MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE REPUBLIQUE DU MALI
============== [] ============== Un Peuple - Un But - Une Foi
UNIVERSITE DE BAMAKO
Faculté de Médecine de Pharmacie et d’Odonto-
stomatologie
Année Universitaire 2006 - 2007 Thèse Nº /___/ P
TITRE :
Analyse des marqueurs de l’hépatite B
chez les personnes co-infectées par le VIH
et le VHB à Bamako.
THESE
Présentée et soutenue publiquement le ___________ 2007
Devant la Faculté de Médecine de Pharmacie et d’Odontostomatologie
De l’Université de Bamako
Par Mr DIAWARA ATHANASE
Pour obtenir le grade de
Docteur en Pharmacie (Diplôme d’Etat)
Jury:
Président : Professeur Flabou Bougoudogo
Membres : Docteur Adama Diawara
Professeur Sounkalo Dao
Directeur de thèse : Professeur Anatole Tounkara
FACULTÉ DE MEDECINE, DE PHARMACIE ET D’ODONTO-
STOMATOLOGIE
ANNEE UNIVERSITAIRE 2006 - 2007
ADMINISTRATION
DOYEN: Anatole TOUNKARA – PROFESSEUR
1ER ASSESSEUR : Drissa DIALLO -MAITRE DE CONFERENCES AGREGE
2ème ASSESSEUR : Sékou SIDIBE - MAITRE DE CONFERENCES
SECRETAIRE PRINCIPAL : Yénimegué Albert DEMBELE - PROFESSEUR
AGENT COMPTABLE : Madame COULIBALY Fatoumata TALL CONTROLEUR
DES FINANCES
LES PROFESSEURS HONORAIRES
Mr Alou BA Ophtalmologie
Mr Bocar SALL Orthopédie Traumatologie - Secourisme
Mr Souleymane SANGARE Pneumo-phtisiologie
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Mr Mamadou L. TRAORE Chirurgie Générale
Mr Balla COULIBALY Pédiatrie
Mr Mamadou DEMBELE Chirurgie Générale
Mr Mamadou KOUMARE Pharmacognosie
Mr Ali Nouhoum DIALLO Médecine interne
Mr Aly GUINDO Gastro-entérologie
Mr Mamadou.M KEITA Pédiatrie
Mr Siné BAYO Anatomie-Pathologie-Histoembryologie
Mr Sidi Yaya SIMAGA Santé Publique, Chef de D.E.R.
Mr Abdoulaye Ag RHALY Médecine Interne
LISTE DU PERSONNEL ENSEIGNANT PAR D.E.R. & PAR GRADE
D.E.R. CHIRURGIE ET SPECIALITES CHIRURGICALES
1. PROFESSEURS
Mr Abdel Karim KOUMARE Chirurgie Générale
Mr Sambou SOUMARE Chirurgie Générale
Mr Abdou Alassane TOURE Orthopédie-Traumatologie, Chef de D.E.R
Mr Kalilou OUATTARA Urologie
Mr Amadou DOLO Gynéco - Obstétrique
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Mme Sy Assitan SOW Gynéco – Obstétrique
Mr Salif DIAKITE Gynéco – Obstétrique
Mr Abdoulaye DIALLO Anesthésie – Réanimation
2. MAITRES DE CONFERENCES
Mr Abdoulaye DIALLO Ophtalmologie
Mr Djibril SANGARE Chirurgie Générale
Mr Abdel Kader TRAORE Dit DIOP Chirurgie Générale
Mr Gangaly DIALLO Chirurgie Viscérale
Mr Mamadou TRAORE Gynéco - Obstétrique
Mr Filifing SISSOKO Chirurgie Générale
Mr Sékou SIDIBE Orthopédie – Traumatologie
Mr Abdoulaye DIALLO Atologie
Mme DIALLO Fatimata S. DIABATE Gynéco-Obstétrique
Mr Nouhoum ONGOIBA Anatomie & Chirurgie Générale
Mr Sadio YENA Chirurgie Générale et Thoracique
Mr Youssouf COULIBALY Anesthésie – Réanimation
3.MAITRES ASSISTANTS
Mr Issa DIARRA Gynéco-Obstétrique
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Mme TOGOLA Fanta KONIPO O.R.L
Mr Zimogo Zié SANOGO Chirurgie Générale
Mme Diénéba DOUMBIA Anesthésie/Réanimation
Mr Zanafon OUATTARA Urologie
Mr Adama SANGARE Orthopédie - Traumatologie
Mr Sanoussi BAMANI Ophtalmologie
Mr Doulaye SACKO Ophtalmologie
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Mr Lamine TRAORE Ophtalmologie
Mr Mady MAKALO Orthopédie – Traumatologie
Mr Aly TEMBELY Urologie
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Mr Souleymane TOGORA Odontologie
Mr Mohamed KEITA O.R.L
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D.E.R. DE SCIENCES FONDAMENTALES
1. PROFESSEURS
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4-ASSISTANTS
Mr Mangara M. BAGAYOGO Entomologie Moléculaire Médicale
Mr Guimogo DOLO Entomologie Moléculaire Médicale
Mr Abdoulaye TOURE Entomologie Moléculaire Médicale
Mr Djibril SANGARE Entomologie Moléculaire Médicale
Mr Mouctar DIALLO Biologie Parasitologie
Mr Boubacar TRAORE Immunologie
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Mr Mamadou BA Biologie, Parasitologie Entomologie Médicale
D.E.R. DE MEDECINE ET SPECIALITES MEDICALES
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Mr Hamar A. TRAORE Médecine Interne
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Mr Bakoroba COULIBALY Psychiatrie
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Mr Bougouzié SANOGO Gastro-Entérologie
Toumani SIDIBE Pédiatrie
Mme SIDIBE Assa TRAORE Endocrinologie
3. MAITRES ASSISTANTS
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Mr Adama D. KEITA Radiologie
Mme Habibatou DIAWARA Dermatologie
Mr Daouda K. MINTA Maladies Infectieuses
Mr Kassoum SANOGO Cardiologie
Mr Seydou DIAKITE Cardiologie
Mr Arouna TOGORA Psychiatrie
Mme DIARRA Assétou SOUCKO Médecine Interne
Mr Boubacar TOGO Pédiatrie
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Mr Mamadou B. DIARRA Cardiologie
Mr Anselme KONATE Hépato-Gastro-Entérologie
Mr Moussa T. DIARRA Hépato-Gastro-Entérologie
Mr Souleymane DIALLO Pneumologie
Mr Souleymane COULIBALY Psychologie
Mr Sounkalo DAO Maladies Infectieuses
Mr Cheick Oumar GUINTO Neurologie
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Mr Drissa DIALLO Matières Médicales
Mr Boulkassoum HAIDARA Législation
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Mr Alou KEITA Galénique
Mr Benoît KOUMARE Chimie Analytique
3. MAITRES ASSISTANTS
Mme Rokia SANOGO Pharmacognosie
Ababacar I. MAIGA Toxicologie
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Mr Sanoussi KONATE Santé Publique
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Mr Moussa A. MAIGA Santé Publique
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Mr Adama DIAWARA Santé Publique
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Mr Sambou DIOP Anthropologie Médicale
Mr Seydou DOUMBIA Épidémiologie
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Mr Seydou DIARRA Anthropologie Médicale
CHARGES DE COURS & ENSEIGNANTS VACATAIRES
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Mr Boubacar KANTE Galénique
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Mme DEMBELE Sira DIARRA Mathématiques
Mr Modibo DIARRA Nutrition
Mme MAIGA Fatoumata SOKONA Hygiène du Milieu
Mr Mahamadou TRAORE Génétique
Mr Yaya COULIBALY Législation
Mr Lassine SIDIBE Chimie Organique
ENSEIGNANTS EN MISSION
Pr. Doudou BA Bromatologie
Pr. Babacar FAYE Pharmacodynamie
Pr. Mounirou CISS Hydrologie
Pr. Amadou Papa DIOP Biochimie
Pr Lamine GAYE Physiologie
HOMMAGES AU JURY
A notre maître et président du jury
Professeur Flabou Bougoudogo
Maître de conférence agrégé de bactériologie-virologie
Responsable de l’enseignement des cours de bactériologie-virologie à la Faculté de
Médecine Pharmacie et Odonto-stomatologie.
Directeur général de l’INRSP
Cher maître, vous nous honorez en acceptant de présider le jury de ce travail.
Vos qualités d’homme de science, votre rigueur dans le travail, votre modestie et
votre disponibilité pour vos collègues et vos élèves ont forcé l’admiration de tous.
A notre maître et membre de jury
Docteur Adama Diawara
Spécialiste en santé publique à la Faculté de Médecine Pharmacie et Odonto-
stomatologie.
Chef de la division assurance qualité et économie du médicament à la direction de la
pharmacie et du médicament.
Cher maître, nous vous remercions de l’honneur que vous nous faites en acceptant
de siéger dans ce jury malgré vos multiples occupations.
Veuillez accepter notre sincère remerciement cher maître.
A notre maître et membre de jury
Professeur Sounkalo DAO
Spécialiste des Maladies Infectieuses et tropicales
Maître- de conférence des maladies infectieuses
Chercheur au centre de recherche et de formation pour le VIH et la Tuberculose
Cher maître, ce travail est le témoignage de la confiance que vous avez placée en
nous. Nous avons été séduits par votre simplicité, votre amour pour le travail bienfait
et, votre souci constant de la bonne formation des futurs cadres. Nous vous serons
toujours reconnaissant pour toutes les opportunités que vous avez offertes.
Par ailleurs, nous vous prions d’accepter nos excuses pour toutes les fois où nous
n’avons pas été à la hauteur de mission.
Veuillez croire cher maître, en l’expression de notre profonde gratitude.
A notre maître et directeur de thèse
Professeur Anatole Tounkara
Doyen de la Faculté de Médecine Pharmacie et Odonto-stomatologie.
Professeur titulaire d’immunologie.
Chef du DER des sciences fondamentales à la FMPOS.
Directeur du centre de recherche et de formation pour le VIH et la
Tuberculose (SEREFO).
Cher Maître, c’est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de
diriger ce travail malgré vos multiples occupations.
Votre rigueur scientifique, votre disponibilité et votre sollicitude nous ont
toujours fascinés et font de vous un homme respecté et admiré par vos
étudiants que nous sommes.
Recevez ici, cher maître, notre sincère remerciement et notre plus grand
respect.
SOMMAIRE :
I/ INTRODUCTION :……………………………………………………………..1
II/ OBJECTIFS :…………………………………………………………………..3
III/ GENERALITES :…………………………………………………………......4
1- Généralités sur l’hépatite B :..................................................................4
A / Le virus de l’hépatite B :................................................................4
A-1-Multiplication structurale du VHB et spécificité antigénique:….5
A-2-Histoire naturelle de l’infection virale B :……………………....11
B / Infection chronique par le virus de l’hépatite B :…………………13
B-1-Définition :………………………………………………………...13
B-2-Physiopathogenie de l’infection virale B :……………………..13
B-3-Etude Biologique :……………………………………………….14
1-2- Les marqueurs de l’infection du VHB et leur signification :………20
1-3- Epidémiologie de l’hépatite B :……………………………………...24
2-le virus de l’immunodéficience acquise :……………………………...….27
3- Diagnostics Biologiques de l’infection par le VIH :……………………40
4- Co-infection VHB/VIH :…………………………………………………….46
5- Traitement du VIH et la co-infection VHB/VIH :……………..………… 53
IV- MATERIELS et METHODES :…………………………………………….68
V- RESULTATS :……………………………………………………………...100
VI- DISCUSSION :………………………………........................................109
VII- CONCLUSION :…………………………………………………………..113
VIII- RECOMMENDATIONS :………………………………………………..114
IX- REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :……………………………….115
X- ANNEXES :…………………………………………………………………123
ABREVIATIONS
Ag : antigène
AgHBs : antigène de surface du VHB
AgHBc : antigène de core du VHB
AgHBe : antigène e du VHB
Ac : anticorps
Anti-HBs: anticorps anti- HBs= Ac HBs
Anti-HBe: anticorps anti- HBe= Ac HBe
Anti-HBc: anticorps anti- HBc= Ac HBc
ALAT: Alanine aminotransférase
ASAT: Aspartate aminotransférase
ARNm: Acide ribonucléique messager
ADN : acide désoxyribonucléique
ARN : acide ribonucléique
CDC : Center Diseases Control
CHC : Carcinome hépatocellulaire
CNTS : Centre national de transfusion sanguine
DER : Département d’étude des recherches
EDM-III : 3ème enquête démographique et de santé du Mali
ELISA : Enzyme Linked Immunosorbant Assay
ELIFA: Enzyme Linked Fluorescent Assay
Env : enveloppe
Gag: groupe antigène
Gp: glucoprotéine
Ig : Immunoglobuline
IgM : Immunoglobuline M
IgG : Immunoglobuline G
Kd : Kilodalton
MST : maladies sexuellement transmissibles
Tp : Taux de prothrombine
OMS :Organisation mondiale de la santé
ONUSIDA : Organisation des nations unies pour le syndrome d’immunodéficience
acquise
P : Protéine
PCR : polymérase chaîne réaction
Pol : polymérase
SIDA : syndrome d’immunodéficience acquise
VHB : virus de l’hépatite B
VHC : virus de hépatite C
VIH : virus de l’immunodéficience humaine
I-INTRODUCTION
L’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) est un problème crucial dans les régions
de forte endémicité, en Afrique au sud du sahara. L’hépatite B est une maladie très
contagieuse. Le sérum du sujet infecté peut renfermer jusqu’à 1010 virions infectieux
par mm³ qui se multiplient dans les hépatocytes. De ce fait le risque à la chronicité,
le passage à la cirrhose hépatique et au cancer du foie font de cette infection une
pathologie grâve. Au Mali, cette maladie a fait l’objet de nombreuses études (110,
59,61) et ces études ont montrés qu’elle était prévalente. En effet chez les donneurs
de sang au CNTS de Bamako, la prévalence est estimée de 14,9 à 16,1 % (92).
L’OMS estime que dans le monde plus de 2 milliards de personnes sont infectées
par le VHB, y compris 400 millions de porteurs chroniques dont environs 60 millions
en Afrique et 1,1 millions de décès par ans et l’on enregistre plus de 4 millions de
nouveaux cas d’hépatite aiguës (99).
Le sida est causé par le virus de l’immunodéficience humaine et selon le rapport de
L’ONUSIDA/OMS du 21 novembre 2006, il y a 39,5 millions de personnes qui vivent
avec le VIH dans le monde, 4,3 millions de nouveaux cas d’infection et 2,9 millions
de décès dus au sida au cours de l’année 2006. L’Afrique subsaharienne compte à
elle seule 24,7 millions de personnes vivant avec le VIH, 2,8 millions de nouveaux
cas d’infection et 2,1 millions de décès dus au sida pendant l’année 2006 (83).
Au Mali, la prévalence globale rapportée par la 3ème enquête démographique de
santé par (EDSMIII) de décembre 2001 est de 1,7%. Les femmes sont plus touchées
avec une prévalence globale de 2% contre 1,3% chez les hommes (78). Le virus de
l’hépatite B et celui du VIH sont transmis principalement par voie sexuelle et les co-
infections sont fréquentes particulièrement dans les régions où ces 2 virus sont
prévalents. La co-infection VHB est observée chez environs 10% de malades
infectés par le VIH (102) et de plus 70-90% de malades infectés par le VIH ont des
marqueurs d’exposition antérieure au VHB (anticorps anti-HBc et ou anti-HBs) (93).
L’infection concomitante par ces agents mérite d’être évaluée. A ce jour aucune
étude n’a été réalisée à notre connaissance au Mali sur l’analyse des marqueurs
biologiques chez les porteurs qui ont les deux virus. Les sujets porteurs du VHB font
ils une hépatite active plus souvent lorsqu’ils sont co-infectés par le VIH que les
personnes non co-infectées ?
L’analyse des marqueurs de hépatite B chez les personnes co-infectées par le VIH et
le VHB à Bamako, pourrait aider à trouver une réponse à cette question.
C’est pourquoi nous avons entrepris cette étude chez les donneurs de sang au
Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) et au service des maladies
infectieuses du centre hospitalo-universitaire de Point-G (CHU Point-G).
II-OBJECTIFS
1-Objectif général :
Evaluer le risque d’une atteinte hépatique lors de la co-infection VIH /VHB.
2-Objectifs spécifiques :
Déterminer la fréquence des malades porteurs des deux virus
.
Analyser les marqueurs hépatiques sérologiques qui sont : les antigènes
AgHBs et AgHBe puis les anticorps anti-HBs, anti-HBe, anti-HBc lors de la
co-infection VHB/VIH.
Comparer le risque de portage de ces marqueurs chez les sujets porteurs et
non porteurs des deux virus.
III-GENERALITES
1- Généralités sur l’hépatite B :
L’histoire des hépatites a été colorée par la jaunisse, mais la plupart des hépatites
sont an-ictériques. Ce camouflage entraînant un retard de diagnostique, voire une
absence, et même une extension de la contamination. La jaunisse épidémique est
décrite dans le talmud Hippocrate cinq siècles avant J.C, qui avait décrit en
attribuant la responsabilité de cette manifestation cutanée et muqueuse au foie
(45). Un siècle et demi après J.C, GALIEN distinguait les jaunisses liées à des
obstructions biliaires et les jaunisses purement hépatiques. C’est en 1963 que fut
découvert le virus de hépatite B (VHB) ; en 1970 la recherche systématique de l’
antigène HBs lors des dons du sang ; en 1974 vaccin contre hépatites ;1988 dosage
obligatoire des transaminases et recherche systématique de l’anticorps anti-HBc lors
des dons de sang.
Les avancées subséquentes dans les domaines de la virologie et de la
sérologie ont permis une compréhension de plus en plus approfondie du VHB,
l’infection à VHB et de ses manifestations cliniques (99).
A. Le virus de l’hépatite B (VHB)
Définition : Une hépatite infectieuse de type B est une inflammation du foie causée
par un virus à ADN double brin de 42 nm. En microscopie électronique, on distingue
3 formes de virus et toutes ces 3 formes expriment l’antigène de surface (Ag HBs).
Le virus présente à la surface l’Ag HBs tandis que sa nucléocapside exprime l’Ag du
noyau (AgHBc). Les anticorps contre l’Ag HBs (Anti-HBs) sont des anticorps
protecteurs. Un autre antigène important du VHB, l’Ag HBe, est décelable dans le
sérum au moment le plus actif de la réplication virale, il sert ainsi de marqueur
d’infectivité relative (cf thèse Oumar Guindo p4). L’inflammation du foie peut être
causée soit par des substances toxiques, soit par des virus. Dès que les virus sont
présents dans le sang, puis atteignent le foie, ils pénètrent dans les hépatocytes et
s’y multiplient. Le système qui assure les défenses de l’organisme s’attaque alors
aux virus en détruisant les cellules infectées. C’est la cause de l’inflammation du foie.
Le VHB correspond à la particule de DANE décrite en 1970(100). Le comité
international de la nomenclature situe ce virus dans la famille des HEPADNAVIRUS
et genre ORTHOEDNAVIRUS. Auquel appartiennent non seulement le VHB humain
mais également les virus de l’hépatite de la marmotte, de l’écureuil fouisseur, du
canard de PEKIN et du héron.
L’hépatite B constitue aujourd’hui une préoccupation de grande envergure. Le virus
peut provoquer une infection asymptomatique, une hépatite aiguë clinique, une
hépatite fulminante ou une infection persistante appelée état de portage chronique ;
pour le dernier cas, le virus est à l’origine de plus de 80% des cas de cancers
primitifs du foie.
A-1 Multiplication structurale du VHB et spécificité antigénique :
▪ Structure du VHB
Elle est cubique, mesure 22 à 25 nm de diamètre. Cette capside contient l’acide
désoxyribonucléique (ADN). L’ADN circulaire et bicaténaire, mais seulement sur 50
à 80% de sa longueur. Il comporte une chaîne longue de 3200 nucléotides et une
chaîne courte dont la longueur varie de 2700 à 2800 nucléotides. Le clonage et
séquençage de l’ADN ont permis d’identifier la présence de région codante les
antigènes de surface (les gènes S et pré S) à la protéine de la nucléocapside (HBs
et gène C) à l’ADN polymérase (100).
- de petites particules sphériques : 16 à 25 nm
- de petites formes filamenteuses ou tubules de longueur variable et dont
le diamètre est égale à 22.
fig 1 : structure du virus de l’hépatite B , selon Jean-Pierre Villeneuve,M.D.
In http://www.hepnet.com/hepbfr/qag.html /article/ réseau d’information sur
l’hépatite b.
1-1- L’enveloppe virale : AgHBs
L’enveloppe virale possède la spécificité antigénique HBs. Elle est mise en évidence
dans le sérum et le cytoplasme des hépatocytes du sujet atteint de l’hépatite B.
L’enveloppe virale, d’une épaisseur de 7nm, entoure la nucléocapside du virion.
Dans le sérum du sujet à AgHBs positif, elle se trouve en état libre sous forme de
particule sphérique de 20 à 22 nm de diamètre associée à des particules
tubulaires ou filamenteuses de diamètre et de longueur variables. Son poids
moléculaire est compris entre 2,4 et 3,5.10 Dalton. Elle est hétérogène, le
déterminant « a » est commun à tous les sous types. Les déterminants « d » et « y »
exclusifs sont associés à « a » pour définir les types classiques adw, adr, ayw et ayr
(49). Récemment une nouvelle spécificité antigénique « q » a été décrite à l’intérieur
de la catégorie ad ainsi que le déterminant « i » au sein de ay (78).
L’AgHBs, témoin de la réplication virale est vaccinant. C’est une lipoprotéine
contenant une fraction hydrocarbonée et dépourvue d’acide nucléique. Détectable
dans le sérum trois mois après l’infection, il induit la formation d’anticorps
(anticorps anti-HBs) protecteurs, sérologiquement détectables après la disparition de
l’AgHBs, c'est-à-dire six mois après le contage.
1-2- Nucléocapside virale :
La capside :
La capside est une particule de 28,3 nm de diamètre formée de 180 capsomères.
L’AgHBc est un des antigènes de la nucléocapside. Il est présent dans le noyau des
hépatocytes infectées et à un degré moindre dans le cytoplasme mais jamais à l’état
libre dans le sérum. Par contre les anticorps anti-HBc induits sont détectables
sérologiquement 1 à 2 semaines après la disparition de l’AgHBc (60).
ADN virale et ADN polymérase :
L’ADN est bicaténaire, circulaire avec un poids moléculaire de 1,6 à 2106 dalton et
sa longueur est de 0,78 µm avec 3600 nucléotides (69). L’activité de l’ADN
polymérase a été décrite dans le sérum à AgHBs+. Il a été démontré par la suite que
cette enzyme se trouvait dans le nucléocapside (49). Cet ADN génomique, est l’un
des plus petits génomes viraux humains avec environ 3200 paires de bases. Le brin
d’ADN le plus court est appelé brin positif et possède 4 phases de lecture ouverte
partiellement.
Ce sont les gènes S, C, X, et P.
Le gène S code pour l’AgHBs
Le gène C code pour L’AgHBc
Le gène X code pour la protéine X qui possède une fonction transactivatrice sur des
promoteurs du VHB.
Le gène P code pour L’ADN polymérase.
Système antigène (AgHBe) / anticorps anti-HBe (anti-HBe) :
Décrit en 1972 par Magnis, l’antigène HBe n’est présent que chez les sujets
possédant l’antigène HBs. Son poids moléculaire est 300000 dalton et est
constitué d’un seul polypeptide.
L’AgHBe est précipité par les anticorps anti-HBe. Ces derniers apparaissent dans le
sérum des malades dès que l’AgHBe n’est plus détectable.
L’AgHBe est un constituant de la nucléocapside. La spécificité HBe est portée par les
polypeptides constitutifs de L’AgHBe (5).
1-3 Multiplication du VHB
1-3-1 Supports de la multiplication virale
L'homme est le seul hôte naturel. L'infection du chimpanzé et d'autres primates en
captivité a été attribuée principalement à la fréquentation de l'homme. Cependant, on
a également observé la circulation, chez ces animaux, de variants particuliers du
VHB. Ceux-ci suscitent d'intéressantes questions sur l'origine du VHB, mais cette
infection des primates ne joue actuellement pas de rôle dans l'épidémiologie
humaine (35).
Les cellules permissives sont les hépatocytes, bien que de l'ADN viral ait été trouvé
en faible quantité dans des sites extra hépatiques, monocytes, lymphocytes B,
lymphocytes T CD4+ et CD8+. Cela étant, la multiplication in vitro du VHB, que l'on
peut obtenir en cultures primaires d'hépatocytes, ou dans certaines lignées continues
de cellules conservant les propriétés des cellules hépatiques, apparaît fort limitée par
comparaison à ce qu'on observe in vivo chez l'homme.
1-3-2 Cycle de multiplication du virus
Après l’entrée dans l'hépatocyte, la forme circulaire ouverte et partiellement
bicaténaire de l'ADN viral se trouve, sous l'action de l'ADN polymérase virale incluse
dans la particule virale, transformée en forme bicaténaire circularisée sous tension :
c'est le cccDNA, pour covalently closed circuler DNA, appelé aussi supercoiled DNA,
pour ADN surenroulé ou torsadé (35).
Cet ADN surenroulé est une sorte de mini chromosome détecté dans le noyau où il
sert de matrice pour la transcription d'ARN viraux de différentes tailles : le plus long
de ces transcrits, qui contient toute l'information génétique du virus, est un
"progénome", tandis que des transcrits plus courts sont les ARN messagers
correspondant aux 4 gènes du virus et sont bientôt traduits en protéines virales.
Ultérieurement, le progénome ARN est encapsidé par l'antigène HBc avec l'ADN
polymérase qui, fonctionnant comme RT, douée également d'une action ARNase H,
fabriqué, à partir de ce progénome d'ARN, le génome d'ADN définitif et digère le
progénome.
Cette opération est très particulière aux hepadnavirus et à un virus des plantes : le
virus de la mosaïque du chou-fleur. Elle n'est pas identique à la rétro transcription du
VIH car, si l'on observe parfois de l'ADN viral intégré dans l'ADN cellulaire, cette
intégration n'est pas indispensable, ni à la réplication du VHB en phase active, ni à
son pouvoir cancérigène. D'autre part, le VHB, contrairement au VIH, ne code pas
d'intégrasse. Cependant, il y a une homologie de séquence entre VIH et VHB, dont la
polymérase partage le site catalytique caractérisé par la séquence YMDD (35).
fig 2: Cycle de multiplication du VHB dans l’hépatocyte
In http:// www.documentation.ledmed.org
A-2 HISTIORE NATURELLE DE L’INFECTION VIRALE B :
Après une hépatite aiguë, l’ictère dans environ 10% des cas sa guérison est de règle
à l’exception des hépatites fulminantes (un pour cent des cas) ou chroniques. La
fréquence des hépatites chroniques liée au virus B varie considérablement selon les
pays : par exemple l’antigène de surface du virus (AgHBs) a été détectée dans le
sérum de seulement 3% de malades australiens atteints d’hépatite chronique active
alors qu’il est identifié chez 50 à 60% des malades dans les pays d’Asie (Corée,
Chine du Sud) et dans le bassin du méditerranée (Italie du Sud, Grèce, Afrique du
Nord) (77).
En France, d’une façon générale, le portage chronique du virus survient dans
l’évolution d’environ 5% des hépatites B aiguës de l’adulte ; il est beaucoup plus
fréquent chez le nouveau-né et chez les patients immunodéprimés. Les hommes
restent nettement plus souvent porteurs chroniques du virus que les femmes, dans
un rapport de 8/2 environ (77).
Le portage chronique du VHB n’est pas constamment synonyme d’hépatite
chronique. Environ 30% des porteurs chroniques sont des porteurs « sains », c’est-à-
dire n’ayant pas d’hépatomégalie histologique. L’absence d’histologie hépatique ne
permet qu’un diagnostic de présomption du portage sain : 10 à 20% des patients
ayant les caractéristiques biologiques et virologiques du portage sain ont une
hépatite chronique (9).
Soixante-dix pour cent des porteurs chroniques du VHB développeront une hépatite
chronique dont 20% évolueront vers la cirrhose. Celle-la expose, particulièrement
chez le sexe masculin, un risque nul de développement d’un carcinome
hépatocellulaire de l’ordre de 3% à 5% (25). Après la phase de multiplication active
du VHB durant 5 à 20 ans, la multiplication cessera spontanément : une
séroconversion d’anticorps anti-HBc contemporaine d’une disparition de L’ADN du
VHB sérique survient avec une probabilité de 5% par an chez un porteur chronique
(13).
Cette séroconversion spontanée, parfois bruyante voire fulminante, coïncide
généralement avec la constitution de la cirrhose. La maladie deviendra inactive avec
possibilité de la clairance de l’AgHBs, des « réactivations », comme des reprises de
la multiplication virale sont possibles, spontanées ou favorisées par une
immunosuppression (54). Après plusieurs années d’inactivité de la maladie virale,
une clairance de l’AgHBs est observée chez la moitié des patients qui ont alors un
profil sérologique de guérison de l’hépatite (anti-HBs et anti-HBc détectables, AgHBs
et ADN du VHB négatifs) malgré l’existence habituelle d’une hépatopathie cirrhotique
qui expose au risque de carcinome hépatocellulaire (77).
Contage Hépatite aiguë 70% asymptomatique
95% 5% 30% symptomatique
1% fulminante
Guérison Infection chronique
2/3
Hépatite chronique
10 à 20% 1/3
CHC Cirrhose Portage sain
3 à 5%/an
Résumé de l’histoire naturelle de l’infection virale B (77)
B / INFECTION CHRONIQUE PAR LE VIRUS DE L’HEPATITE B
1- DEFINITION :
L’infection chronique par le virus de l’hépatite B est définie par la persistance de
l’AgHBs au delà de six mois après l’hépatite aiguë (57,101).
A la suite d’une hépatite aiguë asymptomatique, le portage chronique du VHB
apparaît dans environ 2 à 5% des cas chez les adultes, mais de façon beaucoup
plus fréquente chez les enfants infectés tôt dans la vie (jusqu’à 90% chez les
nouveau-nés infectés à la naissance) ou chez les immunodéprimés (hémodialysés,
transplantés, et patients sous traitement immunodépresseur, et patients infectés par
le virus de l’immunodéficience humaine) (77).
2- PHYSIOPATHOGENIE DE L’INFECTION VIRALE B
Il est généralement admis que le VHB n’a que des effets cytotoxiques. La réponse
immunitaire, et en particulier cellulaire, entraînerait la nécrose hépatocytaire (27).
Les antigènes ciblés sont les antigènes viraux (AgHBs) exprimés sur la membrane
des hépatocytes en association avec les molécules du complexe majeur
d’histocompatibilité. Si la réponse immunitaire reste essentielle dans la détermination
de la nécrose, l’existence de mécanisme de toxicité directe est cependant suggérée
par des arguments expérimentaux (transgenèse et trans-infection de lignées
cellulaires) et cliniques (fibrose hépatique cholestasiante des immunodéprimés).
Cette physiopathologie explique la possibilité des lésions hépatiques de gravité très
variables suivant les individus. L’hépatite aiguë bénigne reflète une réponse
immunitaire adaptée qui entraîne la nécrose des hépatocytes infectés et l’élimination
du virus. L’hépatite aiguë fulminante est témoin d’une réponse immunitaire trop forte
qui induit une nécrose hépatocytaire massive. Le portage asymptomatique
correspondant à un phénomène de tolérance immune sans nécrose hépatocytaire, le
portage chronique du virus avec hépatite chronique où la réponse immunitaire existe
mais insuffisante pour éliminer le virus (52).
3- ETUDE BIOLOGIQUE
3-1 Examens Complémentaires :
La Biologie :
A la biologie, l’antigène HBs et l’antiHBc type IgG demeurent positifs. L’activité
sérique des transaminases (ALAT/ASAT) normale ; les phosphatases alcalines (PA),
le taux de prothrombine (TP), l’électrophorèse des protides sont normaux ; l’ADN
virale n’est pas détectable par la technique d’hybridation.
La polymérase Chain Reaction (P.C.R) :
L’ADN virale est détectable mais inférieure à 400 copies/ml.
La ponction biopsie hépatique :
La ponction biopsie hépatique (PBH) est un examen capital en hépatologie. Elle
participe au diagnostic (syndromique plus qu’étiologie) et à l’établissement du
pronostic de très nombreuses maladies du foie. Depuis l’avènement de l’échographie
et de la voie transjugulaire, elle expose à peu de complications mais ne doit être
proposée qu’au terme d’une démarche clinique et biologique rigoureuse visant à en
reconnaître les indications mais les exgigeances techniques et les limites
(notamment d’interprétation) afin d’en tirer, avec le pathologiste, le maximum
d’enseignements pour son patient (53).
Elle permet le prélèvement d’un fragment hépatique soit par voie transpariétale (à
l’aveugle dans les lésions diffuses ou écho-guidée dans les lésions localisées), soit
par voie transjugulaire.
3-2 Le portage asymptomatique de L’AgHBs
3-2-1 Définition :
La définition stricte du portage « asymptomatique » associe cinq critères :
1. Absence de symptômes cliniques
2. Absence de cytolyse = ALAT durablement normale
3. Absence de réplication virale : Anti HBe (+), ADN virale (-) recherché par la
méthode d’hybridation.
4. Absence d’infection concomitante par les virus C, D et HIV.
5. Histologie du foie est normale mais peut retrouver une hépatopathie chronique
ou une multiplication virale active.
Cette définition fait distinction entre porteur « asymptomatiques » et porteurs
« sains » ce dernier ayant une histologie hépatique normale. Par ailleurs, chez 50%
de ces porteurs « sains » une multiplication à minima est détectable par les
techniques d’amplification génique (PCR) mais à des titres faibles < 400 copies /ml.
C’est ainsi que certains auteurs préfèrent les dénommer porteurs « inactifs » plutôt
que « sains » (9).
3-2-2 L’hépatite chronique :
Deux tiers des porteurs de l’antigène HBs vont développer des lésions d’hépatite
chronique définies histologiquement par l’association des lésions nécrotico-
inflammatoires et de fibrose mises en évidence sur une biopsie hépatique réalisée au
moins 6 mois après l’infection aiguë et biologiquement par la persistance d’une
élévation des transaminases plus de 6 mois après hépatite virale B aiguë.
La distinction classique entre forme persistante quasi asymptomatique ou silencieuse
et forme active parlante n’a plus lieu d’être (5,77).
DIAGNOSTIC POSITIF :
Le symptôme le plus fréquent est l’asthénie qui est variable d’un malade à un autre
et qui peut varier dans le temps chez un même malade. Cette asthénie peut simuler
un symptôme dépressif. Parfois, le patient se plaint de douleurs de l’hypochondre
droit souvent modérées et intermittentes. Il n’est pas rare que la maladie soit
découverte au stade de cirrhose lors d’une complication (ascite, ictère ou hémorragie
digestive).
L’hépatite chronique est le plus souvent de découverte fortuite à l’association d’un
don de sang.
L’examen clinique est le plus souvent normal. Parfois, il existe une hépatomégalie.
A un stade tardif, en cas de cirrhose, on peut retrouver des signes cliniques
d’insuffisance hépatocellulaire ou d’hypertension portable (5).
Les anomalies biologiques sont :
- l’élévation habituellement modérée des transaminases (entre 1 et 5 fois la
normale). La transaminase ALAT est presque toujours supérieure à la transaminase
ASAT en l’absence de cirrhose ; l’inverse est le plus fréquent en cas de cirrhose.
- La gamma GT est modérément élevée (entre 1 et 3 fois la normale) ; son élévation
est proportionnelle à l’élévation des transaminases :
- Les phosphatases alcalines sont habituellement normales ;
- Les gammas globulines sont normaux ou modérément élevées ;
- La bilirubine n’est pas élevée et le taux de Quick n’est abaissé qu’en cas
d’insuffisance hépatique due à une cirrhose.
A L’anatomie pathologie :
Hépatite chronique B persistante :
L’architecture lobulaire est conservée, on trouve un infiltrat inflammatoire fait de
cellules mononuclées dans les espaces portes qui n’envahit pas le lobule hépatique.
Les signes de nécroses hépatocytaires sont absents ou très rares. La fibrose est
minime et limitée aux espaces portes. Le risque de cirrhose est classiquement faible,
mais des formes de passage de l’hépatite chronique vers l’hépatite chronique active
sont possibles, notamment en cas d’immunosuppression, marqué par une fibrose
extensive contrastante avec des lésions modérées ou minimes, de nécroses et
d’inflammations (77).
Hépatite chronique B active :
On observe un infiltrat inflammatoire constitué de cellules mononuclées à
prédominance portale ; surtout s’il s’étend dans le lobule hépatique, rongeant ainsi la
lame bordante. Cet infiltrat s’associe à des lésions de nécroses hépatocytaires. Le
terme de pice-meal nécrosis désigne la nécrose d’hépatocytes situées à proximité
de la zone de fibrose (soit dans les espaces portes soit dans les lobules) et entouré
de cellules mononuclées. Cette lésion pourrait refléter la lyse de cellules secondaires
à des mécanismes immunologiques. Dans de rares cas, la nécrose focale atteint les
hépatocytes à l’intérieur du lobule : c’est l’hépatite chronique lobulaire, isolée ou
associée aux lésions habituelles, à prédominance portale et péri portale, de la
classique hépatite chronique active.
Si cette nécrose focale est la plus fréquente, la nécrose peut être étendue,
intéressant des travées hépatocytaire entières, réunissant en pont un espace porte
et une ou deux veines centrolobulaires (bridging nécrosis).
Elle s’étend parfois en pont entre deux veines centrolobulaires ou un espace porte et
une veine centrolobulaires (bridging fibrosis).
Il est ainsi important d’analyser en particulier la lame bordante hépatocytaire qui est
constituée par la rangée d’hépatocytes située à la jonction entre le lobule hépatique
et l’espace porte : la disparition de cette lame bordante reflète le caractère extensif
de l’infiltrat inflammatoire et de la fibrose.
L’infiltrat inflammatoire et la nécrose sont associés à une fibrose qui a débordé les
espaces portes et s’étend elle aussi dans les lobules. L’architecture hépatique est
conservée au moins au début. Après un délai variable, les nodules de régénération
apparaissent, signant la constitution de la cirrhose : ce risque évolutif des hépatites
chroniques actives peut être d’emblée mis en évidence lors du premier bilan d’une
hépatite chronique active.
Des lésions non spécifiques peuvent être associées telles que la stéatose, des
nodules lymphoïdes, des rares atteintes des canaux biliaires ou des signes de
cholestase (77).
3-3 Evolution de l’infection chronique par le VHB
3-3-1 Le portage asymptomatique de l’AgHBs :
L’histoire naturelle des porteurs asymptomatiques de l’AgHBs est frappée du sceau
de la bénignité. Ils sont faiblement contagieux et certains d’entre eux, bien que rares,
peuvent compléter après plusieurs années leurs séroconversions AgHBs-anti-HBs (3
à 5% /an) (13). Cependant, ils restent théoriquement exposés à 3 risques
principaux :
La réactivation virale B avec ses propres risques d’aggravations histologiques et
d’évolution vers la cirrhose. Celle-ci peut survenir soit spontanément, soit surtout
à l’occasion d’un traitement par les corticoïdes ou par les immunosuppresseurs.
Ce risque évalué par certaines études prospectives restes faibles (< 5% / an)
(48).
La surinfection par le virus D est principalement liée à la résidence géographique
(bassin méditerranéen) et à certaines pratiques (toxicomanie, homosexualité
masculine).
Le carcinome hépatocellulaire par intégration du génome du VHB dans le
chromosome des cellules hépatiques.
3-3-2 L’hépatite chronique B persistante :
Le risque d’évolution de l’hépatite chronique B persistante vers une cirrhose est
faible voire nul. Il est actuellement admis que le tiers des hépatites chronique B
persistantes évolue vers une hépatite chronique active (5).
3-3-3 L’hépatite chronique B active :
L’hépatite chronique B active a un risque très élevé d’évolution vers un carcinome
hépatocellulaire avec ou sans cirrhose (13,5).
fig3 :Courbe d’évolution favorable d’une hépatite aiguë
Module santé et environnement – maladie transmissibles
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▪ Cirrhose :
La survenue d’une cirrhose est un événement fondamental dans l’histoire naturelle
de l’hépatite chronique B. Maladie du foie caractérisée par la présence de
trousseaux de fibrines de tissus conjonctifs en nodules enserrant les cellules du foie
et induisant une désorganisation totale de la structure normale de celles-ci (8).
Les principales causes sont : Alcool, les virus de l’hépatite B et C, les hépatites auto-
immunes ,hémochromatose génétique,la maladie de Wilson et les cirrhoses biliaires
primitives et secondaires. On assiste à des complications suivantes:
Hypertension portale, ou augmentation de la pression sanguine dans le foie,
elle entraîne la formation de varices oesophagiennes pouvant se compliquer
par des hémorragies digestives et une ascite.
L’insuffisance hépatocellulaire, ou carcinome hépatocellulaire ainsi que
l’hypertension portale sont responsables d’une grande partie de la morbidité et
de la mortalité de l’infection virale B. L’incidence de cirrhose au cours de
l’infection virale B est de 2% par an. Le délai d’apparition d’une cirrhose après
une infection virale serait de 20 à 30 ans après le contage (101).
▪ Carcinome hépatocellulaire
Le risque relatif de développer un carcinome hépatocellulaire dans les zones
endémiques chez les porteurs d’antigène HBs et / ou ayant des anticorps anti-HBc
est de 10 à 300 selon les zones d’endémies. L’intégration directe au génome de
l’hôte du virus de l’hépatite, la mutation par insertion et de transactivation de gène
par les protéines virales X et pré-S2, expliquent la survenue d’un carcinome
hépatocellulaire en absence de cirrhose chez les patients atteints d’infection virale B.
L’Interaction avec d’autres facteurs étiologiques tels l’alcool, le virus de l’hépatite C,
la cirrhose, est cependant probable (28).
Ainsi en cas d’infection virale B, le risque de carcinome hépatocellulaire lors de la
consommation d’alcool est multiplié par 2,7 (13).
1-2- Les marqueurs de l’infection du VHB et leur signification :
Antigène HBs :
La détection de l’antigène HBs dans le sang du sujet, signifie l’infection par le virus.
L’AgHBs est détectable dans le sérum des sujets infectés entre 2 et 6 semaines
après l’infection. Sa persistance de plus de 6 mois témoigne d’un portage chronique
(92).
Anticorps anti-HBs :
Lors d’une hépatite aiguë, l’anti-HBs ne devient détectable que quelques mois après
la disparition de l’antigène HBs et luis confère une immunité durable vis avis d’une
infection par le virus de l’hépatite B. Son apparition témoigne l’arrêt de la réplication
virale en absence d’une vaccination, une infection ancienne (100).
Antigène HBc :
Il est témoin de la réplication virale dans le tissu hépatique d’une personne infectée
par le virus de l’hépatite B (51).
Anticorps anti-HBe :
Il ne confère aucune immunité vis-à-vis du virus de l’hépatite B. Associé à l’AgHBs, il
traduit une infection en cours. L’infection peut être datée en déterminant la classe de
l’anticorps IgM ou IgG (51).
Le type IgM anti-HBe traduit une hépatite B récente et le type IgG traduit une
Contamination ancienne. Les sujets porteurs de cet anticorps sont potentiellement
infectieux et demandent une surveillance régulière jusqu’à l’apparition de l’anti-HBs.
Sa présence en absence d’AgHBs peut correspondre soit à une infection persistante
soit à une guérison.
Antigène HBe
La présence d’antigène HBe soluble associée à la capside du virus de l’hépatite B
témoigne d’une réplication virale et d’une contagiosité importante (22). La
persistance de l’antigène HBe plus d’un mois est un indice précoce de passage à la
chronicité. L’anti-HBe apparaît dans le sérum quand l’AgHBe n’est plus détectable.
Sa présence est témoin de l’absence de réplication virale. Cependant, certains sujets
Anti-HBe positif peuvent avoir une infection virale active surtout si dans l’hépatocyte
existe AgHBc ou l’ADN viral (51).
fig 4: évolution des marqueurs virologiques et sérologiques après une
hépatite aiguë évoluant vers la chronicité.
Module santé et environnement – maladies transmissibles
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Tableau I : Signification des marqueurs de l’hépatite virale B (19)
MARQUEURS SIGNIFICATION
AgHBs+, Anti HBc+, Anti HBs- Hépatite aiguë ou porteur
chronique du virus B
Hépatite virale aiguë en voie de
AgHBs-, Anti HBc+, Anti HBs- guérison avant l’apparition d’anti-
HBs ou porteuse chronique (taux
faible) ou très rarement infection
passée à virus B
Contact antérieur avec le virus B
AgHBs-, Anti HBc+, AntiHBs+ et immunisation naturelle
Immunisation par vaccination ;
AgHBs-, Anti HBc-, AntiHBs+ contact très ancien avec le virus
B (rarement)
AgHBe+, Anti HBe-, ADN+ Réplication virale B active
AgHBe-, Anti HBe+, ADN- Absence de réplication virale B
AgHBe-, Anti HBe+, ADN+ Probable infection par un virus
mutant
1-3- Epidémiologie de l’hépatite B
a) prévalence de l’HVB dans le monde :
L’infection par le virus de l’hépatite B est une affection largement répandue dans le
monde : selon l’OMS plus de 2 milliards de personnes sont rentrées en contact avec
le virus de l’hépatite B dont environs 350 millions en deviennent porteurs chroniques
(96). L’hépatite B est donc répandue dans le monde entier, et considérée par
L’O.M.S comme une des dix plus meurtrières de toutes les maladies infectieuses. La
mortalité attribuable aux infections par le VHB est de 1 à 2 millions d’individus
chaque année. Cette mortalité est principalement liée aux complications de l’hépatite
chronique, à savoir la cirrhose et le cancer primitif du foie.
Cette prévalence est fonction du mode de vie, des facteurs socio-économique et
génétique, avec une prédominance de l’Ag HBs en Asie du Sud et en Afrique. On
distingue schématiquement trois zones endémiques :
- L’Europe de l’ouest et l’Amérique du Nord constituent des zones de faible endémie
avec 0.1 à 1% de porteurs d’AgHBs et à peu près 2 à 10% ayant été en contact
avec le virus. Dans ces régions la transmission parentérale et la transmission
sexuelle semblent prédominer.
- L’Europe du Sud, la région méditerranéenne, le moyen orient et l’Amérique Latine
sont des zones endémiques moyennes avec 2 à 5% ayant été en contact avec le
virus. Dans ces régions prédominent la transmission sexuelle et celle de la mère à
l’enfant.
- Enfin de grandes parties de L’Asie et de L’Afrique tombent dans les zones de forte
endémicité avec 5 à 25% de prévalence de l’AgHBs et plus de 85% ayant été infecté
à une période de la vie. Dans ces régions, la transmission de la mère à l’enfant et
entre petits enfants est certainement importante (cf module8 : Maladies
transmissibles par le sang ; prof .GOUBAU P).
b) Mode de transmission de l’HVB :
La transmission du virus découle de la notion suivante :
- La contamination se fait essentiellement par voie parentérale. Si le virus et l’AgHBs
sont présents dans de nombreux liquides biologiques : sperme, sécrétion vaginale,
salive, lait maternel, bile, leur concentration est de 100 à 1000 fois inférieur à celle
du sang, ce qui rend négligeable le risque de transmission par ces liquides
biologiques (61,77).
b-1 Voie parentérale :
- Les transfusions sanguines ont été pendant longtemps la voie préférentielle de
transmission du VHB. Le risque d’hépatite post-transfusionnelle était proportionnel
au nombre d’unité transfusée et au nombre de donneurs utilisés pour préparer une
unité ou un dérivé de sang (13).
- La toxicomanie par voie intraveineuse est de loin le mode le plus fréquent dans les
pays développés (13).
- d’autres mécanismes de transmissions parentérales (la circoncision, l’excision, les
scarifications, les tatouages) ont été évoqués tout particulièrement en Afrique
(59,56).
b-2 Transmission non parentérale :
• Les travaux de Krugman ont montré qu’une contamination était possible par voie
orale, ceci dans des conditions expérimentales très particulières (injection d’une très
grosse quantité de particule virale) ; la présence du VHB dans la salive des malades
a fait incriminer un mode de contamination oro-orale directe ou indirecte (baiser,
gouttelette de salive dans l’atmosphère) (100).
• La transmission par voie sexuelle : le partenaire d’un sujet antigène HBs positif a
de grande chance de devenir lui même un porteur de l’AgHBs ; aussi le risque de
portage de l’AgHBs apparaît d’autant plus important que le nombre de partenaire
augmente. Ceci a été démontré aussi bien chez les prostitués que chez les
homosexuelles (56).
• La promiscuité semble être un autre facteur important de la transmission de
l’hépatite B surtout dans les collectivités fermées (handicapés mentaux, prisonnier,
crèches) et la transmission intra familiale (59).
b-3 Transmission mère enfant :
La contamination mère enfant est le mode de transmission le plus fréquent dans les
pays à forte prévalence de l’hépatite B. Le risque pour un nouveau né d’être infecté
par le VHB est de 100% lorsque sa mère développe une hépatite aiguë à antigène
HBs et antigène HBe positifs lors du troisième trimestre de la grossesse ou
lorsqu’elle est porteuse chronique de ces marqueurs (54).
c)- Méthodes de diagnostics biologiques :
Les techniques sont basées sur le principe de la réaction Ag-Ac. Il faut distinguer :
c-1 Les méthodes de première et deuxième génération :
. Immuno-diffusion
. Electro-immunodiffusion :
. Fixation du complément par le complexe Ag Ac
. Hémagglutination passive
Ces méthodes sont actuellement abandonnées au profit des méthodes de
troisièmes générations.
c-2 Les méthodes de troisième génération :
Méthodes immuno-enzymologique :
Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay (ELISA)
Principe :
On fixe un sérum AgHBs sur des godets ; on dépose le sérum supposé contenir
l’AgHBs et après incubation et laver, on ajoute une immunoglobine purifiée Anti-HBs
marquée par une enzyme : la peroxydase. La révélation de la présence de l’enzyme
permet la mise en évidence de L’AgHBs. La méthode est longue, onéreuse,
manquant parfois de spécifié mais très sensible.
Méthodes radio- immunologiques : RIA
Elles nécessitent un laboratoire de radio-immunologique. C’est une méthode
spécifique, très sensible et surtout quantitative.
Principe :
C’est une méthode basée sur la technique « sandwich ».
On fait incuber le sérum du malade avec des billes de polystyrène préalablement
recouverte d’anticorps (si on recherche l’antigène) ou d’antigène (en cas de
recherche d’Ac) puis après un lavage avec de l’eau distillée.
On fait ensuite agir sur l’incubât un Ac marqué à l’iode125 :I125 (en cas de
recherche d’Ag) et un Ag marqué à l’iode 125 (pour la recherche de l’Ac).
Après une deuxième incubation, on obtient soit « sandwich Ag de l’échantillon à
tester Ac radio actif et Ag froid », soit un « sandwich Ac de l’échantillon à tester Ag
radio actif et Ac froid ».
2- le virus de l’immunodéficience acquise :
Les virus de l’immunodéficience humaine appartiennent à la famille des rétrovirus. Ils
sont définis essentiellement par leur mode de réplication. Ces virus possèdent en
effet un ARV de haut poids moléculaire transcrit en un ADN dit « proviral » grâce à
une enzyme contenu dans le virion et caractéristique de cette famille : la
transcriptase inverse (ou RT, du terme anglo-saxon reverse transcriptase) (97).
fig 5 : Le VIH, virus responsable du sida selon GALLO, R .C in www.google.fr /
article/ de Wikipédia, encyclopédie libre.
Le VIH est un virus enveloppé possèdent, une nucléocapside dense excentrée
quelque fois en forme de trapèze ou de barreau. En microscopie électronique, les
deux virus présentent une morphologie similaire. La nucléocapside est constituée
par des protéines internes du virus, la transcriptase inverse et de l’ARN viral.
2-1- Le VIH et SIDA :
Dès la première description du SIDA en 1981, les chercheurs ont identifié 2
sérotypes du VIH, l’agent responsable du SIDA. Le VIH-1 est le type prédominant à
l’échelle mondiale. L’infection par le VIH-2 est la plus courante en Afrique de l’ouest,
mais elle survient aussi en Afrique orientale, en Europe, en Asie et en Amérique
latine. Les deux sous types provoquent le SIDA et leur mode de transmission sont
les même.Toutefois, la transmission serait légèrement plus difficile pour le VIH-2 et
l’évolution vers le SIDA plus lente (2).
fig 6 : Structure du VIH-1 et VIH-2 ; Adaptée de N.T Constantine et al. In
dépistage et contrôle de qualité.
Guide du personnel de laboratoire AIDSTECH, 1991
a) Contamination :
Le virus entre dans l’organisme puis gagne les ganglions lymphatiques où il va se
multiplier essentiellement dans les lymphocytes CD4+. Au cours de cette phase qui
peut durer jusqu’à 48 heures, il n’y a aucun signe clinique ou biologique permettant
de faire le diagnostique (95).
b) Primo-infection par le VIH :
Le virus se multiplie en grandes quantités dans les ganglions lymphatiques et qui
deviennent palpables cliniquement. Par la suite, des quantités importantes de virus
sont libérés dans le sang.
Cette virémie peut être objectivée par la mesure de la charge virale plasmatique et
de la recherche de l’antigène P24 ; elle augmente rapidement. Dans 50% des cas,
cette primo-infection est suivie de signes spécifiques : fièvre, arthralgie, céphalées et
polyadénopathies. Lorsque les signes cliniques sont importants au cours de la primo-
infection, il faut craindre une rapide évolution vers le stade de SIDA. La charge virale
plasmatique, qui est la quantité de virus présent dans l’organisme, se positive dès le
7ème jour. L’antigène P24 peut être détecté à partir du 15ème (95).
d) Séropositivité par le VIH :
Le diagnostic positif de la primo-infection à VIH repose essentiellement sur la
biologie. En effet aucun signe clinique, seul ou même associé, n’est suffisamment
sensible et /ou spécifique pour affirmer le diagnostic de la primo-infection à VIH (20).
trois types de marqueurs plasmatiques peuvent être utilisés pour le diagnostic de
primo-infection qui ont par ordre chronologique d’apparition :
l’ARN VIH : c’est le marqueur le plus précocement détectable, dès 10jours après
la contamination.
l’Antigène P24 : il est détectable 15jours après la contamination et persiste 1 à 6
mois après la contamination.
Les anticorps anti-VIH : ils deviennent détectables par les tests ELISA en
moyenne 22 à 26 jours après contage.
Le Western blot permet de préciser la cinétique d’apparution des anticorps : Les
premiers à apparaître sont ceux dirigés contre les protéines d’enveloppe (gp 160, gp
120, gp 41) et contre l’antigène P24.
e) La séroconversion :
Elle débute par l’apparition des anticorps anti-VIH dans la circulation, au plus vite la
3ème semaine et au plus tard le 7ème mois après la contamination ; le délai moyen
d’apparition est de 6 à 8 semaines.
Ces anticorps augmentent rapidement dans le sang alors que la virémie va chuter de
façon très importante. Le virus ne se multiplie plus que dans les organes lymphoïdes
et la virémie reste basse ; cette phase va durer en moyenne 8 ans. Cette
multiplication virale est inhibée par l’action des lymphocytes CD4+ ( T-cytotoxique )
qui détruisent les cellules infectées puis par les anticorps qui vont limiter la fixation
sur les cellules cibles. Cette phase est cliniquement muette,cependant l’altération
continue des lymphocytes CD4+(T-helper ou mémoires ) va aboutir progressivement
à une rupture de l’équilibre qui s’est établi entre réplication intra ganglionnaire du
virus et la réponse immunitaire. On passe alors à la phase de SIDA maladie (95).
f) Le syndrome de l’immunodéficience acquise ou SIDA :
Pendant que le nombre de lymphocyte CD4+, cellules à rôle capital dans l’immunité,
chute à moins de 200 cellules par mm³ de sang (la normale est comprise entre
1000/mm³), les défenses de l’organisme ne peuvent plus être assurées et la maladie
commence.La virémie augmente de façon importante et devient facilement
détectable ; des infections opportunistes caractéristiques de l’immunodépression
s’installent. On est alors au stade de SIDA qui peut se traduire également par des
manifestations nerveuses dues à l’atteinte du système nerveux central ou par un
sarcome de kaposi caractérisé par des lésions cutanées de couleur brûne violette,
infiltrées dans le derme(18,29).
fig 7: Evolution cinétique des différents marqueurs du VIH, selon pr. Gallo R.
C.Sarin, in www.google.fr article de Wikipédia encyclopédie libre.
g) Classifications des manifestations cliniques et anomalies biologiques :
A partir de 1993 , le Center for Diseases Contrôl (CDC) a proposé une nouvelle
classification de l’infection par le VIH, en trois stades de sévérité croissante , sans
possibilité pour un même patient d’appartenir simultanément à deux stades ni de
revenir, au cours de son évolution, à un stade antérieur. Cette classification , fondée
à la fois sur des paramètres cliniques et sur la numération des lymphocytes CD4+(
tableau -I), s’articule mieux avec la définition du sida. Elle est devenue la référence
internationale, du moins lorsque le taux de lymphocytes T CD4+ est disponible en
routine.
Tableau II: Classification CDC de l’infection pour les adultes et les adolescents
(révision 1993)
Catégories cliniques
Nombre (A) (B) (C)
de lymphocytes Asymptomatique Symptomatique
T CD4+ Primo-infection Sans critères Sida
Lymphadénopatie (A) ou (B)
généralisée
persistantes
A1 B1 C1
> 500/mm³
A2 B2 C2
200 - 499/mm³
A3 B3 C3
< 200/mm³
Correspondance entre valeur absolue et pourcentage des lymphocytes T CD4+ :
CD4+ >500/ mm³ correspondant à CD4+ > 29%
CD4+ compris entre 200 et 499 / mm³ correspond à 14 – 28%
CD4+ < 200 / mm³ correspondant à CD4+ < 14%
1. Syndrome cachectique du VIH : perte de poids > à 10% du poids corporel ; plus
diarrhée chronique inexpliquées (>1mois) ; ou asthénie chronique accompagnée de
fièvre prolongée inexpliquée (> 1mois).
2. Encéphalopathie à VIH : manifestations cliniques consistant au dysfonctionnement
cognitif et /ou moteur incapacitant, perturbant les activités quotidiennes, évoluant
depuis plusieurs semaines à plusieurs mois, absence ou de maladie concomitante,
non due au VIH et susceptible d’expliquer le tableau clinique.
2-2-Epidémilogie du VIH/SIDA :
a) Dans le Monde :
A l’échelle mondiale, les plus touchés par l’infection au VIH, sont les pays en
développement, où vivent 95 % des porteurs du virus (91).
A la fin de l’année 2002, on estimait qu’il y avait dans le monde 42 millions d’adultes
et enfants vivant avec le VIH ou le SIDA. On recensait 28,5 millions d’entre eux
(68%) en Afrique subsaharienne et 6 millions (14%) en Asie du Sud et du Sud-est
.On estime qu’en 2002, 5 millions d’adultes et d’enfants ont été infectés par le VIH et
que 3,1 millions sont morts du SIDA. On a recensé 2,4 millions de décès (77%) en
Afrique subsaharienne, où la séroprévalence moyenne du VIH est la plus élevée
dans la population adulte (9% fin 2002 chez les 15 - 49 %). Le rapport de
l’ONUSIDA/OMS du 21 novembre 2006 estime qu’il y a 39,5 millions de personnes
qui vivent avec le VIH dans le monde, 4,3 millions de nouveaux cas d’infection et 2,9
millions de décès dus au sida au cours de l’année 2006. Sur les 25 pays où la
séroprévalence du VIH chez l’adulte dépassait 5% en fin 2001, 24 se trouvent en
Afrique subsaharienne. D’autre pays sont très affectés avec des séroprévalences
chez l’adulte situées entre 1 à 5% : Cambodge, Myanmar et Thaïlande en Asie du
Sud-est ; Belize, Guatemala, Guyana, Haïti, Honduras, Panama et Suriname dans
les Amériques. Il semble que la séroprévalence du VIH se stabilise en Afrique
subsaharienne, mais elle continue de croître dans certains pays ayant une
population importante, comme la Fédération de Russie (2).
b) En Afrique :
L’Afrique subsaharienne est la région du monde la plus touchée par le VIH et le
SIDA : en fin 2002, 29,4 millions d’Africains étaient infectés (60). Cela représente
70% du total mondial pour une population qui compte à peine 10% de la population
du globe. En 2OO2, L’ONUSIDA/OMS estime que 58% des adultes porteurs du VIH
sont des femmes. Le taux de prévalence chez les adultes et 15 et 49 ans est de
8,8%, cependant il existe une grande variation selon les pays : au Botswana
(38,8%), au Zimbabwe (33,7 %), au Swaziland (33,4%), et au Lesotho (31%) (80).
Selon le rapport de l’ONUSIDA/OMS du 21 novembre 2006, elle renferme seule 24,7
millions de personnes vivant avec le VIH, 2,8 millions de nouveaux cas d’infection et
2,1 millions de décès dus au sida pendant l’année 2006 (83).
Ailleurs , en Afrique occidentale et centrale , on constate des croissances
inquiétantes même si la séroprévalence reste encore relativement faible,dans les
pays comme le Sénégal (moins de 1%) et le Mali (1,7 %), (60). la prévalence du VIH
est supérieure à 5% dans d’autre pays occidentale et centrale, comme la République
Centrafricaine ( 12,9 %), le Cameroun ( 11,8% ), la Côte d’Ivoire ( 9,7 %),et le
Nigeria ( 5,8 %) (80).
En 2003, on estimait à 3 millions le nombre d’infections dans cette même région et à
2,2 millions celui des décès dus au SIDA (soit 75% des 3 millions de décès dûs au
SIDA cette année dans le monde) (95).
c) Au Mali :
En 2000, on estimait à plus de 100000, le nombre de personnes porteuses du VIH.
Chaque jour, au moins 30 personnes s’infectant par le VIH et plus de 50 décèdent du
SIDA.
En 2001, le nombre de cas de SIDA notifié par l’OMS était de 6639. Selon l’enquête
EDS III 2001, la séroprévalence en générale est de 1,7% avec 2% pour les les
femmes et de 1,3% pour les hommes.
Il ressort des projections que le taux de prévalence du VIH pourrait atteindre 6% des
adultes en 2010 soit près de 500000 personnes porteuses du VIH (33).
d) Mode de transmission du virus :
Il y a quatre mode principaux transmission du VIH :
- par voie sexuelle :
C’est une infection sexuellement transmissible ; ce mode de contamination est le
plus répandu dans le monde.
- par le sang : La contamination se fait par transfusion sanguine ou par injection de
dérivés sanguins, non contrôlés.
- par des objets souillés de sang (seringues, instruments, etc.) : ces objets
deviennent contaminants lorsqu’ils ont été en contact avec le sang par blessure ou
autres.
- par transmission mère enfant : appelée aussi la transmission verticale. Cette
transmission du virus de la mère à l’enfant peut survenir à différentes étapes de la
grossesse.
• In utero : dans les semaines précédant l’accouchement dans un tiers
des cas ;
• Intra partum : au moment de l’accouchement dans deux tiers des cas.
• Par l’allaitement : la période d’allaitement présente un risque
d’infection pour l’enfant estimé entre 5 et 7 % (35).
Le taux de transmission materno-fœtale du VIH-1, en l’absence de traitements ARV
est de 18 à 25 % et quelque soit le mode de contamination de la mère ou elle
survient essentiellement lors de l’accouchement ou par l’allaitement au sein.
La transmission hétérosexuelle constitue le mode de contamination le plus fréquent,
les femmes sont les plus touchées ; environ 10% des personnes sont infectées lors
d’une transfusion sanguine ou par l’usage de matériels souillés(35).
e) Répartition géographique des types de virus et sous types :
Le VIH-1 est présent dans le monde entier. Il se subdivise en groupe O, M et N. Le
groupe M se rencontre dans le monde entier et les groupes O et N sont identifiés au
Cameroun (64). Le groupe M est subdivisé en sous-types dont la répartition
mondiale est très variée (10,63). Dans les pays ou l’infection par le VIH est
d’introduction récente, un sous-type domine alors que dans les pays où elle est
ancienne ont trouve plusieurs sous-types à la fois. Cependant, cette constatation est
relativisée par l’expression de l’épidémie qui se traduit par l’introduction de nouveaux
sous-types dans des régions où on reconnaît un autre sous-type (94). En dehors de
la prédominance actuelle, on peut donner la répartition géographique suivant des
sous-types.
Il faut noter également la présence de recombinants dans diverses parties du
monde, ainsi que la localisation du VIH-2 essentiellement en Afrique de l’Ouest bien
que des cas aient été notifiés en Europe (25).
GROUPE M groupe
O
A B C D E F G H
Europe + France +
occidentale
Russie +
Roumanie +
Afrique + + + + + + + + +
États-Unis +
Amérique du + +
Sud
Asie : +
Chine +
Inde +
Thaïlande +
Taiwan +
Tableau III: Distribution géographique des sous types selon F. RAFFI (81).
2-3 Immunopathogénie de l’infection par le VIH : (2)
a) Infection des cellules par le VIH :
Le VIH infecte les cellules porteuses à la surface de l’antigène CD4. Il s’agit
principalement d’un groupe de lymphocytes T jouant un rôle central dans l’immunité
à médiation cellulaire, les lymphocytes CD4+. Ces dernières années, on a également
découvert que le VIH avait besoins d’autres molécules sur la surface cellulaire, les
chimiokines pour pénétrer dans la cellule. Les patients qui n’ont pas certaines de ces
chimiokines (par exemple la CCR), résistent mieux à l’infection. D’autres qui
présentent des modifications moléculaires au niveau de ces récepteurs vont évoluer
plus lentement vers la phase SIDA.fig 8
fig 8 : cycle schématique de réplication du VIH, selon pr Gallo R.C.Sarin in
www.google.fr article de Wikipédia, encyclopédie libre
b) Destruction du système immunitaire par le VIH : (2)
La principale anomalie de l’infection par le VIH est la baisse progressive du nombre
des lymphocytes T CD4+. Or ce sont eux qui jouent le rôle le plus important dans
l’immunité à médiation cellulaire. De surcroît, les lymphocytes CD4+ survivants ne
fonctionnent plus aussi bien que avant l’infection. L’infection par le VIH entraîne donc
un déclin progressif de l’immunité.
3- Diagnostic biologique de l’infection par le VIH :
On distingue deux types de méthodes pour le diagnostic biologique de
l’infection à VIH :
Le diagnostic indirect ou sérologique, fondé sur la détection des anticorps et reste
dans la majorité des cas l’approche diagnostic la plus pertinente et la plus
accessible. Le diagnostic direct, fondé sur la mise en évidence du virus par
multiplication en culture cellulaire par détection immunologique ou moléculaire. Il est
surtout indiqué dans les cas d’échec du diagnostic indirect en particulier pendant la
fenêtre sérologique de la primo-infection.
Les méthodes de référence pour la visualisation de la réaction antigène-
anticorps sont actuellement les méthodes immuno-enzymatiques de type ELISA. La
méthode ELISA dure seulement quelques heures et donne des résultats
reproductibles il est automatisable. Il existe aussi des tests rapides, facilement
réalisables et qui ne demandent pas de moyens sophistiqués : les résultats sont
obtenus plus rapidement que l’ELISA par simple lecture à l’œil.
Cependant, aussi performants qu’ils sont pour les anticorps anti-VIH-1 et anti-
VIH-2 au cours de la phase chronique de l’infection, ils n’offrent pas d’une manière
générale le même niveau de sensibilité que les tests ELISA de troisième et
quatrième génération au cours de la primo-infection. Leur avantage est leur usage
dans les situations d’urgences et, du fait qu’ils différencient généralement les VIH-1
et VIH-2.
La plupart des tests de dépistage comportent le risque de résultats
faussement positifs, un risque qui persiste en dépit des progrès les plus récents.
Cette limite impose, en cas de positivité ou de discordance, le recours à des tests de
confirmations, notamment le Western blot.
3-1- Diagnostic indirecte
a) Immunofluorescence indirecte.
Principe :
Des cellules lymphocytaires infectées par le virus sont déposées et fixées sur des
lames de microscope. Des cellules identiques non infectées servent de témoins et
permettent d’éliminer les fixations non spécifiques. Le sérum à analyser est mis à
l’incubation, puis les anticorps présents se fixent sur les cellules et sont révélés par
une antiglobuline humaine marquée à l’isothiocyanate de fluorescéine. Une réaction
positive se traduit par une fluorescence observée également sur le témoin signe une
fixation non spécifique d’anticorps reconnaissant les éléments cellulaires et non le
virus.
b) Techniques immunoenzymatiques
La technique actuellement la plus utilisée pour la recherche des anticorps anti- VIH
est une technique immunoenzymatique : ELISA (Enzyme Linked Immunosorbent
Assay). C’est une technique simple, destinée au dosage des anticorps anti-VIH dans
les sérums. Elle consiste à fixer dans un premier temps l’antigène par adsorption
physique sur un support solide (microplaque ou bille de polystyrène). On distingue
quatre grandes variantes de la technique ELISA, dont nous citerons en exemple :
• L’ELISA indirecte
Principe :
Le sérum à étudier est mis d’abord en incubation en présence du support
sensibilisé (microplaque ou bille) ; des complexes anticorps-Ag se forment et leur
présence est révélée dans un second temps par l’adjonction d’un sérum antiglobuline
humaine marqué par une enzyme. Des témoins positifs et négatifs utilisés dans
chaque réaction permettent de déterminer la valeur seuil ou limite. Les sérums dont
la densité optique lue au spectrophotomètre est supérieure à cette valeur sont
considérés comme positifs.
• L’ELISA par compétition
Principe :
Les anticorps anti-VIH de l’échantillon à tester entrent en compétition avec les
anticorps du conjugué (sérum anti-VIH marqué par une enzyme). Vis à vis des
antigènes viraux fixés sur le support solide. Plus la concentration d’anticorps dans
l’échantillon est élevée, moins l’antigène conjugué se fixera. Le substrat chromogène
donnera une réaction colorée qui sert inversement proportionnelle à la concentration
en anticorps. Les témoins permettent de calculer une valeur seuil. Les sérums dont
la densité optique est inférieure à cette valeur sont considérés comme positifs.
c) Les tests rapides.
• La technique d’agglutination (16)
Principe :
Cette méthode est basée sur le principe d’agglutination passive des billes de
polystyrène ou des hématies humaines servant de support aux protéines virales du
VIH (naturelles ou produits de génie génétique). En présence d’anticorps anti-VIH,
elles forment un réseau d’agglutination visible à l’œil nu. Ces tests peuvent être
effectués sur une lame (test au latex) ou sur plaque de micro-agglutination
(hémagglutination passive avec lecture de culot de sédimentation des hématies). Ils
présentent un atout supplémentaire sur l’ELISA car leur exécution très simple ne
nécessite aucun appareillage. L’amélioration de leur spécificité pourrait entraîner leur
expansion.
• La technique d’ immunofiltration ou DOT BLOT (11)
Principe : Elle utilise une membrane en papier ou de nitrocellulose comme support
solide. L’antigène est fixé sur un support solide et prend la forme d’un petit cercle ; il
s’agit le plus souvent d’un peptide synthétique ou recombinant. Une pièce en
plastique soutient en général le support solide et contient des tampons hydrophiles
sous le papier pour recueillir le sérum et les réactifs après addition. Il existe deux
types d’« Immunodot » en phase solide.
o Immunodot sur carte.
Les cartes plastifiées ont la forme d’un peigne dont les dents sont sensibilisées par
des antigènes peptidiques de synthèse du VIH-1 et VIH-2 au niveau de deux tâches
séparées. Le principe du test consiste à introduire la carte successivement dans les
échantillons du sérum (disposés dans les puits d’une plaque contenant tous les
réactifs nécessaires déposés dans différents compartiments de la plaque) dans une
solution de lavage, dans le conjugué marqué par une enzyme, une nouvelle fois
dans une solution de lavage et enfin dans le substrat chromogène. Il se forme une
réaction colorée caractéristique d ‘un résultat positif
o Immunodot sur membrane.
Les antigènes du VIH-1 et VIH-2 immobilisés sur une membrane sont soit sous
forme d’une tâche unique, soit sous forme de deux tâches distinctes. Le sérum dilué
ou non dilué est ajouté directement sur la membrane. Les anticorps anti-VIH du
sérum se lient aux antigènes présents sur la membrane. Le complexe immun formé
est traité au moyen d’un conjugué marqué à une enzyme. Un substrat ajouté donne
une tâche colorée caractéristique d’une réaction positive.
d) Tests de confirmations.
• La radio – immunoprécipitation (RIPA) (16)
Principe :
Utilise un virus marqué par un isotope radioactif (en général la cystéine 35). Le lysat
viral contenant les antigènes à l’état natif est incubé avec le sérum à tester. Les
complexes immuns formés sont alors captés sur un support d’affinité tel que des
billes de protéine A-sepharose. Les antigènes viraux retenus par les anticorps
spécifiques sont ensuite élus et séparés en fonction de leur poids moléculaire sur le
gel de polyacrylamide. La révélation est effectuée par autoradiographie. Cette
technique met en évidence préférentiellement des anticorps dirigés contre les
protéines d’enveloppe et de ce fait elle constitue un apport complémentaire
d’informations pour les échantillons sériques d’interprétation délicate en Western
Blot. La RIPA est un test de confirmation très sensible, réservé à des laboratoires
agréés.
• Le Western Blot.
Principe :
Après fragmentation d'une culture de virus, les protéines virales sont séparées par
électrophorèse en gel d'agarose dans lequel elles vont migrer en fonction de leur
poids moléculaire : les grosses molécules (gp 160, gp 120) migrant moins facilement
que les petites (gp 41, p 17). Les protéines sont séparées en "buvardant" le gel (to
blot = buvarder) avec une feuille de nitrocellulose. Cette feuille est découpée en
bandelettes. Une bandelette est immergée dans un petit bac contenant le sérum à
contrôler : si ce sérum contient des anticorps spécifiques du VIH, ils se fixant aux
antigènes et la fixation des anticorps est révélée par une technique ELISA identique
à celle utilisée pour le test de dépistage. Pour cela un anticorps anti IG humaine
marqué par une enzyme est ajouté suivi du substrat de cette enzyme. Une bande
colorée apparaît pour chaque protéine virale sur laquelle s'est fixée un
anticorps (41). Plusieurs critères de positivité ont été définis.
o Critères de positivité du W-B définis par l'OMS. Le W-B doit
révéler au moins deux bandes correspondant aux produits du gène env (pour
VIH-1 : les produits de ces gènes sont gp 160, gp 120, gp 41), et ceci quelle que soit
la réactivité des bandes correspondant au produit des gènes gag ou pol.
Chez un sujet séropositif, le Western blot est "complet" : il met en évidence des
anticorps dirigés contre l'ensemble des protéines virales.
L'apparition de bandes colorées ne correspondant pas aux critères d'un W-B positif
définit un W-B indéterminé. Ceci peut traduire :
une séroconversion en cours pour le VIH-1 : elle sera affirmée par
l'examen d'un nouveau sérum prélevé après un délai de 2 à 4 semaines au
cours duquel les anticorps spécifiques vont atteindre un taux détectable.
une infection par le VIH-2 : qui devra être confirmée par un test spécifique
de ce virus (ELISA et W-B).
une réactivité non spécifique : si, sur un autre prélèvement pratiqué 2 à 4
semaines plus tard et à fortiori 2 à 3 mois plus tard, le profil du W-B reste
identique, il s'agit d'une réactivité non spécifique : il n'y a pas d'infection
par le VIH (41, 35).
fig 9: western blot confirmé positif Source: western blot bandelette HIV. pdf
Chaque anticorps qui se fixe sur la bandelette correspond à une protéine
spécifique du virus.
3-2- Diagnostic directe :
a) La détection de l’antigène du virus
Principe : C’est une méthode ELISA. Les anticorps d’un sérum polyclonal fixés sur
le fond des puits d’une microplaque ou sur des billes de polystyrène sont mis en
présence du sérum à tester et se lient à l’antigène viral au cas où il serait présent.
On réalise plusieurs lavages. La présence de l’antigène est révélée par des
anticorps anti-VIH de lapin ou de chèvre marqués par une enzyme. On dit que
l’antigène est pris en sandwich. La présence de la coloration spécifique du produit de
la réaction enzymatique et l’intensité de la coloration permet une quantification de cet
antigène. En pratique c’est essentiellement la protéine p24 qui est mise en évidence.
la sensibilité est faible mais utile pour la mise en évidence précoce du virus.
b) La réaction de polymérisation en chaîne (PCR)
Principe : C’est une technique de détection qui consiste à amplifier artificiellement
une portion du génome du virus. Elle peut s’appliquer à l’ARN du virus et dans ce
cas elle est appelée NASBA (Nucleic Acide Sequence Base Amplification) ou la
retrotranscription (RT-PCR). C’est actuellement la méthode de référence de
diagnostic direct (4).
4- Co-infection VHB/VIH :
4-1- Notion de la pathogenèse sur l’infection VHB/VIH
Le VIH infecte les cellules porteuses à leurs surface de l’antigène CD4 (Lymphocyte
CD4+) ; avec pour résultats la destruction d’un grand nombre d’entre elles
(diminution progressive du nombre de lymphocytes CD4+). Or, ce sont ces cellules
qui jouent le rôle le plus important dans l’immunité à médiation cellulaire.
La persistance de l’AgHBs au delà de 6 mois après l’hépatite aiguë, traduit l’infection
chronique par le virus de l’hépatite B. Ce portage chronique du VHB apparaît dans 2
à 5% des cas chez l’adulte, les enfants infectés à bas âge et jusqu’à 90% chez les
nouveau-nés infectés à la naissance, les immunodéprimés, les sujets sous
traitement immunosuppresseurs, puis ceux infectés par le virus de
l’immunodéficience humaine(66).
Il en résulte une atteinte des antigènes viraux (AgHBc et à moindre degré AgHBs)
exprimés sur la membrane des hépatocytes en association avec les molécules du
complexe majeur d’histocompatibilité dont la principale fonction est de servir comme
présentateur d’antigènes pour les lymphocytes T qui ne peuvent, pour une réponse
spécifique reconnaître leur antigène que s’il est associé à une molécule du CMH du
sujet (45). Alors il en résulte l’altération de divers mécanismes cellulaires par les
deux pathologies. L’infection directe des cellules exprimant l’épitote CD4 entraîne
des défauts de la fonction des lymphocytes T, ce qui a pour conséquence de limiter
sévèrement la production de cytokines activant les macrophages ; d’où la formation
de nécrose, l’exsistance de mécanisme de toxicité directe par transgenèse et
transfection de lignées cellulaires aussi des fibroses hépatiques cholestasiques des
immunodéprimés. Ceci explique la survenue des lésions hépatiques de gravité
variable suivant les individus : l’hépatite aiguë bénigne reflète une réponse
immunitaire adaptée qui entraîne la nécrose des hépatocytes infectés, une hépatite
fulminante aiguë témoigne d’une réponse immunitaire trop forte qui induit une
nécrose hépatocytaires massive. Le VIH dimunie la fréquence des arrêts spontanés
de multiplication virale et augmente celle des réactivations ; puis accélère la vitesse
de progression vers la cirrhose.
4-2 Interaction entre VHI/VHB :
- Impact des infections virales hépatotropes :
Les facteurs de risque d’infection par le VIH et les virus hépatotropes étant
identiques, les hépatites virales, surtout chroniques ,sont fréquentes chez les sujets
infectés par le VIH(57). La co-infection par le VHC est la plus fréquente, notamment
chez les toxicomanes (de 35 à 90%) ou chez les hémophiles (de 60 à 85%), alors
qu’elle est de 4 à 8% dans la population homosexuelle masculine. Chez les
hémophiles, le génotype du VHC pourrait être impliqué dans l’aggravation de
l’évolution de l’infection VIH chez les patients co-infectés, un génotype pour
l’infection à VHC étant associé à une évolution plus sévère de l’infection à VHC.
Ces résultats contradictoires sont probablement liés à la non croissance de la durée
exacte d’évolution de la charge virale VIH. Des études semblent toutefois retrouver
une décroissance plus rapide des CD4, comparées à un groupe témoin monoinfecté
par le VIH. Néanmoins, la responsabilité du VHC, suspecté d’être un facteur de
progression de l’infection à VIH n’est pas claire. En revanche, il est retrouvé une
sévérité accrue de l’hépatite C en cas de coinfection par le VIH. 70% des patients
infectés par le VIH présentant des Anticorps contre le VHB. La vitesse de
progression vers la cirrhose est la plus rapide chez les sujets infectés par le VIH que
chez les sujets immunocompétents, malgré une activité plus faible (28).
- Impact du VIH sur le VHB :
La coinfection par le VIH pour le VHB se caractérise par :
En phase aiguë
Le passage à la chronicité est significativement plus élevé que chez les sujets VIH-,
Patients homosexuels, prévalence du portage chronique de l'Ag
HBs passe de 6 % à 20 %
Patients toxicomanes, prévalence du portage chronique de l'Ag
HBs passe de 3 % à 89 %
En phase chronique
L'immunodépression, induite par le VIH, semble, en diminuant la
réaction à médiation cellulaire dirigée contre les hépatocytes
infectés, induire une tolérance immunitaire qui favoriserait la
réplication du VHB.
Plus forte réplication, avec un taux moyen d'ADN du
VHB sérique de 1 271 pg/ml contre 460 pg/ml dans le
groupe VIH-1
Etat d'immunodépression limite le conflit immunologique
au niveau du foie, avec des lésions de nécrose
hépatocytaires généralement modestes, et ce d'autant
plus que l'évolution dans la maladie VIH est avancée.
Agressivité des lésions histologiques plus importante aux
stades II et III du CDC, qu'au stade IV mais à confirmer.
Hépatites virales B cholestatiques et fibrosantes de
mauvais pronostic ont été rapportées chez des patients
infectés par le VIH
Réactivations rapportées, avec dans certains cas par une
évolution fulminante avec cytolyse majeure chez malades
profondément immunodéprimés, (CD4<50
éléments/mm3) au décours d'une corticothérapie ou d'une
chimiothérapie.
▪ Disparition de l'Ag HBe moins souvent observée, en cas
de séropositivité associée. Une prévalence plus élevée des marqueurs sérologiques
d’infection dans la population générale et par une plus grande fréquence des formes
chroniques (34).
des modifications fréquentes de l’expression sérologique des infections virales
avec des phénomènes de réplication active (détection de L’ADN viral B)
contrastant avec l’absence de détection de l’AgHBs, voire tout marqueur
d’infection par le VHB ;
des modifications de l’histoire naturelle de l’infection hépatotrope avec une
hépatopathie plus sévère, caractérisée par des cirrhoses de constitution plus
fréquentes et plus rapides et par une plus grande fréquence de mortalité liée au
foie.
Environ 80 à 90% des sujets infectés par le VIH ont également été exposés au virus
de l’hépatite B et environ 10% des sujets infectés par le VIH sont porteurs de
l’AgHBs (89). Ce pourcentage pourrait être en réalité supérieur si l’on considérait
non plus la présence de l’AgHBs mais celle de l’ADN viral B. L’immunosuppression
liée à l’infection VIH modifie l’histoire naturelle de l’infection virale B. Elle est
également responsable d’une majoration de la réplication virale et d’une
augmentation du taux de passage à la chronicité en cas d’hépatite aiguë : une co-
infection simultanée VIH/VHB augmente ainsi significativement le risque d’hépatite
chronique du fait de l’immunosuppression plus importante que celle observée en cas
d’infection par le VHB chez le sujet précédemment infecté par le VIH. L’infection par
le VIH diminue la fréquence des arrêts spontanés de multiplication virale et
augmente celle des réactivations qui sont préquents chez environ un tiers des
patients et parfois sévères (89).
L’immunosuppression associée au VIH pourrait s’accompagner d’une majoration de
la sévérité des lésions hépatiques avec une évolution plus fréquente et plus rapide
vers la cirrhose. Cette plus grande sévérité les lésions hépatiques en cas de co-
infection n’est pas rapportée dans toutes les études mais était bien décrite dans
certains sous-groupes de sujets tels les toxicomanes et ceci indépendamment de
l’infection par le virus de l’hépatite D et la consommation d’alcool (24). L’hépatite
fibrosante cholestasique, qui associe, une fibrose extensive, une cholestase, une
absence de nécrose et qui évolue en quelques semaines à un mois vers
l’insuffisance hépatique terminale, est lié à une accumulation massive d’antigène
viraux dans les hépatocytes du fait d’une multiplication virale intense favorisée par le
déficit immunitaire (50).
La Lamivudine, couramment utilisée dans le traitement de l’infection à VIH (sous le
nom de 3TC), permet le traitement concomitant de l’infection VHB en cas de co-
infection et a considérablement modifié l’histoire naturelle de l’infection virale B chez
les sujets co-infectés par le VIH (6).
- Modifications et intrigations thérapeutiques du VHB :
Le traitement Antiviral des hépatites chroniques à long terme est
imparfaitement évalué dans la population générale. Cependant, le facteur principal
associé à la survie sans complication d’une hépatite virale B est la clairance de
l’AgHBe, plus rapidement (voire plus fréquemment) obtenue par le traitement
antiviral (67).
Pour les patients co-infectés par le VIH, il a été suggéré que les traitements
classiques par l’interféron alpha ou vidarabine étaient moins efficace qu’en absence
d’infection par le VIH. Cependant, une fréquence non négligeable d’arrêts de
multiplication virale était obtenue chez les patients ayant une hépatopathie sévère
(100). Le bénéfice clinique de ces traitements ne pouvait être évalué, puisque ces
patients mouraient de leur infection VIH.
La situation a changé de nos jours. En effet, les thérapeutiques antiretrovirales,
notamment la Lamivudine et l’Adefovir, ont une meilleure efficacité contre le VHB
dont le mode réplicatif inclut une étape de reverse transcriptase peuvent améliorer
leur efficacité. Parallèlement à cette efficacité antivirale croissante, la restauration
immunitaire induite par la multi thérapie anti-VIH, devrait permettre un control optimal
des infections virales B des sujets co-infectés par le VIH et ainsi diminuer la
morbidité et la mortalité liées à l’infection virale B. Cependant, on ne méconnaîtra
pas les risques :
- d’hépatites médicamenteuses possiblement accrues et provoqués aux inhibiteurs
de protéases en cas d’hépatites préexistantes, et d’hépatite chronique B
- d’une majoration des lésions hépatiques, liées à la restauration immunitaire
induite par les multi thérapies Anit-VIH.
- de réactivations parfois plus sévères, en cas d’arrêt de la molécule efficace sur la
multiplication virale B.
- en cas de prolongation de traitement, d’un échappement lié à la sélection de la
souche mutée minoritaire en début de traitements et évoluant parfois sous une forme
sévère, voire sous la forme d’une fibrose cholestasique.
4-3 Epidémiologie de la co-infection VIH/VHB
90% des sujets infectés par le VIH ont des marqueurs sérologiques du VHB, 10%
sont porteurs chroniques de l’antigène HBs (50).
Chez les toxicomanes intraveineux, il peut exister une co-infection avec le VHD. Ils
présentent un portage chronique de l’AgHBs qui passe de 3% à 89%.
En phase aiguë, Le passage à la chronicité est signicativement plus élevé chez les
sujets VIH-1 ; les patients homosexuels présentent une séroprévalence du portage
chronique de l’AgHBs et de l’antigène HBe, qui passe de 6% à 20% ; alors que ce
chiffre est de l’ordre 5% dans la population sans VIH (49). Ce passage à la chronicité
semble d’autant plus fréquent que le taux de CD4+ est bas.
4-4-1 Réservoirs de virus
Le VHB et le VIH se trouvent dans le sang, le sperme, le flux menstruel et d’autres
liquides de l’organisme d’une personne infectée par ces virus. Les séropositifs en
VIH asymptomatiques et les porteurs du VHB pourront transmettre ces virus à
d’autres personnes, à travers ces produits biologiques ce qui explique la forte
proportion d’infection par ces virus.
4-4-2 Les groupes à risques :
Le VHB et le VIH se transmettent au cours des activités sexuelles non protégées,
lors du partage de seringues, lors d’une piqûre accidentelle avec une aiguille
souillée, ou encore par contact direct de sang ou autres liquides biologiques infectés
par les muqueuses( bouche, yeux, ou d’une plaie cutanée).
Ces virus peuvent être transmis de la mère à son enfant, habituellement lors de la
naissance. Ces virus ne sont pas transmissibles par les poignées de mains, les
étreintes, le partage de nourriture, ainsi que l’échange de vêtements.
Les personnes à risques sont essentiellement :
Les toxicomanes qui partagent leurs seringues ;
Les homosexuels mâles ;
Toute personne qui a une relation sexuelle non protégée avec une autre
personne préalablement infectée par ces virus ;
Toute personne ayant plusieurs partenaires sexuels ;
Les nouveau-nés de mères infectées par ces virus ;
Les hémophiles et les patients hémodialysés ;
Les travailleurs de la santé ;
Toute autre personne qui a des contacts avec le sang et les liquides biologiques ;
Les porteurs chroniques du VHB.
4- 4 prophylaxies :
Dépistage dans les banques de sang. Attention au risque en période de fenêtre
sérologique (± 3 semaines)
Protection lors des rapports sexuels
Utilisation unique de gants, de seringues stériles etc…
Monothérapie anti-reverse transcriptase pour la femme séropositive
enceinte.
Suppression de l’allaitement maternel en cas de mère séropositive
En cas de blessure accidentelle : faire saigner, rincer à l’eau, désinfecter et
donner immédiatement une prophylaxie anti virale (1 moi).
5- TRAITEMENT du VIH et la CO-INFECTION VHB/VIH
I-TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL :
I-1 Buts du traitement du VIH
- Prolongation et amélioration de la qualité de vie ;
- Réduction de la charge virale au niveau le plus bas possible et le plus longtemps
possible ;
- Préservation et / ou restauration de la fonction immunitaire ;
- Réduction de la morbidité et la mortalité liées au VIH ;
- Favoriser l’adhésion au traitement par les associations puissantes adaptées et
simplifiées pour le patient.
I-2 Les Moyens
Les principaux antirétroviraux actuellement disponibles agissent au niveau de
deux enzymes nécessaires à la réplication du VIH : La transcriptase inverse et la
protéase. Il existe également des inhibiteurs de fusion qui agissent à plusieurs
niveaux.
I-3 Les inhibiteurs de la transcriptase inverse
La transcriptase reverse ou inverse : est une enzymes permettant la synthèse
d’ADN complémentaire à partir de l’ARN viral et agissant au début du cycle de
réplication rétrovirale avant l’intégration à l’ARN de la cellule hôte.
I-3-1 Les inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase reverse (INTR)
Ils agissent après avoir subi une triple phosphorylation dans la cellule infectée en
bloquant la réplication due à la TR, entrant en compétition avec les nucléotidiques.
Zidovudine (AZT) : Retrovir. AMM : 1987
Présentation : gélules : 100 et 200 mg ; comprimé : 300mg ; solution buvable :
100mg /10ml ; perfusion : 200mg/ml
Posologie : 200mg /ml pour enfant de plus de 3 mois : 5mg/kg en 4 prises par jour
Interaction : L’utilisation concomitante des produits myélotoxiques est déconseillée ;
Effets secondaires : anémie, leuconeutropenie, myalgies, céphalées, insomnie,
nausées, vomissement, hépatomégalie, stéatose hépatique, hyperpigmentation de la
peau et surtout des ongles, acidose lactique.
Passage placentaire : 85%
Didanosine (DDI) : Videx. AMM : 1992
Présentation : Comprimés de 25,50, 150, 200, 250, et 400mg ;
Gélules de 250, et 400 mg ;
Poudre pour solution buvable 2 à 4 g/flacon
Posologie : en une prise par jour
• Adulte : poids supérieur ou égal à 60kg : 400mg par jour
Poids inférieur à 60kg : 250 mg par jour
• Enfant supérieur à 30 mois : 10mg/kg par jour
Interaction : Ils diminuent de plus de 50% avec l’acidité gastrique l’absorption de la
DDi d’où sa prise 1heure avant ou 2 heures après le repas ;
Prendre ddi au moins 1heure avant l’indinavir ou l’amprenavir et 2,5 heures avant le
ritonavir ; association contre indiquée avec les médicaments pancréatotoxiques
L’association DDI – D4T est toxique
Effets secondaires : pancréatite, neuropathies périphériques, altération de la
fonction hépatique, hépatomégalie, stéatose hépatique, trouble digestifs
(ballonnement et crampes abdominales, diarrhée), acidose lactique, hyperuricémie,
xérostomie.
Contre-indication : grossesse (n’utiliser qu’en dernier recours), allaitement,
hypersensibilité.
Lamivudine (3TC) : Epivir
Cette molécule est active sur l’hépatite B
AMM : 1996
Présentation : comprimé de 150mg, solution buvable : 10mg/ml
Posologie :
• Adulte : 150mg, deux fois par jour
• Enfant plus de 3 mois : 4mg /kg en 2 prises
Interaction : Eviter l’association 3TC et DDC ;
Effets secondaires : asthénie, nausées, et une élévation des transaminases, rare et
peu sévères ; pancréatite et neuropathies périphériques ; réactivation d’une hépatite
B chronique à l’arrêt, hyperlactatémie artérielle acidose lactique.
Passage placentaire : 100%
Stavudine (D4T) : Zerit. AMM : 1996
Présentation : Gélules de 15, 20, 30,40mg
Posologie : - adultes : poids inférieur à 60kg : 30mg, deux fois par jour ;
- poids supérieur ou égal à 60kg : 40mg, deux fois par jour.
- enfant : inférieur à 30kg : 2mg/kg en 2 prises,
Supérieur ou égal à 30kg = posologie adulte.
Interaction : Ne doit pas être associée à l’ AZT, en raison d’une compétition pour la
phosphorylation intracellulaire ;
Effets secondaires : neuropathies périphériques ; augmentation des transaminases,
pancréatite, acidose lactique, hépatomégalie, stéatose.
Contre-indication : hypersensibilité, grossesse, allaitement, neuropathie
périphérique.
Abacavir (ABC) : Ziagen. AMM : 1999
Présentation : comprimé de 300mg ; solution buvable 20mg/ml
Posologie : adulte : 300mg, deux fois par jour
Effets secondaires : risque d’intolérance cutanée avec rash, lésions muqueuses et
d’intolérance systémique avec fièvre, céphalée, diarrhée, myalgie cytolyse
hépatique, pan cytopénie
Contre- indication : hypersensibilité, allaitement, insuffisance hépatique, éviter si
grossesse, insuffisance rénale.
Tenofovir (TDF) : Viread
Présentation : Gélules de 200mg, Solution buvable de 10mg/ml
Posologie : adulte : 300mg en une seule prise par jour
Effets secondaires : sont peu fréquents.
I-3-2 Les inhibiteurs non nucléotidiques de la transcriptase reversent (INNRT)
Ce sont des puissants inhibiteurs très sélectifs de la transcriptase reverse. Ils sont
inactifs sur le VIH-2. Ils inhibent la transcriptase reverse de façon non compétitive, en
se liant directement sur le site catalytique de l’enzyme. Ils ne nécessitent pas de
modification chimique pour être actif donc pas d’étape de phosphorylation
préalable. Les deux molécules qui ont une AMM, la Névirapine et l’Efavirenz ont
pour principale caractéristique une demi-vie d’élimination prolongée (>40 heures).
Les INNRT, sont métabolisés au niveau du foie par le cytochrome et éliminés par le
rein.
Névirapine (NVP) : VIRAMUNE. AMM : 1998
Présentation : comprimé de 200mg.
Posologie : 1 comprimé par jour pendant 14jours puis 1 comprimé deux fois par jour
Effets secondaires : rashs cutanés (les 3 premières semaines), fièvre, nausées,
vomissement, céphalées, hépatite.
Contre-indications : hypersensibilité, insuffisance hépatique ou rénale, allaitement
Passage placentaire : important 100%
Efavirenz : Stocrin, Sustiva. AMM : 1999
Présentation : Gélules de 50, 100,200 mg
Posologie : 3 gélules en prise unique par jour le soir au coucher
Effets secondaires : troubles neuropsychiatriques (vertiges, insomnies, troubles du
sommeil, céphalées, troubles de la concentration), risque d’intolérance cutanée avec
rash, hépatotoxique
Contre-indications : hypersensibilité, affection hépatique sévère, grossesse,
allaitement.
I-3-3 Les inhibiteurs de protéase (IP)
Les IP du VIH agissent au niveau du processus d’assemblage des protéines virales
nouvellement synthétisées tout en inhibant l’action d’une enzyme clé, la protéase.
Les inhibiteurs de protéase conduisent à la production de virions immatures, défectifs
et incapables d’infecter de nouvelles cellules. Ils sont actifs sur les cellules infectées
de façon chronique contrairement aux inhibiteurs de la transcriptase inverse.
Indinavir (IDV) : Crixivan* AMM : 1996
Présentation : gélules de 200, 400mg
Posologie : 2 gélules, trois fois par jour
Interaction : Les aliments reduisent l’absorption de l’Indinavir donc à prendre 1 heure
avant ou 2 heures après les repas
Effets secondaires : hématurie et lithiase urinaire (surtout si hydratation insuffisante) ;
hyper bilirubinémie et cytolyse hépatique ; dyslipidemies et intolérance glucidique.
Contre-indication : hypersensibilité, grossesse, allaitement, insuffisance hépatique
sévère
Passage placentaire : nul
Saquinavir (SQV) : Invirase* AMM : 1996
Présentation : Gélules à 200mg (Invirase*), Capsules à 200mg (Fortovase*)
Posologie : Invirase : 600mg toutes les 8 heures au cours d’un repas ou 2 heures
après
Fortovase : 1200mg (6 capsules), trois par jour
Effets secondaires : troubles digestifs ; nausées, vomissements, diarrhée, douleurs
abdominales, diabète, lipodystrophie, augmentation des transaminases (ALAT)
Contre-indications : Hypersensibilité, grossesse (sauf nécessité absolue),
allaitement ; insuffisance hépatique sévère (Fortovase) ;
Passage placentaire : nul
Ritonavir (RTV) : Norvir*. AMM : 1996
Présentation : capsule à 100mg ; solution buvable 600 mg/7.5ml,
Suspension orale à 100 mg/1.25ml (solution alcoolique)
Posologie : 600mg, deux fois par jour, à atteindre progressivement en 15 jours si
possible au cours du repas
L’absorption : est de 80%
Effets secondaires : nausées, vomissements, douleurs abdominales, anorexie,
agueusie, neuropathies périphériques, érythème, lipodystrophie, augmentation des
transaminases, hyperlipidémie, diabète.
Nelfinavir (NFV) : Viracept* AMM : 1999
Présentation : Capsule, comprimé à 250mg ; solution buvable à 50mg/ml
Posologie : 750 mg (3 comprimés), trois fois par jour à prendre au cours des repas
qui augmentent de deux à trois fois l’absorption.
Effets secondaires : troubles digestifs (diarrhées, nausées, vomissements,
flatulence) ; rash cutanée rare ;
Cytolyse hépatique, dyslipidemies, intolérance glucidique.
Contre-indications : hypersensibilité, arythmie cardiaque, grossesse, allaitement.
Passage placentaire : nul
Lopinavir/ Ritonavir (LPV/r) : Kaletra*
Présentation : Gélules à 133mg de Lophiidé + 33mg de Ritonavir
Posologie : 800mg de Lopinavir (+ 200mg de Ritonavir) en deux prises
Effets secondaires : troubles digestifs (diarrhées, nausées, vomissements, douleurs
abdominales) hypercholestérolémie, hypertriglyceridemie, les dysleptiques semblent
plus fréquentes et plus sévères lors de l’utilisation du Lopinavir qu’avec les autres IP.
I-2-1 Les associations d’antirétroviraux
Combivir* (AZT 300mg + 3TC 150mg) en comprimé
Trizivir* (AZT 300mg +3TC 150mg + 300mg) en comprimé
Triomune* (D4T + 3TC + NVP)
I-2-2 Initiateurs de fusion
On distingue plusieurs mécanismes possibles d’inhibition de l’entrée du VIH dans
l’organisme.
L’inhibition de la liaison au récepteur CD4+
Les inhibiteurs des récepteurs aux chimiokines : antagonistes de CXCR4 ou
antagonistes de CCR5.
Les inhibiteurs de fusion VIH/membrane cellulairement
Enfuvirtide (fuzeon, T-20*). AMM 2004
Présentation : préparation injectable de 90 mg/ml
Posologie : Adulte et Enfant > 16 ans : la dose sélectionnée est de 90 mg deux fois
par jour en injection sous-cutanée. Garde une activité sur les virus résistants aux
autres antiviraux.
I-2-3 Les Indications du traitement Antiretroviral
Recommandations de l’OMS :
• Dans le cadre des programmes de traitement Antiretroviraux en situation de
ressource limitées, l’OMS recommande de débuter chez l’adolescent et l’ adulte , si
leur contamination par le VIH a été confirmée et s’il entre dans l’un des cas
suivants :
a- Stade clinique avancé :
- maladie à VIH de stade IV OMS, quelque soit le nombre de CD4
- maladie à VIH de stade III OMS, avec un nombre de lymphocytes CD4 <350
cellules/mm³ pour la prise de décision
b - Maladie à VIH stade I ou II OMS avec un nombre de lymphocytes CD4 <
200cellules/mm3.
• Les Schémas thérapeutiques de première intension de l’ OMS recommandés
chez l’adulte et l’adolescent
Stavudine Névirapine
Ou + Lamivudine +
Zidovudine Efavirenz
• Autres possibilités pour le traitement de première intention y compris le traitement
des infections des VIH-2 et VIH-1 de groupe O selon l’OMS :
Lopinavir / r
Stavudine Saquinavir/r
Ou + Indinavir/r
Lamivudine
Zidovudine Nelfinavir
• Schémas thérapeutiques de deuxième intention recommandés par l’OMS chez
l’adulte et l’adolescent en cas d’échec des schémas de première intention
En cas d’échec à : Passer à :
D4T ou AZT TDF ou ABC
+ 3TC+ + DDI +
NVP ou EFV LVP/r ou SQV/r
- pour les Femmes en age de procréer ou enceinte, le schémas thérapeutique de
première intention recommandé par l’OMS est : (D4T ou AZT) + 3TC + NVP
L’EFV est à éviter en cas de grossesse car il est tératogène. Quand une
contraception efficace peut être garantie le schéma thérapeutique ARV peut
comporter l’EFV comme INNRT.
Le Nourrisson et l’Enfant :
• Les associations d’ ARV recommandées par l’OMS en cas première intention
Schémas thérapeutiques de première Remarques
intention
D4T ou AZT Choix de l’INNRT
+ 3TC Si age < 3 ans ou perte de poids <10kg,
NVP
+ NVP ou EFV Si age > 3 ans ou poids > 10kg, NVP ou
EFV
• Traitements ARV recommandés par l’OMS en cas d’échec des schémas de
première intention
Schémas thérapeutiques de Schémas de deuxième intention
première Intention
D4T ou AZT ABC
+ 3TC + DDI
+ NVP ou EFV + LP/r ou NFV ou SQV/r si poids > ou égal
à 25 kg
- Les éléments de surveillance :
La surveillance est un élément important du traitement ARV. Elle est clinique et
biologique. Après l’inclusion dans le cadre de l’IMAARV, le suivi se fait comme suit :
- A un mois (M1) : on fait un interrogatoire minitieux, un examen physique complet et
un examen biologique comportant : NFS, Glycémie, Créatininémie, Transaminases ;
- A deux mois (M2) : idem M1 ;
- A six mois (M6) : M2 + CD4 ;
- Puis tous les six mois (M12, M18…) : idem M6.
En dehors de ses examens complémentaires, d’autres bilans seront demandés en
fonction de l’état clinique du patient.
Cette surveillance permet d’évaluer l’observance, la tolérance et l’efficacité du
traitement.
II- TRAITEMENT DE LA CO-INFECTION VHB/VIH :
II-1 But du traitement :
Comme toujours, le but du traitement est l’élemination du virus. Dans le cas de
l’hépatite B, cette élimination est peut-être possible, mais aucun marqueur ne permet
à ce jour d’affirmer qu’elle a eu lieu. Le véritable objectif d’un traitement de l’hépatite
B est donc ce qu’on appelle une “réponse virologique prolongée”, c’est-à-dire une
charge virale maintenue à un niveau suffisamment bas pour qu’il n’y ait plus de
progression de l’atteinte hépatique.
Se pose alors la question du maintien de cette réponse après l’arrêt du traitement
(arrêt obligatoire quand il s’agit de l’interféron, qui est forcément utilisé en cure d’une
durée limitée) (44).
II-2 Moyens thérapeutiques :
a- Molécules :
L’interféron alpha
Dans les formes évolutives d’hépatite chronique des résultats partiels sont obtenus
par traitement à L’Interféron alpha recombinant (7,46). C’est un traitement lourd, à la
dose de 5 à 10 millions d’unités 3 fois par semaine pendant 4 à 6 mois ; efficacité est
semblable à celle rencontrée chez les mono-infectés VHB ; contraintes importantes
et tolérance médiocre.
Les effets secondaires sont notables, en particulier syndrome pseudogrippal
neutropénie et plus rarement état dépressif potentiellement dangereux (suicide) ou
un dysfonctionnement thyroïdien.
Les résultats sont inconstants.
La forme retard de l’interféron (l’interféron couplé à une molécule de polyéthylène
glycol) est en cours d’évaluation ; ses avantages seraient une meilleure tolérance et
une meilleure efficacité.
On dispose de l’interféron alpha et bientôt du PEG-interferon, et de médicaments
antirétroviraux actifs sur le VHB et le VIH, ce qui est à la fois un avantage et une
difficulté.
Lamivudine (3TC) (Epivir®)
300mg/j ; disparition de l’ADN viral après 2 mois de traitement mais risque de
résistance virale chez 20% des patients à 1 an, 66% à 14% personnes/année.
La Lamivudine, a pour avantage sa simplicité d’utilisation, sa faible toxicité, sa
présence dans de nombreuses multithérapies, sa bonne efficacité sur la réplication
du VHB (6,7).
Elle est prise par voie orale à la dose de 100 mg par jour pendant 1 an. Son principal
inconvénient est d’induire constamment des mutations de résistance du VHB, de
ordre de 20% par an.
Utilisée en monothérapie, elle induit rapidement des mutations du VIH. Il existe un
risque élevé de rebond clinique et biologique de l’hépatite B à son arrêt brutal non
relayé par un autre traitement (6,7,55).
L’usage de la Lamivudine en monothérapie doit être remis en question chez les
patients co-infectés.
L’adéfovir dipivoxil (ADV) (Hepsera®)
10mg/jour, associé à la Lamivudine ; recommandé après échec ou intolérance de la
3TC. Possède une efficacité comparable à la 3TC mais est associé à une moindre
sélection de virus résistants (incidence inférieure à 2% par année de traitement). Il
est actif in vitro sur le VHB et sur les souches résistantes à la Lamivudine. L’adéfovir
est pris par voie orale à la dose de 10 mg /jour pendant au moins 42 semaines (7).
Ténofovir dipivoxil fumarate (TDF) (Viread®)
Importante activité in vitro contre le VHB sauvage et le mutant (YMDD) résistant à la
Lamivudine, évaluation en cours (7,62).
b- Stratégies :
La Lamivudine et le Ténofovir ayant une activité anti-VIH, les stratégies
thérapeutiques chez les patients co-infectés doivent prendre en compte les deux
virus (VIH-1et VIH-2).
II- 3 Début du traitement :
En phase chronique, une infection active à VHB est caractérisée avant traitement
par :
Une charge virale détectable,
Un antigène HBs détectable,
Un antigène HBe détectable (pour les porteurs d’un virus non muté).
Chez les co-infectés, ces paramètres ci-dessus sont fluctuantes et il est donc
nécessaire de faire plusieurs mesures dans le temps. En particulier la charge virale,
si elle est faible, peut se négativer et se positiver spontanément, même chez les
monoinfectés.
La décision de traiter doit prendre en compte les paramètres suivants :
Bilan hépatique,
État du foie,
Charge virale VHB.
Les recommandations du consensus ont consisté à opérer sur les paramètres des
monoinfectés : La décision de traiter devrait se baser sur la charge virale HBV : au-
dessus de 20000 UI/ml pour les patients HBe+ et au dessus de 2000 UI/ml pour les
patients HBe- (1UI= 5 copies). La décision de traiter doit être réservée aux hépatites
actives et évolutives : la fibrose et l’inflammation du foie seront évaluées par biopsie
ou par des tests similaires (Fibrotest®, Fibroscan®) et le traitement initié si les
scores Metavir* sont au moins de A2 (inflammation modérée) et F2 (fibrose légère).
Avant tout choix de traitement, on doit diagnostiquer une présence éventuelle de
cirrhose (qui exclurait le recours à l’interféron, dangereux dans ce contexte). NB :
d’autres experts n’excluent pas le recours à l’interféron dans le contexte d’une mono
infection et d’une cirrhose, pourvu qu’elle ne soit pas trop avancée (cirrhose
compensée). Les risques à mettre sous interféron une personne cirrhotique et
immunodéprimée ne sont pas connus à ce jour (44).
II- 4 Le choix du premier traitement :
Pour les patients ayant plus de 500 CD4/mm³ mais devant traiter leur hépatite, il
n’est pas souhaitable d’entamer une trithérapie anti-VIH. L’interféron est alors une
option. L’interféron pégylé est recommandé. Pour le PEG-interféron 2a, on injectera
en sous-cutané une dose de 180 microgrammes une fois par semaine pendant un
an. À l’issue du traitement, on vise une séroconversion HBe durable (après arrêt du
traitement), pour les patients HBe+ et une suppression durable de la charge virale
avec normalisation des transaminases chez les patients Ag HBe. Chez les patients
avec plus de 500 CD4 ne pouvant pas recevoir d’interféron (cirrhose, non-réponse,
intolérance), il faudrait disposer d’une thérapie n’ayant aucune efficacité anti-VIH, si
on ne veut pas risquer l’émergence de résistances du VIH, compromettant le
traitement ultérieur de cette infection. Malheureusement il n’y en pas actuellement,
tous les antiviraux actifs contre le VHB étant des inhibiteurs de la transcriptase
inverse, une enzyme que le VIH possède aussi sous une forme très voisine. Et en
effet, la lamivudine, l’emtricitrabine, le tenofovir ont une efficacité contre le VIH ce qui
nous obligent à les utiliser dans le cadre d’une trithérapie anti-VIH. Si le traitement
anti-VIH est entrepris alors que les CD4 sont inférieurs à 200/mm³, (44). Un risque
de réactivation de l’atteinte hépatique liée à la remontée de l’immunité peut avoir des
conséquences graves sur le foie (parfois fatales) en présence de cirrhose. Si la
charge virale HBV est élevée, on pourrait diminuer le risque de réactivation en
abaissant cette charge virale par un traitement d’induction avant la mise en place du
traitement anti-VIH. Pour les patients co-infectés avec une résistance du HBV à la
lamivudine, on ajoutera le tenofovir au traitement anti-VIH en cours si celui-ci
contrôle le virus, et dans le cas contraire, on pourra choisir un nouveau traitement qui
contient du ténofovir (44).
II- 5 Surveillance pendant le traitement (82)
Pour suivre l'efficacité du traitement, plusieurs paramètres sont utiles. Tout d'abord, il
faut doser les transaminases, chaque mois au début du traitement, puis tous les trois
mois. La mesure de la charge virale est plus précise, peut être faite tous les trois
mois, ou élevé en cas de cirrhose. Lorsqu'il s'agit d'une hépatite chronique à l’AgHBe
positif, il serait important de repérer une éventuelle séroconversion. C'est pourquoi il
est conseillé de faire la recherche de cet antigène, ainsi que de l'anticorps anti-HBe.
Lorsque l'ADN viral a fortement diminué dans un second temps, et que I'ADN du
VHB et l'antigène HBe sont négatifs, il faut de la même manière surveiller une
possible séroconversion.
Le suivi des effets indésirables concerne surtout l'IFN : prises de sang régulières
(NFS, TSH, etc.). Enfin, l'apparition d'une souche résistance se traduira par une
nouvelle augmentation de la charge virale. Après l'arrêt d'un traitement, la
surveillance des marqueurs biologiques et virologiques doit être poursuivie en raison
du risque de réactivation virale (82).
Il n'existe pas une réponse clinique satisfaisante lors du traitement immunologique
de l'hépatite B, mais plusieurs types de réponses, correspondant à des stades
successifs :
* 1er temps, la charge virale diminue et, si tout va bien, passe en dessous du seuil
des 100 000 copies par ml. Cette réponse virologique est accompagnée ou suivie
d'une normalisation des transaminases et d'une diminution de l'activité de l'hépatite,
voire du score de fibrose. A ce stade, le risque de réactivation persiste ;
* 2ème temps, la séroconversion HBe se produit et le risque de réactivation devient
faible. Ce type de réponse est en général pris en compte dans les essais pour
évaluer l'efficacité des traitements ;
* 3ème temps, l'AgHBs peut se négativer, ce qui correspond à la guérison de
l'hépatite chronique B sans risque de réactivation. Ce type de réponse est plus rare,
souvent tardive, survenant après l'arrêt du traitement. Par ailleurs, comme dans
l'hépatite C, une importante diminution de la charge virale au tout début du traitement
est prédictive d'une meilleure réponse ultérieure.
II- 6 Arrêt du traitement :
Avec les antiviraux, la question de l’arrêt du traitement se pose chez les
monoinfectés. Chez les co-infectés, si le traitement anti-VHB est prescrit dans le
contexte d’une cirrhose, son arrêt peut être dangereux en cas de rebond viral. Il peut
aussi faire partie d’une multi thérapie anti-VIH : dans tous les cas, le consensus
recommande d’éviter l’arrêt des traitements anti-VHB chez les co-infectés.
IV-MATERIELS et METHODES
1- lieu d’étude :
Notre étude a été réalisée au Centre National de Transfusion Sanguine et au
Service des maladies infectieuses du CHU du Point-G à Bamako. Le CNTS a servi
de traitement des échantillons de sang collectés.
a) Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) :
Centre de référence pour la collecte et la dispensation des produits sanguins et
apparentés.
- La création et la mission du CNTS :
Le CNTS a été créé par l’ordonnance N°90-38/P-RM du 5 juin 1990.
l’ordonnance 041/P-RM du 20 septembre 2000 lui confère le statut d’établissement
Publique à caractère Scientifique, Technologique et Culturel (EPSTC) et le décret
N°587/P-RM du 23 Novembre 2000 réglemente son fonctionnement.
- La situation géographique :
Le CNTS est situé en commune II du district de Bamako, à Quinzambougou sur la
rue ACHKABAD.
Il est contigu au CFTQ (Centre de formation Technique de Quinzambougou) sur la
voie qui mène au commissariat du 3ème arrondissement de Bamako.
Le personnel : il se compose de
- 4 Médecins dont un est responsable du laboratoire et les 3 autres sont chargés de
la collecte du sang et du suivi clinique des donneurs de sang.
- 4 pharmaciens dont l’un est chargé de la formation, de la recherche et de
l’assurance qualité et les 3 autres du contrôle et de la distribution des poches de
sang ;
-5 assistants médicaux
-6 techniciens supérieurs de santé
-5 techniciens de santé
-4 comptables
-3 secrétaires de direction
-1 réceptionniste téléphonique
-1 agent de saisie
-1 cuisinière
-1 manœuvre
-1 gardien
- 4 chauffeurs
Ce personnel est coiffé par un directeur qui est chargé de diriger, coordonner, animer
et contrôler les activités du centre.
Par ailleurs le CNTS est doté d’un service de séro-immunologie avec deux chaînes
complètes d’ELISA où s’effectuent tous les tests de dépistage, d’évaluation et de
recherche concernant le VIH-SIDA, l’AgHBS, et les Anticorps anti-HCV qui entrent
dans les composantes de la sécurité transfusionnelle.
Le local du CNTS est un bâtiment comportant un bloc administratif, un bloc pour le
laboratoire (groupage, sérologie, hémato-biochimie), et un bloc pour le prélèvement
de sang. Le centre dispose également d’une chambre froide, d’un magasin de
stockage des matériels et consommables, d’une salle de garde et de deux salles de
consultations et de suivi des donneurs et enfin d’une salle de restauration pour les
donneurs bénévoles et réguliers de sang. Le CNTS possède un incinérateur de
déchets biomédicaux et un groupe électrogène.
Les activités du CNTS sont :
-La collecte de sang ;
-La sensibilisation de la population au don de sang volontaire ;
-Les analyses de sécurité transfusionnelle afin de valider les produits sanguins
selon les normes de l’OMS;
-Les analyses variées de biologie clinique ;
-Fractionnement, conservation et distribution des produits sanguins ;
-La formation initiale et continue des stagiaires de la FMPOS et des écoles de
formation de santé dans le domaine de la transfusion sanguine ;
-La mise en œuvre des projets de recherche par l’encadrement des étudiants en
année de thèse.
-La formation continue en transfusion sanguine.
Le don de sang est un geste significatif effectué par deux groupes de personnes: le
premier est constitué par des donneurs bénévoles et réguliers et le second par des
donneurs occasionnels. Après l’enregistrement dans le registre ils passent tous au
niveau des médecins du service pour la prise de la tension artérielle tout en
subissant un interrogatoire. Après ce entretien avec le médecin, ils passent dans la
salle de prélèvement pour le don proprement dit.
IL est à noter que les activités de prélèvement et de distribution des produits
sanguins se déroulent 24heures sur 24, tous les jours de la semaine. D’après la
base de donnée du département de la collecte du CNTS, en 2005 - 2006 il a été
enregistré :
En cabine fixe 20380 dons soit 94%
En cabine mobile 1301 dons soit 6%
Le nombre de dons volontaires était de 6187 (28,54%), celui des dons de
compensation et occasionnel représentait 15494 (71,46%). Au total
21681donneurs. Les hommes étaient plus représentés 17884 (82,49%) et les
femmes 3797 (17,51%).
b) Le service des maladies infectieuses :
Elle est située au sein du centre hospitalo-universitaire du Point-G (CHU). Hôpital
de 3ème niveau de la pyramide sanitaire du Mali. Le service est constitué de 16 lits
d’hospitalisation pour 5 salles, 3 médecins dont 2 spécialistes en maladies
infectieuses et un généraliste en formation, 4 infirmières, 2 aides soignantes, ainsi
que 4 garçons de salles.
2- Période et type d’étude :
Notre étude est une enquête, prospective et transversale. Elle porte sur l’ensemble
des donneurs de sang porteurs de l’antigène HBs+ et du VIH/SIDA, du 1er Février
2006 au 1er Octobre 2006, au CNTS et les malades du VIH/SIDA hospitalisés au
Service des maladies infectieuses du CHU de Point-G à Bamako.
3- Population d’étude :
Notre population d’étude était constituée de donneurs bénévoles de sang admis au
Centre National de Transfusion Sanguine et des malades hospitalisées au service
des maladies infectieuses du CHU du Point-G à Bamako. Pour réaliser l’analyse des
marqueurs, nous avons répartie notre population d’étude en trois groupes :
31patients portant AgHBs+/VIH-
31patients portant AgHBs+/VIH+/SIDA-
31patients portant AgHBs+/VIH+/SIDA+
4- Les critères :
a) critères d’inclusion :
- Etre hospitalisé au service des maladies infectieuses ou être donneur volontaire de
sang du CNTS.
- Etre porteur de l’antigène de surface de l’hépatite B ou du VIH.
- Avoir donné son consentement éclairé.
b) critères de non inclusion :
Tous les porteurs de l’AgHBs- durant la période d’étude ; ainsi que les cas de
transfères. De plus n’étaient pas inclus dans cette étude tous les donneurs ayant
refusés de donner leur consentement éclairé et ceux jugés inaptes au don de sang
par le médecin de collecte. Il s’agissait en majorité des femmes en période de règles,
de grossesse ou d’allaitement, des personnes âgées de moins de 18 ans ou de plus
de 60 ans au moment du don, des personnes hypertendus (ayant un H.T.A), des
diabétiques, des personnes souffrant de maladies héréditaires ou qui sont sous
certains traitements médicamenteux.
5- Echantillonnage :
L’échantillonnage était effectué de façon exhaustive. Il s’agissait de recruter tous les
patients et les donneurs de sang répondant au critère de sélection. Nos résultats
étaient soumis aux tests statistiques de signification, qui est le X² avec P. Le test de
Fisher était utilisé lorsque les effectifs attendus seront inférieurs à 5. La saisie et
l’analyse des données a été faite par le logiciel SPSS Version 12.0.
6- Variables mesurées :
Variables socio-démographiques que sont : âge, sexe, situation matrimoniale,
et la profession.
Variables biologiques :
taux sérique des antigènes HBs et HBe
taux sérique des anticorps anti-HBs, anti-HBe, et anti-HBc
Dénombrement des CD4
Variables cliniques : les signes majeurs et mineurs du VIH
7- Méthodes :
L’ensemble des patients ont été soumis à un interrogatoire anamnestique,
comportant des données socio-démografiques et biologiques. Les examens
biologiques réalisés étaient :
La sérologie VHB d’une part a porté sur la recherche des antigènes AgHBs et
AgHBe puis la recherche des anticorps spécifiques que sont :
Ac anti-HBs (IgM et IgG), DO
Ac anti-HBe (IgM et IgG), DO
Ac anti-HBc (IgM et IgG), DO
D’autre part la sérologie HIV, par les tests de dépistage que sont : Le test d’ELISA =
GENSCREEN, VIH 1/2 version 2. De Plus un second test rapide qui permet
d’identifier le type sérologique du virus en cause est utilisé appelé ImmunoComb II
Bispot (VIH-1 ou VIH-2, VIH 1+2).
La confidentialité des résultats était assurée par le codage des prélèvements
effectués chez les malades.
7-1 Matériels :
7-1-1 matériels de prélèvement :
_ Gants
_ Alcool et coton
_ Aiguilles stériles et étiquettes
_ Garot et pansements ;
_ Tubes stériles et étiquettes (tubes à étiqueter avant tout prélèvement)
7-1-2 matériels et réactifs :
_ Marqueur
_ Stylo
_ Fiche de paillasse
_Papier absorbant
_Eprouvettes graduées de 10-20-1000µL
_Pipette de 100-1000µL
_ Embouts
_Pipette multi canal
_Agitateur et système de lavage automatique, un incubateur sec des
microplaques
_Des conteneurs de déchets contaminants
_ Centrifugeuse
_Spectrophotomètre (PR 2100)
_Trousse de réactifs MUREX AgHBs
_Trousse de réactifs GENSCREEN, HIV ½ Version 2 de BIO-RAD
_Trousse de réactifs MONOLISA® Anti-HBs 3.0
_Trousse de réactifs MONOLISA® Anti-HBe
_Trousse de réactifs MONOLISA® Anti- HBc plus
_Trousse de réactifs ImmunoComb II Bispot.
7-2 Les techniques d’analyses :
7-2-1 Préparation des échantillons à analyser :
Le sang prélevé sur tube sec ou avec anticoagulant était centrifugé à 1500 t/mn
pendant 10mn. Le sérum ou le plasma était collecté dans un tube stérile pour les
analyses (fig 2).
fig2 : Portoir métallique contenant des échantillons de sang prélevés.
Nous commencions dans un premier temps par faire les analyses sérologiques de
dépistage des infections à VHB et VIH puis dans un second temps nous procédions
à la recherche des différents marqueurs du VHB. Les réactifs utilisés étaient:
Murex AgHBs Version 3, Monolisa® anti-HBs 3.0, Monolisa® anti-HBe, Monolisa®
anti-HBc plus.
7-2-2 Dépistage de l’AgHBs :
Le test de Kit contenant une plaque de 96 puits ; Réf : 72313.0
C’est une technique immuno-ensymatique de type «Sandwich» en un temps, utilisant
trois anticorps monoclonaux sélectionnés pour leur capacité à se lier aux différents
sous types de l’AgHBs, actuellement reconnus par l’OMS. La phase solide est
constituée de 12 barrettes de 8 cupules en polystyrène sensibilisées avec un premier
anticorps monoclonal. Les deux autres anticorps monoclonaux sont couplés à la
peroxydase.
Matériels et réactifs :
- Les réactifs et matériels utilisés étaient les suivants:
- Micropipettes de 50µl et 100µl
- Pipette multicanaux (12 canaux) de 300µl
- Eprouvettes graduées de 25ml, 100ml et 1000ml
- Conteneurs de déchets contaminés
- Bac à obscurité
- Papier absorbant
- Bac de distribution de réactif
- Embouts jaunes et bleus
- Minuteur
- Marqueur et feuilles de paillasse
- Incubateur de microplaque à 37°C
- Appareil de lavage automatique
- Spectrophotomètre PR 3100 (BIO-RAD France)
- Spectrophotomètre TECAM de Murex
- Imprimante
- Centrifugeuse
- Eau distillée
- Eau de Javel
Kit de réactifs Murex®AgHBs V3
Composition du Kit :
- Microplaque de 12 barrettes de 8 puits sensibilisés avec un anticorps monoclonal
anti-HBs murin de type IgG2b (R1)
- Solution de lavage concentrée 10x étiquetée (R2)
- Solution de contrôle négatif (humain) étiquetée (R3)
- Solution de contrôle positif (humain) étiquetée (R4)
- Le diluant pour les échantillons (R5)
- Diluant des conjugués, étiquetés (R6)
- Conjugué (anticorps monoclonaux anti-HBs couplés à la peroxydase, étiquetée
(R7)
- Tampon substrat de la peroxydase solution d’acide citrique et d’acétate de Sodium
à pH 4 étiquetée (R8)
- Substrat chromogène : solution contenant de la tetraméthyl benzidine, étiquetée
(R9) ;
- Solution d’arrêt : solution d’acide sulfurique 1N, étiquetée (R10).
- Feuilles adhésives pour microplaque (R11)
- Le(s) sachet(s) minigrip pour la conservation des barrettes inutilisées (R12)
7-2-3 Principe :
Le Murex AgHBs V3 est un test ELISA. Son principe est basé sur la capture de
l’antigène de la surface du virus de l’hépatite B contenu dans le sérum, à l’aide d’un
anticorps monoclonal fixé sur un support solide. Un second anticorps monoclonal est
utilisé pour reconnaître l’antigène capturé puis un 3ème anticorps couplé à la
peroxydase permet de détecter le complexe antigène anticorps formé. L’ensemble
est ensuite révélé par l’ajout du substrat de l’enzyme qui, hydrolysé conduit à
l’apparition d’une coloration dont l’intensité mesurée par un densitomètre optique ou
l’absorbance est proportionnelle à la quantité d’antigène présent dans le sérum.
7-2-4 Mode opératoire :
Utiliser les sérums de contrôles négatif et positif pour valider la qualité du test.
• Etablir le plan de distribution et d’identification des échantillons
• Préparer la solution de lavage dilué (R2)
• Préparer la solution de conjuguer (R6 + R7)
• Sortir le cadre support et les barrettes (R1) de l’emballage protecteur ;
• Distribuer dans les cupules et dans l’ordre suivant
- 100µl de contrôle négatif (R3) dans les cupules A1, B1, C1 et D1
- 100µl de contrôle positif (R4) dans la cupule E1
- 100µl du 1er échantillon à tester dans la cupule F1
- 100µl du 2ème échantillon en G1, H1 etc.…
NB : à ce stade la bonne distribution des échantillons peut être vérifiée de façon
visuelle en observant les niveaux des cupules.
fig 3: Microplaque contenant des échantillons positifs de coloration jaune or
par l’acide sulfurique (Solution d’arrêt).
- 50µl du conjugué (R6+R7) dans chaque cupule à l’aide de pipette multicanaux puis
homogénéiser et mélanger dans chaque puits à l’aide de la pipette. Vérifier la bonne
distribution des échantillons et du diluant par l’observation d’une coloration rouge.
• Couvrir les puits d’un film autocollant
• Incuber la plaque dans l’incubateur sec pendant 60 mn à 37°C
• Retirer le film adhésif et laver la plaque à l’aide du laveur automatique
(programme de lavage = aspiration de 100µl, suivi de 5 cycles d’injection/aspiration
de 300µl de solution de lavage)
• Essorer en tapotant la plaque renversée sur une feuille ″d’essuie tout ″
• Distribuer rapidement dans chaque puits 100µl de solution de révélation
préalablement préparée (substrat = mélange de R8 et de R9)
• Placer la plaque dans une boite hermétique et laisser incuber à l’obscurité
pendant 30 mn à la température du laboratoire
• Distribuer dans chaque puits 100µl de la solution d’arrêt (R10) en adoptant la
même séquence et le même rythme de distribution que pour la solution de révélation
• Essuyer soigneusement le dessous de la plaque avec un essuie tout
• Lire la densité optique des puits à l’aide du spectrophotomètre à 450nm dans les
30 mn qui suivent l’arrêt de la réaction.
NB : à chaque pipetage changer d’embout d’un sérum à l’autre.
7-2-5 Expression et interprétation des résultats :
La présence ou l’absence des antigènes HBs est déterminée en comparant pour
chaque échantillon l’absorbance enregistrée à celle de la valeur seuil calculée.
Calcul de la moyenne des absorbances pour les contrôles négatifs (DOR3)
DOR3 = [DO (A1) + DO (B1) + DO (C1) + DO (D1)] / 4
Calcul de la valeur seuil
VS = DOR3 + 0,040
Validation de l’essai et interprétation des résultats :
La moyenne des sérums de contrôle négatif doit être inférieure à 0,80 unité de DO.
Les échantillons dont les densités optiques sont inférieures à la valeur seuil sont
considérés comme négatifs et ceux dont les DO sont supérieurs à la valeur seuil sont
considérés comme positifs.
Les échantillons dont les DO sont autour de la valeur seuil doivent être testés à
nouveau.
Kit de réactif Monolisa® anti-HBs 3.0
Composition du kit :
- Microplaques : 12 barrettes de 8 cupules sensibilisées par un mélange d’antigènes
de surface du virus de l’hépatite B, sous type ad et ay d’origine humaine (R1).
- Solution de lavage : (concentrée 10 fois) Tampon Tris, NaCl, pH : 7,4 (R2).
- Contrôle négatif : (Diluant échantillon sérique).Tampon PBS PHS pH : 7,4
additionné de sérum albumine bovine et de sérum de veau fœtal ( R3).
- Standaard positif : Tampon PBS, pH 7,4 ; additionné de sérum albumine bovine,
et de sérum de veau fœtal. (R4).
- Conjugué biotine AgHBs : Mélange d’antigènes de surface du virus de l’hépatite B,
sous-type ad et ay d’origine humaine marqués par la biotine ,et en solution dans du
tampon Tris, NaCl, PH 7,4 (R5).
- Conjugué Streptavidine-peroxydase : Streptavidine couplée à la peroxydase ; en
solution dans du Tampon Tris, NaCl, pH 7,4 (R6).
- Tampon substrat de peroxydase : Solution d’acide citrique et d’acétate de sodium
pH 4,0 contenant 0,015% d’H2O2 et 4% de diméthylsulfoxyde (DMSO). (R8)
- Chromogène : Solution contenant du tétraméthyl benzidine (TMB). (R9)
- Solution d’arrêt : Solution d’acide sulfurique 1N (R10)
- Film adhésif
Principe du test :
Monolisa Anti-HBs 3.0 utilise une technique immuno-ensymatique de type "
Sandwich" en deux temps utilisant un mélange d’AgHBs de sous type ad et de sous
type ay d’origine humaine. La phase solide est constituée de barrettes de 8 cupules
de polystyrène sensibilisées avec le mélange d’AgHBs purifié.
Le mélange de conjuguer (AgHBs marqués à la biotine et la Streptavidine couplée à
la peroxydase) utilise l’effet amplificateur du système SYREPTAVIDINE-BIOTINE.
Le dosage comprend les étapes réactionnelles suivantes :
1) Incubation de sérum de contrôle, des échantillons en présence du mélange
d’AgHBs immobilisé sur la phase solide.
2) Lavage puis incubation avec le mélange d’AgHBs biotinilé et v conjugué
Streptavidine-peroxydase.
3) Lavage puis révélation de l’activité enzymatique liée à la phase solide par
addition du substrat.
4) Arrêt de la révélation puis lecture des densités optiques à 450/62O-700 nm et
interprétation des résultats.
Mode opératoire :
Utiliser les sérums de contrôles négatif et positif à chaque mise en œuvre du
test pour valider la qualité du test.
• Etablir le plan de distribution et d’identification des échantillons (schéma de
plaque)
• Préparer la solution de lavage R2
• Sortir de l’emballage protecteur le cadre support et le nombre de barrettes
nécessaires R1. Remettre les barrettes non utilisées dans l’emballage et refermer
avec soin.
• Déposer directement, sans prélavage de la plaque en fonction du mode
d’utilisation choisi, les réactifs suivants :
Pour le dépistage :
- 100 µl de contrôle négatif R3
- 100 µl de standard positif R4
- 100 µl d’échantillon non dilué
Pour la sélection des plasmas
- 100µl de contrôle négatif R3
- 100 µl de standard positif R4
- 100µl d’échantillon à la dilution appropriée dans le réactif R3
Pour le dosage quantitatif
- 100µl de contrôle négatif R3
- 100µl d’étalon 10mUL/ml……………………………….........Cupule D1
- 100µl d’étalon 50mUl/ml……………………...........................CupuleE1
- 100µl d’étalon 100mUl/ml……………………………………..Cupule F1
- 100µl d’étalon 150 mUl/ml……………………………………Cupule G1
- 100 µl du premier échantillon non dilué…………Cupule H1
- 100µl du premier échantillon dilué 1/10…………..Cupule A2
• Recouvrir d’un film adhésif, laisser incuber 60±5 mn à 37°C ou 40± 1°C
• Préparer la solution du conjugué (R5 + R6)
• Retirer le film adhésif, vider par aspiration le contenu de chaque cupule dans
le conteneur de déchets, puis laver 4 fois.
• Si le nombre de détermination est inférieur à 16, ajouter 50µl de réactif R5 et
50 µl réactif R6 dans chaque cupule ; sinon, distribuer 100µl du mélange R5+
R6 (voir chapitre 6).
• Recouvrir d’un film adhésif, vide par aspiration le contenu de chaque cupule
dans le conteneur de déchets, puis laver 5 fois.
• Préparer la solution de révélation enzymatique (R8 + R9)
• Distribuer rapidement, à l’abri de la lumière vive ,100µl de la solution de
révélation de l’activité enzymatique (R8 + R9) dans toutes les cupules. Laisser
la révélation se développer dans l’obscurité pendant 30 ± 5 minutes à la
température ambiante (18 à 30°C).
Lors de cette incubation, on ne doit pas utiliser de film adhésif
• Ajouter 100µL de la solution d’arrêt (R10) dans chaque cupule.
• Essuyer soigneusement le dessus de la plaque et lire la densité à 450/620-
700 nm, dans les 30 mn qui suivent l’arrêt la réaction.
- Calcul et mode interprétation des résultats :
1. En fonction du mode d’utilisation, calculez les densités optiques moyennes
enregistrées sur :
a) Contrôle négatif R3
Exemple : Contrôle négatif R3 DO
1 0.031
2 0.040
3 0.037
----------------
Total DO /3 = 0.108/3 = 0.036 = DO R3
b) Standard positif R4
Exemple : Standard positif R4 DO
1 0.925
2 0.961
----------------
Total DO/2 = 1.886/2 = 0.943 = 0.943 = DO R4
2. Calculer la valeur seuil
La valeur seuil est égale à DO R3 + 0.075
Exemple : DO R3 = 0.036
Valeur Seuil : 0.036 +0.075 = 0.111
- Interprétation des résultats :
1) Dépistage
Les échantillons dont la densité optique est inférieure ou égale à la valeur seuil sont
négatifs.
Les échantillons dont la densité est supérieure à la valeur seuil sont positifs.
Les échantillons avec un faible ratio (D.O échantillon/ D.O valeur seuil) compris entre
1 et 2 doivent être interprétés avec prudence.
2) Sélection des plasmas
Les plasmas, dont la dilution appropriée donne une DO supérieure ou égale à celle
du contrôle positif R4 seront sélectionnés.
3) Dosage quantitatif
Les échantillons dosés purs, présentant une DO inférieure ou égale à la valeur seuil
seront considérés négatifs. Pour les échantillons (dosés purs ou dilués au 1/10e)
présentant une DO comprise entre la valeur seuil et l’étalon 150 mUl/ml la
concentration en anti-HBs sera déterminée. Les résultats basses de valeurs (< 15
mUll/ml) devront être interprétés avec précaution.
- Limites de la Méthode
En raison de la variabilité des réponses immunologiques d’un individu à un autre
après une infection par le virus de l’hépatite B suite à une vaccination ou à une
injection d’immunoglobulines thérapeutiques, il est recommandé d’interpréter avec
précaution les résultats de basse valeur.
Le Kit du réactif Monolisa® HBe :
Composition du Kit :
- 12 Barrettes de 8 cupules sensibilisées avec des anticorps anti-HBe humains
provenant de sérum positif en AgHBs, inactivé(R1)
- Solution de lavage concentrée 10 fois (R2)
Tampon Tris-NaCl pH 7,4
- Contrôle négatif (commun aux tests AgHBe/Anti-HBe)
- Sérum humain négatif en anticorps anti-HIV1 et anti-HIV2, en antigène HBs et Anti
HCV (R3)
- Contrôle positif (R4)
Plasma humain défibriné positif en AgHBs, négatif en anticorps anti-HVI1 et anti-
HIV2 et en anticorps anti-HCV, inactivé.
- Contrôle positif Test AG HBe (R5)
Plasma humain défibriné positif en AgHBe et en AgHBs, négatif en anticorps anti-
HVI1, anti-HIV2 et en anticorps anti-HCV, inactivé.
- Antigène de neutralisation (R6)
Plasma humain défibriné positif en AgHBe et AgHBe et en AgHBs, négatif en
anticorps anti-HIV1, anti-HIV2 et en anticorps anti-HCV, inactivé.
- Conjugué test Anti-HBe, concentré 5fois (R7a)
2 anticorps monoclonaux murins (Acm1 et Acm2)
Anti-HBe couplé à la peroxydase.
- Conjugué test AgHBe, concentré 5fois (R7b)
2 anticorps monoclonaux murins (Acm1et Acm2), Anti-HBe couplés à la peroxydase.
- Tampon substrat de la peroxydase (R8)
Tampon citrate contenant 0,003% ‘H2O2.
- Chromogène (R9)
Comprimés D4OPD : O-phénylène-Diamine 2HCL dosés à 30 mg.
- Chromogène (R9)
Solution d’acide sulfurique 4N, Film adhésif pour microplaque
Principe du test :
Repose sur la détection de l’antigène HBe et anticorps HBe.
a) détection de l’AgHBe :
Elle repose sur une technique immunoensymatique du type sandwich en deux
temps, utilisant un anticorps anti-HBe humain et couple d’anticorps monoclonaux
Anti-HBe marqué (Acm1et Acm2) d’origine murine reconnaissant des épitopes
différents .
b) détection des anticorps anti-HBe
La trousse utilise la même phase solide que pour l’AgHBe. Le test est basé sur la
compétition entre l’anticorps insolubilisé et l’anticorps présent dans l’échantillon vis-
à-vis d’une quantité limitée d’antigèneHBe, d’origine plasmatique, utilisé comme
réactif de neutralisation. La révélation se fait ensuite à l’aide d’un mélange du couple
d’anticorps monoclonaux (Acm1 et Acm2) marqué à la peroxydase.
Mode opératoire :
Les tests AgHBe et anti-HBe peuvent être réalisés sur la même plaque. Dans ce cas,
nous conseillons de faire :
• Le test anti-HBe: sur les lignes A, B, C,
• Le test AgHBe: sur les lignes E, F, G, H
a) protocole du test anti-HBe :
1- Préparer la solution de lavage.
2- Sortir de l’emballage protecteur le cadre support, et le nombre de barrette
nécessaire. Remettre les barrettes non utilisées dans l’emballage puis refermer.
3- Remplir toutes les cupules avec 0,4ml de solution de lavage une fois pleine puis
sécher la plaque sur du papier absorbant par retournement. Si l’on dispose d’un
laveur automatique, respecter le même cycle opératoire.
4- Distribuer dans les cupules successivement :
A1, B1, C1 : 100 de contrôle négatif (R3)
D1 : 100 µL de contrôle positif (R4)
E1, F1, G1 1000 µL d’échantillon inconnu.
5- Ajouter rapidement 50µL d’antigène neutralisant (R6) par cupule
6- Recouvrir la plaque avec un film adhésif, laisser incuber 17 à 21 heures à la
température ambiante (+18-30°C).
7- Préparer la solution de conjuguer (R7) a avant la fin de la première incubation
8- Retirer le film adhésif, vider par aspiration le contenu de chaque cupule dans le
conteneur de déchets puis laver quatre fois comme à l’étape 3.
9- Distribuer rapidement 100µL de solution de conjuguée (R7a) par cupule. Couvrir
la plaque avec un film adhésif, et laisser incuber 30± 5 mn à 40± 1°C.
10- Retirer le film adhésif, vider par aspiration le contenu de chaque cupule dans le
conteneur de déchets, puis laver 5 fois comme à l’étape 3.
11- Préparer extemporanément la solution de révélation enzymatique (R8 +R9)
12- Distribuer rapidement 100µL de la solution de révélation par cupule et placer la
plaque pendant 30mn dans l’obscurité et à la température ambiante (+ 18-30°C).
13- Ajouter rapidement 50µL de la solution d’arrêt (R10) dans chaque cupule.
14- Essuyer soigneusement le dessous de la plaque, et lire la densité optique à
492/620 nm, dans les 30 mn qui suivent l’arrêt de la réaction.
fig4 : Spectrophotomètre pour lecture des plaques des densités optiques à
450/620-700 nm.
b) protocole du test AgHBe :
1- Préparer la solution de lavage.
2- Sortir de l’emballage protecteur, le cadre support, et le nombre de barrette
nécessaires, remettre les barrettes non utilisées dans l’emballage puis refermer.
3- Remplir toutes les cupules avec 0,4ml de solution de lavage une fois pleine, puis
sécher la plaque sur du papier absorbant par retournement. On peut utiliser un
laveur automatique à cette étape.
4- Distribuer dans les cupules successivement :
A1, B1, C1 : 100 de contrôle négatif (R3)
D1 : 100 µL de contrôle positif (R4)
E1, F1, G1 1000 µL d’échantillon inconnu.
5- Recouvrir la plaque avec un film adhésif, et laisser incuber une nuit à la
température ambiante (+ 18-30°C).
6- Préparer la solution de conjuguer R7b avant la fin de la première incubation.
7- Retirer le film adhésif, vider par aspiration le contenu de chaque cupule dans le
conteneur de déchets, puis laver quatre fois comme l’étape 3.
8- Distribuer rapidement 100µL de la solution de conjugué (R7b) par cupule. Couvrir
la plaque avec un film adhésif et laisser incuber 30mn à 40 ± 1°C.
9- Retirer le film, vider le conteneur de déchets puis laver cinq fois comme à l’étape
3.
10-Préparer extemporanément la solution enzymatique (R8 + R9)
11- Distribuer rapidement 100 µL de la solution de révélation par cupule et placer la
plaque pendant 30 mn dans l’obscurité à la température ambiante (+18 -30°)
12- Ajouter rapidement 50µL de la solution d’arrêt (R10) dans chaque cupule.
13- Essuyer soigneusement le dessous de la plaque, et lire la densité optique à
492/620 nm, dans les 30 nm qui suivant l’arrêt de la réaction.
c- protocole des tests Anti-HBe et AgHBe sur la même plaque :
Les protocoles sont identiques à ceux décrits précédemment. Seul la disposition est
modifiée sur la plaque ; suivant le schéma est proposé.
- Calculs et interprétation des résultats :
a) Test anti-HBe
1) Calcul de la densité optique moyenne des contrôles négatifs : DO R3
Exemple : Contrôle négatif R3 DO
1 1,355
2 1,314
3 1,291
Total DO /3=3,930/3 =1,320=DO R3
Il est possible d’éliminer une valeur d’un contrôle négatif, lorsque sa DO s’écarte de
plus de 25% de la moyenne, refaire alors le calcul de la moyenne sur les deux autres
valeurs.
2) Calcul du pourcentage d’inhibition
La présence ou l’absence de l’anti-HBe est déterminée par le pourcentage
d’inhibition calculé grâce à la formule suivante :
% D’inhibition = DO R3 – DO Ech ×100
DO R3 .DO R4
Exemple:
DO R3 = 1,320
DO R4= 0,013
DO Sample = 0,034
% inhibition = 1,320 .0, 34 × 100 =99%
1,320. 0,013
3) Validation du test anti HBe
DO R3 > 0,500
Et DO R4 < 0, 030
Le seuil de positivité est placé à 60% d’inhibition.
Les échantillons sont considérés comme :
• Positifs si le % d’inhibition est ≥ 60%
• Négatifs si le % d’inhibition est ≤ à 60%
Toutefois, quand le résultat est compris entre 55 et 60%, il est recommander de
retester l’échantillon en double afin de confirmer le résultat du test initial.
Il est conseillé de retester les échantillons positifs en double.
Pour les échantillons considérés initialement positifs ou douteux (% d’inhibition entre
55 et 60%), si après répétition de l’essai, le pourcentage d’inhibition est supérieur ou
égal à 60% pour au moins un des 2 doublets, l’échantillon est consideré positif.
b) Test AgHBe :
1) Calcul de la densité optique moyenne des contrôles négatifs : DO R3
Exemple : contrôle négatif R3 DO
1 0,012
2 0,011
3 0,014
Total DO R3 = O, 037/3 = 0,012 = DO R3
Il est possible d’éliminer une valeur d’un contrôle négatif lorsque sa DO s’écarte de
plus de 25% de la moyenne. Refaire alors le calcule de la moyenne sur les deux
autres valeurs.
2) Calcul de la valeur seuil
Pour chaque plaque, la valeur seuil est obtenue comme suite : Valeur seuil (VS) =DO
R3 +0,025
Exemple :
DO R3 = 0,012
Incrément = 0,025
VS = 0,012 + 0,025 = 0,037
3) Validation du test AgHBe
DO R3 < 0,030
DO R5 > 0,800
4) Calcul des ratios
Pour chaque échantillon, calculer le ratio :
Ratio = DO échantillon
VS
5) Interprétation des résultats
Tout échantillon dont le ratio est inférieur à 1, sera considéré comme négatif.
Tout échantillons dont le ratio est supérieur ou égale à 1 sera considéré comme
positif.
Il est conseillé de retester les échantillons positifs en double. Si après répétition de
l’essai, au moins une valeur des 2 doublets est positive, l’échantillon est considéré
comme positif.
Kit de réactif Monolisa ® anti-HBc Plus
Monolisa anti-HBc Plus est un test immunoensymatique de type ELISA indirect
permettant la détection simultanée des anticorps totaux (IgG et IgM) dirigés contre
l’antigène du corps du virus de l’hépatite B dans le sérum ou le plasma humain.
Monolisa anti-HBc Plus repose sur l’utilisation d’une phase solide préparée avec de
l’antigène HBc recombinant.
Composition du Kit :
-12 barrettes de 8 cupules sensibilisées avec de l’antigène HBc recombinant purifié
(système d’expression : E-coli) : R1
- solution de lavage concentrée 10 fois
Tampon Tris Na Cl, Ph7, 4 contenant 1% de Tween20
- Contrôle négatif : sérum humain négatif en anticorps anti HBc : R3
- Contrôle humain contenant des anticorps antiHBc inactivés photochimiquement :
R4
- Diluant pour échantillon : Tampon phosphate additionné du colorant témoins de
dépôts échantillon (de couleur violette) : R6
- Conjugué : anticorps de chèvre anti IgM et anti IgG humaine marqué à la
peroxydase (de couleur verte) : R7
- Tampon substrat de la peroxydase :
Solution d’acide citrique et d’acétate de sodium.
pH= 4,0 contenant 0,015% d’H2O2 et 4% de diméthylsulfoxyde (DMSO) :R8
- Chromogène :
Solution contenant du tétraméthyl benzidine : R9
-Solution d’arrêt :
Solution d’acide sulfurique 1N :R10
- Mode opératoire :
•Suivre strictement la procédure suivante :
1- Etablir soigneusement le plan de distribution et d’identification des
échantillons.
2- Préparer la solution de lavage diluée.
3- Sortir le cadre support et les barrettes (R1) de l’emballage protecteur.
4- Déposer successivement sans prélavage de la plaque :
4-1 200µL de diluant (R6) dans chaque cupule
4-2 20µL de sérum du contrôle négatif (R3) en A1, B1.
20µL de sérum du contrôle positif (R4) en C1, D1, E1.
20µL du premier échantillon en F1, si cette cupule n’est pas utilisée
comme cupule témoins pour la validation du dépos des échantillons (voir note
ci après).
20µL du deuxième échantillon en G1, etc.
En fonction du système utilisé, il est possible de modifier la position des contrôles.
Homogénéiser le mélange soit par 3 aspiration minimum avec une pipette de 20µL,
soit par agitation de la plaque en fin de distribution.
Il est possible également de distribuer 220µL des échantillons préalablement dilués
au 1/11ème.
Si la distribution des échantillons excède 10mn, il est alors recommandé de distribuer
les contrôles négatif et positif après les échantillons à tester.
NB : après ajout de l’échantillon, le diluant vire du violet au bleu. Il est possible de
vérifier par lecture(s) spectrophotométrique (s) à 620nm la présence des échantillons
dans les cupules.
5- Couvrir avec un film autocollant en appuyant bien sur toute la surface pour assurer
l’étanchéité.
6- Incuber la microplaque au bain marie thermostaté ou dans un incubateur sec de
microplaque pendant :
• Procédure 1 : 30± 5 mn à 37°C ± 1°C.
• Procédure 2 : 30± 5mn à 40°C ± 1°C
7- Retirer le film adhésif. Aspirer le contenu de toutes les cupules et garder le dans
un conteneur pour déchets contaminés et ajouter dans chacune d’elle un minimum
de 0,370ml solution de lavage. Aspirer de nouveau. Répéter le lavage 3 fois (4
lavages).
Veillez à ce que le volume résiduel n’excède pas 10µL (éventuellement, sécher la
plaque par retournement sur une feuille de papier absorbant).
Si l’on dispose d’un laveur automatique, respecter le même cycle opératoire.
8- Distribuer 200µL de la solution de conjugué dans toutes les cupules, le conjugué
doit être agiter avant l’emploi.
NB : le conjugué est d’une coloration verte.
Il est possible de vérifier par la spectrophotométrie à 450nm la présence de
conjuguer dans les cupules.
9- Recouvrir les cupules d’un film adhésif neuf et incuber pendant :
• Procédure 1 : 60±5 mn à 37°C± 1°C
• Procédure 2 : 60±5 mn à 40°C ±1°C
10- Retirer le film adhésif, vider les cupules par aspiration et laver 4 fois comme
précédemment. Veillez à ce que le volume résiduel n’excède pas 10µL.
11- Préparer la solution de révélation (R8 + R9).
12- Distribuer rapidement dans toutes les cupules 100µL de la solution de révélation
de l’activité enzymatique (R8 + R9) Préalablement préparée.
13- Ajouter 100µL de la solution d’arrêt (R10) en adoptant la même séquence et le
même rythme de distribution que pour la solution de révélation. Homogénéiser le
mélange réactionnel.
14- Essuyer soigneusement le dessous des plaques. Au moins 4mn après la
distribution de la solution d’arrêt et dans les 30 minutes qui suivent l’arrêt de la
réaction, lire la densité optique à 450/ 620-700nm à l’aide d’un lecteur de plaques.
15- S’assurer avant la transcription des résultats qu’il ya concordance entre la lecture
spectrophotométrique et la lecture macroscopique des échantillons.
- Calcul d’interprétation des résultats :
La présence ou l’absence des d’anticorps anti-HBc est déterminée en comparant
pour chaque échantillon l’absorbance enregistrée à celle de la valeur seuil calculée
1-Calcul de la moyenne des absorbances mesurées pour un sérum positif (DO R4)
Exemple : Contrôle positif R4
Densité optique Position du contrôle
1,796 C1
1,802 D2
1,852 E1
5,450 total
Moyenne DO R4 = somme des densités optiques du R4 = 5,450 = 1,817
3 3
2- Calcul de la valeur seuil (Vs)
Vs = Moyenne DO R4
5
Exemple : Moyenne DO R4 = 1,817
Vs = 1,817 = 0,363
5
Les critères de validation sont les suivants :
a) pour le contrôle négatif : chacune des valeurs de l’absorbance mesurée doit
être inférieure à 0,100.
b) Pour le contrôle positif :
- chaque valeur des absorbances mesurées doit être supérieure ou
égale à 1,000 et inférieure ou égale à 2,400.
- si une des valeurs individuelles du contrôle positif se situe en
dehors des normes précédentes ou s’écarte de plus de 30% de la
moyenne, refaire le calcul avec les deux valeurs de contrôle positif
restantes. Le test est à recommencer si plus d’une valeur du
contrôle positif est hors de l’intervalle des valeurs ci-dessus.
- Interprétation des résultats :
Les échantillons dont la densité optique est inférieure à la valeur seuil sont
considérés négatifs d’après le test MONOLISA® anti- HBc plus.
Les échantillons dont la densité optique est supérieure ou égale à la valeur seuil sont
considérés comme initialement positifs et doivent être retestés en double avant
l’interprétation finale. Toutefois, les résultats situés juste au dessous de la valeur
seuil (Vs -10% < DO) doivent être interprétés avec prudence. Il est conseillé de
retester en double les échantillons correspondants lorsque les procédures de
laboratoire et les systèmes utilisés le permettent.
Après répétition de l’essai, l’échantillon est considéré positif d’après le test
MONOLISA® anti-HBc plus si au moins une des deux mesures est positive, c’est-à-
dire supérieure ou égale à la valeur seuil. L’échantillon est considéré négatif selon le
test MONOLISA® anti-HBc plus si ces valeurs sont trouvées inférieures à la valeur
seuil.
8- Critères de diagnostic sérologique de l’infection à VIH :
Le diagnostic sérologique de l’infection à VIH : Conformément aux recommandations
de l’O.M.S, les différents tests de dépistage du VIH doivent se faire par deux tests
utiltisants deux principes antigéniques différents à défaut de la confirmation par le
Western Blot. Le premier test a été fait par le test ELISA = GENSCREEN HIV1/2
Version 2.
Le deuxième test par le test rapide = ImmunoComb® II, test qui permet d’identifier en
plus ; le type de virus en cause (VIH-1 ou VIH-2 ou VIH 1+2).
Le diagnostic de séropositivité est donc posé par :
- Genscreen positif
- ImmunoCombII positif en VIH-1 ou VIH-2 ou VIH 1+2.
9- Méthodes d’analyses :
9-1 GENSCREEN® HIV ½ Version 2
Pour la mise en évidence des virus du SIDA la technique utilisée fut la technique
ELISA : (GENSCREEN HIV ½ Version 2).
a) Principe :
Genscreen HIV ½ Version 2 est une technique immuno-ensymatique basée sur le
principe du sandwich en deux étapes pour la détection des différents anticorps
associés aux virus VIH-1 et/ou VIH-2, dans le sérum ou le plasma humain
Genscreen HIV ½ repose sur l’utilisation d’une phase solide préparée avec les
antigènes purifiés (protéines recombinants gp 160 et p25 du virus VIH-1 et peptide
mimant l’épitrope immunodominants de la glycoprotéine du virus VIH-2) et d’un
conjugué préparé avec des antigènes marqués à la peroxydase (protéine
recombinante nucléocapsidique et peptides mimant les épitopes immunodominants
des glycoprotéines d’enveloppe des VIH-1 et VIH-2).
b) La trousse GENSCREEN® HIV ½ Version 2 contient :
- 12 barrettes de 8 cupules sensibilisées par les antigènes purifiés :R1
- Solution de lavage concentrée 10 fois : R2
Cette solution doit être diluée 10 fois dans l’eau distillée pour obtenir la solution de
lavage près à l’emploi. On prévoit alors 800 ml de cette solution pour une plaque de
12 barrettes.
- Sérum humain négatif en anticorps anti-VIH 1 et anti-VIH 2, en antigène HBs et en
anticorps HCV :R3
- Sérum de contrôle positif :R5
- Sérum humain positif en anticorps anti-VIH, négatif en AgHBs et en Ac VHC.
- Diluant pour échantillons prêt à l’emploi : C’est une solution de sérum de veau :R6
- Conjugué lyophilisé :R7a
- Ag VIH 1 et VIH 2 purifiés ; marqué à la peroxydase.
- Diluant du conjugué :R7b
- Solution de lait écrémé colorée.
-Tampon de substrat : R8
- Solution prête à l’emploi d’acide citrique et d’acétate de sodium PH 4,0 contenant
0,015% d’eau oxygénée et 4% de DMSO.
- Solution de chromogène concentrée :R9
Diluer 11/10 fois la solution dans le tampon substrat (Ex : 1ml de réactif 9 + 10 ml
d’eau distillée)
- Solution d’acide sulfurique 1N prêt à l’emploi :R10
c) Mode opératoire :
1. Etablir soigneusement le plan de distribution et d’identification des échantillons.
2. Préparer la solution de lavage diluée,
3. Sortir le cadre support et les barrettes (R1)
4. Déposer directement, et successivement sans prélavage de la plaque :
25µL de diluant dans chaque cupule
75 µL de (R3) en A1
75 µL de (R4) en B1, C1 et D1
75 µL de (R5) en E1
75µL du premier échantillon en F1
75 µL du deuxième échantillon en G1, etc.…
Homogénéiser par 3 aspirations au minimum avec la pipette de 75 µL.
5. Couvrir la plaque d’un film autocollant en appuyant bien sur toute la surface.
6. Incuber la microplaque dans un incubateur sec de microplaques pendant 30± 5
minutes à la température ambiante à 37°C.
7. Retirer le film adhésif. Aspirer le contenu de toutes les cupules et évacuer dans un
conteneur pour déchets contaminés ; ajouter immédiatement 0,370 ml de solution de
lavage.
Aspirer de nouveau. Répéter le lavage au moins 2 fois (Soit un minimum de 3
lavages au total). Le volume résiduel doit être inférieur à 10 µL.
Si l’on dispose d’un laveur automatique, respecter le même cycle opératoire.
fig 5 : Laveuse automatique des microplaques d’échantillons
8. Distribuer 100µL solution conjugué dans toutes les cupules.
9. Recouvrir les cupules d’un film adhésif neuf et incuber 30 ± 5 minutes à la
température ambiante (18- 30°C).
10. Recouvrir les cupules par le film adhésif, vider toutes les cupules par aspiration
et laver au moins 5 fois comme précédemment.
11. Distribuer rapidement dans toutes les cupules 80 µL de la solution de révélation
de l’activité enzymatique (R8 + R9) préalablement préparée. Laisser la réaction se
développer à l’obscurité pendant 30 minutes à la température ambiante (18-30°C).
12. Ajouter 100 µL de la solution d’arrêt (R10) en adoptant la même séquence et le
même rythme de distribution que la solution de révélation.
13. Essuyer soigneusement le dessous des plaques. Lire la densité optique à 450 /
620 nm à l’aide d’un lecteur de plaques, dans les 30 mn qui suivent l’arrêt de la
réaction.
fig 6: Spectrophotomètre contenant des échantillons positifs de couleur jaune
au GENSCREEN HIV ½ Version 2
14. S’assurer avant la transcription des résultats de concordance entre la lecture et
le plan de distribution, et d’identification des échantillons.
d) Interprétation des résultats :
Les échantillons dont les absorbances sont inférieures à la valeur seuil sont
considérés négatifs.
Les échantillons dont les absorbances sont égales ou supérieures à la valeur seuil
sont considérés initialement positifs d’après le test GENSCREEN HIV ½ Version 2.
Toutefois, les résultats situés justes au dessous de la valeur seuil doivent être
interprétés avec prudence et il est conseillé de tester la densité de nouveau ces
échantillons.
e) Limites :
De très faibles taux d’anticorps peuvent ne pas être détectés lors d’infection récente,
par conséquence un résultat négatif signifie que l’échantillon contrôlé ne contient
pas d’anticorps détectables par le test GENSCREEN. La variabilité des virus VIH-1
(groupe M, groupe O) et VIH-2 ne permet pas d’exclure la possibilité de réactions
faussement négatives. Aucune méthode connue pour l’instant ne peut offrir
l’assurance que le virus est absent. Toute technique ELISA hautement sensible peut
produire des réactions faussement positives. Afin de spécifier la réaction, tout
échantillon trouvé positif reproductible doit être soumis à un test de confirmation
(Western blot par exemple).
9-2 ImmunoComb II HIV ½ Bispot :
a) principe :
La trousse ImmunoComb® II VIH-1 et VIH-2 Bispot est un test immuno-ensymatique
indirect en phase solide (EIA). La phase solide est un peigne de 12 dents, chaque
dent étant sensibilisée à sa surface en trois points ou spots de réaction :
Spot supérieur : anticorps de chèvre anti-immunoglobulines humaines servant de
contrôle interne ;
Spot médian : peptides synthétiques VIH-2 ;
Spot inférieur : peptides synthétiques VIH-1.
Tous les réactifs nécessaires à la réalisation du test sont près à l’emplois et
distribués dans le bac de développement et qui est divisé en 6 compartiments (A-F)
de douze puits chacun, chaque compartiment contient un réactif et constitue une
étape de la réaction.
Tableau III: Résumé du mode opératoire
Etape Compartiment Opération
Réaction antigène- A Homogénéiser ; incuber 10 mn ;
anticorps absorber
Lavage B Agiter ; incuber 2 mn ; absorber
Conjugué C Homogénéiser ; incuber 10mn ; absorber
Conjugué D Agiter ; incuber 2 mn ; Absorber
Lavage E Agiter ; incuber 2 mn ; Absorber
Révélation F Homogénéiser ; incuber 10mn
Réaction d’arrêt E Incuber 1mn ; sécher à l’air.
b) Résultats et validation :
Pour confirmer le bon fonctionnement du test et valider les résultats, certaines
conditions suivantes doivent être remplies :
1 le contrôle positif doit présenter 3 spots sur la dent
2 le contrôle négatif doit présenter le spot supérieur, spot de contrôle
interne.
3 tout échantillon tester doit présenter le spot de contrôle interne confirment
un dépôt correct de l’échantillon.
Si une de ces conditions n’est pas remplie, les résultats ne peuvent être validés.
Dans ce cas, échantillons et contrôles doivent être retestés.
c) lecture des résultats :
Lorsqu’une dent affiche uniquement le spot supérieur de contrôle interne,
l’échantillon correspondant n’est réactif pour les anticorps anti-VIH 1et anti-VIH 2.
Un spot médian circulaire et uniformément coloré indique la présence d’anticorps
anti-VIH 2.
Un spot inférieur, circulaire et uniformément coloré, indique la présence
d’anticorps anti-VIH1.
Certains échantillons contenant des concentrations élevées en anticorps anti-VIH
1 ou anti-VIH 2 peuvent occasionner des réactions croisées en affichant un spot
faible associé à un spot principal plus intense correspondant à l’antigène
homologue.
Tout résultat indiquant la présence d’anticorps anti-VIH 1 ou anti-VIH 2 doit être
confirmer par de confirmation.
V-RESULTATS
1- Socio-démographiques
Tableau IV: Répartition des sujets d’étude selon la tranche d’âge
.
Age (Années) Effectif Pourcentage
18-25 21 22,6
26-33 33 35,5
34-41 19 20,4
>41 20 21,5
Total 93 100
La tranche d’age de 26-33 ans était la plus représentée avec un taux de
35,5%. La moyenne d’âge était 33 ans. L’âge minimum était de 19 ans et
l’âge maximum était de 71 ans.
Tableau V : Répartition des sujets d’étude selon le sexe
Sexe Effectif Pourcentage
Masculin 57 61,3
Féminin 36 38,7
Total 93 100
Les hommes représentent 61,3% des patients et les femmes 38,7%. Le sexe
ratio de 1,5 en faveur des Hommes.
Tableau VI : Répartition des sujets d’étude selon la situation
matrimoniale
Situation matrimoniale Effectif Pourcentage
Marié 51 54,8
Célibataire 38 40,9
Divorcé 3 3,2
Veuve 1 1,1
Total 93 100
Les mariés représentaient 54,8% dans la population d’étude.
Tableau VII : Répartition des sujets d’étude selon l’âge et le sexe
Sexe
Masculin Féminin
Age
% n % n
18-25 ans 24,6 14 19,4 7
26-33 ans 29,8 17 44,4 16
34-41 ans 22,8 13 16,7 6
>41 ans 22,8 13 19,4 7
Total 100 57 100 36
Dans les deux sexes, les sujets ayant la tranche d’âge comprise entre 26 et
33 ans étaient majoritaires avec 29,8% d’hommes contre 44,4% de femmes.
Tableau VIII : Répartition des sujets d’étude selon la profession
Profession Effectif Pourcentage
Domestique 21 22,6
Profession libérale 19 20,4
Etudiant 13 14,0
Ouvrier 12 12,9
Fonctionnaire 11 11,8
Militaire 9 9,7
Autres 8 8,6
Total 93 100
Les domestiques (22,6%) et les sujets des professions libérales (20,4%)
étaient majoritaires.
Tableau IX : Répartition des sujets d’étude selon le lieu d’enquête
Lieu d’enquête Effectif Pourcentage
CNTS 62 66,7
Service des maladies infectieuses 31 33,3
du CHU du Point-G
Total 93 100
La majeure partie de notre population d’étude (66,7%) a été recrutée dans le
Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS).
2- Cliniques
Tableau X : Répartition des sujets d’étude selon le type de signe clinique
manifesté dans les deux structures de l’étude.
Signe clinique Effectif Pourcentage
Patient ayant un signe mineur 39 62,9
Patient ayant deux signes majeurs 23 37,1
Total 62 100
Les patients ayant un seul signe mineur représentaient 62,9%. Par contre
ceux qui avaient deux signes majeurs représentaient 37,1.
II- Biologiques
Tableau XI : Répartition des cas de VIH positif selon le type de virus dans
les deux structures de l’étude.
Type de VIH Effectif Pourcentage
VIH-1 55 88.7
VIH-2 6 9.7
VIH-1+2 1 1.6
Total 62 100
Les personnes infectés par le VIH, portaient majoritairement le VIH-1
(88,7%). Un seul cas de co-infection VIH-1 + VIH-2 a été détecté.
Tableau XII : Répartition des séropositifs selon le taux de CD4+
Taux de CD4+(/mm3) Effectif Pourcentage
<200 30 48.4
200-499 25 40.3
>500 7 11.3
Total 62 100
Les sujets ayant un taux de CD4 inférieur à 200 représentaient 48,4% ; par
contre 11,3% avaient les taux supérieur à 500/mm³.
Tableau X III : Répartition des sujets d’étude selon la présence de
l’AgHBe.
AgHBe Effectif Pourcentage
Positif 11 11.8
Négatif 82 88.2
Total 93 100.0
Près de 12% (11,8%) des sujets étaient porteurs de l’AgHBe.
Tableau XIV : Répartition des sujets d’étude selon la présence de
l’AcHBs.
AcHBs Effectif Pourcentage
Positif 1 1.1
Négatif 92 98.9
Total 93 100.0
Une fine partie de la population d’étude avaient produit l’anticorps HBs
(1,1%).
Tableau XV : Répartition des sujets d’étude selon la présence de
l’AcHBc.
AcHBc Effectif Pourcentage
Positif 89 95.7
Négatif 4 4.3
Total 93 100.0
Le majeur partie des sujets d’étude avait développé l’AcHBc (95%).
Tableau XVI : Répartition des sujets d’étude selon la présence de
l’AcHBe.
AcHBe Effectif Pourcentage
Positif 11 11.8
Négatif 82 88.2
Total 93 100.0
11,8% des sujets étaient porteurs de l’anticorps HBe.
III- Analytiques
Tableau XVII: Répartition des patients porteurs et non porteurs de l’AgHBe
en fonction de la positivité de la sérologie de l’AgHBs, en
association avec celle du VIH et le SIDA.
Statut sérologique
AgHBe AgHBs+ AgHBs+/ VIH+/ AgHBs+/ VIH+/ SIDA+
SIDA-
n=31) (n=31) (n=31)
% % %
AgHBe+
12,9 6,5 16,1
AgHBe- 87,1 93,5 83,9
Total 100 100 100
P = 0, 46
L’AgHBe était présent chez les sujets porteurs AgHBs+ (12,9%),
AgHBs+/VIH+/SIDA+ (16,1%). Cependant on n’observe pas différence
statistiquement significative.
Tableau XVIII : Répartition des patients porteurs et non porteurs de l’AcHBs
en fonction de la positivité de la sérologie de l’AgHBs, en
association avec celle du VIH et le SIDA.
Statut sérologique
AcHBs AgHBs+ AgHBs+/ VIH+/ AgHBs+/ VIH+/SIDA+
SIDA-
(n=31) (n=31) (n=31)
% % %
AcHBs+ 0 0 3,2
AcHBs- 100 100 77,4
Total 100 100 100
L’AcHBs était présent seulement chez les sujets porteurs de
AgHBs+/VIH+/SIDA+ avec un taux de 3,2%.
Tableau XIX : Répartition des patients porteurs et non porteurs de l’AcHBc
en fonction de la positivité de la sérologie de l’AgHBs, en
association avec celle du VIH et le SIDA.
Statut sérologique
AcHBc AgHBs+ AgHBs+/ VIH+/ AgHBs+/ VIH+/ SIDA+
SIDA-
(n=31) (n=31) (n=31)
% % %
AcHBc+ 100 93,5 93,5
AcHBc- 0 6,5 6,5
Total 100 100 100
P=0, 2
L’AcHBc était présent chez les sujets porteurs d’antigène AgHBs+ (1OO%),
AgHBs+/VIH+/SIDA- (93,5%) et AgHBs+/VIH+/SIDA+ (93,5%). Cependant
on n’observe aucune différence statistiquement significative.
Tableau XX : Répartition des patients porteurs et non porteurs de l’AcHBe
en fonction de la positivité de la sérologie de l’AgHBs, en
association avec celle du VIH et le SIDA.
Statut sérologique
AcHBe AgHBs+ AgHBs+/ VIH+/ AgHBs+/ VIH+/ SIDA+
SIDA-
(n=31) (n=31) (n=31)
% % %
AcHBe+
0 12,9 22,6
AcHBe-
100 87,1 77,4
Total 100 100 100
P=0,005
L’AcHBe était rencontré seulement que chez les porteurs de
AgHBs+/VIH+/SIDA- (12,9%) et (22,6%) chez les porteurs d’antigène
AgHBs+/VIH+/SIDA+. Cette différence est statistiquement significative.
Tableau XXI : Répartition des patients porteurs de type VIH-1, VHI-2 et
VIH-1+2 en fonction des taux de CD4.
Taux de CD4
Type de VIH <200 200 - 499 >500
(n=30) (n=25) (n=7)
% % %
VIH-1 90 84 100
VIH-2 10 12 0
VIH-1+2 0 4 0
Total 100 100 100
P<0,001
Les taux de CD4 étaient élevés que chez les porteurs du VIH-1.
Tableau XIX : Répartition des patients porteurs et non porteurs
d’AgHBe en fonction des taux de CD4.
Taux de CD4
AgHBe <200 200 - 499 >500
(n=30) (n=25) (n=7)
% % %
AgHBe+ 13,3 12,0 0
AgHBe- 86,7 88,0 100
Total 100 100 100
P=0, 6
L’AgHBe était rencontré dans les intervalles inférieurs à 200 (13,3%) et 200-
499 (12%).
VI-DISCUSSION
VI-I La méthologie :
Le but de notre étude, était d’évaluer le risque de l’atteinte hépatique lors de la co-
infection VHB/VIH après analyse des différents marqueurs sérologique du VHB et du
VIH. L’étude a été conduite sur l’ensemble des donneurs de sang des bénévoles du
CNTS, ainsi que les malades hospitalisés au service des maladies infectieuses du
CHU du Point-G à Bamako (Tableau IX) ; et qui ont répondu à nos critères
d’inclusions : être hospitalisé au service des maladies infectieuses ou être donneur
volontaire de sang du CNTS ; être porteur de l’antigène de surface de l’hépatite B ou
du VIH ; ainsi qu’avoir donné son consentement éclairé.
Le traitement des échantillons prélevés s’est déroulé au CNTS.
Notre étude est une enquête prospective et transversale. Elle s’étendait du 1er
Février 2006 au 1er Octobre 2006.
Au total, nous avons étudié 93 personnes ou volontaires dont 31 porteurs d’AgHBs+,
31 porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA-, et 31 porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA+.
L’échantillonnage s’est effectué de façon exhaustive et a été limité à 93, pour une
raison de coût car l’étude n’ayant pas été financé, les examens biologiques ont été
effectués avec les kits disponibles.
VI-II Résultats globaux:
Au plan socio-démographique:
les sujets d’étude étaient majoritairement des hommes (61,1%) ayant un âge
compris entre 26 et 33 ans (35,5%). La moyenne d’âge était 33,27 ans avec un âge
minimum de 19 ans et un maximum de 71 ans (Tableaux IV). Ils sont constitués en
majorité de domestiques (22,6%), de sujets exerçant une profession libérale (2O,
4%), et les étudiants (14%) (TableauVIII). Oumar Guindo avait obtenu 87,2%
d’hommes ayant un âge compris entre 18 et 33 ans (30). Ceci s’expliquerait par le
mode de recrutement des donneurs de sang qui étaient essentiellement des
donneurs parentaux de tranche d’âge beaucoup plus disposée au don de sang.
Suivant les deux sexes, les malades hospitalisés au service des maladies
infectieuses étaient plus co-infectés. C’était des adultes dont la tranche d’âge varie
de 26 à 33 ans. La grande majorité des sujets d’étude était mariés et représentaient
54,8% ; contre1,1% de veuf(ve) (Tableau VI). Ceci s’explique par la grande mobilité
des adultes mariés.
Le sexe masculin représentait (61,3%) contre (38,7%) pour le sexe féminin avec un
ratio de 1,5 en faveur des hommes (Tableau V). Le sexe ratio est variable d’une
enquête à une autre : Oumar Guindo en 2003 avait obtenu 6,81 en faveur des
hommes. Haguiratou w.o a obtenu 1,53 en 2004 au CNTS de Bamako. Mais il est
toujours en faveur des hommes. Les hommes donnent plus souvent leur sang que
les femmes. Les femmes en menstruation, les femmes enceintes ou allaitantes sont
dispensées du don de sang (cf thèse O.Guindo ; p 63).
Les mariés 54,8% et les célibataires 40,9% représentaient la couche majoritaire; cela
est due au fait qu’au CNTS les adultes et les jeunes sont prioritaires au don de sang
(TableauVI). De plus ce sont les deux groupes socialement et économiquement
actifs puis ayant échappé aux maladies infantiles.
Au niveau de la clinique :
Les porteurs ayant un signe mineur représentaient 62% contre 37,1% chez ceux
avec deux signes mineurs (Tableau X). En ce qui concerne le dépistage des
infections par les VHB et VIH, il s’effectue au CNTS par des techniques immuno-
enzymatiques (ELISA), qui consistent à rechercher dans le sérum ou le plasma, la
présence de l’antigène de surface pour le VHB, et l’anticorps anti-VIH puis un second
test de typage (ImmunocombII). La recherche des marqueurs du VHB a été aussi
réalisée par méthode d’ELISA. Au niveau de la biologie, le VIH-1 était le plus
souvent en cause avec un taux de 88,7% (Tableau XI). L’Afrique subsaharienne
reste la zone la plus touchée avec une estimation actuelle rapportée du 21 novembre
2006 de l’ONUSIDA/OMS montre qu’il ya 24,7 millions de sujets infectés, 2,8
millions de nouveaux cas et 2,1 millions de décès (83). Ces résultats se confirment
avec ceux d’ Abdoulaye Kamissoko et Sogoba Dramane qui ont obtenu
respectivement 92% en 2003 et 88% en 2005.
La majeure partie de nos populations d’étude avait un taux de CD4+ inférieur à 200
soit 48,4% (Tableau XII). Ces résultats sont similaires avec ceux du tableau de
classification du CDC 1993 (87). A Hong Kong, Kam et al. ont réparti des adultes
chinois infectés par le VIH en fonction du nombre de lymphocytes TCD4+ en 3
catégories : 1> 220 /Ul (>12%) ; 2 = 100 à 200 /ul (6 à 12%) et 3 = < 100/ul (< 6%).
Ils ont constaté que leurs critères de stratification a donné une meilleure
discrimination et une valeur pronostique par rapport à ceux du CDC en ce qui
concerne l’évolution de l’infection par le VIH (88). Cette forte baisse du taux de CD4+
témoigne d’une lymphopénie marquée ainsi qu’une augmentation de l’infection
virale ce qui conduit vers un mauvais pronostic chez ces sujets porteurs des deux
virus.
VI-III Au plan sérologique :
Près de 12% des sujets étaient porteurs d’AgHBe+ (Tableau XII). Une étude similaire
qui avait pour objectif d’évaluer les facteurs de risque de la co-infection VHB/VIH,
au département des maladies sexuellement transmissibles de l’école médicale de
Londre a montré que l’analyse de d’hybridation moléculaire a distingué les porteurs
avec des valeurs élevés et modérés. 10 à 20% de porteurs d’AgHBs+/AgHBe+
avaient des niveaux élevés d’ADN du VH B dans le sérum des sujets. Le portage
de ce marqueur à long terme, témoigne d’une réponse immunologique aboutissant à
la lyse cellulaire hépatique (58).
L’anticorps HBs a été rencontré chez 1,1% (Tableau XIV), cet anticorps est dirigé
contre l’AgHBs et apparaît le plus souvent lorsque l’AgHBs n’est plus détectable. Le
plus souvent, il est détecté lors de la convalescence d’une affection aiguë, il signe la
guérison et traduit une immunité vis-à-vis de la maladie (88). Près de la majorité de
nos sujets avaient développé l’anticorps HBc 95,7% (Tableau XV). Des études déjà
faites depuis 1980 au Mali ont rapporté une séroprévalence de l 'AgHBs comprise
entre 10 et 16% (88 ,86). Celle de l’AcHBc était de 68,9% dans la population
générale des pays de forte endémicité (65). Au Mali, Fatoumata Komou en 2003 a
obtenu une prévalence de 67,8% en milieu urbain et 75,9% en milieu rural.
L’anticorps HBc est le meilleur marqueur de l’infection par le virus de l’hépatite B sur
le plan épidémiologique. En Afrique, singulièrement en Mauritanie, l’étude de Lepers
de 1988 a montré une forte endémicité avec un taux de 88,7% de porteurs d’AcHBc
et 22% d’AgHBs+ (42). Ces résultats sont similaires à ceux obtenus au service des
maladies infectieuses de l’hôpital de Brazzaville car sur 334 prélèvements du
service, 286(85,6%) avaient développé l’anticorps HBc ; ce qui témoigne de la
fréquence élevée de l’infection (26).
VI-IV Au plan analytique :
Notre étude a montré que : 12,9% d’AgHBe était rencontré chez les sujets porteurs
d’AgHBs+ et 16,1% des porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA+. On n’observe aucune
différence statistiquement significative avec p=0,46(Tableau XVII). La coinfection
VHB/VIH augmente alors les risques d’apparition de l’AgHBe+. Ce marqueur
apparaît en période de réplication active du virus de l’hépatite B ; ce qui conduit à de
nombreuses complications hépatiques. L’immunodépression provoquée par
l’infection due au virus du sida, accélère le cours de l’affection hépatique induite par
le virus de l’hépatite B. Cette même étude faite au service des maladies infectieuses
de l’hôpital Carlos III de Madrid en Espagne, montra que 79 sujets co-infectés
HIV/VHB, 39(50%) avaient développé l’AgHBe+ (87).
La répartition de l’AcHBs en fonction du statut sérologique montre que seule les
groupes porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA- avec 12,9% et AgHBs+/VIH+/SIDA+ avec
22,6% avaient développé cet anticorps (Tableau XVIII). Mais cette différence n’est
pas statistiquement significative. Aucune étude comparative n’a été réalisée au Mali
afin d’analyser ses marqueurs lors de la co-infection VHB/VIH.
Les anticorps anti-HBc étaient présents chez les sujets porteurs d’antigène AgHBs+
(1OO%), AgHBs+/VIH+/SIDA- (93,5%) et AgHBs+/VIH+/SIDA+ (93,5% (Tableau
XIX). Cependant on n’observe pas de différence statistiquement significative.
Presque tous les sujets avaient développé cet anticorps dirigé contre la capside
virale. La présence d’anticorps dirigé contre la capside (AcHBc) témoigne d’une
infection évolutive. Sombo et al. A travers leur série d’étude ont observé que 80,50%
des sujets hébergeant le VHB, avaient des anticorps anti-capside (AcHBc) (87).
Les anticorps anti-HBe (AcHBe) étaient rencontrés seulement que chez les porteurs
à AgHBs+/VIH+/SIDA- (12,9%) et chez les porteurs à AgHBs+/VIH+/SIDA+ (22,6%)
(Tableau XX). Cette différence est statistiquement significative. Cet anticorps
neutralise l’AgHBe ; il induit la guérison de l’affection sauf en cas de mutation dans la
région pré-C. Il apparaît dans la majorité des cas lorsque l’antigène a disparu et
signale la fin de la période de multiplication virale. La grande majorité de nos sujets
alités étaient sous traitement ARV avant leur dépistage pour la recherche d’antigène
HBs+ ; raison pour laquelle ces sujets avaient développé l’AcHBe (84).
VII-CONCLUSION
Nous avons, mené du 1er février 2006 au 1er octobre 2006, une enquête, prospective
et transversale chez les donneurs de sang bénévoles du CNTS, et les malades
hospitalisés au service des maladies infectieuses du CHU du piont-G à Bamako. Le
critère d’inclusion concernait tous les sujets ayant l’antigène HBs+ et qui ont donné
leur consentiment éclairé pour le dépistage du VIH par la technique d’ELISA.
Au total nous avons porté l’étude sur 93 personnes dont 31 porteurs d’AgHBs+ ,31
porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA- et 31 porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA+. Cette étude
nous a permis de savoir que :
La grande majorité des sujets co-infectés sont des hommes (61,1%) ayant un âge
compris entre 26 et 33 ans ; la moyenne d’âge est de 33,27 ans.
Les sexe masculin est le plus représenté avec 61,3% contre 38,7% de sexe féminin ;
avec un ratio de 1,5 en faveur des hommes.
Dans cette étude, les mariés (54%) et les célibataires (40,9%) constituent la couche
la plus touchée par cette co-infection.
La fréquence du VIH-1 est plus élevée dans notre population d’étude 88,7%. Plus de
48% des sujets avaient un taux de CD4+ inférieur à 200/mm³.
La fréquence du portage de l’AgHBe est élevée dans l’ensemble avec 12%. Par
contre l’AcHBe est rencontré chez les porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA- (12%). Parmi
ces sujets ceux qui avaient le taux de CD4+ inférieur à 200 /mm³ étaient majoritaires
(13%).
L’AcHBs a été rencontré chez 1,1% des sujets ; et c’est seulement les porteurs
d’AgHBs+/VIH+/SIDA+ qui l’avaient développé avec un taux de 3,2%.
La fréquence du portage de l’AcHBc est élevée dans l’ensemble 100% chez les
sujets à AgHBs+, 93% chez les porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA- de même que les
porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA+. Néanmoins on n’observe aucune différence
statistiquement significative.
VIII-RECOMMENDATIONS
Nos résultats et conclusions nous conduisent aux recommandations suivantes à
l’égard :
Des autorités sanitaires :
Renforcer les campagnes de sensibilisation de la population sur les risques
d’infection par le VHB et le VIH.
Du Centre National de Transfusion Sanguine :
Renforcer le dépistage des infections par le VIH, et VHB chez les donneurs
de sang réguliers.
Promouvoir la fidélisation des donneurs réguliers de sang.
Mettre en place un système de suivi et de référence des donneurs de sang
co-infectés par le VIH/VHB.
Du service des maladies infectieuses :
Rechercher les marqueurs du virus de l’hépatite B chez tous les porteurs du
VIH.
Renforcer le suivi thérapeutique des sujets ayant à la fois les marqueurs de
réplication virale du VHB et du VIH/SIDA.
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X-ANNEXES
Fiche d’enquête :
Thème : Analyse des marqueurs de l’hépatite B chez les personnes coinfectées
par le VIH et le VHB à Bamako.
Fiche d’enquête N° ……........./……/…….../ Date : …………..200….
Lieu : …...........................................................
1 : Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS)
2 : Service des maladies infectieuses du Centre Hospitalo-universitaire du Point "G"
1- Etude sociodémographique
N° d’immatriculation :………………………….
Sexe :…………………………. Age /…….../
(M) masculin
(F) féminin
Situation Matrimoniale :……….
1 : Marié
2 : Célibataire
3 : Divorcé
4 : Veuf (ve)
Profession :……………………….. 1 : fonctionnaire 2 : ouvrier 3 : élève
4 : domestique 5 : chômeur 6 : militaire
7 : autres
2- Résultats des Examens Biologiques :
2-1 Résultats de la sérologie VHB
Antigènes Ag HBs /……………………../ 1-Présent DO=
2-Absent
Ag HBe /………………….. / 1-Présent DO=
2-Absent
Anticorps Ac Anti HBs, IgM/ IgG /…………/ 1-Présent DO=
2-Absent
Ac Anti HBe, IgM/ IgG /…………../ 1-Présent DO=
2-Absent
Ac Anti HBc, IgM/IgG /…………../ 1-Présent DO=
2-2 Résultats de la Sérologie VIH
* Genscreen HIV 1/2 V2:/…………../
1-Présent
2-Absent
* Sérotypes à immunocoumb II bispot:/……………./
1-VIH-1
2-VIH-2
3-VIH-1+2
*Dénombrement des CD4/……………../. Valeur normale ……………..
Sida déclaré /……………. /
1-Oui
2-Non
*Stade de SIDA :………………………………………. 1-2-3-4
* 2 Signes majeurs /…………………………………/ 1- oui 2- non
.
* Les signes Majeurs : Perte de poids supérieur à 10%
Diarrhée chronique supérieur à un mois
Fièvre prolongée supérieur à un mois
* 1 Signe mineur /…………………………………/ 1-oui 2- non
* Les signes mineurs : Toux supérieur à un mois
Lymphadénopathie généralisée
Infection herpétique
Fatigue permanente
Sueurs nocturnes
Candidose buccale ou vaginale
Herpes génitales récurrentes
Cancer du col agressif à HPV
Consentement éclairé :
J’accepte librement sans aucune contrainte de faire don de mon sang
dans le but de ce projet de Thèse en pharmacie. J’accepte que les avantages et
les risques liées à cette étude m’ont été expliqués la possibilité m’a été donnée
de me retirer à n’importe quel moment de cette étude et sans conséquences sur
mon suivi et mon traitement médical.
L’intéressé L’investigateur Témoin
Fiche technique et résumé :
Nom: Diawara
Prénom: Athanase
Titre de la thèse: analyse des marqueurs de l’hépatite B chez les personnes
coinfectées par le VIH et le VHB à Bamako.
Année: 2006 – 2007
Paysd’origine :Mali
ville de soutenance : Bamako.
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odonto-
stomatologie.
Résumé :
L’hépatite infectieuse de type B est une inflammation du foie, à transmission
sexuelle, sanguine et parentérale. Notre étude est une enquête, prospective et
transversale qui a été effectuée sur les donneurs de sang bénévoles admis du
CNTS, et les malades hospitalisés au service des maladies infectieuses du CHU du
Point-G à Bamako du 1er Février 2006 au 1er Octobre 2006. Le CNTS a servi de
traitement des échantillons de sang prélevés. 93 sujets ont été identifiés dont
31porteurs d’AgHBs+, testés par la technique ELISA, 31porteurs
d’AgHBs+/HIV+/SIDA- puis 31 porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA+. Le but de notre
étude, était d’évaluer le risque de l’atteinte hépatique lors de la co-infection VHB/VIH.
La prévalence de l’AgHBe est estimée à 12% ; par contre 16,1% des porteurs
d’AgHBS+/VIH+/SIDA+ l’avaient développé. Il était rencontré que chez les sujets qui
avaient un taux de CD4+ inférieurs à 200 (13,3%) et compris entre 200 – 499
(12%).
L’AcHBs était présent chez 1,1 % de la population d’étude et a été développé
uniquement chez les porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA+ avec un taux de 3,2%.
Les porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA- (12,9%) et les porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA+
22,6 %.
L’AcHBc a été rencontré chez la majorité des sujets de l’étude 95,7 %. Par contre
100% des porteurs uniquement d’AgHBs+ l’avaient développés.
La prévalence de l’AcHBe, était de 11,8% et a été rencontré que chez les porteurs
d’AgHBs+/VIH+/SIDA- 12,9 % et 22,5 % chez les porteurs d’AgHBs+/VIH+/SIDA+ ;
avec une différence statistiquement significative.
Le VIH -1 était le plus souvent en cause et les porteurs de ce type de VIH avaient
des taux de CD4+ élevés.
Card-indexes technical and summary:
Name: Diawara
First name: Athanase
Titrates thesis: analyze markers of hepatitis B at the people coinfectées by the HIV
and the VHB in Bamako.
Year: 2006 - 2007
Countries of origin: Mali
Town of defence: Bamako.
Discharge point: Library of the odonto-stomatology and pharmacy, faculty of
medicine.
Summary:
The infectious hepatitis B is an liver’s inflammation with sexual, blood, and parental
transmission. Our study is an prospective and transversal investigation which has
been done on benevolent blood donors admitted by the CNTS, and patients
hospitalized inside the infectious diseases center of the Bamako point-G UHC from
the 1st February 2006 to the 1st October 2006. The CNTS has served as blood
samples treatment center. 93 subjects have been identified among which 31 hosts of
the AgHBs+, tested through ELISA technique, 31 hosts of the AgHBs+/HIV+/AIDS-
and 31 hosts of the AgHBs+/HIV/ AIDS+. Our investigation purpose was to evaluate
the risk (probability) of the hepatic infection during a double infection of HBV/HIV.
The prevalence of the AgHBe is figured to 12%; by the time of AgHBs+/HIV/AIDS
hosts have developed the disease. It appears that for the patientce whose CD4+
rates were less than 200, (13,3%) and those whose rate were between 200-499
(12%).
The AcHBs was present in 1,1% of the studied population and has been developed
only in the hosts of AgHBs+/HIV+/AIDS+ with a rate of 3,2%. The hosts of
AgHBs+/HIV+/AIDS- (12,9%) and the hosts of AgHBs+/HIV+/AIDS+( 22%).
The AcHBc has been met in the majority of the study’s subjects 95, 7%. But 100% of
the hosts of only the AgHBs+ has developed the disease.
The prevalence of the AcHBe, was 11,8% and the has been seen only in the hosts of
the AgHBs+/HIV+/AIDS- 12% and 22,5% on the hosts of AgHBs+/HIV+/AIDS+; with
a statistically meaningful difference.
The HIV-1 was most of the time incriminated and the host of this kind of HIV CD4+
rate was high.
Serment de GALIEN :
Je jure, en présence des maîtres de la faculté, des conseillers de l’ordre des
pharmaciens et de mes condisciples :
d’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur
témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;
d’exercer dans l’intérêt de la Santé Publique, ma profession avec conscience
et de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles
de l’honneur, de la probité et du désintéressement ;
de ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et sa
dignité humaine ;
en aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et mon état pour
corrompre les mœurs et favoriser les actes criminels.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.
Je le jure