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Support MASTER FEDE 2021 Analyse Economique

Très bon document qui traite l'analyse économique

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MODULE : ANALYSE ECONOMIQUE

MASTER FEDE 2020-2021

Introduction
D’aucuns définissent la science économique comme l’étude de l’allocation des ressources rares de
l’homme pour la réalisation d’objectifs alternatifs. Cette définition est certes correcte mais demande
quelques précisions pour que le champ d’application de l’économie soit bien circonscrit. Et si tel n’est pas
le cas, on risquerait bien de la confondre à d’autres disciplines telles que la science politique ou la
médecine, car le problème d’allocation des ressources revêt un caractère général et se rapporte à
l’existence même de l’homme.
L’économie peut être définie comme une discipline des sciences sociales dont l’objet d’étude est
l’allocation des ressources rares (ou limitées) de l’homme à la satisfaction de ses besoins multiples et
concurrents. Elle s’intéresse essentiellement aux activités de production, de distribution et de
consommation des biens ainsi qu’aux institutions, aux cadres réglementaires et à l’environnement
facilitant ces activités.
C’est quoi le marché ?
Etymologie : du latin mercatus, commerce, marché.

Dans le sens premier, le marché désigne le lieu où des producteurs (commerçants, artisans, paysans)
se rassemblent pour proposer directement leurs produits aux consommateurs.

En économie, par extension, le marché est un système d'échanges où se rencontrent l'offre (les
vendeurs) et la demande (les acheteurs). C'est aussi l'ensemble des règles, juridiques ou informelles,
par lesquelles ce type d'opérations économiques peut se réaliser. Le marché, qui concerne aussi bien
les échanges de biens, de services que les échanges actifs financiers et immobiliers, est l'un des
concepts fondamentaux de l'économie.
C’est quoi économie de marché ?
Système dans lequel les agents économiques (entreprises, individus) ont la liberté de vendre et d'acheter
des biens, des services et des capitaux. Chacun agit alors en fonction de ses intérêts; le profit, considéré
positivement, y figure comme la récompense du risque. Les défenseurs de l'économie de marché
estiment qu'un tel "laissez faire" favorise la croissance économique. Une économie de marché s'oppose
à une économie planifiée dans laquelle toutes les grandes décisions sont prises par l'État.
Qu’est-ce que la microéconomie ?
La microéconomie étudie comment les agents économiques – pris individuellement – prennent leurs
décisions de production ou de consommation, et elle s’intéresse aux relations qui existent entre celles-ci.
Ces décisions individuelles ainsi que leurs interrelations se répercutent au niveau macroéconomique
dans ce sens que les agrégats macroéconomiques ne sont rien d’autre que des sommes de grandeurs
microéconomiques. On peut à juste titre, considérer la microéconomie comme l’étude des arbres et la
macroéconomie comme l’étude de la forêt.

Par Ange Paterson MALOANGO : BANQUIER- ASSUREUR ; Diplômé FEDE ; Professionnel – Consultant – Formateur –
[email protected] ou [email protected] – 05 579 30 86-06 684 83 86
SECTION I : ANALYSE MICRO-ECONOMIQUE : L’ECONOMIE DE MARCHE, SON
FONCTIONNEMENT, SES
IMPERFECTIONS
1- Acteurs économiques et leur comportement

Acteur Fonction économique Autres caractéristiques


principale
Ménages
(Personnes
partageant le même – La consommation est limitée par les revenus
domicile + unité de CONSOMMATION – Les ménages sont offreurs de travail
consommation et de
revenus)

– Les entreprises sont très diverses (taille,


PRODUCTION DE BIENS ET produits, clients, …)
Entreprises SERVICES MARCHANDS
– Les entreprises ont besoin de capitaux et de
main-d’œuvre fournis par les autres acteurs

PRODUCTION DE BIENS ET
SERVICES COLLECTIFS NON-
État et MARCHANDS – Les ressources de l’État proviennent des autres
Administrations agents économiques sous forme d’impôts, taxes
Collectif = pouvant être et prélèvements sociaux
consommé par plusieurs
personnes à la fois
Non-marchand = gratuit ou – L’État participe à la redistribution des revenus
quasi-gratuit
ex : équipements collectifs,
éducation, sécurité, justice,
etc…

Banques FINANCER les besoins des Rôle d’intermédiaire entre épargnants et


agents économiques emprunteurs

Reste du monde Toutes opérations HORS DU Regroupe tous les acteurs économiques
PAYS (Administrations, ménages, entreprises et
banques) situés à l’étranger.

A- ANALYSE DU COMPORTEMENT DU CONSOMMATEUR


Par « comportement du consommateur », on entend l'ensemble des comportements qui se rapportent à
l'acquisition de biens et services, pas seulement l'acte d'achat en lui-même mais également les
comportements qui précèdent l'acquisition, le choix même, l'utilisation des biens et services achetés et
l'abandon éventuel de ces produits. La consommation occupe une place importante dans les activités
des individus, en termes de temps et en termes d'importance symbolique.
On «Étudie le comportement du consommateur » pour savoir :

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EN MICROECONOMIE :

 Quelle quantité de produits achète un consommateur ? A quel prix?


 Quelles sont les conséquences de ses achats sur l’état du marché?
 Comment définir une demande de marché?
 Quelle est la réaction du consommateur face à une augmentation du prix du produit ? Ou face à
une augmentation de son revenu? Face à la mise en place d’une taxe à la consommation?

Exemple : préférence, gain à l’achat, contrainte de revenu, de prix......modification de son « bien-être »

EN MACROECONOMIE :

 Quelle est la part du budget des ménages consacrée à la consommation ?


 Quelle est la part du budget des ménages consacrée aux dépenses alimentaires ?

Exemple : niveau de vie, structure du revenu, PIB, inflation, croissance...

La théorie néoclassique du comportement du consommateur se propose d’expliquer comment se forme


la demande individuelle des biens. A cet égard, elle postule que tout individu est rationnel dans son
processus de prise de décisions.
Ceci suppose donc qu’il est soumis à un ensemble d’axiomes établissant ou caractérisant son
comportement :
 axiome de comparaison ;
 axiome réflexivité ;
 axiome de transitivité.
Il faut noter que ces axiomes garantissent l’existence de la fonction d’utilité du consommateur. Les
préférences variant d’une personne à une autre, les biens étant onéreux et les individus n’ayant pas le
même niveau de revenu, la théorie suggère qu’un consommateur rationnel est celui qui, dans son
ensemble budgétaire ou ensemble de consommation, arrive à identifier et à consommer le panier de
biens lui procurant le maximum de satisfaction.

- Analyse des possibilités d’action du consommateur


Dans l’analyse du comportement du consommateur, il s’avère important de définir en premier lieu ses
possibilités d’action compte tenu de son revenu et des prix en vigueur sur le marché. Une personne qui
dispose d’un revenu monétaire de 100 ne peut pas se permettre d’acheter un bien qui 101 UM ou plus.
Par contre, il peut se permettre d’acheter – au même moment – deux unités d’un bien qui coûte 30 UM
et une unité d’un autre qui coûte 40 UM. Pour bien étudier les choix ou décisions du consommateur, il
faut dès le départ, savoir ce qu’il peut faire sur le marché avec le pouvoir d’achat que lui confère son
revenu monétaire. Ce revient à étudier l’ensemble des éléments qui restreignent la liberté d’action du
consommateur.
La première contrainte qui s’impose à lui est une contrainte financière car les biens économiques sont,
par définition, des biens onéreux. La nature peut également imposer des contraintes au consommateur
selon que le bien qu’il souhaite consommer est disponible à des moments de temps précis (c’est le cas
des fruits saisonniers) ou à des endroits précis (c’est le cas du sable à utiliser pour la construction).

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- Préférences du consommateur et fonction d’utilité
Les préférences du consommateur
Le consommateur est supposé avoir des préférences à l’égard des paniers de biens appartenant à son
ensemble budgétaire EB ou ensemble de consommation EC. Ainsi, il doit être capable de dire si le panier
X est préféré ou faiblement préféré (ou est au moins aussi désirable que) au panier Y, ou inversement.
Autrement dit, il doit être en mesure d’établir un certain pré-ordre dans ses préférences pour qu’il soit
cohérent. Cette cohérence est le fait des trois axiomes évoqués plus haut.
La fonction d’utilité
Il est souvent commode d’utiliser une fonction d’utilité pour caractériser le comportement du
consommateur. Celle-ci est définie dans l’ensemble de consommation EB et est à valeur dans l’ensemble
Rn+ telle que X est préféré à Y si et seulement si U(X) U(Y). C’est un outil permettant de synthétiser le
comportement d’un consommateur rationnel mais il ne faut pas lui donner une interprétation
psychologique quelconque.
Problème économique du consommateur
Le problème économique de base du consommateur est celui de la maximisation de l’utilité que lui
procure un panier de biens compte tenu des contraintes qui restreignent sa liberté d’actions.
- Fonction de demande et élasticités
La fonction de demande renseigne sur la relation entre la demande d’un bien et les prix des biens et le
revenu du consommateur. En règle générale, la demande d’un bien diminue lorsque son prix augmente
et vice-versa.
Variation du prix, équilibre du consommateur et demande
Lorsque le prix du bien 1 baisse alors que celui du bien 2 est maintenu inchangé et que le revenu du
consommateur demeure le même, on assiste à un pivotement vers l’extérieur de la droite de budget. Ce
déplacement suppose un élargissement des possibilités d’action du consommateur (accroissement du
pouvoir d’achat). Le consommateur devrait à cet effet améliorer son niveau de vie en passant sur une
courbe d’indifférence supérieure.

Variation du revenu, équilibre du consommateur et demande


Les effets d’un accroissement du revenu du consommateur sont l’élargissement de son ensemble
budgétaire et le déplacement de sa position d’équilibre (accroissement des quantités consommées des
deux biens). Le déplacement parallèle vers l’extérieur de la droite de budget tient au fait que le revenu a
augmenté et que les prix des biens n’ont pas changé.
Exception aux lois énoncées : Bien de Giffen et bien inférieur
Bien de Giffen
En règle générale, lorsque le prix d’un bien diminue, on s’attend à ce que sa demande augmente. Il est
pourtant possible d’observer un comportement opposé. En effet, il est possible qu’après diminution du
prix d’un bien que le consommateur décide d’utiliser le surplus de pouvoir d’achat dans le financement
de la consommation d’un autre bien. Dans ces conditions, le bien dont le prix a diminué est considéré
comme un bien de Giffen.
Bien inférieur
Considérons une personne qui consomme deux biens, à savoir la viande de boeuf et le poisson
chinchard. Si, à la suite d’un accroissement de son revenu, on assiste à une diminution de la quantité
consommée de chinchard et à l’accroissement de la quantité de viande consommée, on conclue que le
chinchard est un bien inférieur et la viande de bœuf, un bien supérieur.
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B- ANALYSE DU COMPORTEMENT DU PRODUCTEUR
La théorie néoclassique du comportement du producteur se propose d’expliquer comment une firme ou
producteur devrait organiser sa production afin de maximiser le profit qui découlerait de son activité. Le
profit étant donné par la différence entre la recette et le coût de production, le problème économique du
producteur ou de la firme pourrait être posé comme un problème de maximisation de la production sous
une contrainte de coût ou un problème de minimisation du coût sous une contrainte de production.
- Analyse de la production
La production est l’activité de l’homme qui consiste à combiner certains biens appelés inputs selon une
technologie donnée afin de générer un bien ou un ensemble de biens (appelés outputs). Produire est une
activité qui relève des ingénieurs, les économistes s’intéressent aux aspects économico-financiers du
processus de production. Qu’est-ce que les facteurs rapportent à la firme et qu’est-ce qu’ils lui coûtent ?
Est-ce que l’activité de production telle que organisée, eu égard à l’état du marché, pourrait rapporter
suffisamment d’argent à la firme ?
Analyse de la production dans le court terme
Dans le court terme, on note que le facteur capital est fixe car ce n’est pas du jour au lendemain qu’une
firme peut revoir ses équipements ou sa capacité installée. Seul le facteur travail peut varier dans le court
terme.
Analyse de la production dans le long terme
Dans le long terme, tous les inputs deviennent variables. Ainsi, la firme à une plus grande marge de
manœuvre en termes de possibilité de combinaison des facteurs. Si les deux sont substituables, la firme
peut réaliser un même niveau de production en se servant de plusieurs combinaisons d’inputs. Le lieu
géométrique de ces différentes combinaisons d’inputs est appelé isoquant.
- Analyse des coûts
Pour produire son output y, la firme doit acheter les inputs sur le marché des facteurs respectivement aux
prix abordables. Ainsi, on peut définir le coût de production comme étant la somme des dépenses
engagées par la firme pour générer l’output y.
- Gestion optimale
Le problème économique de base de la firme est celui de maximiser son profit.

MARCHES ET FORMATION DES PRIX


Selon la nature, on distingue trois types de marchés, à savoir le marché des biens et services, le marché
du travail et le marché des capitaux (marché financier et marché de change).
Le fonctionnement d’un marché dépend du nombre d’intervenants sur celui-ci aussi bien du côté de l’offre
que de la demande. Lorsqu’il n’y a qu’un seul offreur (monopole) ou qu’un seul acheteur (monopsone)
sur le marché, celui-ci a la possibilité de fixer le prix (price maker) alors que s’il y a plusieurs offreurs
(polypole) et acheteurs (polypsone), un agent économique aura du mal à fixer seul le prix auquel les
transactions auront à se solder.
Dans ces conditions, c’est l’interaction entre offre et demande globales qui fixe le prix d’équilibre, et les
intervenants se rangent derrière ce prix (price taker). Le tableau ci-après présente les différents types de
marché que l’on peut rencontrer eu égard au nombre d’intervenants8.

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Avant d’envisager l’analyse de différents types de marchés, il faudrait noter que les objectifs des
consommateurs et des firmes ainsi que leurs comportements d’optimisation ne changent pas quel que
soit le type de marché dans lequel ils se retrouvent. En concurrence parfaite ou imparfaite, une firme
rationnelle recherche un profit maximum et un consommateur rationnel cherche à maximiser l’utilité que
lui procurent les biens achetés
- Marché de concurrence pure et parfaite

Un marché de concurrence pure et parfaite est un marché présentant les caractéristiques


fondamentales ci-après :

 Atomicité du marché. Les intervenants sont si nombreux sur le marché (polypole et polypsone)
que chacun se voit comme une goutte d’eau dans la mer. Autrement dit, ils sont si petits que
personne ne peut se prévaloir d’un quelconque pouvoir en ce qui concerne la fixation du prix du
bien sur le marché.

 Parfaite mobilité des intervenants (fluidité du marché). Les différents intervenants aussi bien
du côté de l’offre que de la demande ont la liberté d’entrer tout comme de sortir du marché. Ceci
n’influe guère sur le fonctionnement du marché, car retirer ou verser un tonneau d’eau dans la
mer ne modifiera aucunement le nivellement de l’eau.

 Homogénéité du produit. Sont considérées comme concurrentes les firmes qui offrent un
produit ou un bien de même nature (identiques ou fortement substituables).

 Circulation parfaite de l’information. L’information circule parfaitement, c’est-à-dire qu’elle est


à la portée de tous les intervenants. Ainsi, lorsqu’une firme pratique un prix supérieur à celui qui
a été fixé par le marché, elle perd automatiquement sa clientèle.

 Atomicité du marché. Cette caractéristique peut disparaître lorsqu’il n’y a qu’une seule firme sur
le marché ou lorsque les firmes se concentrent au sein d’un cartel ou d’une autre forme
d’entente. Aussi, la concurrence pure et parfaite cesse d’être de mise lorsque les
consommateurs se regroupent dans des associations ou ligues afin d’influencer les mécanismes
de fixation du prix sur le marché.

 Fluidité du marché. L’existence des barrières (techniques, juridiques ou économiques) à


l’entrée tout comme à la sortie fait que le marché ne soit plus concurrentiel.

 Homogénéité du produit. Lorsque les firmes arrivent à différencier leurs produits, la


concurrence cesse d’être pure et parfaite.

 Circulation parfaite de l’information. La concurrence pure et parfaite disparaît lorsqu’il y a


asymétrie de l’information, ou lorsqu’elle est partielle ou encore lorsqu’il y a des publicités
mensongères.

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- Le monopole (pur)
Une firme est en situation de monopole lorsque sur le marché, elle n’a pas de concurrents. A cet égard,
elle est price maker puisque le prix dépend de son bon vouloir. Elle peut soit fixer, par voie d’autorité, le
prix auquel se solderont les transactions ou offrir une quantité relativement faible du bien de manière à
ce que la spéculation qui va s’en suivre fasse grimper le prix.
NB : Les monopoles trouvent leurs origines dans trois types de situations. Un monopole peut être décrété
par les décideurs politiques pour des raisons de stratégie de développement ou de politique économique
(monopole légal) tout comme il peut résulter d’une situation économique particulière ou des exigences
techniques sévères, notamment l’importance du coût de démarrage des activités ou d’entrée dans la
branche (monopole naturel). Aussi, un monopole peut résulter d’une avancée technologique (monopole
d’innovation).
- Monopole naturel
La théorie du bien-être explique les situations de monopole naturel par la présence des coûts fixes très
élevés dans certains secteurs de l’économie : chemins de fer, énergie, etc. En effet, si les dimensions
requises par la firme ainsi que la technologie à utiliser pour bien exploiter une activité ne sont pas à la
portée de tous les exploitants voulant oeuvrer dans la branche, l’efficience dans l’exploitation ne sera pas
fonction du nombre d’intervenants mais plutôt du nombre d’intervenants pertinents.

SECTION 2 : ANALYSE MACROECONOMIQUE : LES DETERMINANTS ECONOMIQUES,


L’ANALYSE CONJONCTURELLE ET LA REGULATION ECONOMIQUE

A- FORMATION DU REVENU DES MENAGES

Le revenu d'une personne ou d'un agent économique désigne « l'ensemble des droits sur les ressources
disponibles qui lui sont attribués au cours d'une période donnée sans prélèvement sur son patrimoine ».
Conceptuellement mais aussi concrètement, le revenu est central dans l'étude et l'appréciation de notions
comme : le niveau de vie, le genre de vie, le pouvoir d'achat.
Depuis le XVIIIe siècle, les économistes considèrent et analysent le revenu comme l'une des trois
composantes majeures d'un circuit économique, vu comme un système cohérent et intégré dans lequel :
La production engendre le revenu, qui — à son tour — génère la dépense, qui — finalement — est censée
acheter la production initiale.
Selon les besoins, l'étude du Revenu peut se faire :

1. au niveau national : celui du revenu national, considéré comme la somme de tous les revenus
élémentaires d'un pays
2. au niveau des revenus les plus élémentaires qui composent le revenu national.
Autrement dit,
En économie, le revenu disponible est le revenu dont dispose effectivement un ménage afin de
consommer ou d'épargner.

 Synthétiquement : revenu disponible = revenu primaire + revenu de transfert - prélèvements


obligatoires.
 Dans le détail : revenu disponible = salaire + revenus non salariaux (bénéfices, honoraires, etc.) +
revenus de la propriété (dividendes, loyers, etc.) + prestations sociales - impôts - cotisations
sociales - taxes.

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B- Déterminants économiques : la consommation, l’investissement et l’épargne

- La consommation

Définition de la notion de consommation


La consommation est la principale fonction des ménages. Elle se définit comme l’utilisation d'un
bien (on distingue les biens durables dont l’utilisation est prolongée et les biens non durables qui sont
détruits à la première utilisation) ou d’un service qui entraîne à plus ou moins long terme sa destruction.

Elle vise à la satisfaction des besoins humains.


Les déterminants de la consommation
Les déterminants économiques

Plusieurs facteurs influent sur le niveau de consommation des ménages. On distingue notamment :

 le revenu disponible : il détermine le pouvoir d'achat des ménages. Le pouvoir d'achat


correspond à la quantité de biens et de services qu'un ménage peut acquérir avec une certaine
somme d’argent.
 L'élasticité-revenu : elle mesure la sensibilité de la consommation des ménages aux variations
de revenu ; ainsi, tout accroissement du revenu disponible entraîne une variation proportionnelle
(c'est-à-dire équivalente) ou plus que proportionnelle (c'est-à-dire plus importante – exemples :
produits de luxe, services…) de la consommation des ménages.
 le taux d'intérêt proposé par les institutions financières…: il représente le coût de l'argent
prêté. Lorsque le taux d'intérêt est faible, les ménages peuvent plus facilement s'endetter et donc
consommer au-delà de leur revenu disponible. Inversement, lorsque le taux d'intérêt est élevé,
emprunter devient coûteux ; les ménages reportent alors la décision de consommation au profit
de l'épargne ; en effet, si les taux d'intérêt élevés augmentent le coût du crédit, ils rendent les
placements financiers plus avantageux.
 le niveau général des prix…: il est mesuré par le taux d'inflation. Lorsque le taux d'inflation est
élevé, cela signifie que le niveau général des prix augmente sensiblement. Cela a pour effet de
diminuer le pouvoir d'achat des ménages ; en effet, lorsque les prix augmentent alors que le
revenu disponible reste fixe, la quantité de biens et de services qu'un ménage peut acquérir
(pouvoir d'achat) diminue. Cependant, un taux d'inflation élevé peut aussi entraîner un
accroissement de la consommation si les ménages anticipent une nouvelle accélération de la
hausse des prix. On parle de fuite devant la monnaie.
 l’élasticité-prix : elle mesure la sensibilité de la consommation des ménages aux variations de
prix. En effet, la demande d’un produit n’est pas neutre. Elle varie suivant le prix
demandé. Globalement, à une baisse de prix correspond une augmentation de la demande.
Toutefois, ce rapport n’est pas régulier : certains produits de première nécessité, le pain par
exemple, sont peu sensibles (ou « rigides ») aux variations de prix ; on dit que leur élasticité par
rapport au prix est faible ou nulle. Les produits plus élaborés se caractérisent au contraire par
une forte élasticité par rapport au prix. Leur élasticité-prix est négative ce qui signifie que la
demande de ces produits varie dans les mêmes proportions que le prix mais en sens inverse.
Pour d’autres produits enfin, l’élasticité-prix est positive ce qui signifie que la quantité demandée
augmente avec le prix. C’est le cas des produits de luxe pour lesquels un prix élevé passe pour
un signe de qualité ce qui renforce la demande. On parle d’effet Veblen (ou de snobisme).

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- Les déterminants de l'investissement
Anticiper l'avenir

Une entreprise n'investit que si elle a des perspectives de débouchés. En période de faible croissance,
les entreprises hésitent à investir. À l'inverse, l'amorce d'une croissance soutenue les incite à accroître
leurs capacités de production afin de bénéficier de la croissance de la demande.

L'existence d'une prévision de demande supplémentaire est donc un préalable nécessaire à l'étude de
tout projet d'investissement. Mais ce projet ne sera mené à son terme que si le chef d'entreprise le juge
rentable. Cette rentabilité dépend du rendement économique de l'investissement que l'on mesure par
le rapport excédent brut d'exploitation (EBE)/Capital fixe, mais aussi par le mode de financement de
l'investissement. Dans le meilleur des cas, l'entreprise finance son investissement avec ses ressources
propres (autofinancement).
Le rôle des taux d'intérêt

Il arrive que l'entreprise soit obligée de recourir à l'emprunt pour financer son projet. Dans ce cas, elle
ne se lance dans l'opération que si elle est assurée que la profitabilité ou rentabilité financière sera
positive, c'est-à-dire si le montant des frais financiers qu'elle devra acquitter pour rembourser son
emprunt est inférieur au profit réalisé grâce à l'investissement.

Ainsi, si les taux d'intérêts sont élevés, peu de projets d'investissement seront rentables et verront donc
le jour. L'entreprise préfèrera faire des placements financiers pour lesquels la profitabilité sera
meilleure.
- L’épargne
Définition de la notion d’épargne

L’épargne est la partie du revenu qui n’est pas consacrée à la consommation immédiate. L’épargne
d’un ménage peut être :
 conservée pour une utilisation différée : on parle de thésaurisation ; le revenu perd alors
régulièrement de son pouvoir d’achat en raison de l’inflation ;
 placée : les institutions financières permettent en effet aux ménages de placer leur revenu sur
des comptes rémunérés (Codevi, livret A…) ; elles proposent également aux ménages de
faire l'acquisition de titres financiers (valeurs mobilières : actions et obligations principalement ;
assurance-vie…) ;
 investie : cette épargne désigne l'acquisition par les ménages de biens immobiliers
(appartement, maison…) ou mobiliers (tableaux, bijoux…).

Les motifs de l’épargne


Plusieurs motifs peuvent expliquer qu'un ménage renonce à consommer :
 il peut vouloir satisfaire dans le futur une dépense de consommation relativement
importante (exemple : le ménage épargne pour pouvoir acquérir une voiture) ;
 il peut vouloir faire face à des dépenses non prévues ou se protéger d'événements aléatoires
comme par exemple la perte d'un emploi ; on parlera alors d’épargne de précaution ;
 il peut vouloir se constituer un patrimoine (exemple : acquisition d'un appartement)
ou une source de revenus supplémentaires (exemple : constitution d’une retraite
complémentaire).

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Les déterminants de l’épargne
Plusieurs facteurs déterminent le niveau d'épargne des ménages :
 l'évolution du revenu disponible : plus le revenu disponible augmente, plus la part consacrée
à l’épargne aura tendance à augmenter ; inversement, plus le revenu aura tendance à stagner
ou à baisser, plus le taux d'épargne diminuera ;
 l'inflation : en période d'inflation (c'est-à-dire d'accroissement plus ou moins important du niveau
général des prix), les ménages ont tendance à augmenter leur épargne afin de préserver leur
pouvoir d'achat ; toutefois, si le rythme de la hausse des prix est particulièrement important, les
ménages peuvent au contraire accélérer leur consommation parce qu’ils anticipent une nouvelle
hausse des prix dans l'avenir ;
 le taux d'intérêt : il détermine l'arbitrage des ménages entre consommation et épargne. Plus le
taux d'intérêt est élevé, plus il favorise l’épargne, les placements financiers bénéficiant d'une
meilleure rémunération.

C- Analyse conjoncturelle et la dynamique des marchés : analyse et indicateurs de la


conjoncture

- Qu’est-ce que la conjoncture économique ?


Définition : La conjoncture économique est l’analyse du mouvement économique sur le court
terme.
Le but est de donner :
 un diagnostic sur l’évolution récente de l’économie.
 Sa situation présente.
 De prévoir son évolution sur les prochains mois.

- La nécessité d’outils spécifiques


Mener une analyse conjoncturelle se heurte à l’impossibilité de connaître en temps réel l’évolution des
grands agrégats comme le produit intérieur brut (PIB), le taux de d’inflation ou le taux de chômage,
contrairement d’autres variables comme le taux de change, les taux d’intérêt ou encore les cours
boursiers
Pour mesurer la conjoncture on dispose de trois grandes familles d’outils :
 Les enquêtes de conjoncture mensuelles qui donnent un diagnostic qualitatif disponible
rapidement (-30 jours).
 Les indicateurs quantitatifs publiés entre 45 jours et 65 jours.
 Les comptes trimestriels dont les premières estimations sont données 45 après la fin du
trimestre et les résultats définitifs donnés 90 jours après la fin du trimestre.
Pour qui fait-on de l’analyse conjoncturelle ?
 Les banques centrales qui mettent en œuvre la politique monétaire
 Les gouvernements qui ont la charge de la politique budgétaire, fiscale.
 mais plus globalement tous les décideurs économiques qui ont besoin de signaux fiables (les
syndicats professionnels etc.).
 Les médias et le grand public afin de comprendre la réalité économique et les statistiques
officielles.

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La conjoncture
L'analyse conjoncturelle s'attache aux évolutions économiques de très court terme. Son objectif est de
fournir un diagnostic sur l'évolution récente de l'économie, sur sa situation présente et d'apporter un
éclairage sur les perspectives d'évolution au cours des prochains mois. Il s'agit donc à la fois de
déterminer les principales tendances observables, mais aussi – dans la mesure du possible – de les
expliquer à l'issue d'un processus d'investigation analytique, et ce afin de mieux pouvoir en anticiper les
évolutions.
D- Les politiques publiques et la régulation de l’économie
Le terme de « régulation » est régulièrement utilisé dans le champ de l'économie et
des politiques publiques. Il recouvre toute intervention réalisée dans le cadre d'une action appropriée et
dosée en vue de maintenir ou de rétablir l'état réputé souhaitable ou acceptable d'un système
économique ou social.
Si le principe même de régulation fait largement consensus, le débat reste cependant largement ouvert -
pour ne pas dire franchement controversé- en ce qui concerne la nature, le point d'application et l'intensité
de ces actions.
En économie, le terme de régulation fait référence aux actions collectives –État (y compris autorités
monétaires, collectivités locales, organisations interétatiques…), associations professionnelles
d'employeurs ou de salariés, associations, etc.– en vue :

 d'une régulation de l'économie dans sa globalité, et on parle selon le cas d'action territoriale
(à l'échelle locale, régionale, nationale…), de politique conjoncturelle, etc. ;

 d'une régulation sectorielle, qui s'applique à organiser ou à fluidifier le fonctionnement de la


filière d'un secteur d'activité ;

 d'une régulation par le biais d'une intervention ou d'un encadrement du fonctionnement des
marchés lorsque ceux-ci révèlent des anomalies dommageables pour une collectivité ou
l'intérêt général.
La théorie de la régulation fait donc l'analyse des compromis sociaux qui instituent tel ou tel mode de
régulation, les conditions de fonctionnement de ces actions de régulation et leur capacité à stabiliser plus
ou moins durablement les initiatives individuelles, ainsi que leurs dysfonctionnements et leurs crises.

La constatation de l'existence de cycles économiques accrédite -depuis les théories émises par Keynes-
l'idée que la puissance publique peut et doit intervenir pour faire face aux conséquences des
fluctuations conjoncturelles.

1. la régulation et politiques dites « pro-cycliques » ont pour but de renforcer les tendances
conjoncturelles observées
2. la régulation et les politiques dites « anticycliques » ou « contra-cycliques » ont pour but de
prévenir, parer ou contrer les tendances conjoncturelles observées.

E- Les niveaux de l’intervention publique (Européen, national et local)

- Pourquoi la puissance publique intervient-elle dans la régulation des économies


contemporaines ?
NOTIONS : Fonctions économiques de l’Etat (allocation, répartition, stabilisation).

Par Ange Paterson MALOANGO : BANQUIER- ASSUREUR ; Diplômé FEDE ; Professionnel – Consultant – Formateur –
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- Les raisons de l’intervention des pouvoirs publics
Les marchés ne peuvent exister sans un cadre institutionnel, notamment des droits de propriété bien
définis et protégés. En outre, laissé à la seule initiative des acteurs privés, le fonctionnement du marché
connaît des défaillances variées aboutissant à des situations indésirables au plan économique comme
au plan social. Il est impuissant à fournir certains biens collectifs ou à prendre en charge les besoins
fondamentaux des individus les plus défavorisés ; il ignore ou sous-estime les effets négatifs sur
l’environnement ; il peut déboucher sur des déséquilibres macroéconomiques tels que le chômage de
masse ; ses insuffisances concurrentielles ne permettent pas toujours d'arriver à une allocation optimale
des ressources.
- Les moyens de l’intervention publique
Les moyens d’intervention des pouvoirs publics sont de deux ordres :
 les mesures budgétaires qui permettent, en jouant sur les dépenses ou les recettes publiques, de
modifier les ressources des autres acteurs économiques et les prix relatifs ;

 les mesures réglementaires qui influent sur l’espace des choix des acteurs privés, donc sur leurs
arbitrages. Par exemple, les mesures réglementaires de zonage qui définissent les usages
possibles des terrains visent à organiser l’utilisation de l’espace ; elles ont des conséquences fortes
sur la valeur économique du foncier.
L’effet immédiat de l’intervention publique est de modifier plus ou moins durablement le comportement
des agents économiques par l’incitation ou la contrainte. Par exemple, gérer une externalité négative
comme la pollution passe aujourd'hui par l’incitation, sous forme de mise en place de primes d’équipement
(prime aux agents s’équipant de panneaux photovoltaïques) ; par la contrainte, sous forme de création
d’obligations (pots d’échappement catalytiques sur les véhicules) ; voire par la combinaison des deux
modalités (malus sur les véhicules les plus polluants ; instauration de quotas d’émission pour les
entreprises).
- Les fonctions économiques de l'État
Les interventions publiques dans l’économie peuvent être rattachées à trois grandes fonctions : allocation
des ressources, répartition des richesses et stabilisation de l’activité.
La fonction d’allocation renvoie aux incidences des décisions publiques sur l’utilisation des ressources
rares, préoccupation fondamentale de la science économique. Elle se matérialise à la fois par des
activités de production de l’État, production de services non marchands essentiellement, et par des
mesures d’incitations en direction des autres acteurs économiques :
 encouragement à un secteur d’activité ;
 mesures d’aménagement du territoire favorisant certaines localisations des entreprises ;
 aménagement des conditions de la concurrence, taxes sur les activités polluantes, etc.
Dans cette perspective, les pouvoirs publics peuvent par exemple agir sur la structure de la demande des
ménages par des mesures fiscales, ce qui aura une incidence sur les choix de production des entreprises
et donc sur l’allocation des ressources dans l’économie nationale.
La fonction de répartition se rapporte au rôle que jouent les pouvoirs publics dans la répartition des
revenus. Ce rôle s’exerce à deux niveaux :
 d’une part, au niveau de la répartition primaire par la réglementation (en fixant par exemple un
salaire minimum) ;
 d’autre part, au niveau de la redistribution par le biais des prélèvements obligatoires et du
versement des revenus de transfert.

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La fonction de stabilisation recouvre enfin les mesures tendant à agir sur le niveau global d’activité,
notamment par l’intermédiaire du niveau de la demande globale, soit pour contenir sa progression,
comme en phase d’inflation croissante, soit pour la stimuler, comme en période de chômage.

SECTION 3 : ANALYSE MACROECONOMIQUE : LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE


C’est quoi le financement ?
Le financement est l'action par laquelle un organisme ou une personne privée alloue des fonds à un
tiers dans l'objectif de soutenir un projet.
- La monnaie et les modalités de financement de l’économie : Monnaie, création
monétaire et politiques monétaires nationales : modèle IS-LM, politique monétaire et
inflation

C’est quoi la Monnaie (lexique) ?

Ensemble des moyens de paiement directement utilisables (=liquides) par les agents pour régler les
transactions et éteindre les dettes sur un espace donné = Tout instrument accepté communément comme
mode de paiement dans une société donnée.

Autrement, la Monnaie = Instrument d'échange, la monnaie est un actif liquide qui permet de mesurer la
valeur des biens et des services et peut être conservé sans perdre de sa valeur. La monnaie a aussi un
rôle politique et social.

Liquidité : Désigne l'aptitude d'un avoir à être convertible en moyen de règlement, à bref délai et sans
coût, sans risque de perte de capital. La monnaie est la liquidité par excellence

Pourquoi la monnaie a-t-elle été inventée ?

Objectifs de l’activité :
 avantages de la monnaie par rapport au troc
 rôle indispensable de la monnaie dans le développement des échanges

- La création monétaire et ses limites


Le système bancaire est hiérarchisé, il y a une hiérarchie entre
 les banques commerciales (ou banques de second rang = banque en lien direct avec les
particuliers.
 et la banque centrale : la BC est la “banque des banques” car elle finance les banques en
billets et les règlements entre banques s'effectuent par l'intermédiaire de comptes ouverts
à la Banque centrale.

La création monétaire dépend de la forme de la monnaie. Ainsi,


 la monnaie divisionnaire (les pièces) est frappée en France par l'Administration des Monnaies et
Médailles, sous le contrôle de la Banque de France. Elle est mise en circulation par celle-ci qui en
crédite le Trésor Public ; depuis l’avènement de l’euro, cette monnaie fait l’objet de quotas fixés
par la Banque Centrale Européenne (BCE) par pays,

 la monnaie papier (les billets) est généralement fabriquée et mise en circulation par la Banque
Centrale du pays d'émission, sur la base de quotas fixés ici également par la BCE.
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Mais les pièces et les billets ne représentent plus que 5 % de la quantité de monnaie, donc
l'essentiel de la monnaie est de la monnaie scripturale.
Masse monétaire* = quantité de monnaie en circulation à un moment donné dans une économie.
- La banque centrale mène la politique monétaire
Qu’est-ce que la politique monétaire ?
Politique monétaire = politique économique qui vise à agir sur l’évolution de la masse monétaire et les
taux d’intérêt et, ainsi, sur l’inflation, la croissance et l’emploi.
a) Les principaux instruments de la politique monétaire

Pour contrôler la création monétaire bancaire, la Banque centrale dispose de plusieurs moyens,
notamment :

(1) les réserves obligatoires : ce sont des dépôts (non rémunérés) en monnaie centrale que les
banques sont tenues d’effectuer auprès de la Banque centrale. Ces dépôts sont fonction de
l’activité de crédits de la banque.

(2) les interventions de la BC sur le marché monétaire : Les banques de second rang vendent des
titres sur le marché interbancaire pour se procurer de la monnaie fiduciaire (par exemple pour faire
face aux demandes de retrait en billets de leurs clients). La Banque centrale alimente le marché
interbancaire en liquidités en achetant les titres offerts par les banques commerciales sur ce
marché.

(3) Le taux directeur. Si une banque n’a pas trouvé les liquidités dont elle a besoin auprès des autres
banques, elle peut s’adresser directement à la BCE. Dans ce cas, le taux appliqué est le « taux
directeur » fixé par la BCE

La Banque centrale mène sa politique monétaire par le biais de 3 mécanismes :

- Le modèle IS/LM : Est un modèle économique pour la macroéconomie.


Dans le cadre d'une situation de sous-emploi, il permet de choisir entre différentes politiques
économiques, en estimant leurs effets respectifs.
Le modèle permet d'établir un équilibre général à l'intersection du marché des biens et services, qui lie
investissement et épargne (investments and savings, d'où IS), et du marché monétaire, qui lie demande
et offre de monnaie (liquidity preference and money supply, soit "préférence pour la liquidité et masse
monétaire", d'où LM).
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L'équilibre conjoint de ces deux marchés détermine le niveau d'équilibre de la demande et du taux
d'intérêt. Il existe un troisième marché implicite, celui des titres, qui est ignoré parce que l'équilibre des
deux premiers force le troisième.
Un apport essentiel du keynésianisme (et d'IS/LM) est l'existence potentielle de chômage à cet équilibre,
qui est alors un équilibre de sous-emploi ; la cause en est une demande effective insuffisante.
Ce modèle retranscrit des éléments de la Théorie générale de John Maynard Keynes en
termes néoclassiques. Il a été proposé par John Hicks en 1937 dans Mr Keynes and the “Classics”: A
Suggested Interpretation et aménagé par Alvin Hansen. Il est ainsi parfois nommé modèle Hicks-
Hansen. Ce modèle est devenu le « modèle standard » en macroéconomie. Il est très enseigné et sert
de base pour les modèles macroéconomiques dynamiques.

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