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Clothoide

Le document traite des raccordements à rayons progressifs, en particulier des courbes progressives comme la clothoïde, qui permettent de transitionner en douceur entre des alignements droits et des virages circulaires. Il présente les forces agissant sur un véhicule dans un virage, les calculs nécessaires pour déterminer les paramètres des raccordements, ainsi que des méthodes pour implanter ces raccordements sur le terrain. Des tables de calcul et des exemples pratiques illustrent l'application de ces concepts dans le domaine de la topographie et de l'ingénierie routière.

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Clothoide

Le document traite des raccordements à rayons progressifs, en particulier des courbes progressives comme la clothoïde, qui permettent de transitionner en douceur entre des alignements droits et des virages circulaires. Il présente les forces agissant sur un véhicule dans un virage, les calculs nécessaires pour déterminer les paramètres des raccordements, ainsi que des méthodes pour implanter ces raccordements sur le terrain. Des tables de calcul et des exemples pratiques illustrent l'application de ces concepts dans le domaine de la topographie et de l'ingénierie routière.

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Les Raccordements à rayons progressifs

I) Les raccordements progressifs en plan

1.1) en projet

1.1.1) La problématique

Un véhicule se déplaçant dans un virage, à la vitesse V est soumis:


- à une force F' d'inertie centrifuge F'=-m.g, (dans le mouvement circulaire
uniforme, g représente le vecteur accélération dirigé vers le centre du cercle et de
module égal à v2/R; R, rayon du cercle)
- à son poids P=m.g avec g l'accélération de la pesanteur,
- à R la réaction de la chaussée donc R= -P
- à une force F de frottement des roues de la voiture sur la chaussée (c'est pourquoi
les contrôles techniques et la maréchaussée ne badinent pas avec l'usure des pneus).
Pour limiter les risques de dérapage, on a eu l'idée de relever le virage de l'extérieur
vers l'intérieur; c'est le dévers. D'une manière idéale, il devrait être calculé afin que
la chaussée relevée soit perpendiculaire à la force composée du poids et de la force
centrifuge.
Ainsi on voit bien que le comportement du véhicule, qu'il soit train, métro ou
voiture, dépend de la valeur de sa vitesse, de celle du rayon du cercle et de celle
du dévers. C'est pourquoi à une catégorie de route donnée, sont associées valeurs de
vitesse limite, rayon et dévers.
Catégorie R60 R80 T80 T100 L80 L10 L12 A80 A10 U60 U80
0 0 0
Rayon minimal d'un virage circulaire
Rm(m) 120 240 240 425 240 425 665 240 425 120 240
Rayon au niveau du dévers minimal
Rdm(m) 450 650 650 900 650 900 1500 300 600 200 400
Rayon minimal non déversé: rayon au dessus duquel le déversement n'est pas nécessaire
Rnd(m) 600 900 900 1300 900 1300 1800 400 800
Rayon au niveau du dévers maximal vers l'intérieur du virage
R=Rm 7% 7% 7% 7% 7% 7% 7% 5%
Dévers fonction de R vers l'intérieur du virage lorsque R est compris entre Rm et Rdm
Rm<R<Rd 0.9+736/ 1712/ 1712/ 3624/ Interpolation Interpolation linéaire
m R R-0.1 R-0.1 R-1.5 linéaire (fonction de
1/R) entre 7% pour
Rm et 2.5% pour
Rdm
Dévers minimal vers l'intérieur du virage lorsque R est compris entre Rnd et Rdm
Rdm<R<Rn 2.5% 2.5% 2.5% 2.5% 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5% 2.5 2.5
d % % % % % %
Dévers minimal lors de pentes de chaussée en forme de toit:
R>Rnd 2.5% 2.5% 2.5% 2.5% 0% 0% 0% 2.5 2.5% 2.5 2.5
% % %

Deux problèmes se présentent donc à un véhicule circulant en ligne droite puis


entrant dans une courbe circulaire:
- il "passe" d'un rayon d'une valeur infinie (la ligne droite) à un rayon de
valeur finie et ceci brusquement puisqu'au point de tangence,

- tout aussi brusquement il passe d'un dévers d'une valeur théoriquement nulle (la
ligne droite) à celle imposée par le raccordement circulaire. Théoriquement, il
devrait y avoir une marche au point de tangence.

C'est pourquoi, on intercale, entre alignement droit et courbe circulaire, une courbe
progressive intermédiaire afin de supprimer les deux caractères brusques.
1.1.2) la clothoïde

1.1.2.1) justification

Si on appelle  l'angle du dévers, alors tan()=(F'-F)/P. Si on admet qu'aucune


force de frottement des pneus intervient, alors tan()=(m.v2/R)/(m.g)=v2/(R.g).
Nous avons aussi sin()=h/l, l étant l'empattement du véhicule et h, la surélévation.

La clothoïde s'est imposée mais il y en a

l'angle n'est pas important. On peut donc assimiler sa tangente à son sinus =>
tan()=sin() d'où v2/(R.g)=h/l d'où h=l.v2/(R.g).
En supposant v constant, ainsi que l et g (supposez qu'ils ne le soient pas......), on
peut écrire que h=k/R, k étant une constante.
De plus si on suppose que h, la surélévation, varie d'une manière linéaire, le long
du raccordement, on peut écrire que h=k'.L, avec L la longueur de l'arc parcouru
par le véhicule.
h=k/R=k'.L => R.L=k/k'

R.L=cte. La clothoïde est présentée sous la forme A2=R.L

A étant une constante appelée paramètre de la clothoïde. Le produit du rayon par


l'abscisse curviligne est donc une constante.

1.1.2.2) Définir la clothoïde


(Sur ce schéma, le cercle de rayon R est raccordé aux deux alignements droits par
deux clothoïdes n'ayant pas les mêmes caractéristiques)

Il ne faut pas oublier que, nous, topographes, avons, entre autres, l'objectif
d'implanter les raccordements. Ceux ci le seront à la condition de localiser, en
coordonnées rectangulaires planes Est et Nord ainsi qu'en altitude H, les points
caractéristiques que sont:
- les points de tangence, alignement droit-clothoïde (O1 et O2)
- les points de tangence clothoïde-cercle (N1 et N2)
- centre du cercle (M)
- sommet des alignements droits (J)
- sommet cercle-alignement droit (K1 et K2)
ainsi que les points intermédiaires. Une transformation en coordonnées polaires
permet un piquetage sur le terrain.

Cette localisation peut se faire de deux manière:


- à l'ancienne, à l'aide de tables pré-calculées fournissant les paramètres nécessaires,
- algébriquement à l'aide de l'informatique

1.1.2.3) Utilisation des tables

Il en existe plusieurs, calculées par Messieurs Müller ou Klaus ou Schluck.


Vous trouverez, ci-contre, en l'agrandissant, un extrait de la table des Ingénieurs
suisses Krenz et Osterloh qui donne les paramètres pour 877 clothoïdes différentes.
Comme toutes les clothoïdes sont homothétiques, les paramètres sont calculés pour
un rayon de 1m. Il suffit donc de les multiplier par la valeur désirée du rayon du
cercle à raccorder pour obtenir les paramètres adaptés au cas de figure.

Les données du problèmes sont souvent:


- le rayon R du cercle de raccordement, il est en fait imposé par la catégorie,
- la longueur L(O1N1) curviligne de raccordement de la clothoïde, elle est aussi imposée
(voir tableau ci-dessous) par des soucis de confort visuel.

Longueur L de
Catégories R et T Rayon R raccordé
raccordement
routes à 2 voies L=inf(6.R0.4;67m) Rinf(Rnd;39/1.67;100/)
routes à 3 voies L=inf(9.R0.4;100m) Rinf(Rnd;76.5/1.67;150/)
Rinf(Rnd;123.5/
routes à 2x2 voies L=inf(12.R0.4;133m)
1.67;200/)
Catégories L, U et A L=sup(14.Abs(pM-pm);R/9)

en rdcorrespond au supplément de l'angle au sommet défini par les deux


alignements droits,
pM est la pente transversale maximale (dévers) dans la partie circulaire du virage,
pm est la pente transversale initiale (dévers) en alignement droit.

Comme la dénomination des éléments définissant alignements droits, cercle et


clothoïde, ne sont pas les mêmes, entre le croquis, ci-dessus, et la table de Krenz et
Osterloh, vous trouverez ci-contre, en l'agrandissant, le croquis adapté à la table.
Exemple: le point de tangence alignement droit-clothoïde est dénommé O1 ou
KA1.
On voit, et il est important de le remarquer, que les éléments caractéristiques se
définissent tous par rapport au sommet J relatif aux deux alignements droits. Il faut
donc le situer au préalable. Ensuite, les paramètres L, A, R, Xm, X, Y, TK et
TL permettent de déterminer les points de tangence KA1, KA2, KE1, KE2 et le
centre du cercle M.

Traitons un petit exemple:

les données:
- les 2 alignements droits A,B et E(G=173.5125gons) avec
A(525348.03,163211.09)
B(525403.86,163364.78) et
E(525362.47,162784.53)
- le rayon R=300.00m du cercle à raccorder
- l'ordre de grandeur de la longueur curviligne L~80m de raccordement des deux
clothoïdes (cas symétrique)
les résultats:
les éléments caractéristiques S, O, KA1, KA2, KE1 et KE2.

le traitement:
- le sommet S est obtenu par intersection des 2droites S(525269.5046,
162994.9245), ce qui correspond à =48.6700gons
- pour rentrer dans la table, calculer L/R, soit: 80/300=0.266667 ce qui correspond,
au mieux, au n°414
- on lit le rapport A/R=0.5176471
- en multipliant ce rapport par 300, la valeur de R, on obtient A=155.2
- il est d'usage d'utiliser des valeurs rondes de A/R proches de nos impératifs. Celle
ci (0.5200000) correspond au n°415 et à un rapport L/R=0.2704000 soit à un
L=81.120m et à A=156m.
- tous les autres paramètres s'obtiennent en multipliant la valeur du rapport par celle
de R
R=0.003045x300=0.913500m, Xm=0.135118x300=40.5354m,
X=0.269906x300=80.9718m, Y=0.012170x300=3.6510m,
TK=0.090291x300=27.0873 et TL=0.180439x300=54.1317m.
Quant à ,  l'angle supplémentaire à l'angle au sommet formé par les tangentes
alignement droit-clothoïde-cercle, il faut garder la valeur inscrite puisque
l'homothétie conserve la valeur des angles. Donc =8.6071gons.
- T, la distance de S à KA1 ou KA2=t+Xm soit
T=tg(x(R+R)+Xm soit
T=tg(48.67/2)x(300+0.9135)+40.5354=120.9755+40.5354=161.5109m
R s'appelle le ripage du cercle
- KA1 et KA2 s'obtiennent par PvR sur AS et ES
KA1(525334.7818, 162847.1926)
KA2(525324.6502, 163146.7296)
- les autres éléments KE1, O, KE2 sont obtenus par changement de base sur KA1-S
et KA2-S à partir des éléments X et Y pour KE et Xm et R+R pour O, le centre du
cercle.
O(525593.6404, 163005.8882)
KE1(525300.4353, 163069.3772)

KE2(525305.3954, 162922.7320)

On peut contrôler que O-KE1=O-KE2=300.00m

Pour résoudre ce genre de problème, à l'aide des tables, vous devez être capable
d'associer les paramètres inscrits en entête de colonnes et leur représentation
graphique sur le schéma associé. Il faut, aussi, bien sûr, connaître les propriétés
du triangle rectangle ainsi que celle de l'angle inscrit dans un cercle.

On peut rentrer dans la table de divers manières, entre autres:


- avec X/R quand on connaît le point de tangence,
- avec , si l'on doit fractionner la clothoïde, etc...

1.1.2.4) solution algébrique

Cette solution, qui peut être aisément programmée, dès lors que les données sont
connues, nécessite une analyse.
Nous aborderons celle-ci dans l'hypothèse d'une solution dissymétrique.
Une petite variation d de  entraîne une petite variation dL de L. Nous savons que
l'arc dL=Rxd avec det  exprimés, évidemment, en radian (c'est la définition du
radian). L'équation de chacune des clothoïdes est:
A12=R.L1 => L1=A12/R
A22=R.L2 => L2=A22/R
D'une manière générale, on a R=A2/L et R.d=dL. En associant les 2 égalités
=> A2.d=L.dL
C'est l'équation différentielle de la clothoïde. On peut l'écrire: d=L.dL/A2. En
intégrant, on obtient: =L2/(2.A2)+ct. Cette constante est nulle puisque et L sont
nuls au point origine O de la clothoïde. Ainsi, pour chaque clothoïde utilisée, on
obtient:

rad=0.5(L1/A1)2=0.5(A1/R)2 ou gon=(100/).(L1/A1)2=(100/).(A1/R)2 et
L1=A1.rad)=(A1/10).gon)

rad=0.5(L2/A2)2=0.5(A2/R)2 ou gon=(100/).(L2/A2)2=(100/).(A2/R)2 et
L2=A2.rad)=(A2/10).gon)

Condition d'existence du raccordement circulaire

A l'examen du schéma ci-dessus et en particulier de l'angle au centre et du


supplément de l'angle au sommet, on établit la relation =++. est l'angle
au centre correspondant au cercle. Ainsi si =0, alors le cercle n'existe plus et les
deux clothoïdes se rejoignent. On obtient ce qu'on appelle une clothoïde à sommet
ou clothoïde de transition. C'est une situation limite qui implique que .
Si on connaît A1, par exemple, on doit avoir:
0.5(A2/R)2rad-0.5(A1/R)2 . Pour que la clothoïde 2 existe, il faut donc que rad-
0.5(A1/R)2>0 => A1R.(2rad) ou A1(R/10).(.gon)

On en déduit A2(R/10).(gon) ou A2(R2gon/100-A12)


Si A2(R2gon-A12) alors on obtient une clothoïde à sommet

Expression algébrique:
En réexaminant le détail, ci-contre, on a immédiatement:
dx=cos.dL et dy=sin.dL. Par ailleurs, =L2/(2A2) =>

dx=cosL2/(2A2)dL

et dy=sin(L2/(2A2)).dL

A ce niveau, il faut rappeler (ou dois dire "faire découvrir"?) les développements
limités.
On dit qu'une fonction y=f(x), définie dans un intervalle (a,b), contenant 0, admet
un développement limité d'ordre n, suivant les puissances croissantes de x,
si x ]a,b on a:
f(x)=a0+a1x+a2x2+.......+anxn+xn, tendant vers 0 avec x.
Il est aussi utile de rappeler la formule de Mac-Laurin qui est une application particulière de
celle de Taylor:

avec 0<<1 et x appartenant à cet intervalle. Nous rappellerons aussi que factorielle
3, notée 3!=3.2.1 et que n!=n.(n-1).(n-2).......3.2.1

Cherchons un développement limité à f(x)=sin(x). On obtient successivement:


f'(x)=cos(x)=sin(x+/2) f"(x)=-sin(x)=sin(x+) f"'(x)=-cos(x)=sin(x+3)
............... f(n)(x)=sin(x+n/2) et f(n+1)(x)=sin(x+(n+1)/2)
Il est à remarquer que les dérivées d'ordre pair sont nulles pour x=0 ainsi que f(x),
les dérivées d'ordre impair prennent, pour x=0, les valeurs:
f(2p+1)(0)=(-1)p
La formule de Mac-Laurin conduit à:

On obtiendrait de la même manière (essayer juste avant de faire la fête!):

Après ces considérations générales, revenons à notre cas particulier où une

primitive de cos(L2/(2A2).dL dans est sin(L2/(2A2) et une primitive

de sin(L2/(2A2).dL dans est -cos(L2/(2A2).

Nous pouvons donc appliquer les développements limités au sin et cos où


x=(L2/(2A2). On obtient donc les x1 et y1 d'un point 1 quelconque pris sur la
clothoïde correspondant à une longueur curviligne de L1 choisie:

En remplaçant L1 et A1 par 1 sachant que =L12/(2A12), on trouve,


avec exprimé en rd:

Deux éléments d'une clothoïde suffisent à la déterminer. Cependant, d'après les


caractéristiques de la route projetée, on connaît généralement, nous l'avons déjà dit,
la longueur L de l'arc de clothoïde et le rayon R du cercle à raccorder. On en
détermine le paramètre A2=R.L. On peut éventuellement l'arrondir, comme nous
l'avons fait dans l'exemple consacré à l'utilisation des tables ou le modifier en
tenant compte des 2 conditions d'existence, vues ci-dessus, ainsi que de
la condition de confort optique qui impose que AR/3. Le paramètre A, étant
fixé, on en déduit la ou les longueur(s) définitive(s) de L et les calculs de tous les
autres éléments par les formules précédentes pour situer un détail quelconque sur la
clothoïde et les détails caractéristiques tels que points de tangence (voir exemple lié
à l'utilisation des tables).

d1=y1-R(1-cos1) d2=y2-R(1-cos2), d1 et d2 s'appellent le ripage.


x1M=x1-Rsin1 x2M=x1-Rsin1
y1M=R+d1 y2M=-(R+d2)
t1=(R+d1)tg(/2) t2=(R+d2)tg(/2)

1.1.2.5) Prise en compte des dévers.

Nous avons fait une remarque importante ci-dessus, à savoir que la clothoïde
permet de résoudre deux problèmes:
- le passage en douceur entre deux valeurs de rayon différentes. Celui-ci est résolu,
nous venons de le traiter.
- puis le passage en douceur entre le ou les dévers de l'alignement droit et celui du
raccordement circulaire. Il reste à le résoudre.

Détaillons le un peu plus à travers un exemple. Soit un dévers double de +2.5% et -


2.5% pour l'alignement droit (évacuation des eaux) et un dévers de +6% pour le
raccordement circulaire de rayon R=350m. Si le virage est à gauche, alors:
la voie intérieure passe de +2.5% à +6% soit +3.5% de plus,
la voie extérieure passe de -2.5% à +6% soit +8.5% de plus. La plus forte variation
sera subit par la voie extérieur. On adoptera donc pour la valeur de PM-pm, 8.5.

Catégories R et T Longueur L de raccordement Rayon R raccordé


routes à 2 voies L=inf(6.R0.4;67m) Rinf(Rnd;39/1.67;100/)
routes à 3 voies L=inf(9.R0.4;100m) Rinf(Rnd;76.5/1.67;150/)
routes à 2x2 voies L=inf(12.R0.4;133m) Rinf(Rnd;123.5/1.67;200/)
Catégories L, U et A L=sup(14.Abs(pM-pm);R/9)

L=sup(14.Abs(pM-pm);R/9) =sup(14x8.5;350/9)=sup(119;39)=119m

La longueur pour une variation de dévers de 1% sera donc de 119m/8.5=14.0m. Le


raccordement se fait ainsi:

1.1.3) les différents raccordements progressifs

1.1.3.1) courbes de transition symétriques

1.1.3.2) courbes de transition dissymétriques


1.1.3.3) courbes à sommet symétriques ou clothoïde à sommet

1.1.3.4) courbes à sommet dissymétriques

1.1.3.5) courbes en S ou courbes à inflexion


1.1.3.6) courbes en ove à tangente commune

1.1.3.7) courbes en ove avec cercle auxiliaire

1.1.3.8) courbes en ove entre deux cercles intérieurs


1.1.3.9) courbes en anse de panier

1.1.3.10) autres courbes de raccordement

D'autres courbes à courbure progressives, de calcul plus facile que la clothoïde,


s'utilisent sous certaines conditions:

a) la parabole cubique

Son équation est de la forme: Y=X3/(6A2). On l'utilise tant que LR/4


ou 8gons. Dans ces conditions l'abscisse xi se confond avec L.

b) la parabole cubique améliorée de Matthews

Son équation est de la forme: . On l'utilise tant


que LR/3 ou 11gons. Comme ci-dessus, xi  Li.

1.2) en implantation
On a ainsi un excellent moyen de localiser autant de points que l'on veut sur la
clothoïde entre les deux points de tangence dés lors que l'on choisisse
un unitaire. Si on veut par exemple 5 points intermédiaires entre les points de
tangence O1 et N1 alors on divise la longueur curviligne O1N1=L par 6, ce qui
donne L1. On devra donc implanter chaque point à la distance curviligne L1, 2L1,
3L1,.....5L1, L de O1. A chacune de ces distances curvilignes, il faut calculer
le correspondant à l'aide de =L2/(2A2). En injectant chacune de ces valeurs dans
les équations de x1 et y1, on localise chaque détail à implanter dans les repères
locaux O1xy pour la clothoïde 1 ou O2xy pour la 2.
Attention x1 et y1 sont positifs (clothoïde à gauche), x2 est positif et y2 est négatif
(clothoïde à droite). En fonction de cette remarque, vous pouvez toujours faire
un changement de base pour obtenir les coordonnées des détails à implanter dans
votre système de référence général.

Vous pouvez aussi, si vous le désirez, implanter tout détail quelconque, tel que I, de
la clothoïde, par ses coordonnées polaires cI et I de O. Il faut tout simplement
observer que:
I = arctg(yI/xI) et cI=

1.4) exemple

les données:
- V=100km/h, la vitesse de référence
- R=700m, le rayon du cercle à raccorder
- pm=2.5%, la pente transversale en alignement droit et
- = 164.3586 gons, l'angle des tangentes.

les résultats à obtenir:


- les éléments caractéristiques
- un détail tous les 30m d'arc, la partie circulaire étant implantée à partir de la
tangente droite à la clothoïde de paramètre A1.

Le traitement: ce qui suit peut servir de document de synthèse quant à la


démarche
- détermination du dévers de l'arc de cercle
p, le dévers maximal = 5% (voir le tableau en A100)
- calcul de 
= 200-=35.6414gons
- choix des paramètres et calcul des arcs de raccordement
* On veut A  R/3 (condition optique) => A  700/3 => A  233.333m.
* Il faut aussi (c'est la condition d'existence) que A1<(R/10).(.gon) soit
A1<740.714m.
* La longueur du raccordement progressif est fixé par Lsup(14.Abs(pM-pm);R/9)
Lsup(14x(5-(-2.5));700/9)=sup(105;78)=105m
* A2=RL => A271.1 On choisit par exemple A1=280.
* Il faut aussi que A2(R2gon/100-A12) soit A2685.753, on choisit, par
exemple, A2=400.
Voici, en tableau, les éléments caractéristiques:

Formules clothoïde 1: A1 = 280 clothoïde 2: A2 = 400


2
L=A /R 112.000m 228.571 m
=100/(A/R) 2
5.0930 gons 10.3938 gons
x=L(1-L4/(40A4)) 111.928 m 227.962 m
3 2 4 4
y=(L /2A )(1-L /(56A )) 2.985 m -12.416 m
d=y-R(1-cos) 0.746 m 3.107 m
xM=x-Rsin 55.987 m 114.183 m
t=(R+d)tg(/2) 201.447 m 202.126 m
h=(d1-d2)/sin -4.446 m -4.446 m
T=xM + t ± h 261.880 m 311.863 m
TL = x ± y / tg 74.695 m 152.591 m
TC = ± y / sin 37.352 m 76.387 m
 = -  -  20.1546 gons
DC = ( R ) / 200 221.611 m
DT = L1 + DC + L2 562.182 m

Voici, aussi en tableau, les détails intermédiaires calculés pour un arc de 30.00m
pris en considérant l'origine en O1 pour la clothoïde 1 et le cercle et l'origine en O2
pour la clothoïde 2.

cercle R = 700 m avec


clothoïde 1: A1 = 280 clothoïde 2: A2 = 400  = (200x30) / ( x 700)
origine O1 origine O2 = 2.72837 gons
origine O2
Li (m) xi (m) yi (m) Li (m) xi (m) yi (m) DCi xi yi
0 0.000 0.000 0 0.000 0.000 0 111.928 2.985
30 30.000 0.057 30 30.000 - 0.028 30 141.771 6.022
60 59.997 0.459 60 59.999 - 0.225 60 171.457 10.336
90 89.976 1.549 90 89.994 - 0.759 90 200.931 15.917
112.00 111.928 2.985 120 119.976 - 1.800 120 230.139 22.756
150 149.926 - 3.514 150 259.027 30.839
180 179.815 - 6.071 180 287.542 40.154
210 209.601 - 9.634 210 315.632 50.681
228.571 227.962 - 12.416 221.611 326.379 55.077

II) Les raccordements progressifs en profil en long

2.1) en projet

La problématique est la même, évidemment, que celle exposée dans


les raccordements circulaires des pentes (sens <0) et rampes (sens >0). Il est plus commode
en pratique de remplacer chaque arc de cercle par un arc de parabole. Les contraintes de
raccordement sont rappelées ci-dessous.

Catégories R T L U A
60 80 80 100 80 100 120 60 80 80 100
Rayon minimal lors d'un raccordement en angle saillant
Rvm (km) 1.5 3.0 3.0 6.0 3.0 6.0 10.0 2.5 6.0 6.0 10.0
Rayon minimal lors d'un raccordement en angle rentrant
R'vm (km) 1.5 2.2 2.2 3.0 2.2 3.0 4.2 1.5 3.0 3.0 6.0
Déclivité maxi
(rampe) 7% 6% 6% 5% 6% 5% 4% 6% 6% 6% 5%
Déclivité maxi (pente) 7% 6% 6% 5% 6% 6% 5% 7% 7% 7% 7%

2.1.1) généralités sur le raccordement parabolique


- A est le point d'intersection de la rampe et de la pente à raccorder
- p1 et p2, les pentes de ces deux droites
- T1 et T2, les deux points de tangence
- D/2 la projection de chaque tangente AT1 et AT2 sur l'axe des x
- D, la distance horizontale T1T2
- s, l'abaissement AA'
- P, un profil quelconque

On appelle R, le rayon que l'on donnerait au raccordement s'il était circulaire. C'est
cette valeur qui est issue du tableau des contraintes liées aux différentes catégories.

L'équation de la parabole devient . avec R > 0 si la concavité est tournée


vers les y positifs (vers le haut), et R < 0 si la concavité est tournée vers les y
négatifs (vers le bas, c'est le cas de l'exemple ci-dessus). Cette équation est valable
en rapportant la parabole à son axe (axe des y) et à sa tangente (axe des x) au
sommet S

Le point de tangence T1 a donc pour ordonnée: . De plus, vous vous


rappelez tous que la dérivée d'une fonction, en un point donné, vous donne
le coefficient directeur de la tangente à la courbe en ce point. C'est . Mais au
point de tangence T1, voire aussi T2, les pentes sont connues puisqu'imposées à p1
et p2. La dérivée de la fonction par rapport à x donne: y'=x/R. En T1, cela

donne: p1=xT1/R. Ce qui fixe les coordonnées de T1: et ,

et celles de T2: et .

Sachant qu'une parabole a pour propriété l'égalité sur l'axe des x de la projection de
deux tangentes quelconques AT1 et AT2, on a: xT1+xT2=D soit D/2=(xT1+xT2)/2
=> D/2=Abs((p2-p1)R/2).

Tous les points doivent être calculés dans le système de coordonnées général (X,
Y) du profil en long. Il suffit de procéder au changement d'axes (x,y) par
translation.

2.1.2) les calculs

On désigne par C et C' la cote de chaque point par rapport à l'axe des X, l'axe des Y
étant l'origine des distances.
L'équation de chaque droite étant: Y=pX+C, on obtient le système suivant:
YA=p1XA+C1.
YA=p2XA+C2. avec XA=(C1-C2)/(p2-p1). On a aussi: X'A=(C'1-C'2)/(p2-p1) et
XA=X'A+d, d'où: YA=p1X'A+C'1. et YA=p2X'A+C'2.

On a directement: XT1=XA-D/2, YT1=p1XT1+C1 et XT2=XA+D/2, YT2=p2XT2+C2

Les coordonnées du sommet S deviennent:


XS=XT1-xT1 => XS=XT1-p1R ou XS=XT2-xT2 => XS=XT2-p2R,
ensuite
YS=YT1-yT1 => YS=YT1-p12R/2 ou YS=YT2-yT2 => YS=YT2-p22R/2 ,

Soit un point P quelconque sur la parabole entre T1 et T2. On a yP=xP2/2R et


YP=xP2/2R+YS avec xP=XP-XS. D'où YP=YS+(XP-XS)2/2R. XP est une quantité que
l'on se fixe, elle correspond en général à une distance cumulée d'un profil.

L'abaissement, s, est la quantité AA'. Pour la calculer, il "suffit" de faire la


différence des ordonnées YA et YA'. avec YA'=xA'2/2R=xA2/2R=(xT1+D/2)2/2R et
YA=YT1+p1D/2. D'où finalement s=Abs((p2-p1)2R/8)

2.2) en implantation

Exemple résolu: en prenant un rayon de raccordement de 1500m et les données


inscrites dans le profil en long suivant, vous trouverez, en tableau, la justification
des valeurs trouvées en résultats qui apparaissent aussi dans ce même profil en
long.
Données Calculs Résultats
p1=(503.86-506.45)/(60.0-0)
pentes p1 et p2 p1=-4.3167% et p2=+2.1851%
p2=(504.48-503.50)/(149.85-105.00)
Coordonnées de A
c =504.48-149.85.p2
2 C1=506.45 C2=501.21
XA=(C1-C2)/(p2-p1) vérification avec
YA=p2XA+C2 XA = 80.59 et YA = 502.97
YA=p1XA+C1
Coordonnées T1, T2
D/2 = 48.76 D = 97.52
D/2=Abs((p2-p1)R/2)
R = +1500m XT1=31.83 YT1=505.08
XT1=XA-D/2, YT1=p1XT1+C1 et XT2=XA+D/2,
XT2=129.35 YT2=504.04
YT2=p2XT2+C2
Coordonnées de S vérification avec XS=XT2-p2R et
XS=96.58 YS=503.68
XS=XT1-p1R YS=YT1-p12R/2 YS=YT2-p22R/2
Abaissement s
s=0.79
s=Abs((p2-p1)2R/8)

n° profils P XP YP
T1 31.83 505.08
S 96.58 503.68
Profils intermédiaires P T2 129.35 504.04
YP=YS+(XP-XS)2/2R
3 60.00 504.13
4 85.00 503.72
5 105.00 503.70
6 120.00 503.86
Autres profils P
Y2=506.45+p1.25,00 Y2=505.37
Y2=Y1+p1.Dist

Exemple à faire:

la géométrie du projet est définie sur ce profil en long, joint, ou de sa


version enregistrée en dwg (R14). Par contre, seules les coordonnées rectangulaires des
points CL13 et CL14 sont connues et indiquées ci-dessous.

détails E N
CL13 6368.390 1320.474
CL14 6378.775 1297.063

Calculez les coordonnées rectangulaires des détails géométriques: 350, CL1, CL22
et J2.

Pour définir l'altimétrie de ce même projet, on impose:


- au point 350, une altitude projet de 169.15m et au détail CL1 une altitude projet
de 169.84m.
La rampe, ainsi définie, sera prolongée jusqu'au point de rupture PH1.
A partir de PH1, on respectera une rampe régulière qui devra passer par les points
CL22 et J2.

On se propose d'implanter entre CL1 et CL22 un raccordement parabolique de


pentes admettant comme paramètre, le plus grand rayon possible, multiple entier de
500m.
Vous compléterez ensuite le profil en long en portant les points métriques et les
altitudes des points caractéristiques du projet, ainsi que des profils PT1 à PT7,
implantés tous les 20m.

III) Conclusion

J'espère que le contenu exposant les raccordements progressifs aura été assez clair
pour aider un certain nombre d'entre vous, qui n'en ont pas l'usage quotidien, à
passer le BTS ainsi que le DPLG.

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