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Pédagogie de L'animation III

ce manuel donne la lumière sur le cours de pédagogie de l'animation en classe de 3ème année A2, conforme au programme national de l'enseignement Technique Médicale en RDC

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Pédagogie de L'animation III

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE LA SANTE
SECRETARIAT GENERAL

DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DE SANTE


B.P. 3.088 Kinshasa/Gombe

COURS DE
COURS DE PEDAGOGIE
PEDAGOGIE DE DE
LL’ANIMATION
’ANIMATION
AA LL’USAGE DES
’USAGE DES ELEVES
ELEVES DE
DE LA
LA 3ème
3ème
ANNEE A2
ANNEE A2

Année scolaire 2019-2020


2

COURS DE PEDAGOGIE DE L’ANIMATION

1.5. Pédagogie de l’animation

Module: Communication.
Volume horaire: 30 heures Pondération : 2.
Classe: Troisième année A2. Cote: 20
points.
Planification: Premier semestre.

I. Objectifs pédagogiques (PC)

 PC 3.1.2 : Eduquer en fonction du diagnostic (communautaire ou


clinique)
une personne, une famille ou un groupe.
 PC 3.1.3 : Animer une séance de communication en vue d’un
changement
de comportement.
 PC 3.1.4 : Présenter des informations à l’équipe (un diagnostic
communautaire, des propositions d’interventions, des
observations sur les patients, gestion de la rumeur,…)
 PC 3.4.3 : Préparer le matériel lié à une activité d’animation
 PC 3.4.4 : Accompagner les apprenants de 1ère et 2ème année pour des
situations simples.

III. Dispositifs pédagogiques


II. Savoirs sous jacents

Rappeler : Exposé interactif: Cadrage


a) les finalités de l’animation, théorique sur les concepts
b) les qualités d’un animateur. clés,
Chap.I Décrire le comportement vis- Brainstorming,
à-vis de la santé et éducation Remise d'un portefeuille
pour la santé. de lecture et d'un support,
Orientation vers des
1.1Expliquer le triade : Santé, maladie et ressources documentaires,
Immersion professionnelle
comportement
en services de soins
1.2Expliquer le rôle de l’éducation pour la communautaires,
Jeu de rôles autoscopie,
santé
Mise en situation,
1.3Décrire les changements de Interview d’expert,
Pédagogie par projet :
comportements
préparer un exposé ou un
1.4Décrire les comportements favorables interview pour la radio
locale,
et défavorables à la santé
Débats filmés…
2.1 Expliquer comment aider les
3

communautés à vivre une vie


plus saine

Chap. II Travailler en Equipe.

2.1 Etablir de bonnes relations,


2.2 Communiquer de façon claire,
2.3 Encourager la participation,
2.4 Eviter les préjugés et la
partialité.

CHAP. IIIS’exercer aux séances de


communication en vue d’un
changement de
comportement

3.1 Préparer la séance : thème,


matériels, salle, public cible, …

3.2 Animer la séance (éducation


pour
la santé) :
 Appliquer les conditions préalables
d’une communication efficace,
 Appliquer les méthodes et les
moyens
d’animation : exposé, saynète, …

3.3 Evaluer la séance

IV. Dispositifs d'évaluation :

 Examen écrit, Interrogation écrite,


 Rédaction d’un rapport de stage (correction sous l’angle grammatical
du rapport de stage en communauté ou à l’hôpital),
 Exposé oral sur un événement, l’actualité, son stage...

Bibliographie :
1. OMS (1993), L’éducation pour la santé : manuel d’éducation pour la santé
dans
l’optique des soins de santé primaires, Genève, 261pages
2. PRICOR(1990),Education Sanitaire,Center For Human Services, Maryland,
56pages
4
5

CHAP.I DECRIRE LE COMPORTEMENT VIS-A-VIS DE LA SANTE


ET EDUCATION POUR LA SANTE

1.1. Expliquer le triade : Santé, maladie et comportement


Il existe une relation entre Santé, maladie et comportement ; c’est
pourquoi chercher à savoir pourquoi les gens sont et restent en bonne
santé et pourquoi ils tombent malades est une base très importante pour
une action de santé.
Il faut songer à bien des choses lorsqu’on veut aider les gens sur les
plans individuel, familial et communautaire à éviter la maladie. Les gens
peuvent savoir ce qu’ils faut faire pour être en bonne santé ; Cependant, il
y a beaucoup des choses qui influencent les comportements tels ques : le
travail, le lieu d’habitation, le pouvoir d’achat et l’environnement humain.

 Les Risques

Au niveau de la famille, chaque individu doit savoir des choses qui


sont dangereuses pour la santé ce sont les risques ou facteurs qui
peuvent être à l’origine d’un accident ou d’une maladie.
Exemple :

o Les organismes vivants : les bactéries… ;


o Les substances diverses : Kérosène, acide, tabac, alcool, drogue
et autres…
o Les événements naturels : Inondations, tremblements de terre et
autres catastrophes pouvant entraîner des cataclysmes… ;
o Les facteurs d’environnement dus à l’homme : une maison
surpeuplée, un foyer non protégé, un caniveau non recouvert un
bâtiment en mauvais état… ;
o L’hérédité : anémie SS, diabète.
 Comportements favorables ou défavorables à la santé
Les gens restent en bonne santé ou tombent malades, à cause de leur
comportement.
6

 Exemple des comportements capables de protéger la santé :

Se laver les mains et les assiettes au savon pour éliminer


certaines bactéries susceptibles de provoquer des maladies ;
Mettre les bouteilles de kérosène hors de la portée des
enfants, pour éviter qu’ils en boivent et s’empoisonnent…

 Exemple des comportements capables de provoquer la maladie :

Boire de l’eau d’une rivière, d’un ruisseau ou d’une source sans


la purifier ;
Ne pas laver les mains avant de manger…

Dans le domaine de l’éducation pour la santé, il est très important d’être


capable de repérer tout ce qui déclenche, guérit ou écarter un problème
ou une maladie.

NB : L’enseignant doit exercer les apprenants sur un problème courant


pour voir quels sont les comportements à faire intervenir, tant pour
ceux qui le provoque que ceux qui peuvent l’arrêter.

1.2. Expliquer le rôle de l’éducation pour la santé

L’éducation pour la santé est l’une des composantes des soins de


santé primaires, qui vise à encourager l’adoption de comportements
favorables à la santé.
Le comportement peut être la cause principale d’un problème de
santé mais peut être aussi la solution principale. Par l’éducation pour la
santé (EPS),
on aide les individus à élucider leur comportement et à voir comment ce
comportement influence leur état de santé. On les encourage à faire
7

leurs propres choix pour une vie plus saine. On ne les force pas à
changer.

L’EPS ne remplace pas d’autres prestations sanitaires mais elle est


nécessaire à leur bonne utilisation. Exemple : Vaccins existants mais si les
gens ne se font pas vacciner il y aura toujours expansion des maladies
pour lesquelles les vaccins existent.

L’EPS encourage des comportements qui favorisent la santé,


permettent d’éviter les maladies, de les guérir si l’on est malade et de
faciliter la réadaptation. Notons que l’EPS n’est pas synonyme
d’INFORMATION pour la santé.
Une bonne information est certes un aspect fondamental de l’éducation
pour la santé mais celle-ci doit aussi s’attaquer aux autres facteurs qui
infléchissent le comportement vis-à-vis de la santé comme ressources
disponibles, l’efficacité du leadership communautaire, le soutien social
apporté par la famille et le degré d’aptitude à agir par soi-même.

1.3. Décrire les changements de comportements


Pour décrire les changements de comportement, il est impérieux
d’abord de les comprendre, car il y a bien des raisons pour lesquelles les
gens se comportent de telle ou telle façon.
Si on veut utiliser l’EPS afin d’encourager des modes vie sains, il faut
savoir ce qui motive un comportement favorable ou défavorable à la
santé ; Ce qui permettra de faire un choix judicieux des méthodes
pédagogiques les mieux adaptées aux problèmes à résoudre.

1. QUATRE MOTIVATIONS ESSENTIELLES DU COMPORTEMENT

a) L’intellect et l’affectivité
Le monde où nous vivons interpelle de bien des façons notre
intellect et notre affectivité. Ces derniers sont influencés par les
connaissances, les croyances, les attitudes et les valeurs qui sont
8

les notre et nous aident à décider du choix de tel ou tel


comportement.

 Les connaissances : Souvent, on apprend par expérience ; Mais


on apprend aussi grâce à l’information donnée par les
enseignants, les parents, les amis les livres, et les journaux.

 Les croyances : Elles sont transmises par les parents, les


grands-parents ou d’autres personnes que l’on respect et on les
accepte sans chercher à prouver qu’elles sont justes. Exemple :
Nous avons des croyances concernant les aliments autorisés ou
interdits aux femmes enceintes.

 Les attitudes : Les attitudes qui reflètent les prédilections et les


aversions, sont souvent issues de notre expérience ou de celle de
nos proches. Elles font que l’on est attiré par certaines choses où
qu’on les évite.

 Les valeurs : Ce sont les croyances et les normes qui ont pour
l’individu le plus d’importance. Les membres d’une communauté
ont de nombreuses valeurs en commun.

Exemple :
Souhait que tout le monde soit heureux et vive de façon
stable. Le fait de travailler ensemble pour résoudre les problèmes,
est l’un de moyens d’œuvrer à la réalisation de ces valeurs. La
coopération facilite la vie.
b) Les gens qui nous sont importants
L’un des facteurs qui explique le comportement d’un individu est
l’influence des gens qui ont beaucoup d’importance pour lui. Il
écoute souvent ce qu’ils disent et essaie de faire ce qu’ils font.
Exemple :
 Les parents ;
9

 Les grands-parents ;
 Les notables du village;
 Les dirigeants religieux ;
 Les amis proches ;
 Les collègues du travail ;
 Les gens qui ont beaucoup d’expérience et des compétences
spéciales et ;
 Ceux qui tentent d’apporter de l’aide aux gens qui en ont
besoin (enseignants, agents de santé, travailleurs sociaux).
NB :
Les enseignants sont très importants pour les apprenants
(élèves).Lorsque ceux-ci voient un enseignant se laver les mains avant de
manger, ils vont sans doute en faire autant.

c) Les ressources
Le fait que les gens aient ou non certaines ressources est un
facteur qui explique leur comportement.
Exemple :
L’argent, les installations, le temps, la main d’œuvre, les services,
les compétences et les matériaux. Le lieu où se trouvent les ressources
est aussi important, car si une ressource est très loin de la
communauté, elle ne sera pas utilisée. Si les gens ont beaucoup à faire
et que le temps manque, cela affecte aussi leur comportement.
NB :
L’enseignant, doit multiplier les exemples en rapport avec le temps et
l’argent.

d) La culture

Le plus part des facteurs précités, varient d’une communauté à


l’autre. Les formes normales de comportements, les croyances, les
valeurs et l’usage des ressources dans une communauté
constituent un mode de vie. Ce que nous appelons « culture ». Les
10

cultures sont façonnées par des gens qui vivent ensembles, ayant
des expériences communes dans un certain environnement.

Ci haut, nous venons de voir plusieurs facteurs qui expliquent


ou motivent les comportements des individus. On peut avoir des
personnes ou des communautés différents avec le même
comportement mais des raisons très diverses.

Considérant les raisons diversifiées d’un même comportement,


nous pouvons proposer des changements appropriés et des
solutions aux problèmes relevés.
Exemple :
L’Enseignant doit exercer les apprenants à trouver dans leur
communauté :

• Quelles y-sont les habitudes alimentaires ?


• Pourquoi les gens mangent-ils telle chose et non pas
telle autre ?
• Comment élimine-t-on les déchets dans votre
ménage ?
• Pourquoi fait-on ainsi ?
• Comment les gens de votre quartier se nettoient-ils la
bouche et les dents ?
• Quelles sont les raisons de ces comportements ?
• Comment arriver à déterminer ces raisons ?

2. CHANGEMENTS DE COMPORTEMENT

Dans toutes les communautés, il existe divers comportements


qui favorisent la santé, contribuent à prévenir la maladie et aident à
guérir et à réadapter les maladies. L’agent de santé doit repérer et
encourager ces comportements. En fait, ce sont généralement les
11

conséquences favorables à la santé de ces comportements qui incitent


les individus à continuer dans cette voie.
Mais il y a aussi des comportements nuisibles pour la santé. A
cause de leurs conséquences négatives, il n’est pas rare que les gens
abandonnent d’eux-mêmes. Parfois des raisons que l’on a vues
auparavant, les gens continuent à avoir un comportement pathogène.

2.1. SORTES DE CHANGEMENT


a) Changement naturel : Notons que les comportements ne cesse de
changer. Certains changements sont dus à des faits naturels. Lorsque
ces changements surviennent dans la communauté où l’on vit, on
change souvent soi-même sans y réfléchir. C’est ce qu’on appelle un
changement naturel.

b) Changement organisé : Dans ce cas le changement est planifié pour


améliorer sa vie.

2.2. L’APTITUDE AU CHANGEMENT

Tout le monde n’a pas la capacité de changer au même moment. Il


y a toujours des individus qui changent très rapidement, par contre
d’autres sont très à changer.

1.4. Décrire les comportements favorables et défavorables à la


santé

Ce souvent à cause de ce qu’ils font ou en raison de leur


comportement que les gens restent en bonne santé ou tombent
malades, à cause de leur comportement.
 Voici ce que l’on peut faire pour protéger sa santé :
o Utiliser des moustiquaires et produits anti-moustiques pour
écarter les moustiques vecteurs de maladies;
12

o Se laver les mains et laver les assiettes à l’eau propre et au


savon pour éliminer certaines bactéries qui des maladies ;
o Faire attention à ce que les enfants n’approchent pas du foyer,
pour éviter qu’ils se brûlent.
 Exemple des comportements capables de provoquer la maladie (la
diarrhée) :
o Nourrir l’enfant au biberon, car il est souvent difficile de veiller à
la propreté du biberon;
o Ne pas laver les assiettes, verres et les cuillères ou les laver
seulement à l’eau…

Dans le domaine de l’éducation pour la santé, il est très


important d’être capable de repérer tout ce qui déclenche, guérit ou
écarter un problème ou une maladie.
NB :
L’enseignant doit exercer les apprenants sur un problème courant pour voir
quels sont les comportements à faire intervenir, tant pour ceux qui le provoque
que ceux qui peuvent l’arrêter.

1.5. Expliquer comment aider les communautés à vivre une vie


plus saine

C’est tout à fait normal que les individus s’aident mutuellement et


c’est même très utile lorsqu’ils ont à résoudre des problèmes de santé
ensemble. Pour certains, aider les autres à vivre une vie sain est un métier
à plein temps : Enseignants, travailleurs sociaux, agents de santé,
policiers, agents de vulgarisation agricole, dirigeants religieux.

LES FAÇONS UTILISÉES POUR AIDER LES GENTS


a) Usage de la contrainte :

 Ils peuvent les forcer ou les inciter à changer, et les menacer


de sanctions si les changements ne sont pas opérés ;
13

b) Information :

 Ils peuvent donner des idées ou des renseignements dans


l’espoir que les gens s’en serviront pour améliorer leur mode
de vie ;

C) Discussion et participation :

 Ils peuvent organiser des réunions pour discuter des


problèmes, susciter l’intérêt des gens et les faire participer à
la sélection des meilleures solutions possibles à leurs
problèmes.
14

CHAP. II TRAVAILLER EN EQUIPE

Dans l’action d’EPS, il s’agit de savoir ce que les gens pensent et


non pas ce qu’ils devraient penser. On s’intéresse à la vision qu’ont les
gens de leurs problèmes et non pas seulement aux problèmes tels qu’on
les voit soi-même.

Le but recherché n’est ni la gratitude ni les louanges ; c’est la fierté


d’avoir donné aux autres les moyens de résoudre eux-mêmes leurs
problèmes. Les points que nous développerons ci-après vont permettre
aux membres de la communauté d’acquérir un savoir approprié.

2.1. Etablir de bonnes relations


2.1.1. Relation d’aide
Bien des personnes, ont pour métier aider les autres de part leur
profession, c’est le cas de : enseignants, les infirmiers, les assistants
sociaux, les agents de vulgarisation agricole…
En tant qu’agent de santé, nous appartenons à cette catégorie des
personnes citées ci haut. Pour bien accomplir cette tâche, il faut avoir
des bons rapports avec les gens et s’ils vous apprécient, vous font
confiance et sont à l’aise avec vous, il vous sera plus facile de les aider.

Les conditions pour que les gens vous fassent confiance :

 Il faut les respecter : quels qu’ils soient, quelles que soient


leurs croyances et leurs origines) ;
 Il faut les écouter ;
 Il faut les encourager.

2.1.2. Ce que vous êtes


Votre personnalité (ce que vous êtes) et vos actes (ce que vous
faites) influencent significativement la façon dont les gens vous voient et
vous jugent. Votre personnalité et vos actes influencent aussi le type de
relation que vous avez avec les membres de la communauté. Apprenez à
vous connaître et à cerner votre personnalité en notant comment les gens
réagissent en votre présence.
15

2.1.3. Comment établir de bonnes relations

Si vous voulez établir de bonnes relations :


 Il faut que les gens vous voient au travail ;
 Vous devez être visible ;
 Vous devez faire des choses qu’ils jugent utiles et bénéfiques ;
 Vous devez aller au-devant d’eux et leur expliquer ce que vous
faites ;
 Vous devez écouter les gens et vous préoccuper de leurs
problèmes ;
 Vous devez toujours être prêt à les aider quand ils en ont besoin ;
 Visitez les dirigeants et les représentants des divers groupes ;
 Vous présenter et représenter à la population.
NB : L’enseignant doit exercer les apprenants à cette réflexion

Avec qui avez-vous de bonnes relations sur le plan personnel ou


professionnel ? Qu’est-ce qui fait la qualité de ces relations ? Y a-t-il des
gens avec qui vous n’avez pas d’aussi bonnes relations ? Que pouvez-vous
faire pour les améliorer ?

2.2. Communiquer de façon claire

Tous les jours nous échangeons des idées, des impressions et des
informations avec les autres. Parmi les moyens utilisés nous avons : la
parole, l’écriture, les gestes de la main et les mouvements du corps, le
dessin, le chant…
L’instauration de bonnes relations avec les gens, va de pair avec
l’acquisition des aptitudes à communiquer. Voici les trois aptitudes pour la
qualité de la communication :

2.2.1. Parler et présenter clairement


16

Le but de la communication est de veiller à ce que les gens


entendent, voient et comprennent le message (idée, impression) qu’on
leur communique. Il est donc important d’énoncer, d’écrire ou présenter le
message de façon à la fois claire et simple.
17

2.2.2. Ecouter et être attentif


Communiquer c’est à la fois donner et recevoir. L’agent de santé ne
doit pas seulement de façon claire à la communauté, il doit aussi écouter
attentivement les gens pour savoir ce qui les intéresse et ce qu’ils pensent
au sujet des leurs problèmes de santé.
Ecouter est un moyen de montrer que l’on respect son
interlocuteur. Soyez attentif à ce que les gens vous disent et encouragez-
les à parler en toute franchise. Ne les interrompez pas et ne commencez
pas à discuter. Cela casse la communication et vous ne percevrez, dans le
meilleur des cas, qu’une partie du message. Pendant que vous écoutez,
ne regardez pas ailleurs. Ne faites pas autre chose pendant que la
personne vous parle ; sinon, elle va pensez que vous ne vous souciez pas
d’elle.
2.2.3. Discuter et clarifier
Après avoir écouté, il est important de s’assurer que vous avez bien
entendu votre interlocuteur. De temps en temps posez des
questions pour soutenir la communication. Encouragez votre
interlocuteur à résumer vos propos. Vous saurez alors s’il a compris
ce que vous avez dit. Ce genre de discussion favorise une bonne
communication.
2.3. Encourager la participation
Dans le domaine de l’EPS, la participation signifie que l’individu, le
groupe ou la communauté travaille activement avec les agents de santé et
d’autres pour résoudre ses problèmes. Cette participation est
indispensable à tous les stades, depuis le recensement des problèmes
jusqu’à leur solution.
Lorsque les gens participent, ils sont plus enclins à prendre leur sort en
main. Ils s’engagent aussi plus facilement à prendre les mesures
nécessaires à l’amélioration de leur santé.
2.3.1. Participer à l’inventaire des problèmes

Il faut commencer par encourager les gens à faire l’inventaire de


leurs problèmes ; ils seront ensuite plus disposés à s’y attaquer. La plupart
18

des problèmes auront quelque chose à voir avec la santé. Les agents de
santé doivent s’intéresser à la solution des problèmes perçus par la
communauté cela aide à instaurer la confiance et à consolider les
relations.
2.3.2. Participation à la recherche des solutions
La solution d’un problème doit être adaptée à la situation concrète de
la personne ou de la communauté. L’agent de santé commet une erreur
s’il dit »je sais quelle est la meilleur solution à votre problème » car une
solution n’est jamais meilleure pour toute les communautés.
Par contre, un agent de santé peut évidemment faire des suggestions
mais les idées doivent venir des gens eux-mêmes, donc plus il y a d’idées
mieux cela vaut. Il faut examiner attentivement chaque suggestion avec
les intéressés pour voir si elle est viable puis encourager les gens à choisir
la solution la meilleure pour eux.

2.3.3. Participation aux tâches concrètes


Les gens sont responsables de leur santé. Si vous faites tout travail
pour eux, les gens risquent de critiquer les résultats et de vous rendre plus
responsable. Au contraire précisez bien ce que vous pouvez et devez faire
et ce qu’eux peuvent faire et apprendre à faire eux-mêmes. Il y a bien des
tâches de santé dont seule une personne qualifiée peut se charger mais il
faut prévoir autant d’occasions de participation que possible ; les
membres de la communauté acquerront ainsi une expérience un certain
savoir-faire.
2.3.4. Faciliter la participation
Réfléchissez à ce que l’on peut faire « ensemble » pour résoudre le
problème et non pas à ce que « vous » pouvez faire. Vous êtes un guide
qui aidez les autres. Il faut se demander tous ensemble : « Quels sont les
problèmes ? Quelles sont les solutions les meilleures ? Que pouvons-nous
faire ? ».
Lorsqu’on essaie d’encourager la participation, il y a trois choses à
considérer :
19

 Utiliser certaines méthodes d’EPS pour encourager la participation


communautaire.
Exemple : les réunions, les discussions en groupe ;
 Tenir compte de la culture locale, laquelle déterminera la méthode
de participation à utiliser ;
 Encourager les responsables locaux à jouer le rôle qui est le leur.
Agir ne va pas de soi. Il faut bien souvent encourager les gens prendre
des responsabilités.
20

2.3.5. Participation à l’évaluation

Tout programme ou activité organisée doit être l’objet de l’évaluation


pour en suivre les progrès. De même ici, la participation joue un rôle très
important. En examinant les résultats avec les gens, on les aide à
apprendre. Une fois qu’ils sauront pourquoi un programme ou une activité
a échoué, ils seront en mesure de faire mieux la fois suivante.

2.4. Eviter les préjugés et la partialité

Tout le monde a des préjugés ; avoir un préjugé signifie juger


quelqu’un à l’avance simplement parce qu’il appartient à un groupe
donné. Les préjugés sont des impressions très fortes en faveur de
quelqu’un ou contre lui en raison de son âge, de sa tribu, de sa religion, de
son niveau d’instruction ou de son lieu de naissance.

Pour réussir dans l’action sanitaire, il faut être conscient de ses


propres préjugés et attitudes. C’est peut-être difficile mais il ne faut pas
qu’ils influencent ce qu’on fait. Il ne faut pas favoriser un groupe au
détriment d’un autre. Avant tout, il faut éviter que les préjugés que l’on a
nécessairement ne lèsent ou n’affectent les communautés desservies.
21

CHAP. III S’EXERCER AUX SEANCES COMMUNICATION EN


VUE D’UN CHANGEMENT DE COMPORTEMENT

3.1. Préparer la séance : thème, matériel, salle, public cible, …

Une bonne éducation pour la santé repose sur des faits. Il ne faut
pas dire par exemple : « j’ai l’impression qu’il y a un problème de
mauvaise alimentation parce que beaucoup de mères ne connaissent pas
les aliments qui sont bons pour leurs enfants ». « Il doit y avoir des faits ».

Selon la série des résultats du PRICOR, il existe un guide qui livre


à l’éducateur sanitaire les éléments clés des messages dont :

 La pertinence du problème ;
 Le changement de comportement souhaité ;
 Les signes ;
 La prévention ;
 Le traitement ;
 Les indices de référence.

Ci-après, nous présentons des éléments clés de messages sur les


sujets suivants :

3.1.1. LA DIARRHEE

1. Pertinence :
Avant tout, l’éducateur souligne l’importance du sujet à aborder
pour
attirer l’attention du groupe cibles (les mères) sur la gravité de la
diarrhée
chez l’enfant. Il introduira la leçon de la manière suivante :

« Aujourd’hui, nous allons parler de la diarrhée parce qu’elle est


souvent
mortelle pour le petit enfant à cause de la déshydratation
qu’elle
provoque ».

2. Changement de comportement :
Au début de la séance, l’éducateur doit informer les mères qu’à
la fin de
celle-ci, chacune d’elles devra être capable de pratiquer les
mesures de
prévention contre la déshydratation due à la diarrhée chez
l’enfant.

3. Signes :
L’éducateur demande aux mères d’identifier les signes qui
retiennent le
22

plus leur attention lorsqu’un enfant fait la diarrhée.

a) Pour la diarrhée : Selles liquides et répétées, pus ou sang dans


les selles
b) Pour la déshydratation : Affaiblissement de l’enfant, pli cutané
abdominal, yeux enfoncés, langue sèche, fontanelle déprimée.
4. Causes :

L’éducateur demande aux mères donner les causes de la


diarrhée qui ne
sont pas toujours les mêmes chez tous les enfants. Chaque pourra
raconter
le film des événements qui ont précédé la diarrhée survenue à leur
enfant.

Pour susciter ou renforcer les exemples donnés par les mères,


l’éducateur peut proposer l’exemple suivant : « Une mère a laissé le
repas de son enfant à découvert ; deux jours après, l’enfant a fait la
diarrhée dans ce cas, à quoi est due la diarrhée ? R/= aliments
souillés.

5. Prévention :
a) Pour la diarrhée : L’éducateur introduit la prévention par une
question
suivante : Parlant des causes, comment pouvons-nous éviter la
diarrhée
à nos enfants ? Il faut laisser les mères citer les différents modes
de
prévention. On fera retenir comme éléments clés :

 Donner du lait maternel à l’enfant ;


 Donner de l’eau saine (propre) à l’enfant ;
 Bien laver les ustensiles destinés au repas de l’enfant ;
 Bien se laver les mains avant de préparer le repas des
enfants ;
 Cuire suffisamment les aliments de l’enfant ;
 Bien les écraser ;
 Eviter le contact des aliments avec les mouches .

b) Pour la déshydratation :

 Rappeler aux mères que malgré toutes les précautions


qu’elles peuvent prendre, leur enfant peut quand même être
déshydraté ;
 L’éducateur insistera sur le fait qu’elles devront donner la
solution salée sucrée (SSS) à l’enfant ;
 Lui faire boire régulièrement de l’eau propre ;
 Continuer l’allaitement ;
 Continuer l’alimentation ;
 Donner parfois l’eau du riz.

6. Traitement :

a) A domicile : L’éducateur insistera sur le fait que le traitement


valable et
24

efficace contre la déshydratation c’est la RSO. Il montrera, grâce


à un
matériel approprié (bol propre, bouteille de primus ou skol,
petite
cuillère, sucre, sel et eau) comment préparer la SSS et comment
l’administrer correctement :

1) Préparation

 Prendre une bouteille vide quelconque de primus, ou de


skol ;
 Bien laver la bouteille ;
 La remplir avec de l’eau potable (eau à boire) ;
 Vider le contenu (eau) dans une casserole propre ;
 Ajouter 4 petites cuillères à café (bien sucré et une pointe
(souge) de petite cuillère de sel ;
 Bien mélanger ;
 Goûter, si l’eau est trop salée, jeter et recommencer ;
 Remettre ensuite cette eau dans la bouteille pour bien
conserver.

2) Administration de SSS

 Verser l’eau sucrée et salée dans un verre ou gobelet et faire


boire l’enfant par petite quantité, autant qu’il le désire et
après chaque selle liquide, même la nuit ou le matin avant
d’aller au C.S.
 Le lendemain, il faut jeter cette solution et préparer une
autre.

b) Au Centre de Santé (CS), insister sur le fait que la mère doit


amener
l’enfant au CS :

 En cas de selles accompagnées de pus et du sang ;


 En cas de signes de déshydratation.

7. Evaluation (par des questions)


Elle portera essentiellement sur :

 Les attentes de l’éducateur changement de comportement


souhaité) ;
 La prévention de la déshydratation ;
 La préparation et l’administration correcte de SSS ;
 Le moment où la mère devra amener l’enfant au CS ;
 Les autres occasions (lieux, personnes, moments) permettant
aux mères de suivre le message sur la « diarrhée » en dehors
de la Consultation Préscolaires (CPS).

3.1.2. VACCINATION
25

1. Pertinence :

 Avant tout, l’éducateur attire l’attention du groupe cibles (les


mères)
sur le fait que les six maladies transmissibles de l’enfance ne sont
pas des
maladies récurrentes (à répétition). Mais leurs conséquences sont
néfastes
dès qu’elles apparaissent.

 Comme la gravité de cette maladie n’est pas perçue par les mères
au moment où l’enfant vient à la vaccination, car l’enfant est en
bonne santé, il faut beaucoup insister sur la prévention de ces
maladies comme seul moyen efficace pour protéger l’enfant. Dans
ce cas, donner l’exemple suivant en faisant cette comparaison :

Mots-clés :
- Vaccination = parapluie (image à l’appui)
- Six maladies = pluie (image à l’appui)
-

Explication

Un enfant complètement vacciné est comparable à une personne


ayant sur elle son parapluie. Cette personne sera protégée quand il pleut
par rapport à une autre qui n’a pas son parapluie. De même un enfant
complètement vacciné sera protégé en cas d’épidémie, contrairement à
un autre enfant non vacciné

2. Objectif :
Expliquer avec insistance le risque de chaque maladie de telle manière
qu’à de
la séance, chaque mère soit capable de dire le risque des 6 maladies
qui exigent
le vaccin :

 Rougeole : très fréquente et souvent mortelle (complications) ;


 Poliomyélite : cause des séquelles indélébiles sur l’enfant
(infirmité) ;
 Tétanos : très mortel ;
 Coqueluche : grave et tue l’enfant par étouffement ;
 Tuberculose : affecte la santé de l’individu et cause la mort si pas
traitée ;
 Diphtérie : rare chez nous d’inutile d’insister.

3. Calendrier vaccinal :

Il faut donner le calendrier par ordre chronologique d’administration :


26

 Commencer par la tuberculose (TBC) qu’on donne à la sortie de la


maternité ou au CS juste après la naissance. L’administration se fait
par injection à la face antérieure de l’avant bras gauche (montrer
l’endroit). L’enfant bien protégé contre la TBC = Cicatrice laissée au
point d’injection que la maman pourra vérifier ;
 Contre la diphtérie, tétanos, et la coqueluche. L’administration se
fait par injection à la cuisse. Insister sur le fait que l’enfant ne sera
bien protégé que quand il recevra les trois doses du vaccin (trois
injections à la cuisse) :
o 1ère dose : à 1mois et 2semaines
o 2èmedose : à 2mois et 2semaines
o 3èmedose : à 3mois et 2semaines
 Contre la poliomyélite. L’administration se fait par voie orale (2 à 3
gouttes à avaler). Insister également sur le fait que l’enfant ne sera
bien protégé quand il aura reçu les 3 doses :
o 1ère dose : à 1mois et 2semaines
o 2èmedose : à 2mois et 2semaines
o 3èmedose : à 3mois et 2semaines
 A 9 mois, l’enfant recevra le vaccin contre la rougeole.

4. Effets secondaires: A communiquer aux mères lors de la


vaccination.
Le vaccinateur doit expliquer à la mère les effets secondaires du
vaccin
pendant qu’on vaccine l’enfant :
 En cas de fièvre donner ¼ de Co d’aspirine à l’enfant ;
 Plaie à l’avant-bras de l’enfant (vaccination contre la TBC)
o Nettoyer la plaie avec de l’eau propre;
o Couvrir avec un petit pansement sans mettre de
médicament ;
 En cas d’abcès à l’endroit d’injection d’un vaccin, il faut venir
au centre de santé.

5. Questions d’évaluation :
Il faut poser les questions aux mères pour se convaincre
qu’elles ont
saisi le message, en insistant sur la prévention par la vaccination, le
calendrier vaccinal et le mode d’administration des vaccins et leurs
effets
secondaires.

REMARQUES :

L’enseignant proposera aux apprenants d’autres thèmes à


développer tels que : CPN 1(3-5 mois), CPN 2(7-8 mois), FIEVRE,
ALIMENTATION DE L’ENFANT, NAISSANCES DESIRABLES, LE VIH/SIDA et
autres
27

3.2. Animer la séance (éducation pour la santé) :

 Appliquer les conditions préalables d’une communication


efficace
 Appliquer les méthodes et les moyens d’animation : exposé,
blocs- notes géants, saynète, affiche, fables, histoires, proverbes,
tableau de feutre et autres.

NB :

Dans l’application, l’enseignant assure l’accompagnement


de l’apprenant pour s’assurer des conditions d’une communication
efficace et de l’utilisation des moyens d’animation.

3.3. Evaluer la séance

Lorsque la séance de communication pour le changement de


comportement touche à sa fin, il faut pouvoir en mesurer l’efficacité en
répondant par exemple aux questions suivantes qui sont reprises dans la
grille d’évaluation.
La grille permet au superviseur d’évaluer les tâches exécutées et
l’information précise transmise selon le sujet du jour selon le domaine
abordé.
Normalement chaque thème ou sujet dans un domaine donné, doit avoir
une grille appropriée ; Cependant, une grille commune à tous les
messages comportant les éléments ci-après peut être proposée :

 Le rappel de la leçon passée ;


 La motivation ;
 L’annonce du sujet ;
 La pertinence du problème ;
 L’objectif ;
 Le contenu ;
 La méthode ;
 Le matériel didactique ;
 L’expression de l’éducateur ;
 L’attitude de l’éducateur ;
 La participation de l’auditoire ;
 Le climat dans la salle ;
 L’évaluation ;
 La durée.

Ci bas, nous proposons une grille commune à tous les messages


d’éducation sanitaires
GRILLE D’EVALUATION D’UNE SEANCE D’EDUCATION SANITAIRE
(Commune à tous les messages éducatifs)

C.S. :…………………………………………………….. N.B. Indiquez dans la


colonne ’’ Réponses’’
Nom de l’éducateur :…………………………
Date :…………………………………………………… X : Si la réponse est
Oui
Sujet :…………………………………………………. O : Si la réponse est
Non
_ : Si la réponse est sans objet

CRITERES D’EVAL. QUESTIONS


REPONSES

1. Rappel 1) L’éduc. fait-il rappeler le sujet de la fois passé ?

2) Pose-t-il des questions sur le contenu de ce message ?

3) Le nombre de bonnes réponses données par les mères


Sur cette leçon/total de questions posées, est-il supérieur
Où égale à 50% ?

2. Motivation 4) L’éducateur raconte-t-il une anecdote pour motiver ?


5) L’anecdote est-elle relative au sujet du jour ?

3. Sujet du jour 6) L’éducat. Annonce-t-il le sujet du jour ?


7) Est-il annoncé en termes clairs ?

4. Pertinence 8) Le problème abordé est-il une préoccupation de la


Communauté ?

5. Objectifs 9) a) L’objectif de changement de comportement visé par


L’éducateur est-il clairement annoncé à la cible ?
b) Cet objectif est-il complet ?
10) Cet objectif est-il pertinent ?

11) Est-il réalisable (au regard de la situation économico


Socio culturel)

6. Contenu du 12) Le contenu est-il conforme au sujet annoncé ?


Message 13) L’éducateur le présente t-il de manière cohérente ?

14) Ce contenu est-il techniquement correct ?


15) L’information est-elle suffisante pour provoquer le
Changement ?
16) L’éducateur a-t-il préparé l’essentiel du message
sur un canevas ?

7. Méthode 17) L’éducateur utilise-t-il une méthode active


29

(Questions-réponse) ?

18) Cette méthode favorise-t-elle la compréhension ?


19) Est-elle adaptée au groupe cible ?

8. Matériel 20) L’éducateur utilise-t-il du matériel didactique ?


Didactique 21) Ce matériel est-il bien exploité ?
22) Est-il adapté au groupe cible ?
23) Est-il suffisant ?

24) Est-il pratique ?


25) Est-il d’approvisionnement facile ?
26) Est-il économique ?

9. Expression de 27) La voix est-elle audible au fond de la salle ?


l’éducateur 28) Adapte-t-l son langage au niveau de la cible ?
29) Ses questions sont-elles précises ?

10. Attitude de 30) Est-il détendu ?


l’éducateur 31) Favorise-t-il le dialogue en sollicitant l’avis de tous ?

32) Invite-t-il tous les participants au dialogue ?


33) Fait-t-il détendre l’auditoire avec des chansons
Ou humour ?

11. Participation 34) L’auditoire est-il attentif ?


de l’auditoire 35) Répond-t-il aux questions ?

12. Climat dans 36) La séance se tient-elle loin des bruits ?


La salle 37) Tout le monde est-il assis ?
38) La salle est-elle spacieuse ?

39) Est-elle propre ?


40) Le nombre des participants est-il ≤ ou = 30 ?

13. Evaluation 41) L’éducateur pose-t-il des questions de synthèse ?


42) Le nombre de bonnes réponses/total est-il = ou ≥ à 78 % ?

14. Durée 43) La séance a-t-elle durée 20’ au maximum ?


de la séance 44) Si elle a dépassé les 20’, l’attention des participants
est-elle restée soutenue ?

Total de oui/total de réponses


Pourcentage
%

Pour le Superviseur
30

 Citez trois points positifs relevés pendant la séance d’éducation sanitaire :

1. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
2. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
3. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………

Pour l’Educateur

 Faites quelques propositions (3 au moins) relevant de votre propre initiative


pour améliorer d’avantage vos séances d’éducation pour le changement de
comportements

1. ………………………………………………………………………………………………
…………………………………..
2. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
3. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………

Autres suggestions possibles faites par le superviseur

1. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
2. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
3. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
4. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
5. ………………………………………………………………………………………………
…………………………………..
6. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
7. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
8. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
9. ………………………………………………………………………………………………
……………………………………
10. ……………………………………………………………………………………………
………………………………..
31

Signature du Superviseur Signature de l’éducateur

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