0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
17 vues72 pages

Université Des Frères Mentouri Constantine Faculté Des Sciences de La Nature Et de La Vie

Transféré par

Maxo Joseph
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
17 vues72 pages

Université Des Frères Mentouri Constantine Faculté Des Sciences de La Nature Et de La Vie

Transféré par

Maxo Joseph
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫ا ﻟﺟﻣﮭورﯾﺔ اﻟﺟزاﺋرﯾﺔ اﻟدﯾﻣﻘراطﯾﺔ اﻟﺷﻌﺑﯾﺔ‬

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

‫وزارة اﻟﺗﻌﻠﯾم اﻟﻌﺎﻟﻲ و اﻟﺑﺣث اﻟﻌﻠﻣﻲ‬


MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Université des Frères Mentouri Constantine ‫ﺟﺎﻣﻌﺔ اﻹﺧوة ﻣﻧﺗوري ﻗﺳﻧطﯾﻧﺔ‬


Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie ‫ﻛﻠﯾﺔ ﻋﻠوم اﻟطﺑﯾﻌﺔ و اﻟﺣﯾﺎة‬

Département : Ecologie et Biologie végétale ‫ﻗﺴﻢ‬

Mémoire présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master


Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie
Filière : Biodiversité et reproduction végétale
Spécialité : Biologie et physiologie végétale
Option : Métabolisme secondaires et molécules bioactives
Intitulé :

Contribution à l’étude phytochimique et biologique des


flavonoïdes chez l’espèce Citrus limon et évaluation de leur
pouvoir anti bactérien.

Présenté et soutenu par :


ATROUS FATIMA Le : 25/06/2015
MENZRI YASMINA
Jury d’évaluation :

Président du jury : Mme HAMMOUDA BOUSBIA DOUNIA. (MCB-UFM Constantine).

Rapporteur : Mme BOUCHOUKH IMANE. (MAA – UFM Constantine).

Examinateur: Mme KARA KARIMA. (MCB – UFM Constantine).

Année universitaire
2014 - 2015
Dédicaces

Je dédie ce travail à mes parents

Pour vos mains qui ont tant travaillés

Pour votre cœur qui m’a tant donné

Pour votre sourire qui m’a tant réchauffé

Pour vos yeux qui furent parfois mouillés

Pour vous qui m’avez tant aimé.

A mes sœurs : Rayane Feriel Batoul Ikram

A mon frère Bouelem

A toute ma famille

A mes amis(e)

Menzri Yasmina
Dédicace

Je dédie ce travail

A mes très chers parents

A mes sœurs : Sonia Amel Rima

A toute ma famille

A mes amies

Atrous Fatima
Remerciements

Avant toute chose, nous remercions Dieu, le tout puissant, de nous

avoir donné la force et la patience d’achever ce petit travail.

Nous tenons à remercier Mme Bouchoukh Imane, Maitre assistante à

l’université de Constantine I, d’avoir accepté de présider ce travail.

Nous remercions Mme Hammouda Dounia, Maitre des conférences à

l’université de Constantine I, d’avoir accepté d’être la présidente du

jury.

Nous remercions Mme Kara Karima, Maitre des conférences à

l’université de Constantine I, d’avoir accepté d’examiner ce travail.

Nous remercions aussi nos collègues : Benhamama Loukmane et

Hassine Boukal Chawki pour leur aide pendant toute cette période,

pour leur gentillesse, et leur sourire.

A nos amies avec qui nous avons vécu de beaux moments au cours de

notre cursus à l’université de Mentouri – Constantine

particulièrement Nariméne Khawla Halima.

Nos vifs remerciements et notre profonde reconnaissance vont à

toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce petit

mémoire nous remercions toute personne de prés et de loin.


Résumé :

Notre travail porte sur l’étude phytochimique et des activités anti bactériennes de Citrus
limon de la wilaya de Constantine.

L’arbre du Citronnier Citrus limon est une plante poussant dans la région
méditerranéenne. Elle est aromatique médicinale utilisée comme anti inflammatoire,
stimulant, anti bactérien.

Le screening phytochimique a permet de faire une évaluation quantitative et qualitative de


flavonoïdes extraits à partir des feuilles et des fleurs de cette plante. Tandis que des tests
biologiques ont été utilisés pour l’évaluation du pouvoir anti bactérien.

Les résultats de ces travaux nous on permit d’affirmer la richesse des extraits étudiés de
Citrus limon en flavonoïdes, ces derniers ont montré un pouvoir anti bactérien significatif qui
pourrait nous permettre de la recommander dans la biotechnologie.

Mots clés : Citrus limon, flavonoïdes, phytochimique, activité anti bactérienne.


Summary :

Our work focuses on the phytochemical study and anti bacterial activities of lemon Citrus of
the wilaya of Constantine.

The tree of Lemon Citrus limon is a plant that grows in the mediterranean region. It is
used as a medicinal aromatic anti inflammatory, stimulant, anti bacterial.

The phytochemical screening has allows a quantitative and qualitative assessment of


flavonoids extracted from the leaves and flowers of this plant. While biological tests were
used for evaluation of anti-bacterial power.

The results of this work we were allowed to affirm the richness of the studied extracts of
Citrus limon in flavonoids, they were shown a significant anti bacterial power that could
allow us to recommend in biotechnology.

Key words: Citrus limon, flavonoids, phytochemical, anti bacterial activity.


‫ﻣﻠﺨﺺ ‪:‬‬
‫ﻟﻘﺪ ارﺗﻜﺰ ﻋﻤﻠﻨﺎ ﻋﻠﻰ اﻟﺪراﺳﺔ اﻟﻔﯿﺘﻮﻛﻤﯿﺎﺋﯿﺔ و اﻟﻨﺸﺎط اﻟﻀﺪ ﺑﻜﺘﯿﺮي ﻟﻨﺒﺎت اﻟﻠﯿﻤﻮن ‪ Citrus limon‬ﻟﻮﻻﯾﺔ‬
‫ﻗﺴﻨﻄﯿﻨﺔ‪.‬‬

‫ﺷﺠﺮة اﻟﻠﯿﻤﻮن ‪ Citrus limon‬ﺗﻨﻤﻮ ﺑﻤﻨﺎطﻖ اﻟﺒﺤﺮ اﻷﺑﯿﺾ اﻟﻤﺘﻮﺳﻂ وھﻲ ﻧﺒﺘﺔ ﻋﻄﺮﯾﺔ طﺒﯿﺔ ﺗﺴﺘﻌﻤﻞ‬
‫ﻛﻤﻀﺎد ﻟﻼﻟﺘﮭﺎب ﻣﺤﻔﺰ و ﻣﻀﺎد ﻟﻠﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ ‪.‬‬

‫وﻗﺪ ﺳﻤﺢ ﻟﻨﺎ اﻟﻔﺤﺺ اﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﻲ اﻟﻨﺒﺎﺗﻲ ﻣﻦ إﺟﺮاء اﻟﺘﻘﯿﯿﻢ اﻟﻜﻤﻲ واﻟﻨﻮﻋﻲ ﻟﻠﻔﻼﻓﻮﻧﯿﺪات اﻟﻤﺴﺘﺨﺮﺟﺔ ﻣﻦ‬
‫ﻣﺴﺘﺨﻠﺼﺎت أوراق و أزھﺎر ھﺪا اﻟﻨﺒﺎت ﻓﻲ ﺣﯿﻦ أن اﻻﺧﺘﺒﺎرات اﻟﺒﯿﻮﻟﻮﺟﯿﺔ اﺳﺘﺨﺪﻣﺖ ﻟﺘﻘﯿﯿﻢ اﻟﻨﺸﺎط اﻟﻤﻀﺎد‬
‫ﻟﻠﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ‪.‬‬

‫وﻗﺪ ﺳﻤﺤﺖ ﻧﺘﺎﺋﺞ ھﺪا اﻟﻌﻤﻞ ﻣﻦ ﺗﺄﻛﯿﺪ ﺛﺮاء اﻟﻌﯿﻨﺎت اﻟﻤﺪروﺳﺔ ﻟﻨﺒﺎت اﻟﻠﯿﻤﻮن ‪Citrus limon‬‬
‫ﺑﺎﻟﻔﻼﻓﻮﻧﻮﯾﺪات وأظﮭﺮت ﻛﺬﻟﻚ ﻗﻮﺗﮭﺎ اﻟﻤﻌﺘﺒﺮة ﺿﺪ اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ وھﺪا ﻣﺎ ﯾﺴﻤﺢ ﻟﻨﺎ ﺑﺈدراﺟﮭﺎ ﻓﻲ ﻣﺠﺎل‬
‫اﻟﺒﯿﻮﺗﻜﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺎ‪.‬‬

‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ ‪ :‬ﻧﺒﺎت اﻟﻠﯿﻤﻮن )‪ ، (Citrus limon‬ﻓﻼﻓﻮﻧﻮﯾﺪات‪ ،‬ﻓﯿﺘﻮ ﻛﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ ‪ ،‬اﻟﻨﺸﺎط اﻟﻀﺪ‬
‫ﺑﻜﺘﯿﺮي ‪.‬‬
Liste des figures :
Figure 1 : Coupe longitudinale d’une fleur de la famille des Rutacées ……………. 5

Figure 2 : Schémas de la biosynthèse des Flavonoïdes …………………………... 16

Figure 3 : Flavonones ……………………………………………………………... 17

Figure 4 : Flavones ………………………………………………………………... 18

Figure 5 : Anthocynes …………………………………………………………….. 18

Figure 6 : Chalcones ………………………………………………………………. 19

Figure 7 : Fleurs et feuilles du Citronnier ………………………………………… 22

Figure 8 : Moulin éléctrique ………………………………………………………. 23

Figure 9 : Fleurs broyées ………………………………………………………….. 23

Figure 10 : Feuilles broyées ………………………………………………………... 23

Figure 11 : Protocol de screening phytochimique des flavonoïdes réalisé sur les


différents organes de Citronnier (feuilles et fleurs) ………………….. 25
Figure 12 : Protocol de préparation des extraits éthanoliques et méthanoliques ……. 28

Figure 13 : Protocol des fractionnements des extraits bruts par ELL ……………… 30

Figure 14 : Schéma de l’analyse CCM des flavonoids des extraits des feuilles et des
fleurs du Citron………………………………………………………….. 31

Figure 15 : Migration des constituants de l’extrait lors d’une CCM analytique……... 32

Figure 16 : Schéma simplifié du principe de la méthode des disques ………………. 33

Figure 17 : Protocol du test de l’activité antibactérienne des extraits (Techniques des


disques)…………………………………………………………………… 35
Figure 18 : Courbe d’étalonnage des flavonoïdes……………………………………. 38
Figure 19 : Contenu relatif des flavonoïdes des feuilles et des fleurs de Citrus limon. 39
Figure 20: Détection visible du chromatogramme des différentes phases d’un extrait
méthanolique chez Citrus limon ………………………………………… 41
Figure 21 : Détection visible du chromatogramme des différentes phases d’un extrait
éthanolique chez Citrus limon ………………………………………....... 41
Figure22 : Révélation par UV (250nm) d’un extrait méthanolique …………………. 42

Figure 23: Révélation par UV (250nm) d’un extrait éthanolique …………………… 42

Figure 24 : Révélation par UV (365nm) d’un extrait méthanolique …………………. 43


Figure 25 : Révélation par UV (365nm) d’un extrait éthanolique …………………… 43
Figure 26 : Résultats de l’activité antibactérienne de l’extrait brut du Citrus limon. 47
La bactérie E. coli ………………………………………………………...
Figure 27 : Résultats de l’activité antibactérienne de l’extrait brut du Citrus limon ;
La bactérie Staphylococcus aureus. ……………………………………... 48
Liste des tableaux :
Tableau 1 : Caractéristiques des 5 espèces du citrus limon ……………………... 6

Tableau 2: Les différents composés du métabolisme secondaire ………………. 13

Tableau 3: la couleur de quelques classes des flavonoïdes …………………….. 14

Tableau 4: Résultats des tests …………………………………………………... 36

Tableau 5: Les résultats de criblages des flavonoïdes des feuilles et des fleurs
de Citrus limon ……………………………………………………... 37
Tableau 6: Absorbance lues au spectrophotomètre à 420nm. ………………….. 39

Tableau 7: les Rf des différents spots d’un extrait éthanolique ………………… 44

Tableau 8: Les Rf des différents spots d’un extrait méthanolique ……………... 45

Tableau 9: Diamètre de zone d’inhibition pour l’extrait brut des feuilles et des
fleurs ………………………………………………………………... 48
Sommaire

Partie I : Synthèse bibliographique


Introduction générale …………………………………………………………………… 1
Chapitre I : Description de la plante
1.1. La famille des Rutacées ……………………………………………………………… 4
1.2. Classification de la famille des Rutacées……………………………………………... 5
1.3. Le genre Citrus………………………………………………………………………. 5
1.4. Description de l’espèce Citrus limon ………………………………………………… 6
1.5. Taxonomie de l’espèce ………………………………………………......................... 7
1.5.1. Systématique classique ……………………………………………………........... 7
1.6. Variétés cultivées de Citronnier ……………………………………………………… 8
1.6.1. Variétés cultivées de Bigaradier (Citrus aurantium) ……………………………. 8
1.6.2. Variétés cultivées de Pomelo ou Grappe fruit : (Citrus paradisi) ………………. 8
1.6.3. Variétés cultivées de Cédratier (Citrus medica) ………………………………… 8
1.6.4. Variétés cultivées de Pamplemoussier (Citrus grandis) ………………………… 8
1.6.5. Variétés cultivées de Limettier ………………………………………………….. 9
1.6.6. Variétés cultivées de Lime .................................................................................... 9
1.7. Culture du Citronnier…………………………………………………………………. 9
1.8. .Rendement ………………………………………………………………………….. 9
1.9. Caractères botaniques………………………………………………………………… 10
1.10. Utilisations…………………………………………………………………………... 10
Chapitre II : Métabolisme secondaire
1. Définition……………………………………………………………………………….. 12
2. Fonctions de métabolites secondaires…………………………………………………. 13
3. Type et origine des métabolites secondaires…………………………………………. 13
3.1. Les composés phénoliques…………………………………………………………. 13
3.1.1. Les flavonoïdes………………………………………………………………… 13
[Link]. Définition…………………………………………………………………...... 13
[Link]. Biosynthèse des flavonoïdes ………………………………………………… 14
[Link].1 Voie Shikimate ………………………………………………………… 14
[Link].2. Voie acétate-malonate ………………………………………………... 15
[Link]. Classes des Flavonoïdes …………………………………………………… 17
[Link].1. Flavonones …………………………………………………………….. 17
[Link].2. Flavones ……………………………………………………………….. 17
[Link].3. Flavononoles …………………………………………………………… 18
[Link].4. Les anthocyanes ………………………………………………………... 18
[Link].5. Les Chalcones……………………………………………………….…... 18
[Link] Intérêt des flavonoïdes……………………………………………………….. 19
[Link].1. Intérêt biologique………………………………………………………… 19
[Link].1.1. Rôle attractif ...................................................................................... 19
[Link].1.2. Rôle protecteur ……………………………………………………... 19
[Link].2. Intérêt physiologique ……………………………………………………. 19
[Link].3. Intérêt pharmacologique ………………………………………………… 20
[Link].4. Intérêt économique………………………………………………………... 20
[Link]. Distribution des Flavonoïdes …………………………………………………... 20
[Link]. Localisation…………………………………………………………………….. 21

Partie II : Matériels et méthodes


1. Matériel végétale utilisé ……………………………………………………………….. 22
1.1. Zone de récolte ……………………………………………………………………….. 22
1.2. Conservation………………………………………………………………………….. 22
1.3. Broyage de parties séchées …………………………………………………………. 23
2 .Criblage des flavonoïdes ………………………………………………………………. 23
3. Dosage des flavonoïdes ………………………………………………………………. 26
4. Extraction des flavonoïdes……………………………………………………………. 26
4.1. Macération et préparation des extraits éthanolique et méthanoliques ……………… 26
4.1.1. Méthode d’extraction …………………………………………………………….. 26
4.1.2. Protocol d’extraction …………………………………………………………….. 26
4.2. Fractionnement des extraits bruts Extraction Liquide-Liquide (ELL) …………… 29
4.3. Séparation des flavonoïdes par chromatographie sur couche mince (CCM) ………. 30
4.3.1. Principe………………………………………………………………………… 30
4.3.2. Dépôts………………………………………………………………………….. 31
4.3.3. Développent des plaques………………………………………………………….. 32
4.3.4. Révélation des plaques (Visualisation des tâches) ……………………………….. 32
5. Etude de l’activité antibactérienne ……………………………………………………. 32
5.1. Objectif …………………………………………………………………………….. 32
5.2. Principe……………………………………………………………………………... 33
5.3. Préparation des souches bactériennes ……………………………………………….. 33
5.4. Culture des bactéries ………………………………………………………………… 34
Partie III : Résultats et discussions
1. Criblage des flavonoïdes………………………………………………………………... 36
1.1. Résultats ……………………………………………………………………………... 36
1.2. Discussion……………………………………………………………………………. 38
2. Dosage des flavonoïdes ……………………………………………………………….. 38
2.1. Résultats ……………………………………………………………………………. 38
2.2. Discussion…………………………………………………………………………… 40
3. Séparation des extraits bruts MeOH et EtOH par chromatographie sur couche mince
(CCM) ……………………………………………………………………………………. 40
3.1. Résultats ……………………………………………………………………………. 40
3.2. Discussion…………………………………………………………………………... 46
4. Evaluation de l’activité antibactérienne ……………………………………………….. 46
4.1. Résultats…………………………………………………………………………….. 46
4.2. Discussion…………………………………………………………………………. 48
Conclusion ...................................................................................................................... 49
Perspectives ……………………………………………………………………………. 50
Références bibliographiques ………………………………………………………. 51
Les sites …………………………………………………………………………………. 53
Synthèse
bibliographique
Synthèse bibliographique introduction

PARTIE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

Introduction générale :
Les arbres fruitiers ont leur place dans tous les jardins. Au printemps, leur floraison
éblouissante ajoute le plaisir des yeux à la gourmandise.
Il ne s'agit pas ici de parler de tous les arbres fruitiers, tant ils sont divers. Jardiniers
professionnels ou jardiniers amateurs, n'hésitez pas à planter des arbres fruitiers, tant pour leur
qualité d'arbres ou d'arbustes d'ornement que pour leur côté jardin gourmand. Les formes et
les tailles sont extrêmement variées. Les arbres fruitiers aiment en général une exposition
ensoleillée. Certains, d'origine méditerranéenne, sont à rentrer en hiver (les agrumes, par
exemple).
Sur la plupart des arbres fruitiers, la pollinisation est "croisée", c'est-à-dire qu'elle se
produit d'un arbre à l'autre. Il faut donc souvent planter plusieurs fruitiers ensemble; c'est le
cas des pommiers et des poiriers.

Le nom Agrume est donné aux arbres appartenant à la famille des Rutacées et au genre
botanique Citrus. Cette appellation d'origine italienne, désigne les fruits comestibles et par
extension les arbres qui les portent. A cette catégorie d'arbre appartiennent les orangers, les
mandariniers, les citronniers, les cédratiers et le pamplemoussier .LOUSSERT, (1989).

En Afrique tropicale humide, et au Cameroun en particulier, les agrumes sont produits


généralement dans des systèmes où ils jouent un rôle important à plus d'un titre. Ils
constituent des sources de revenus pour les ménages et des apports nutritionnels de qualité
notamment pour leur richesse en éléments minéraux, en vitamines et en fibres. ECONOMOS
et CLAY, (1998). De par leur nature pérenne, ils sont (aussi un des éléments de restauration
des équilibres écologiques après la déforestation. WESTPHAL et al. (1985).

BOUDI, (2005) signale que les agrumes sont les fruits les plus produits dans le monde. Ce
même auteur souligne que l'Algérie qui été traditionnellement exportatrice d'agrumes,
éprouve à l'heure actuelle des difficultés à satisfaire les besoins de consommation qui ne
cessent de croitre sous l'effet de la consommation en fruits frais. Ce même auteur souligne
aussi que l'Algérie par sa situation géographique, son climat et la qualité de sa production peut
à juste titre prétendre occuper sur les places européennes une position de choix pour
l'ensemble de sa production agrumicole. L'agriculteur algérienne vit une situation très difficile
généralement par l'instabilité où les rendements n'ont pas progressé depuis l'indépendance. A

1
Synthèse bibliographique introduction

cette régression des rendements, s'ajoute une diminution de la qualité qui rend nos agrumes
non compitifs, contrairement à ceux des autre pays méditerranéens.

LOUSSERT, (1989) signale que les agrumes sont originaires des pays du sud-est asiatique ou
leur culture se confond avec l'histoire des civilisations anciennes de la Chine, qui les cultivèrent
d'abord pour leur parfums, puis pour leurs fruits. Ce même auteur signale aussi que c'est avec le
rayonnement des civilisations Chinoises et Hindoues que leur culture commença à ce propagé, au
cours de premier millénaire avant notre ère, à l'ensemble des pays du sud-est asiatique (sud du
Japon et archipel de Malaisie). Les Cédratiers furent probablement les premiers agrumes cultivés
en méditerranée à l'époque des Mèdes, au VIIème siècle avant notre ère. LOUSSERT, (1989).

Ce même dernier auteur souligne aussi que c'est à partir de bassin méditerranéen et aux grandes
découvertes que les agrumes furent diffusée dans le monde. Dès le Xe siècle, les navigateurs
arabes les propagent sur les côtes orientales de l'Afrique jusqu'au Mozambique. Christophe
Colomb, à l'occasion de son second voyage (1493), les introduits en Haïti, à partir de laquelle la
diffusion se fera vers le Mexique (1518), puis les Etats–Unis d'Amérique (1569 à 1890). Enfin, ce
sont les navigateurs Anglo-hollandais qu'en 1654 introduisent les premiers agrumes dans la
province du Cap en Afrique du Sud.

PRALORAN, (1971) souligne que les agrumes appartiennent à la famille des Rutacées,
d'origine de la Chine, Inde et Indonésie, la période de floraison est entre mars et juillet. Pour
ce qui est de la couleur des fleurs est blanche, l'exposition est vers le soleil, le type de sol est
un mélange de terreau et de terre de jardin, léger et drainé, l’acidité du sol est neutre à
légèrement acide. L'humidité du sol est fraiche, l'utilisation est isolé, bac et verger. La hauteur
des arbres est de 500 cm, le type de plante est un arbre fruitier de type agrume, le type de
végétation est vivace, le type de feuillage est persistant. Pour ce qui est de la méthode de
multiplication est semis au chaud, greffe en fente sur citronnier ou bigaradier en Août ou en
Septembre, ou greffe en écusson en Mai ou en Août, généralement il est intéressent de greffer
un rameau de 2 ans. La taille est à l'intérieur, pincez les extrémités en mars des rameaux pour
limiter le développement.

 Dans la présente recherche nous allons étudier le citronnier.

Le présent document est devisé en trois parties dont :

 La première concerne une synthèse bibliographique.

2
Synthèse bibliographique introduction

 Chapitre I : description de la plante.


 Chapitre II : le métabolisme secondaire.
 Le matériel et les méthodes sont rassemblés dans la deuxième partie.
 Ils sont suivis par les résultats et les discussions dans la troisième partie.
 L'étude est terminée par une conclusion générale et prescriptifs.

3
Synthèse bibliographique Description de la plante

Chapitre I - Description de la plante :

I.1. La Famille des Rutacées :

Les Rutacées forment une famille de plantes appartenant à l'ordre des Sapindales. Selon Watson
& Dallwitz, elle comprend 900 espèces réparties en 150 genres. Aujourd'hui la famille est plus
grande (160 genres).

Ce sont des arbres, des arbustes ou plus rarement des plantes herbacées des régions tempérées à
tropicales, producteurs d'huiles essentielles.

Les agrumes appartiennent à cette famille.

Les caractères morphologiques de cette famille sont assez variables. Le plus caractéristique est la
présence de glandes à huiles essentielles visibles sur les feuilles sous la forme de points
translucides.

Ce sont des arbres ou des arbustes, ou très rarement des plantes herbacées.

Les fruits sont des baies, des drupes, des samares, des capsules ou des follicules.

La plupart des plantes de cette famille sont toxiques, provoquant des troubles dermatologiques.
En effet, les Rutacées sont riches enfuranocoumarines photo sensibilisantes, qui sont responsables
de manifestations phototoxiques. Le contact avec une plante de la famille (surtout les agrumes) ou
l’un des produits qui en est issu : huile essentielle, produit cosmétique, etc., en présence de soleil,
provoque un érythème, souvent suivi par la formation de vésicules qui fusionnent donnant naissance
à des bulles. Par la suite, on peut observer une hyperpigmentation de la zone affectée due à la
stimulation de la mélanogenèse. Ces réactions passent souvent inaperçues et sont souvent attribuées
à des dermatites allergiques : impétigo, infection par les champignons,

Les plantes de la famille des Rutacées ayant pour nom latin Rutaceae et que l’on nomme
communément la famille rue ou la famille agrumes, elle fait référence à une grande famille plus ou
moins mille six cents espèces classées dans cent quarante genres de plantes dicotylédones.

La famille des Rutacées est célèbre par la présence de toutes les espèces d’agrumes inclut dans
cette famille, elle est représentée par des arbres et des arbustes ligneux dont certains sont épineux et
quelques plantes herbacées qui sont implantées des climats tempérés à tropicales de la planète.

4
Synthèse bibliographique Description de la plante

Les Rutacées ou agrumes ont la particularité de produire des huiles essentielles que l’on extrait
directement des glandes oléifères présentes sur leurs feuillages, qui ont l’aspect épars ou opposées
avec des feuilles simples ou composées et sans stipules.

Les plantes de la famille des Rutacées possèdent une inflorescence en cyme ou grappe et
parfois solitaire avec des fleurs radiales ou latérales, régulière et hermaphrodites, et donnant comme
fruit assez varié allant de la baie à la drupe, de la samare à la capsule.

Figure 1 : Une fleur de la famille des Rutacées.


I.2. Classification de la famille Rutacées :
 Embranchement : Spermatophytes
 Sous Embranchement : Angiospermes.
 Classe : Magnoliopsides (Dicotylédones).
 Ordre : Rutales.

I.3. Le genre Citrus :


Citrus est un genre de petits arbustes à fruits, qui rassemble la plupart des espèces d'agrumes. C’est un
genre assez compliqué, car il existe plusieurs espèces, mais qui peuvent se mélanger entre elles (on dit
qu'elles s'hybrident) pour former de nouvelles variétés. Certains des agrumes les plus courants appartiennent
à ce genre.

5
Synthèse bibliographique Description de la plante

Espèces Caractères
Pamplemoussier (Citrus Feuilles ailées, grandes, tiges grosses, peu épineuses, fruit très
grandis) gros, sphérique, amer et consommable uniquement comme fruit
confit ou en confiture.
Pomelo ou Grape-fruit Grandes feuilles, fruits de grosseur moyenne, à écorce lisse,
(Citrus paradisi) réunis en grappes.
Citronnier (Citrus limon) Feuilles grandes, sans ailerons, peu brillantes, tige assez grosse
plus ou moins épineuse. Fruit moyen, allongé, jaune clair, écorce
lisse et mince.
Cédratier (Citrus medica) Il se distingue par d'assez gros fruits et le Citrus aurantifolia plus
sensible au gel que le précédent, à petits fruits, dénommé “Citron
vert”, actuellement très recherché.
Limettier (Citrus latifolia) Feuilles grandes, sans ailerons, peu brillantes, tige assez grosse,
plus ou moins épineuse, fruit gros, jaune clair, écorce épaisse et
plus ou moins verruqueuse.

Tableau1 : Caractéristiques des 5 espèces du Citrus limon.

I.4. Description de l’espèce Citrus limon :

SWINGLE, (1948) signale que le genre Citrus contient plusieurs caractéristiques comme :
 c'est un arbre de petite taille dont les jeunes rameaux deviennent très rapidement
cylindriques, épineux (épine simple à l'aisselle des fruits), mais dont les branches âgées sont
fréquemment inermes.
 Ce même auteur souligne que les feuilles des folioles habituellement minces, non coriaces,
dont les veines principales sont peu nombreuses et le réseau de veines secondaires ne ressort
pas sur le limbe.
 Le pétiole est en général plus ou moins ailé et articulé avec le limbe (sauf dans le genre C.
medica) à pétiole non ailé ou simplement marginé et non articulé avec le limbe. Pour ce qui
est des fleurs ils apparaissent à l'aisselle des feuilles, elles sont solitaires ou en petites
grappes corymbiformes, parfaites ou mâles par avortement plus ou moins complet du pistil.
 Le calice est en forme de coupe, a 4 ou 5 sépales, droite et abondamment pourvus de
glandes.
 Les étamines sont en nombre généralement de quatre fois supérieurs à celui des pétales et
parfois jusqu'à 6 à 10 fois plus nombreuses.
 Le disque nectarifère est petit.
 L'ovaire est sub-globuleux et bien distinct du style mince, ou tronqué, fusiforme ou sub-
cylindrique passant progressivement à un style d'épaisseur voisine de celle de la partie

6
Synthèse bibliographique Description de la plante

Supérieure de l'ovaire ; il comporte 8 à 18 loges (généralement 10 à 14) avec 4 à 8 ovules


par loge, en deux rangs parallèles.
 Le style, cylindrique, se termine brusquement en un stigmate sub-globuleux ou en sphère
aplatie.
 Pour ce qui est des fruits ils sont formés de segments contenant les graines placé dans l'angle
intérieur, le reste de l'espace est rempli de poils vésiculaire pédonculés, fusiforme, composé
de grosses cellules à contenu très aqueux.
 Les segments sont entourés d'un endocarpe blanc à l'extérieure duquel est une écorce à très
nombreux glandes à essence, devenant jaune ou rouge à maturité.
 Enfin pour ce qui est des graines ils sont obovales aplatie, plus ou moins anguleuses. Elles
contiennent un ou plusieurs embryons blanc ou vert.
ESCLAPON, (1975) dit que la classification des espèces est basée sur les caractères botaniques
propres à ces diverses espèces, dont les trois principaux genres de la sous-famille des Aurantioidées
(Poncirus, Citrus et Fortunella) ont été rattachés aux groupes qui sont présentés dans les tableaux
suivants.

I.5. Taxonomie de l’espèce :

I.5.1. Systématique classique :

La classification des agrumes est selon ADJDIR et BENSNOUSSI (2009) comme suite :
 Règne : Végétale
 Embranchement : Angiospermes
 Classe : Eudicotes
 Sous classe : Archichlomydeae
 Ordre : Geniales (Rutales)
 Famille : Rutaceae
 Sous famille : Aurantoideae
 Tribu : Citreae
 Sous tribu : Citrineae
 Genre : Citrus

PRALORAN, (1971) souligne que la classification systématique des agrumes et des genres
voisins est un problème que les spécialistes s'accordent à qualifier de complexe. Des divergences se
manifestent entre les opinions de Swingle, Tanaka, Hume, Hodgson et Chapot en matière.

7
Synthèse bibliographique Description de la plante

I.6. Variétés cultivées de Citronnier :

Selon REBOUR, (1966), Le Citronnier contient quelques variétés comme Eureka, Lisbon,
Lunari, Villafranca, Meyer et Vernia ou Berna pomelo.

I.6.1. Variétés cultivées de Bigaradier : (Citrus aurantium)


Selon ESCLAPON, (1975) le Bigaradier avec ses divers clones est cultivé surtout pour les
fleurs, les fruits, les feuilles et les brouts de taille, qui assurent la production (après distillation) de
l'eau de fleur d'oranger, déconfitures (avec les fruits mûrs) et de vins apéritifs avec les fruits verts.
C'est un excellent porte-greffe, car il est résistant à la Gommose et accepte les sols calcaires.
I.6.2. Variétés cultivées de Pomelo ou Grappe fruit : (Citrus paradisi)
PRALORON, (1971) souligne que c'est la seule espèce des agrumes qui ne soit pas originaire du
sud-est Asiatique, puisqu'elle est apparue aux Antilles. Elle provient très certainement dune
mutation de bourgeon ou d'une hybridation du pamplemousse. Le pomelo n'est pas très sensible au
froid que l'oranger, mais il a besoin de beaucoup de chaleur pour donner des fruits de bonne qualité.
Selon ce même auteur deux types de pomelo existent c'est le pomelo à pulpe blonde (Var : Duncan,
Marsh, Frost Marsh) et le pomelo à pulpe sanguins (Var : Foster, Redblush, Thompson, Shambar).

I.6.3. Variétés cultivées de Cédratier : (Citrus medica)


ESCLAPON, (1975) dit que les Cédratiers autrefois sont très cultivés, puis abandonné, semble à
la faveur de conditions économiques favorables. Ce fruit intéresse les producteurs de fruits confits
et accessoirement ceux de la liqueur “Cédratine”. Des essais de greffage réalisés avec des greffons
sélectionnés, sur le Citrus volkameriana, comme pour le citronnier, donnent des sujets résistants à
la gommose est productifs.

I.6.4. Variétés cultivées de Pamplemoussier : (Citrus grandis)


PRALORAN, (1971) souligne que bien que cette espèce forme deux espèces différentes, le
pamplemoussier et le pomelo sont assez étroitement apparentés et plusieurs auteurs considèrent que
le pomelo n'est qu'une sous-espèce ou une variété botanique de Citrus grandis. Il se distingue par
plusieurs caractères comme de jeune rameau et pétiole pubescents, axe creux, pulpe ferme et
croquante, fruits volumineux, saveur très variable et pépin mono-embryonnés, leur importance
commerciale est très limitée.

8
Synthèse bibliographique Description de la plante

I.6.5. Variétés cultivées de Limettier :


ESCLAPON, (1975) signale que cette variété se cultive dans les sites les moins exposés au gel,
on distingue : les Limettiers à gros fruits (Citrus latifolia), avec la variété Tahiti moins sensible au
gel que les limettiers à petits fruits (Citrus aurantifolia).
I.6.6. Variétés cultivées de Lime :
Selon ESCLAPON, (1975) ils ont la taille d'un petit citron, se récolte principalement entre la fin
Septembre et la fin Décembre lorsque sa peau est encore verte.

I.7. Culture du citronnier :


Citrus limon préfère un mélange légèrement acide, riche et drainant. On plante donc le
citronnier dans un mélange dit de terreau pour agrumes, ou on fait un mélange comprenant environ
60 % de terreau, 30 % de terre de jardin, et 10 % de sable non calcaire.
Pendant la belle saison, le citronnier est mis à l’extérieur en plein soleil, avec un arrosage
régulier et abondant, tout en laissant sécher le pot entre deux. Lorsque les feuilles se dressent vers le
haut, il a soif, et lorsqu’ elles sont toutes pendantes, c’est signe qu’il a eu trop d’eau. En hiver les
arrosages sont plus espacés.

 C’est une plante gourmande qui demande de l’engrais riche en azote et potassium, une fois par
mois, ainsi qu’un rempotage tous les 2 ou 3 ans.

I.8. Rendement :

BICHE, (2012) souligne que la production totale en Algérie des agrumes pour l'année 2007 a
atteint 689.467 tonnes dont 539000 tonnes d'oranges, 100.000 tonnes en clémentines et en
mandarine et 50.000 tonnes pour le citron et le pomelo. Ce même auteur signale que 97% de la
production est destinée à la consommation en frais, la transformation est autour de 8000 tonnes par
an. Dont les grandes zones de production par ordre d'importance sont la plaine de la Mitidja avec
44%, Habra Mascara avec 25%, le périmètre Bounamoussa et la plaine de SafSaf à Skikda avec
16% et le périmètre de la Mina et le Bas Chélif avec 14 %. Le centre du pays occupe une surface de
39305 ha d'agrumes soit 62%, l'ouest représente 26% soit 16453 ha, l'est 9,7% représente par
6134 ha et 1404 ha pour le sud soit 2,2%.

9
Synthèse bibliographique Description de la plante

I.9. Caractères botaniques :


 Famille: Rutacées
 Origine: sud-est asiatique
 Période de floraison: étalée
 Couleur des fleurs: blanche.
 Exposition: ensoleillée.
 Type de sol: riche et drainant
 Acidité du sol: acide à neutre
 Humidité du sol: frais
 Utilisation: potée, en extérieur hors-gel
 Hauteur: 6m maxi en pleine terre
 Type de plante: agrume
 Type de végétation: vivace
 Type de feuillage: persistant au-dessus de 2°C
 Rusticité: peu rustique, -5 °c
 Plantation, rempotage: printemps, été
 Méthode de multiplication: greffage, bouture.
 Espèces, variétés intéressantes: Le genre comprend environ 15 espèces mais des incertitudes
persistent, tant il est hybridé depuis des millénaires.
 Maladies et ravageurs: cochenilles, maladies cryptogamiques.

I.10. Utilisations :
Le citron présente de nombreux bienfaits pour la santé. Antiseptique, astringent, antiscorbutique,
reminéralisant, il stimule les défenses naturelles (d’où sa prescription en cas de rhume, de grippe),
favorise la digestion, améliore la circulation sanguine, assouplit les articulations (efficace en cas de
rhumatismes), et aide aussi à lutter contre les allergies et la fatigue car il est riche en vitamine C.
Par ailleurs, des études ont démontré des effets anti cancer et hypocholestérolémiant.
 Traitement de fond : consommation régulière de jus de citron dans l'alimentation.
 Traitement des crises aiguës : 2 cl de jus pour 5 cl d'eau chaude, avec éventuellement une
gousse d'ail écrasée. A boire 3 fois par jour.
 En usage externe : Contre le rhume, la grippe, l'angine et la pharyngite.
 Gargarismes : 2 cl de jus dans 2 cl d'eau chaude. Boire 3 ou 4 fois par jour.

10
Synthèse bibliographique Description de la plante

 Nébulisation : pour parfumer et désinfecter l'air ambiant.


 Contre l’acné : Appliquer du jus de citron sur les zones atteintes, tous les soirs après un
nettoyage de la peau.

11
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

Chapitre II : Métabolisme secondaire

I. Définition :
Les plantes produisent un grand nombre de composés lesquels on ne suit pas toujours le rôle
qu’ils jouent exactement pour la plante. Ces composés ne sont pas produits directement lors de la
photosynthèse, mais résultat des réactions chimiques ultérieures. On les appelle donc des
métabolismes secondaires.

Un métabolite secondaire est une molécule qui, par exclusion, n’appartient pas au métabolisme
primaire, ce dernier est indispensable à la nutrition, il assure la croissance, le développement d’un
organisme. Les métabolites primaires rassemblent les acides aminés, les lipides, les sucres ou les
acides nucléiques, par exemple.

Les métabolites secondaires sont plus spécifiques aux plantes, bactéries et champignons. On les
retrouve dans des compartiments particuliers ou à des moments précis de la vie.

Contrairement aux métabolites primaires, ils ne participent pas directement à l’assimilation des
nutriments et donc, au développement de la plante. Ce pendant, ces composés ne sont pas
totalement différents des métabolites primaires. F.A.T Barberan F., Ferreres and F., Tomas baic.
(1985).

Les métabolites secondaires:

-Ils sont des molécules qui ne participent pas directement au développement des plantes mais plutôt
interviennent dans les relations avec les stress
Biotiques, abiotiques ou améliorent l’efficacité de reproduction.
-Ils sont différents dans les différentes espèces
Au contraire :
Les métabolites primaires:
-ils ont un rôle essentiel pour le métabolisme et le développement végétal
-se retrouvent dans toutes les espèces. (Buchanan, Cap. 24).

12
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

II. Fonctions des métabolites secondaires :


Ils ont des fonctions très différentes, exemples:
 Protection de l’attaque des pathogènes ou des herbivores (menthe par exemple)
 Attraction des pollinisateurs
 Ils participent à des réponses allélopathiques
(Compétition entre les plantes pour la germination et croissance)
 Ils sont des molécules qui sont aussi très utiles pour l’homme, comme colorants, arômes,
antibiotiques, herbicides, drogues etc. (Buchanan, Cap. 24).

classes origine Nombre de structure


Terpénoides L’IPP (isopentenyldiphosphate) 25000
Une molécule à C5
Alcaloïdes Acides Amines 12000
Molécules Voie de l’acide shikimique et 8000
phénoliques acétate/malonate.

Tableau. 2 : Les différents composés du métabolisme secondaire (Buchanan, Cap. 24).

III. Types et origine des métabolites secondaires :

III. 1 Les composés phénoliques :

Les composés phénoliques sont des molécules aromatiques constituées d’un groupement phényle
(C6) et d’un hydroxyle (-OH). Il en existe environ 4500. On peut nommer dans cette famille les
tanins, les coumarines, la lignine ou encore les flavonoïdes. Ces composés sont typiques des plantes
vasculaires et ont colonisés l’environnement aérien. La plupart de ces composés phénoliques
dérivent d’acides aminés aromatiques : la tyrosine et la phé[Link] Richter, (2006).

III .1.1 Les Flavonoïdes :

III.1.1.1 Définition :

Le terme flavonoïde rassemble une très large gamme de composés naturels appartenant à la
famille des poly phénols. Leur fonction principale semble être la coloration des plantes.

13
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

Ils sont surtout abondantes chez les plantes supérieures particulièrement dans certaines familles :
Polygonacées, Rutacées, Légumineuses, Ombellifères et Composés ; mais ils peuvent également se
trouver dans le règne animale les Glandes à sécrétion odoriférante du castor, la propolis des abeilles
(la Chrysine, la Quercitrine, la Galangine) et dans les Ailes des [Link] Richter, (2006).

Flavonoïdes couleur

Flavones, flavonoles jaune

Flavonones Incolore
jaune
Flavononoles voire

Isoflavones Ne prennent pas une


seule couleur
Chalcones et Aurones Jaune
Anthocyanidines Rouge en milieu acide
Bleu en milieu alcalin
Violette, mauve rose

Tableau 3: la couleur de quelques classes des flavonoïdes.

III.1.1.2 Biosynthèse des flavonoïdes :

Il existe 2 vois pour la biosynthèse des flavonoïdes :

 la voie Shikimate : qui a deux enzymes clés (phénylalanine ammonialyase et


tyrosine ammonialyase)
 la voie acétate-malonate : la chalcone synthétase est l’enzyme clé de cette voie.

II.[Link] Voie Shikimate :

Cette voie commence par l’acide phosphoenol pyruvique (pep) qui provient de la glycolyse et du
D’érythrose-4-P provenant de la voie des pentoses.

Un composé intermédiaire de 7 atomes de carbones est issu de l’association de ces deux composés.
La cyclisation donne l’acide hydro quinine (6C) qui se trouve à l’équilibre avec l’acide quinine.

14
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

La voie continue jusqu’à l’acide shikimique , il y a formation de l’acide chorismique en passant


par 3 étapes, cet acide chorismique occupe une position clé dans ce métabolisme et son devenir est
multiple :

-Réarrangement pericyclique du type clissé en acide périphérique.

-La transamination, au nom de la carboxylation, produit la tyrosine et la préphenylanine.


La désamination de la phénylalanine par l’ammonia-lyase (PAL) produit l’acide cinnamique

-La désamination de la tyrosine conduit à l’acide hydroxycinnamique ou coumarique par la


tyrosine ammonia–lyase (TAL)

-La réduction des acides cinnamique conduit à l’alcool coniférylique qui est un précurseur
important des [Link]. Hai Sheng Chen., Zhea Bao Xiang., Shnan Gliang., Yong Sheng
Jinand Jian Guo Liu Baic, (2007).

III.[Link] Voie acétate-malonate :

C’est une condensation d’un triacetate : la malonyl acyl coA qui fournit, par décarboxylation,
des unités en (C2) pour allonger le complexe acyle coA.

-L’étape clé de la formation des flavonoïdes est la condensation catalysée par la chalcone
synthétase de trois molécules de malony-coA (noyau A) avec un ester du coenzyme A et d’un acide
hydrox cinnamique (noyau B). Le produit de la réaction est une chalcone, dans les conditions
physiologique normales, la chalcone tend à s’isomeriser spontanément en flavonone racémique, la
cyclisation de la chalcone catalysée par la chalcone synthétase, qui induit une fermeture
stéréospécifique du cycle conduisant ainsi à la seule (2-S) flavanone.

La complication biogénétique d’hydroxylation nucléaire, methylation et glycosylation


interviennent pour créer la diversité structurale des molécules flavonique. La dioxgénase catalyse
l’hydroxylation de la (2-S) flavanone et qui induit :

L’hydroxylation de la (2-S) naringenine en (2-R-3-R) dihydrokaempférom et celle de (2-S)


eryodictyol en (2-R-3-R) dihydroquercétol .La transformation des dihydroflavonols en flavonols

15
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

fait intervenir la déshydrate d’intermédiaire hydroxylé en 2. Ligin. Hai Sheng Chen., Zhea Bao
Xiang., Shnan Gliang ., Yong Sheng Jinand Jian Guo Liu Baic., (2007).

Figure 2: Schémas de la biosynthèse des Flavonoïdes.

16
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

III.1.1.3 Classes des Flavonoïdes :

III.[Link] Flavonones :
Ces molécules sont caractérisées par l’absence de la double liaison entre C2-C3et par la présence
d’un centre d’asymétrie, elle ne comporte pas le groupement OH en position C3. Ghgiabe Rym ,
Nezar Awatif ,Henni lamia.

Figure 3 : Flavonones

III.[Link] Flavones :
Ils représentent 80% des Flavonoïdes connus, le noyau A est substitué par deux hydroxyles
phénoliques en C-5 et C-7 libres ou estérifiés. Le noyau Best dans 80% des cas substitué en 4’ ou di
substitué en 3’’ et 4’ ou encore tri substitué en 3’, 4’ et5’. Les positions 2’, 6’ ne sont
qu’exceptionnellement substitués ; les substituant sont de groupes –OH ou –OCH3. La différence
essentielle entre les Flavones et Flavonoles est la présence d’une oxygénation en C-3 dans les
Flavonoles.

Il y a deux flavones communes, l’Apigénine et la Lutéoline (et leur dérivés), ils peuvent être
reconnus sur le chromatogramme du forestal comme taches marrons sombres qui virent au jaune
vert ou jaunissent en employant le gaz ammoniaque fumant comme agent de révélation.

Il y a environ 34 Flavones rares qui peuvent être convenablement répartis en cinq classe dont les
représentants sont : 5-Hydroxyflavone, Baicalein, 2’-Hydroxyflavone, C-Methylflavone, 5, 6, 7, 8-
Tétrahydroxyflavone. La plupart d’entre elles ont des spectres d’absorption UV. Caractéristiques
.Une condensation de l’Acétate Malonate et l’Acide Cinnamique est l’étape clé de la biosynthèse de
certains composés Flavonique. A. F. Barrero, E. cabrera, I. Rodriguez, Eva M. Fernandez-Gallego,
(1994).

17
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

Figure 4 : Flavones.

III.[Link] Flavononoles :
Se distinguent des catéchines par la présence du OH en position 4 ils possèdent trois atomes de
carbones asymétriques, et peuvent, théoriquement, exister sous forme de huit stéréoisoméres
Optiquement actifs, mais ces entités n’ont pu être isolées à l’état individuel stable. Ces composés
réactifs sont les précurseurs des procyanidines oligométriques. Y. Aratanechemuge, H. Hibasami,
K. Sanpin, H. Katsuuaki, K. Imai, T. Komiya, (2004).

III.[Link] Anthocyanes :
Ce sont des pigments rouges en milieu acide, virant au bleu en milieu alcaline ; ils sont très
répondus dans les fleurs et les fruits.

Les anthocyanes sont des dérivés du cation 2-phényl-1-benzopyrylium (flavylium) porteur de 3


cycles aromatique conjugués d’où l’absorption de lumiére visible. Y. Aratanechemuge, H.
Hibasami, K. Sanpin, H. Katsuuaki, K. Imai, T. Komiya, (2004).

Figure 5 : Anthocynes

III.[Link] Chalcones :
Les Chalcones sont dépourvues de l’hétérocycle central .Elles sont caractérisées par la présence
d’un chainon tricarbonée cétonique. Le noyau B est assez fréquemment non substitué. Les sont

18
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

caractérisés par une structure de 2-Benzylidéne-Coumaranone. F.A.T Barberan F. Ferreres and F.


Tomas baic, (1985).

Figure 6: Chalcones

III.1.1.4 Intérêts des Flavonoïdes :


Les Flavonoïdes possèdent des caractéristiques particulières, pour la compréhension du monde
végétal.

III.[Link] Intérêt biologique :


Ce rôle se représente sous deux aspects principaux :

III.[Link].1 Rôle attractif :


La variation de couleurs des fleurs est due à l’accumulation dans cellules de pigment capables
d’absorber sélectivement la lumière visible. Dans d’autre cas, les pigments végétaux peuvent jouer
un rôle répulsif vis-à-vis de pollinisateurs, par exemple les abeilles préfèrent les fleurs et jaunes, les
papillons le rose et le blanc.

III.[Link].2 Rôle protecteur :


Les composés phénoliques contenus dans la plante disposent d’un système de défense efficace
contre toute agression parasitaire ou abiotique .La fonction majeure des flavonoïdes est de servir
d’Antioxydant pour les lipides et les poly acétylènes. J.B. Harbon., [Link]., H Mabuy.,
(1975).

III.[Link] Intérêt physiologique :


Grace au groupement hydroxyle les flavonoïdes s’attachent facilement à la surface des enzymes,
donc ce sont des inhibiteurs de plusieurs systèmes enzymatiques par exemple :

-inhibition de l’estérase.

-inhibition de la hyaluronidase, ce qui permet la conservation de l’intégrité de la substance


fondamentale de la gaine vasculaire.

-inhibition de l’histidine de carboxylase.

-inhibition non spécifique de la catéchol-o-méthyltransférase, qui provoque l’élévation de la


résistance vasculaire par l’augmentation de la catécholamine.

19
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

-inhibition de la phosphodiésterase.

-inhibition de le kaempferol par le quercetol.

-inhibition de l’aldose réductase, les flavonols monomère et bi flavonoïdes sont des puissants
inhibiteurs de la lipo oxygénase ce qui est en relation directe avec leur capacité à piéger les radicaux
libres. Ces propriétés expliquent les activités anti-inflammatoires et antiallergiques.

-la stimulation de la proline hydroxylase favorise l’établissement de pontage entre les fibres de
collagène et renforcent leur acidité, leur stabilité en s’opposant à leur dénaturation. F.A.T
Barberan., F. Ferreres., F. Tomas baic, (1985).

III.[Link] intérêt pharmacologique :


Grace à leurs propriétés thérapeutiques, les flavonoïdes sont classés comme des médicaments :

-Des protecteurs de la fragilité des capillaires sanguins (action de la vitamine p) qui est utilisé
comme réductrice des hémorragies.

-Diminuent la perméabilité vasculaire.

-Traitement de certain cancer : certain flavonoïdes peuvent être efficace dans le cas de cancer de
l’œsophage humain qui est le résultat de la consommation excessive des tanins de thé et des café.

-des inhibitions de l’adhésion, de l’agrégation et de la sécrétion plaquettaire. Les phénomènes de la


thrombose sont inhibés par la rutine et laquercetine.

-Les flavonoïdes peuvent être des : antispasmodique, anti-ulcéresgastrique, anti-inflammatoires,


anti-allergique, hypocholestérolémiants,

Hepatoprotecteurs, anti-bactérienne, activité anti-virale, une actvitéostéogéne. [Link] et Call.,


(1986).

-Les flavonoïdes ont des capacités anti-oxydante dépend de ses affinité pour les radicaux libres
de sa structure. La présence de deux hydroxyles en ortho sur le noyau B, la conjugaison du noyau B
au groupe oxo en 4 et la double liaison en 2.3 sont des éléments favorables. Kevilie .Kath, (1995).

III.[Link] Intérêt économique :


-Ils sont utilisés dans l’industrie cosmétique puisque les dérives de la lutéoline réduisent
l’hyperpigmentation de la peau.

-Ils sont utilisés dans l’industrie alimentaire pour prévenir le rancissement des lipides. Boukezzat
H., (1998).

III.1.1.5 Distribution des Flavonoïdes :


La diversité structurale des Flavonoïdes est maximales chez les Angiospermes (une trentaine
types Flavonoïdes ont être identifiés chez les Astéracée) ainsi que chez les Gymnospermes, les
prontocyanidoles sont remarquablement constants .Les –O-hétérosides

20
Synthèse bibliographique le métabolisme secondaire

Flavonoles dominent chez les fougères, pour certaines on trouve Chalcones ou


deprontocyanidoles, les psylotales et seloginellales étant caractérisées par la présence de
Biflavonoides. Les O et C-hétérosides Flavonique et les dérives O-auroniques sont fréquents chez
les Bryophytes (mousses), enfin la présence de Flavonoïdes chez les Algues n’a pas été démontrée.
Brune Ton J., (1993).

III.1.1.6 Localisation :
Les Flavonoïdes s’accumulent dans les vacuoles, et selon les espèces se concentrent dans
l’épiderme des feuilles, ou se répartissent entre l’épiderme et le mésophile, dans le cas fleurs, elles
sont concentrées dans les cellules épidermiques. Brune Ton J., (1993).

21
MTERILS ET
METHODES
Matériels et méthodes :

Partie III : MATERIELS ET METHODES

I. Matériel végétale utilisé :


Notre étude est portée sur deux organes (feuilles et fleurs) de la plante citronnier de la
famille : Rutaceae

Nous nous sommes intéressés par les métabolites secondaires plus précis les
flavonoïdes de la plante.

I.1 Zone de Récolte:


Nos différents organes utilisés :
 feuilles de la plante de Citronnier utilisés au cours de notre étude ont
été récoltées dans un jardin de Bni Hmidane et un jardin à belle vue à
Constantine et aussi a Zouaghi.
 les fleurs ont été récoltées à l’ITAF du Hamma Bouziane à
Constantine.

Les feuilles récoltées durant la période du 25 Mars-01 Avril, en raison de la richesse de


la plante utilisée en composés de métabolisme secondaire (flavonoïdes).

Nos échantillons sont laissées sécher à l’ombre (pour garder la chlorophylle) et dans
une température ambiante 25-30°C pendant 15 jours.

Figure 7: Fleurs et feuilles du Citronnier.

I.2 conservation :
Les différentes organes de citronnier sont nettoyées, séchées à l’ombre et à température
ambiante puis stockées (conservées) à l’abri de la [Link] parties utilisées sont :
fleurs, feuilles.

22
Matériels et méthodes :

I.3 broyage de parties sèches :


Les différentes parties de l’espèce sont broyées finement et entièrement à l’aide d’un
moulin électrique.

Figure8 :Moulin éléctrique

Figure 9 : Fleurs broyées Figure 10 : Feuilles broyées

II. Criblage des flavonoïdes :


La mise en évidence des flavonoïdes peut être effectué par des testes simples et
rapides (réàctions a la cyanidine). Krumi et al, (2004), in Amirech, (2013).

Dans un premier temps on prépare l’extrait hydroalcholique de chaque partie de la


plante (feuilles, fleurs).A partir de 1g de matériel végétale coupé et broyée, on rajoute

23
Matériels et méthodes :
10ml d’un mélange méthanol/eau (7/3), le rapport solvant/matériel végétale utilisé
est10/1 (ml/g).

Après 24h on filtre le broyat sur papier filtre, après on ajoute 10 ml de cyclohexane à
notre filtrat pendant 24h pour éliminer la chlorophylle, seulement l’extrait des feuilles
sont des pigments les fleurs ne contiennent pas de la chlorophylle.

Le tube 1 sera comme témoin

Dans le deuxième tube on ajoute quelques gouttes de Hcl concentré à 50%¨, on laisse agir
5 minutes .La coloration rouge implique la présence des flavonoïdes, coloration rouge
pourpre implique la présence des flavonols et la coloration rouge violacée implique la
présence des Flavonones et flavonols

Dans le troisième tube on ajoute quelques gouttes d’Hcl et 1 ml d’eau distillé et 1 ml


d’alcool isoamilique, c’est la coloration de la phase supérieure qui est prise en compte.

Dans le quatrième tube on ajoute 0.5 ml d’ Hcl puis on le met dans le bain marie pendant
30 minutes. La coloration rouge implique la présence de leuco anthocyanes.

24
Matériels et méthodes :

Broyage Macération 24h Filtration Elimination de


la
Chlorophylle par cyclohexane

Témoin Hcl+Mg Hcl+H2O+ Hcl+30min


alcool bain marie
isoamilique

Figure 11 : Protocol de screening phytochimique des flavonoïdes réalisés sur les


différents organes de Citronnier (feuilles et fleurs). (Chadi Jalal, 2014)

25
Matériels et méthodes :

III. Dosage des flavonoïdes :


Pour l’extrait des feuilles on a utilisé 50g du matériel végétal et pour les fleurs on a utilisé
20g. Le rapport matériel végétal-solvant utilisé était 1g-10ml et le rapport du mélange
méthanol-eau : 7-3(V/V).

Les flavonoïdes contenus dans les extraits méthanoliques du Citronnier sont estimés par
la méthode d’ALCL3.

o 1ml d’une solution éthanolique d’ALCL3 (2٪) est ajouté à 1ml de l’extrait de la
plante.
o Après 30min d’incubation à une température ambiante l’absorbance du mélange
est lue à 420nm.
IV. Extraction des flavonoïdes :

IV.1. Macération et préparation des extraits éthanolique et


méthanoliques

IV.1.1. Méthode d’extraction :


Cette étape consiste à extraire le maximum de molécules polyphénoliques contenus dans
les parties aériennes de la plante en utilisant des solvants organiques qui accélèrent et
augmentent le rendement d’extraction.

IV.1.2 .Protocol d’extraction :


Suivant le Protocol d’extraction décrit par Mergheme et al, (1995), le matériel végétal
broyé feuilles (50g) et fleurs (20g) est soumis à une extraction par macération dans un
mélange méthanol/eau et un autre éthanol /eau distillée (7/3 : V/V) pendant 72 heures
(pour éliminer les résines qui peut gêner la suite des opérations) avec renouvellement du
solvant chaque 24h et agitation de temps en temps.

 Le rapport matériel végétal/solvant utilisé était : 1g/10ml.


 Le mélange méthanol/eau 7/3(V/V).

Pour 50g de la poudre du matériel végétal on a utilisé comme mélange MeOH/eau :


350/150 : V/V.

26
Matériels et méthodes :

Macération pendant 72h dans un


mélange MeOH et EtOH

Renouvellement du solvant chaque


24h et agitation de temps en temps.

27
Matériels et méthodes :

Macération 1 Macération 2 Macération 3

Filtration des trois extraits

Décantation 24h évaporation à sec à


l’aide d’un rotavapeur

Reprise dans de l’eau distillée

Figure 12: Protocol de préparation des extraits éthanoliques et méthanoliques.


Chadi Jalal, (2014).

28
Matériels et méthodes :

Les macéras sont réunis puis ils sont filtrés sur un papier filtre. Les filtrats sont évaporés
presque à sec au moyen d’un évaporateur rotatif à 50°C.

Le résidu sec est repris dans 100ml d’eau distillée (pour assurer la récupération des
composés restés accolés à la paroi du ballon d’évaporation).

IV.2. Fractionnement des extraits bruts Extraction Liquide-Liquide


(ELL) :
L’objectif de cette étape est d’identifier les flavonoïdes présents dans notre extrait
ainsi pour déterminer la richesse du Citronnier en ces composés. On a utilisé Ether de
Pétrole, Ether di éthylique, acétate d’éthyle et le Butanol .Ces derniers sont des
solvants de polarité différente allant du moins polaire au plus polaire.

 L’affrontement de la phase éther de pétrole contient les composés non


phénoliques (les acides gras, les huiles, la chlorophylle…). Cette phase est
rejetée.
 L’affrontement de la phase éther di éthylique soutirait les aglycones.
 L’affrontement de la phase acétate d’éthyle soutirait les flavonoïdes non
glycolysés.
 L’affrontement de la phase Butanol soutirait les flavonoïdes di-glycolyses et
les flavonoïdes tri-glycolysés.
 L’affrontement de la phase aqueuse contenait les flavonoïdes non saturés.

Les extraits EtOH et MeOH ont été ramenés à un volume de 100ml dans l’eau distillée, la
même quantité du solvant à été utilisée (1/1 : V/V).

 Agiter bien la phase aqueuse et le solvant et laisser 24h au repos dans


des ampoules à décantation avec des supports.
 Après chaque 24h, on a récupérer chaque phase et l’évaporée et
récupérée avec 5ml du méthanol.

29
Matériels et méthodes :

Figure 13 : Protocol des fractionnements des extraits bruts par ELL.

IV.3. Séparation des extraits bruts MeOH et EtOH par


chromatographie sur couche mince (CCM):
La chromatographie est aujourd’hui une méthode largement utilisée pour la
séparation, l’identification et éventuellement le dosage des constituants chimiques
dans le mélange complexe (analyse qualitative et quantitative).Les facteurs qui
interviennent dans le partage des molécules a séparer entre la phase stationnaire et la
phase mobile sont : la solubilité dans un solvant liquide, la taille (la forme),la polarité
et la charge électrique.

IV.3.1. Principe :
La chromatographie sur couche mince est une technique rapide, simple et peu
couteuse, utilisée au cours de la séparation et l’identification des métabolites.

C’est une technique de séparation des constituants d’un mélange complexe par
entrainement à l’aide d’une phase mobile (solvants) le long d’une phase stationnaire
(gel de polyamide, gel de silice, alumine) maintenir sur une plaque en verre ou en
pastique regid en se basant sur les phénomènes d’adsorption et de [Link]
révélation se fait sous contrôle UV ou à la suite pulvérisation de réactifs spécifiques
pour les composés recherchés.

La mise en œuvre d’une CCM nécessite plusieurs matériels tels que :

 Une cuve chromatographique: c’est un récipient en verre, de forme


variable (selon les manipulations à effectuer) fermé par un couvercle

30
Matériels et méthodes :
maintenu étanche .
 Une phase stationnaire: c’est une couche d’adsorbant étalé
uniformément sur un support en aluminium ou en verre de dimensions
variables (généralement 20 x 20 cm, 20 x 10 cm) avec une épaisseur
comprise entre 0.5 et 2 mm. La chromatographie sur couche mince a été
réalisée sur une plaque d’aluminium recouverte de gel de silice : 60G ;
20+20cm a 0.5cm d’épaisseur sont commercialisées.
 La phase mobile: c’est l’éluant, il est composé d’un solvant unique
ou d’un mélange de solvant qui migre lentement le long de la plaque en
entraînant les composants de l’échantillon déposé.

Lors du choix de la phase mobile pour le développement des plaques de CCM, il est
important de s’assurer que le solvant ne réagit pas chimiquement avec les substances
du mélange à analyser. Dans notre analyse nous avons utilisé le système suivant:

Butanol / Acide acétique / H2O : 60V / 15V/ 75V.

IV.3.2. Depots:
Le dépôt des échantillons à séparer est l’étape la plus délicate. Il s’effectue à l’aide
d’un capillaire. On dépose de façon perpendiculaire quelques microlitres d’échantillon
et on sèche (pour éviter la diffusion de la tache) et on fait évaporer le solvant. On
répète l’opération plusieurs fois.

Figure 14: Schéma de l’analyse CCM des flavonoids des extraits des feuilles
et des fleurs du Citron.

31
Matériels et méthodes :

IV.3.3. Développent des plaques:


La plaque est déposée verticalement dans la phase mobile constituée, comme
indiqué auparavant, par un ou plusieurs solvants organiques. Pour une bonne
élution, la cuve contenant le solvant d’élution doit être saturée, le solvant monte
par capillarité, et les différents constituants de l’échantillon déposé migrent avec
des vitesses différentes.

Figure 15 : Migration des constituants de l’extrait lors d’une CCM analytique.

Une fois le développement du chromatogramme effectué, la plaque est retirée puis


séchée à température ambiante puis examinée à l’œil nu, soit sous l’UV dans une
chambre noire, ou après pulvérisation avec des réactifs spécifiques.

IV.3.4. Révélation des plaques (Visualisation des tâches) :


Après le développement et l’évaporation du solvant de migration les tâches sont
visualisées.
 A l’œil nu
 Sous l’UV à 250nm et à 365nm.

V. Etude de l’activité antibactérienne :


[Link] :
On réalise des testes sur deux souches bactériennes afin de déterminer la préparation qui
contient la bactérie Gram positif et Gram négatif la plus inhibitrice et ainsi évaluer ses
composés flavoniques en faisant un contact direct avec un milieu solide.

32
Matériels et méthodes :

V .[Link]
L'activité est déterminée par mesure du diamètre de la zone d'inhibition (halo ou auréole
d'inhibition) de la croissance microbienne qui apparaît autour d'un disque imprégné d'une
substance active.

Figure 16 : Schéma simplifié du principe de la méthode des disques

V.3. Préparation des souches bactériennes :


Les souches bactériennes proviennent du laboratoire de l’hôpital « Boudrae Salah –
Constantine » (Algérie).

Il s’agit des espèces suivantes :

Nom Classe
E. coli Gram négatif
Staphylococcies aureus Gram positif

 Les souches bactériennes sont ensemencées dans de bouillons nutritifs :

 E. coli (Hechtoen, GN)


 Staphylococcies aureus (Chapman, GN)

Ces derniers sont incubés dans le milieu nutritif à 37°c pendant 3 jours pour optimiser
leurs croissance.

 La détermination de l'activité antibacterienne d'une substance est effectuée par


la méthode de diffusion en milieu solide ou méthode des disques.

33
Matériels et méthodes :

V.4. Culture des bactéries :

Dans cette manipulation on a utilisé un extrait méthanolique obtenu à partir des feuilles et
des fleurs du Citron.

Le test comprend quatre étapes :

 Première étape : Afin de s'assurer de leur pureté, les souches conservées dans les
conditions du laboratoire sont repiquées en boîte de Pétri sur le milieu gélosé
adéquat, à savoir le milieu de MUELLER HINTON pour Escherichia coli,
et Staphylococcus aureus.
 Deuxième étape : La pureté des souches étant vérifiée par l'obtention de colonies
homogènes, une ansée de colonie est mise en suspension dans 10 ml d'eau
physiologique stérile. Une dilution appropriée est effectuée jusqu'à l'obtention
d'une densité optique (DO) égale à 0,125, équivalent à 106 germes/ml.

Selon la technique d'inondation, la suspension bactérienne est ensemencée dans des


boîtes de Pétri contenant le milieu approprié pour chaque germe. Les boîtes ensemencées
sont laissées quelques minutes sur la paillasse pour que les bactéries se fixent à la surface
du milieu de culture, puis l'excès de suspension est aspiré à l'aide d'une pipette stérile.

 Troisième étape : Les disques de papier filtre stérile sont déposés sur les milieux
ensemencés à l'aide d'une pince fine stérile. L'extrait à étudier de concentration
bien déterminée et préalablement filtré est déposé sur les disques
d'antibiogramme.

Les boîtes de Pétri sont ensuite incubées dans une étuve à 37°C pendant 24 h
pour Escherichia coli, et Staphylococcus aureus.

 Quatrième étape : Les diamètres des halos d'inhibition sont mesurés et les résultats
sont lus selon les normes préconisées par l'IPM.

34
Matériels et méthodes :

Souche bactérienne ensemencée

dans un bouillon nutritif

Injection de l’extrait

Incubation 24h à 37°C boite pétri contenant de la gélose

Ensemencée de bactérie

Application des disques

Incubation pendant 24h à 37°C

Figure 17 : Protocol du test de l’activité antibactérienne


des extraits (Techniquedes
disques). Amirech,( 2013)

35
36
RESULTATS ET
DISCUSSION
Résultat et discussions
Résultats et discussions :
I. Criblage de flavonoïdes :
I.1. Résultats :

Les résultats de criblages des flavonoïdes sont classées selon l’apparition en :

 Réaction très positive : ++++


 Réaction positive : +++
 Réaction moyennement positive : +
 Réaction négative : -

Les Tests La couleur Feuilles Fleurs


Témoin - -
Test Rouge +++ +++
1(flavonoïdes
libres)
Test - -
2(anthocyanes)
Test 3(leuco Rouge pourpre +++ +++
anthocyane)

Tableau 4 : Résultats des tests

 Témoin : extrait des feuilles ou des fleurs seulement.


 Test 1 : quelques gouttes de l’Hcl +quelques cristaux de Mg (test de
wilstater).
 Test 2 : 0,5 ml d’Hcl (5%) +1ml H2O + 1ml alcool iso-amélique.
 Test 3 : 0,5 ml Hcl + mettre au bain marie 30 minute (Bate-Smith).

36
Résultat et discussions

Les réactifs Feuilles Fleurs


Test 1 :
0,5 ml HCl + quelque
cristaux de Mg.

Test 2 :
0,5 ml HCl+ 1 ml H2O + 1
ml alcool isoamélique.

Test 3 :
0,5 ml HCl mettre au bain
marie 30 min.

Tableau 5 : Les résultats de criblages des flavonoïdes des feuilles et des fleurs de Citrus
limon.

37
Résultat et discussions

I.2. Discussion :
Pour déterminer la présence des flavonoïdes dans notre plante « Citrus limon »
précisément dans les feuilles et les fleurs, nous avons réalisé le criblage photochimique au
niveau de ces organes. (Les 3 tests)

 La couleur rouge indique que l’Hcl réduit les flavonoïdes en Anthocyanidine


avec l’élimination d’une molécule de l’H2O.

Selon ces résultats, les feuilles et les fleurs contiennent les différents types de molécules du
métabolisme secondaire comme : les flavonoïdes, les anthocyanes et les leuco anthocyane.

II. Dosage des flavonoïdes :

II.1. Résultats :
L’étude quantitative des extraits méthanoliques bruts MeOH, au moyen des dosages
spectrophotométrique, avait pour objectif de déterminer la teneur totale des flavonoïdes chez
le Citrus limon (feuilles et fleurs).

Une courbe d’étalonnage a été tracée pour cet objectif, réalisée avec un extrait de quercétine
à différentes concentrations, des mesures de densité pour l’extrait sont réalisées à 420nm.
Amirech, (2013).

Figure 18 : Courbe d’étalonnage des flavonoïdes. Amirech, Y. (2013).

38
Résultat et discussions

La quantité des flavonoïdes correspondants ont été en équivalent gramme de l’étalon utilisé et
déterminé par l’équation de type : (y = ax +b).

Répétition Absorbance
Extrait brut des feuilles A1 0 ,256
A2 0,252
A3 0,346
Moyenne 0,284
Extrait brut des fleurs A1 0,140
A2 0,172
A3 0,179
Moyenne 0,163

Tableau 6 : Absorbance lues au spectrophotomètre à 420nm.


 Le total des composés flavonoidiques est déterminé selon l’équation suivante :

T = C.V/M

C : La concentration d’extrait méthanolique équivalente à la quercétine qu’on obtient à partir


de la courbe d’étalonnage (mg/ml).

V : le volume d’extrait méthanolique (ml).

M : le poids sec d’extrait méthanolique de la plante (g).

Moyenne

0,3

0,2 feuilles
fleurs
0,1

0
feuilles fleurs

Figure 19 : Contenu relatif des flavonoïdes des feuilles et des fleurs de Citrus limon.

Les résultats obtenus par la méthode d’AlCl3 montrent que les organes étudiés (feuilles et
fleurs) contiennent des flavonoïdes avec des proportions variantes et inégales.

39
Résultat et discussions

Les feuilles du Citrus limon sont plus riches en flavonoïdes que les fleurs.

II.2. Discussion :
Selon Ebrahim zadeh et al. (2008), la quantité de flavonoïdes dans différents organes de la
plante dépond de plusieurs facteurs tel que :

 L’origine.
 La variété.
 La saison de culture.
 La saison de récolte.
 Les différentes maladies qui peuvent affecter la plante.
 Les conditions climatiques.
 La durée de conservation.

Les auteurs Falleh., Gehin et al ; (2006), montrent que la répartition des composés
phénoliques et flavonoidiques dans les différents organes d’une plante est inégale.

On remarque que les feuilles de Citrus limon sont quantitativement plus riches en
flavonoïdes que les fleurs.

Cette répartition inégale des flavonoïdes pourrait s’expliquer par le fait de l’utilisation de
l’étuve pour accélérer le séchage des fleurs (parce que dans la période de floraison, les fleurs
sont très riches en composés du métabolisme secondaire précisément les flavonoïdes).

III. Séparation des extraits bruts MeOH et EtOH par la CCM :

III.1. Résultats :
Le développement da la chromatographie sur couche mince dépond de l’éluant utilisé.

 On a utilisé dans notre CCM le système solvant suivant : (Butanol/acide acétique/eau


distillée, 60ml/15ml/15ml) sous une lumière d’UV (250nm) et (365nm).

40
Résultat et discussions

Fleurs Feuilles

Front du solvant

FE FAc FBu Faq FE FAc FBu Faq

Figure 20 : Détection visible du chromatogramme des différentes phases d’un extrait


méthanolique chez Citrus limon.

Fleurs Feuilles

Front du solvant

FAc Faq FED FAc Faq FED

Figure 21 : Détection visible du chromatogramme des différentes phases d’un extrait éthanolique
chez Citrus limon.

FE : fraction éther FAc : fraction acétate FBu : fraction butanol Faq : fraction aqueuse

41
Résultat et discussions

Fleurs Feuilles

FE FAc FBu Faq FE FAc FBu Faq

Figure 22 : Révélation par UV (250nm) d’un extrait méthanolique.

Fleurs Feuilles

FAc Faq FED FAc Faq FED

Figure 23 : Révélation par UV (250nm) d’un extrait éthanolique.

42
Résultat et discussions
Fleurs Feuilles

FE FAc FBu Faq FE FAc FBu Faq

Figure 24 : Révélation par UV (365nm) d’un extrait méthanolique.

Fleurs Feuilles

Figure 25 : Révélation par UV (365nm) d’un extrait éthanolique.

43
Résultat et discussions
Rapport frontaux (Rf)

Fleurs Feuilles
FAc Faq Eth FAc Faq Eth
Spot 1 0 ,466 0,171 0,390 0,257 0,276 0,619
Spot 2 0 ,533 0,228 0,552 0,409 0,638 0,676
Spot 3 0,676 0,409 0,6 0,580 0,838
Spot 4 0,752 0,533 0,695 0,685 0,933
Spot 5 0,828 0,6 0,761 0,733
Spot 6 0,895 0,761 0,857 0,904
Spot 7 0,980 0,838 0,952 0,952
Spot 8 0,904
Spot 9 0,980

Rapport frontaux (Rf)


Fleurs Feuilles
FAc Faq Eth FAc Faq Eth
moyenne 0,732 0,602 0,686 0,645 0,457 0,766

Le tableau 7 : les Rf des différents spots d’un extrait éthanolique :

0,8
0,7
0,6
0,5 Rapport frontaux (Rf) Fleurs FAc
0,4
0,3 Rapport frontaux (Rf) Fleurs Faq
0,2 Rapport frontaux (Rf) Fleurs Eth
0,1
0 Rapport frontaux (Rf) Feuilles FAc
FAc Faq Rapport frontaux (Rf) Feuilles Faq
Eth FAc Faq Eth Rapport frontaux (Rf) Feuilles Eth
Fleurs
Feuilles
Rapport frontaux (Rf)

FED : fraction éther di éthylique. FAc : fraction acétate d’éthyle. Faq : fraction aqueuse.

Le chromatogramme de l’analyse de l’extrait EtOH des feuilles montre 13 spots


appartenant à différents classes poly phénoliques et 21 spots de l’extrait MeOH des mêmes
organes (feuilles).

44
Résultat et discussions

On remarque aussi que les composés flavonoidiques majoritaires présentent dans l’extrait
EtOH se trouvent dans la Faq (9 spots), FAc et FED (7spots) des fleurs.

Selon le tableau 3 et le tableau 4, on remarque que la FAc a donné presque les mêmes spots
pour les deux extraits EtOH et MeOH chez les fleurs car les spots ont les mêmes (Rf) c.à.d.
qu’ils contiennent les mêmes composants.

Fleurs Feuilles
FEth FAc FBu Faq FEth FAc FBu Faq
Spot 1 0,166 0,450 0,352 0,686 0,607 0,254 0,333
Spot 2 0,578 0,568 0,431 0,843 0 ,333 0,431
Spot 3 0,6 37 0,7 35 0,539 0,882 0,401 0,539
Spot 4 0,666 0,764 0,715 0,921 0,450 0,637
Spot 5 0,735 0,814 0,784 0,578 0,686
Spot 6 0,843 0,882 0 ,852 0,725 0,764
Spot 7 0,882 0,921 0,921 0,823 0,813
Spot 8 0,950 0,901 0,892
Spot 9 0,950

Le tableau 8 : les Rf des différents spots d’un extrait méthanolique :

Fleurs Feuilles
FEth FAc FBu Faq FEth FAc FBu Faq
moyenne 0,682 0,724 0,656 0,686 0,813 0,601 0,636 0

0,8 Fleurs FEth


0,6 Fleurs FAc

0,4 Fleurs FBu


Fleurs Faq
0,2
Feuilles FEth
0
Feuilles FAc
FEth FAc
FBu Faq Feuilles FBu
FEth FAc
Fleurs FBu Faq Feuilles Faq
Feuilles

FED : fraction éther di éthylique. FBu : fraction butanol. FAc : fraction acétate d’éthyle.
Faq : fraction aqueuse.

45
Résultat et discussions

Le chromatogramme de l’analyse de l’extrait MeOH des feuilles montre 21 spots


appartenant à différents classes poly phénoliques et 23 spots des mêmes organes (feuilles).

On remarque aussi que les composés flavonoidiques majoritaires présentent dans l’extrait
MeOH se trouvent dans la FAc (9 spots), FBu (8 spots) des feuilles. Et FED (8spots), FAc
FBu (7 spots) des fleurs.

III.2. Discussions :
En comparant nos résultats avec ceux d’une étude réalisée par Zeghad, (2009) sur les
flavonoïdes naturels, à sur deux plantes médicinales Thymus vulgaris et Rosmarinus
officinalis sur les flavonoïdes naturels, à décelé des Rf pour la FAc proches à ceux qu’an
trouvés dans notre travail.

D’après nos résultats et selon de Mergheme, (1982) in Akroum, (2011), le screening


phytochimique réalisé dans notre travail confirme la richesse de Citrus limon en flavonoïdes
et aussi leur présence sous différentes formes : Flavones, flavonols, qui pouvait être sous
forme aglycone, monoglycolysée, bi et triglycolysée.

Les feuilles et les fleurs de Citrus limon contiennent des flavonoïdes de même nature, mais
les fleurs contiennent plus de composés que les feuilles.

V. Evaluation de l’activité antibactérienne :


V.1. Résultats :

Nous avons étudié in vitro le pouvoir anti bactérien des extraits méthanolique brut des fleurs
et des feuilles isolées de Citrus limon par la méthode de diffusion des disques sur un milieu
Glose solide Mueller-Hinton. Cette activité est estimée en termes de diamètre de la zone
d’inhibition autour des disques contenants les extraits méthanoliques à tester vis-à-vis des
deux souches des bactéries E. coli [Link] après 24h d’incubation à une température
adéquate de 37°C. Les figures suivantes montrent les résultats obtenus par cette méthode :

46
Résultat et discussions

Feuilles Fleurs

Figure 26 : Résultats de l’activité antibactérienne de l’extrait brut du Citrus limon.


La bactérie : E. coli.

Fleurs Feuilles

Figure 27: Résultats de l’activité antibactérienne de l’extrait brut du Citrus limon.

La bactérie : Staphylococcies aureus.

On a utilisé la technique des disques pour tester le pouvoir antibactérien de l’extrait brut issu
des affrontements de l’extrait méthanolique des feuilles et des fleurs de Citrus limon.

47
Résultat et discussions

Diamètre de la zone d’inhibition (mm)


Microorganisme
Fleurs Feuilles

E .coli 10.5 12.5

[Link] 14 14.5

Développement de ++ ++
la colonie

Tableau 9 : Diamètre de zone d’inhibition pour l’extrait brut des feuilles et des fleurs.

V.2. Discussion :
Les résultats de l’activité antibactérienne montrent que les flavonoïdes contenus dans
l’extrait brut des fleurs et des feuilles exercent une activité antibactérienne plus ou moins
importante selon le type de la bactérie.

Autre, d’après Pereia, (2006) la zone d’inhibition doit être égale ou supérieure à 10 mm,
pour Seokown et al. (2006) elle est supérieure à [Link] résultats des diamètres des zones
d’inhibition révèlent que Staphylococcies aureus apparait sensible vis-à-vis des flavonoïdes
contenues dans l’extrait brut entre (14 et 14,5mm), ces mêmes flavonoïdes développent des
zones d’inhibition moyennement vis-à-vis de Escherichia coli dont les zones d’inhibition
varient entre (10,5 et 12,5mm).

Selon les résultats du tableau (5), on peut constater que l’extrait brut MeOH des fleurs et des
feuilles a une activité bactérienne plus importante contre les bactéries à Gram positif que celle
contre les bactéries à Gram négatif. Car cet extrait a donné une forte inhibition pour la
bactérie Staphylococcies aureus.

48
Conclusion :

La découverte de ressources naturels du règne végétal reste capitale pour la mise au point
de nouveaux remèdes thérapeutiques.

Notre étude sur l’espèce Citrus limon qui appartient à la famille des Rutacées, l’une des
familles les plus importantes dans la flore algérienne, et le plus utilisé dans la médecine
traditionnelle a pour le but de déterminer la richesse de cette plante en métabolites
secondaires et plus précisément en flavonoïdes.

On a réalisé cette étude à partir des feuilles et des fleurs du Citronnier, après avoir soumis
ces organes sous des tests de criblage des flavonoïdes. Ils nous donnent des résultats positifs.

Le dosage des flavonoïdes par la méthode d’AlCl3 a montré des teneurs considérables chez
les feuilles et les fleurs du Citrus limon.

L’analyse par la technique de séparation des molécules (CCM), montre que les extraits
utilisés (EtOH et MeOH) des feuilles et des fleurs du Citrus limon renferment plusieurs types
de ces composés (flavonols, Flavonones, …).

Ainsi que les résultats de screening phytochimique montrent que les feuilles du Citronnier
sont très riches en flavonoïdes par rapport à celle des fleurs.

Ce qui concerne le pouvoir antibactérien par la méthode des disques, nos résultats montrent
que l’extrait brut des feuilles et des fleurs a un effet positif pour la croissance des deux
bactéries étudiées.

L’espèce Citrus limon qu’on a choisis, est très riche en métabolites secondaires, indique un
pouvoir antibactérien significatif, ce qui implique une autre recherche profonde sur ces
composés au futur.

49
PERSPECTIVES
Comme perspective il serait intéressant de mener une étude approfondie sur le Citrus
limon à fin d’isoler et identifier les principes actifs de cette plante, en utilisant des
techniques plus modernes comme la chromatographie en phase liquide à haute
performance (HPLC), ou chromatographie en phase gazeuse (CPG) coupler à
spectrophotomètre de masse.
La plante Citrus limon est riche en autres composés du métabolisme secondaire
notamment les anthocyanes responsables de la couleur rouge pourpre de ses feuilles, les
anthocyanes ont une action antioxydante et antimicrobienne, c’est pour cela qu’il serait
important d’élaborer des études approfondits et complémentaires pour identifier de
nouvelles substances bioactives.
Les plantes et les arbres d'ornement se distinguent des plantes destinées à une
production économique, qui sont l'objet de l'agriculture ou de la sylviculture. Cela
n'empêche pas toutefois qu'une espèce particulière puis être à la fois l'objet d'une culture
économique et appréciée dans un jardin pour ses qualités ornementales. Alors, notre plante)
Citrus limon a un feuillage riche en flavonoïdes et ces derniers ont des vertus
thérapeutiques, pharmaceutiques, cosmétologiques et alimentaires. Alors Pourquoi
n’envisagerons pas une culture du Citrus limon à des fins économiques aussi?.

50
Références
bibliographiques
Références Bibliographiques :

1. A. F. BARRERO, E. CABRERA, I. RODRIGUEZ, EVA M. FERNANDEZ-


GALLEGO, (1994). Phytochemistry, 35,189-194.
2. ADJDIR ET BENSNOUSSI, (2009) : Bilan d’une Agrumeraie, cas de la ferme pilote
Moussadek Abdelkader (Remchi Wilaya de Tlemcen). Mémoire d‟ingénieur, Univ.
Tlemcen, 81 p.
3. AMIRECH, Y. (2013) : Contribution à l’étude des flavonoïdes naturels chez l’espèce
(Rosa damascena) et évaluation de leur pouvoir antibactérien. Université de
Constantine I mémoire Master 2.
4. BOUDI, (2005) : Vulgarisation agricole et pratiques des agrumiculteurs de la Mitidja.
Institut national agronomique, El Harrach, Alger, 133 p.
5. BOUKEZZAT H. (1998) : Contribution à l’etude des composés p^hénoliques d’une
ombellifére Algerienne , thése de majistére , institut de chimie . université de
Constantine.
6. BRUNE TON J. (1993) : Pharmacogenosie et phytochimie 2iem edition ,Lavoisier et
DOC Paris.
7. CHADI JALAL, (2014) : Contribution à l’étude phytochimique des flavonoïdes
Chez l’espèce Prunus cerasifera atropurpurea L. et évaluation de leur pouvoir
antibactérien. Université de Constantine I mémoire Master 2.
8. ECONOMOS ET CLAY, (1998): Nutritional and health benefits of citrus fruits.
Paper presented at the Twelth Session of the Intergovernmental Group on Citrus
Fruit.
9. ESCLAPON, (1975) : Les agrumes. Ed. La Somivac, Corse, n° 68, 12 p.
10.F.A.T BARBERAN F. FERRERES AND F. TOMAS BAIC, (1985).
[Link] RICHTER, (2006) : Métabolisme des végétales physiologies et
biochimie.
12.J.B. HARBON .[Link] .H MABUY. (1975): The flavonoides Tome .Ed
chapman and Hall , london .

51
[Link] ET CALL, (1986): Antioxydant Activity of flavonoids and Reactivity
With Peroscy Radial, phytochemistry 25 ,383-385 .
[Link] .KATH, (1995) : Lencyclopedie des plantes de santé edition Rustica.
[Link], Y., ONYEYILI,P .A ET OGUGBUAJA, V.O. ( 2004) : Identification of
actif principal of M. balsamia (Balsam Apple) Leaf Extract. P : 179-182.
[Link] , HAI SHENG CHEN , ZHEA BAO XIANG , SHNAN GLIANG , YONG
SHENG JINAND JIAN GUO LIU BAIC , (2007) : Chines Chimical Letters ,18,
158-160.
[Link], (1989) : Les agrumes arboriculture. Ed. Technique agricoles
méditerranéennes, Paris, 113 p.

[Link] ET AL, (1995) : Five 8-C benzyled flavonoid from Thymus hirtus
(Labiateae). Phytochemisty., 38 (3) : 637-640.

[Link], (1982) IN AKROUM, (2011) : Techniques of flavonoïdes


identification. Ed Academic Press. p6-10.
[Link], (2006) : anti-microbial activity of indigofera suffruticosa.
[Link], (1971) : Les agrumes, techniques agricoles et productions tropicale.
Ed. Maisonneuve et Larose, Paris, 561 p.
[Link], (1966) : Manuel de culture des Citrus pour le bassin Méditerranéen. Ed.
Bailliére et fils, Paris, 264 p.
[Link], K (2006) : anti-bacterial and antifungal avtivity of sulfurcontaning
compound from pectiveria [Link], 5733-5740
[Link] E., EMBRECHTS J., FERWEDA J. D., VAN-GILS-MEEUS H. A.
E., MUTSAERSH.W. Et WESPHAL-STEVELS J. M. C., (1985) : Cultures
vivrières tropicales avec référence spéciale au Cameroun. Wageningen, Netherlands.
p. 5.
24.Y. ARATANECHEMUGE, H. HIBASAMI, K. SANPIN, H. KATSUUAKI, K.
IMAI, T. KOMIYA, (2004) : Oncology Report, 11,289-292.
[Link], N. (2009) : Etude du contenu polyphénolique de deux plantes
médicinales d’intérêt économique (Thymus vulgaris, Rosmarinus officinalis) et
évaluation de leur activité antibactérienne. Mémoire de magister de l'université de
Constantine. p : 12, 18- 19, 36-37.

52
Les sites :
Http// members. Multimania .fr / mourad /Flavonoïdes .html.

Http//fr .Wikipedia. org /wiki /metabolite secondaire.

Http//[Link]/arbuste/nmauric_cirtus_LIMON.htn

53
Nom et Prénom : ATROUS FATIMA

MENZRI YASMINA

Mémoire pour l’obtention du diplôme de : MASTER

Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie


Filière : Biodiversité et reproduction végétale
Spécialité : Biologie et physiologie végétale
Option : Métabolisme secondaires et molécules bioactives
Thème :
Contribution à l’étude phytochimique et biologique des flavonoïdes chez
l’espèce Citrus limon et évaluation de leur pouvoir anti bactérien.

Résumé :

Notre travail porte sur l’étude phytochimique et des Activités anti bactérienne de Citrus limon de la wilaya
de Constantine.

L’arbre du Citronnier Citrus limon est une plante poussant dans la région méditerranéenne. Elle est
aromatique médicinale utilisée comme Anti inflammatoire, Stimulant, Anti bactérien.

Le screening phytochimique a permet de faire une évaluation quantitative et qualitative de flavonoïdes


extraits à partir des feuilles et des fleurs de cette plante. Tandis que des tests biologiques ont été utilisés pour
l’évaluation du pouvoir anti bactérien.

Les résultats de ces travaux nous on permit d’affirmer la richesse des extraits étudiés de Citrus limon en
flavonoïdes, ces derniers on montré un pouvoir anti bactérien significatif qui pourrait nous permettre de la
recommander dans la biotechnologie.

Mots clés : Citrus limon, flavonoïdes, phytochimique, Activité anti bactérienne.

Jury d’évaluation :

Président du jury : Mme HAMMOUDA BOUSBIA DOUNIA (MCB- Mentouri I).

Rapporteur : Mme BOUCHOUKH IMANE (MAA – Mentouri I).

Examinateur : Mme KARA KARIMA (MCB – Mentouri I).

Année universitaire : 2014/2015

Vous aimerez peut-être aussi