0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues4 pages

L'état Fiche

fiche philo

Transféré par

bouslimlina0907
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
55 vues4 pages

L'état Fiche

fiche philo

Transféré par

bouslimlina0907
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

l’état :

I) éléments de définition :

L'État est une organisation politique souveraine qui exerce le pouvoir juridique et
administratif sur un territoire donné et une population. Il établit des lois, maintient l'ordre et
assure la sécurité.


Société : Ensemble des individus vivant sur un même territoire, unis par des relations
sociales, économiques, culturelles et politiques.


contrat social : Accord tacite ou explicite entre les membres d’une société pour organiser la
vie collective, notamment pour limiter la liberté individuelle afin d’assurer la sécurité et la
justice.​
souveraineté : Pouvoir suprême d’une autorité politique (l’État) sur un territoire et une
population, libre de toute autorité supérieure.

liberté : Faculté d’agir selon sa propre volonté, dans le respect des lois, sans contrainte
excessive.​
justice : Principe moral et juridique qui consiste à donner à chacun ce qui lui revient, à
respecter les droits et à assurer l’équité.

pouvoir : Capacité d’imposer sa volonté, d’influencer ou de contraindre les actions d’autrui.​

II) références :

Philosophe Thèse principale Explication développée

Platon L’État idéal est fondé sur la Dans La République, Platon imagine une société où chaque
justice et l’harmonie des classe (dirigeants, guerriers, artisans) accomplit sa fonction
classes sociales. propre selon la justice. L’État doit garantir l’ordre et le bien
commun en organisant la société comme une âme
harmonieuse. La justice consiste à ce que chacun fasse ce
qui lui revient, sans empiéter sur les autres.

Aristote L’homme est un animal Selon Aristote, l’homme est par nature un zoon politikon,
politique, la société et l’État c’est-à-dire un être qui vit en société. L’État est une
sont naturels. extension naturelle de la famille et du village, visant à
assurer le bien-vivre. La politique est la science du bien
commun, et l’État doit promouvoir la vertu collective pour
permettre aux citoyens de s’épanouir.
Thomas Hobbes L’État est un Leviathan, une Dans Le Léviathan, Hobbes affirme que sans un pouvoir
autorité souveraine nécessaire central fort et absolu, la nature humaine mène à une «
pour éviter la guerre de tous guerre de tous contre tous ». Pour échapper à ce chaos, les
contre tous. individus acceptent un contrat social qui confère à l’État un
pouvoir absolu, garantissant la paix et la sécurité, même au
prix de la liberté individuelle.

John Locke L’État doit protéger les droits Locke propose une vision libérale de l’État, où le pouvoir
naturels (vie, liberté, propriété) politique est limité et fondé sur un contrat social. L’État existe
et est limité par un contrat pour protéger les droits naturels des individus. Si l’État viole
social. ces droits, les citoyens ont le droit de résistance, affirmant
ainsi la souveraineté populaire et la légitimité démocratique.

Jean-Jacques L’État repose sur la volonté Pour Rousseau, la souveraineté appartient au peuple et
Rousseau générale, expression de la s’exprime par la « volonté générale ». Le contrat social
souveraineté collective. implique que chacun renonce à ses intérêts particuliers pour
suivre la volonté commune, garantissant la liberté réelle.
L’État légitime émane de ce pacte social et vise le bien
commun.

Montesquieu La séparation des pouvoirs est Dans De l’esprit des lois, Montesquieu soutient que pour
nécessaire pour prévenir éviter la tyrannie, le pouvoir politique doit être divisé en
l’abus de pouvoir. plusieurs branches indépendantes (exécutif, législatif,
judiciaire). Cette séparation garantit un équilibre où chaque
pouvoir contrôle l’autre, préservant la liberté politique.

Karl Marx L’État est un instrument de Marx analyse l’État comme une structure au service des
domination de la classe intérêts de la classe bourgeoise, qui maintient les rapports
dominante, une superstructure de production capitalistes. L’État n’est donc pas neutre, mais
économique. un outil d’oppression. La société doit passer par une
révolution prolétarienne pour abolir cette domination et
instaurer une société sans classes.

Max Weber L’État détient le monopole Weber définit l’État moderne comme la seule entité à avoir le
légitime de la violence droit d’exercer la violence légitime sur son territoire. Cette
physique. légitimité repose sur la reconnaissance sociale et juridique.
L’État assure ainsi l’ordre public, la sécurité et l’application
des lois, fondant son autorité sur cette exclusivité du recours
à la force.
Hannah Arendt La société politique doit Arendt insiste sur l’importance de la participation active à la
garantir la pluralité et la liberté vie politique pour préserver la liberté. La société doit être un
d’action des citoyens. espace public où les citoyens débattent et agissent
ensemble. L’État totalitaire détruit cette pluralité et réduit
l’homme à un simple sujet passif, privant la société de sa
vitalité politique.

John Rawls La justice sociale repose sur le Rawls développe une théorie politique où l’État doit garantir
principe de la « justice comme des institutions justes, assurant l’égalité des chances et la
équité ». protection des plus défavorisés. Son « voile d’ignorance »
invite à concevoir des règles impartiales. L’État est donc un
garant de la justice distributive dans une société
démocratique.

III) arguments :

L’État est indispensable pour garantir l’ordre et la sécurité sociale

Dans toute société, sans un pouvoir central organisé, règne le chaos et l’anarchie. L’État
joue un rôle fondamental en assurant la sécurité des individus et la stabilité des relations
sociales. Sans règles communes ni autorités capables de les faire respecter, les conflits
personnels ou collectifs se multiplieraient, menant à une insécurité permanente. Ainsi, l’État
protège les citoyens en instituant des lois, en régulant les comportements et en sanctionnant
les infractions. Cette fonction d’ordre est la condition sine qua non pour permettre à la
société de fonctionner pacifiquement et pour que chacun puisse vivre en confiance.

L’État organise la vie collective et assure la justice sociale

Au-delà de la sécurité, l’État est aussi le garant de la justice sociale. Il organise la répartition
des ressources, met en place des services publics et assure la protection des plus
vulnérables. Sans cet équilibre, les inégalités risqueraient de s’accentuer, menaçant la
cohésion sociale. Par exemple, des mécanismes de redistribution via les impôts permettent
de réduire les écarts entre riches et pauvres et de financer des systèmes essentiels comme
la santé ou l’éducation. L’État, en régulant ainsi la vie collective, contribue à la solidarité
entre les membres de la société et évite les fractures sociales.

L’État représente la volonté collective et permet la participation politique

L’État n’est pas simplement une machine administrative, c’est aussi l’expression d’une
volonté commune, celle des citoyens qui vivent ensemble. Par les institutions
démocratiques, il offre à chacun la possibilité de participer à la vie politique, de faire
entendre sa voix et d’influencer les décisions qui affectent la société. Cette représentation
collective est essentielle pour garantir la légitimité des lois et pour que les décisions prises
correspondent aux intérêts généraux, et non à une minorité. La participation politique
contribue aussi à renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté, facteur clé de
la stabilité sociale.

L’État peut devenir un outil de domination et limiter les libertés


individuelles

Toutefois, l’État n’est pas uniquement un protecteur. Il peut aussi devenir un instrument de
pouvoir excessif, imposant des règles arbitraires qui restreignent les libertés individuelles.
Lorsqu’un État exerce un contrôle trop fort, il risque d’étouffer la créativité, la diversité des
opinions et la liberté d’expression, indispensables à une société dynamique. Le risque de
dérive autoritaire est donc réel, et il impose de penser constamment à limiter le pouvoir de
l’État par des mécanismes de contrôle et de séparation des pouvoirs afin d’éviter les abus et
de préserver les droits fondamentaux.

La société précède l’État et est la source de sa légitimité

Enfin, il est important de comprendre que l’État ne peut exister que parce qu’il est fondé sur
une société déjà constituée, avec ses normes, ses valeurs et ses relations. La légitimité de
l’État repose sur le consentement et la reconnaissance des individus qui composent la
société. Sans ce fondement social, l’État perdrait son autorité et son efficacité. C’est donc la
société qui donne naissance à l’État, et non l’inverse, ce qui implique que l’État doit toujours
rester à l’écoute des besoins et aspirations des citoyens pour continuer à légitimer son
pouvoir.

Vous aimerez peut-être aussi