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Lycée Lakanal, Sceaux Pour le 02/09/2024

MP – Mathématiques
A. Troesch

DM no 0 : Révision des méthodes calculatoires de MPSI

Corrigé de l’exercice 1 –
1. ‚ On résout l’équation sur I “ R˚` ou R˚´ . Sur l’intervalle I, elle équivaut à
ˆ ˙
1 1
pE 1 q y 1 “ 1 ´ y` .
x x
Les solutions de l’équation homogène sont :
ex
" *
x´ln |x|
SH,I “ x ÞÑ ke “k¨ , kPR .
|x|
Quitte à rentrer le signe (constant) de x sur I dans la constante k, cela se réécrit
ex
" *
SH “ x ÞÑ k ¨ , k P R .
x
‚ On cherche une solution particulière. Si on a un peu d’intuition, on peut la deviner. Sinon, on se lance dans
la méthode de la variation de la constante, en cherchant une solution sous la forme y0 pxq “ Kpxq ¨ ex´ln |x| .
D’après la méthode de variation de la constante,
1 ´x`ln |x|
@x P I, K 1 pxq “ e “ e´x sgnpxq,
x
et comme sgnpxq est constante sur I, on peut choisir par exemple
ex 1
@x P I, Kpxq “ ´e´x sgnpxq donc: y0 pxq “ ´e´x sgnpxq “´ .
|x| x
‚ Ainsi, d’après le théorème de structure, on peut conclure que l’ensemble des solutions sur I est :

kex ´ 1
" *
SI “ x ÞÑ , kPR .
x

‚ Remarques :
x
˚ On aurait pu faire la méthode de variation de la constante directement avec la forme Kpxq ex , ce qui nous
aurait épargner d’avoir à gérer les signes (qui se compensent à la fin lorsqu’on remultiplie par eApxq ).
˚ La méthode de variation de la constante nous sert à trouver une solution particulière. Lors de la primi-
tivation de K 1 , il n’est donc pas utile de rajouter une constante d’intégration. On peut la fixer à notre
guise.
2. ‚ Une solution y définie sur R définit en particulier par restriction une solution sur R˚´ et sur R˚` . Ainsi, il
existe deux constantes k1 et k2 telles que
x
$
’ k1 e ´ 1 si x ă 0

&
x
@x P R, ypxq “ x
’ k2 e ´1

% si x ą 0
x
De plus, y doit être dérivable en 0, donc continue. Or,

k1 ex ´ 1 “ pk1 ´ 1q ` k1 x ` opxq,
0
x
k1 e ´ 1
donc, n’admet de limite finie en 0´ que si k1 “ 1. De même, on doit avoir k2 “ 1. Ainsi, une
x
condition nécessaire est : $ x
& e ´ 1 si x ‰ 0
@x P R, ypxq “ x
%1 si x “ 0.

La valeur en 0 est obtenue par prolongement par continuité.

1
‚ Réciproquement, si y est définie de la sorte,
1
ypxq “ 1 ` x ` opxq.
0 2
L’existence de ce DL d’ordre 1 assure la dérivabilité en 0 et y 1 p0q “ 21 . On vérifie facilement que l’équation
est alors aussi satisfaite en 0. Ainsi, y est bien solution de l’équation sur R, et c’est la seule .

Corrigé de l’exercice 2 –
1. Pour x dans C, ex “ 1 si et seulement si x P 2 i πZ. Ainsi, g est définie sur Cz2 i πZ .
Dans la suite, on considère g de la variable réelle : elle est donc définie sur R˚ .
2. ‚ Puisqu’un facteur x va se simplifier avec le facteur x du numérateur, il faut développer le dénominateur à
l’ordre 3 :
x 1
gpxq “ x2 x3
“ 2
0 x` 2 ` 6 ` opx3 q 1 ` x2 ` x6 ` opx2 q
2 2 2
ˆ ˙ ˆ ˙
x x x x
“ 1´ ` ` ` ` opx2 q
0 2 6 2 6
x x2 x2
ˆ ˙
“ 1´ ` ` ` opx2 q
0 2 6 4
x x2
“ 1´ ` ` opx2 q .
0 2 12

On ne peut pas en déduire grand chose sur g en 0, puisque celle-ci n’est pas définie ! On peut en revanche
affirmer qu’elle est prolongeable par continuité et que son prolongement est dérivable (l’existence d’un DL
à l’ordre 1 étant équivalent à la dérivabilité, si la fonction est définie).
Attention en revanche, l’existence d’un DL à l’ordre 2 d’une fonction g en un point x0 en lequel g est définie
n’implique en revanche pas l’existence de la dérivée seconde !
Une question ultérieure précise ces points ainsi que le caractère C 1 .
2
‚ Localement en 0, l’allure de la courbe de g est la même que celle de la parabole d’équation y “ 1 ´ 21 x ` x12 .
La courbe présente donc une tangente d’équation y “ 1 ´ 12 x en 0, et est localement convexe. La figure 1
2
représente la courbe de g ainsi que la parabole d’équation y “ 1 ´ 12 x ` x12 . On y voit bien la qualité de
l’approximation au voisinage de 0.

x2
Figure 1 – courbe C de g et parabole P : y “ 1 ´ 21 x ` 12
.

3. La fonction x ÞÑ ex ´ 1 admet un développement limité à l’ordre n ` 1, de partie principale égale à x. On peut


donc mettre g sous la forme
x 1
gpxq “ ˆ n
˙ “ n
0 0 ř
ak xk ` opxn q
ř
x 1´ ak xk ` opxn q 1´
k“1 k“1

2
1
La fonction y ÞÑ 1´y admettant un DL à l’ordre n, g en admet aussi un, par composition des DL. On peut
trouver ce DL en développant les expressions suivantes :
˜ ¸i
ÿn ÿn
k
gpxq “ ak x ` opxn q,
0
i“0 k“1

et en n’en gardant que les monômes de degré au plus n.


On écrit alors
n
ÿ ci i
gptq “ t ` optn q.
0
i“0
i!
4. Pour tout t P R˚ , on a t “ gptqpet ´ 1q. Soit n P N˚ . Effectuons un développement limité à l’ordre n ` 1 :
˜ ¸˜ ¸
n`1
ÿ ci n`1
ÿ tj
i n`1
t“ t ` opt q .
i“0
i! j“1
j!
ÿ k´1
n`1 ÿ ci
“ tk .
k“0 i“0
i!pk ´ iq!

Puisque n ě 2, l’identification du terme de degré n ` 1 amène :


n n´1
ÿ ci cn ÿ ci
“ 0, donc: “´
i“0
i!pn ` 1 ´ iq! n! i“0
i!pn ` 1 ´ iq!

On en conclut finalement que


n´1 ˆ ˙
1 ÿ n`1
cn “ ´ ci
n ` 1 i“0 i

5. ‚ On a déjà évoqué plus haut le fait que l’existence du DL d’ordre 2 (donc du DL d’ordre 0 et d’ordre 1)
impliquait l’existence du prolongement par continuité de g, noté g̃, obtenu en posant g̃p0q “ 1 .
‚ L’existence du DL à l’ordre 1 en 0 (de g, donc aussi de g̃) fournit alors la dérivabilité de g̃ en 0, et la valeur
de la dérivée : g̃ 1 p0q “ ´ 12 .
‚ Par ailleurs,
ex ´ 1 ´ xex
@x P R˚ , g 1 pxq “ .
pex ´ 1q2
On obtient la limite en 0 à l’aide d’un DL :
x2
1`x` 2 ´ 1 ´ xp1 ` xq ` opx2 q
g 1 pxq “
0 x2 ` opx2 q
2
´ x2 ` opx2 q ´ 12 ` op1q 1
“ 2 2
“ “ ´ ` op1q.
0 x ` opx q 1 ` op1q 2
Ainsi,
1
lim g̃ 1 pxq “ ´ “ g̃ 1 p0q,
xÑ0 2
x‰0

donc g̃ 1 est continue en 0.


‚ Comme g̃ est de classe C 1 sur l’ouvert R˚ d’après les règles usuelles opératoires sur les fonctions de classe
C 1 , on en déduit que g̃ est de classe C 1 sur R .
‚ Si on voulait étudier la dérivabilité à l’ordre 2, comme on l’a dit plus haut, l’existence du DL2 de g n’est pas
suffisant. En revanche, on peut calculer un DL à l’ordre 2 de g̃ 1 , ce qui fournit non seulement la dérivabilité
à l’ordre 2, mais aussi la valeur de la dérivée seconde.
6. ‚ Le signe de g 1 pxq est celui de hpxq “ ex ´ 1 ´ xex . Or,

@x P R, h1 pxq “ ´xex ,

Donc h est croissante sur R´ et décroissante sur R` . Comme hp0q “ 0, on en déduit que h est négative sur
R. Ainsi,
@x P R, g̃ 1 pxq ď 0,
d’où la décroissance de g̃ et donc aussi de g .

3
‚ D’après les théorèmes de croissance comparée,

lim f pxq “ 0,
xÑ`8

donc f admet une asymptote horizontale d’équation y “ 0 en `8 .


‚ Pour étudier l’existence d’une asymptote en ´8, on effetue un DA en x1 à la précision op1q :
ˆ ˆ ˙˙
x 1
gpxq “ ` 1 ˘ “ x ´1 ` o “ ´x ` op1q.
´8 ´1 ` o
x
x

Ainsi, la droite d’équation y “ ´x est asymptote à la courbe de f en ´8 .


‚ Puisque ex ě 0, la courbe de g est au-dessus de son asymptote au voisinage de ´8 .
‚ Même si ce n’est pas explicitement demandé, on peut s’intéresser à la convexité :
px ´ 2qex ` x ` 2
@x P R˚ , g 2 pxq “ .
pex ´ 1q3
Le signe de pex ´ 1q3 est celui de x. Il reste à déterminer celui de kpxq “ px ´ 2qex ` x ` 2, ce qu’on fait en
étudiant ses variations :

@x P R˚ , k 1 pxq “ px ´ 1qex ` 1 et k 2 pxq “ xex .

Le signe de k 2 est celui de x, donc k 1 décroît sur R´ et croît sur R` . Puisque k 1 p0q “ 0, k 1 ě 0.
Par conséquent k est croissante, et kp0q “ 0, donc k est aussi du signe de x.
On en déduit que g 2 ě 0, donc que g est convexe.
La représentation de g et ses asymptotes est faite en la figure 1.
żπ
cospnθq
Corrigé de l’exercice 3 – Pour n P Z, on pose Jn “ dθ.
0 5 ` 4 cos θ
1. Soit n P Z. D’après les formules de factorisation (Simpson),
` ˘ ` ˘
cos 12 ppn ` 1q ´ pn ´ 1qθq cos 21 ppn ` 1q ` pn ´ 1qq θ
żπ żπ
cospθq cospnθq
Jn`1 ` Jn´1 “ 2 dθ “2 dθ.
0 5 ` 4 cospθq 0 5 ` 4 cospθq
2 cospθq ` 25
żπ
5
“ cospnθq dθ ´ Jn
0 5 ` 4 cospθq 2
1 π
ż
5
“ cospnθq dθ ´ Jn .
2 0 2
Par ailleurs, $ ”
& 1 sinpnθq π “ 0 si n ‰ 0,
żπ ı
cospnθq dθ “ n 0
0 %π sinon.
On peut en conclure que
5
$
& ´ Jn
’ si n ‰ 0,
Jn`1 ` Jn´1 “ 2
% ´ 5 Jn ` π

si n “ 0.
2 2
2. Pour tout n P N,
5
Jn`2 “ ´ Jn`1 ´ Jn .
2
Ainsi, pJn q vérifie une récurrence linéaire d’ordre 2 à coefficients constants, de polynôme caractéristique χ “
X 2 ` 52 X ` 1. Les racines de χ sont ´ 12 et ´2. Ainsi, il existe des constantes pα, βq P R2 telles que
ˆ ˙n
n 1
@n P N, Jn “ a p´2q ` b ´ .
2

3. D’après l’inégalité triangulaire, pour tout n P N,


żπˇ ˇ żπ
ˇ cospnθq ˇ 1
|Jn | ď ˇ ˇ dθ ď dθ ď π.
ˇ 5 ` 4 cospθq ˇ
0 0 5´4

Ainsi, pJn q est bornée.

4
4. Puisque pbβ n q est bornée, cela impose que paαn q le soit aussi, ce qui n’est le cas que si a “ 0. Ainsi, pour tout
n P N, Jn “ b β n .
5. Puisque cos est paire, pn ÞÑ Jn q est paire aussi. Ainsi, la relation de la question 1 obtenue pour n “ 0 donne :
5 π
2J1 “ ´ J0 ` .
2 2
En remplaçant J0 et J1 par leurs expressions en fonction de b et β,

5 π 2π
´b “ ´ b ` , donc: b“ .
2 2 3


` ˘n
Ainsi, pour tout n P N, Jn “ 3 ¨ ´ 12 .

6. D’après le comportement des suites géométriques et la parité de pJn q, Jn ÝÑ 0 .


nÑ˘8

7. Il n’est pas nécessaire de faire l’intégration par parties de façon complètement explicite. On pose
1
f : θ ÞÑ .
5 ` 4 cos θ
La fonction f est de classe C 1 sur l’intervalle fermé borné r0, πs, donc, d’après le théorème de la borne atteinte,
sa dérivée f 1 est bornée. Notons M un majorant de |f 1 | sur r0, πs. On a alors, par IPP :

1” ıπ 1 ż π 1 π
ż
1
Jn “ f pθq sinpnθq ´ sinpnθqf pθq dθ “ ´ sinpnθqf 1 pθq dθ
n 0 n 0 n 0

Ainsi, żπ
1 Mπ
|Jn | ď |f 1 pθq| dθ ď ÝÑ 0.
n 0 n
D’après le théorème d’encadrement, on en déduit que Jn ÝÑ 0 . La parité permet de conclure de même
nÑ`8
en ´8.
Remarque : Ceci est un cas particulier du lemme de Riemann-Lebesgue. On peut adapter facilement ce résultat
pour montrer que si f est de classe C 1 sur un intervalle ra, bs, alors
żb
f ptq cospφ ` ntq dt ÝÑ 0.
a

On peut même montrer que cela reste vrai si f n’est que supposée continue, ou même juste intégrable au sens
de Riemann.

Corrigé de l’exercice 4 –
P
1. Soit F pXq “ n . Puisque degpP q ă n ` 1, il n’y a pas de partie polynomiale dans la DÉS de F . Ainsi,
ź
pX ´ iq
i“0
elle s’écrit sous la forme suivante :
n
ÿ αi
F pXq “ .
i“0
X ´i
On trouve αi en multipliant par X ´ i et en évaluant en i :
` n˘
P piq P piq n´i P piq i
αi “ ź “ “ p´1q ¨ .
pj ´ iq p´1qn´i i!pn ´ iq! n!
jPv0,nwztiu

n
ź
2. Puisque P est unitaire de degré n, xP pxq „ xn`1 , et px ´ iq „ xn`1 . Ainsi
`8 `8
i“0

xn`1
xF pxq „ “ 1.
`8 xn`1

5
On en déduit que
xP pxq
lim n “1.
xÑ`8 ź
px ´ iq
i“0

Par le même argument, on trouve la même limite en ´8, mais on n’en a pas besoin pour poursuivre la question.
Par ailleurs, pour tout k P v0, nw,
αk x
lim “ αk .
xÑ`8 x ´ k

Ainsi, on trouve :
n n
` n˘
n´k P pkq k
ÿ ÿ
1“ αk “ p´1q ,
k“0 k“0
n!
d’où la relation attendue :
n ˆ ˙
ÿ
n´k n
p´1q P pkq “ n! .
k“0
k

3. D’après l’inégalité triangulaire,


n ˆ ˙ n ˆ ˙
ÿ n ÿ n
n! ď |P pkq| ď max |P pkq| ď 2n max |P pkq|.
k“0
k kPv0,nw
k“0
k kPv0,nw

Ainsi,
n!
max |P pkq| ě
kPv0,nw 2n

Corrigé de l’exercice 5 –
"
|z| “1
1. ‚ Analyse. Soit z P C tel que Alors il existe θ Ps ´ π, πs tel que z “ ei θ , et d’autre part
|z ` 1| “1
ˇ ˆ ˙ˇ

ˇ θ´ θ
ˇ i2 i2
¯ˇ
´ i θ2 ˇ
ˇ θ ˇˇ
1 “ |e ` 1| “ ˇe e `e ˇ “ 2 ˇcos
ˇ .
2 ˇ
ˆ ˙
θ 1
Cela implique que cos “ ˘ , donc, vu le domaine de θ,
2 2

θ π 2π
“˘ , puis: θ“˘ .
2 3 3

Ainsi, z “ j ou z “ j , où j “ ei 3 .
‚ Synthèse. Ces deux valeurs sont bien solutions. En effet, j P U, et 1 ` j ` j 2 “ 0, donc

1 ` j “ ´j 2 P U.

Et de même pour j.
‚ Géométriquement, le système équivaut à dire que z P U et que z ` 1 P U, donc z P U ´ 1 (le translaté de U
par 1). Ainsi, z appartient à l’intersection des deux cercles de centre 0 et ´1 respectivement, et de rayon 1.
On illustre cela par la figure 2.
Dans cette figure les points O, A, B et C sont respectivement d’affixe 0, ´1, z1 et z2 (les solutions du
système). Les côté OA, AB et OB du triangle OAB sont tous de longueur 1, car ce sont des rayons, soit
du cercle U, soit du cercle U ´ 1. Ainsi, le triangle OAB est équilatéral, ce qui donne l’angle AOB,
{ puis
l’argument de z1 d’affixe B. On retrouve bien par cet argument géométrique que z1 “ j, et de façon similaire,
z2 “ j 2 .
Cette interprétation géométrique pourait servir de preuve alternative.

6
B

A O

Figure 2 – Résolution géométrique du système

2. Soit z P C. Alors, le complexe z est une racine multiple de P si et seulement si P pzq “ P 1 pzq “ 0, c’est-à-dire :
#
pz ` 1qn`1 “ z n`1 ` 1
z est racine multiple de P ðñ
pn ` 1qpz ` 1qn “ pn ` 1qz n
#
pz ` 1qn`1 “ z n`1 ` 1
ðñ
pz ` 1qn “ z n
#
pz ` 1qz n “ z ¨ z n ` 1
ðñ
pz ` 1qn “ z n
#
zn “ 1
ðñ
pz ` 1qn “ z n
ðñ z n “ pz ` 1qn “ 1 .

En particulier, cela implique que |z| “ |z ` 1| “ 1, donc z P tj, ju d’après la question 1.


3. ‚ Soit n P N,

j n “ p1 ` jqn “ 1 ðñ j n “ p´j 2 qn “ 1
ðñ j n “ 1 et j 2n “ p´1qn

Or, les puissances de j sont dans t1, j, j 2 u, donc 3-périodiques et distinctes de ´1. On en déduit que n doit
être multiple de 3 et pair, donc n ” 0 r6s
Réciproquement, si n ” 0 r6s, on a bien j n “ 1 et j 2n “ 1 “ p´1qn .
Ainsi, d’après la question 2, j est racine multiple de Pn si et seulement si n ” 0 r6s .
‚ Calculons Pn2 :
Pn2 “ npn ` 1qX n´1 ´ npn ` 1qX n .
Pour n ” 0 r6s, j n “ pj ` 1qn et j ‰ j ` 1, donc j n´1 ‰ pj ` 1qn´1 . Ainsi, Pn2 pjq ‰ 0.
On peut donc en conclure que j est une racine exactement double de Pn2 .
‚ Il en est de même de j (le polynôme étant à coefficients réels, les racines conjuguées ont même multiplicité).
4. ‚ Le polynôme P6 est de degré 6 (les monômes de degré 7 se compensent), et j et j sont racines de multiplicité
2. Par ailleurs, 0 et ´1 sont racines évidentes. Ainsi, il existe λ P R tel que

P6 “ λXpX ` 1qpX ´ jq2 pX ´ jq2 .

Le coefficient dominant λ s’obtient en développant le terme pX ` 1q7 à l’aide de la formule du binôme pour
récupérer le coefficient du terme de degré 6. On trouve finalement :

P6 “ 7XpX ` 1qpX ´ jq2 pX ´ jq2 .

‚ Le polynôme P6n admet j et j comme racines de multiplicité 2, et également 0 et 1 comme racines (simples).
Ainsi, il est divisible par XpX ` 1qpX ´ jq2 pX ´ jq2 , donc P6 divise P6n .
5. ‚ La décomposition en éléments simples s’écrit :
1 1 a b c d e f
“ 2 2
“ ` ` ` 2
` ` .
P6 7XpX ` 1qpX ` X ` 1q X X `1 X ´j pX ´ jq X ´j pX ´ jq2

7
On pourrait trouver directement les coefficients par évaluations (après multiplications adéquates). Les coef-
ficients b et e (conjugués l’un a l’autre) sont un peu délicats à trouver.
‚ On peut aussi commencer à décomposer « artisanalement » la fraction initiale, pour simplifier des facteurs
au dénominateur. Pour cela, on essaie d’écrire le numérateur sous la forme AU ` BV où A et B sont deux
facteurs du dénominateur. On voit qu’il s’agit en fait de relations de Bezout (c’est en fait un retour à la preuve
de la propriété de DÉS). Ici, elles sont simples à trouver, en remarquant que X 2 ` X ` 1 ´ XpX ` 1q “ 1.
Ainsi :
7 X 2 ` X ` 1 ´ XpX ` 1q

P6 XpX ` 1qpX 2 ` X ` 1q2
1 1
“ ´
XpX ` 1qpX 2 ` X ` 1q pX 2 ` X ` 1q2
X 2 ` X ` 1 ´ XpX ` 1q 1
“ ´
XpX ` 1qpX 2 ` X ` 1q pX 2 ` X ` 1q2
1 1 1
“ ´ 2 ´
XpX ` 1q X ` X ` 1 pX ` X ` 1q2
2

X `1´X 1 1
“ ´ 2 ´
XpX ` 1q X ` X ` 1 pX 2 ` X ` 1q2
1 1 1 1
“ ´ ´ ´ .
X X ` 1 X 2 ` X ` 1 pX 2 ` X ` 1q2

Ainsi, on a déjà obtenu complètement la DÉS dans RrXs.


‚ Partir de là simplifiera les calculs. Commençons par décomposer
1 α β γ δ
“ ` ` ` .
pX 2 ` X ` 1q2 X ´j pX ´ jq2 X ´j pX ´ jq2

Par unicité de la DÉS, en conjuguant, on obtient γ “ α et δ “ β. On multiplie par pX ´ jq2 et on évalue en


j:
1 1 1 1
β“ 2 2
“ 2 2
“´ , donc: δ“´ ,
pj ´ j q j p1 ´ 2j ` j q 3 3
en utilisant la relation 1 ` j ` j 2 “ 1.
1
‚ Pour pouvoir regrouper les calculs restants avec ceux du deuxième terme 2 , on calcule la diffé-
X `X `1
rence :
1 ` 13 ppX ´ j 2 q2 ` pX ´ jq2 q
ˆ ˙
1 1 1 1 1 1
` ` ` “ `
X 2 ` X ` 1 pX 2 ` X ` 1q2 3 pX ´ jq2 pX ´ j 2 q2 X2 ` X ` 1 pX 2 ` X ` 1q2
1 1 ` 13 p2X 2 ` 2X ´ 1q
“ `
X2 ` X ` 1 pX 2 ` X ` 1q2
1
1 p2X 2 ` 2X ` 2q
“ 2 ` 3 2
X `X `1 pX ` X ` 1q2
5 1
“ ¨ 2
3 X `X `1
5 1 pX ´ jq ´ pX ´ jq
“ ¨ ¨
3 j´j X2 ` X ` 1
5 1 pX ´ jq ´ pX ´ jq
“ ¨ ¨
3 j´j X2 ` X ` 1
ˆ ˙
5 1 1 1
“ ¨ ? ¨ ´ .
3 i 3 X ´j X ´j
‚ Finalement, après un peu de labeur,
ˆ ˙
1 1 1 1 5i 1 1 1 5i 1 1 1
“ ´ ` ? ¨ ` ¨ ´ ? ¨ ` ¨
P6 7 X X `1 3 3 X ´j 3 pX ´ jq2 3 3 X ´j 3 pX ´ jq2

Corrigé de l’exercice 6 –

8
1. Soit f : x ÞÑ tanpxq ´ x.
La fonction f est dérivable sur In et

@x P In , f 1 pxq “ 1 ` tan2 pxq ´ 1 “ tan2 pxq ě 0,

et ne s’annule qu’en x “ nπ. Ainsi, f est strictement croissante sur In et continue. De plus,

lim f pxq “ ´8 et lim f pxq “ `8.


` ´
xÑpn´ π
2q xÑpn` π
2q

D’après le théorème de la bijection, f induit donc une bijection de In sur R. Il existe donc en particulier un
unique réel an P In tel que f pan q “ 0, c’est-à-dire tel que tanpan q “ an .

2. ‚ tanp0q “ 0, donc a0 “ 0 .
‚ Soit n P N˚ . On a an P In , donc ´an P I´n . De plus,

tanp´an q “ ´ tanpan q “ ´an .

Donc, d’après la question 1, on peut conclure que ´an “ a´n .


‚ Ainsi, n ÞÑ an est impaire .
3. Par définition de an , pour tout n P N˚ ,
1 an 1
1´ ď ď1` .
2n nπ 2n
Ainsi, d’après le théorème d’encadrement,
an
lim “1 donc: an „ nπ .
nÑ`8 nπ `8

Soit, pour tout n P N, θn “ an ´ nπ. On représente θn sur un schéma (figure 3).


On comprend bien sur ce schéma que an va s’approcher de plus en plus de la borne supérieure de l’intervalle
In , donc que θn va tendre vers π2 .
4. Par définition de θn , et par périodicité de tan,

@n P N, tanpθn q “ an .

Par ailleurs, θn Ps ´ π2 , π2 r, donc par définition de Arctan,

@n P N, θn “ Arctanpan q .

Comme an ÝÑ `8 (d’après son équivalent),

π
lim θn “ lim Arctanpxq “ .
nÑ`8 xÑ`8 2

5. On forme la différence :
ˆ ˙
π π 1 1
θn ´ “ Arctanpan q ´ “ ´ Arctan „ ´ ,
2 2 an `8 an

1
puisque Ñ 0. On en déduit que
an
ˆ ˙
π 1 π 1 1
θn ´ „ ´ , donc: θn “ ´ `o
2 `8 nπ `8 2 nπ n

En revenant à la suite pan q, on obtient donc :


ˆ ˙
π 1 1
an “ nπ ` ´ `o .
`8 2 nπ n

9
π 2π 3π 4π 5π
a1 a2 a3 a4 a5

θ1 θ2 θ3 θ4 θ5

Figure 3 – Représentation de pan q et pθn q

´ ¯
1
6. Maintenant qu’on a une meilleure connaissance de pan q, on peut pousser le DA de Arctan an un peu plus
loin. Puisque le DL de Arctan n’a pas de terme de degré pair,
ˆ ˙ ˆ ˙
1 1 1
Arctan “ `o
an `8 an a2n
ˆ ˙
1 1
“ ` ˘ ` ˘ ` o
`8 nπ 1 ` 1 ´ 21 2 ` o 12 n 2
ˆ 2n n πˆ ˙˙ n ˆ ˙
1 1 1 1
“ 1´ `o `o
`8 nπ 2n n n2
ˆ ˙
1 1 1
“ ´ 2 `o .
`8 nπ 2n π n2

Ainsi,
ˆ ˙
π 1 1 1
θn “ ´ ` `o .
`8 2 nπ 2n2 π n2
´ ¯
1
On pourrait continuer ainsi, en injectant à chaque fois le nouveau DA obtenu dans Arctan an , pour augmenter
petit à petit la précision.

10
Corrigé de l’exercice 7 – Soit la fonction φ d’une variable réelle définie par
´ a ¯
φpxq “ Arcsin 2x 1 ´ x2 .
?
1. φpxq est définie ssi 2x 1 ´ x2 est définie, ssi :

x P r´1, 1s et 4x2 p1 ´ x2 q ď 1.

Or, la parabole d’équation Y “ Xp1 ´ Xq est centrée en 12 , et est concave. Elle admet donc son maximum en
1 1
2 , de valeur 4 . On en déduit que
@x P r´1, 1s, 4x2 p1 ´ x2 q ď 1,
donc φ est définie sur D “ r´1, 1s .
2. Le domaine D peut être paramétré sous la forme D “ tsinptq, t P r´ π2 , π2 su. Les bornes doivent être fermées si
on veut récupérer tout le domaine.
En posant x “ sinptq, donc t “ Arcsinpxq, on obtient

φpxq “ Arcsinp2 sinptq cosptqq “ Arcsinpsinp2tqq .

En effet, cos est positif sur r´ π2 , π2 s.


3. Il faut faire attention au domaine lorsqu’on simplifie une expression Arcsinpsinpθqq.
Soit x P r´ ?12 , ?12 s. On a alors t P r´ π4 , π4 s, donc 2t P r´ π2 , π2 s. On en déduit que

φpxq “ Arcsinpsinp2tqq “ 2t “ 2Arcsinpxq .

4. ‚ Soit x P r ?12 , 1s. Alors t P r π4 , π2 s, donc 2t P r π2 , πs, et π ´ 2t P r0, π2 s. Par conséquent,

φpxq “ Arcsinpsinp2tqq “ ´Arcsinpsinpπ ´ 2tqq “ π ´ 2t “ π ´ 2Arcsinpxq .

‚ Puisque φ est impaire, pour tout x P r´1, ´ ?12 s,

φpxq “ ´φp´xq “ ´π ` 2Arcsinp´xq “ ´π ´ 2Arcsinpxq .

5. ‚ Sur l’intervalle r´ ?12 , ?12 s, la courbe de φ est obtenue par dilatation d’un facteur 2 sur l’axe des ordonnées.
‚ Sur l’intervalle r ?12 , 1s, on fait une dilatation verticale de rapport 2, puis une symétrie par rapport à l’axe
des abscisses suivie d’une translation vecticale de π (ce qui revient directement à faire une symétrie par
rapport à la droite y “ π2 ).
‚ Une construction symétrique donne la courbe sur r´1, ´ ?12 s.
Finalement, il s’agit de couper la courbe de 2Arcsinptq en dessous de y “ ´ π2 et au-dessus de y “ π2 , et de
symétriser les branches qui dépassent par rapport à ces droites. La représentation est donnée en figure 4.
6. On retrouve? les résultats précédents par le calcul différentiel. La fonction Arcsin étant dérivable sur s ´ 1, 1r,
et x ÞÑ 2x 1 ´ x2 étant dérivable sur s ´ 1, 1r (il faut enlever 1 et ´1?car on se retrouve en un point de non
dérivabilité de la racine), φ est dérivable en tout x Ps ´ 1, 1r tel que 2x 1 ´ x2 ‰ ˘1. Or,
ˆ ˙2
a
2 2 2 2 1 1
2|x| 1 ´ x “ 1 ðñ 4x p1 ´ x q “ 1 ðñ x ´ “ 0 ðñ x “ ˘ ? .
2 2
" *
1 1
Pour tout x Ps ´ 1, 1rz ´ ? , ? ,
2 2
4x2
ˆ a ˙
1
φ1 pxq “ 2 1 ´ x2 ´ ? ¨a
2 1 ´ x2 1 ´ 4x2 p1 ´ x2 q
2p1 ´ x2 q ´ 2x2 1
“ ? ¨?
1´x 2 1 ´ 4x2 ` 4x4
2
2 1 ´ 2x
“? ¨
1 ´ x |1 ´ 2x2 |
2

2 ¨ sgnp1 ´ 2x2 q
“ ?
1 ´ x2

11
x ÞÑ 2Arcsinpxq

π
2

?1 φpxq
2

?1
2

´ π2

Figure 4 – Courbe de φ

On retrouve bien une discussion sur les intervalles précédents :


$ ȷ „
2 1
´? si x P ´1, ´ ?






’ 1 ´ x2 2
ȷ „
1
& 2 1 1
φ pxq “ ? si x P ´ ? , ?
2 2 2
’ 1´x

’ ȷ „

’ 2 1
si x P ? , 1

%´ ?

1 ´ x2 2

En primitivant sur chacun de ces intervalles, et en prolongeant par continuité (la fonction φ étant continue sur
r´1, 1s), on obtient l’existence de constantes a, b et c telles que
$ „ ȷ
1
´2Arcsinpxq ` a si x P ´1, ´ ?






’ 2
ȷ ȷ
& 1 1
φpxq “ 2Arcsinpxq ` b si x P ´ ? , ?


’ 2 2
ȷ ȷ

’ 1
%´2Arcsinpxq ` c si x P ? , 1 .


2
On détermine a, b et c en calculant des valeurs particulières :
‚ φp0q “ 0 donc b “ 0 ;
‚ φp´1q “ 0 donc π ` a “ 0, donc a “ ´π ;
‚ φ est impaire, donc c “ π.
On peut faire une petite vérification en constatant que les valeurs en ?1 et en ´ ?12 sont compatibles. On
2
retrouve donc bien les expressions précédentes :
$ „ ȷ
1
2Arcsinpxq si x ?


’´π ´ P ´1, ´



’ 2
ȷ ȷ
& 1 1
@x P r´1, 1s, φpxq “ 2Arcsinpxq si x P ´ ? , ?


’ 2 2
ȷ ȷ

’ 1
%π ´ 2Arcsinpxq si x P ? , 1 .


2

12

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