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Exercices 26

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26 P LUSIEURS VARIABLES

E XTREMA
I. V ECTEURS TANGENTS À UNE PARTIE
Définition 74 (vecteur tangent)

Soit X une partie non vide E et x ∈ X . On dit que le vecteur v est un vecteur tangent à X en x lorsqu’il existe ε > 0 et une courbe, de classe C 1 ,
γ : I =]−ε, ε[→ E telle que, pour tout t ∈ I , γ(t ) ∈ X et γ(0) = x et γ� (0) = v (c’est-à-dire qu’il existe une courbe tracée sur X qui passe par x et dont
la dérivée en x est le vecteur v). On note T x X l’ensemble des vecteurs tangents à X en x.

Théorème 30
� �
Soit g ∈ C 1 (Ω, R) où Ω est un ouvert de E . Soit X = {x ∈ Ω, g (x) = 0}. Si x ∈ X et dg (x) �= 0 alors T x X = ker dg (x) .
Dans le cas où E est un espace euclidien, on retrouve l’hyperplan orthogonal au gradient de g en x.

Proposition 126 (cas particuliers)

→ si f : U ⊂ R2 → R est différentiable en a = (x 0 , y 0 ) alors l’ensemble des vecteurs tangents à la surface de R3 d’équation z = f (x, y) est le
∂f ∂f � �
plan d’équation z = f (x 0 , y 0 ) + (x , y ) (x − x 0 ) + (x , y ) y − y 0 .
∂x 0 0 ∂y 0 0
→ si f : U ⊂ E → R est différentiable sur U et E est euclidien et si X est une ligne de niveau de f (il existe k ∈ R tel que X = {x ∈ U , f (x) = k}
alors les vecteurs tangents à X en a ∈ X sont orthogonaux au gradient de f en a.
→ dans le cas particulier d’une surface (S) : f (x, y, z) = 0, si a = (x 0 , y 0 , z 0 ) ∈ S alors le plan tangent à S en a a pour équation

∂f ∂f ∂f
(a)(x − x 0 ) + (a)(y − y 0 ) + (a)(z − z 0 ) = 0
∂x ∂y ∂z

c’est le plan passant par a et orthogonal à ∇ f (a).

Exercice 1 (Navale 2018)

Soit S la surface d’équation x 2 − y 2 − z = 1, P le plan d’équation x + 2y − z = 0. Donner l’ensemble des points M de S tels que le plan tangent à S
en M soit parallèle à P .

II. E XTREMA
Définition 75 (Extrema)

soit f : A ⊂ E → R (A partie quelconque de E )


→ On dit que f admet un maximum local (resp. minimum local) en a ∈ A lorsqu’il existe un voisinage V de a tel que, pour tout x ∈ A ∩ V,
f (x) � f (a) (resp. f (x) � f (a)).
→ On dit que f admet un maximum global (resp. minimum global) en a ∈ U lorsque, pour tout x ∈ U , f (x) � f (a) (resp. f (x) � f (a)).
→ si f : U → R admet un extremum local en a et f est différentiable sur l’ouvert U alors d f a = 0 (on dit que a est un point critique lorsque
d f a = 0).
→ si f est continue sur un compact K alors f est bornée sur K et ses bornes sont atteintes (donc f admet un maximum et un minimum
global sur K ).

Exercice 2

Soit g : R2 → R définie par g (x, y) = x − y + x 3 + y 3 . Montrer que g admet des extrema sur le carré [0, 1]2 et les déterminer.

153
CHAPITRE 26. PLUSIEURS VARIABLES
C OURS ET EXERCICES EXTREMA

Exercice 3

Soit f la fonction définie sur R2 par f (x, y) = x 2 + x 2 y + y 3 .


1. Montrer que f admet un point critique mais que f n’y atteint pas d’extremum local.
2. Soit D = {(x, y) ∈ R2 , x 2 + y 2 � 1}. Montrer que f admet un minimum m et un maximum M sur D. Déterminer les points D où ils sont
atteints puis les valeurs de m et M .

Proposition 127 (Extrema sous une contrainte)

→ soit f : Ω → R et X une partie de Ω. Si f est différentiable en x ∈ X et f |X admet un extremum local en x alors, pour tout v ∈ T x X , on a
d f (x) · v = 0.
→ Soient f et g sont deux applications de classe C 1 d’un ouvert Ω de E à valeurs réelles, X = {x ∈ Ω, g (x) = 0} et x ∈ X . Si dg (x) �= 0 et si f |X
admet un extremum en x alors d f (x) est colinéaire à dg (x).

Exercice 4 (TPE MP 2011)

Soit A > 0. Quel est le maximum de x y z pour x, y, z dans R+ tels que x + y + z = A ? tels que x + 2y + 3z = A ?

Proposition 128 (Condition d’ordre 2)

soit f ∈ C 2 (Ω, R) où Ω est un ouvert de Rn


∂2 f
→ on définit, pour tout x ∈ Ω, H f (x), matrice hessienne de f en x, la matrice de S n (R) de terme général (x)
∂x i ∂x j
→ pour tout x ∈ Ω, il existe un voisinage de O sur lequel on a
� � 1� � � �
f (x + h) = f (x) + ∇ f (x), h + H f (x) · h, h + o �h�2
2
1 T � �
= f (x) + ∇ f (x) .h + h .H f (x).h + o �h�2
T
2
→ si f admet un minimum local en x alors la différentielle de f est nulle en x et H f (x) ∈ S n+ (R),
++ (R), alors f admet un minimum local en x.
→ réciproquement, si la différentielle de f est nulle en x et H f (x) ∈ S n

III. D ÉMONSTRATIONS
Ensemble tangent
� �
Théorème : Soit g ∈ C 1 (Ω, R) où Ω est un ouvert de E . Soit X = {x ∈ Ω, g (x) = 0}. Si x ∈ X et dg (x) �= 0 alors T x X = ker dg (x) .

Démonstration :
on suppose avoir choisi une base (e 1 , . . . , e n ) de E . Pour simplifier l’écriture dans le démonstration, on suppose que E = Rn et que l’espace est muni
de sa base canonique (sinon il faut voir les n-uplets comme les coordonnées dans la base choisie).
→ T x X ⊂ ker dg x : soit v un vecteur tangent à X en x et γ une courbe de classe C 1 dans X telle �
� �que� γ(0) = x et γ (0) = v. On dispose d’un ε > 0
tel que, pour tout t ∈] − ε, ε[, γ(t ) ∈ X , c’est-à-dire g (γ(t )) = 0. En dérivant, on obtient dg γ(t ) γ (t ) = 0. Pour t = 0, cela donne dg (x)(v) = 0 soit
v ∈ ker dg (x). On a bien T x X ⊂ ker dg (x).
n ∂g
� ∂g
→ ker dg (x) ⊂ T x X : soit v = (α1 , . . . , αn ) ∈ ker dg (x) et x = (a 1 , . . . , a n ). On a donc (x).αi = 0. On suppose que (x) = 0 (on peut s’y
∂x i ∂x n
i =1
ramener en changeant l’ordre des vecteurs de la base ou ajuster la démonstration). D’après le théorème des fonctions implicites, localement
l’équation g (x 1 , . . . , x n ) = 0 peut s’écrire sous la forme x n = h(x 1 , . . . , x n−1 ). Plus précisément, il existe un voisinage V de x et une fonction h de
classe C 1 sur un voisinage U de (a 1 , . . . , a n−1 ) tels que,

∀x ∈ V, g (x 1 , . . . , x n ) = 0 ⇔ x n = h(x 1 , . . . , x n−1 ).

On définit alors une courbe dans X par (on écrit en colonne pour mieux voir) :
   
a 1 + α1 t α1
 a 2 + α2 t    α2
   
 ..  �  ..
γ(t ) =  .  on a γ(0) = x et γ (0) =   .
   
 a n−1 + αn−1 t  αn−1 
h(a 1 + α1 t , . . . , a n−1 + αn−1 t ) β

n−1
� ∂h
avec β = αj (a 1 , . . . , a n−1 ).
j =1 ∂x j

154 année 2024/2025


CHAPITRE 26. PLUSIEURS VARIABLES
C OURS ET EXERCICES EXTREMA

Pour tout w = (x 1 , . . . , x n−1 ) ∈ U, on a g (x 1 , . . . , x n−1 , h(x 1 , . . . , x n−1 )) = 0. La j -ème dérivée partielle donne :

∂g
∂g ∂g ∂h ∂h ∂x j
+ . = 0 donc =−
∂x j ∂x n ∂x j ∂x j ∂g
∂x n

∂g ∂g
(l’écriture complète est (x , . . . , x n−1 , h(x 1 , . . . , x n−1 ))+ (x , . . . , x n−1 , h(x 1 , . . . , x n−1 )) . ∂h (x 1 , . . . , x n−1 ) = 0) En injectant dans l’écriture
∂x j 1 ∂x n 1 ∂x j
de β, cela donne
∂g n−1
� ∂g
−β = αj
∂x n j =1 ∂x j

∂g ∂g
et en utilisant le fait que v = (α1 , . . . , αn ) est dans ker dg (x), on a −β
= −αn et donc β = αn . On a montré que γ� (0) = (α1 , . . . , αn ). Ainsi
∂x n ∂x n
tout vecteur de ker dg (x) est un vecteur tangent. Cela donne l’autre inclusion.

Extrema sous une contrainte

Théorème : soit f : Ω → R et X une partie de Ω. Si f est différentiable en x ∈ X et f |X admet un extremum local en x alors, pour tout v ∈ T x X , on a
d f (x) · v = 0.

Démonstration : on prend γ une courbe dans X avec γ(0) = x et γ� (0) = v un vecteur de T x X . La fonction t �→ f (γ(t )) admet un extremum local
en t = 0 donc sa dérivée en ce point est nul, ce qui donne d f (x)(v) = 0

Théorème : Soient f et g sont deux applications de classe C 1 d’un ouvert Ω de E à valeurs réelles, X = {x ∈ Ω, g (x) = 0} et x ∈ X . Si dg (x) �= 0 et si
f |X admet un extremum en x alors d f (x) est colinéaire à dg (x).

Démonstration : On a T x X = ker dg (x) - c’est un hyperplan. La proposition précédente indique que T x X = ker dg (x) ⊂ ker d f (x) avec d f (x) forme
linéaire. Il existe donc λ ∈ R tel que d f (x) = λdg (x).

Développement limité à l’ordre 2

Théorème : soit f ∈ C 2 (Ω, R) où Ω est un ouvert de Rn . Pour tout x ∈ Ω, il existe un voisinage de O sur lequel on a

� � 1� � � �
f (x + h) = f (x) + ∇ f (x), h + H f (x) · h, h + o �h�2
2
1 T � �
= f (x) + ∇ f (x) .h + h .H f (x).h + o �h�2
T
2

Démonstration : on note x = (x 1 , . . . , x n ) et h = (h 1 , . . . , h n ). On suppose que B (x, �h�) ⊂ Ω. Pour t ∈ [0, 1], on définit g (t ) = f (x + t h). La fonction
est de classe C 2 sur [0, 1] et
�1
g (1) = f (x + h) = g (0) + g � (0) + (1 − t )g �� (t )dt
0

On a g (0) = f (x),
n
� ∂f �n ∂f � �
g � (t ) = hi (x + t h) et g � (0) = hi (x) = d f (x)(h) = ∇ f (x), h
i =1 ∂x i i =1 ∂x i

n �
� n ∂2 f
g �� (t ) = hi h j (x + t h)
i =1 j =1 ∂x j ∂x i

2 � 2 �
∂ f � ∂ f ∂2 f �
Chacune des applications est continue en x. Soit ε > 0, il existe α > 0 tel que, pour tout u ∈ B (0, α), �� (x + t h) − (x)�� � ε et cela
∂x j ∂x i ∂x j ∂x i ∂x j ∂x i
pour tout i , j ∈ �1 ; n �. Si �h� < α, on a donc

� � � ε � �
∀t ∈ [0, 1], �g �� (t ) − g �� (0)� � |h i h j |ε � (h 2 + h 2j ) = ε h i2 = nε �h�2
1�i , j �n 2 1�i , j �n i 1�i , j �n

On a alors
�1 �1 �1
1
f (x + h) = f (x) + d f (x)(h) + (1 − t )g �� (0)dt + (1 − t )(g �� (t ) − g �� (0))dt = f (x) + d f (x)(h) + g �� (0) + (1 − t )(g �� (t ) − g �� (0))dt
0 0 2 0
� �
avec g �� (0) = H f (x).h, h et le dernier terme majoré en valeur absolue par nε �h�2 , on obtient l’expression (on peut remplacer ε par ε/n dans les
premières majoration si vraiment on y tient tant que ça).

155 année 2024/2025


CHAPITRE 26. PLUSIEURS VARIABLES
C OURS ET EXERCICES EXTREMA

IV. E XERCICES
E XTREMA
Exercice 5

Soit f (x, y) = x 3 + 3x y 2 − 15x − 12y.


1. Déterminer les points critiques de f .
2. Déterminer les extrema locaux de f sur R2 . La fonction f admet-elle des extrema absolus sur R2 ?
3. Déterminer les extrema locaux et absolus de f sur l’ensemble K = {(x, y) ∈ R2 , 0 � y � x � 3}.

Exercice 6 (Mines MP 2017)

Pour (x, y) ∈ R2 , on pose f (x, y) = x y ln(x 2 + y 2 ) si (x, y) �= (0, 0) et f (0, 0) = 0.


1. Étudier la continuité de f sur R2 .
2. Étudier les extrema locaux de f .

Exercice 7 (CCP MP 2018)

On définit un produit scalaire 〈·, ·〉 sur Rn . Soit f un endomorphisme symétrique de Rn à valeurs propres strictement positives.
� �
1. Montrer que pour tout h ∈ Rn non nul, f (h), h > 0.
� �
2. Soit u ∈ Rn . On définit la fonction g sur Rn par g (x) = 1
2 f (x), x − 〈u, x〉.
(a) Montrer que g est différentiable en tout point de Rn et expliciter sa différentielle.
(b) Montrer que g admet un unique point critique en z 0 = f −1 (u).
(c) Montrer que g admet un maximum global en z 0 (on pourra étudier le signe de g (z 0 + h) − g (z 0 )).

Exercice 8 (Mines MP 2021)


2
Soient E un espace euclidien, || la norme de cet espace, φ ∈ E ∗ , f la fonction de E dans R définie par ∀x ∈ E , f (x) = φ(x)e −�x� . Étudier les
extrema de f .

Exercice 9 (Mines MP 2017)

Déterminer les A ∈ M n (R) telles que, pour tout t ∈ R, e t A ∈ O n (R). Déterminer l’ensemble des vecteurs tangents à O n (R) en I n .

Exercice 10 (Mines MP 2021)

Soit n � 2 un entier. Déterminer l’ensemble des vecteurs tangents à SLn (R) en I n .

Exercice 11 (Mines MP/MPI 2023) ✰✰

Soit E = Mn (R) muni de la norme


� euclidienne
� canonique.
On pose f : M ∈ E �→ �M �2 = tr M T M et g : M ∈ E �→ det M − 1. On note h la restriction de f à SLn (R) = {M ∈ M n (R), det M = 1}.
1. Justifier que f et g sont de classe C 1 et calculer leur gradient en une matrice M ∈ SLn (R).
2. Montrer que f admet un minimum sur SLn (R). Soit M 0 une matrice où il est atteint.
3. Soit H ∈ Mn (R) orthogonale au gradient de g en M 0 . Montrer qu’il existe un chemin γ de classe C 1 défini sur un voisinage de 0 dans R, à
valeurs dans SLn (R) tel que γ(0) = M 0 et γ� (0) = H . (Indication : considérer t �→ M 0 exp(t M 0−1 H ))
� �⊥ � �⊥
4. Montrer que ∇ f M0 = ∇g M0 .
5. Calculer le minimum de h sur SLn (R).

156 année 2024/2025

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