à pondre (4).

I-4- Signes cliniques

La bilharziose évolue en trois phases cliniques successive dont les deux premières sont
communes à toutes les espèces de schistosome (en zone d’endémie, la bilharziose est
asymptomatique dans 40% des cas).

I-4-1- La phase de pénétration cutanée :

Elle peut être asymptomatique ou associée à un prurit instantané (dermatite cercarienne ou


swimmer’s itch), voire à un rash intense prurigineux qui se développe dans les 24
premières heures et qui peut persister plus d’une semaine au niveau du site d’entrée.

I-4-2- La phase d’invasion :

Elles surviennent 2 à12 semaine plus tard. Elle s’explique par une réaction
d’hypersensibilité aux antigènes parasitaires des larves de schistosomes qui migrent à
travers l’organisme. Généralement inapparente chez les sujets vivants en zone d’endémie,
elle est marquée chez le voyageur. Les symptômes associent de la fièvre, une céphalée, une
dyspnée, diarrhée, une éruption urticarienne, une hépatomégalie et très rarement une
pneumopathie ou une encéphalopathie.

I.4.3. La phase d’état (la faible charge parasitaire résultant d’une exposition de
courte durée n’est généralement pas suffisante pour conduire à des complication
intestinales ou urinaires à long terme chez le voyageur) :

 La bilharziose urogénitale à Schistosoma haematobium se traduit par une


atteinte urinaire (hématurie, signes de cystite, infection urinaires,
insuffisance rénale) et les atteintes génitales ne sont pas rares chez les
femmes.
 La bilharziose intestinale à Schistosoma mansoni peut s’illustrer par des
diarrhées parfois sanglantes, des douleurs abdominales, des rectorragies.
 La bilharziose rectale à Schistosoma intercalatum avec diarrhée,
rectorragies.
 La bilharziose à Schistosoma mekongi et Schistosoma japonicum est
responsable d’une atteinte hépatique qui évolue vers à longue le
développement d’une hypertension portale, d’une splénomégalie, de varices
œsophagiennes.

Les localisations hépatiques des bilharzioses sont communes à toutes les bilharzies, mais
surtout observées avec Schistosoma mansoni (14).

I-5- Prophylaxie et traitement


I-5-1- Prophylaxie

La prophylaxie est très difficile. Eviter la pollution hydrique, et aussi tout contact avec une
eau infestée, suppose une longue éducation et des mesures d’hygiène qui se heurtent aux
habitudes ancestrales comme aux impératifs de la vie quotidienne (15).

I-5-2- Traitement

 Praziquantel (antiparasitaire)

Pour le traitement de la schistosomiase, 2 à 3 doses de praziquantel sont prises par voie


orale sur une journée, selon l’espèces de Schistosoma à l’origine de l’infection. Si les selles
ou l’urine contenaient initialement des œufs vivants, les médecins peuvent contrôler de
nouveau les échantillons 1 à 2 mois plus tard pour déterminer si le traitement était efficace.
Si des œufs vivants sont encore présents, le traitement par praziquantel est renouvelé.

Le praziquantel tue efficacement les schistosomes adultes, mais pas les formes immatures,
qui sont présentes au début de l’infection. Ainsi, pour les voyageurs, le traitement par
praziquantel est retardé pendant 6 à 8 semaine après que les personnes ont été exposées
pour la dernière fois au parasite, afin de donner aux formes immatures le temps de devenir
adultes.

Si les symptômes de schistosomiase aigue (fièvre de katayama) sont sévères, des


corticoïdes peuvent être efficaces. Après disparition des symptômes de schistosomes
adultes et est repris 4 à 6 semaines, lorsque les formes immatures de schistosomes restantes
sont devenues adultes.

Les personnes atteintes du prurit du nageur n’ont pas besoin de prendre de médicament
pour tuer les schistosomes. Des compresses fraiches, du bicarbonate de soude, des lotions
antiprurigineuses et ou des crèmes ou pommades à base de corticoïdes peuvent être utilisés
pour soulager les démangeaisons intenses. (4)

II|-METHODOLOGIE ET MATERIELS
II-1-METHODES

II-1-1-Cadre de l’étude
-Organigramme de service :
-Hématologie
-Biochimie
-Sérologie
-Parasitologie
-Bactériologie
-Personnels de service :
-Médecin biologiste
-Major du service
-Technicien de laboratoire
-Secrétaire
-Personnel d’appui

II-1-2-Type d’étude
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive.

II-1-3-Hypothèse
L’âge détermine le taux élevé de la sérologie bilharzienne

II-1-4-Période d’étude
Durant notre étude nous avons dépouillés les dossiers des résultats sortis du Janvier 2024
jusqu’au mois de Mai 2025.

II-1-5-Durée d’étude
L’étude a duré 14 mois, notre étude est comprise entre le mois d’octobre 2024 jusqu’ au
jour de la présentation du mémoire.
II-1-6-Population d’étude
La population d’étude est composée des dossiers des patients qui ont effectué la demande
de la sérologie bilharzienne.

II-1-6-a-Critère d’inclusion
Ont été inclus dans l’étude tous les dossiers des patient dont les tests sérologie bilharzienne
sont positifs.

II-1-6-b-Critère d’exclusion
Ont été exclus de cette étude tous les dossiers des patients qui ont effectué les tests de la
sérologie bilharzienne dont leurs renseignements cliniques ne sont pas inscrits.

II-1-6-c-Critère de positivité
Ont été considéré comme positif les dossiers des patients présentant les anticorps IgG
dirigé contre les espèces de schistosoma.

II-1-7-Mode d’échantillonnage
Le mode d’échantillonnage a été fait d’une étude exhaustive.

II-1-8-Taille de l’échantillon
Le nombre d’échantillon est 150.

II-1-9-Variable étudiées

II-1-9-a-Variable dépendantes
-Résultat Positif : présence des anticorps IgG
-Résultat Négatif : absence des anticorps IgG
II-1-9-b- Variable indépendantes
Age :
-]10ans-20ans [
- [20ans-30ans [
- [30ans-40ans [
- [40ans-50ans [
- [50ans-60ans [

Genre :
-Masculin
- Féminin
Renseignement clinique :
-Fièvre
- Frissons
- Toux
- Nausées
- Douleurs abdominales
- Sensation de malaise
- Myalgies
- Urticaire
-Hyper éosinophilie

II -1-10- Méthodologie
Une demande d’autorisation de recherche venant de la direction de l’Inspnmad accepté par
le Directeur de l’établissement du CHU¨ nous a permis d’entamé le dépouillement des
dossiers (annexes II). Tous les paramètres nécessaires ont été transcrites sur les fiches de
collecte des données préétablies (annexes I),
CADRE LOGIQUE

Objectifs Indicateurs Variables


1-Determiner la prévalence la prévalence brute de la Résultat Positif : présence
brute de la bilharzienne. bilharziose des anticorps IgG
Résultat Négatif :absence
des anticorps IgG
2-Determiner les facteurs Répartition des résultats de Age :
socio-clinique des patient la sérologie bilharzienne ]10ans-20ans [
toucher par cette maladie. selon l’âge [20ans-30ans [
[30ans-40ans [
[40ans-50ans [
[50ans-60ans [

Répartition des résultats de Genre :


la sérologie bilharzienne -Masculin
selon le genre -Féminin

Signes cliniques :
Répartition des résultats de - Fièvre
la sérologie bilharzienne - Frissons
selon les renseignements - Urticaire
cliniques - Hyper éosinophilie
- Toux
- Nausées
- Douleurs abdominales
- Sensation de malaise
- Myalgies
TABLAUX VIDE

TABLEAUX I : La prévalence brute de la bilharziose

n %
Positif
Négatif
TOTAL

TABLEAU II : Répartition des résultats de la sérologie bilharzienne selon l’âge

Positifs Négatifs TOTAL


n % n % n %
]10ans-20ans [
[20ans-30ans [
[30ans-40ans [
[40ans-50ans [
[50ans-60ans [

TOTAL
TABLEAU III : Répartition des résultats de la sérologie bilharzienne selon les
renseignements cliniques
n %
-Fièvre
- Frissons
- Toux
- Nausées
- Douleurs abdominales
- Sensation de malaise
- Myalgies
- Urticaire
-Hyperéosinophlie
TOTAL

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