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Cours de Psychiatrie

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Jean-Marie Vianney
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Cours de Psychiatrie

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1. OBJECTIFS DU COURS
 DEFINITION
 HISTORIQUE
 CHAPITRE I. EXAMEN CLINIQUE D’UN MALADE MENTAL
 CHAPITRE II. LES ETATS NEVROTIQUES ET PSYCHOTIQUES
 CHAPITRE III. LES TROUBLES DE PERSONNALITES ET LES
ETATS DEFICITATAIRES
 CHAPITRE IV. ALCOOLISME ET TABAGISME
 CHAPITRE V. LES SUICIDES
 CHAPITRE VI. ORGANISATION D’UNE UNITE DE SOINS EN
PSYCHIATRIE
 CONCLUSION
1. OBJECTIFS DU COURS
La grande difficulté qu’éprouvent beaucoup d’enseignants du
cours de Neuropsychiatrie est celle de déterminer les objectifs
pédagogiques assignés à leurs cours, en terme simple, « le comportement
que dit afficher l’étudiant futur infirmier après avoir appris le cours de
Neuropsychiatrie ». Ainsi donc, le but essentiel de cet enseignement est
celui de former les cadres infirmiers à même de prendre en charge les
besoins globaux des malades admis en Neuropsychiatrie (malades avec
troubles neurologiques et ceux mentaux).
Pour y arriver, le cours se fixe un certain nombre d’objectifs ;
à savoir :
a. Objectif général
Procurer à l’étudiant un outil nécessaire pour
administrer les soins en milieu psychiatrique. Compte tenu des
difficultés qu’a le personnel infirmier dans la compréhension de
l’entité psychiatrique, à travers ce cours, l’infirmier gradué sera
doué des capacités technico-professionnelles lui permettant de ne
pas s’aliéner devant les clients psychiatriques.
b. Objectifs spécifiques
Permettre à l’étudiant infirmier de maitriser la sémiologie et la
propédeutique des affections mentales ;
De maitriser la prise en charge des pathologies fréquentes en
neurologie dans notre milieu ;
Permettre à l’étudiant infirmier de savoir les facteurs
favorisants et de déterminer les maladies mentales ;
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Permettre à l’étudiant infirmier de connaitre les maladies mentales


fréquentes dans notre milieu ou encore lorsque l’individu n’a
plus la joie de vivre tel le cas des idées de suicide ;
Prendre certaines mesures en vue de prévenir les maladies
neurologiques.

PREMIERE PARTIE : LA PSYCHIATRIE


DEFINITION
C’est une spécialité ou discipline de la médecine traitant de la
maladie mentale et sa prise en charge.
HISTORIQUE
Quant à l’histoire même de la psychiatrie, jadis jusqu’à la fin du 10
ème

siècle en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique les personnes atteintes


des maladies mentales étaient considérées comme dangereuses ou encore
possédées. C’est pourquoi, on les emprisonnait ou encore on les
fouettait.
Au cours de ce siècle finissant, on est parvenu à comprendre à
partir des recherches qu’un comportement anormal constituait en
réalité une maladie mentale. C’est ainsi qu’on a commencé à admettre
ces malades dans les hôpitaux.
Actuellement l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis
l’accent sur la nécessité d’intégrer dans les soins de santé primaires, la
nécessité de la promotion de la santé mentale.
Voilà pourquoi s’inscrivant dans la même logique, la RDC, notre
pays mis à part les huit (8) composantes traditionnelles de soins de santé
primaires, a ajouté d’autres composantes parmi lesquelles il ya la
promotion de la santé mentale.
Comme pour toute autre maladie, le monde traditionnel Africain
pense que le phénomène maladie ne résulte pas seulement d’un simple
dérèglement organique. Que ce dérèglement soit d’origine microbienne,
parasitaire ou métabolique, somme toute exogène ou endogène, pour
l’Africain, cette notion moderne de la maladie a un caractère
fragmentaire.
En effet, selon la cosmogonie négro-africaine, l’homme est un être
privilégié créé par Dieu pour régner sur le monde visible et invisible. Il
a donc l’obligation sacrée de connaitre et de respecter les lois de cet
univers. La maladie apparait lorsqu’elle transgresse les lois de la nature
physique. Du coup, la maladie apparait comme chatillement ou punition
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de Dieu consécutive à la faute commise directement ou indirectement


(parents).
Cependant, toujours en Afrique, la maladie ne signifie pas toujours
chatillement, mais aussi : SORCELLERIE.
Quant à la sorcellerie, les négro-africains estiment et sont
convaincus qu’au-dessus de toute force, C’est Dieu. Et après Dieu
viennent les ancêtres, les êtres spiritualisés et les défunts.
Dans la conception bantoue, l’aîné dans un group social est le
chemin de renforcement de la vie ; il se présente comme puissance et
mégalomane possédant une force spéciales capable de provoquer
n’importe quelle maladie au sein du groupe social.
En définitive, les négro-africains ont une vision dualiste du monde
c'est-à-dire l’existence d’un monde visible et d’un monde invisible. Il ya
Dieu, les ancêtres les êtres spiritualisés et les défunts. Tandis que dans
le monde visible, nous avons les humains. Il admet qu’il existe les
interactions entre ces deux mondes. La communication est donc
permanente entre ces deux univers, cela grâce à certains personnages
dotés d’un pouvoir spécial. Ex : Sorcier, guérisseur, magicien…
Chacun dans son domaine a des stratégies propres pour entrer en
contact avec au-delà. Il existe une unité cosmique entre les deux mondes.
Les négro-africain pensant que c’est en maintenant l’équilibre social, en
respectant les lois de la nature et en établissant les relations
harmonieuses avec le monde invisible qu’ils peuvent assurer la promotion
de leur santé. C’est ainsi que pour obtenir la santé globale, l’africain fait
appel à la foi, aux féticheurs aux prophètes et aux médecins et infirmiers.
Dans le monde occidental, on a étudié la psychiatrie à partir du
stress, une tension ou pression d’ordre psychique. Le stress est lié aux
facteurs environnementaux.
Ex :
 La maladie grave, manque d’argent ;
 La tâche difficile,
 La tension académique et scolaire,
 Le choc émotif.
Mais le stress est variable d’un individu à l’autre, cela à cause de :
 L’expérience de vie ;
 La durée du stress ;
 La personnalité ;
 L’intensité du stress (du problème ou de la situation).
Le stress entraine l’anxiété, c'est-à-dire le fait d’être préoccupé par un
problème qui semble n’avoir pas de solution, qui à son tour provoque :
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a) Les signes physiques


 La tachycardie ;
 La polypnée ;
 La polyurie ;
 La diarrhée ;
 Et même l’apparition des règles.
b) Les mécanismes de défense
1°) La Dénégation
C’est un refus catégorique de faits commis consciemment ou
inconsciemment.
2°) Le refoulement
C’est l’oubli automatique des faits ou souvenirs désagréables.
3°) Le Déplacement
Ici, les sentiments de déception sont transférés vers une
personne inférieure ou étrangère.
4°) La Projection
C’est le rejet d’un acte ou d’une attitude provoquant la honte.
5°) La Compensation
C’est une attitude qui consiste à surmonter une infériorité
supposée ou réelle.
6°) La Conversion
C’est la modification d’une fonction ou de plusieurs fonctions
organiques d’une manière inconsciente.
7°) La régression
C'est-à-dire l’individu retourne à un niveau passé de son
adaptation.

CHAPITRE I. EXAMEN CLINIQUE D’UN


MALADE MENTAL
Il passe par trois étapes :
I.1. Comportement relationnel du malade
Les premiers éléments à rechercher, ce sont d’abord :
La présentation : on recherche les mimiques, la concentration du
malade, les gestes du malade, le regard qui peut être direct ou encore
fouillant ;
La tenue vestimentaire qui peut être normale, recherchée ou
fantaisiste et même inexistante ;
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Le contact : ici, le malade peut être confiant, distant, indifférent ou


encore agressif ;
Le langage : ici ; il y a soit la logorrhée ou le mutisme ou encore le
monologue, soit encore le malade présente le barrage verbal.
I.2 Examen physique
Il faut rechercher ou mettre en évidence certains symptômes physiques
liés à l’affection et aussi mettre, déceler certains troubles.
a) Troubles de la vie affective (troubles psychiques)
1. L’anxiété :
C’est un sentiment de malaise et d’insécurité, une sorte de peur, mais
sans danger objectif. L’angoisse peut être exprimée comme imminence
d’une menace interne qui perturbe le système nerveux volontaire.
Lorsque l’angoisse déborde, les défenses psychologiques de la
personne, il peut s’en suivre un état de PANIQUE.
2. L’Euphorie :
C’est une sensation du bien-être objectif ou subjectif.
3. La douleur morale :
Un découragement total du malade. Elle s’accompagne d’un dégoût
total de la vie.
b) Troubles de l’activité et du comportement
1. Amagnatisme:
Absence totale de toute activité. Le patient est dans un vrai état
d’inertie.
2. Négativisme :
L’individu refuse toute sollicitation extérieure.
3. Mutisme :
L’individu s’abstient de parler ou de s’exprimer.
4. Logorrhée :
Vulgairement appelée diarrhée verbale. La logorrhée peut être
cohérente ou incohérente.
5. Amnésie :
Perte de mémoire. Elle peut être de fixation ou de d’évocation.
c) Troubles de fonctions psychologiques
Les fonctions instinctives liées au fonctionnement du corps peuvent
également être perturbées.
1. Les troubles du sommeil :
Il y a soit insomnie ou hypersomnie.
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2. Les troubles alimentaires :


On remarque soit la boulimie ou anorexie avec goût accru ou
diminué de besoin. On note aussi dans certains cas la coprophagie.
3. Troubles excrémentiels :
Par régression physique, les urines peuvent être retenues (rétention
urinaire) ou émises sans contrôle volontaire (Enurésie). Il en est de
même des selles (Encoprésie).
d) Troubles de sexualité
Ces signes sont fréquents et révèlent le fonctionnement intime de
la personne.
Ex : Hétérosexualité ou homosexualité.
Les principaux troubles de sexualité sont :
 Impuissance sexuelle
 Frigidité ;
 Ejaculation précoce ;
 Masturbation ;
 Baisse de la libido.
Histoire de la maladie
Connaitre le mode du début de la maladie qui peut être brusque ou
progressif. On s’intéresse aussi à l’opinion que se fait le malade sur sa
maladie. C’est ici que surgit la règle d’or en psychiatrie : « Toujours
appendre à observer et à écouter les malades mentaux ». S’intéresser
aussi à la biographie, la profession et en fin aux antécédents du malade.

CHAPITRE II. LES ETATS NEVROTIQUES ET


PSYCHOTIQUES
II.1. LES CAUSES (FACTEURS) DES MALADIES
MENTALES
Il existe cinq facteurs :
1) Les facteurs héréditaires
C’est le cas de la schizophrénie.
2) Les facteurs organiques
Les traumatismes cérébraux (au cours d’un accident par
exemple) ou encore au cours de l’accouchement traumatismes
du nouveau–né).
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3) Les facteurs psychologiques


Ce sont en fait les facteurs qui inhibent ou entravent le
développement normal de la vie affective de l’individu jeune.
Ex : Une enfance agitée (orphelin) le choc émotif, le cas du
décès d’un être cher, échec scolaire ou académique, déception
dans la vie.
4) Les facteurs sociaux
L’injustice sociale, les surmenages, les états de précarité ,
l’individualisme, les drogues et certaines cultures qui
encouragent la consommation excessive d’alcool.
5) Les facteurs inconnus
A mettre sur le compte de la cosmogonie négro-africain.

II.2. LES ETATS NEVROTIQUES


Généralités
La névrose est une affection psychiatrique caractérisée par les
manifestations d’angoisse (ensemble des manifestations corporelles de
l’anxiété et d’anxiété (grande inquiétude).
Syndromes névrotique s
Le tableau clinique est caractérisé par l’asthénie matinale au
réveille et qui s’améliore au cours de la journée, car généralement
cette asthénie est accentuée par le repos et soulagée par le travail.
L’asthénie s’associe au sentiment d’ennui et de d’anxiété ; il y a des
troubles hypochondriaques, des troubles sexuels caractérisés par
l’incapacité d’accomplir l’acte sexuel ; troubles de sommeil genre
insomnie et trouble dans la conduite alimentaire.
L’étude des névroses impose une rigueur scientifique d’établir
la différence entre : névrose et psychose. La différence entre les deux
états morbides réside dans le DELIRE.
Dans toute psychose, on a les délires tandis que dans la
névrose, il n’y a pas de délires. Le délire est un trouble psychique
caractérisé par les idées en opposition manifeste avec la réalité ou le
bon sens et entrainant la conviction du sujet. Le délire devient alors un
concept ouvert.
On distingue quatre (4) formes de névrose à savoir :
Névrose d’angoisse ;
Névrose obsessionnelle ;
Névrose phobique ;
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Névrose hystérique.
II.2.1. Névrose d’angoisse
Définition :
La névrose d’angoisse est une forme de névrose qui se manifeste
sous forme d’angoisse, c'est-à-dire l’individu est en alerte maximale sur le
plan psychique, l’attente d’un danger imminent.
L’évolution est variable et parfois elle peut évoluer vers d’autres
formes de névrose.
Cause :
Ce sont les facteurs psychologiques et sociaux.
Symptomatologie :
Le tableau clinique de la névrose d’angoisse est caractérisé par
deux versants : le versant somatique et le versant psychologie.
a) Le versant somatique
On remarque les signes suivants : la dyspnée, le hoquet, la
tachycardie, les palpitations cardiaques, la diarrhée, les troubles de
sexualité, la pollakiurie.
b) Le versant psychologie.
Il y a deux signes suivants : tension psychique douloureuse, sensation
d’une crainte, d’un malheur imminent et enfin agitation émotionnelle
et tumultueuse.
NB : Les signes psychiques de la maladie sont liés au déséquilibre
hormonal et neurovégétatif.
Prise en charge :
On donne les médicaments anxiolytiques, surtout les
Benzodiazépines pouvant calmer l’angoisse, mais sans calmer la cause.
Ces neuroleptiques sont encore indiqués comme : Chlorpromazine-
psychothérapie qui a une de choix dans la prise en charge des maladies.
NB : Pour que la psychothérapie donne les résultats escomptés, il faut
arriver à déceler les facteurs favorisants ou déclenchant.
II.2.2. Névrose hystérique
1. Définition et généralités
L’hystérique, autrement appelée névrose de conversion est une
névrose caractérisées par l’expressivité somatique des idées, c'est-à-dire
la crise se manifeste par le corps et l’angoisse se fixe sur le corps
donnant les troubles somatiques et pourtant les facteurs à la base de la
crise sont d’origine psychologique.
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Jadis, certains psychiatres s’opposaient que les signes de la


maladie étaient liés au déplacement de l’utérus dans le corps, d’où le nom
de l’hystérie c'est-à-dire l’utérus en grec.
2. Pathogénie
L’esprit et le corps ne sont pas séparés en réalité, le déséquilibre de
l’un entraine automatiquement les effets néfastes sur l’autre. Ainsi, les
conflits s’expriment dans le langage du corps.
Ex : Paralysie d’un membre supérieur ou inférieur, surdité, …
Tous ces troubles ne sont pas d’origine organique. La crise s’installe
généralement devant un public. La grande attaque évoque une crise
épileptique. La syncope est souvent théâtrale. On remarque les
troubles de conversion somatique.
Ex : Abasie, Ataxie,…
Les troubles de sensibilité sont quasi présents : surdité, cécité, enfin
on remarque d s trouble de sexualité comme l’impuissance sexuelle,
l’éjaculation précoce.
3. Evolution
Variable sous traitement. Parfois la crise la crise vers la psychose.
4. Cause
Les facteurs psychologiques.
5. Conduite à tenir
Psychothérapie : surtout lorsqu’on remarque les troubles de
sexualité ;
Chimiothérapie : donner les tranquillisants, mais la base
thérapeutique demeure la psychothérapie en profondeur.
II.2.3. Névrose phobique
Il s’agit d’une peur irraisonnée et très importante avec des
conduites de panique et de fuite. Normalement, on peut avoir peur du
noir ou des serpents sans être névrotique. Mais, à l’inverse, on peut avoir
une phobie des éléphants et souffrir de névrose phobique. Si on n’est
jamais mis en contact avec des éléphants, peu de risques que cette
névrose se manifeste. Le problème est que les phobies sont souvent
multiples et se manifestent pour beaucoup de choses: peur des avions,
des grands espaces, des oiseaux, des ascenseurs, … Il existe d’ailleurs un
grand nombre des termes pour désigner les différentes phobies:
agoraphobie , claustrophobie , Hydrophobie , évitement des personnes de
sexe opposé.
1. Définition
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C’est une névrose au cours de laquelle l’angoisse est déplacée sur


des personnes, des choses, des lieux qui deviennent source de peur
et d’évitement.
2. Cause
Le conflit est d’origine œdipienne, en définitive avec des causes
psychologiques.

3. Pathogénie
L’angoisse est déplacée sur un sujet qu’on cherche alors à éviter.
4. Symptômes
Nous avons différentes formes de phobie.
Quelles sont les réactions de la personne ?
 Il y a évitement des objets et de situations phobiques ;
 Recherche d’un personnage rassurant ;
 Les troubles sexuels sont toujours présents par évitement
d’une sexualité embarrassante.
5. Evolution
Souvent les phobies de l’enfance se calment pendant la période de
l’enfant et disparaissent avant l’âge adulte. En cas de pathologie,
elle persiste vers l’âge adulte.
6. Prise en charge
 La psychothérapie et la chimiothérapie classique n’ont aucun
effet sur la maladie.
II.2.4. Névrose obsessionnelle
C’est en général une personne plutôt réservée, assez rigide dans sa
façon de concevoir l’existence. Elle est ordonnée à l’excès, soigneuse
jusqu’à la méticulosité avec un besoin constant de vérifier que tout est
conforme à ce qui doit être fait. Lorsque la névrose est installée, la
personne vit dans des schémas imaginaires dont elle ne peut sortir, tout e
restant parfaitement lucide en ce qui concerne leur absurdité. Ces
manifestations peuvent être des rituels comme de faire le ménage
complet de l’appartement tous les jours pendant plusieurs heures,
jusqu’à ce qu’il n’y’ait plus une seule salissure visible, ou de se laver les
mains plusieurs dizaines de fois par jour ou encore de pouvoir rentrer
chef sans avoir accompli un parcours précis. Rien à voir avec une simple
manie de propreté ou de rangement; il s’agit dont là de comportements
qui empoisonnent la vie du malade et de son entourage et aboutissent à
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des perturbations graves dans la vie sociale. La personne se rend compte


de se névrose et elle en souffre.
1. Définition
C’est une forme de névrose caractérisée par des idées ou des
conduites obsédantes qui s’imposent au patient en dépit de sa
volonté.
En réalité, le névrosé obsessionnel se présente dans la société
comme étant un sujet agissant sans scrupule.
2. Cause
Les facteurs à la base de cette forme de névrose sont
essentiellement d’ordre psychique.
3. Clinique
 Les idées obsédantes : ce sont les images ou idées vécues
comme scandaleuse pour la société exemple : la pédophilie ;
 Actes obsédants : ils concernent la conduite alimentaire, c’est
le cas de : l’alcoolisme et le tabagisme.
 Comportement obsédant : c’est le cas de la cleptomanie ;
 Caractère obsessionnel : c’est le cas de la tendance à ne pas se
décider caractérisé par le doute et le manque de confiance en
si ;
Les caractères obsessionnels peuvent prendre une tendance
agressive dans la conduite sociale, c’est le cas de
l’homosexualité, le masochisme ou encore le développement de
fantasme.
4. Evolution
Cette névrose peut amener à des contraintes les plus en plus
serrées, la lutte contre l’angoisse devenant de plus en plus rigide. Cette
situation amène alors à un tableau de psychianesthésie ou
psychasthénie.
CONCLUSION SUR LES NEVROSES
A travers cet enseignement, nous nous rendons compte aisément
que le psychisme occupe une place de choix dans la genèse de névroses.
Quant au traitement que nous préférons appeler PRISE EN CHARGE, il
devra s’articuler autour de deux actions.
Chimiothérapie ;
Psychothérapie en profondeur.
II.3. LES PSYCHOSES MENTALES
Définition
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C’est une maladie caractérisée par un trouble grave de la


personnalité altérant profondément les relations du malade avec la
réalité sans que celui-ci ait conscience du caractère pathologique de cet
état.
La caractéristique principale d’un psychosé c’est la présence des
délires ; le délire est une perturbation majeure de relation d’un individu
avec son monde extérieur, c'est-à-dire l’individu est en opposition avec la
réalité.
CARACTERISTIQUES DES DELIRES
Les délires prennent plusieurs caractéristiques chez le malade mental, à
savoir :
a. Idée délirante :
Le malade a les idées de grandeur, ce qu’on appelle mégalomanie.
b. Comportement délirant:
Ici, on constate les agitations et l’agressivité.

c. Mécanisme délirant
Dans ce cas, ce sont les hallucinations qui peuvent auditives ou
visuelles.
d. Vécu délirant
Qui est caractérisé par la DTS (désorientation temporo spatiale).
Dans le cadre de ce cours, nous allons recourir à la classification à
usage pratique des psychoses.
Il y a des psychoses mentales aigues et des psychoses mentales
chroniques.
1) Psychoses mentales aigues : il ya :
La crise de manie ;
La bouffée délirante ;
La confusion mentale.
2) Psychoses mentales chroniques
Psychose maniaco-dépressive (la Dépression)
Schizophrénie.
II.3.1. Psychoses mentales aigues :
II.3.1.1. La crise de Manie
1. Définition
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L’accès maniaque ou la manie est un épisode psychique réalisant


un état d’excitation psychique et psychomotrice et avec
exaltation excessive de l’humeur
2. Causes
Ce sont les facteurs organiques qui occupent une place de choix.
Les intoxications d’origine médicamenteuse : les corticoïdes,
l’isoniazide, la cocaïne et l’alcool éthylique;
Les affections cérébrales : tumeurs cérébrales ;
Certaines formes de schizophrénie forme catatonique. 3.
Symptômes
Le mode de début est brusque et sans circonstance
déclenchante, la crise commence par l’insomnie marquée et
d’autres signes.
Agitation sur la voie publique ;
Grossièreté de langage ;
Actes de violence avec parfois atteinte à la pudeur.
La période d’état est caractérisée par des actes saugrenus, tenue
vestimentaire fantaisiste et extravagante, l’humeur est très
variable allant de l’euphorie à l’irritabilité (le malade rit puis il
se fâche) ;
Agitation parfois avec déambulation théâtrale ;
Tachypsychie, la fatigabilité du malade, l’anorexie et
l’amaigrissement important.
4. Diagnostic
Il doit se fonder sur les éléments suivants :
Excitation psychomotrice ;
Euphorie morbide ;
Gesticulation théâtrale ;
Tachypsychie.

5. Prise en charge
Hospitalisation obligatoire du malade ;
Chimiothérapie à forte dose :
 Lévomépromazine (Nozinan)
 Halopédol (Haldol)
 Surtropide (Barnetil)
Psychothérapie ;
Nursing :
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1. Eclairer la chambre du malade ;


2. Surveiller les signes vitaux ;
3. Donner les neuroleptiques à temps, car ils stimulent
l’appétit ;
4. Adopter une attitude calme devant le malade c'est-à-dire
indifférence devant les gestes affectifs du malade.
5. Ne pas appeler le malade par son numéro.
II.3.1.2. La bouffée délirante
1. Définition
C’est une psychose aigue caractérisée par une destruction
transitoire de la personnalité ; cette psychose d’apparition brusque,
a une évolution généralement probable après un traitement d’une à
trois semaines
La clinique est marquée par les hallucinations.
2. Clinique
Le malade présente les idées délirantes :
Idées de persécutions
Mégalomanie sur tous les plans (matériel, physique, intellectuel
et moral).
Toutes ces idées choquent la réalité et l’évidence, c'est-à-dire le
tableau clinique de cette maladie est caractéristique :
 Le malade a le sentiment de déception, c’est à dire il se
sent menacer, épouiller et surveiller ;
 Le malade présente la mégalomanie, c’est à dire les idées
de grandeurs du point de vue physique, moral et matériel ;
 Il y a modification de relation avec les autres ;
 Le malade présente les interprétations délirantes, c'est-à-
dire il attribue une signification personnelle aux attitudes
des autres avec come conséquences : fugue, l’agressivité ;
 Le malade accuse un automatisme mental (ici, on note les
hallucinations auditives et visuelles) ;
 Il y a des troubles somatiques, type amaigrissement,
asthénie et insomnie.
NB : Ce tableau clinique est souvent variable d’où le nom de
Bouffée Délirante Polymorphe.
3. Causes
Ce sont surtout ces facteurs organiques, par exemple :
l’encéphalopathie malarienne, les traumatismes. Tel est le cas d’un
P a g e | 15

événement traumatique comme le choc émotif, la disparition d’un être


cher. Les facteurs psychologiques jouent de fois un certain rôle.

4. Conduite à tenir
1°) Nursing
 Hospitaliser le malade dans les conditions permettant une
bonne surveillance constante ;
 Proscrire les moyens de contention ;
 Prendre les signes vitaux ;
 Assurer une bonne alimentation du malade parce que les
médicaments psychotropes stimulent l’appétit.

2°) Chimiothérapie : ce sont les neuroleptiques c'est-à-dire une


triple association (Nozinan : 100mg, haldol : 5mg, et largactil).
Cette triple association a pour effet secondaire les tremblements
des extrémités qui doivent être corrigés par l’administration des
médicaments comme : ARTANE ou DISIPAL.
NB : Le traitement médicamenteux, il est souhaitable s’associer
un tranquillisant pour agir sur l’angoisse du malade et après le
traitement, l’infirmier est appelé à suivre le malade au moins une
fois pendant trois ou quatre mois pour qu’il bénéficie une
psychothérapie efficace.
Les éléments de la psychothérapie sont :
L’infirmier est obligé de faire voir ou expliquer les causes
de la maladie ;
L’infirmier est obligé de banaliser l’événement
traumatique moral avec des exemples à l’appui ;
Déceler les facteurs déclenchant la crise et chercher les
moyens pour les éviter ;
Les membres de sa famille sont constamment conviés à
venir en aide à leur frère ou sœur sur tous les plans ;
Ne jamais prouver au malade ou victime qu’il est
malheureux.
II.3.1.3. La Confusion mentale: Syndrome de KORSAKOFF
1. Définition
C’est un état de confusion onirique témoignant le plus
souvent l’agression cérébrale diffuse aigüe ou encore subaigüe,
P a g e | 16

autrement dit c’est une psychose aigüe caractérisée


l’obnubilation de la conscience du malade.
Sur le plan clinique, la maladie est caractérisée par le maire
symptôme : LA DESORIENTATION TEMPORO SPATIALE.
2. Causes (Locales ou encore organiques) :
Intoxication médicamenteuse;
Infection.
3. Caractéristiques
L’expérience psychique voisine de rêves ;
Obnubilation de la conscience allant jusqu’au Coma
La désorientation temporo spatiale.
4. Symptômes
a) Début
Le malade accuse des malaises indéfinissables, il devient
triste, inquiet, apathique ;
Le malade devient incapable de trouver solution à une
situation nouvelle (le rendement intellectuel est affecté), le
langage est incohérent, le malade a l’air égaré, il ne
reconnait pas ou reconnait mal son entourage, c'est-à-dire il y
a la DTC ;
On note les troubles de comportement, tels que les actes
saugrenus ;
Les troubles somatiques sont légions (Asthénie,
amaigrissement, agitation).
b) La période d’état est marquée par :
Les roubles intellectuels toujours présents ;
Le malade se présente négligé teint pâle et le regard perdu,
avec une voie atone.
5. Evolution,
Sous traitement, elle est bonne ; mais sans traitement le
pronostic est sombre.
6. Traitement
Hospitaliser le malade dans un centre spécialisé, c'est-à-dire
dans un service de psychiatrie ;
Chimiothérapie : celle-ci fait recours au neuroleptique type
largactil 50 à 100mg en IM ou IV ; l’equanil injectable 2 à 10
ampoules de 400mgen IM ;
Une vitaminothérapie type Vit B B , B ou soit la triple
association appelée Tribex Fort ou Trishal ;
1, 6 12
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Les soins de nursing seront accès sur :


 La prise des signes vitaux ;
 Le bain du malade ;
 L’alimentation du malade.
Symptomatologie comparative dans les psychoses
aigues
Psychose Manie Bouffée Confusion
aigue ou crise délirant mentale
maniaqu e
e

Troubles Euphorie Alternan Perplexité


de expansive ce anxieuse
l’humeur euphorie
et
tristesse

Activité Agitation Agitation Stupeur ou


psychomotr théâtrale variable agitation
ice

Troubles Tachypsyc Idées Désorientat


intellectuel hie ou délirante ion
s Fuite s temporo
d’idées spontané spatiale
es, (D.T.S).
multiples

II.3.2. Psychoses mentales chroniques


II.3.2.1. La Dépression
Terme banalisé, il ne faut pas confondre dépression et tristesse, car
la dépression associe trois signes (apathie qui perturbe la vie
quotidienne, des idées noires et insomnie). La dépression est une maladie
fréquente, mais dont le terme est parfois utilisé à tort et à travers.
En effet, être d’humeur triste pendant quelques jours face à un
évènement douloureux est une réaction normale d’un individu, ce n’est
pas une dépression. La dépression pourrait se définir comme une
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perturbation de l’humeur dans le sens négatif, une souffrance intérieure


qui dure et perturbe la vie quotidienne de la personne. C’est donc une
psychose chronique caractérisée par une douleur morale intense
entrainant un dégoût total de la vie.
La douleur morale est une perte des valeurs morales et perte totale
de l’estime de soi, c'est-à-dire le malade porte sur lui-même un jugement
défavorable. Le sujet a le sentiment d’inutilité, d’incapacité de faire
n’importe quoi, d’infériorité et enfin le sentiment de mal à l’aise aussi.
La dépression apparait en quelques jours à quelques semaines. Il
exige parfois des circonstances déclenchantes comme le décès ou la
séparation d’un proche, la maladie, un échec personne ou professionnel
(on parle de dépression réactionnelle). Le plus souvent, il n’y aucune
cause déclenchante. Elle atteint le plus souvent les personnes entre 18 et
40 ans mais peut survenir à n’importe quel âge.
2. Causes
Généralement la dépression est causée par la fracture dans le
psychisme, c’est le cas de l’enfance trop agitée.
3. Symptômes
Le signe qui frappe le plus souvent est probablement
l’humeur triste qui dure tout au long de a journée, le sujet ressent
un certain dégout de la vie, rien ne l’intéresse même ce qui le
passionnait avant. Il ressent une souffrance intérieure très forte,
souvent qualifiée d’insupportable, et la seule chose qui intéresse le
déprimé c’est la souffrance dont il est prisonnier et qu’il ne peut
fuir. Dans sa vie quotidienne, chaque acte lui demande un effort
pénible: se lever, manger, réfléchir, travailler,… Son attention est
diminuée, il présente un ralentissement de son jugement, son
imagination. Le moindre effort physique lui est difficile. Ainsi, le
souhait du déprimé c’est de n’avoir rien à faire, rien à décider et de
pouvoir rester couché toute la journée. Son sommeil est très
perturbé, il dort moins et a un sommeil agité avec des cauchemars
et se réveille très tôt le matin sans se sentir reposé. Le réveil très
matinal est assez caractéristique du déprimé, alors que les
difficultés d’endormissement existent en général plutôt chez les
personnes anxieuses. Parfois, au contraire, le déprimé dort toute la
journée pour fuir la vie et ses contraintes. Sa vie avec les autres est
perturbée, le dépressif se replie sur lui-même. Il n’a pas envie de
s’exprimer sauf pour parler de sa douleur intérieure, il n’arrive plus
à assumer sa vie familiale et professionnelle et il s’en culpabilise
beaucoup: il ne se sent plus bon à rien . Il se sent fatigué dès le
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matin physiquement et intellectuellement. Il n’a plus de désir


sexuels, ou bien celui-ci est très atténué.
Une fatigue qui commence dès le matin au réveil est souvent
celle de dépression . Lorsqu’elle s’installe au fur et à meure de la
journée et s’aggrave le soir, elle est plutôt due à une autre maladie
qui est à rechercher.
Le déprimé n’a pas faim, manger ne l’intéresse pas. Parfois il
ne mange pas du tout et peut perdre très rapidement de nombreux
kilo. Le déprimé a des idées noires, c’est-à-dire il rumine
intérieurement des idées négatives, il pense à la mort. Le déprimé
grave peut aller jusqu’à penser au suicide même s’il ne l’exprime
pas toujours. La mort lui apparait alors comme une solution idéale
pour mettre fin à s souffrance intérieure.
C’est ce risque de suicide qui fait toute la gravité immédiate
de la maladie. Cette idée de suicide n’est forcément exprimée à
l’entourage mais le soignant qui entre en dialogue avec le déprimé
cherchera à évaluer l’état de son patient: a-t-il des idées noires ou
des idées suicidaires?
Un patient déprimé présente rarement tous les signes
décrits ci-dessus ou, du moins avec une telle intensité. Le plus
souvent certains signes dominent. Trois symptômes sont
caractéristiques de la maladie et permettent d’affirmer l’épisode
dépressif, c’est l’association de :
 La tristesse avec le manque de goût pour la vie (apathie) et la
souffrance morale gênant l’activité quotidienne du malade;
 L’insomnie, surtout en seconde partie de nuit;
 Les idées noires.
Parfois, la dépression s’exprime de façon inhabituelle , et le
diagnostic plus difficile à faire. Ainsi, certaines boulimies sont en
fait des véritables dépressions et se traitent efficacement par des
antidépresseurs. D’autres personnes n’ont pas consciences, elles se
plaignent des douleurs diffuses ou changeantes, de fatigue, de
trouble du sommeils et de manque d’appétit.
Le tableau clinique de la dépression se présente sous trois
aspects : on distingue la dépression névrotique, la dépression
psychotique et la dépression due à une maladie ou un traitement
médicamenteux.

A. LA DEPRESSION NEVROTIQUE
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Elle est de loin la plus fréquente. Elle apparait chez une personne
fragile psychologiquement, souvent après un facteur déclenchant, un
événement douloureux ou stressant (après la séparation d’un être proche,
un échec familial, professionnel, personnel, une mise à la retraite, la
ménopause, un deuil, …).
Le deuil est en fait un dépression normale, c’est un temps qu’il
faut respecter. La personne ayant perdu un être proche doit faire un
travail intérieur de deuil c’est-à-dire apprendre à vivre sans l’être aimé.
En période de deuil, on observe souvent les signes classique de la
dépression (idées noires, manque d’appétit, insomnie), mais cela est
normal. Il faut bien sûr entourer la personne endeuillée, mais ne pas lui
donner les médicaments antidépresseurs. Un traitement sera instauré si
le deuil dure trop longtemps ou prend des proportions graves.
NB : La douleur morale n’est pas intense, l’idée de suicide constitue un
CHANTAGE c'est-à-dire le malade a besoin d’un soutien moral. Les
activités du malade sont conservées.
Contrairement à la dépression mélancolique, cette forme apparait
au cours d’un événement traumatique moral comme le divorce, l’échec
professionnel, la difficulté financière, le deuil.
Sur le plan clinique, le sommeil et l’appétit sont altérées, les idées
de suicide sont présentes, mais représentent ici une fonction d’appel,
mais qu’il ne faut jamais minimiser. Les principales caractéristiques sont :
une dépression peu intense, les facteurs réactionnels toujours présents et
le malade a besoin de l’aide de son entourage.

Conduite à tenir
L’évolution est bonne après une psychothérapie efficace associée
aux antidépresseurs et aussi les tranquillisants. Pendant le traitement, le
rôle de l’infirmier est d’assurer une psychothérapie énergétique afin que
le malade s’exprime et qu’il prenne conscience de ses difficultés
personnelles, car l’hospitalisation du malade n’est toujours obligatoire
c'est-à-dire le traitement peut se faire en ambulatoire.
B. LA DEPRESSION PSYCHOTIQUE
Aussi appelée dépression mélancolique , elle apparait chez un
personne ayant une altération de la personnalité, elle est beaucoup plus
rare que la dépression névrotique mais plus grave aussi.
Elle peut s’exprimer au cours d’une maladie psychose
maniacodépressive. Cette maladie s’exprime par des épisodes de
dépression et des épisodes maniaques avec des périodes de durée
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variable sans symptôme. La dépression a des caractères définis ci-dessus


et elle est souvent sévère.
C’est donc un état dépressif très sévère constituant une urgence
psychiatrique, les idées de suicide étant toujours présentes et réelles.
Au début, on remarque les idées noires qui envahissent la pensée
de l’individu puis s’installent : insomnie, angoisse, anorexie…
La période d’état est marquée par la douleur morale intense, le
malade se replie sur lui-même et manifeste l’indifférence, il nourrit les
idées d’auto accusation et de culpabilité c'est-à-dire il se voit à la base de
tous les malheurs de sa famille.
On note aussi l’apragmatisme caractérisé par le tableau clinique
suivant :
Le malade présente le mutisme, en position assise, tête baissée avec
un facies fugé, la douleur morale pousse même le malade à pleurer. Les
idées délirantes sont caractérisées par l’attente d’une catastrophe
imaginaire.
Les troubles physiologiques sont remarquables (insomnie,
anorexie, constipation et rétention urinaire).
Un épisode maniaque se caractérise par une humeur exaltée,
expansive, la personne très excitée, elle perle beaucoup même avec les
gens qu’elle ne connait pas, elle interpelle son entourage. La personne
dort peu et ne se sent pas fatiguée , elle a une activité très importante
et peut travailler beaucoup, même si le plus souvent son travail est
agité et peu réfléchi.
En général, cet épisode maniaque entraine un comporte
rapidement social, et l’entourage amène la personne à consulter , bien
que celle-ci se prétend en plein forme et pas du tout malade.
N.B: La personne atteinte de psychose maniacodépressive peut
seulement avoir des épisodes de dépression, ou bien seulement des
accès maniaques. La dépression peut apparaitre aussi chez les
personnes schizophrènes qui se caractérisent par un comportement
bizarre, une rupture de contact avec la réalité. Elle se rencontre
aussi au cours de la mélancolie, qui se caractérise par une
dépression très sévère avec un risque majeur de suicide.
Evolution
Généralement favorable après un traitement de 4 semaines.
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C. LA DÉPRESSION AU COURS DE CERTAINES MALADIES OU


DE LA PRISE DE CERTAINS MÉDICAMENTS
La dépression est fréquente au cours de certaines maladies
comme le diabète la maladie de parkinson, le cancer, le SIDA, …
Elle peut apparaitre après la prise de certains médicaments comme
les corticoïdes, certains antihypertenseur… La prise des drogues ou
d’alcool peut entrainer aussi un état dépressif
Traitement : Chimiothérapie
La dépression se traite aujourd’hui le plus souvent par des
médicaments antidépresseurs qui permettent de retrouver
rapidement un rapidement un certain tonus et atténue la souffrance
morale. Toutefois, ces médicaments n’ont un effet immédiat, il faut
attendre 15 jours environ avant qu’ils donnent leur plein effet, alors
que parfois ils sont mal tolérés d’amblée par le patient.
Le traitement antidépresseur doit être prise au moins
pendant deux mois pour être efficace et il est dangereux d’arrêter
prématurément un traitement encours.
On prescrit souvent en plus un médicaments anxiolytique
et/ou un médicament hypnotique; ces médicaments ont eux une
action immédiate.
La psychothérapie et parfois la psychanalyse sont utiles et
permettent de guérir la cause de la dépression.
Exceptionnellement, lorsque les médicaments s’avèrent inefficaces
et que la dépression est très sévère, on peut provoquer un
électrochoc. La psychose maniacodépressive est traitée par lithium;
ce traitement pris en permanence empêche la survenue de
nouveaux épisodes maniaques et dépressifs. La schizophrénie est
traitée par d’autres médicaments , éventuellement associés à un
antidépresseur en cas de dépression. La mélancolie est soignée par
les antidépresseurs mais à l’hôpital. Lorsque le malade présente des
signe de gravité avec une rupture totale avec le monde, des idées
suicidaires, il ne faut pas hésiter à l’hospitaliser, parfois même
contre son gré.
Association neurologique comme Nozinan comprimé à 100mg ;
Haldol comprimé à 5mg et antidépresseur comme Tofranil ou
Larsyl associé toujours à la psychothérapie. En cas de résistance,
on fait appel à l’électrochoc.
II.3.2.2. La Schizophrénie
la schizophrenie survient surtout chez l’adulte jeune. C’est une maladie
invalidante qui évolue sur des longues années et qui provoque des sortes
des crises au cours desquelles la personne présente des troubles
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émotionnels, du comportement et de la pensée, qui ont pour point


commun de n’être lieu par aucune logique apparente. La personne suit
les méandres de sa propre logique qui donne un aspect « dissocié »,
comme si le monde qu’elle voit était éclaté en morceau n’ayant aucun
lien entre eux. Le délire réside dans les affirmations péremptoires
comme « je suis Ramsès II », des hallucinations auditives (la personne
entend de voix) ou visuel (les objets ou les personnes changent des
formes) et des réactions parfois violentes à une persécution imaginaire.
Le traitement repose sur les antipsychotiques qui permettent, dans la
plus part vde cas, une vie presque normale. Toutefois, les crises peuvent
être fréquentes et handicapantes pour l’entourage , et un schizophrene
sur dix est handicapé à vie.
Au regard de tout ce qui précède, il est rare que des psychiatres parlent
des cause, des symptômes et du traitement des maladies mentales avec
la même assurance que les Médecins qui traitent les maladies physiques.
Ce manque de certitude n’est pas surprenant.
En effet, la notion même de « maladie »mentale n’est pas acceptée par
tous pour désigner certains troubles.
En outre, les différentes sociétés ont des normes difficultés pour définir
un état mental. En général, on peut dire que, si quelqu’un est incapable
de mener une vie active dans la société, c’est-à-dire il ne peut s’adapter
aux autres et à son environnement, on peut le qualifier de malade
mental.
Les psychiatres croient qu’un grand nombre de troubles mentaux sont la
conséquence d’un état de tension. Parmi ces troubles certains sont très
grave comme dans le cas de la psychose précoce ou autisme infantile qui
empêche la victime de mener une vie normale. Mais il y a n’en aussi qui
sont moins sérieuses et plus fréquentes comme les névroses. Chacun de
nous fait preuve un jour ou l’autre d’un comportement névrotique; et,
une personne névrosée réagit en général par des mécanismes de défense
(angoisse, agressivité, maladie imaginaire, etc).
1. Définition
C’est une psychose très grave, caractérisée sur le plan clinique
par : LA DESORIENTATION TOTALE du malade et aussi la
dissociation prononcée entre la pensée et les sentiments du malade.
2. Causes
Elles sont insuffisamment connues, mais certains facteurs sont mis
en cause :
Les facteurs héréditaires ;
Les facteurs organiques ;
Les facteurs socio-culturels ;
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Les facteurs héréditaires semblent jouer un rôle très déterminant.


De toute manière, quelle que soit la nature des facteurs à la base
de la maladie, la schizophrénie reste et restera toujours une
psychose mentale grave.
3. Historique
A la fin du 19 siècle, KRAPELIN isole une maladie mentale qu’il
ème

appela : « Démence précoce », il se basa sur deux critères : la


précocité du début et l’évolution vers un état pseudo démentiel.
C’est Bleuler, psychiatre Zurichois (Autriche) en 1911 qui proposa
le terme « schizophrénie » qui signifie dissociation psychique.
4. Formes cliniques
Sur le plan clinique, la schizophrénie se présente sous trois
formes :
 Forme hébéphrénique ;
 Forme catatonique ;
 Forme Paranoïaques ou paranoïde.
D’une manière générale, le tableau clinique de la maladie est
caractérisé par : le syndrome de dissociation (Ambivalence, Bizarrerie,
détachement et l’impénétrabilité)
I. FORME HEBEPHRENIQUE
Cette forme est observée surtout chez les adolescents et les
sujets jeunes (15 à 20 ans). La maladie apparait d’une manière
incendieuse. Ex : baisse spectaculaire de rendement scolaire,
allégation de fatigue croissante et plaintes hypochondriaques,
indifférence et comportement apprécié sur fond d’insouciance
à l’égard de toute valeur sociale.
Diagnostic
Il s’agit d’un adolescent qui devient inquiet, fatigable, triste se
plaignant de vagues douleurs, parfois ce sont les actes
saugrenus qui éveillent la famille. A l’absence d’un traitement
efficace, la maladie évolue vers une autre forme de psychose
mentale chronique.
II. FORME CATATONIQUE
Cette forme de la maladie est caractérisée par cinq signes
cliniques :
1. Stupeur catatonique
Il ya inertie, immobilité, la malade restant immobile comme
une statuette, il est mutique et parfois courbé en chien de
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fusil. Il pose parfois des actes bizarres. Sur le plan (clinique)


somatique, il ya constipation, rétention urinaire.
2. Négativisme
C'est-à-dire le schizophrène s’oppose et refuse toute
sollicitation.
3. Catalepsie
C’est un signe fondamental de la maladie, ici, le malade
devient marionnette de n’importe quelle position.
4. Agitation catatonique
C’est un signe intéressant, le malade court dans tous les sens,
il agresse tout le monde et représente un danger public. Il
court en chantant.
A ce niveau, l’hospitalisation du malade devient obligatoire.
Vraiment c’est un tableau théâtral et intéressant.
5. Troubles neurovégétatifs
Le sommeil est altéré, vers la fin, il somnole tout le temps ce
qui prouve l’épuisement psychique.

III. FORME PARANOÏAQUES OU PARANOÏDE


Cette forme clinique attaque surtout les adultes (35 à 40 ans. On note
une dissociation psychique et un état de délires du type paranoïde.
La paranoïa se caractérise par des bouffées délirantes qui ne cèdent à
aucune argumentation raisonnable. Le paranoïaque construit un
monde dans lequel il est la victime des machinations insensé. C’est un
délire.
Le début est insidieux et progressif, le malade présente les idées
délirantes :
 Idées de persécution et idées de grandeur sur tous les plans
(mégalomanie) ;
 Il y a automatisme mental ou hyperpsychie ;
La période d’état est caractérisée par les idées délirantes
suivantes :
 Idées de persécution et idées mystico-religieuse (il vous dit qu’il
est envoyé de Dieu ou il est petit frère à Jésus Christ). On
remarque aussi les hallucinations et le rationalisme morbide
c'est-à-dire l’individu régit sa vie selon ses idées sans tenir
compte de la volonté populaire. Il y a enfin les troubles de
langage : Néologisle.
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Conduite à tenir en cas schizophrénie


Un schizophrène est un malade extrêmement sensible, l’infirmier
devra donc adopter l’attitude suivante :
 Eviter de l’appeler par son nom ;
 Eviter de lui donner le repas en retard ;
 Observer l’indifférence face aux actes affectifs du malade, éviter les
hésitations inutiles ;
 Apprendre à observer et à écouter le malade ;
 Chimiothérapie : une triple association : (Hozinan + Haldol+
Largactil). Cette triple association donne le résultat spectaculaire
au bout de quelques jours ;
 La psychothérapie occupe aussi une place de choix dans le
traitement de la schizophrénie et la prévention des rechutes.

CHAPITRE III. LES TROUBLES DE LA


PERSONNALITE ET LES ETATS DEFICITATAIRES
III.1. LES TROUBLES DE LA PERSONNALITE
La personnalité, c’est le caractère permanent de l’individu qui
le rend un et unique. On parle des troubles de la personnalité lorsque
la personne présente un type de comportement qui entraine des
difficultés d’intégration à notre société, avec des relations familiales,
amicales, sociales et professionnelles le plus souvent très perturbées.
Ce caractère pathologique de la personnalité commence dès l’enfance
ou l’adolescence et dure toute la vie. Ce type de personnalité se
développement lorsque la personne présente des difficultés durant son
enfance, avec une souffrance intérieure qui s’exprime avec une
sonnalité inadaptée. Le plus souvent, ce n’est pas la personne atteinte
d’un trouble de personnalité qui consulte pour ce problème, c’est son
entourage qui l’amène à consulter car la relation est difficile, alors
qu’elle-même ne se plaint de rien. C’est aussi le personnel soignant qui
peut porter le diagnostic au cours d’une plainte du patient pour un
problème médicale. Certaines personnes ayant une personnalité
pathologique sont très bien intégrées dans la société, ont un travail à
responsabilité, ont gravi des échelons, mais elles présentent toutes des
difficultés relationnelles sévères. Même si elle ne consulte jamais pour
son problème. Les troubles de personnalité sont fréquents dans
chaque société humaine et leur signification varie d’une culture à
l’autre. Les troubles de personnalité sont encore appelés : TROUBLES
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PSYCHO-PATHOLOGIQUES. La principale forme de troubles de


personnalité c’est la déviation sexuelle ou encore perversion sexuelle.
La déviation sexuelle c’est tout comportement sexuel jugé
inacceptable par la société humaine. Elle se présente sous plusieurs
formes :
III.1.1. Homosexualité
Lorsque la satisfaction sexuelle est obtenue avec la personne du
même sexe. Dans certains pays occidentaux, cette pratique est légalisée :
Chez les hommes, on parle de SODOMIE ;
Chez les femmes, on parle de LESBIANISME.
III.1.2. La pédophilie
C’est une déviation au cours de laquelle l’adulte obtient sa
satisfaction avec les mineurs (petits enfants). En Afrique du Sud, on a
déploré un cas de pédophilie d‘un adulte ‘une cinquantaine avec une
fillette de 9mois.
III.1.3. Gérontophilie
Ici, les jeunes enfants obtiennent la satisfaction sexuelle avec les
adultes.
III.1.4. Voyeurisme
La satisfaction sexuelle est obtenue en regardant le sexe opposé.
III.1.5. Transvestisme
La satisfaction sexuelle est obtenue en portant les habits du sexe
opposé.
III.1.6. Exhibitionnisme
Tendance à exhiber les organes génitaux en public pour obtenir la
satisfaction sexuelle.
III.1.7. Le Masochisme
C’est une déviation sexuelle au cours de laquelle le sujet s’atteint le
plaisir sexuel qu’en subissant : la torture ou les injures.
Outre la principale forme des troubles de la personnalité avec ses
variante, on distingue un certain nombre de troubles qui sont:
a. La personnalité hystérique: elle est beaucoup plus fréquente chez la
femme mais peut aussi atteindre l’homme. La personne se
caractérise par un désir d’attirer l’attention sur elle, de provoquer
l’estime et la tension de l’entourage. Elle souhaite se faire remarqué,
adopte un comportement théâtrale. Elle a des difficultés à instaurer
des relations affectives stables, elle est irritable et capricieuse.
Cette hystérie peut être dépressive et la malade présente des
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troubles sexuels. Ex: fuir l’acte sexuel. L’intégration sociale et


professionnelle de l’hystérie est variable, elle peut être bonne ou très
perturbée. Elle fréquente souvent beaucoup le personnel soignant,
car elle se plaint des maux multiples qui ne se sont jamais soulagés
par les médicaments (qu’elle ne prend pas toujours) ou à des
multiples interventions chirurgicales. L’hystérie fait parfois des
violentes crises d’agitations anxieuses, spectaculaires, qui mobilisent
et affolent. C’est la classique crise d’hystérie.
III.2. LES ETATS DEFICITATAIRES
 DEMENCE SENILE
La démence sénile est l’une de principales causes de démence avec
désorientation et troubles du comportement. D’autres maladies
peuvent être causes de démence comme une maladie cérébrale par
insuffisance des vascularisation du cerveau, les suites d’un
traumatisme crânien, l’évolution d’une tumeur du cerveau ou d’un
myxoedème (insuffisance du fonctionnement de la tyroïde).
III.2. 1. Définition
C’est la diminution prononcée du cerveau s’accompagnant de
déficit psychique et intellectuel du malade, consécutive au
vieillissement, c'es t-à-dire un état de détérioration intellectuelle,
mais également de l’humeur et de l’activité psychomotrice et
comportementale.
III.2. 2. Cause
Elle demeure inconnu, mais certains auteurs pensent qu’elle
serait liée à la sénescence cérébrale s’accompagnant d’une atrophie
cérébrale.
III.2. 3. Clinique
Le début est marqué par les troubles de la mémoire, notamment
l’amnésie. La période d’état s’accompagne d’un affaiblissement
intellectuel progressif, portant sur les opérations intellectuelles
simples. Le malade devient incapable de trouver solution à une
situation nouvelle. On remarque une désorientation temporo
spatiale .
Troubles de comportement caractérisés par l’absence totale
d’autocritique, il y a négligence vestimentaire avec malpropreté

indescriptible sur tous les plans. Le malade devient encombrant pour


la famille. Note aussi l’indifférence caractérisée par l’égocentrisme
c'est-à-dire le malade est indifférent à l’égard de son entourage. Sur le
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plan somatique, on observe une incontinence urinaire et anale, la


Kopophragie ou encore une Kopromanie puis insomnie.

CHAPITRE IV. ALCOOLISME ET TABAGISME


IV.1. DEFINITION
C’est une toxicomanie à l’alcool éthylique qui entraine une
satisfaction perverse. On distingue l’alcool doux et l’alcool triste.
L’alcool doux ou Gaie est caractérisé par l’euphorie de l’alcoolique
c'est-à-dire la sensation de bien-être. Tandis que l’alcool triste est
caractérisé par la tristesse de l’alcoolique c'est-à-dire ayant pris la
boisson, commence à pleurer sans motif même en présence de son époux
ou épouse et de ses enfants.
L’alcoolisme est un énorme problème de santé publique. Les abus
d’alcool et leurs conséquences occupent 25% d’hospitalisation. Ils sont
aussi responsables de plus de 40% d’accidents et même d’une partie des
malformations congénitales.
Les alcooliques sont ceux qui absorbent régulièrement les
quantités excessives d’alcool. Cette habitude finit généralement par
baisser le rendement professionnel de l’individu.
IV.2. CAUSES
Il existe une cause unique à l’alcoolisme selon les alcooliques qui
s’encouragent que l’alcool allège la tension nerveuse (le stress).
De ce fait, l’alcoolisme peut être favorisé par :
Devant les situations stressantes comme : charge familiale, choc
émotif, déception de la vie ou professionnelle ;
Des raisons de prestiges ;
Des causes héréditaires sont aussi citées, c'est-à-dire on trouve
l’alcoolisme familiale des parents jusqu’aux fils tous ivrognes.
Il ya des facteurs socio-culturels. En effet, dans certaines cultures
et coutumes, on vante l’alcool comme source de joie et de virilité, parfois
comme source de contact social.
Les facteurs professionnels : ce sont les métiers à risque comme les
chauffeurs, les sentinelles, agents de sécurité.
IV.3. MECANISMES
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Il ya d’abord tolérance, accoutumance et dépendance psychiques


toujours, physique souvent (avec risque de complications lors d’un
sevrage brusque).
L’action pharmacologique de l’alcool dépend de la quantité : à
doses modérées, il paralyse les cellules nerveuses les plus complexes
dont celle qui ont enregistré l’éducation ; à doses élevées, de plus en
plus de cellules sont paralysées et même tuées (tout l’organisme devient
alors menacé).
Il sied de noter que les effets de l’alcool sur l’organisme sont les
suivants :
Stimuler le système nerveux ;
Créer un sentiment sécurité, de confiance en soi, mais il faut noter que
l’alcool a aussi des effets suivants :
 La dépression du système nerveux ;
 Altération du jugement ;
 Diminution des capacités d’autocritiques ;
 Sentiment d’agressivité sous l’effet d’alcool ;
 Impulsion sexuelle ;
 Diminution de sens d’orientation.
IV.4. CONSEQUENCES
Psychologiques
Les intoxications aigües entrainent l’inverse, la répétition chronique
entraine les détériorations, jusqu’à la démence (dans laquelle il ya eu
destruction des structures nerveuses qui auraient pu permettre un
contrôle de pulsation.

Physiques
Décès après quelques années par cirrhose, hémorragie digestive,
cancer, hypertension artérielle, gastrite, malnutrition protéino-
calorique ou énergétique, …
Neurologiques
Sur ce plan, on peut noter des convulsions, paralysie des membres
inférieurs, souffrances cérébrales, détérioration mentale, syndrome de
KORSARKOFF…
IV.5. CLINIQUE
IV.5.1. Les Manifestations Chroniques de l’alcoolisme
 Aspect général évocateur (subictère, haleine buccale typique,
tremblement, infection)
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 Troubles digestifs type gastrite, cirrhose et malnutri ;


 Troubles neurologiques genre polynévrite caractérisée par les
troubles de la coordination, de la marche et de reflex ;
 Aux examens para cliniques, on peut noter l’anémie,
l’insuffisance hépatite et la détérioration à l’EEG.
 Signes psychologiques
 Troubles de comportement (caractère irritable, colérique,
impulsif, jaloux,…) ;
 Troubles de détérioration (perte de mémoire, baisse de capacités
intellectuelles) ;
 Troubles psychopathologiques : on note l’apparition des
tendances dépressives, agressives, perverse, répétition de prise
des boissons pour calmer les angoisses.
IV.5.2. Les Manifestations Aigües
 Intoxications aigües : l’inverse est faite d’abaissement de tension
psychiques avec libération d’affectes et des désirs. Ces affectes
sont obtenus après quelques verres de bière ou de vin bus
rapidement (taux d’alcool de 1g/l). au-delà de 1,5g/l, il ya danger
(plus aucun contrôle psychique) , insuffisance hépatique,
infection, coma puis la mort ;
 Ivresse pathologique : caractérisée par des crises hallucinatoires
ou des confusions, dépression, jalousie, persécution et actes
impulsifs ;
 Pré-déliriums et déliriums trenens : il s’agit d’une complication
dangereuse quand il ya sevrage brutal d’alcool, accidentellement
ou volontairement. Le début mérite la tension, car on peut
encore éviter le danger : insomnie, anxiété, agitation,
tremblement accentué et tachycardie.
A la période d’état, le malade est agité, délirant avec hallucination,
tremblement important, déshydratation, convulsion et troubles
sanguins. Sans traitement, le malade meurt dans 20% de cas.
IV.6. EVOLUTION
L’alcoolisme est dangereux de nombreuses façons, à savoir :
Dépendance psychique croissante avec perte de tout contrôle
psychique ;
Dépendante physique ;
Complications diverses ;
IV.7. TRAITEMENT
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C’est un problème de santé publique dont on doit s’occuper avant


la survenue des conséquences graves, car la fréquence de l’alcoolisme est
grande dans la population évaluée entre 5 à 10%.
En suivant la gravité, il ya donc un énorme travail psycho-social
pour informer, dépister et aider précocement le sujet preneur
d’alcool .Toute intégration meilleure dans la famille, le travail, la culture
prévient indirectement l’alcoolisme.

TRAITEMENT CURATIF
La cure de désintoxications se fera de référence à l’hôpital. Le
sevrage se fera de façon progressive (7 à15 jours), sous surveillance
médicale avec un supplément de vitamine B (100mg/j) ;
1

S’il ya problème :
 Diazépam : 5 à 10mg IM/j ;
 Promazine (Prazine) : 800mg/j IM ou encore Tiaprédal : 800mg/j
IM selon l’évolution cinique.
En cas de délirium d’urgence :
 Calmer l’agitation par Prazineou autres barbituriques ;
 Placer une perfusion pour réhydrater avec Vit B ou B ;
1 6

 Une fis le sevrage obtenu, on proposera au patient de s’aider


lui-même en prenant un médicament qui entraine des réactions
allergiques en cas de prise d’alcool type un comprimé de
Disulfirame (antabuse*) le matin ou mieux sous cutané stérile
de Disulfirame (Esperal) à renouveler tous les trois mois ;
Pour traiter un alcoolique, il faut adapter un régime pour lutter
contre l’état de MPC.
NB : D’une manière générale, le traitement d’un alcoolique est difficile et
demande beaucoup de patience pour l’infirmier ; bref, le sevrage reste
un travail personnel, donc la volonté de l’alcoolique compte beaucoup.

CHAPITRE V. LE SUICIDE ET COMPORTEMENTS


SUICIDAIRES
Il y a beaucoup plus de tentatives de suicide, là où le sujet annonce
son intention de mettre fin à sa vie mais aboutir, que des suicides réels
provoquant la mort. Les tentatives de suicide sont beaucoup plus
fréquentes chez les femmes et la mort par suicide plus fréquente.
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Les tentatives de suicide sont plus fréquentes chez les personnes


qui sont seules , surtout celles qui viennent de vivre un deuil, une
séparation, un divorces ainsi que les personnes isolées socialement
n’ayant pas d’amis, pas d’enfants, pas de familles.
Le fait d’être marié en situation stable a un effet protecteur contre
le suicide. Le chômage, les difficultés financières, le fait d’avoir un parent
qui s’est suicidé augmente le risque de suicide.
90% des personnes tentant de se suicider sont atteintes, au moins
temporairement d’une maladie mentale: dépression (c’est la cause de loin
la plus fréquente) schizophrénie, alcoolisme ou trouble de la personnalité.
Au cours de la dépression surtout chez les mélancoliques qui est la
forme la plus sévère de la dépression, le patient ressent une douleur
morale intense. Cette souffrance est souvent décrite par le sujet comme
atroce, pire que les douleurs physiques car on ne peut pas la soulager.
L’avenir n’existe plus pour ce patient qui n’éprouve plus de plaisir à vivre.
La mort lui apparait la solution idéale pour mettre fin à sa souffrance. Au
début, cette idée de mort est une simple pensée que le sujet essaie de
chasser de son esprit. Mais, peu à peu, elle devient obsédante et le
dépressif accepte l’idée d’en finir avec sa vie. Le dépressif n’exprime pas
toujours son désir de mort; le personnel soignant le chercher absolument
lors de l’entretien. Le désir de mort peut être actif: la personne tente de
se suicider. Ce désir peut être passif c’est-à-dire que la personne ne
tente pas de se suicider (par un geste fatal) mais refuse toute
alimentation. Certaines grèves de faim ont ainsi la même signification
qu’un suicide. Le sujet peut aussi se laisser aller, allonger toute la
journée sur un lit, refusant toute action. Cela est fréquente chez les
personnes âgées qui n’ont plus envie de vivre et « se laissent mourir ».
Enfin, certains candidats au suicide vivent dangereusement,
prennent de risque inconsidérés lors de sports dangereux, ou bien font
volontairement des imprudences en voiture, et un certain nombre
d’accidents de voiture sont en fait des suicides passifs; le déprimé ne se
donne pas la mort mais joue à la roulette russe avec elle. Ce type de
conduite, dont on parle actuellement est appelé conduite à risque.
1. DEFINITION
C’est une expression de l’agressivité dirigée pour soi-même ou alors
tournée vers autrui. Raison pour laquelle on distingue l’auto et l’hétéro
agressivité.
Du point de vue étymologique, le mot suicide signifie se tuer soi-
même, car ce mot vient du grec qui signifie :
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 SUI : soi-même ;
 CIDER : se tuer.
Il est important pour l’infirmier de connaitre ce chapitre cela pour
deux raisons essentielles:
 La fréquence exagérée des actes ou comportements
suicidaires dans la société d’aujourd’hui ;
 La possibilité de prévenir ces actes.

Sont menacés par le suicide:


 Les personnes immatures, très impulsives, qui ne supporte pas les
frustrations; elles se livrent à une tentation après une dispute, un
échec amoureux ou professionnel;
 Les personnes gravement malades, d’une maladie incurable
douloureuse ou très handicapante, mettant parfois fin à leurs jours
car pour elles l’avenir n’a plus de sens. Dans ce cas, e suicide est
souvent accompli sans dépression;
 L’alcoolisme semble prédisposer aux actes suicidaires. Sous l’emprise
de l’alcool, le sujet a un moindre contrôle sur lui-même. Les
alcooliques sont souvent des dépressifs qui noient leur tristesse dans
l’alcool;
 Certaines maladies comme la schizophrénie aboutissent à un suicide.
Le malade a conscience de la sa maladie qui lui gâche et préfère
mettre fin à ses jours.

2. SIGNIFICATION DES ACTES OU COMPORTEMENTS


SUICIDAIRES
Le suicide peut être considéré comme :
Le chatillement que s’inflige un individu pour un sentiment de
culpabilité ou de honte.
Ex :
 Un commençant en ruine ;
 Un finaliste qui échoue après plusieurs déclarations ;
 Un étudiant qui s’attend à être exclu après un forfait de
bleusaille (Kalao).
Suicide suite d’une situation ressentie comme inévitable ;
Ex :
 Impuissance sexuelle ;
 Tension familiale ;
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Suicide comme chantage pour faire pression sur son entourage ;


Suicide comme vengeance pour protester son innocence ;
Suicide sacrifice, c'est-à-dire quelqu’un sacrifie sa vie sauver les
autres.
Ex : Le cas de terroriste
Suicide deuil : cette forme n’existe plus encore, tel était le cas
lors d’enterrement du Chef coutumier dans le temps (hétéro
suicide).
3. QUELQUES CONSIDERATIONS SUR LE SUICIDE
1) Dans la société Africaine :
Un acte suicidaire est considéré comme une liberté d’agir ou
encore une lâcheté. C’est pourquoi, le cas de ces personnes leurs
cadavres sont généralement fouettés.

2) En psychiatrie
Les suicides apparaissent comme altération grave du
comportement de l’individu parce qu’il contredit le premier instinct
de la nature qui est de se protéger ; donc le suicide constituent une
maladie mentale ou une conséquence d’une maladie mentale.
De ce fait, l’homme normal quel que soit le poids de mœurs, il
ne peut pas se donner la mort. Si un homme se donne la mort,
généralement c’est sur un terrain pathologique.
4. CIRCONSTANCES D’APPARITION DE SUICIDE
Les suicides apparaissent au cours de certaines maladies
généralement au cours de dépressions mélancoliques où le risque de
suicide est constant ou permanent.
NB : Les suicides sont rares et souvent accidentels avant 10 ans, mais
beaucoup plus fréquents au moment de la puberté chez les jeunes
filles et jeunes garçons à partir de 15 et plus.
5. MODALITES DE SUICIDE
On peut se suicider par :
Intoxication ou empoisonnement ;
Pendaison ;
Noyade ;
Défenestration ;
Phlébotomie ;
Grève de faim.
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6. CONDUITE A TENIR
D’une façon préventive, lorsqu’un individu exprime les idées de
suicide, il faut instaurer un traitement d’urgence surtout quand on est
en présence d’une symptomatologie psychiatrique. Cela étant, le rôle
de l’infirmier est de :
Diagnostiquer rapidement les idées de suicide
Assister surtout sur le plan psychologique, c'est-à-dire
instaurer une psychothérapie efficace ;
En face d’un malade qui a connu une tentative de suicide
grave, il faut l’examiner attentivement, interroger le malade et
son entourage sur les circonstances de suicide, préciser le
degré de conscience et le comportement dégressif, préciser
les facteurs déclenchant, évaluer les risques de suicide et
orienter traitement.
NB : De toutes les façons, le principe dans la prise en charge de
ce malade en est que « il ne faut jamais dramatiser ou encore
minimiser les gestes suicidaires » en fin, il est recommandé
d’hospitaliser le malade sans hésitation et rechercher les
éléments suivants :
 Facteurs déclenchants ;
 L’intensité du désir de la mort ;
 L’importance de la culpabilité ;
 L’intensité de l’anxiété puis donner les médicaments
suivants : le Diazépam ou parfois les neuroleptiques tout en
accentuant la psychothérapie accès sur l’entretien régulier avec
le malade pour qu’en fin le traitement médicale soit aussi
efficace.
UN APPEL À L’AIDE DÉSESPÉRÉE
Les personnes qui font une tentative de suicide n’ont pas toutes,
loin de là, un désir absolu de mort; elles ont le plus souvent à la fois u
désir de mort pour fuir la souffrance mais aussi un désir important de
vivre et d’aide. Il faut souvent interpréter une tentative de suicide comme
un appel à l’aide (destiné à un proche, conjoint, parent, ami, personnel
soignant, …), un besoin d’écoute et d’amour . La méthode employée pour
la tentative de suicide permet d’orienter sur le but recherché : quelqu’un
qui se jette au 20ème étage ou utilise une arme à feu a un réel désir de
mort; quelqu’un qui avale 5 ou 10 comprimés d’un trait exprime plutôt un
appel à l’aide.
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CHAPITRE VI. ORGANISATION D’UNE UNITE DE


SOINS EN PSYCHIATRIE
VI.1. PROCEDURE D’HOSPITALISATION
Les malades mentaux sont hospitalisés de trois façons.
a) Hospitalisation volontaire
Il s’agit d’une admission à l’hôpital d’un malade consultant de
part sa volonté le service de psychiatrie pour avoir de l’aide. Ce
malade est appelé VOLONTAIRE. Dans ce cas, après avoir rempli les
formalités administratives, il peut sortir de l’hôpital comme il le veut.
b) Hospitalisation temporaire
C’est une autre méthode d’hospitalisation des malades souffrant
des affections mentales, mais incapables momentanément d’exprimer
le désir d’être hospitalisés. Dans cette circonstance, l’hospitalisation
est sollicitée soit par les parents, la femme, le mari ou encore la
famille. A l’absence de toutes ces personnes, le procureur de la
République peut le faire.
A cet effet, il adresse une recommandation au Médecin Légiste
qui, à son tour s’adressera au Médecin Psychiatre pour
l’hospitalisation du malade.

c) Hospitalisation sur attestation


Ce genre d’hospitalisation concerne essentiellement les malades
devenus un danger public (malade agressant l’entourage).
Dans ce cas, l’autorité locale prend toutes les dispositions pour
obtenir son hospitalisation, malgré la volonté du malade ou de sa famille.
VI.2. STRUCTURE D’ACCUEIL EN PSYCHIATRIE
CONDITIONS
Un service spécial (seulement pour les malades mentaux et non avec
d’autres malades) ;
Ne jamais placer les malades dans un hôpital en étages (risque de
suicide).
VI.3. LES LOCAUX
Les pavillons sont divisés en chambres et généralement on met
deux malades par chambres, sauf si le malade est trop agité; il doit être
alors placé seul dans sa chambre. Ne jamais hospitaliser deux malades
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de sexe opposé dans une même chambre. Bien aérer la chambre des
malades.
VI.4. LE PERSONNEL
Une unité de soins en psychiatrie est constitué de :
 1 Médecin Psychiatre ;
 1 Infirmier Psychiatre ;
 1 Psychologue ;
 1 Assistant Social ;
 4 Infirmiers Traitants
 1 Femme de ménage.
NB : Toutes ces personnes citées ci-dessus doivent être informées sur la
conduite à tenir devant un malade mental.
VI.5. DEPISTAGE DES GROUPES A RISQUE
Qui est exposé à faire une maladie mentale ?
1) Les indigents (Pauvres) ;
2) Les jeunes (Filles et Garçons) ;
3) Les Orphelins et les enfants issus des divorces et de batards ;

CONCLUSION GENERALE
La psychiatrie est une branche de la médecine interne qui étudie
les maladies mentales. Une maladie mentale c’est lorsque la pensée, les
sentiments et les comportements de l’individu sont perturbés d’une
manière significative.
Les facteurs à la base des maladies mentales sont :
Les facteurs héréditaires et facteurs organiques ;
Les facteurs socio-culturels ;
Les facteurs psychologiques ;
Les facteurs inconnus.
Les maladies mentales se présentent sus deux formes :
 Les névroses
 Les psychoses mentales.
Les névroses se présentent sous quatre formes, à savoir :
 La névrose d’angoisse avec comme plaintes angoisse non
fondée ;
 La névrose phobique : peur sans objet ;
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 La névrose hystérique : angoisse exprimée par le corps. Ex :


Paralysie
 La névrose obsessionnelle : obsession (comportement humain
inacceptable)
Quant aux psychoses, il ya les formes aigües et chroniques.
a) Formes aigües :
 La crise maniaque ;
 La bouffée délirante ;
 La confusion mentale
b) Formes chroniques :
 Dépression (dépression névrotique et dépression
mélancolique) ;
 Schizophrénie.
Mis en part ces psychoses, il s’avère important de parler des états
déficitaires et des troubles de personnalité. Dans les troubles de
personnalité, nous parlons de déviation sexuelle. Dans les états
déficitaires, il ya la menace sénile, une maladie grave qui intéresse les
vieillards.
Parler des névroses et des psychoses passe par la distinction de
deux concepts.
En effet, toute psychose mentale doit contenir les délires et toute
névrose ne doit pas contenir de délires : rupture de contact avec la réalité
(l’individu est en contradiction totale avec la réalité sociale).
En fin, l’alcool étant un fléau social, ses conséquences sont à la fois
sociales, économiques et même physiques. Mais la lutte contre
l’alcoolisme passe par la patience de l’équipe soignante et la volonté du
malade.
De toute manière, les soins infirmiers dans les services de
psychiatrie sont d’une importance capitale. Et pour y arriver, l’infirmier
devra toujours se rappeler de la règle d’or en psychiatrie.

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