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kb9 RAPPORT DE STAGE

C'est le rapport de stage effectué a la mine a ciel ouvert de luiswishi par kasongo katale Aristote

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REMERCIEMENTS
La réalisation et la finalisation de ce présent travail, qui sanctionne la fin de notre parcours à
l’institut supérieur des techniques appliquées de Lubumbashi, a connu le concours remarquable de
tout un groupe de personnes qui nous témoignons humblement de tout cœur nos sentiments de
profonde gratitude pour leur bon sens.
Enfin, je tiens à remercier l’équipe pédagogique de l’institut supérieur des techniques appliquées
de Lubumbashi qui m’a suivie durant ces dernières années au cours desquelles j’ai beaucoup appris
sur les aspects technique, méthodologique et rationnels du métier d’ingénieur.
Nous témoignons notre gratitude à :
Au personnel des ressources humaines : le maitre de stage Mr Luc, Mr Emmanuel.
A l’équipe des géologues : Mr Emmanuel MBUYA, et Ursel. A l’Ingénieur des mines Hobie, et
son collaborateur Mr You.
A l’Ingénieur responsable de l’usine de PPM Christian CIZA. Aux collègues et amis avec qui nous
avons partagé cette expérience ensemble ; kapend mujing, Ir Gad, Ir la joie, Ir Roger, Ir mund
En définitive, que ceux-là dont les noms ne figurent pas dans ces paragraphes, ne se sentent pas
oublier mais qu’ils trouvent par le fait même, notre gratitude j’aurais aimé cité le nom de toutes
ces personnes qui m’ont aidé mais la liste est tellement longue

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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LA TABLE DES MATIERES


CHAPITRE I. GENERALITES SUR LA MINE DE LUISWISHI .............................................................. 4
INTRODUCTION .................................................................................................................................... 4
I.1. APERCU HISTORIQUE ................................................................................................................... 4
I.2 CADRE GEOGRAPHIQUE ............................................................................................................... 5
I.2.1. LOCALISATION ........................................................................................................................ 5
I.2.2 CLIMAT ....................................................................................................................................... 6
I.2.3 VEGETATION ............................................................................................................................. 6
I.3 CADRE GEOLOGIQUE ..................................................................................................................... 6
I.3.1 APERCU D’ENSEMBLE DE LA GEOLOGIE DU CONGO (d’après CAHEN) (FAUTREZ,
2002) ..................................................................................................................................................... 6
I.3.2 CADRE GEOLOGIQUE DU KATANGA .................................................................................. 7
I.3. CADRE GEOLOGIQUE DE LA MINE DE LUISWISHI .............................................................. 10
I.3.1. LITHOSTRATIGRAPHIE ........................................................................................................ 10
I.3.2. TECTONIQUE .......................................................................................................................... 11
I.3.3. MINERALISATION ................................................................................................................. 12
I.4. METHODE D’EXPLOITATION APPLIQUEE A LA MINE DE LUISWISHI ............................. 14
I.4.1. METHODE D’EXPLOITATION PAR FOSSES EMBOITEES .............................................. 15
CHAP II. LES ACTIVITES REALISEES DANS LA MINE DE LUISWISHI ........................................ 16
I.1. INTRODUCTION ............................................................................................................................ 16
II.2. INTRODUCTION AUX OPERATIONS UNITAIRES ................................................................. 16
II. 2.1. L’ABATTAGE........................................................................................................................ 16
➢ Le marteau piqueur Figure II.1. Le marteau piqueu....................................................................... 17
Figure II.4 Tube nonel de raccordement .................................................................................................... 20
II.2.2. LE CHARGEMENT ET TRANSPORT .................................................................................. 21
Figure II.5 Unité de transport de luiswishi ............................................................................................. 23
Tableau II.3. Capacités et nombres des unités de transport .................................................................... 23
CONCLUSION GENERALE ............................................................................................................. 26

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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INTRODUCTION GENERALE
Dans le but de cultiver le savoir-faire et le savoir être, de l’étudiant , il est de vigueur à l’institut
supérieur des techniques appliquées de Lubumbashi pour l’année terminale du cycle de licence de
clore l’apprentissage par un stage de formation pratique qui met en évidence les connaissances
acquises à l’université , cette recommandation pédagogique fait voir à l’étudiant une vue
panoramique des différents chalenges que rencontrent les ingénieurs sur terrain et l’initiant à sa
première expérience professionnelle.
C’est dans ce cadre pratique que nous avons eu l’opportunité de passer notre stage pendant la
période allant du 07 juin au 07 juillet 2025 soit une durée d’un mois dans la mine de Luswishi.
Pour ainsi être précis, ce stage a été l’opportunité pour nous d’appréhender de connaissance dans
la planification à court terme et long terme.
L’élaboration de ce rapport a pour principale source les différents enseignements tirés de la
pratique journalière des taches auxquelles j’étais affecté. Enfin, les nombreux entretiens que j’ai
pu avoir avec les employés m’ont permis de donner une cohérence à ce rapport.
Le développement détaillé de notre travail repose sur deux chapitres répartis de la manière suivante
: ➢ Chapitre I : Généralités Sur La Mine De Luiswishi

➢ Chapitre II. Activités Réalisées Dans La Mine De Luiswishi

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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CHAPITRE I. GENERALITES SUR LA MINE DE LUISWISHI


INTRODUCTION
Comme nous l’avons dit plus haut, le présent chapitre donne un aperçu général du site dans lequel
nous avons mené notre stage professionnel. On décrit l’historique, le cadre géographique et
géologique de la mine de Luiswishi.

I.1. APERCU HISTORIQUE


Découvert en 1913, le gisement a fait l’objet de plusieurs phases d’exploitation par l’Union
Minière du Haut Katanga (UMHK) entre 1929 et 1956. Il s’agissait de l’extraction des minerais
oxydés très riches en cuivre et cobalt en vue d’un traitement aux usines de Lubumbashi (UL). Ces
exploitations ont consisté en travaux souterrains d’exploitation du BOMZ (SD1b) altéré au-dessus
du niveau hydrostatique (cites 1310 à 1313) et en trois petites mines à ciel ouvert (carrières C1,
C2, C3) localisées sur les brèches de deux failles transversales séparant le gisement synclinal en
trois parties.
- De 1929 à 1930 et de 1931 à 1939 : extraction du BOMZ par travaux souterrains (descenderies
et chassages) à partir de la surface dans le gisement -1 flanc sud jusqu’au niveau 1325, gisement -
2 flanc Nord jusqu’au niveau 1320, et gisement -3 flanc Nord jusqu’au niveau 1345 ;
- De 1940 à 1944 exploitation par mine à ciel ouvert de la brèche entre les flancs Nord des
gisements -2 et -3 aussi que d’une poche de CMN minéralisée (carrière C2 dit « CROZA » ouverte
d’une carrière dans la brèche de l’axe anticlinal du flanc Sud du gisement -3 (C3) ;
- De 1945 à 1956 exploitation par mine à ciel ouvert de la brèche transversale entre les gisements
-1et -2 ainsi que de l’extrémité Ouest du flanc Nord du gisement -2, et une partie du flanc Nord du
gisement - -1(carrière C1);
Une relance de l’exploitation minière du gisement de LUISISHI A été entreprise en 1998 dans le
cadre d’un partenariat EGMF et G.C.M, représenté dès le 01 juillet 2004 par la compagnie minière
du Sud Katanga (CMSK). Celle – ci détient notamment le permis d’exploitation PE-527 qui inclut
le gisement de Luiswishi.
La mise en œuvre de cette exploitation a résulté de la hausse des couts du cobalt du cobalt qui s’est
amorcée dès 1994 ; et de l’étude technicoéconomique d’un avant – projet d’exploitation à ciel
ouvert (préfaisabilité) élaborée en 1996 par G.C.M(CAILTEUX, 1996) sur base des données
géologiques de 1983(LEGRAND,1983). L’exploitation par partenariat EGMF-GCM démarré en
1998 Avec (1) la reprise d’anciens remblais provenant des exploitations antérieurs UMHK, et
considère comme pauvres à l’époque, et (2) l’excavation d’une mine à ciel ouvert dans le gisement
-2 (au centre) jusqu’au niveau 1300(PHASE I).
La phase II s’est poursuit dans le gisement -1(à l’ouest) qui Était vierge à 70% jusqu’au niveau
1300 ; entre temps le gisement -3 à l’Est était encore totalement inexploité d’où son exploitation
dans la phase III pour réconcilier les trois petites carrières et constituer enfin une seule carrière et
une seule fosse.

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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La phase IV vise pratiquement les gisements -2 et -3 dans son Ouverture de façon à ce que dans
l’ensemble on atteigne le PIT 1270 (c’est-à-dire de 1300 à 1270) à la poursuite des oxydes parce
que le niveau 1270 est considéré comme l’épuisement théorique des oxydes. Pour épuiser le
gisement, il a fallu envisager une Vème phase qui sera la phase finale et qui vise le PIT 1150, le
PIT 1150, considérés comme la profondeur finale (phase finale). Les projet (phases IV et V) ont
été élaborés grâce aux résultats finaux des sondages carottant réalisés par CMSK entre 1999et
2007. Au stade actuel, on exploite la tranche 1295-1290 dans la phase IV, visant les gisements -2,
-3 et le flanc anticlinal Est (FAE).

I.2 CADRE GEOGRAPHIQUE


I.2.1. LOCALISATION
La mine à ciel ouvert de Luiswishi est située en République Démocratique du Congo (R.D.C) dans
la province du Katanga plus précisément à environ 26Km de la ville de Lubumbashi, chef-lieu et
centre administratif de ladite province, et deuxième grande ville du dite province, et deuxième
grande ville du pays. Cette co

ncession se trouve à 11°30’12’’ latitude Sud et 25-26° longitude Est.

Figure I.1. Vue satellite de la localisation géographique

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I.2.2 CLIMAT
Le climat du Katanga est subtropical essentiellement caractérisé par six mois de saison de pluie
(soit d’octobre à mars inclus) alternant avec six mois de saison sèche (soit d’avril à septembre
inclus). La température moyenne annuelle oscille autour de 21°C.

I.2.3 VEGETATION
De ce climat, il en résulte une végétation particulière, on y Sèche distingue : une savane boisée,
une forêt claire, une forêt dense sèche La savane comprend plusieurs types :

➢ Une savane boisée à hypermédia ;

➢ Une savane herbeuse à imperata cylindria ;

➢ Une savane périodiquement inondée des dembos ;

➢ Une forêt dense sèche ; c’est la végétation du Katanga méridional qu’on appelle parfois «
MUHULU » ;

➢ Une forêt dense viticole dénommée « MUSHITU ».

I.3 CADRE GEOLOGIQUE


I.3.1 APERCU D’ENSEMBLE DE LA GEOLOGIE DU CONGO
(d’après CAHEN) (FAUTREZ, 2002)
Le Congo comprend deux régions d’étendues très inégales. La première dessine une bande étroite
de moins de 100Km de large, qui longe la côte atlantique. Les couches marines mésozoïques et
cénozoïques y affleurent. La seconde comprend tout le reste du territoire. Dans cette région de
l’intérieur du Congo, les terrains se répartissent naturellement en deux grands ensembles, les
terrains du soubassement, plissés métamorphiques et principalement précambrien d’une part et les
terrains de couverture subhorizontaux en grande partie continentale et dont l’âge va du
paléozoïque récent au pléistocène Les terrains de couverture occupent surtout la cuvette centrale.
Ces terrains comprenant l’ensemble des couches depuis le carbonifère supérieur. On y carbonifère
supérieur. On y distingue des terrains paléozoïque (carbonifère supérieur et permien), ceux du
mésozoïque (jurassique supérieur et crétacé) et enfin ceux du cénozoïque (éocène, miocène,
pléistocène).
Ces terrains sont affectés par des failles. Ils sont tous réunis sous la dénomination de terrains de
soubassement. Ils comprennent au moins quatre grands ensemble superposés dénommés groupes,
dont les principaux sont ceux du Katanga, du Kibara-Urundi, du KIBALI et de la RUZIZI,
énumérés dans l’ordre vraisemblable de leur ancienneté. Une grande lacune sépare le sommet du
groupe Katanga de la base des terrains de couverture. Localement, elle est partiellement comblée
par des formations plissés et légèrement métamorphiques, qui ont, livré de rares fossiles
d’âge paléozoïque ancien Le soubassement renferme de nombreuses richesses minérales: cuivre,
cobalt, Uranium, Zinc, Argent, Or, Étain, Colombo-tantalite, etc. À l’origine, c’était un pays de
plateaux particulièrement soulevés ; les sollicitations auxquelles la croute a été soumise s’y sont

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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traduites par les affaissements dessiné par l’arc long et étroit de fosses tectoniques dont le fond est
occupé par les grands lacs et les couches géologiques de la couverture.
En même temps que le fond des fossés s’affaissait, leurs parois s’élevaient provoquant une érosion
notable qui rajeunit le paysage et met à jour quelques-uns des terrains les plus anciens de l’Afrique
centrale.
Le Congo est un « vieux bouclier » essentiellement stabilisé depuis au moins le milieu du
paléozoïque

I.3.2 CADRE GEOLOGIQUE DU KATANGA


Cette vaste région au Sud de la R.D.C est délimitée par les deux KASAI, le Maniema, la ZAMBIE,
l’ANGOLA, et la TANZANIE. Les terrains de couverture y sont très développés et le
soubassement affleure souvent sur les collines et au fond des vallées. Le soubassement correspond
au terrain datant du précambrien tandis que la couverture est constituée de toutes les formations
postérieures à celui-ci. Le Katanga méridional est caractérisé par le système terrisse Katanguien,
Ce système est subdivisé en trois super-groupes :

➢ Le Roan (R)

➢ Le Nguba (Ng ; anciennement appelé kundelungu inférieur, Ki)

➢ Le kundelungu (Ku : anciennement appelé kundelungu supérieur, ks)


Ces super – groupes sont séparés par deux mixtites dénommées « Grand conglomérat » et « petit
conglomérat ». Les différentes unités stratigraphiques sont subdivisées en groupes, formations,
niveaux, sous – niveaux, etc. elles sont basées sur la lithologie (François A. 1974 et 1985,
géotraverse Congo – Zambie 1989).
I.3.2.1. Super – groupe de Roan (R)
Ce super – groupe est caractérisé par une succession de roche dolomitico – siliceuses avec des
intercalations pélitiques ou arénitiques. Ces intercalations indiquent un milieu lagunaire et un
climat chaud. La puissance de ce super – groupe est d’environ 1500 mètres et il est subdivisé
suivant les groupes comme suite :
- Groupe de Mindola (R1) ;
- Groupe des mines ou série des mines (R2) ;
- Groupe de Dipeta (R3) ;
- Groupe de Mwashya (R4).I.3.2.2.
Super – groupe de Nguba (Ng)
Ce super – groupe est caractérisé par des roches détritiques débutant par une mixtite, celle du «
Grand conglomérat », ce « Grand conglomérat », cet ensemble passe partiellement à des roches
organogènes vers le Sud. Déposé en milieu marin, il indique une forte transgression par rapport au

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Roan qui, lui, est sous lui, est sous – jacent. Il a une puissance qui varie entre 1000 et 3000 mètres
et est subdivisé en:
- Groupe de Likasi (Ng1)
- Groupe de Monwezi (Ng2)
I.3.2.3. Super – groupe de Kundelungu
Ce super – groupe est caractérisé par des roches détritiques Débutant par une mixtite, celle du «
petit conglomérat ». Déposé en milieu marin, il indique une transgression modérée par rapport au
Nguba. Il a une puissance d’environ 3000 mètres et est subdivisé suivant les groupes suivants :
- Groupe de Kalule (Ku1) ;
- Groupe de Kiubo (Ku2) ;
- Groupe des plateaux (Ku3).
I.3.2.4. Groupe des mines
L’ensemble des couches rocheuses appelées « séries des mines » qui forme un des groupes du
super – groupe de Roan renferme toute la minéralisation cupro-cobaltifère du Katanga et du type
stratiforme ; d’origine sédimentaire et dont l’ancienneté est située entre 1050 et 650 millions
d’années. Le groupe des mines se répartit sous forme d’un arc appelé « arc lufilien », cet arc s’étend
sur une distance de 500km depuis Luanshya en Zambie en passant par Lubumbashi jusqu’à
Kolwezi en RDC. Le long de cet arc se succèdent des affleurements en synclinal et en anticlinal,
exploitables en mine à ciel ouvert. Ces affleurements sont produits par des phénomènes
géologiques à savoir : les plissements et failles d’une part et le charriage d’autre part. Ce charriage
a comme résultat le renversement de la suite normale des couches du Katanguien en donnant des
accumulations métallifères exploitables appelées « lentilles » ou « lambeaux ». Ce phénomène de
renversement de terrain ou charriage s’explique par le fait que dans cette région il y a eu une
tectonique plicative du Sud vers le Nord qui s’était accentuée vers l’ouest tout en formant une
nappe de charriage. Au cours de ces plissements le Roan se cassait en morceaux qui s’étaient
retrouvés rejetés au-dessus du Kundelungu plus jeune. Ces morceaux du Roan se trouvant au-
dessus des sédiments constituent ce qu’on appelle couramment « Ecailles minéralisées ».

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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Figure I.2 : Plan géologique régional du Katanga


a) Tectonique
L’analyse des roches traversées pendant les travaux de prospection et d’exploitation démontre
leur origine sédimentaire ces sédiments se sont déposés au cours des âges (entre 650 et 1050
millions d’années) géologiques dans le bassin sédimentaire intra-atomique en couches
horizontales ou sous forme de récifs de nature organogène.
L’allure horizontale primaire de ces dépôts fut modifiée en raison d’efforts tangentiels
développés dans la croûte terrestre et qui ont conduit à des fortes déformations. Par suite de
ces plissements, les couches peuvent présenter des inclinaisons variables et quelquefois, elles
peuvent être complètement renversées.
!Ces plissements de roches compétentes minéralisées sont accompagnés des ruptures (failles)
injectées par des roches incompétente bréchiques qui ont disloqué la série des mines en un
grand nombre d’écailles.
b) Stratigraphie
La litho stratigraphie du Katanga est présentée dans le tableau ci – dessous [modifié par
CAILTEUX et al,1994 ; CHABU,2003] :

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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Figure I.3: Configuration de la tectonique de la ceinture du copperbelt du Katanga (Arc lufilien)

I.3. CADRE GEOLOGIQUE DE LA MINE DE LUISWISHI


I.3.1. LITHOSTRATIGRAPHIE
La stratigraphie est la succession des formations géologiques au sein du gisement, au stade actuel
la litho-stratigraphie de Luiswishi se actuel la litho-stratigraphie de Luiswishi se présente comme
suit :
Tableau I.1. Litho stratigraphie de Luiswishi

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Comme nous le constatons le gisement de Luiswishi se trouve dans le R2.

I.3.2. TECTONIQUE
Le gisement de Luiswishi se trouve dans l’Arc lufilien ; il a donc subi deux types des déformations
tectoniques :
- Les plissements ;
- Les failles.
Il s’agit d’un fragment du sous-groupe des mines qui se présente sous la forme d’une structure
synclinale éclatée, orienté Est – ouest ; faillée dans l’axe du pli et déversée vers le Nord. Des failles
transversales ont également morcelé les flancs Nord et Sud du synclinal. Sur base du plan
géologique de surface, le gisement a été subdivisé en quatre entités distinctes appelées : «
gisement – 1 » (partie ouest), « gisement – 2 » (partie centrale), « gisement – 3 » (partie Est) et
« flanc anticlinal Est » (morceau détaché au Sud – Est), l’ensemble s’étend sur environ 1200m de
longueur et 400m de largeur.

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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I.3.3. MINERALISATION
La minéralisation est contenue principalement dans un fragment du sous – groupe des mines
entouré de fragments et brèches de RAT et DIPETA. Comme dans la plupart des gisements
cuivre – cobalt de l’arc lufilien au Katanga, la minéralisation métallifère consiste à l’origine en
sulfure Cu – Co déposés très tôt dans les lithologies favorables non encore consolidées du
sous – groupe des mines ; ultérieurement, cette minéralisation a été globalement enrichie in situ
par des fluides hydrothermaux – métamorphiques qui ont résulté de l’orogénèse lufilienne
[cailteux, 1994 et al., 2005 ; El DEZOUKY et al., 2009]. Des remobilisations des sulfures ont
également eu lieu localement dans les fractures ou zones fracturées.
Les lithologies qui contiennent la minéralisation métallique incluent des roches carbonatées et
arénitiques [cailteux, 1994 ; cailteux et al., 2004 ;] Les roches carbonatées (D. STRAT, RSF, RSC,
BOMZ, CMN), qui sont formées majoritairement de dolomite et magnésite, sont plus ou moins
siliceuses et incluent des lits argilo – carbonatés formés majoritairement des philosilicates
(Mg – chlorites et muscovite).
Les roches arénitiques (RAT GRISES, Shales dolomitiques) contiennent majoritairement des
grains de quartz et philosilicates (Mg – chlorites et muscovite), ainsi qu’une part variable des
carbonates (dolomite et magnésite). Lomite et magnésite).
Ces roches contiennent également des quantités mineures de monazite et apatite, ainsi que les
minéraux accessoires détritiques classique (ilménite – rutile, tourmaline, zircon). L’altération
météorique récente a dissout la gangue carbonatée des roches et oxydé la minéralisation des
sulfures jusqu’à une profondeur variant entre les côtes 1350 et 1260. La limite entre zone altérée
et non altérée est figurée par le « dôme dolomitique ». La limite de ce dôme est souvent franche ;
elle est généralement fixée par la description géologique.
La dissolution du carbonate donne lieu à un enrichissement en quartz et phylosilicates (Mg-chlorite
et/ou muscovite ; FONTAIN, E, 2008). Dans le cas d’une altération plus poussé, la Mg chlorite
peut être dissoute ; la silice mise en solution participe alors à la solidification de la gangue
résiduelle.
Les minerais sulfurés sont oxydés et dissous dans la zone altérée ; cette dissolution génère une
solution acide qui est neutralisée par le carbonate de la gangue et précipite alors les minéraux
oxydés (Fontaine,2009). Dans la zone de transition (faiblement dolomitique ) on trouve
habituellement des mine des minerais mixtes (oxydes et sulfure et sulfures ), mais aussi localement
des mine des minerais oxydés appelés « oxydes dolomitique Généralement, les minéralisations
Cu-Co sont contenues dans le sous-groupe des mines selon 3 couches minéralisées (ores bodies »)
principales : ore Bodie inférieur (RAT grises, D- STRAT, RST, grises, D- STRAT, RST, base
RSC), ore bodie supérieur (sommet RSC, SBD, BOMZ) et CMN (CAILTEUX (CAILTEUX et
al, 2005).
Dans la zone supérieure oxydée, la minéralisation peut également former des concentrations
économiques dans les autres couches (par exemple SDS suite à la remobilisation des métaux).
a) Minerais oxydes

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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Les minerais oxydés sont principalement la malachite Cu2(OH)3Co3 et l’hétérogénéité Co (Ni,


Cu, Mn, Cu, Mn, Fe) O(OH), contenus dans une gangue argilo-siliceuse. La pseudo malachite
(Cu5(PO4)2(OH)4H2O) est également présenté en faibles quantités. La limonite est abondante et
résulte de la remobilisation du fer.
L’hétérogénéité, principale source du cobalt dans les minerais oxydés, est constituée d’un
empilement de la mine, dont certaines sont parfois remplacées par de la pseudo malachite
(FONTAINE, 2009). Localement, hétérogénéité peut contenir autant de manganèse que cobalt. Le
cuivre étant relativement mobil, il est partiellement lessivé dans la partie superficielle du gisement
(jusqu'à la cote ±1315) et remobilisé en profondeur jusqu’au-dessus jusqu’au-dessus du dôme
dolomitique (tranche (tranche 1315-1270). Par rapport à la partie superficielle, la teneur cuivre est
globalement 2,5 fois plus élevée dans cette partie profonde. Le cobalt quant à lui est moins mobile
; il montre un profil légèrement en appauvrissement vers la profondeur (tranche 1330-1280) et
cependant un enrichissement significatif dans une tranche de±15m au-dessus du dôme dolomitique
(1280-1265) en gisement-2 et -3. Dans la zone dolomitique de transition vers la zone oxydée, le
cuivre est localement remobilisé sous forme de chrysocolle (Cu2(OH)4SI2O3(OH)2) suite à un
déficit de CaO. Un silicate amorphe de cuivre (Katangite) a également été identifié (FONTAINE,
2009). Dans la même zone, le cobalt forme un carbonate de cobalt ou des sels roses tandis que les
grains de carrolite s’oxydent partiellement en hétérogénéité.
b) Minerais sulfurés
Les minerais sulfurés forment généralement des grains disséminés mais aussi des lentilles de 1 à
plusieurs mm d’épaisseur, parallèles à la stratification et sont présents dans les nodules et lits
d’origine évaporitique ; ce sont des « sulfures stratiformes ». On trouve également des sulfures
dans les veines ou fractures, dans les zones recristallisées par les fluides hydrothermaux ou brèches
du sous – groupe de Mines, ainsi que dans des brèches de RAT sécantes ou de contact en
périphérie [CAILTEUX ; 1994 ; CAILTEUX et al, 2005]
A Luiswishi, la minéralisation des sulfures stratiformes Cu – Co comprend la chalcopyrite, la
carrolite, la bornite, la dignité – chalcosine, covelline [EL DEZOUKY et al, 2009 ; FONTAINE,
2009]. La chalcopyrite et la carrolite sont les plus abondants. La bornite a été remarquée
essentiellement en RAT grises, où elle est localement, le sulfure le plus abondant. Digénite,
chalcosine et covelline sont des minéraux d’enrichissement secondaire super gène provenant de la
transformation des sulfures primaires. La pyrite est également présente en dissémination. Elle est
surtout abondante dans les couches faiblement minéralisées en Cu – Co ou stériles. La proportion
des minéraux sulfuré stériles. La proportion des minéraux sulfurés dans le minerai calculé par
CMSK sur le principe des itérations successives et basé sur (1) la description par DRD des sulfures
dans les sondages (2) un ratio Cu/Co = 4,8 observé dans les Cu/Co = 4,8 observé dans les
concentrés, donne la répartition suivante :

✓ Chalcopyrite (CuFeS2) =53%

✓ Bornite (Cu5FeS4) = 7%

✓ Chalcosine (Cu2S) = 8%

KASONGO KATALE Aristote (Rapport de stage)


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✓ Pyrite (FeS2) = 14%

✓ Carrolite (Cu (Co, Ni)2S4 = 18%


Dans les veines, fractures et zones brèchiées, on retrouve généralement les mêmes sulfures que
ceux stratiformes. Une minéralogie particulière est observée localement, dans les zones
recristallisées par des fluides hydrothermaux ; elle comprend l’uranium, des sulfures
Pb – Se – Mo qui lui sont généralement associés, ainsi que des sulfures Cu – Co – Ni.
Les sulfures ci – après ont été identifiés sur des échantillons provenant d’une zone recristallisée en
bordure des gisements 2 et 3 ; le long de la faille transversale séparant ces deux gisements et le
long de la faille longitudinale Nord les séparant des RAT (LORIS et al., 1997). Carrolite : Cu (Co,
Ni)2S4 Cattiérite CoS2 Clausthalite PbSe Linnéite : Co2(Co, Ni)S4 Bravoïte (Ni, Fe)S2 Galène
PbS Siégénite: Ni2(Co)S4 Vaesite NiS2 Molybolénite MoS
Des études récentes [EL DEZOUKY et al.,2009] montrent qu’il y a bien deux générations de
sulfures Cu – Co. La première est diagénétique – précoce et finement disséminée dans les
couches et contenue dans les nodules ; la seconde est plus tardive, liée aux phases orogéniques qui
ont déformé et transporté le Katanguien, et résulte d’une remobilisation et concentration des
métaux de la première génération par des fluides hydrothermaux – métamorphiques qui ont
interagi avec les formations du Roan. Les minéraux nickélifères semblent présents principalement
dans les zones affectées par les fluides hydrothermaux – métamorphiques. La présence du Nickel
en quantité significative résulte probablement d’une mobilisation de ce métal par les fluides
hydrothermaux – métamorphiques en même temps que le cuivre et le cobalt.

c) Minerais mixtes
L’altération météorique des sulfures primaires de cuivre (chalcopyrite, bornite, suit un processus
bien connu qui les enrichit en cuivre par départ du soufre et de fer, et produit des zonages en
bordure des grains avec des nouveaux minéraux dits « d’altération » : covelline, digénite,
chalcosine, cuivre natif [CAILTEUX, 1974]. Le fer est remobilisé sous forme de goethite. Une
altération plus intense mobilise le cuivre sous forme de minéraux oxydés qui cohabitent avec les
sulfures non encore complètement transformés. La carrolite évolue directement en hétérogénéité.
Dans le cas de Luiswishi, la dissolution du cuivre est rapide, les grains de chalcopyrite et bornite
s’altèrent en bordure soit directement en un oxyde riche en fer contenant des résidus de cuivre, soit
en un zonage chalcosine – malachite ou chalcosine – oxyde riche de fer [FONTAINE, 2009].

I.4. METHODE D’EXPLOITATION APPLIQUEE A LA MINE DE LUISWISHI


La méthode d’exploitation se définit comme la progression dans le temps de l’ensemble de gradins
à l’intérieur de la fosse ultime. La méthode d’exploitation tient compte de la morphologie des
gisements, des moyens mis en œuvre pour déplacer le stérile et du choix de matériel. En se basant
sur la morphologie du gisement de Luiswishi ayant une structure synclinale et une forme de filon,
on utilise la méthode par fosses emboitées.

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I.4.1. METHODE D’EXPLOITATION PAR FOSSES EMBOITEES


Dans ce cas, de ce gisement, l’exploitation se développe verticalement en contre bas par fosses
successives comportant du minerai et du stérile que l’on est obligé d’excaver, et de déplacer au fur
et à mesure de l’approfondissement des travaux d’exploitation. Il s’agit d’un grand cratère dont le
profil est constitué de gradins.

Figure I.4 Méthode d’exploitation par fosse emboitée

Figure I.5 Illustration de la mine de luiswishi exploiter par la méthode de fosse emboitée

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CHAP II. LES ACTIVITES REALISEES DANS LA MINE DE LUISWISHI


I.1. INTRODUCTION
Dans plusieurs étapes d’exploitation, l’activité est exécutée de manière cyclique en utilisant une
série d’étapes fondamentales qu’on appelle opérations unitaires d’exploitations ou opérations
minières. L’objectif premier est celui, comme dit au premier paragraphe de l’introduction, de
concilier la théorie apprise à la pratique. Cependant sur terrain l’atteinte de cette mission s’est
fractionnée en quelques activités ou opérations unitaires.

II.2. INTRODUCTION AUX OPERATIONS UNITAIRES


L’ensemble des quatre opérations unitaires souvent utilisées sont les suivantes :
• Abatage (forage et minage)
• Changement
• Transport
• Mise ne terril (réassemblage)
De ce fait, la séquence des opérations unitaires mise en œuvre pour faire progresser l’exploitation
est appelée cycle des opérations qui est la séquence des opérations répétitives lors de chaque
production du minerai.

II. 2.1. L’ABATTAGE


C’est une opération périodique qui consiste à détacher du massif rocheux du minerai enfoui afin
de permettre la poursuite des opérations ultérieures (manutention). Dans la mine de Luiswishi ; 2
sortes d’abattage sont réalisées notamment :

➢ Abattage mécanique

➢ Abattage à l’explosif
II.2.1.1. L’abattage mécanique
Dans la mine de Luiswishi, les équipements utilisés sont :

➢ La pelle

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➢ Le marteau piqueur Figure II.1. Le marteau piqueu

Figure II.1 Marteau piqueur

II.2.1.2. L’abattage à l’explosif


Pour l’abattage des roches dures, on recourt aux travaux de tirs, ceci exige au préalable le forage
des trous sur la plateforme de travail.
• Le forage des trous de mine
Le forage des trous de mine est réalisé par un sous-traitant spécialisé qui dispose de tout le matériel
nécessaire et d’une expérience justifiée par la pratique du minage sur le site

Figure II.2 opération de forage des trous de mine


Les engins de forage qu’on utilise dans la mine de Luiswishi permettant d’exécuter le mode : de
forage destructif
a.1. Mode opératoire
La description détaillée des actions se succédaient de la manière suivante :

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• Implantation du plan de tir dans la mine (5x4 m)


• Foration des trous de mines
Dans la mine de Luiswishi, la foration est réalisée par une foreuse roto-percutante (TAIVE DRILL)
à marteau fond trou.
a.2. Principe de forage
Le marteau DTH est couplé à la tige du forage par des filets sur le joint. Le joint est intégré à une
colonne en carbure cémenté pour empêcher que la partie supérieure ne tombe dans le marteau,
réduisant la friction entre le cylindre extérieur et la térieure et la paroi du trou et prolonger la durée
de vie de m’élément de frappe. L’entrain de soupape est composé d’un couvercle de soupape,
d’une plaque de soupape, d’un siège de soupape et analogies. L’espace annulaire entre les cylindres
interne et externe est le passage d’admission de l’air comprimé, une douille est située à l’extrémité
supérieure et la partie d’extrémité avant peut coulisser dans la douille lorsque le piston est déplacé.
La douille est couplée au cylindre externe par des filets et entraine le trépan de forage en rotation
au moyen de cannelures sur la paroi interne.
Tableau II.1. Caractéristiques techniques de la machine de forage

N.B. Après forage on recouvre les trous par le sac de raphia pour faire obstacle aux débris de
forage de se déverser dans le trou.
b. Éléments théoriques sur le minage
Le principe de l’explosion repose sur la transformation d’une énergie chimique potentielle en
énergie mécanique communiqués au milieu extérieure.
• Un explosif : c’est un mélange de substances chimiques peu stables qui par un apport d’énergie
thermique est susceptible de se décomposer
• Détonation : c’est un régime de décomposition le plus rapide (réactions chimiques exothermiques
qui se propage dans l’explosif). Ces deux phénomènes conduisent à une vitesse de détonation
stable, en général de 200 m/s à 7000 m/s pour les explosifs civils.
c. Types d’explosifs utilisés dans la mine de Luiswishi

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❖ L’émulsion : c’est un mélange homogène de plusieurs éléments chimiques notamment :


• Nitrate d’ammonium : qui est utilisé à l’usine à une température allant de 75°C à 80°C
(NH4NO3)
• Base oïl
• Mazout (fuel)

Figure II.3 : L’émulsion et son unité mobile de chargement


N.B. à ce stade l’émulsion n’est pas encore un produit explosif. Une fois sur terrain on y ajoute
des réactifs pour que l’émulsion devienne explosive afin de charger les trous (fournit par
SICODEX)
Les trous d’explosif utilisé pour le changement d’un tir doivent être adaptés au massif rocheux.
Dispositifs d’amorçage Il existe différents dispositifs d’amorçage qui dépendent de la nature de
l’explosif utilisé. Les plus utilisés sont :

➢ Les mèches à combustion lente

➢ Les détonateurs ordinaires

➢ Les détonateurs électriques

➢ Les inflammateurs électriques

➢ Les cordeaux détonants

➢ Les cordons NONEL


N.B. dans la mine de Luiswishi, le dispositif dans la mine de Luiswishi, le dispositif le plus utilisé
est les cordons NONEL
• Cordon Nonel

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Le principe Le principe est le suivant : le cordon Nonel est constitué d’un tube plastique tapissé
intérieurement d’une panicule d’explosif et transmettant l’onde de choc à un à un détonateur placé
dans la charge initiant. La charge initiant.

❖ Raccord Nonel
Afin de réaliser la chaine de mise à feu, on utilise des raccords Nonel comprend une certaine
longueur standardisée de cordon Nonel à l’extrémité duquel est scellé un bloc distributeur ou
connecteur.

Figure II.4 Tube nonel de raccordement


Le connecteur est constitué d’un petit bloc en matière plastique rigide abritant un petit détonateur
en son centre et percé de deux fentes longitudinales tangentes à ce détonateur.
Dans chaque fente, on peut faire glisser l’extrémité libre d’un ou de deux cordons Nonel.
Mise à feu
Juste avant la mise à feu, on effectue la dernière connexion on accole avec une bande adhésive un
détonateur électrique au premier raccord Nonel de la chaine : • On tire la ligne électrique
• La mise à feu réalisée avec un exploseur, l’opérateur se trouvant à une trentaine de mètres du
front et l’abri.
• Grace au cordon Nonel, on a une mise à feu simultanée de tous les détonateurs et la régularité
des retards éliminé le risque vibrations non maitrisées :
• Le tir dure 20 x 0,025 sec soit 0,5 sec Dans la mine de Luiswishi, la détonation s’oriente de bas
en haut, ce qui favorise le travail de l’explosif (émulsion E100)

II.2.1.3. PARAMETRES DE FRAGMENTATION A L’EXPLOSIF


• Maille de forage : maille quinconce 5m X 6m
• Profondeur de trou de mine : 10 m
• Diamètre de trous : 4 x 2,54 cm = 101,6 mm ≃ 102mm
Volume à abattre par maille de forage
V ab = Hg.B. S
Avec :

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Hg = hauteur de gradin
B = bench
S = spacing
V ab = 10 x 5 x 6 = 300 m 3
Charge explosive : (E100 qui s’adapte bien dans un terrain humide)
Dep = 1,3
Avec
Dep = densité explosive
Bourrage = 4 m ;
Hc exp = 10- 4 = 6
𝐷2
Qexp = 𝜋 .Hc.dexp.103
4
𝜋
=4 (0,102)2 (6) ×1,3 ×103 = 63,7 ≃ 64 Kg d′émulsion

Type de terrain : mi-dur (TD2)


𝑄𝑒𝑥𝑝 64
QL = →QL = = 10,6 Kg/m
𝐻𝑐 6

Facteur de puissance (charge spécifique)


𝑄𝑒𝑥𝑝 64
Charge spécifique = = 300= 0,21
𝑉𝑎𝑏
𝜋 𝐷2𝑑𝑒𝑥𝑝.103
Qexp = 4 . = 0,35 ≅ 0,4 donc 0,4 Kg/m Terrain mi-dure
𝐵.𝐶

La sous-traitance de minage [BMC]

II.2.2. LE CHARGEMENT ET TRANSPORT


II.2.2.1. INTRODUCTION
Les chargements et transport constituent les principales opérations dans pratiquement toutes les
mines, du fait du coût très élevés pour leur réalisation, ainsi que du sérieux qu’ils demandent dans
leur réalisation quotidienne vu que tous les projets miniers sont évalués par la quantité de minerai
transporté qui est également appelée « production de la mine »
N.B. le chargement et transport dans la mine de Luiswishi est effectué par la sous-traitance « RICH
MARCK »

II.2.2.2. CHARGEMENT
Par définition c’est une évacuation des déblais (minerai et stériles) du front de taille sur le placent
dans un équipement de transport pour la suite des opérations miniers.

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La sous traitance BMC (RICH MARK) affecte 5 palles hydrauliques pour le chargement
notamment :
• Deux Pelles Caterpillar 374
• Une Pelle Caterpillar 374F
• Une Pelle Caterpillar 336 D2L
• Une Pelle Caterpillar 349D2L
II.2.2.3. Caractéristiques techniques
• Principes de chargement : le niveau d’excavation est inférieur au niveau de déroulement de la
pelle
• Méthode de chargement : fouille
• Capacité du godet :
Pelle cat 374 (5 m3)
Pelle cat 349 D (3,3 m 3)
• Coefficient de remplissage : 0,9 à 1
. • Giration : ≤ 270°
• Nombre de passe : ≤ 9
Tableau II.2. Détermination, des temps des cycles des pelle

II. 2.2.3. LE TRANSPORT


Le transport c’est le déplacement des déblais (minerai et stérile) d’un point d’origine vers un point
de destination soit :
• Les remblais stériles (Wast mineral)
• Les remblais de Higth grade (cracher)
• Les remblais de low grade (stock)

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Figure II.5 Unité de transport de luiswishi


N.B. le transport peut se faire d’un remblai vers les crachés pour l’alimentation de l’usine. La sous-
traitance (Rich Mark) utilise deux types d’unités de transport notamment :
Tableau II.3. Capacités et nombres des unités de transport

II.2.2.3.1. TEMPS DE CYCLE DES UNITES DE TRANSPORT


• Le temps de cycle d’une benne est défini par la formule suivante :
Tc = Tv + Tf
Avec
Tv = temps variable = Ta + Tr
Ta = temps aller d’une benne chargée
Tr = temps de retour de la benne vide
Tf : temps fixe qui est défini par :
Tatt + Tmc+ Tch d’où
Tatt : temps d’attente à la pelle
Tch : temps de chargement
Tmc : temps de manœuvre au déchargement
Tableau II.4. Temps de cycle de la benne MT86 H au niveau 1240

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N.B. la distance du point de chargement jusqu’au point de déchargement varie selon le niveau
d’exploitation dans la mine.
• Heures de travail
La sous traitance RICK MARK dispose ces heures de la manière suivante :
2 postes de services répartis comme suit :
1 ère poste → 06 ℎ à 15 ℎ = 9 ℎ
2 ème poste → 15 ℎ à 00ℎ = 9 ℎ
D’où on aura 9h + 9 h = 18 h
De 00 h à 2 h : heures de maintenance poste 1
De 2 h à 4 h : heures de maintenance poste 2
Ce qui fait : 11 de service par poste et par jour, on aura 22 h de service par jour. .
HMAD = HACT-HM
= 22-4 = 18 h
HUE = HMAD- HC
= 9-1= 8 h par poste ou encore 18-2 = 16 h par jour
Avec :
- HMAD : heures de mise à disposition
• HACT : heures d’activité
• HM : heures de maintenance
• HUE : heures d’utilisation réelle ou effective
• HC : heures de chômage
Heures possibles = 24 h
Heures d’activités = 11 h par poste
Heure de maintenance par poste = 2 h
Heure de chômage = 2 h par jour, d’où on aura par poste 1h de chômage Connaissant toutes ces
différentes classes d’heures, nous définissons :

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• Le coefficient de mise à disposition


• Le coefficient d’utilisation effective
• Le coefficient d’utilisation absolue
𝐻𝑀𝐷
1. CMD = ×100
𝐻𝑃
18
= 24 ×100 = 75 %
𝐻𝑈𝐸
2. CUE =𝐻𝑀𝐷 ×100
16
= 18 × 100 = 89 ≃ 90 %
𝐻𝑈𝐸
3. CUA = × 100
𝐻𝑃
16
= 24 ×100 = 70 %
Ou encore CUA = CMD x CUE = 0,75 x 0,9 = 0,675≃70%

• Production journalier

N.B. pour avoir le volume déplacé (manutentionné), on a eu à récupérer certaines données au


dispatche de RICK MARK comme :
- le nombre de voyage.
- Le cubage de chaque unité
- Le cubage de chaque unité de transport

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CONCLUSION GENERALE
Ce stage a été très enrichissant pour nous, car il nous a permis de bénéficier à l’ouverture des
réalités nouvelles de la vie professionnelle. De ce fait, cette expérience professionnelle au sein de
l’entreprise CONGO DONGFANG INTERNATIONAL MINING nous a permis de palper des
doigts le métier de l’ingénieur et de prendre connaissance sur les différentes opérations
technologiques et opérations technologiques utilisés dans la mine de Luiswishi. Malgré la diversité
et complexité des taches qu’ils avaient au quotidien, les personnels de la mine étaient toujours
disposés à répondre à nos différentes préoccupations, surtout celles qui cadraient avec l’expertise
industrielle. Nous avons été touchés par le sens de responsabilité dont ils ont fait preuve en égard
durant la période de stage. Néanmoins, il y a quelques suggestions que nous adressons aux autorités
de l’entreprise. • Sensibiliser les expatriés et les travailleurs locaux d’avoir une communication
mutuelle plus franche et ouverte ; • Une amélioration de conditions de travail et de transport pour
tous les personnels ; • Une amélioration de la sécurité en lieu de travail surtout dans la mine et une
dotation aux stagiaires des équipements de protection individuelle.

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