Module de GP Prov
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Manuel de Gestion de portefeuille : cours Mr Ousman Ibrahim
Introduction à la Gestion de Portefeuille
La gestion de portefeuille est une discipline financière qui vise à optimiser l’allocation des
actifs afin de maximiser le rendement tout en minimisant le risque. Elle repose sur
l’analyse des marchés, l’évaluation des instruments financiers et l’application de stratégies
d’investissement adaptées aux objectifs et au profil de risque de l’investisseur.
Que ce soit pour des particuliers, des entreprises ou des institutions financières, la gestion
de portefeuille implique la sélection et la combinaison d’actifs tels que les actions, les
obligations, les matières premières et d’autres instruments financiers. Cette gestion peut
être active, avec des ajustements fréquents en fonction des opportunités de marché, ou
passive, en suivant un indice de référence.
2. Gestion de portefeuille
La gestion de portefeuille consiste à sélectionner, surveiller et ajuster un ensemble
d'investissements (actions, obligations, etc.) dans le but d'atteindre des objectifs financiers
spécifiques, tels que la maximisation du rendement tout en maîtrisant le risque. C'est une
approche stratégique qui peut s'appliquer à des investissements personnels, ou à des projets
d'une entreprise.
Le rôle des marchés financiers est de tout premier ordre. En effet, ils permettent
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• à l’Etat , aux entreprises de lever des capitaux nécessaires à leur financement ;
• Aux investissements, de placer leurs fonds dans les meilleures conditions possibles ;
• Aux entreprises et aux particuliers de se couvrir contre les risques de taux, de change
,de fluctuation des cours…,
• Les instruments de capitaux propres : Ils représentent une participation dans le capital d'une
entreprise, comme les actions, qui donnent droit à des dividendes et à une part du capital en
cas de liquidation.
- Les valeurs à revenu variable, les actions qui confèrent à leurs possesseurs la qualité
d’associé ;
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• Droit aux dividendes : L’actionnaire peut percevoir une partie des bénéfices de l’entreprise
sous forme de dividendes, si celle-ci décide d’en distribuer.
• Droit de vote : Lors des assemblées générales, l’actionnaire peut participer aux décisions
stratégiques de l’entreprise, en fonction du nombre d’actions qu’il détient.
• Droit sur l’actif net : En cas de liquidation de l’entreprise, les actionnaires peuvent
récupérer une partie des actifs restants après le remboursement des dettes.
• Les obligations représentent donc une forme de financement où l’entreprise emprunte des
fonds auprès d’investisseurs, en s’engageant à leur verser des intérêts périodiques (appelés
coupons) ainsi qu’à rembourser le capital à une échéance prédéfinie.
Le marché primaire est à proprement parler le lieu de rencontre des agents en besoin de
financement et des agents disposant d’épargne, puisqu’il s’agit du marché de l’émission des
titres.
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Le marché secondaire est le lieu où s’effectue l’échange des titres qui ont été déjà émis. Par le
jeu de l’offre et la demande, les prix des produits financiers varient sur ce marché et peuvent,
éventuellement, s’écarter considérablement des prix à l’émission.
Les marchés financiers fonctionnent comme des plateformes sur lesquelles s'opère l'échange
d'instruments financiers tels que les actions, les obligations, les devises et les produits dérivés.
Ces échanges se déroulent sur le marché primaire et sur le marché secondaire
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Chapitre 1 : Le Portefeuille Optimal et la Gestion Passive
.
- La rationalité : chaque investisseur est une machine à calculer c’est à dire calculant en
soit rationnel. Il suppose sur la substituabilité.
- Les investisseurs sont averses aux risques c’est à ils préfèrent globalement sur les
marchés financiers, les titres les moins risques.
- Liquidité : les titres sur le marché sont supposés liquides c’est-à-dire fixés à un prix bas
et peuvent etre facilement transformé en liquide.
Les investisseurs font leurs choix en se basant uniquement sur deux paramètres :le
rendement et le risque.
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investi, ce qui garantit une évaluation précise des profits futurs. L'absence de fluctuations
élimine tout risque associé à l’investissement, assurant ainsi une stabilité dans la planification
financière. Le rendement attendu est donc directement déterminé par les conditions établies lors
de l’investissement, sans influence de facteurs extérieurs pouvant modifier sa valeur au fil du
temps:
𝐷𝑡 + 𝑃𝑡 − 𝑃𝑡−1
𝑅𝑡 =
𝑃𝑡−1
Exercice d’application
Si un investisseur possède une action qui valait 100 € à la fin de la période t−1, et que le prix
de l'action à la fin de la période t est de 110€, avec un dividende de 5 € encaissé pendant cette
période, la rentabilité sera :
Avec :
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1.3. Risque d’un Titre Financier
Dans un contexte financier, le risque se traduit par la fluctuation de la rentabilité autour d’une
tendance centrale. On parle alors de volatilité. Plus les variations sont importantes, plus le titre
est qualifié de risqué. Le risque d’un titre est souvent mesuré par la variance et l’écart-type de
ses rentabilités.
Le risque ou la volatilité du titre est déterminé par son écart type. Ainsi on :
1
𝜎 = √𝑉(𝑅𝑡) avec V(Rt)=𝑛 ∑𝑅𝑡 2 -[ E(Rt)]2
Exercice d’application
E(Ra ;Rb)=E(Rp)
E(Rp)=xAE(RA)+ xBE(RB)
E(Rp)=∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖 𝐸(𝑅𝑖 )
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Si le portefeuille contient plusieurs actifs i, on généralise la formule :
Exercice d’application
Pi Ra Rb
0,5 10% 15%
0,2 40% 20%
0,3 20% 25%
- Risque spécifique
Le risque spécifique est lié à l’entreprise cible. Il est fonction de l’image de marque de l’entre-
prise , de la qualité des produits et du capital humain, de la gestion etc. Il peut être maitrisé par
l’investisseur par le biais de la diversification des titres composant le portefeuille de l’investis-
seur(risque diversifiable).
Le risque de marché est lié à la conjoncture. Le cours d’une action suit en principe le cours du
marché (si le marché évolue à la baisse, le cours de l’action risque de diminuer, et
réciproquement).Il est fonction des paramètres non maitrisables par l’investisseur et ne peut pas
être éliminé par diversification.
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1.7. L’objectif de l’investisseur
L’objectif de l’investisseur est non seulement de diversifier son portefeuille mais aussi de
chercher un portefeuille efficient.
𝐶𝑂𝑉(𝑅𝑡,𝑅𝑚) 1
ß= avec COV(Rt,Rm)=𝑛 ∑𝑅𝑡𝑥𝑅𝑚-(E(Rt)xE(Rm))
𝑉𝑎𝑟(𝑅𝑚)
1 1
E(Rt)= =𝑛 ∑𝑅𝑡 E(Rm)= =𝑛 ∑𝑅𝑚
1
Var(Rm)=𝑛 ∑𝑅𝑚2 -[𝐸(𝑅𝑚)]2
NB :
Si les rendements des titres et du marché ne sont donnés , on les retrouve à partir des cours et
des indices boursiers.
Exercice d’application
Solution1 :Les prévisions relatives à la rentabilité de l’action X et à l’indice de marché sont les
suivants :
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Etat de l’économie Probabilité Pi Rentabilité attendue Rentabilité du
de l’action (Rt) marché(Rm)
Croissance forte 20% 40% 30%
Croissance moyenne 40% 35% 20%
Récession moyenne 30% 10% 5%
Récession forte 10% -5% -10%
Solution 2 : Il a été relevé pendant douze mois consécutifs le cours de X et un indice
représentatif du cours moyen sur le marché .
Exercice
Travail à faire calculer la rentabilité espérée et le risque du portefeuille dans les deux
hypothèses(dépendances et indépendances).
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1.10. La frontière efficiente et le portefeuille optimal
La frontière efficiente représente l'ensemble des portefeuilles optimaux, c'est-à-dire ceux qui
offrent le meilleur rendement attendu pour un niveau de risque donné.
Les portefeuilles situés sur la frontière efficiente ne peuvent pas être améliorés sans augmenter
le risque ou diminuer le rendement.
1.11. Diversification
Le principe de la diversification dans la sélection d’un portefeuille relève du vieil adage : « ne
jamais mettre tous ses œufs dans le même panier ».
Les travaux d’Harry Markowitz ont en partie abouti à la conclusion que la diversification
permet une réduction du niveau de risque dans le cadre de la constitution d’un portefeuille
boursier. Il a établi le fait qu’en diversifiant son portefeuille, on réduit le risque de celui-ci, tout
en gardant un rendement satisfaisant. Il conseille l’utilisation de tous les types d’actifs pour une
diversification parfaite.
Risque systématique
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dividendes distribués, et exige une rentabilité supérieure au taux sans risque. Il exige au moins
le taux sans risque et une prime de risque qui rémunère le risque général des actions.
Le MEDAF est fondé sur l’hypothèse de l’efficience des marchés financiers. Il quantifie la
liaison entre la rentabilité et le risque en évaluant la rentabilité d’un titre par rapport à un por-
tefeuille efficient et permet de déterminer la prime de risque associé à chaque titre.
Le MEDAF définit la rentabilité d’un actif comme la somme de la rentabilité d’un actif sans
risque et d’une prime de risque qui doit couvrir d’une part, le risque du marché, et d’autre part,
le risque spécifique mesuré par le bêta.
Rs = Taux de rendement obtenu par les placements sans risque de rentabilité certaine : on retient
le plus souvent le taux des OAT à 10 ans
E(Rm) = Rentabilité espérée du marché Prime de risque de marché = [E(R m) – Rs] βt = bêta du
titre
Compte tenu du fait que l’entreprise peut avoir des caractéristiques différentes de celui du
secteur d’activité, le bêta utilisé est le bêta du titre (βt) et non celui du secteur d’activité.
Le MEDAF est un modèle à facteur unique ; il se base sur la mesure du risque systématique
du marché, l’espérance de rendement et sur le taux d’intérêt, le risque étant représenté par le
bêta, rapport entre la volatilité de l’actif et celle du marché. Les hypothèses de base sont tirées
des travaux de H. Markowitz sur la théorie moderne du portefeuille.
Le MEDAF est en particulier utilisé pour définir le taux d’actualisation des flux de trésorerie,
appliqué dans les choix d’investissements. On suppose que le risque associé au projet
d’investissement est identique à celui de la société ou d’autres sociétés comparables. Si la
société n’est pas endettée, le bêta de ses actions est égal au bêta du projet.
Le taux de rentabilité attendu d’un actif est déterminé par le calcul suivant :
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le taux de rendement moyen mensuel est de 0,92 % ;
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EXERCICE D’APPLICATION (Évaluation du risque et de la performance de marché)
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Chapitre 2: La Gestion Active et l'Analyse Fondamentale
2.1. Gestion active
La gestion active est une stratégie d'investissement où les gestionnaires de portefeuille
cherchent à surpasser un indice de référence en prenant des décisions basées sur des analyses
approfondies du marché, des entreprises et des tendances économiques. Elle repose sur
l'identification d'opportunités d'achat et de vente afin de maximiser la rentabilité, en tenant
compte de facteurs tels que la valorisation des actifs, la conjoncture économique et les
événements susceptibles d'influencer les marchés financiers. Les gestionnaires utilisent
diverses approches, comme l'analyse fondamentale, qui évalue la santé financière des
entreprises, et l'analyse technique, qui étudie les tendances des prix et les volumes d'échange.
Cette stratégie implique un suivi constant des actifs et une prise de décision dynamique,
nécessitant souvent une équipe d'experts et des outils spécifiques pour interpréter les données
de marché. Bien que potentiellement plus rentable, elle engendre des coûts de transaction et des
frais de gestion plus élevés en raison de l'achat et de la vente fréquente d'actifs ainsi que des
recherches approfondies menées pour identifier les meilleures opportunités d'investissement.
✓ Des ratios mathématiques tels que le PER (PRICE Earning Ratio) qui met en rapport la
valorisation de l’entreprise avec ses bénéfices. Le PER moyen varie selon les secteurs
d’activités.
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✓ Une analyse sectorielle pour placer l’entreprise dans un contexte plus vaste.
➢ Informations préalables
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2.2.4. Méthode d’analyse les plus utilisées
✓ L’actif net par action ou valeur mathématique (VM)
L’actif net par action peut se définir comme le total des fonds propres de l’entreprise,
éventuellement travaillés pour y ajouter des plus-values latentes ou en soustraire des non
valeurs, divisé par le nombre d’action existantes. L’actif net par action ou valeur patrimoniale
de la société est de la valeur intrinsèque ou valeur mathématique (VM) de la firme ou le book
value en anglais.
✓ Valeur de productivité
Cette valeur repose sur une conception élargie du profit obtenu de la société. Il s’agit de prendre
en considération la capacité de la société à générer des bénéfices. C’est pourquoi s’agissant des
société en pertes, on a recours, si la situation le permet, aux bénéfice prévisionnels à retirer de
l’outil de travail qu’offre l’entreprise pour calculer une valeur d productivité potentielle
𝑥𝑖𝑏𝑖
VP=w∑𝑛𝑖=1 𝑋
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W= coefficient de capitalisation
✓ Le goodwill
Le good will ou survaleur est l’expression de la valeur des éléments incorporels du fonds de
commerce (nom, marque, compétence de l’équipe, organisation commerciale…) L’impacte de
ces éléments pris individuellement peut être positif sur le résultat de la société de sorte que les
bénéfices réalisés deviennent plus importants que ceux qui ne devraient être obtenus avec les
actifs corporels uniquement ; ce qui accroit déductivement la valeur patrimoniale de
l’entreprise. La valeur de la société dans cette optique sera donc égale à la somme de la valeur
patrimoniale et du fonds de commerce positif, le Good Will. Il est obtenu en faisant la différence
entre la valeur de l’entreprise et la valeur patrimoniale (valeur mathématique).
𝑉𝑀+𝑉𝑅
GW =V- VM ou V = 2
Lorsque le Good Will est négatif, les élément incorporels constituant le fonds de commerce ont
un impacte négatif sur le résultat de l’entreprise. Il s’agit par exemple de l’incompétence de
l’équipe, de l’inefficacité de l’organisation commerciale, de la mauvaise réputation, etc, la
valeur de la société découlant de ce résultat, n’est rien d’autre que la valeur patrimoniale réduite
au fonds de commerce négatif : le Bad Will.
✓ Modèle général
Sur un marché concurrentiel, informé et liquide, ou les opérateur ont accès à toutes les données
disponible et peuvent arbitrer les actifs sans contrainte et sans limitation, les cours de l’action
sont les reflet les moins baisés des événement futurs et se confondent ainsi avec sa valeur
d’équilibre, ceci n’implique en aucune façon que les opération soient entièrement rationnels ou
que certaines valeur ne puissent offrir des perspectives de rentabilité plus importante que
d’autre, mais cet attrait supplémentaire n’est pas sans contrepartie (variabilité plus grande des
profits, incertitude politique, …)
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Les modèle d’évaluation traitent l’action comme un actif dont le prix est égal à la valeur des
dividendes futurs actualisés à un certain taux
k = taux d’actualisation
Il faut en outre noter qu’un investisseur, en acquérant une action, se fixe un horizon de
placement.
Ainsi, le modèle tient compte à la fois des dividendes futurs et du prix auquel l’actionnaire
pourra vendre son action au terme de l’horizon qu’il s’est fixé. Soit un investisseur. Soit un
investisseur qui désire conserver pendant n années, l’action qu’il achète maintenant. Le prix
d’acquisition, qui dépendra de la valeur prévue de l’action à la fin de la période de détention et
des dividendes payés au cours de celle-ci ; se présente comme suit :
𝑛
𝐷𝑡 𝑉𝑛
𝑉0=∑ ( + )
(1 + 𝐾)𝑡 (1 + 𝐾)𝑡
𝑡 =1
détermination d’un taux d’actualisation bien approprié. Les dividende futurs ou earning générés
par l’entreprise
o Présentation du modèle
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g= taux de croissance annuel des dividende, supposé contant à l’infini.
D t= D1(1+y)t-1
00
𝐷 1 (1 + 𝑔)𝑡−1
𝑉0=∑ ( )
(1 + 𝑘)𝑡
𝑡 =1
La partie droite de cette équation présente la somme des éléments d’une progression
géométrique dont le premier terme est :
1 𝐷 1+𝑛
𝑎 = 1+𝑘 𝑒𝑡 𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑅 = 1+𝑘
Comme k et g sont positifs, cette suite sera convergente à condition que k > (sinon la valeur
de l’action serait infinie). La limite de la somme des termes d’une telle progression est . On a
finalement donc :
𝐷1
𝑉0=
𝑘−𝑔
La valeur d l’action peut donc être estimée en divisant le prochain dividende anticipé par la
différence entre le taux de return exigé par l’investisseur et le taux de croissance du dividende
par action.
Le taux de return exigé est l’addition du rendement de l’action (D1, V0) et du taux de croissance
des dividendes qui entraine une croissance parallèle du cours de l’action.
Sur un marché efficient, cette égalité ne se vérifie pas plus nécessairement, mais P est un
estimateur sans biais de v0 autrement dit, V0 est l’espérance mathématique de la variable
aléatoire, distribuée selon une loi normale et dont la variance est d’autre plus petit que le marché
est plus efficient.
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Exercice N°1 :
La société SS au capital de 8 000 actions a distribué un dividende par action de 390 en N, 375
en N-1 et 360,6 en N-2. La tendance observée au cours de ces trois années devrait se poursuivre
dans le long terme. Le taux de rendement attendu par les actionnaires est de 12 %. Le taux de
croissance des dividendes est de 4%.
TAF : Calculer la valeur de rentabilité selon le modèle de Gordon Shapiro et déduire la valeur
de la société SS.
Exercice N°2
NB: B est le résultat des activités ordinaires après impôt ou résultat d’exploitation net d’impôt
ou encore résultat retraité. On retient généralement un résultat moyen sur les trois derniers
exercices. Le taux d’actualisation (i) est généralement le taux moyen de rentabilité du marché
des actions
Exercice d’application
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1−(1+𝑖)−𝑛
Vf=D + 𝑉𝑇(1 + 𝑡)−𝑛
𝑖
𝐷
si n tend vers l’infini VT=0 ; alors la valeur financière devient : Vf= 𝑖
Exercice d’application
Au cours des trois derniers exercices, les dividendes distribués par la société CIMA société au
capital de 100 000 000 divisé en 10 000 actions , se présentent comme suit.
Pondération 1 2 3
Le taux exigé par les investisseurs pour ce type d’activité est de 10%.
TAF : Calculer le dividende moyen, la valeur financière et la valeur de l’entreprise
✓ La croissance à taux constant
Le modèle trouve son application la plus immédiate quand il s’agit d’évaluer des actions de
société arrivées à maturité en ce sens que ces sociétés devraient logiquement présente
croissance à taux constant
Le modèle de Gordon-Shapiro peut aussi permettre d’estimer le taux de return espéré d’un
marché boursier.
Dans le DDM la tache des analyses est de prévoir à long terme les dividendes futurs des sociétés
qu’ils étudient.
• L’évaluation par les cash flow libre ou disponible (Free Cash Flow)
Selon ce modèle, la valeur totale d’une entreprise est la valeur actuelle de ses flux de tresorerie
disponible avant distribution des dividendes. Les flux de trésorerie disponibles mesurent les
flux de trésorerie générés par le capital employé. Ces flux sont déterminés après impots. Le
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taux d’actualisation utilisé est le coût moyen pondéré du capital ou le WACC (Weighted
Average Cost of Capital), calculé après impot, il se calcule
La valeur boursière des capitaux propres (valeur des action) se déduit de la valeur d’entreprise
en lui soustrayant la valeur dette et la valeur boursière des investisseurs monétaires.
Le modèle d’évaluation par l’actualisation des dividendes est de plus en plus remis en cause au
sein des départements de recherche, et donc moins préfère à celui d’évaluation par
l’actualisation des cash flows libres ou flux de trésorerie disponible pour plusieurs raisons qui
sont :
00
𝐹𝑇𝐷 𝑡
𝑉0=∑ ( )
(1 + 𝑘)𝑡
𝑡 =1
L’EVA ou la valeur économique ajoutée mesure le bénéfice économique qu’a dégagé une
entreprise au cours d’une certaine période après l’enregistrement de tous les couts, y compris
le couts financiers détermination de l’ensemble des capitaux engagés, incluant les fonds propres
EV A t = (RO CE t – K t) * CE t
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Le ROCE (Return On Capital Employed) ou ROIC (Return On Invested Capital) ou ROA
(Return On Asset) exprime la rentabilité des capitaux employés (ratio de marge sur actif
d’exploitation plus trésorerie nette) :
La plupart des places financière établissent leurs propres ratios à partir de la combinaison de
plusieurs méthodes : faire par exemple la moyenne de la valeur mathématique et de la valeur
de rendement ou de productivité. La valeur V est :
𝑉𝑀 + 𝑉𝑅
𝑉=
2
Le price earning ration cours -bénéfice est un coefficient de capitalisation qui indique le
nombre de fois que le cours capitalise les bénéfices réalisés. Il est égal au rapport du cours
sur le bénéfice par action. Il indique en combien d’exercice le bénéfice rembourse
potentiellement le capital investi.
𝐶𝑜𝑢𝑟𝑠
𝑃𝐸𝑅 −
𝐵é𝑛é𝑓𝑖𝑐𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
• La plus value
La plus-value est la différence positive entre le prix d’achat d’un titre et son prix de vente.
Il représente le gain que réalise un investisseur sur la vente de son titre.
Soit Ca, le prix d’achat d’un titre en Cv, son prix de vente. La plus-value P, est :
𝑃 − 𝐶𝑣 − 𝐶𝑎
NB : Lorsque le prix d’achat est supérieur au prix de vente, la plus-value est négative. On
dit que l’investissement réalise une moins-value.
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Exemple : Si un investisseur vend à 8 000 F CFA un titre acquis à 7500 F CFA, la plus-
value enregistre par celui-ci sera de 500 F CFA.
• La capitalisation boursière
La capitalisation boursière est une variable qui mesure la surface boursière d’une société
cotée.Soit N, le nombre d’action constituant le capital, C, le cours boursier, la capitalisation
boursière, CB est :
CB = N*C
Exemple :
La capitalisation boursière d’une société au capital composé de 600 000 actions coutées à
10 000 FCFA est de 6 000 000 000 FCFA.
• Le taux de rotation
Indicateur de degré de liquidité des titres ses définit comme étant le rapport du volume de titres
échangés par rapport aux titres inscrits ou en circulation.
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Synthèse : La société SH a distribué au cours des exercices N – 2, N – 1 et N les dividendes
suivants :
35 000, 30 000, 32 000. La pondération appliquée aux dividendes est la suivante (1, 2, 3). Le
Coefficient de sensibilité déterminé par régression pour la société Vert est de 1/5.Le taux de
rendement des emprunts d’Etat est de 7% avec un taux de rendement moyen espéré de 12%.
Travail à faire
4) Recalculer la valeur financière en supposant que le dividende moyen peut être distribué sur
5 ans
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Chapitre 3 : Les Mesures de la Performance et l'Efficience des
Marchés Financiers
Les marchés financiers, moteurs essentiels de l'économie, nécessitent des outils pour mesurer
leur performance et leur efficience. Ces outils permettent d'évaluer la capacité des marchés à
allouer efficacement le capital, à refléter fidèlement l'information disponible et à générer des
rendements pour les investisseurs. L'étude de ces mesures est cruciale pour comprendre le
fonctionnement des marchés, identifier les opportunités d'investissement et assurer la stabilité
du système financier.
Fonds1 Fonds 2
𝑅𝑝 13% 18%
ß𝑝 1 2
σp 15% 19%
𝑅𝑚 =12% , 𝑅𝑓 = 8% σm=8%
Travail à faire : Reprendre l’application ci-dessus puis calculer les ratio de Sharp.
∑(𝑒𝑝 2 −𝑛𝐸(𝑒𝑝 )2
Avec 𝜎𝑒𝑝 = √ écart type de la performance.
𝑛
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Si 0,2<IR<0,5 cas le plus fréquent
Si IR<0,2 mauvaise
Exemple
𝑹𝒊 𝝈𝒊
Portefeuille 35% 42%
Marché 28% 30%
TAF : Sachant que 𝑅𝑓 = 6%calculer Rp* puis M2
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c) Le prix d'un actif financier suit un cheminement aléatoire, une «marche au hasard» Ces
hypothèses impliquent la vérification de
4 conditions :
• La rationalité des investisseurs : les marchés financiers ne peuvent être efficients que si les
agents économiques agissant sur ces marchés sont rationnels.
• L'information est disponible gratuitement et tous les agents pourront en bénéficier quelque
soit son statut ou sa position :Le marché reflétera alors l'ensemble des opinions qui ont été
exprimées par les intervenants. Cette hypothèse est fondée donc sur celle d'«asymétrie
d'information».
• L'atomicité des investisseurs et la liquidité : les agents économiques ne vont pas réaliser des
transactions sur les actifs si ces transactions elles-mêmes sont susceptibles, pour des raisons de
liquidité, de faire varier le prix des actifs. S’il ya pas de concurrence il n’ya pas d’efficience.
Autre le marché est censé assuré la liquidité qui constitue l’une de ses principales fonctions
La théorie de l'efficience informationnelle des marchés boursiers veut dire que les valeurs soient
à leur juste prix. Ce qui implique que l'information disponible soit connue par tous les acteurs
et sans délai. E. Fama distingue trois types de marchés efficients, qui sont fonctions de
l'information disponible : la forme faible, la forme semi-forte et la forme forte.
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