Aor Agni
Aor Agni
Jean-Luc Segapeli
AOR et AGNI
Introduction
Je vais présenter un travail sur Aor et Agni, Aor représentant la lumière et Agni le
feu. Je parlerai de leur association Aor-Agni, ainsi que de leurs caractéristiques
principales : chaleur, lumière et donc couleurs.
Le Dieu suprême
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On peut donc aussi découper ces 3 parties de la Tri-unité en Substance-principe,
Energie, Esprit. Ou encore en Matière, Force, Esprit. Remarquons que nous voyons
dans Energie les consonnes N R G, consonnes de Aor-Agni, ce qui nous permettra
d’associer Aor-Agni à cette deuxième composante, Energie ou Force. Elle semble être
une force électro-magnétique. Cette Energie duelle comprendra les forces d’attraction
et de répulsion, ce qui donnera dans le monde spirituel Amour et Haine. Cela nous
rapproche de la théorie d’Empédocle.
Paul Le Cour nous dit encore que « Aor-Agni est le nom sacré et secret du Père ».
Le Démiurge
Nous étudierons qui est ce Démiurge, quelles sont ses caractéristiques et quelle
est sa part dans la création du cosmos (du moins notre cosmos local) et des êtres
vivants. Nous allons également montrer que Aor-Agni peut représenter le Démiurge, le
Christ, le Soleil.
Tout d’abord, il est important de noter que, conformément à ce qu’affirmaient des
gnostiques, le Démiurge avait créé les corps et la vie qui les anime, mais l’esprit venait
directement du Dieu suprême. Nous le voyons dans la Genèse, quand Dieu (le Dieu
suprême) insuffle l’esprit dans le corps du second Adam.
En Egypte, Hermès nous dit qu’il existait un Dieu suprême et un second Dieu, le
soleil créateur. Nun, représentant les eaux primitives, eaux du chaos, est le Père du
Soleil Râ. Hermès précise que l’homme, par l’intelligence et la sensibilité, est en
rapport avec le second Dieu (le Démiurge), mais par la pensée, il est en rapport avec le
Dieu suprême.
Dans la Genèse, il est dit que Dieu créa la lumière grâce au Fiat. En fait, il s’agit du
Dieu suprême, qui crée la Lumière primordiale, c’est-à-dire, d’après Paul Le Cour, « la
substance-principe, qui sera la matière première du Grand Œuvre du Démiurge,
d’Hélie-artiste ». La Lumière primordiale se sépare de la Ténèbre, par la Volonté de
Dieu.
Or, St Jean écrit que « Dieu est lumière ». À ce sujet, Origène fait une distinction
importante entre les qualités des deux lumières, celle du Dieu suprême et celle du
Démiurge. Il y a « Deux lumières, le Père et le Fils ». « Dans ta lumière, nous verrons la
lumière. » Pour le Dieu suprême, la Ténèbre ne peut même pas côtoyer sa lumière : « la
lumière en qui nulle ténèbre ne se trouve ». Pour le Démiurge, la lumière ne peut pas
être atteint par la Ténèbre, mais n’arrive pas à la repousser : « la lumière qui brille
dans les ténèbres sans que celles-ci la saisissent ». Notons que, d’après Paul Le Cour,
dans « Dieu et les Dieux », « Origène, dont le nom renferme le vocable AOR-AGNI, est
sans doute un surnom ».
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Par ailleurs, il est dit dans le « Roman de l’Anneau » (Shilappadikâram, livre écrit
en tamoul) du prince Ilangô Adigal : « Vishnu lui-même, qui secoue ses épaules
pareilles à des montagnes lorsqu’il baratte l’océan. » « Dieu couleur d’océan ! Quand tu
barattais les entrailles de la mer, le manche de la baratte était la montagne polaire, la
corde, le serpent enroulé des éons. » C’est-à-dire qu’il fait tourner le monde temporel
autour de l’axe. Ce principe de l’axe vertical qui tourne sur lui-même en entraînant
l’espace autour de lui se décline à plusieurs échelles. Ce mouvement est semblable à
l’ardeur (tapas) d’Agni, qui met en mouvement le chaos.
De même, d’après Jean-Pierre Bayard, la Sainte Fontaine est une spirale. C’est le
« symbole druidique de la vie et du mouvement qui se vrillent dans l’éther ».
Comme le Dieu suprême, le Démiurge est formé de Matière, Force, Esprit, c’est-à-
dire Corps, Âme, Esprit. Son corps, c’est la partie d’Univers dont il s’occupe (par
exemple, notre Système solaire), d’où le rôle de créateur ; son âme correspond au
magnétisme polarisé, d’où le rôle de conservateur ; son esprit est la colombe, d’où le
rôle de transformateur ou destructeur.
Le Démiurge est le Logos, le Verbe Divin. C’est lui qui organise la matière
première de sa partie d’espace. Dans cette optique, il choisit un point dans l’espace
pour créer son univers.
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Il est important de comprendre que la notion de Temps est une caractéristique du
Démiurge, alors que l’Espace est un attribut du Dieu suprême. Le Temps, en grec, se dit
Chronos (K R N, relié à Aor-Agni). Paul Le Cour fait remarquer que « Le temps est duel
comme le démiurge Aor-Agni, car il comporte seulement passé et avenir ». En effet,
certains pensent que le présent n’existe pas, car il est mouvant, étant un futur qui
devient du passé. D’ailleurs, d’après Fabre d’Olivet, l’Hébreu ne possède pas de temps
présent ; en effet, il n’existe dans cette langue qu’un temps fini et un temps infini.
D’après Jean Phaure : « Le Verbe n’a pas eu de début, puisqu’il EST avant le
Temps, avant tout début de création, et qu’il est, avec l’Esprit, co-éternel au Père. »
Enfin, dans le Cratyle, Platon dit que Zeus est le Démiurge suprême. Celui-ci crée
la vie et crée des Démiurges secondaires.
La Création du Cosmos
Force et mouvement sont deux des manifestations représentées par Aor et Agni.
Aor est caractérisé par le mouvement, tandis qu’Agni l’est à la fois par la force et le
mouvement. Une fois la lumière primordiale, substance-principe ou matière première
créée par le Dieu suprême à partir du Néant, le Démiurge l’utilise en provoquant un
tourbillon, un mouvement giratoire, grâce à Agni, qui va faire tourner un point sur lui-
même. Remarquons qu’Huracan chez les Amérindiens ou Eros chez les Orphiques
agiront de même.
Les nébuleuses, considérées par la physique moderne comme le résultat d’une
explosion de la mort d’une étoile, sont des pouponnières d’étoiles, où, à partir
d’énergie cosmique, la matière se crée, par synthèse atomique. Puis la matière s’y
complexifie.
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St Yves d’Alveydre fait remarquer que la Genèse, écrite par Moïse avec l’aide du
Grand Prêtre Jethro, commence seulement au 10ème livre et que les 9 premiers,
contenant la Théogonie, n’auraient pas été publiés sciemment par Moïse. Dans une
série de 80 signes provenant des Brahmes publiés par St Yves d’Alveydre dans
l’Archéomètre, on voit que le 10ème est une croix, symbolisant sans doute le X de la
lumière (Khi grec). Le mot Aum en alphabet Vattan domine ces signes. Les 9 premiers
représentent sans doute la Théogonie. Cet auteur nous dit que l’alphabet sanscrit a été
formé à partir de ces signes. En s’aidant de la position du 10ème signe, il est possible
d’arriver à reconstituer l’origine de cet alphabet.
Le Christ
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Le Verbe
Origène dit : « Il faut voir dans "le cœur de Dieu" [le Père] la puissance de son
intelligence, cette force qui lui permet de régir l’univers, et dans le Verbe (sa Parole), le
messager des pensées qu’il nourrit dans son cœur. »
Dans l’Evangile de St Jean, il est dit : « La Grâce et la vérité sont venues par Jésus
Christ. » Le Logos est la lumière de la vérité, le contraire des ténèbres de l’erreur.
Jean Phaure nous dit que Aum (Om) est un nom du Logos.
Il est important de noter que le mot ΛΟΓΟΣ (LOGOS) en grec contient les 2
consonnes Lambda, Λ, et Gamma, Γ, représentant respectivement le compas et
l’équerre, présents en maçonnerie, instruments du Sublime Architecte des Mondes. Ces
deux symboles sont associés à Aor-Agni.
Jacques d’Arès, dans l’Encyclopédie de l’Esotérisme, parle des « deux colonnes du
Temple ». La première colonne correspond au Λ, c’est-à-dire AOR : c’est la lettre R
(rho) ou L (lambda), car R et L sont la même lettre ; c’est l’Amour, le Féminin, le Son,
les courbes, le Mouvement, l’Air, la Lumière solaire ; c’est aussi l’Ankh ; c’est le R de
Rose+Croix. La deuxième colonne correspond au Γ, c’est-à-dire AGNI : c’est la lettre G
(gamma) ou CH (khi), car G et C sont la même lettre ; c’est la Connaissance, le Masculin,
le Rythme, les angles, la Force, l’Eau, la Chaleur ; c’est aussi la Swastika ; c’est le C de
Rose+Croix. Le Ρ (Rho) et le Χ (Khi) se conjoignent dans un symbole d’Harmonie et de
Beauté : le Chrisme.
D’ailleurs, sur le fronton du Parc Chambrun, à Nice, copie du temple de la Sybille
de Rome, il est écrit : ΛΟΓΟΣ ΚΟΣΜΟΣ (LOGOS – KOSMOS). Le tour du Temple est
décoré de frises orphiques : têtes de Bélier et de Bœuf ; instruments de musique…
Le Soleil
Les Démiurges peuvent être plus ou moins importants. Le Démiurge d’une étoile
géante doit être plus important que celui du Soleil.
L’Evangile de St Jean dit : « Ce qui fut fait en lui était la vie, et la vie était la
lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas
saisie. » Il est question ici du Démiurge. St Jean poursuit : « La véritable lumière qui
éclaire tout homme en venant dans ce monde. » Le Soleil (ainsi que la Lune et les
Etoiles) est la lumière sensible du monde, mais ce n’est pas la véritable lumière.
Dans le livre d’Hénoch éthiopien, Hénoch voit 12 portes, par lesquelles sortent les
rayons du Soleil, chaque fenêtre répandant la chaleur en son temps. Il décrit le Ciel des
Cieux : il voit deux fleuves de feu, dont la lumière brillait comme l’hyacinthe ; au milieu
de cette lumière était une maison bâtie en blocs de glace, avec parmi ces blocs des
langues de Feu vivant.
D’après le livre d’Henoch hébreu, la Chekhina (ou Présence divine) est 65 000 fois
plus lumineux que le disque solaire. D’après René Guénon (« L’homme et son devenir
selon le Vedanta »), « Le cœur resplendissant de lumière de la Shekinah est la présence
réalisée du "Suprême-Soi" ».
Pour les Alchimistes, le Soleil est un astre froid. Ses rayons sont obscurs. La
chaleur et la lumière sont produits par le choc des rayons solaires contre les particules
de l’atmosphère terrestre.
La partie féminine
D’après Paul Le Cour, « l’aspect féminin, la parèdre du Dieu absolu "qui est
esprit", c’est la matière première qu’il a engendrée, la matière vierge, Virgo Materia,
Virgo Maria ».
Athéna était surnommée Εργανη (Ergané), l’Ouvrière (R G N, Aor Agni). Elle
représente l’aspect féminin du Démiurge. Il est notoire qu’elle est vierge.
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D’après Jean Phaure, Cybèle, Déesse des Mystères d’Eleusis, est l’équivalent de
Sophia (Minerve, Athéna), qui est « la parèdre du Verbe, la Philosophia perennis ».
Pour l’Immaculée Conception, il précise que l’Esprit-Saint agit comme un germe de la
Vierge Marie. « La divine Sophia est le moyen ». Et la Vierge Marie devient le sanctuaire
de l’Esprit Saint. Sophia se décompose en Phos + Ioa, c’est-à-dire Lumière d’Ioa (Ioa
étant le Verbe).
La Création de la vie
Dans les mythes grecs, la semence d’Ouranos (Aour, la lumière) jetée à la mer par
Kronos (K R N Aor-Agni) crée les êtres-vivants. Remarquons qu’on parle ici du second
Kronos, le Titan père de Jupiter.
Les rayons solaires entrant dans l’eau engendrent les éléments vitaux. Comme le
montre le mythe de la naissance d’Aphrodite (sortant des eaux), ce sont ces rayons
cosmiques qui ont fait apparaître la vie sur la Terre.
Aor est assez proche de l’Esprit ; par contre, Agni est assez proche de la matière.
Ainsi, Aor-Agni va servir de liant, de « moyen », comme on dit en Alchimie, pour
conjoindre l’Esprit et la Matière. Le 2ème principe permet d’unir les deux autres.
En présentant les symboles de la Monade Hiéroglyphique de John Dee, Eugène
Canseliet dit que la Monade est un point au centre de chaque chose.
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De plus, l’Evangile de St Jean dit : « Ce qui fut fait en lui était la vie, et la vie était la
lumière des hommes. » D’après Origène, « cette vie succède au Verbe et reste
inséparable de lui après avoir été produite » et « la vie et la lumière des hommes ne
font qu’un ».
Notons que les acides aminés et les nucléotides sont des constituants essentiels
des organismes vivants. Ils sont formés d’hydrogène, de carbone, d’azote, d’oxygène.
Ces quatre éléments contiennent la plupart des consonnes d’Aor-Agni.
Hydrogène : H D R G N (comme Dragon).
Azote ou Nitrogène : N T R G N.
Oxygène : K S G N.
Carbone : C R B N.
D’après Paul Le Cour, les bioéléments sont en rapport avec les principales
radiations lumineuses. Considérant les radiations du Soleil, les infrarouges
correspondent au créateur, Brahma ; les visibles au conservateur, Vishnu ; les
ultraviolets au destructeur, Shiva.
Concernant les éléments, le même auteur associe le carbone à la terre, l’azote au
feu. Les rayons rouges de l’hydrogène et les rayons jaunes de l’oxygène correspondent
de façon mélangée à l’air (Aor) et à l’eau (Agni).
Une théorie de formation de la Vie suppose qu’elle a été créée dans l’Espace, dans
des champs de plasma polarisés, ce qui explique pourquoi les molécules organiques
ont toutes un même type de chiralité.
Aor et Agni
Le feu (Agni) est engendré par le Soleil. Il contient la lumière (Aor) et la chaleur
(Agni). En Inde, on disait qu’Agni renfermait en lui-même Agni et la lumière.
Mais considérons quelque chose d’inattendu et d’intéressant : Paul Le Cour nous dit
que l’eau correspond en fait à Agni et que l’air correspond à Aor. Ce sont deux des
principes essentiels à la vie. Il fait remarquer que la Swastika représente une roue à
aubes.
Enfin, Aor et Agni sont représentés, hormis par les deux lames de la Double-hache
(dite bipenne, donc à deux « ailes »), par les deux ailes de l’aigle ou celles de la
colombe.
AOR
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Toujours d’après Blavatsky, « Brahmâ est le Kala-Hansa (Cygne Noir), et le rayon,
le Hansa-Vahana (celui qui a pour véhicule le cygne). » La « Matrice Universelle »
équivaut aux « Eaux Primordiales de l’Abysse, ou ouverture pour l’accueil et ensuite la
sortie de ce rayon (le Logos), qui contient en lui les 7 rayons procréatifs ou puissances
(les logoi ou constructeurs) ». « D’où le choix des Rose-Croix de l’oiseau aquatique
(Cygne ou Pélican), avec 7 petits. » « Oiseau aquatique flottant ou se mouvant sur les
eaux comme l’Esprit, puis sortant de ces eaux pour donner naissance à d’autres êtres. »
En outre, Fabre d’Olivet distingue le feu, Aoûr, de la lumière, Aôr. De plus, pour
Stanislas de Guaita, la Lumière Astrale s’appelle Aôd, dans son mouvement
d’expansion, Aôb, dans son mouvement de restriction, et Aôr, dans son double
mouvement, ascendant et descendant. Aôr est à la fois lumière et amour.
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AGNI
La principale propriété d’Agni (le feu) est le « Tapas » (l’ardeur). Notons que le
français a gardé ses 2 significations : chaleur et mouvement. C’est ce que nous répète la
physique moderne : on sait que chaleur et mouvement sont équivalents ; plus un
milieu est chaud, plus ses particules bougent rapidement.
Le Tapas est l’ardeur cosmique. On passe d’un univers amorphe à un univers
ordonné. Dans le Ṛgveda, lorsqu’Indra a vaincu Vṛtra, Agni, qui était immobile,
commence à développer son Tapas. C’est lui qui va produire le mouvement en toutes
choses. C’est le feu caché à l’intérieur de l’eau. Indra est le Dieu de la Lumière (Aor) et
est la manifestation d’Agni.
« Le tapas est à l’origine du Ṛta (ordre cosmique) », nous dit B. L. Ogibenin, dans
« Structure d’un Mythe Védique : Le Mythe Cosmogonique dans le Ṛgveda ». « L’Ordre
et la Vérité sont nés sont nés de l’Ardeur qui s’allume. », déclare Louis Renou, dans
« Hymnes spéculatifs du Véda ».
Sri Aurobindo considère qu’Agni représente un éclat brûlant, un mouvement
tournant et ondulant.
Remarquons que le vajra, arme d’Indra, sorte de double-marteau électro-
magnétique, peut s’identifier à la foudre, car il la crée. Indra tue Vṛtra grâce à ces
propriétés. De plus, le vajra peut être égalé au Tapas, d’après les auteurs védiques.
D’ailleurs, le Ṛgveda dit que Indra met en marche son vajra et lui fait produire de la
lumière.
Le Dorjé est un instrument double tibétain symbolisant la foudre, similaire au
vajra, au marteau de Thor ou au foudre de Zeus. Enfin, d’après Paul-Georges
Sansonetti, la foudre peut être représentée par une hache ou un marteau. L’énergie,
qui est double, vient du ciel et peut être représentée par une hache. L’éclair est
métaphorique d’une autre énergie, d’une énergie constitutive de l’ordre de l’Univers.
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Mitra et Varuna sont des divinités solaires. Mitra représentait la souveraineté sur
le plan terrestre et Varuna (dont le nom rappelle Ouranos, et donc Aor-Agni) sur le
plan surnaturel et naturel.
Shiva est entouré d’un cercle de flammes, représentant les sept univers de la
création. Dans une main, il porte le feu du sacrifice. On voit ainsi qu’il est relié à Agni.
Dans le livre d’Hénoch slavon, Dieu parle à Hénoch : « car avant que ne fussent
toutes les choses visibles, la lumière s’ouvrit, et moi, au milieu de la lumière, je
parcourais l’espace comme un des invisibles. » La lumière est le « fondement des
choses d’en haut » « et il n’y a par-dessus la lumière rien d’autre ». Arouchaz est une
chose dure, lourde, noire, « soit le fondement des choses d’en bas ».
En outre, dans l’Hekhalot Rabbati, ou « Grand Traité des Palais », le Prince Dumiel
est assis sur une gemme qui a en elle la splendeur des luminaires du firmament tels
qu’ils étaient à la création du monde.
Le feu est la vie. D’après Platon, « En chacun des éléments, il y a une âme, et le feu
est lui-même un être vivant ». Le feu Agni fait donc partie de l’âme.
Par ailleurs, le tumo est une chaleur interne qui peut être produite par un humain
avec de l’entraînement.
Il est important de noter que, pour Fulcanelli, le feu n’est pas le résultat de la
combustion, mais sa cause véritable.
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D’après Jules Boucher, dans « La Symbolique maçonnique », l’Etoile flamboyante,
active, entoure le G, qui devient l’initiale de Graal, qui est le voile du feu créateur, feu
qui rayonne et qui flamboie. L’Epée flamboyante est une épée de feu. Il y a un
mouvement ondulatoire et vibratoire de la flamme. Oswald Wirth dit que « le Glaive
flamboyant est le symbole du Verbe ».
Marius Lepage y voit d’une part la création,
par Verbe-Lumière-Son, d’autre part, la
purification et expiation.
D’après la Cabale, ou Langue des oiseaux, on peut identifier Aor-Agni par ses
consonnes, à savoir R G N. De nombreux mots les contiennent.
Des noms de Dieux, tout d’abord : Huracan, chez les Amérindiens ; Ouranos (ciel –
soleil) et Gé (Terre), chez les Grecs ; Grian, nom du Soleil chez les Irlandais.
Les lieux souterrains ensuite : Achéron (monde souterrain chez les Grecs) ;
d’autre part, le mot Agartha contient Aor, Agni et Théos (Dieu). La Source se dit Κρηνη
(Kréné) en grec, et est le symbole de la Connaissance.
D’autres mots également : en Grèce encore, Ergané, Géryon, Agénor (fils de
Poséidon), Ariane (ou Ἀριάδνη, Ariadné) et Energia ; en Amérique, Niagara ; en
français, origine, organe, énergie, arcane.
Les « Pommes d’Or » du jardin des Hespérides, sans doute des Oranges (R N G),
étaient gardées par un Dragon (D R G N). Il semble que le Dragon soit souvent un
gardien de Aor-Agni. Dans l’une des versions du Ṛgveda, c’est dans une caverne
protégée par le Dragon Vṛtra qu’est détenu entre autres Agni.
Les Couleurs
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Le Cœur
Paul Le Cour, dans « Dieu et les Dieux », fait remarquer une analogie entre le
Sacré-Cœur et le Soleil. Le Sang et l’Eau coulant du Cœur du Christ font penser aux
tâches solaires, ouvertures par lesquelles s’enfuient une quantité énorme d’électrons.
Le même auteur nous dit que, pour les Mayas, le Dieu solaire Huracan était le cœur du
ciel. Il précise également que le hiéroglyphe symbolisant le cœur en Egypte était un
vase. De même, le cœur de Dionysos-Iacchos était le Soleil et a été conservé
précieusement, grâce à la prévoyance d’Athéna, après son démembrement par les
Titans. Il est indiqué, dans les Discours sacrés orphiques « Seul ils laissèrent le Cœur
intellectif », en expliquant que cet organe générateur du Dieu, essence immédiatement
supérieure à l’Âme, appelée par Platon « Essence indivisible », était resté intact.
On confond parfois cœur et chœur, car le Soleil émet des ondes visuelles et
sonores.
L’Orphisme
Le nom Orphée vient de Aor et de φως (Phos, Lumière), d’où Lumière d’Aor.
Orphée est souvent dit fils d’Apollon, qui lui avait offert une lyre à 7 cordes. Il savait
charmer les animaux.
Dans la Cosmogonie orphique, Eros, l’Amour, est à l’origine des choses ; il est le
seul Créateur. Il est la « Force des Forces » chez Platon. Dans la Théogonie d’Hésiode,
Eros est le Démiurge, qui féconde la Nature et Okéanos, l’Océan.
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L’œuf Cosmique apparaît, puis de cet œuf naît Phanès,
« l’apparition », « l’être de lumière ». Phanès est né de l’Œuf
cosmique, coupé en deux par Chronos et Anankè (la Nécessité). La
partie haute de l’œuf formera le Ciel (Ouranos) et la partie basse
la Terre (Gê ou Gaïa). Ouranos-Gê donne encore Aor-Agni (R N G).
Phanès (ou Protogonos) est dit « jailli de l’œuf aux ailes d’or »,
dans l’hymne orphique à Protogonos ; on y indique aussi
l’apparition de la lumière : « [Protogonos] qui d’un coup d’aile
dissipa le voile obscur des yeux et les ouvrit à la lumière ».
Phanès s’appelle parfois Eros (l’Amour), ou bien Protogonos, le Premier Né. C’est
le Démiurge. C’est aussi l’illustre Eriképaios, que je décomposerais en Erik (qui veut
dire Chef unique, en scandinave) et Paios (qui veut dire paire en latin), exprimant ainsi
la primauté d’Eriképaios, mais aussi sa dualité, son caractère hermaphrodite. C’est lui
qui a institué le Skeptron, pour régler le mouvement de la création. On lui donne
parfois aussi le nom de Dionysos. On l’appelle aussi la Mètis. Il existe notamment une
version où un Zeus hermaphrodite avale la Mètis, la fait maturer et la régurgite sous la
forme d’Athéna.
Enfin, les Pythagoriciens comparaient le Système solaire à une lyre, dont chaque
planète était une corde et émettait un son : la musique des sphères, créée par des
vibrations lumineuses. On comptait 7 planètes, 7 notes, 7 couleurs. La doctrine
pythagoricienne est basée sur l’ordre, l’harmonie et la beauté. Le mot Cosmos, en grec,
avait ces trois significations.
Notons qu’Apollon (le Soleil) jouait de la lyre, comme Orphée.
Le Livre de Dzyan est un très ancien livre d’origine tibétaine, dévoilé par Helena
Blavatsky, dans son livre « La Doctrine secrète ». C’est une cosmogonie, dont je vais
donner deux extraits, associés à la lumière. Ces thèmes de l’œuf cosmique et de la
lumière se rencontrent souvent dans les cosmogonies.
Stance 2 : « Les sept fils n’étaient pas encore nés du réseau de la lumière. »
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Stance 3 : « L’obscurité irradie la lumière, et la lumière laisse tomber un unique
rayon dans la profondeur de la Mère. Le rayon passe à travers l’œuf vierge. Le rayon
oblige l’œuf éternel à vibrer, laisse tomber le germe non-éternel, qui se condense en
l’œuf du monde. » « La racine de la vie était dans chaque goutte de l’océan
d’immortalité, et l’océan était de la lumière, radiante, qui était du feu, de la chaleur et
du mouvement. »
Dans cette stance, on parle du Feu-Eau (le Feu liquide). On a ici de la Lumière
liquide. La Lumière est une Flamme Froide. La flamme est le Feu. Le Feu produit la
chaleur. La Chaleur produit l’Eau (l’Eau de la Vie dans la Grande-Mère).
On voit bien ici que « l’œuf non-éternel » produira un univers local et provient de
l’œuf éternel. À la fin de la stance 3, Fohat apparaît, qui va insuffler de l’énergie dans
les atomes. Cette énergie ignée a forcément un rapport avec Aor-Agni.
Cathares et Manichéens
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Toujours d’après Paul Le Cour, dans « L’Evangile ésotérique de St Jean », le
Verseau, Ganymède, signifie « celui qui conduit (ou qui possède) Agni ». Il verse le
contenu de son vase, le soma hindou, l’aoma perse, le vin de Dionysos, le nectar
olympien. Cet auteur ajoute que, depuis l’ère chrétienne, Jean-Agni détient ce vase,
Graal taillé dans une émeraude qui formait la couronne de Lucifer avant sa chute.
Notons que la Bible est souvent ouverte à l’Evangile de St Jean, lors des tenues
maçonniques.
Dans le Johannisme, le Christ représente le côté Amour, alors que Jean représente
le côté Connaissance. Le Christ symbolise l’Aor, tandis que Jean symbolise Agni. Les
deux Jean, de caractéristiques souvent semblables, sont souvent désignés ensemble
par le seul mot « Jean ». À eux deux (ou trois), ils forment le Rebis. Mais nous pouvons
remarquer que Jean est aussi un peu Aor et le Christ un peu Agni.
Dans la tradition johannite, d’après Marc Thirouin (Atlantis n°189, Jean-Agni et
Jean-Aor), Jean-Baptiste est la Venus Lucifera (l’Etoile du Matin, porteuse de lumière)
et Jean l’Evangéliste est Venus Vespera (l’Etoile du Soir).
Les Mythes
Prométhée a dérobé le feu (Agni) aux Dieux. Il sera puni, un aigle venant chaque
jour manger son foie, qui repousse aussitôt. Saint Yves d’Alveydre a écrit une tragédie
en 5 actes sur ce mythe : « Le mystère du progrès ». On y voit Prométhée, assisté par
Vulcain et les Cabires, tenter, depuis leur base située dans un Volcan (Agni), tenter de
dérober le feu aux Olympiens, menés par Zeus.
II Arcana Arcanorum
A) Alchimie
L’un des buts de l’alchimie est de condenser la lumière (Aor) sous forme solide, à
l’aide du feu (Agni), pour aboutir à la Pierre Philosophale.
D’après Paul Le Cour : « En hébreu, le mot Aor désigne la lumière et en grec l’or
est désigné par le mot chrusos qui contient les consonnes essentielles du mot Christ.
En fait, selon l’herméneutique, l’or philosophal, c’est le Christ, à la fois lumière (Aor) et
vie. L’alchimie est donc la connaissance des transformations de la lumière du Christ
solaire en vie. » Cette définition fonctionne aussi bien pour l’Alchimie externe que pour
les Voies internes.
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L’Alchimiste va jouer le rôle d’un Démiurge, aussi bien dans l’Alchimie que pour
les Voies internes. La Table d’Emeraude déclare : « Toutes choses furent produites par
une seule médiation. » Est-ce le Démiurge ?
Une formule alchimique, mise en valeur par Basile Valentin, déclame : IGNE
NATURA RENOVATUR INTEGRA, c’est-à-dire « Par le Feu (Agni), la Nature est toute
entière renouvelée ».
Plusieurs couleurs (Aor) se succèdent dans le Grand Œuvre. Les trois couleurs
principales sont le Noir, engendré par une chaleur (Agni) humide, le Blanc, engendré
par une chaleur (Agni) sèche, et le Rouge, la Pierre séchant encore plus et la lumière
(Aor) se condensant à son maximum dans la Pierre philosophale. Il existe des couleurs
intermédiaires : bleu-noir, vert, jaune, orange, queue de paon.
Les couleurs symboliques du foyer d’Agni sont aussi le Noir, le Blanc et le Rouge.
Dans l’œuf alchimique, par voie sèche, on ne peut voir les couleurs, cachées à
l’intérieur. Par contre, Eugène Canseliet nous indique que l’on entend les sons des
planètes, qui correspondent aux couleurs.
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Mais l’opérateur (l’Alchimiste) et la matière sont encore plus liés qu’on ne le
pense. L’Esprit de l’opérateur ensemence la matière. Cet Esprit correspond à Aor. Il
réveille l’Esprit à l’intérieur de la matière. Et en retour, l’Esprit de la matière
ensemence aussi l’Esprit de l’Alchimiste. Dans « Le Feu du Soleil », Robert Amadou
déclare que « Les manipulations ont une influence sur l’esprit particulier de
l’alchimiste ». Canseliet confirme en disant : « Avec les pinces, les pensées se
prolongent en ondes. L’alchimiste est un sage et un croyant. Si quelqu’un d’autre fait la
même manipulation qu’il vient de réussir, il est possible qu’elle échoue cette fois. » Il
ajoute : « L’Esprit, c’est de la matière. » Il parle sans doute à ce moment-là de Aor, qui
est plus matériel que le véritable Esprit. L’artiste reçoit un rayonnement du ciel et sa
matière le retient.
B) Théurgie
D’après Paul Le Cour, « Le détenteur de la Gnose est Ioan [Jean], le porteur du
Graal ». Toujours d’après cet auteur, nous avons déjà mentionné le fait que les deux
Jean (Jean le Baptiste et Jean l’Evangéliste) représentent Agni, tandis que le Christ
représente Aor.
Le Baptême
Lorsque Jean-Baptiste baptise Jésus par l’eau, dans le Jourdain, celui-ci est
adombré par l’esprit du Christ, qui descend et pénètre en lui, et devient par là le Christ.
La colombe de l’Esprit-Saint est descendue sur lui. Ainsi, Jésus a été baptisé par Agni,
c’est-à-dire par le feu contenu dans l’eau. Remarquons qu’il a été en même temps, de
manière exceptionnelle, baptisé par l’Esprit (Aor), par l’immense colombe (Ionah
voulant dire Esprit) le survolant. Remarquons que cette colombe était l’éternel féminin
céleste, représentant l’Amour divin. Jésus a reçu de Jean la Connaissance.
D’après Marc Thirouin (Atlantis n°189, Jean-Agni et Jean-Aor), le baptême de Jean
Baptiste avec l’eau était un baptême initiatique « de conversion » et ressemble aux
« rites de renaissance des religions à mystères ». Il explique : « Ce qui descendit sur
Jésus dans cet instant, ce fut le Verbe solaire, qui est à la fois Aor et Agni ». Edouard
Schuré imagine une « grande colombe incandescente de lumière ».
En outre, Jean l’Evangéliste veut faire communier tous les hommes entre eux et
avec le Plan Divin.
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Le Baptême était un rite essénien. Jésus était Nazaréen, c’est-à-dire un initié
essénien. Les Esséniens vivaient selon les principes de Pythagore.
Quand on recevait un néophyte lors du baptême essénien, il recevait une petite
hache-double, nommée bipenne, car ses deux ailes (Amour-Aor et Connaissance-Agni)
permettaient de monter vers Dieu. Les Thérapeutes paraissent avoir été des Esséniens.
Le Christ instituera par la suite le baptême par l’Esprit-Saint (Aor). Ce baptême
était pratiqué par imposition des mains et attribuait des dons supérieurs. Lors de la
Pentecôte, les langues de feu survolant les Apôtres ont été une imposition des mains
divine.
Plus exactement, d’après Paul Le Cour, « Jean-Agni baptisait avec l’eau ; le Christ,
qui réunit en lui les deux natures du dualisme, baptisera ensuite avec l’eau et l’air
(Agni et Aor) ». Et il répète la phrase du Christ, rapportée par St Jean : « Nul ne
connaîtra le royaume de Dieu, s’il ne renaît d’eau et de pneuma. »
L’Eucharistie
Le Christ, comme Melchisédech avant lui, a réuni les Mystères de Déméter (ou Gé)
et ceux de Dionysos, avec le pain et le vin. Remarquons que Déméter veut dire « Mère
de Dieu » et que Dionysos signifie « Fils de Dieu ». Le pain nourri par le Soleil est « la
chair » du Christ ; le vin est « son sang ».
Paul Le Cour note que « le Christ ne peut avoir célébré la Pâque juive, une fête
comportant l’immolation d’un agneau ; car il était venu abolir les sacrifices sanglants
et transformer la religion juive. Aucun évangile n’indique que le Christ ait mangé
l’agneau pascal ».
Les premiers chrétiens partageaient des galettes plates dorées, striées de rayons.
Elles représentaient le Soleil.
Les Mystères
Les monuments religieux sont tous orientés par rapport au Soleil et aux points
cardinaux. Les églises sont orientées dans la direction Est-Ouest. Leur entrée est à
l’Ouest. Stonehenge est orienté pour recevoir le rayonnement du soleil se levant au
Solstice d’été. Normalement, le Prêtre devrait faire son service en regardant vers l’Est.
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Par ailleurs, les lampes qui brûlent devant les sanctuaires modernes sont
équivalentes au feu des vestales ou des prêtres d’Ahura Mazda.
Comme Aor et Agni sont unis, on ne peut pas séparer Amour et Connaissance
sans déséquilibrer la vie spirituelle. Acquérir la Connaissance permet de se rapprocher
de la beauté divine.
Pour atteindre le Christ, on n’a pas besoin de pratiques extérieures, car l’Energie
vitale que nous a fournie le Démiurge est encore directement reliée à lui. Ensuite, le
Logos fera le médiateur entre l’homme et le Dieu suprême.
Les bougies sont utilisées pendant les tenues maçonniques. Elles permettent de
représenter le Logos. Sept bougies correspondent aux sept chakras. La bougie verte
placée au centre des bougies blanches correspond au chakra du cœur. La lumière verte
rappelle le rayon vert du Soleil couchant. Elle est symbolisée par la cérémonie des
cierges vertes, dont parle Fulcanelli, à l’Eglise Saint Victor de Marseille, célèbre pour sa
Vierge Noire.
Notons que les éléments Eau et Feu sont utilisés pendant certains rituels
magiques.
Enfin, les rosaces des cathédrales laissent passer de multiples couleurs, donc des
longueurs d’onde particulières.
C) Voies internes
On peut dire que les Voies internes consistent à reproduire par analogie ce qui se
passe en Alchimie externe. Il s’agit d’utiliser un feu (Agni) semblable à celui utilisé par
les Alchimistes dans leur Athanor, mais interne au corps humain, pour pouvoir
transformer l’âme, en l’épurant, en un esprit pur. C’est par le feu Agni qu’il faut se
purifier, pour se délivrer du matériel et tendre vers le spirituel, pour atteindre
l’immortalité.
La Lumière (Aor) est le but de l’initiation. La Divinité que nous voulons atteindre
est elle-même Lumière.
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La fin des Vers d’Or de Pythagore (traduction Fabre d’olivet) est la suivante :
« Mais observe mes lois… Afin que, t’élevant dans l’éther radieux, Au sein des
Immortels, tu sois un Dieu toi-même. » En effet, Pythagore indique dans ses Vers d’Or
des règles de vie aidant à atteindre l’immortalité. Il faut noter que le Démiurge de
notre Système, comme tous les autres Démiurges, est un être extrêmement
perfectionné, d’une Ethique presque parfaite. D’ailleurs, les Egyptiens indiquaient que
les Pharaons pouvaient après leur mort se transformer en étoiles. Mais tous les
hommes, en améliorant et épurant leur âme, peuvent aussi devenir des Dieux.
Les Orphiques, Pythagoriciens et Platoniciens utilisaient la Beauté et l’Harmonie
pour épurer leur âme et tendre vers l’esprit. Ils croyaient aussi aux transmigrations
des âmes, ce qui permet petit à petit de purifier l’âme. Mais le but des Voies internes
est d’accélérer le processus.
Après la mort, l’esprit s’élève plus ou moins haut et atteint une planète d’autant
moins dense qu’il est plus épuré. Il rejoint les esprits de même niveau de
développement que lui. Remarquons de même que Dante doit traverser 9 cieux avant
d’atteindre le Soleil.
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En outre, les glandes endocrines et les chakras correspondent chacun à une
couleur différente. La Glande pinéale est sensible à la lumière. Augusta Foss Heindel,
dans « Les glandes endocrines et leur mystère », explique que « la glande pinéale est
régie par Neptune, le porte-flambeau du Soleil spirituel, qui est le Père ». Cet organe
correspond au Monde de l’Esprit Divin. « Le rayon de Neptune transporte ce que les
occultistes appellent le Feu du Père, qui est la lumière et la vie de l’esprit divin,
s’exprimant comme volonté. » Elle précise : « La couleur du feu du Père est bleue. » Et
enfin : « Quand la Glande pinéale entre en activité, sa couleur vibre dans un beau bleu
éblouissant. »
Dans les Métamorphoses d’Ovide (qui signifient dans la langue des oiseaux : les
métamorphoses de l’œuf), on voit Héraclès brûler sur un bûcher funéraire, puis
ressusciter parmi les étoiles, dans un char à 4 chevaux, tel Mithra ou Zervan Akarana.
Outre le Christ, de nombreux Dieux ont subi une mort, puis une renaissance. On
connaît le mythe d’Isis et Osiris, détaillé notamment par Plutarque : Osiris est
assassiné, puis démembré par son frère Seth ; puis, après avoir retrouvé presque tous
les morceaux éparpillés par Seth, Isis ressuscite son mari.
Une histoire semblable arrive à Dionysos, enfant. Les Titans l’attirent avec des
jouets, puis le tuent et le démembrent. Il sera lui aussi ressuscité.
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D’après Fabre d’Olivet (et nous avons tous observé la même chose dans les rites
maçonniques), la « purification » par l’eau rend mundus, mais la purification par le feu
rend « purus ». L’eau ne lave que les souillures extérieures, mais le feu lave les
souillures de l’âme.
Enfin, dans les « Actes du Symposium du 30 mai 2009 du Rite Ancien et Primitif
de Memphis-Misraïm », dirigés par Michel Gaudart de Soulages, Michel Léger nous
parle des Mystères antiques. Dans les Grands Mystères, l’initiation à l’époptie consiste
en un voyage de l’obscurité à la lumière. Puis, dans l’initiation suprême des Grands
Mystères, dans le Sanctuaire, « grâce à un Amour céleste, il devient Dieu ».
Conclusion
Ceci conclut ma présentation sur Aor et Agni.
J'ai dit.
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