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Table des matières

Introduction à la Gestion de Portefeuille ................................................................................... 3


1. Définition d’un portefeuille ........................................................................................ 3
2. Gestion de portefeuille ................................................................................................... 3
3. Objectifs de la gestion de portefeuille ....................................................................... 3
4. Définition de marchés financier ................................................................................. 3
5. Les principaux instruments financiers ........................................................................ 4
5.1. Les actions .............................................................................................................. 4
5.2. Les obligations ........................................................................................................ 5
6. Fonctionnement des marchés financiers ................................................................... 5
Chapitre 1 : Le Portefeuille Optimal et la Gestion Passive ......................................................... 7
1.1. Modèle de base de Markowizt ................................................................................... 7
1.2. Rendement d’un titre ...................................................................................................... 7
1.2.2. Rendement en avenir incertain ................................................................................ 8
1.4. Rendement d’un Portefeuille ................................................................................. 9
1.5. Risque du portefeuille (variance et volatilité) ........................................................ 9
1.6. Arbitrage entre rentabilité et risque .................................................................... 10
1.7. L’objectif de l’investisseur......................................................................................... 11
1.8. Mesure du risque spécifique par bêta ................................................................. 11
1.9. Construction d’un portefeuille optimal .................................................................... 12
1.10. La frontière efficiente et le portefeuille optimal .............................................. 13
1.11. Diversification .................................................................................................. 13
1.12. Le modèle d’équilibre des actifs financiers (MEDAF) ou Capital Asset Princing
Model (CAPM) .................................................................................................................... 13
1.12.1. Les principes du MEDAF ...................................................................................... 13
1.12.2. Formulation de MEDAF ....................................................................................... 14
1.12.3. Les limites du MEDAF ........................................................................................ 15
1.13. Principes de la gestion passive ............................................................................. 15
Chapitre 2: La Gestion Active et l'Analyse Fondamentale ....................................................... 18
2.1. Gestion active ................................................................................................................ 18
2.2. L'analyse fondamentale................................................................................................. 18
2.2.1. Définition .......................................................................................................... 18
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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
2.2.2. Les outils de base pour réaliser une analyse fondamentale ............................ 18
2.2.3. Méthodes d’analyse ......................................................................................... 19
2.2.4. Méthode d’analyse les plus utilisées ................................................................ 20
2.2.5. Modèles d’évaluation ....................................................................................... 21
2.2.6. L’analyse boursière ........................................................................................... 27
2.2.7. L'analyse technique : ........................................................................................ 28
Chapitre 3 : Les Mesures de la Performance et l'Efficience des............................................... 30
Marchés Financiers................................................................................................................... 30
3.1. Modelés de performance .............................................................................................. 30
3.1.1. Ratio de Treynor, Jensen. ..................................................................................... 30
3.1.2. Ratio de Sharp ........................................................................................................ 30
3.1.3. Ratio d’information ................................................................................................ 30
3.1.4. Ratio de Modigliani et Muller................................................................................. 31
3.2. l'Efficience des Marchés Financiers .............................................................................. 31
3.2.1. Notions d'efficience ................................................................................................ 31
3.3. Les conditions nécessaires à l'efficience des marchés ................................................... 32

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
Introduction à la Gestion de Portefeuille

La gestion de portefeuille est une discipline financière qui vise à optimiser l’allocation des
actifs afin de maximiser le rendement tout en minimisant le risque. Elle repose sur
l’analyse des marchés, l’évaluation des instruments financiers et l’application de stratégies
d’investissement adaptées aux objectifs et au profil de risque de l’investisseur.
Que ce soit pour des particuliers, des entreprises ou des institutions financières, la gestion
de portefeuille implique la sélection et la combinaison d’actifs tels que les actions, les
obligations, les matières premières et d’autres instruments financiers. Cette gestion peut
être active, avec des ajustements fréquents en fonction des opportunités de marché, ou
passive, en suivant un indice de référence.

1. Définition d’un portefeuille


Portefeuille est un ensemble des valeurs mobilières ou monétaires détenues par un agent
économique. Le portefeuille boursier est un ensemble d’actifs financiers dont les actions et les
obligations auxquelles s’ajoutent leurs dérivées. Un portefeuille est défini par la structure des
poids des titres qui en font partie c’est-à-dire la liste des pourcentages de détention des titres
qui doit être égale à 100% ou 1.

2. Gestion de portefeuille
La gestion de portefeuille consiste à sélectionner, surveiller et ajuster un ensemble
d'investissements (actions, obligations, etc.) dans le but d'atteindre des objectifs financiers
spécifiques, tels que la maximisation du rendement tout en maîtrisant le risque. C'est une
approche stratégique qui peut s'appliquer à des investissements personnels, ou à des projets
d'une entreprise.

3. Objectifs de la gestion de portefeuille


L'objectif principal de la gestion de portefeuille est d'optimiser le couple rendement/risque selon
le profil et les besoins de l'investisseur.

4. Définition de marchés financier


Au sens large un marché financier est un marché sur lequel s’échange des actifs financiers. Au
sens strict, le marché financier est le marché des actions, des obligations et des titres dérivés.

Le rôle des marchés financiers est de tout premier ordre. En effet, ils permettent

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
• à l’Etat , aux entreprises de lever des capitaux nécessaires à leur financement ;

• Aux investissements, de placer leurs fonds dans les meilleures conditions possibles ;

• Aux entreprises et aux particuliers de se couvrir contre les risques de taux, de change
,de fluctuation des cours…,

Ils permettent également :

• La spéculation pure et simple

• Des opérations d’arbitrage(une opération d’arbitrage consiste à profiter des écarts de


cours d’un même actif côtés sur deux marchés distincts)

5. Les principaux instruments financiers


les instruments financiers désignent des actifs négociables représentant un droit ou une
obligation financière. Ils permettent aux investisseurs, entreprises et institutions financières
d’effectuer des transactions sur les marchés financiers. Ces instruments sont classés en trois
grandes catégories :

• Les instruments de capitaux propres : Ils représentent une participation dans le capital d'une
entreprise, comme les actions, qui donnent droit à des dividendes et à une part du capital en
cas de liquidation.

• Les instruments de dette : Ils matérialisent une créance et un engagement de


remboursement. Il s'agit notamment des obligations, des billets de trésorerie et des titres de
créances négociables.

• Il existe deux catégories de titres valeurs mobilières :

- Les valeurs à revenu variable, les actions qui confèrent à leurs possesseurs la qualité
d’associé ;

- Les valeurs à revenu fixe, les obligations

5.1. Les actions


Une action est un titre de propriété représentant une fraction du capital d’une entreprise.
Lorsqu’un investisseur achète une action, il devient actionnaire et détient une part de la
société, ce qui lui confère certains droits, notamment :

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• Droit aux dividendes : L’actionnaire peut percevoir une partie des bénéfices de l’entreprise
sous forme de dividendes, si celle-ci décide d’en distribuer.

• Droit de vote : Lors des assemblées générales, l’actionnaire peut participer aux décisions
stratégiques de l’entreprise, en fonction du nombre d’actions qu’il détient.

• Droit à l’information : L’entreprise doit informer ses actionnaires de sa situation financière


et de ses perspectives.

• Droit sur l’actif net : En cas de liquidation de l’entreprise, les actionnaires peuvent
récupérer une partie des actifs restants après le remboursement des dettes.

5.2. Les obligations


• Les obligations sont des instruments financiers émis par une entreprise lorsqu’elle contracte
un emprunt obligataire. Elles se matérialisent sous forme de titres de créance qui confèrent
aux investisseurs des droits identiques, quel que soit le montant de leur souscription.
Lorsqu’une société a besoin de financement, elle divise le montant de l’emprunt en plusieurs
coupures de valeurs identiques, permettant ainsi à plusieurs investisseurs d’y participer
proportionnellement à leur apport.

• En échange de cet investissement, l’émetteur de l’obligation reconnaît une créance au


souscripteur, généralement égale à la valeur nominale du titre, à laquelle peut s’ajouter une
prime d’émission dans certains cas. Cette prime d’émission correspond à la différence entre
le prix d’émission et la valeur nominale de l’obligation, permettant d’ajuster le rendement
offert aux investisseurs en fonction des conditions du marché.

• Les obligations représentent donc une forme de financement où l’entreprise emprunte des
fonds auprès d’investisseurs, en s’engageant à leur verser des intérêts périodiques (appelés
coupons) ainsi qu’à rembourser le capital à une échéance prédéfinie.

6. Fonctionnement des marchés financiers


Le fonctionnement des marchés financiers repose sur deux compartiments : le marché primaire
et le marché secondaire.

Le marché primaire est à proprement parler le lieu de rencontre des agents en besoin de
financement et des agents disposant d’épargne, puisqu’il s’agit du marché de l’émission des
titres.

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
Le marché secondaire est le lieu où s’effectue l’échange des titres qui ont été déjà émis. Par le
jeu de l’offre et la demande, les prix des produits financiers varient sur ce marché et peuvent,
éventuellement, s’écarter considérablement des prix à l’émission.

Les marchés financiers fonctionnent comme des plateformes sur lesquelles s'opère l'échange
d'instruments financiers tels que les actions, les obligations, les devises et les produits dérivés.
Ces échanges se déroulent sur le marché primaire et sur le marché secondaire

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
Chapitre 1 : Le Portefeuille Optimal et la Gestion Passive
.

Un portefeuille optimal est un portefeuille d'investissement qui offre le meilleur rendement


possible pour un niveau de risque donné, ou le risque le plus faible possible pour un rendement
donné. L'objectif est de maximiser le rendement tout en minimisant le risque, en utilisant la
diversification des actifs. Cette notion est centrale en finance et découle de la théorie moderne
du portefeuille, développée par Harry Markowitz dans les années 1950.

1.1. Modèle de base de Markowizt


La construction d’un portefeuille est un ensemble d’éléments constituer par une variance et la
moyenne qui le détermine. Ainsi, Markowizt a fondé sa théorie sur la base des hypothèses de
base suivantes :

- La rationalité : chaque investisseur est une machine à calculer c’est à dire calculant en
soit rationnel. Il suppose sur la substituabilité.

- La transparence :les informations sont disponibles et accessibles

- Les investisseurs sont averses aux risques c’est à ils préfèrent globalement sur les
marchés financiers, les titres les moins risques.

- L’absence de coût de transaction et de taxes : les opérations d’investissements subissent


des transactions intermédiaires.

- Atomicité : grand nombre d’acheteurs et de vendeurs

- Liquidité : les titres sur le marché sont supposés liquides c’est-à-dire fixés à un prix bas
et peuvent etre facilement transformé en liquide.

Les investisseurs font leurs choix en se basant uniquement sur deux paramètres :le
rendement et le risque.

1.2. Rendement d’un titre


1.2.1. Rendement en avenir certain

Le rendement dans un avenir certain correspond à un rendement prévisible et déterminé à


l'avance, sans variation possible. Elle repose sur des flux financiers connus avec exactitude,
permettant aux investisseurs d’anticiper les gains qu’ils obtiendront à une échéance donnée.
Cette rentabilité se calcule généralement en fonction d’un taux prédéfini appliqué au capital

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investi, ce qui garantit une évaluation précise des profits futurs. L'absence de fluctuations
élimine tout risque associé à l’investissement, assurant ainsi une stabilité dans la planification
financière. Le rendement attendu est donc directement déterminé par les conditions établies lors
de l’investissement, sans influence de facteurs extérieurs pouvant modifier sa valeur au fil du
temps:

𝐷𝑡 + 𝑃𝑡 − 𝑃𝑡−1
𝑅𝑡 =
𝑃𝑡−1

𝑅𝑡 :le taux de rentabilité en t

𝑃𝑡−1 :le cours de l’action ent-1

𝑃𝑡 :le cours de l’action en t

𝐷𝑡 :le dividende perçu

Exercice d’application

Si un investisseur possède une action qui valait 100 € à la fin de la période t−1, et que le prix
de l'action à la fin de la période t est de 110€, avec un dividende de 5 € encaissé pendant cette
période, la rentabilité sera :

1.2.2. Rendement en avenir incertain


Le rendement espérée d’un titre ou d’un actif est égal à la somme des rendements multipliées
par leurs probabilités. Ainsi, pour mesurer la rentabilité d’un titre, on calcule l’espérance
mathématique de la rentabilité. Si l’on appelle E(RX), la rentabilité moyenne d’un titre X, on a
alors : E (R)=∑𝑛𝑖=1 𝑝𝑖𝑅𝑖

Avec :

• Ri = le rendement de l’action à la date t

• n = nombre total de scénarios possibles.

• pi = la probabilité affectée à ce rendement

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1.3. Risque d’un Titre Financier

Dans un contexte financier, le risque se traduit par la fluctuation de la rentabilité autour d’une
tendance centrale. On parle alors de volatilité. Plus les variations sont importantes, plus le titre
est qualifié de risqué. Le risque d’un titre est souvent mesuré par la variance et l’écart-type de
ses rentabilités.

Le risque ou la volatilité du titre est déterminé par son écart type. Ainsi on :

1
𝜎 = √𝑉(𝑅𝑡) avec V(Rt)=𝑛 ∑𝑅𝑡 2 -[ E(Rt)]2

Exercice d’application

Années Cours de l’année A Dividende par action


N-3 1 400 11
N-2 1 410 12
N-1 1 420 13
N 1 450 14

Travail à faire : déterminer la rentabilité de l’action A et le risque associé

1.4. Rendement d’un Portefeuille


Le rendement d’un portefeuille composé de deux titres n’est autre que la somme des rentabili-
tés. ● Si l’on prend l’exemple de deux titres A et B, détenus en proportion XA et XB(avec a
xA+ xB = 1 ),le rendement du portefeuille sera :

E(Ra ;Rb)=E(Rp)

E(Rp)=xAE(RA)+ xBE(RB)

Dans le cas général d'un portefeuille avec N actifs :

E(Rp)=∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖 𝐸(𝑅𝑖 )

1.5. Risque du portefeuille (variance et volatilité)


Le risque d’un portefeuille ne se calcule pas simplement comme la moyenne pondérée des
risques des actifs. Il faut prendre en compte la covariance entre les actifs. ● La variance d’un
portefeuille avec deux actifs A et B est donnée par :

Var (Rp)= xA2Var (RA) + xB2Var (RB)+2xAxBCOV (RA, RB)

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Si le portefeuille contient plusieurs actifs i, on généralise la formule :

Var(Rp)=∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖 2 𝑉𝑎𝑟(𝑅𝑖 ) + ∑𝑛𝑖=1 ∑𝑛𝑗=1 𝑥𝑖𝑥𝑗 𝐶𝑂𝑉(𝑅𝑖, 𝑅𝑗)

Exercice d’application

Pi Ra Rb
0,5 10% 15%
0,2 40% 20%
0,3 20% 25%

Les proportions des titres a et b sont respectivement de 60% et 40%.

Travail à faire : Calculer la rentabilité des titres et le risque associé

1.6. Arbitrage entre rentabilité et risque


Tout investisseur qui acquiert un actif financier risqué est soumis à une incertitude concernant
l’évolution du prix et de la rentabilité future de cet actif. On identifie en général deux catégories
de risque.

- Risque spécifique

Le risque spécifique est lié à l’entreprise cible. Il est fonction de l’image de marque de l’entre-
prise , de la qualité des produits et du capital humain, de la gestion etc. Il peut être maitrisé par
l’investisseur par le biais de la diversification des titres composant le portefeuille de l’investis-
seur(risque diversifiable).

Risque spécifique= Var(Rt)+ ßt2Var(Rm)

- Risque systémique ou du marché

Le risque de marché est lié à la conjoncture. Le cours d’une action suit en principe le cours du
marché (si le marché évolue à la baisse, le cours de l’action risque de diminuer, et
réciproquement).Il est fonction des paramètres non maitrisables par l’investisseur et ne peut pas
être éliminé par diversification.

Risque systémique= ßt2Var(Rm)

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1.7. L’objectif de l’investisseur
L’objectif de l’investisseur est non seulement de diversifier son portefeuille mais aussi de
chercher un portefeuille efficient.

- L’investisseur cherche à supprimer une partie du risque en diversifiant son portefeuille de


façon à supporter que le risque non diversifiable.

- Il cherche à maximiser la rentabilité tout en minimisant le risque. Il choisit pour un niveau


de risque identique, le titre présentant la rentabilité la plus élevée, et pour un niveau de
risque identique , le titre présentant le risque minimal.

La sensibilité au risque diffère d’un investisseur à l’autre.

1.8. Mesure du risque spécifique par bêta


Le bêta d'un titre est un coefficient qui mesure la sensibilité de la variation du cours d'une action
par rapport à l'évolution du marché dans son ensemble.

● E (Rt)= rendement attendu de l’actif

● E (Rm) = rendement attendu du marché

● βi = niveau de risque de l’actif par rapport au marché

𝐶𝑂𝑉(𝑅𝑡,𝑅𝑚) 1
ß= avec COV(Rt,Rm)=𝑛 ∑𝑅𝑡𝑥𝑅𝑚-(E(Rt)xE(Rm))
𝑉𝑎𝑟(𝑅𝑚)

1 1
E(Rt)= =𝑛 ∑𝑅𝑡 E(Rm)= =𝑛 ∑𝑅𝑚

1
Var(Rm)=𝑛 ∑𝑅𝑚2 -[𝐸(𝑅𝑚)]2

NB :

Si les rendements des titres et du marché ne sont donnés , on les retrouve à partir des cours et
des indices boursiers.

Rt=(CoursN-Cours N-1) / CoursN-1 Rm=(IndiceN-Indice N-1) /IndiceN-1

Exercice d’application

Déterminer le bêta de l’action dans les deux situations suivantes :

Solution1 :Les prévisions relatives à la rentabilité de l’action X et à l’indice de marché sont les
suivants :

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
Etat de l’économie Probabilité Pi Rentabilité attendue Rentabilité du
de l’action (Rt) marché(Rm)
Croissance forte 20% 40% 30%
Croissance moyenne 40% 35% 20%
Récession moyenne 30% 10% 5%
Récession forte 10% -5% -10%
Solution 2 : Il a été relevé pendant douze mois consécutifs le cours de X et un indice
représentatif du cours moyen sur le marché .

Mois Cours de l’action Indice de maché


Janvier 400 130
Fevrier 410 135
Mars 420 140
Avril 430 145
Mai 450 150
Juin 440 155
Juillet 436 148
Aout 424 132
Septembre 420 146
Octobre 436 152
Novembre 460 160
Décembre 450 165

Exercice

On donne E(R1)=0,08 σR1=0,17 p1=0,6

E(R2)=0,11 σR2=0,32 p2=0,4 Cov(R1,R2)= -0,02

Travail à faire calculer la rentabilité espérée et le risque du portefeuille dans les deux
hypothèses(dépendances et indépendances).

1.9. Construction d’un portefeuille optimal


Dans la multiplicité de choix proposés à l’investisseur en termes de rentabilité et variance de
portefeuille, Markowizt introduit la notion de portefeuille efficient. « Qui ne risque rien n’a rien
: Pour obtenir une espérance de rentabilité plus élevée, il faut accepter un risque plus important.
Le risque est l’effort nécessaire à l’obtention d’une rentabilité. Un portefeuille efficient est celui
qui offre la rentabilité attendue la plus forte pour un niveau de risque donné, ou qui a le risque
le plus faible pour une rentabilité attendue donnée. L’ensemble des portefeuilles efficients de
l’univers d’actifs considéré forme la frontière efficiente.

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
1.10. La frontière efficiente et le portefeuille optimal
La frontière efficiente représente l'ensemble des portefeuilles optimaux, c'est-à-dire ceux qui
offrent le meilleur rendement attendu pour un niveau de risque donné.

Les portefeuilles situés sur la frontière efficiente ne peuvent pas être améliorés sans augmenter
le risque ou diminuer le rendement.

1.11. Diversification
Le principe de la diversification dans la sélection d’un portefeuille relève du vieil adage : « ne
jamais mettre tous ses œufs dans le même panier ».

Les travaux d’Harry Markowitz ont en partie abouti à la conclusion que la diversification
permet une réduction du niveau de risque dans le cadre de la constitution d’un portefeuille
boursier. Il a établi le fait qu’en diversifiant son portefeuille, on réduit le risque de celui-ci, tout
en gardant un rendement satisfaisant. Il conseille l’utilisation de tous les types d’actifs pour une
diversification parfaite.

Risque Spécifique Risque total

Risque systématique

1.12. Le modèle d’équilibre des actifs financiers (MEDAF) ou Capital Asset


Princing Model (CAPM)
1.12.1. Les principes du MEDAF
Le MEDAF permet d’expliquer la rentabilité des actifs en fonction de leur niveau de risque.
Tout investisseur court un risque lié à l’incertitude pesant sur le cours des actions et sur les

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
dividendes distribués, et exige une rentabilité supérieure au taux sans risque. Il exige au moins
le taux sans risque et une prime de risque qui rémunère le risque général des actions.
Le MEDAF est fondé sur l’hypothèse de l’efficience des marchés financiers. Il quantifie la
liaison entre la rentabilité et le risque en évaluant la rentabilité d’un titre par rapport à un por-
tefeuille efficient et permet de déterminer la prime de risque associé à chaque titre.
Le MEDAF définit la rentabilité d’un actif comme la somme de la rentabilité d’un actif sans
risque et d’une prime de risque qui doit couvrir d’une part, le risque du marché, et d’autre part,
le risque spécifique mesuré par le bêta.

1.12.2. Formulation de MEDAF


Rt = Taux de rentabilité attendu d’un actif

Rs = Taux de rendement obtenu par les placements sans risque de rentabilité certaine : on retient
le plus souvent le taux des OAT à 10 ans

Rm = Taux de rendement moyen obtenu sur le marché des capitaux

E(Rm) = Rentabilité espérée du marché Prime de risque de marché = [E(R m) – Rs] βt = bêta du
titre

Compte tenu du fait que l’entreprise peut avoir des caractéristiques différentes de celui du
secteur d’activité, le bêta utilisé est le bêta du titre (βt) et non celui du secteur d’activité.

Le MEDAF est un modèle à facteur unique ; il se base sur la mesure du risque systématique
du marché, l’espérance de rendement et sur le taux d’intérêt, le risque étant représenté par le
bêta, rapport entre la volatilité de l’actif et celle du marché. Les hypothèses de base sont tirées
des travaux de H. Markowitz sur la théorie moderne du portefeuille.

Le MEDAF est en particulier utilisé pour définir le taux d’actualisation des flux de trésorerie,
appliqué dans les choix d’investissements. On suppose que le risque associé au projet
d’investissement est identique à celui de la société ou d’autres sociétés comparables. Si la
société n’est pas endettée, le bêta de ses actions est égal au bêta du projet.

Le taux de rentabilité attendu d’un actif est déterminé par le calcul suivant :

Rt = Rs + (βt × Prime de risque de marché) = Rs + βt × [E(Rm) – Rs]

Exercice : Vous disposez des informations suivantes relatives au titre A :


le bêta du titre est de 1,3 ;

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
le taux de rendement moyen mensuel est de 0,92 % ;

le taux de rentabilité des actifs sans risque est de 4 %.

1.Déterminer le rendement annuel de l’indice de marché.

2.Déterminer le coût des capitaux propres.

1.12.3. Les limites du MEDAF


Le MEDAF comporte un certain nombre de limites :
– il repose sur des hypothèses simplistes : investissement au taux sans risque ;
– il s’appuie sur des observations passées (prime de risque, coefficient bêta) alors qu’il se veut
prévisionnel ;
– il implique que la rentabilité attendue d’un titre ne dépende que du risque de marché (risque
systématique) et non pas du risque spécifique. Or d’autres facteurs peuvent influencer la ren-
tabilité des titres.
Exercice : Une entreprise a la structure suivante :
Fonds propres (Cp) : 60 000 000 .
Dettes (D) : 40 000 000 .
Taux sans risque (Rf) : 4%.
Rendement attendu du marché (Rm) : 9 %.
Bêta (β\betaβ) : 0,9.
Coût des dettes (Rd) : 8 %.
Taux d’imposition (T) : 30 %.
TAF : Calculer le CMPC.

1.13. Principes de la gestion passive


La gestion passive est une approche d'investissement qui consiste à répliquer un indice de
référence, comme le CAC 40 , dans le but de suivre les rendements du marché plutôt que de
tenter de les surperformer. L'idée principale est de minimiser les coûts associés à la gestion,
notamment les frais de transaction et les frais de gestion, en limitant les interventions. En
adoptant cette stratégie, les investisseurs cherchent à profiter de la croissance globale du marché
sans prendre de décisions actives de sélection des titres ou de timing. Cela suppose que, sur le
long terme, les marchés financiers sont relativement efficients, et qu'il est difficile de surpasser
les rendements d'un indice après prise en compte des frais. Par conséquent, les gestionnaires de
fonds passifs cherchent simplement à imiter la performance d'un indice plutôt qu'à la battre, en
ajustant le portefeuille pour suivre la composition de l'indice en question. La gestion passive
repose donc sur l'idée qu'une approche plus simple et plus économique, en acceptant la
performance moyenne du marché, peut générer des rendements compétitifs, tout en réduisant
les risques liés à des choix de gestion complexes et coûteux.

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EXERCICE D’APPLICATION (Évaluation du risque et de la performance de marché)

Date Cours du titre en KF Rentabilité mensuel du marché


Mois13 124,5 1,496%
Mois12 117,45 7,217%
Mois11 113,4 -2,395%
Mois10 107,50 3,534%
Mois9 92 9,353%
Mois8 93,92 -3,688%
Mois7 88,73 8,016%
Mois6 85,59 -3,220%
Mois5 86,17 -9,818%
Mois4 87 ,10 -0,018%
Mois3 80,00 6,186%
Mois2 78 ,03 1,107%
Mois1 78,61
TAF :
1. Calculez la rentabilité moyenne du titre et la rentabilité moyenne du marché.
2. Calculez la variance du titre et la variance du marché, en déduire les écart-types.
3. Sachant que la covariance entre la rentabilité du titre et celle du marché est de 25,05 calculez
le coefficient béta.
4. Analysez le couple rentabilité-risque de ce titre au prisme des différents indicateurs calculés
dans les questions précédentes.
5. Décomposez la variance du titre en risque spécifique et en risque systématique en deux temps
5.1. Définissez le risque spécifique et le risque systématique d’un titre.
5.2. Calculez le risque spécifique et commentez le résultat obtenu, sachant qu’il est une des
deux composantes de la variance du titre (du risque total).
6. Après avoir défini le concept de diversification,
6.1. Que se passe-t-il quand un investisseur décide d’acheter des titres d’une entreprise
concurrente du même secteur d’activité ?
6.2. Calculez la rentabilité et le risque d’un portefeuille composé, dans une proportion
équivalente, de titres BT et de titres de l’entreprise (Y) sachant que la rentabilité moyenne de
ces derniers est de 3,5%, que leur écart-type est de 4,34% et que le coefficient de corrélation
entre les deux titres est de 0,9 ?

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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
Chapitre 2: La Gestion Active et l'Analyse Fondamentale
2.1. Gestion active
La gestion active est une stratégie d'investissement où les gestionnaires de portefeuille
cherchent à surpasser un indice de référence en prenant des décisions basées sur des analyses
approfondies du marché, des entreprises et des tendances économiques. Elle repose sur
l'identification d'opportunités d'achat et de vente afin de maximiser la rentabilité, en tenant
compte de facteurs tels que la valorisation des actifs, la conjoncture économique et les
événements susceptibles d'influencer les marchés financiers. Les gestionnaires utilisent
diverses approches, comme l'analyse fondamentale, qui évalue la santé financière des
entreprises, et l'analyse technique, qui étudie les tendances des prix et les volumes d'échange.
Cette stratégie implique un suivi constant des actifs et une prise de décision dynamique,
nécessitant souvent une équipe d'experts et des outils spécifiques pour interpréter les données
de marché. Bien que potentiellement plus rentable, elle engendre des coûts de transaction et des
frais de gestion plus élevés en raison de l'achat et de la vente fréquente d'actifs ainsi que des
recherches approfondies menées pour identifier les meilleures opportunités d'investissement.

2.2. L'analyse fondamentale


2.2.1. Définition
Elle consiste à évaluer la valeur d’une société, d’un titre par rapport au secteur dans lequel il
évolue ; cela permet de connaitre les sociétés, leur activité ; production, stratégies, bénéfices
etc. Souvent assimilée à l’analyse financière, elle consiste en réalité en une approche plus
globale ; et au-delà des aspects comptables, de nombreux éléments particuliers interviennent
dans la détermination de la valorisation théorique d’une société.

2.2.2. Les outils de base pour réaliser une analyse fondamentale


✓ Le bilan : véritable photographie comptable de la situation patrimoniale de l’entreprise,
le bilan présente les actifs et les passifs d’une entreprise à un moment donné.

✓ Le rapport annuel : publié en fin d’année ce document ; élément principal de la commu-


nication financière de l’entreprise, regroupe toutes les informations importantes la concer-
nent (activité, CA, bilans, perspectives etc.)

✓ Des ratios mathématiques tels que le PER (PRICE Earning Ratio) qui met en rapport la
valorisation de l’entreprise avec ses bénéfices. Le PER moyen varie selon les secteurs
d’activités.

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✓ Une analyse sectorielle pour placer l’entreprise dans un contexte plus vaste.

✓ Les perspectives de marché : L’environnement économique globale ainsi que le posi-


tionnement de la société sur son marché sont à même influencer positivement ou négati-
vement les cours.

> Distinguer les actions sur ou sous évaluées, et investir en conséquence.

➢ Informations préalables

✓ Information générale (taux d’intérêt, cours de changes, dispositions fiscales, infla-


tion, emploie, perspectives de croissance économique bourses étrangères etc.

✓ Les informations spécifiques concernent les principaux événements de l’activité des


sociétés (nouvelle émission, information périodique, information permanente ;

✓ Informations boursière (cours, presses économique et financière, radio et télévision,


lettre de marché, services de documentation sur la bourse).

2.2.3. Méthodes d’analyse


L’analyse financière préalable

Evaluer la possibilité de croissance de l’entreprise en calculant l’évolution du chiffre d’affaire,


du résultat d’exploitation du bénéfice net, du cash-flow net (résultat augmenté des
amortissement), s’imprégner du flux de trésorerie disponible.

- Le taux de marge = Bénéfice net / chiffre d’Affaires

- Taux de rentabilité des fonds propres : Bénéfice/ Fonds propres

- Endettement global de la société : Dette/ Total Passif

- Risque de l’entreprise à court terme : D court terme / Actif Circulant

- Capacité de remboursement de dette à LT&MT : Dette L& MoyT/Cash-Flow ; délais


ne devant pas dépasser 5 ans.

- Ratio frais financière / CA < 3%

NB : Tenir compte de la devise du pays en cas d’évaluation d’une société étrangère.

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2.2.4. Méthode d’analyse les plus utilisées
✓ L’actif net par action ou valeur mathématique (VM)

L’actif net par action peut se définir comme le total des fonds propres de l’entreprise,
éventuellement travaillés pour y ajouter des plus-values latentes ou en soustraire des non
valeurs, divisé par le nombre d’action existantes. L’actif net par action ou valeur patrimoniale
de la société est de la valeur intrinsèque ou valeur mathématique (VM) de la firme ou le book
value en anglais.

Actif net :– capital social


+ réserves
+report à niveau positif
𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑛𝑒𝑡
+provisions réglementées VM=𝑁(𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑙)

+bénéfice net non distribué


+frais d’établissement
+ report à niveau négatif
+pertes
La valeur de rendement, à la différence de la valeur mathématique qui ne repose que sur l’actif
social, est déterminée à partir du dividende distribué par la société. Elle concerne plus de société
ayant une politique de distribution régulière de dividende. En pratique, ou raisonne sur la valeur
moyenne des dividendes sur les trois plus récents exercices ou la moyenne pondérée des
dividendes sur les trois premiers exercices.

La valeur de rendement est obtenue en faisant le produit du dividende moyen ou du dividende


moyen pondéré, par le coefficient de capitalisation (price earning ratio, taux de rémunération
de l’épargne, etc.)

✓ Valeur de productivité

Cette valeur repose sur une conception élargie du profit obtenu de la société. Il s’agit de prendre
en considération la capacité de la société à générer des bénéfices. C’est pourquoi s’agissant des
société en pertes, on a recours, si la situation le permet, aux bénéfice prévisionnels à retirer de
l’outil de travail qu’offre l’entreprise pour calculer une valeur d productivité potentielle

Son mode de détermination est identique à celui de la valeur de rendement :

𝑥𝑖𝑏𝑖
VP=w∑𝑛𝑖=1 𝑋

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W= coefficient de capitalisation

xi= pondération des bénéfices de l’année i

bi= bénéfices réalisés par action ou à réaliser à l’année

X=Somme des pondérations appliquées

✓ Le goodwill

Le good will ou survaleur est l’expression de la valeur des éléments incorporels du fonds de
commerce (nom, marque, compétence de l’équipe, organisation commerciale…) L’impacte de
ces éléments pris individuellement peut être positif sur le résultat de la société de sorte que les
bénéfices réalisés deviennent plus importants que ceux qui ne devraient être obtenus avec les
actifs corporels uniquement ; ce qui accroit déductivement la valeur patrimoniale de
l’entreprise. La valeur de la société dans cette optique sera donc égale à la somme de la valeur
patrimoniale et du fonds de commerce positif, le Good Will. Il est obtenu en faisant la différence
entre la valeur de l’entreprise et la valeur patrimoniale (valeur mathématique).

𝑉𝑀+𝑉𝑅
GW =V- VM ou V = 2

Lorsque le Good Will est négatif, les élément incorporels constituant le fonds de commerce ont
un impacte négatif sur le résultat de l’entreprise. Il s’agit par exemple de l’incompétence de
l’équipe, de l’inefficacité de l’organisation commerciale, de la mauvaise réputation, etc, la
valeur de la société découlant de ce résultat, n’est rien d’autre que la valeur patrimoniale réduite
au fonds de commerce négatif : le Bad Will.

2.2.5. Modèles d’évaluation


• Modèle d’évaluation par actualisation par actualisation des dividendes

✓ Modèle général

Sur un marché concurrentiel, informé et liquide, ou les opérateur ont accès à toutes les données
disponible et peuvent arbitrer les actifs sans contrainte et sans limitation, les cours de l’action
sont les reflet les moins baisés des événement futurs et se confondent ainsi avec sa valeur
d’équilibre, ceci n’implique en aucune façon que les opération soient entièrement rationnels ou
que certaines valeur ne puissent offrir des perspectives de rentabilité plus importante que
d’autre, mais cet attrait supplémentaire n’est pas sans contrepartie (variabilité plus grande des
profits, incertitude politique, …)

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Les modèle d’évaluation traitent l’action comme un actif dont le prix est égal à la valeur des
dividendes futurs actualisés à un certain taux

Le modèle général d’actualisation des dividende ou Dividende Discernent Modèle (DDM) se


présente comme suit :
𝑛
𝐷𝑡
𝑉0=∑ ((1+𝐾)𝑡
) Avec
𝑡 =1

Dt = dividende futur de l’année t

k = taux d’actualisation

V0 = valeur de l’action au temps présent

Il faut en outre noter qu’un investisseur, en acquérant une action, se fixe un horizon de
placement.

Ainsi, le modèle tient compte à la fois des dividendes futurs et du prix auquel l’actionnaire
pourra vendre son action au terme de l’horizon qu’il s’est fixé. Soit un investisseur. Soit un
investisseur qui désire conserver pendant n années, l’action qu’il achète maintenant. Le prix
d’acquisition, qui dépendra de la valeur prévue de l’action à la fin de la période de détention et
des dividendes payés au cours de celle-ci ; se présente comme suit :
𝑛
𝐷𝑡 𝑉𝑛
𝑉0=∑ ( + )
(1 + 𝐾)𝑡 (1 + 𝐾)𝑡
𝑡 =1

L’utilisation de ce modèle implique une estimation des dividendes de le valeur de cession et

détermination d’un taux d’actualisation bien approprié. Les dividende futurs ou earning générés
par l’entreprise

La formule généralisée peut se simplifier et devenir très maniable. Le plus communément


utilisée est celle de Gordon-Shapiro

✓ Modèle de Gordon Shapiro

o Présentation du modèle

Hypothèse croissante des dividendes futurs à un taux constant

Ainsi, le dividende D t de l’année t peut s’exprimer comme suit en fonction du prochain


dividende D t

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g= taux de croissance annuel des dividende, supposé contant à l’infini.

D t= D1(1+y)t-1

00
𝐷 1 (1 + 𝑔)𝑡−1
𝑉0=∑ ( )
(1 + 𝑘)𝑡
𝑡 =1

La partie droite de cette équation présente la somme des éléments d’une progression
géométrique dont le premier terme est :

1 𝐷 1+𝑛
𝑎 = 1+𝑘 𝑒𝑡 𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑅 = 1+𝑘

Comme k et g sont positifs, cette suite sera convergente à condition que k > (sinon la valeur
de l’action serait infinie). La limite de la somme des termes d’une telle progression est . On a
finalement donc :

𝐷1
𝑉0=
𝑘−𝑔

La valeur d l’action peut donc être estimée en divisant le prochain dividende anticipé par la
différence entre le taux de return exigé par l’investisseur et le taux de croissance du dividende
par action.

De cette equation, on obtient le taux de return exigé :


𝐷
𝐾 = 𝑉1 + 𝑔
0

Le taux de return exigé est l’addition du rendement de l’action (D1, V0) et du taux de croissance
des dividendes qui entraine une croissance parallèle du cours de l’action.

V0 est la valeur de l’action estimée par l’investissement considère. Si on remplace V0 par P0 le


prix de l’action observé sur le marché, alors k devient le taux de return espéré par l’investisseur,
donc noté E(R).

En marché parfait, k et E (R) sont égaux, et V0 et P0 le sont aussi.

Sur un marché efficient, cette égalité ne se vérifie pas plus nécessairement, mais P est un
estimateur sans biais de v0 autrement dit, V0 est l’espérance mathématique de la variable
aléatoire, distribuée selon une loi normale et dont la variance est d’autre plus petit que le marché
est plus efficient.

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Exercice N°1 :
La société SS au capital de 8 000 actions a distribué un dividende par action de 390 en N, 375
en N-1 et 360,6 en N-2. La tendance observée au cours de ces trois années devrait se poursuivre
dans le long terme. Le taux de rendement attendu par les actionnaires est de 12 %. Le taux de
croissance des dividendes est de 4%.
TAF : Calculer la valeur de rentabilité selon le modèle de Gordon Shapiro et déduire la valeur
de la société SS.
Exercice N°2

La société Shapiros au capital de 8 000 actions a distribué un dividende de 3 900 F en N, 3


750 F en N-1 et 3 606 F en N-2. La tendance observée au cours de ces trois années devrait se
poursuivre dans le long terme. Le taux de rendement attendu par les actionnaires est de 12 %.
Le taux de croissance des dividendes est de 4%
Calculer la valeur de rentabilité selon le modèle de Gordon Shapiro et déduire la valeur de la
société Shapiros.
✓ Valeur de rendement
La valeur de rendement de l’entreprise est égale à la somme actualisée des bénéfices futurs
par titre supposés constants et répétés à l’infini.
Soit B = bénéfices futurs
1−(1+𝑖)−𝑛
VR=B + 𝑉𝑇(1 + 𝑡)−𝑛
𝑖

si n tend vers l’infini VT=0 ; alors la valeur de rendement devient :


𝐵
VR= 𝑖 ou VR = B x PER
bénéfice par action Cours de l’ action
i= PER=𝑖Bénéfice par action
Cours de l’action

NB: B est le résultat des activités ordinaires après impôt ou résultat d’exploitation net d’impôt
ou encore résultat retraité. On retient généralement un résultat moyen sur les trois derniers
exercices. Le taux d’actualisation (i) est généralement le taux moyen de rentabilité du marché
des actions
Exercice d’application

Années 2020 2021 2022

Résultat net 6 000 4 000 5 000

Le taux d’actualisation sur un nombre infini de périodes est de 10%.


TAF : Calculer la valeur de rendement
✓ Valeur financière avec stabilité des dividendes
La valeur financière de l’entreprise est égale à la somme actualisée des dividendes par titre
futurs.
Soit D= dividendes distribués ;

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1−(1+𝑖)−𝑛
Vf=D + 𝑉𝑇(1 + 𝑡)−𝑛
𝑖
𝐷
si n tend vers l’infini VT=0 ; alors la valeur financière devient : Vf= 𝑖

Exercice d’application
Au cours des trois derniers exercices, les dividendes distribués par la société CIMA société au
capital de 100 000 000 divisé en 10 000 actions , se présentent comme suit.

Années 2020 2021 2022

Dividende 1900 2 000 1 800

Pondération 1 2 3

Le taux exigé par les investisseurs pour ce type d’activité est de 10%.
TAF : Calculer le dividende moyen, la valeur financière et la valeur de l’entreprise
✓ La croissance à taux constant

Le modèle trouve son application la plus immédiate quand il s’agit d’évaluer des actions de
société arrivées à maturité en ce sens que ces sociétés devraient logiquement présente
croissance à taux constant

✓ Réduction de la croissance à taux contant

Lorsque la croissance ne s’effectue pas à un taux constant (fluctuations conjoncturelles), le


modèle Gordon-Shapiro peut s’appliquer à condition d’employer un D1 normalisé (débarrassé
des influences conjoncturelles) on a donc recours à un bénéfice ou dividende mid cycle.

✓ L’évaluation du return espéré d’un marché financier

Le modèle de Gordon-Shapiro peut aussi permettre d’estimer le taux de return espéré d’un
marché boursier.

✓ Dans le cadre du Dividende Discount Model (DDM)

Dans le DDM la tache des analyses est de prévoir à long terme les dividendes futurs des sociétés
qu’ils étudient.

• L’évaluation par les cash flow libre ou disponible (Free Cash Flow)

Selon ce modèle, la valeur totale d’une entreprise est la valeur actuelle de ses flux de tresorerie
disponible avant distribution des dividendes. Les flux de trésorerie disponibles mesurent les
flux de trésorerie générés par le capital employé. Ces flux sont déterminés après impots. Le

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taux d’actualisation utilisé est le coût moyen pondéré du capital ou le WACC (Weighted
Average Cost of Capital), calculé après impot, il se calcule

La valeur boursière des capitaux propres (valeur des action) se déduit de la valeur d’entreprise
en lui soustrayant la valeur dette et la valeur boursière des investisseurs monétaires.

Le modèle d’évaluation par l’actualisation des dividendes est de plus en plus remis en cause au
sein des départements de recherche, et donc moins préfère à celui d’évaluation par
l’actualisation des cash flows libres ou flux de trésorerie disponible pour plusieurs raisons qui
sont :

- La politique des dividendes a un caractère discrétionnaire de la part des directions gé-


nérales d’entreprise et de leurs conseils d’Administration (tendance baissière de divi-
dende d’une année à l’autre, car elle préfère constituer des ressources en période de
vaches grasses pour continuer à assurer une politique de dividende en période de vaches
maigres.

- La politique de dividende dépend en partie des résultats exceptionnels non récurrents.

00
𝐹𝑇𝐷 𝑡
𝑉0=∑ ( )
(1 + 𝑘)𝑡
𝑡 =1

• L’approche EVA (Economie Value Added) et MVA (Market Value Added)

L’EVA ou la valeur économique ajoutée mesure le bénéfice économique qu’a dégagé une
entreprise au cours d’une certaine période après l’enregistrement de tous les couts, y compris
le couts financiers détermination de l’ensemble des capitaux engagés, incluant les fonds propres

EV A t = (RO CE t – K t) * CE t

EV A t = valeur économique ajouté en t

CE = capitaux propre employés en t

RO CE t = rentabilité des capitaux employés en t

K t = cout moyen pondéré du capital en t

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Le ROCE (Return On Capital Employed) ou ROIC (Return On Invested Capital) ou ROA
(Return On Asset) exprime la rentabilité des capitaux employés (ratio de marge sur actif
d’exploitation plus trésorerie nette) :

𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑎𝑛𝑒𝑛𝑡 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠


ROE = ROCE ∗ −𝑖∗
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠

𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑎𝑛𝑒𝑛𝑡 𝐷𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠


ROCE = ROE ∗ −𝑖∗
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠

2.2.6. L’analyse boursière


• Méthode boursière d’évaluation

La plupart des places financière établissent leurs propres ratios à partir de la combinaison de
plusieurs méthodes : faire par exemple la moyenne de la valeur mathématique et de la valeur
de rendement ou de productivité. La valeur V est :

𝑉𝑀 + 𝑉𝑅
𝑉=
2

• Le price Earning Ratio (PER)

Le price earning ration cours -bénéfice est un coefficient de capitalisation qui indique le
nombre de fois que le cours capitalise les bénéfices réalisés. Il est égal au rapport du cours
sur le bénéfice par action. Il indique en combien d’exercice le bénéfice rembourse
potentiellement le capital investi.

𝐶𝑜𝑢𝑟𝑠
𝑃𝐸𝑅 −
𝐵é𝑛é𝑓𝑖𝑐𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛

• La plus value

La plus-value est la différence positive entre le prix d’achat d’un titre et son prix de vente.
Il représente le gain que réalise un investisseur sur la vente de son titre.

Soit Ca, le prix d’achat d’un titre en Cv, son prix de vente. La plus-value P, est :

𝑃 − 𝐶𝑣 − 𝐶𝑎

NB : Lorsque le prix d’achat est supérieur au prix de vente, la plus-value est négative. On
dit que l’investissement réalise une moins-value.

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Exemple : Si un investisseur vend à 8 000 F CFA un titre acquis à 7500 F CFA, la plus-
value enregistre par celui-ci sera de 500 F CFA.

• La capitalisation boursière

La capitalisation boursière est une variable qui mesure la surface boursière d’une société
cotée.Soit N, le nombre d’action constituant le capital, C, le cours boursier, la capitalisation
boursière, CB est :

CB = N*C

La capitalisation boursière oriente l’opérateur en bourse qui recherche la sécurité de son


investissement à travers l’envergure des sociétés cotées.

La capitalisation boursière est également utilisée pour comparer les marchés.

Exemple :

La capitalisation boursière d’une société au capital composé de 600 000 actions coutées à
10 000 FCFA est de 6 000 000 000 FCFA.

• Le taux de rotation

Indicateur de degré de liquidité des titres ses définit comme étant le rapport du volume de titres
échangés par rapport aux titres inscrits ou en circulation.

𝑉𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛


TR = ∗ 100
Volume de titres en circulation

2.2.7. L'analyse technique :


L’analyse technique propose une approche des marchés de valeur de placement basée sur
l’analyse du comportement des investisseurs plutôt que sur l’étude des perspectives de profits
des entreprises. Les défenseurs de cette approche comparent fréquemment le mouvement dans
le prix des valeurs de placement au mouvement des vagues sur une mer plus ou moins agitée.
Ainsi, lorsqu’une valeur a connu une hausse importante au cours d’une brève période, le marché
pour cette valeur va généralement connaître un mouvement de repli à la baisse. L’inverse se
produit également dans le cas d’une valeur qui a chuté de faç on prononcée. Mentionnons
toutefois que l’analyste technique dispose d’un arsenal de techniques, souvent appuyées par
l’ordinateur, qui va bien au delà de cet exemple.

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Synthèse : La société SH a distribué au cours des exercices N – 2, N – 1 et N les dividendes
suivants :

35 000, 30 000, 32 000. La pondération appliquée aux dividendes est la suivante (1, 2, 3). Le

Coefficient de sensibilité déterminé par régression pour la société Vert est de 1/5.Le taux de
rendement des emprunts d’Etat est de 7% avec un taux de rendement moyen espéré de 12%.

Travail à faire

1) Calculer le taux d’actualisation à partir de la relation du MEDAF.

2) Calculer le dividende moyen pondéré.

3) Calculer la valeur financière.

4) Recalculer la valeur financière en supposant que le dividende moyen peut être distribué sur
5 ans

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Chapitre 3 : Les Mesures de la Performance et l'Efficience des

Marchés Financiers
Les marchés financiers, moteurs essentiels de l'économie, nécessitent des outils pour mesurer
leur performance et leur efficience. Ces outils permettent d'évaluer la capacité des marchés à
allouer efficacement le capital, à refléter fidèlement l'information disponible et à générer des
rendements pour les investisseurs. L'étude de ces mesures est cruciale pour comprendre le
fonctionnement des marchés, identifier les opportunités d'investissement et assurer la stabilité
du système financier.

3.1. Modelés de performance


3.1.1. Ratio de Treynor, Jensen.
Les ratios de Treynor et de jensen permettent d’apprécier la performance :
𝑅𝑝 −𝑅𝑓
- Ratio de Treynor Tp= ß𝑝

- Ration de Jensen αp=(𝑅𝑝 − 𝑅𝑓 ) − ß𝑝 (𝑅𝑀 − 𝑅𝑓 )

Exemple : Considérons deux fonds d’investissements

Fonds1 Fonds 2
𝑅𝑝 13% 18%
ß𝑝 1 2
σp 15% 19%
𝑅𝑚 =12% , 𝑅𝑓 = 8% σm=8%

𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 à 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒:le ratio de Treynor et l’indice de Jensen

3.1.2. Ratio de Sharp


𝑅𝑝 −𝑅𝑓
- Ratio de Sharpe= Sp= 𝜎𝑝

Travail à faire : Reprendre l’application ci-dessus puis calculer les ratio de Sharp.

3.1.3. Ratio d’information


𝑒𝑝 𝑅𝑝 −𝑅𝑚
- Ratio d’information IR= 𝜎 =
𝑒𝑝 𝜎𝑒𝑝

Sont performants par rapport à un marché.

∑(𝑒𝑝 2 −𝑛𝐸(𝑒𝑝 )2
Avec 𝜎𝑒𝑝 = √ écart type de la performance.
𝑛

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Si 0,2<IR<0,5 cas le plus fréquent

Si IR<0,2 mauvaise

3.1.4. Ratio de Modigliani et Muller


(𝑅𝑝 −𝑅𝑓 )𝜎𝑚
M2=Rf+ 𝜎𝑝

(𝑅𝑝 −𝑅𝑓 )𝜎𝑚


M2= Rp*-Rm Avec Rp*= + 𝑅𝑝 rendement de portefeuille de réplication
𝜎𝑝

Exemple

𝑹𝒊 𝝈𝒊
Portefeuille 35% 42%
Marché 28% 30%
TAF : Sachant que 𝑅𝑓 = 6%calculer Rp* puis M2

3.2. l'Efficience des Marchés Financiers


L'efficience des marchés financiers apparaît aujourd'hui comme un objectif sur toutes les
composantes du système financier. Les autorités et les acteurs des marchés financiers doivent
être conscients de l'importance de l'efficience informationnelle, car elle valorise le marché en
lui donnant une certaine transparence et plus de crédibilité, qui va permettre à ce marché de
remplir avec transparence et professionnalisme son rôle de financement de l'économie en
attirant de nouveaux investisseurs. Alors que réellement cela marche autrement.
Selon FAMA « un marché financier est dit efficient si et seulement si l’ensemble des
informations disponibles concernant chaque actif financier coté sur le marché est
immédiatement intégré dans le prix de cet actif » autrement dit, La théorie des marchés
efficients définit l'efficience d'un marché par son aptitude à réaliser ses fonctions. Un marché
est donc efficient si les prix dans celui-ci constituent des signaux fiables pour ses acteurs pour
prendre leurs décisions (d'achat, de vente, ou de maintient). L'élément « information » prend
alors une dimension essentielle dans cette hypothèse
Donc La définition classique d’un marché efficient est celle d’un marché où les prix des actifs
financiers cotés reflètent complètement à tout moment toute l’information disponible et donc
correspond à la véritable valeur du titre, elle considère que dans un marché suffisamment large
où l'information se répand instantanément, comme c'est le cas en particulier du marché
secondaire (marché boursier), les opérateurs réagissent correctement et quasi immédiatement
aux informations s'ils ont la capacité cognitive de les interpréter avec justesse.
3.2.1. Notions d'efficience
Pour vérifier l’efficience du marché les théoriciens ont posé des hypothèses que lorsque le
marché n’est pas liquide donc il n’aurait pas d’efficience allocationnelle Lorsqu’il n’assure pas
la circulation de l’information il n’aurait pas de d’efficience informationnelle
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3.2.2. 3. L'efficience fonctionnelle (organisationnelle ou opérationnelle) :
La première dimension de l'efficience des marchés financiers concerne les fonctions
proprement économiques de marché financière : faciliter la mutualisation des risques et leur
transfert, mobiliser l'épargne vers les emplois les plus productifs. L'efficience est dite
opérationnelle si les intermédiaires financiers (banques, OPVCM ou sociétés de bourse...)
recherchent toutes les possibilités de convergence entre les offreurs et les demandeurs des actifs
financiers. Cette mise en relation doit être effectuée à moindre coût, et bien sûr avec une
rémunération versée aux intermédiaires. L’efficience opérationnelle précise que les
intermédiaires financiers mettent en relation de manière satisfaisante des offreurs et les
demandeurs de capitaux et ce, au cout le plus faible tout en retirant une juste rémunération
3.2.2.4. L'efficience allocationnelle :
L’efficience allocationnelle indique que le marché est capable d’orienter les fonds vers les
emplois les plus productifs et contribue ainsi à un développement satisfaisant de l’économie.
Ainsi, les prix sur le marché égalent les taux de rendement marginal des emprunteurs et des
préteurs. Si le marché assure l’allocation de l’épargne vers l’investissement on parle
d’efficience allocationnelle. L’allocationnelle dépend de l’informationnel :relation
d’interdépendante.
3.2.2.5. L'efficience informationnelle :
Elle se base sur la circulation de l’information Selon la définition de FAMA, Un marché
incorpore donc instantanément les conséquences des évènements passés et reflète les
anticipations sur le futur puisque tous les évènements connus ou anticipés sont déjà intégrés
dans le cours actuel. la notion d'efficience suppose un marché idéal, comment par exemple un
marché secondaire danslequel le prix des actifs permet de prendre les bonnes décisions
d'allocation des ressources car le prix des actifs reflète à un moment donné, en moyenne,
correctement toutes les informations disponibles, que ce soit sur des événements passés ou
futurs. Le type d’efficience qui traite les informations qui agissent sur les cours des actifs
financiers sur le marché est l’efficience informationnelle, la plus exposée en finance. Elle prend
en compte la forme forte, semi-forte et faible. Lorsque le marché assure la circulation de
l’information il est donc efficient.
3.3. Les conditions nécessaires à l'efficience des marchés
Un marché efficient ne permet pas de prévoir le cours futur, car les cours reflètent correctement
la valeur d'un actif évalué à son juste prix et son prix futur dépend des informations à venir.
Toute nouvelle information conduit à un ajustement instantané du cours du l’actif de manière à
ce qu'il reflète sa vraie valeur.
E. Fama propose trois hypothèses de l'efficience des marchés financiers :
a)La diffusion rapide à faible coût de l'information :un marché n’est efficient que s’il assure la
libre circulation de l’information qui constitue la base de la prise de décision rationnelle.
b)Les investisseurs réagissent immédiatement à l'information reçue :les agents économiques
sont censés être rationnel par une réaction de prise de décision rationnelle

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c) Le prix d'un actif financier suit un cheminement aléatoire, une «marche au hasard» Ces
hypothèses impliquent la vérification de
4 conditions :

• La rationalité des investisseurs : les marchés financiers ne peuvent être efficients que si les
agents économiques agissant sur ces marchés sont rationnels.

• L'information est disponible gratuitement et tous les agents pourront en bénéficier quelque
soit son statut ou sa position :Le marché reflétera alors l'ensemble des opinions qui ont été
exprimées par les intervenants. Cette hypothèse est fondée donc sur celle d'«asymétrie
d'information».

• L'absence de coûts de transactions et d'impôt de bourse: les agents économiques peuvent


hésiter à investir et à désinvestir (barrière à la sortie) si des coûts de transactions ou les taxes
boursières grèvent ou annulent le gain potentiel réalisable.

• L'atomicité des investisseurs et la liquidité : les agents économiques ne vont pas réaliser des
transactions sur les actifs si ces transactions elles-mêmes sont susceptibles, pour des raisons de
liquidité, de faire varier le prix des actifs. S’il ya pas de concurrence il n’ya pas d’efficience.
Autre le marché est censé assuré la liquidité qui constitue l’une de ses principales fonctions

3.4. Les formes d'efficience et les principes de la théorie

La théorie de l'efficience informationnelle des marchés boursiers veut dire que les valeurs soient
à leur juste prix. Ce qui implique que l'information disponible soit connue par tous les acteurs
et sans délai. E. Fama distingue trois types de marchés efficients, qui sont fonctions de
l'information disponible : la forme faible, la forme semi-forte et la forme forte.

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