Epistaxis
Objectifs:
• Définir l’épistaxis.
• Déterminer les étiologies de l’epistaxis.
• Déterminer les forms cliniques de l’epistaxis.
• Citer les complications de l’epistaxis.
• Déterminer la prise en charge thérapeutique de l’epistaxis.
Plan:
• Introduction
I. Définition
II. Les formes cliniques et étiologies
III. Complications
IV. Traitement
• Conclusion
Introduction:
• Tantôt l’épistaxis constitue toute la maladie (épistaxis essentielle du
jeune due à des ectasies de la tache vasculaire situées à la partie
antéro-inférieure de la cloison nasale), tantôt elle est le symptôme
révélateur, tantôt la complication de nombreuses affections.
I. Définition:
• Une épistaxis est un écoulement sanglant provenant des cavités
nasales.
• Ce saignement est très fréquent et la plupart du temps bénin. Dans
certains cas, il peut devenir, par son abondance, sa répétition ou la
fragilité du terrain, une véritable urgence médicochirurgicale.
II. Formes cliniques et étiologies:
• A. Épistaxis bénigne L’écoulement est peu abondant, se faisant goutte à goutte
par la narine, au début presque toujours unilatéral. L’examen ORL est facile après
mouchage, et la rhinoscopie antérieure retrouve le siège du saignement, en
général antérieur, au niveau de la tache vasculaire. Il n’y a pas de retentissement
sur l’état général.
• B. Épistaxis grave La gravité d’une épistaxis dépend de facteurs à apprécier en
premier lieu. Un interrogatoire rapide du patient va permettre de connaître ses
antécédents, son traitement en cours, la durée et l’abondance de l’épisode
hémorragique actuel et les facteurs de risque hémorragiques. Son abondance est
évaluée moins par le caractère bilatéral ou antéropostérieur de l’épistaxis que par
les notions objectives que sont la fréquence cardiaque (pouls), la pression
artérielle, les sueurs, la pâleur. L’appréciation du volume saigné est toujours
difficile à estimer, fréquemment surestimé par le patient ou l’entourage mais
parfois trompeur par défaut car dégluti.
III. Complications:
• La durée ou la répétition de l’épistaxis doivent être vérifiées pour apprécier
la gravité.
• L’épistaxis peut s’associer à une pathologie susceptible de se décompenser
par la déprivation sanguine telle qu’une coronaropathie ou une sténose
carotidienne.
• La présence de troubles de la coagulation (tels que la prise de traitement
anticoagulant ou antiagrégant) rend parfois le contrôle du saignement plus
difficile.
• L’examen des cavités nasales est parfois délicat en raison de l’abondance
du saignement, fréquemment bilatéral et antéropostérieur.
• La prise en charge d’une épistaxis grave nécessitera le plus souvent un
tamponnement antérieur ou la mise en place d’une sonde à doubles
ballonnets.
IV. Traitement:
Une consultation médicale est nécessaire :
•si l’épistaxis (ou saignement de nez) persiste ou s’aggrave malgré les gestes de compression réalisés ;
•si les saignements de nez se répètent.
Le médecin traitant juge alors de l’opportunité d’envoyer son patient chez un oto-rhino-laryngologiste
(ORL).
L’ORL interroge la personne sur ses antécédents médicaux (hypertension artérielle, troubles de la
coagulation) et son traitement (prise d’anticoagulant, d'anti-agrégant plaquettaire, d’acide
acétylsalicylique). Il lui demande les circonstances de survenue du saignement (spontané,
après grattage, après mouchage…) et ses caractéristiques (abondance, durée).
Il fait une des fosses nasales (rhinoscopie) et un examen pharyngé. Il peut préciser ainsi l’endroit du nez
qui saigne et les causes du saignement.
En fonction du type de saignement nasal, différents traitements peuvent être envisagés.
Conclusion
• Une épistaxis essentielle du jeune est traitée par simple compression
digitale de quelques minutes de l’aile du nez, puis éventuellement par
une cautérisation de la tache vasculaire.
• Une épistaxis grave chez un hypertendu nécessite un tamponnement
antérieur, quelquefois postérieur, ou la mise en place de ballonnets
hémostatiques, exceptionnellement une embolisation ou une
coagulation artérielle par voie endonasale.
• La correction de l’hypertension par hypotenseur à action rapide est
associée devant la persistance de cette HTA après arrêt de l’épistaxis.
• Il est indispensable de tarir l’hémorragie rapidement et de
rechercher l’étiologie dans un deuxième temps.