REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA SANTE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DE SANTE
B.P. 3.088 Kinshasa/Gombe
COURS DE
COURS DE TEHNIQUES
TEHNIQUES DE
DE SOINS
SOINS
AA LL’USAGE DES
’USAGE DES ELEVES
ELEVES DE
DE LA
LA 2ème
2ème
ANNEE A2
ANNEE A2
Année scolaire 2019-2020
Ministère de la Santé, 6ème Direction, Commission d’harmonisation de contenu des cours
Techniques de soins
Septembre 2004
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3.4 Techniques de soins
"Les actes pour l'autonomie"
Module: Techniques de soins infirmiers.
Volume horaire: 90 heures. Pondération :
6.
Classe: Deuxième année A2. Cote : 60
points
Planification: Cours annuel.
I. Objectifs pédagogiques (PC)
PC 2.2.9 : Planifier les soins requis.
PC 2.2.11 : Évaluer sa démarche.
PC 2.3.1 : Réaliser les soins.
PC 2.4.2 : Gérer rationnellement le matériel.
[Link] sous jacents III. Dispositifs pédagogiques
Chap. I : Pratiquer des injections
Chap. II : Placer des perfusions Exposé interactif (cadrage
Chap. III : Transfuser les patients théorique)
Chap. IV : Assurer les soins en Démonstrations et
chirurgie exercices pratiques en
Chap. V : Dispenser les soins en salle de technique.
chirurgie Remise d'un portefeuille
orthopédique de lecture et d'un
[Link] : Assurer les soins à support,
l’appareil Orientation vers des
digestif et aux glandes ressources
annexes documentaires.
Chap VII : Assurer les soins à
l’appareil
urinaire
Chap VIII : Assurer les soins
spéciaux en
rapport avec l’appareil
respiratoire
Chap IX : Établir un bilan
hydrique.
IV. Dispositifs d'évaluation :
Interrogations écrites
Prestation d’actes techniques en salle de technique
Examens écrits.
Bibliographie :
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Cours de Techniques de soins
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PLAN DU COURS
Chap. I : les injections
Chap. II : les perfusions
Chap. III : les transfusions
Chap. IV : les soins en chirurgie
Chap. V : les soins en chirurgie orthopédique
[Link] : les soins à l’appareil digestif et aux glandes annexes
Chap VII : les soins à l’appareil urinaire
Chap VIII : les soins spéciaux en rapport avec l’appareil
respiratoire
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CHAPITRE I : LES INJECTIONS
1.1GENERALITES
1.1.1 DEFINITION : Une injection est une introduction d’un médicament
dans l’organisme au moyen d’une Seringue munie
d’une aiguille creuse
1.1.2 BUTS :
- Traiter un malade
- Tester la sensibilité d’un organisme
- Prévenir une maladie
1.1.3 INDICATION :
- vomissement et nausée
- inconscience et irresponsabilité
- obstacle à la déglutition (tumeur œsophagienne
- urgence (état de choc)
- enfants qui peuvent s’étouffer en avalant un médicament solide
- incapacité d’avaler à la suite d’une intervention chirurgicale ou d’une
paralysie
- en cas d’aspiration gastrique
1.1.4. AVANTAGES
Une injection permet de :
- Administrer un médicament mal toléré par l’estomac,
- Obtenir une action rapide du médicament par rapport à la voie
orale,
- Administrer un médicament pouvant être détruit par les sucs
gastro-intestinaux,
- Administrer des médicaments à un malade qui ne peut le prendre
par la bouche,
- Concentrer un médicament à une région spécifique du corps,
- Suppléer la voie buccale en cas d’un obstacle à la déglutition ou de
vomissement.
1.1.5 DESAVANTAGES :
- douleur provoquée par la piqûre
- danger d’intoxication en cas de surdosage
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1.1.6. SORTES D’INJECTION
Les injections différent les unes des autres selon les sites .C’est ainsi
qu’on distingue : -Injection I.M
-Injection I.V
-Injection S.C
-Injection I.D
-Injection intracardiaque, intra artérielle, intra
osseuse, intra rachidienne, intra articulaire…
1.1.8 SORTES DE SERINGUES
a) Selon la matière de fabrication
- SERINGUE LUER : déconseiller à cause de risque de contamination
- SERINGUE RECORD :
Le corps avec armature métallique, embout excentrique ou centrique,
fermeture métallique amovible qui sert à fermer le corps et à empêcher la chute
du piston Avantages : solide, bonne fermeture
Inconvénients : seringue coûteuse, et lourde
- SERIGUE A USAGE UNIQUE :
Généralement en plastique et ne peut-être utilisée qu’une seule fois.
Elle porte un embout soit record, soit lueur et existe version insuline, tuberculine
Elle a l’avantage d’une grande sécurité
- SERINGUE A INSULINE
Seringue spéciale qui porte non seulement la graduation en CC mais en UI.
b) Selon leur contenance
Il existe des seringues de 1, 2, 3 5, 10, 50, 100 ml
La contenance de la seringue est indiquée en trait coloré sur le corps et exprimé
en CC ou en ml ou encore en UI
1.1.9 AIGUILLE
a) Définition : C’est une petite tige fine métallique et creuse pointue à une
extrémité, taillée en biseau plus ou moins, pourvue à l’autre extrémité
d’un embout au moyen duquel elle peut-être fixée exactement sur
l’embout de la seringue. Elle est munie d’un mandrin dans la partie creuse
(lumière)
b) Sortes d’aiguille
- D’après la longueur : des aiguilles de 3 à 8 cm, 10 cm et plus
- D’après le calibre : des aiguilles fines, grosse ( de 0.5 à 1.3mm)
- D’après la pointe : des aiguilles à biseau long et court (dessin)
1.1.9 PRESENTATION DES MEDICAMENTS A UTILISER
Les médicaments à utiliser en injection se présentent dans divers
contenants de forme différente : - ampoule, vial (flacon).
L’ampoule est une petite fiole de verre soudée et terminée en tige effilée
dans laquelle on conserve une subsistance médicamenteuse en solution ou en
poudre.
Le vial : c’est une petite bouteille en verre qui contient des doses uniques
ou multiples de médicament. Il est fermé par un bouchon en caoutchouc dans le
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que l’aiguille pénètre facilement. Une capsule métallique très mince entoure le
bouchon pour le préserver de la poussière tout en en laissant le centre libre.
1.1.10 REPARATION DE MEDICAMENT :
a) Médicament en ampoule :
Si le médicament est liquide, avant de briser une ampoule frapper
légèrement l’extrémité avec le doigt pour faire descente tout le liquide de la tige
qu’il faut enlever.
Passer un tampon alcoolisé sur le col de l’ampoule et d’un trait de lime,
sectionner l’extrémité.
Si le verre offre quelque résistance, se protéger les doigts à l’aide d’un tampon.
Beaucoup possèdent maintenant une encoche qui dispense de la limer (ampoule
autocassable).
Une légère pression suffit pour rompre nettement et efficacement le col.
Si le médicament est en poudre, briser l’ampoule de la même façon, aspirer d’un
vial d’eau distillée stérilisée la quantité nécessaire pour l’injection et l’introduire
dans l’ampoule avec la seringue, aspirer la solution obtenue et la rejeter dans
l’ampoule.
Recommencer jusqu’à la dilution complète du médicament.
La solution homogène est alors aspirée pour être injectée.
b) Médicament en flacon
Si le médicament est liquide, enlever la capsule métallique et désinfecter
le bouchon au moyen d’un tampon imbibé d’un désinfectant ; Introduire l’aiguille
par le bouchon en caoutchouc et aspirer la quantité indiquée.
Si le médicament est en poudre, enlever la capsule métallique et
désinfecter le bouchon au moyen d’un tampon imbibé d’un désinfectant ; aspirer
d’un vial d’eau distillée stérilisée la quantité nécessaire pour l’injection et
l’introduire dans le flacon avec la seringue, et agiter le flacon jusqu’à la dilution
complète du produit (dessin p 208 bonne).
1.1.2 ETUDE DES DIFFERENTES SORTES D'INJECTIONS
1.2.1 INJECTION INTRA MUSCULAIRE
a) Définition : l'injection l.M. est l'introduction d'une solution
médicamenteuse dans le muscle.
b) Indications :
- Obtenir une action très rapide du médicament.
- Lorsque l'injection dans l'hypoderme est trop douloureuse.
- Lorsque les produits employés sont très irritants pour être injectés dans 1
'hypoderme.
c) endroit de l'injection : Muscle fessier (le grand fessier), Muscle de la
cuisse (quadriceps fémoral), Muscle deltoïde.
L'endroit d'élection est le point supéro-externe de la fesse.
Pour le déterminer, tracer une ligne horizontale de l'extrémité supérieure du plis
inter fessier vers la face externe; abaisser une verticale qui passe par le milieu de
la ligne horizontale. Pour la cuisse, la diviser en trois parties égales et piquer au
1/3 moyen externe. Quant au muscle deltoïde, injecter au 2 ou 3 travers de
doigts en dessous de l'acromion.
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d) Préparation du matériel
- Se laver les mains
- Préparer un plateau muni d'un champ stérile
- Placer dans le champ la seringue chargée de médicament.
- Placer la lime dans un godet,
- Placer quelque tampon d'ouate imbibé de désinfectant.
- Préparer un bassin réniforme pour recueillir les matériels utilisés.
e) Préparation de l'injection
Les médicaments en injection se présentent dans divers contenants:
ampoules, flacon ou viaI.
a) Ampoules:
Après avoir préparer tout matériel, se laver soigneusement les mains.
Prendre l'ampoule et vérifier le nom du médicament ainsi que la date de
péremption. Frapper légèrement l'extrémité avec les doigts pour faire descendre
tout le liquide. Passer un tampon imbibé sur le col de l'ampoule et d'un trait limer
l'ampoule. Enfoncer l'aiguille dans l'ampoule sans toucher les bouts de celle-ci et
aspirer. la dose prescrite.
Chasser les bulles d'air en maintenant l'aiguille vers le haut. Remettre la seringue
dans le champ stérile.
b) Flacon:
Enlever la capsule métallique et désinfecter le bouchon d'un tampon
imbibé.
Si le médicament est en poudre, le diluer en injectant une quantité indiquée de
l'eau distillée.
- Aspirer l'air avant de sortir l'aiguille du flacon.
- Retirer l'aiguille et mélanger la solution.
- Désinfecter de nouveau le bouchon de flacon.
- Tenir le flacon entre l'index et le médian de la main gauche, introduire
l'aiguille de la main droite.
- Tenir l'embase de l'aiguille entre l'annulaire et le pouce de la main gauche.
- Aspirer la dose prescrite, en tirant sur le piston par la main droite sans
toucher l'intérieur du piston.
1. Technique de l'injection lM
- Se laver les mains
- Avertir le malade et l'installer dans une position confortable selon la
région choisie.
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- Désinfecter le site de l'injection et laisser sécher.
- Faire la purge de l'air dans la seringue.
- Avec le pouce, l'index et le majeur, tendre fermement la peau au niveau
du site de l'injection.
- D'un mouvement sur et sec, enfoncer l'aiguille perpendiculairement à la
peau, à environ 3 à 4 cm de profondeur.
- L'aiguille introduite, aspirer un peu si du sang remonte dans la seringue,
retirer immédiatement.
- Injecter lentement le produit, accélérer vers la fin afin de chasser
entièrement le liquide de l'aiguille.
- Comprimer la peau près de l'aiguille et la retirer d'un mouvement vif
Masser énergiquement le point d'injection.
- Se laver les mains et remettre le matériel en ordre après nettoyage.
Noter les observations.
2. injection simultanée de deux médicaments qui ne peuvent
être mélanges.
TECHNIQUE :
- Employer deux seringues
- Après avoir injecté le premier, avant de retirer la seringue, changer
l'aiguille de direction. Retirer la seringue en laissant l'aiguille en place et
immédiatement insérer la seconde seringue.
- Aspirer et injecter le produit.
3. Accidents:
- Piqûre dans le vaisseau sanguin (hémorragie)
- Embolie par injection d'un produit huileux dans une veine
- Brisure de l'aiguille
- Paralysie par atteinte d'un nerf
- Abcès par manque d'asepsie ou mal résorption.
1.2.2 INJECTION INTRAVEINE
1. Définition: C'est l'introduction d'une substance médicamenteuse dans
la circulation veineuse.
2. Buts :
- Obtenir une action énergique et immédiate.
- Permettre l'injection d'une substance irritante
- Permettre l'injection d'une quantité importante du liquide.
- REMARQUE: Il est indispensable de connaître l'action et dosage
habituel du médicament à injecter ainsi que les inconvénients.
3. Matériels :
- Aiguille à biseau court.
- Seringue de préférence à embout excentrique
- Un garrot
- Toile imperméable
- Une chaise, si possible pour s'asseoir
- Bassin réniforme
4. Choix de la veine:
L'injection IV peut être faite dans n'importe quelle veine, à condition
qu'elle soit: Superficielle
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Immobile, D'un calibre suffisant
5. Technique
- Avertir le malade et l'installer confortablement
- Placer le matériel de protection
- Choisir la veine
- Appliquer le garrot
- Désinfecter le site d'injection de bas en haut
- Stabiliser la veine et la peau au moyen du pouce gauche
- Tenir la seringue à un angle de 30°, biseau tourné vers le haut.
- Piquer la veine en l’abordant soit du côté ou directement au-dessus.
- Faire pénétrer l'aiguille dans la veine, aspirer afin de voir le reflux du
sang.
- Desserrer le garrot et injecter le médicament lentement (environ l ml
par minute)
- Vérifier de temps à temps que l'aiguille est toujours dans la veine en
aspirant.
- Observer la réaction du malade pendant toute la durée de l'injection.
- Placer un tampon sec et retirer l'aiguille tout en maintenant une
pression sur le site de
- l'injection pendant quelques secondes. Réinstaller le malade
- Se laver les mains et remettre le matériel en ordre.
-
INCIDENTS:
- Syncope si l'injection très rapide
- Douleur si piqûre à côté
- Embolie
- Hématome si on a transpercé la veine
- Nécrose des tissus sille produit est toxique.
1.2.3 INJECTION SOUS CUTANEE
a) Définition : elle consiste à introduire une solution médicamenteuse dans
l'hypoderme
b) Buts : Cf. IM mais pour des produits non irritants.
c) Matériel : Cfr. matériel pour I.M sauf que l'aiguille doit être courte de 3
à 6 cm et d'un biseau long.
d) Site de l’injection :
- Face externe du bras ou de l'avant bras.
- Le flanc de l'abdomen.
- La face antérieure de la cuisse.
e) Technique :
- Voir injection lM mais pour faire les injections sous cutanée. II faut
pincer la peau entre le pouce et l'index de la main gauche.
- Introduire l'aiguille d'un mouvement ferme et sûr à la base du pli, le
biseau regardant vers le haut, à un angle de 45°C.
- On tient l'index droit sur l'embout de l'aiguille et la seringue dans la
paume de la main.
- Relâcher le tissu
- S'assurer que la pointe de l'aiguille est mobile.
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f) Accidents :
- Forte douleur par piqûre d'un nerf Hémorragie par piqûre d'un
vaisseau.
- Nécrose des tissus par une injection très superficielle Abcès par
manque d'asepsie ou par une absorption difficile
- Brisure de l'aiguille.
-
1.2.4 INJECTION INTRADERMIQUE
a) Définition : Elle consiste à introduire dans l'épaisseur du derme.
b) Buts :
- Tester la sensibilité de l'organisme
- Vacciner le malade contre la T.B. C
c) Matériel : Voir injection IM seulement l'aiguille doit être de 2 ou 3 cm de
longueur, biseau long et pointu.
d) Site d’injection : face antérieure de l'avant bras
e) Technique :
- Désinfecter la peau et laisser sécher.
- Tendre la peau avec le pouce de la main gauche.
- Piquer et introduire l'aiguille environ 2 mm dans le derme à un angle de
15°.
- Dès que le biseau a disparu, injecter le produit lentement, ce qui produit
une papule. Retirer l'aiguille d'un mouvement vif.
1.2.5 INJECTION D'INSULINE
a) Définition: l'insuline est le principe actif (hormone) de la sécrétion interne
des îlots de LANGERHANS contenus dans le pancréas.
Elle a pour effet de régler l'ensemble du métabolisme des glucides, et la
teneur en glucose du sang.
Indications : - coma diabétique
- pré coma diabétique
b) Sortes
Selon son action, on distingue:
- Insuline ordinaire, qui se présente sous une forme limpide comme
de l'eau. Son action débute 30' après son injection.
- Insuline retard dont l'action débute une heure après l'injection.
- Insuline P.Z avec début d'action 4 heures après l'injection.
INSULINE SOLUTION DUREE DE L'ACTION
DEBUT MAXIMUM FIN
Insuline Ordinaire Claire Y2 Heure 3 Heures 7 Heures
Insuline semi retard Laiteuse 1 Heure 6 Heures 16 Heures
I.P.Z( retard) Laiteuse 4 Heures 14 Heures 36 Heures
N.B: Il y a donc lieu, pour fixer le moment d'injection, de tenir compte
tenu des heures de repas, de connaître la durée d'action. Veuillez à ce que
l'action maximale ne se produise pas durant les heures où il n y a aucun
repos.
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PRECAUTIONS AVANT L’INJECTION
- Tenir compte de la dose prescrite, et du type d’insuline
- Identifier soigneusement le malade
- Respecter strictement l’asepsie
- Le régime alimentaire doit être respecté quant à l’horaire et au choix
des aliments
- Le malade doit toujours avoir sur lui un peu de sucre
ACCIDENTS :
- hypoglycémie
- coma hypoglycémique
- infection
SURVEILLANCE :
Chercher à dépister dès que possible les signes d’une hypoglycémie :
- I.O. = faim, sueur profuse, tremblements, agitation
- I.R.=fatigue, céphalée, dégoût, irritabilité, perte de mémoire
Dés l’apparition de l’un des ces symptômes, étendre le malade et lui faire
ingérer un peu de sucre.
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CHAPITRE II : LA PERFUSION
2. 1 GENERALITES
a) Définition : la perfusion est l’administration de plus ou moins grandes
quantités de liquide, substances nutritives et
médicamenteuses, par voies parentérales.
b) Buts :
- combattre une déshydratation
- alimenter le client
- relever la pression sanguine
- désintoxiquer le client
- administrer de façon continue de grandes quantités de médicaments
- maintenir l’équilibre hydro électrolytique
- avoir un abord veineux disponible
c) Indications : - état de choc hémorragique
- déshydratation pour causes diverses
- hypotension artérielle
- affections des voies digestives empêchant l’alimentation
normale.
- tous les états de dénutrition
- toutes les maladies nécessitant l’administration continue
de médicament.
- infection graves et état d’intoxication par acidose, toxine ou
autre poison
- pendant la période post op. pour les malades qui ne doivent
pas manger toute suite
e) Procédés
- perfusion sous cutanée ou hypodermoclyse
- perfusion IV ou veinoclyse, ou encore phleboclyse
- perfusion intrasinusale : dans le sinus veineux au niveau de la
grande fontanelle chez l’enfant
f) Les sites d’une perfusion
Les sites d’une perfusion sont fonction du type de la perfusion :
- Perfusion Intra Veineuse :
Toutes les veines peuvent être utilisées à condition qu’elles soient
superficielles, d’un bon calibre et immobile.
Mais, il est préférable de ne pas utiliser les veines au niveau des articulations.
Les meilleurs choix sont :
- au niveau du bras : veine basilique, veine médiane basilique, veine cubitale
superficielle, veine céphalique, veine médiane
céphalique, veine radiale accessoire, veine radiale
superficielle
- au niveau du dos de la main : veine cubitale superficielle, radiale superficielle,
v. arcade veineuse dorsale, veine métacarpienne
- au niveau du pied : veine tibiale, réseau veineux dorsal du pied, arcade
veineuse dorsale superficielle.
- Perfusion sous cutanée :
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- face supero-externe de la cuisse, dans les flancs, sous l’épine de
l’omoplate
- sous les seins chez la femme
2.1.6 SORTES DE SOLUTIONS À PERFUSER
a) D’après la pression osmotique
Solution isotonique :
La pression osmotique de la solution correspond environ à celle du
sang. Ces solutions peuvent être données en S/C, IV, en intra sinusale. EX : le
sérum glucosé à 5%, le sérum mixte, sérum physiologique
Solution hypertonique :
La pression osmotique de la solution est plus élevée que celle du sang
et ne peut être administrée qu’en IV. EX : le sérum glucosé à 10%, à 20%…..
Solution hypotonique,
La pression osmotique est plus basse que celle du sang. Ne peut être
donnée comme telle, mais sert de solvant. EX : eau distillée
Solution iso visqueuse
La viscosité correspond à celle du sang. EX : le dextrant, l’hemacel
b) D’après la composition :
SOLUTION
PRESSION OSMOTIQUE
VOIE
D’ ADM.
BUT ET INDICATION
Solution physio.
Nacl 0,9%
Isotonique
Sc, iv
Déshydratation, hypotension
Solution de Ringer
Isotonique
Sc et IV
Déshydrations avec troubles électrolytiques
Solution de HARTMANN
Isotonique
Sc et IV
Acidose
Solution de glucosé à 5%
Isotonique
Sc et IV
Alimentation parentérale
Solution de glucosé à 10 %,20%,50%,…
hypertonique
IV
Alimentation parentérale
Solution mixte
Isotonique
IV
Alimentation parentérale et Déshydratation
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Macrodex
iso visqueux
IV
Amélioration de la circulation
Hydrolysat de proteines5%
Isotonique
SC, IV
Hypoproteinemie
2.1.7 PREPARATION DE MATERIEL
- se laver les mains
- épousseter le chariot
- sur le chariot, disposer un grand plateau propre
dans le plateau,
- placer le baxter du liquide
- la trousse
- l’aiguille épicrânienne
- le garrot
- A l’étage supérieur du chariot,
- Placer :
. un godet contenant quelques compresses imbibées de
désinfectant
. une paire de ciseaux
. le sparadrap
- A l’étage inférieur, disposer :
. toile cirée
. bassin réniforme
. le nécessaire pour le nettoyage (savon, essuie-mains, bassin d’eau)
- Si le malade est dans une chambre commune, préparer un paravent.
Une potence
1 Montage de l’appareillage à perfusion
- Enlever la scellée métallique ou l’étui protecteur du bouchon de
baxter
- Désinfecter le bouchon
- Enlever la trousse de son emballage
- Serrer la serre tube
- Découvrir l’extrémité du vacodrip (stilligoutte) et l’enfoncer dans
le bouchon du baxter
- Suspendre le baxter (vacoliter) sur la potence et remplir le
stilligoutte d’environ 1/3
- Purger l’air, si possible sans perdre une goutte du liquide
2.1.8. TECHNIQUE :
a) Hypodermoclyse ou perfusion sous cutanée
- vérifier le dossier du malade s( identité, solution à perfuser, l’heure,
débit)
- se laver les mains
- prévenir et rassurer le malade
- lui présenter le bassin de lit ou l’urinoir selon le besoin
- protéger lit par une toile cirée
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15
- installer le malade dans une position appropriée selon le site
choisi
- suspendre l’appareillage de perfusion sur une potence
- désinfecter le site choisi
- introduire l’aiguille obliquement dans un angle d’environ 45° dans
les tissus sous cutanés
- fixer l’aiguille au moyen du sparadrap
- laisser couler le liquide selon le débit prescrit
- mettre une bande horaire sur le baxter (étiquette)
- éduquer le malade selon son cas et le soin dispensé
- notifier le soin dans le dossier du malade
- nettoyer et remettre le matériel en ordre
- se laver les mains
N.B. : Afin de faciliter la résorption, on peut employer un enzyme,
l’HYALURONIDASE qui accroît la perméabilité des tissus conjonctifs
sous cutanés.
En outre cette technique est contre indiquée en cas de :- diabète, infection
cutanée sur le site, chez le patient recevant les anticoagulants.
Surveillance du malade sous hypodermoclyse immédiate :
- s’assurer que:* le liquide s’écoule à la vitesse désirée
- il n’y a pas des fuites au niveau de la connexion aiguille trousse
- le liquide se résorbe bien
Ultérieur :
- S’assurer régulièrement que l’aiguille n’a pas été arrachée, que
liquide continue à se résorber favorablement, et que le malade
ne présente aucun symptôme anormal
- Veiller à ce que la trousse ne se vide pas complètement
- S’assurer que la région n’est ni gonflée, ni douloureuse, ni
chaude, dans les jours qui suivent.
Enlèvement de l’hypodermoclyse
- fermer la presse-tube
- décoller et enlever le sparadrap
- prendre un tampon d’ouate mince imbibé de désinfectant
- d’un mouvement rapide ,retirer l’aiguille et appliquer à cet endroit
imbibé de désinfectant.
- S’assurer s’il est bien fixé et si le liquide ne reflue par l’orifice
d’introduction
Accidents et incidents
- infection locale
- induration du site de la perfusion
- nécrose des tissus suite à l’utilisation des solutions hypertonique ou
par manque d’asepsie
A) Veinoclyse ou phleboclyse ou perfusion I.V
- vérifier le dossier du malade (identité, solution à perfuser, l’heure,
débit)
- se laver les mains
- prévenir et rassurer le malade
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16
- lui présenter le bassin de lit ou l’urinoir selon le besoin
- disposer une toile cirée sous la région à piquer
- installer le malade dans une position appropriée selon le site
choisi
- suspendre l’appareillage de perfusion sur une potence
- serrer le garrot
- désinfecter le site
- procéder à une ponction veineuse
- dès que le sang jaillit dans l’aiguille, desserrer le garrot
- desserrer la pince serre tube, et vérifier si le liquide s’écoule
- laisser couler rapidement quelque CC et vérifier le site de la
perfusion s’il ne gonfle pas
- fixer l’aiguille et la trousse sur le membre au moyen du
sparadrap
- régler le débit selon la prescription, l’état du malade et la
quantité à perfuser
- accoler une étiquette reprenant :
* nom du malade
* la qualité du liquide
* la quantité du liquide
* l’heure du début
* l’heure de la fin
* les médicaments ajoutés
* le nom et la signature de la personne qui
a installé
- installer confortablement le malade
- -remettre le matériel en ordre
- rédiger le rapport de soin
- assurer la surveillance
1. Injection IV de médicament au cours de la veinoclyse
On peut procéder de plusieurs façons :
Après avoir apprêter le médicament :
- fermer la serre tube
- déconnecter la conduite de l’aiguille sans bouger celle-ci
- connecter la seringue chargée de médicament à l’aiguille
- vérifier si l’aiguille est toujours dans la veine
- injecter le médicament lentement
- reconnecter ensuite la conduite et continuer la perfusion
Injecter le médicament dans la solution à perfuser par
l’ouverture du bouchon
Désinfecter le flash-ball et au moyen d’une aiguille montée sur
une seringue, injecter le médicament à travers le flash, après
avoir pris la précaution de fermer la serre tube.
Surveillance d’un malade sous veinoclyse
surveillance immédiate
Surveillance de l’appareillage :-vérifier constamment
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17
a) le bon écoulement du liquide
b) le débit de l’écoulement
c) l’existence d’une quelconque fuite.
Surveillance générale :-vérifier
a) la respiration (fréquence, rythme, et amplitude)
b) la Température (grande importance ultérieurement)
c) TA, FC
d) Les frissons
e) Les agitations
Surveillance locale :-vérifier au niveau du site de la
perfusion s’il y a le gonflement, la chaleur, la douleur.
Surveillance ultérieure
- s’assurer si l’aiguille ne s’est pas déplacée par les mouvements du
malade, si le liquide continue à bien couler et se résorber s’assurer
si le malade ne présente pas un symptôme anormal
- veiller à ce que la trousse ne se vide pas complètement
- ne laisser jamais un membre fixé à une attelle, danger d’escarre
Accidents et incidents
Locaux :
- Gonflement ; CAT : fermer la serre tube, et enlever la perfusion
pour la placer ailleurs
- rougeur : CAT : placer une compresse humide tiède sur le site et
changer d’endroit.
- hématome : CAT : fermer la serre tube, déplacer la perfusion et
enfin appliquer une compresse humide tiède
Généraux :
- frissons : CAT : arrêter la perfusion, réchauffer le malade, et
administrer un antihistaminique
- choc toxi-infectieux :-arrêter la perfusion, réchauffer le malade,
l’installer en trendlembourg, avertir le médecin.
- accidents de surcharge :
OAP : arrêter de perfusion, position semi-assise, surveiller le
malade et avertir le médecin
Œdème cérébral : arrêter la perfusion, position semi-assise,
avertir le médecin et surveiller le malade.
Enlèvement de la veinoclyse
- vérifier le dossier du malade pour être certain que toute la quantité
de liquide a été donnée
- se laver les mains
- fermer la presse tube
- placer le tampon d’ouate imbibé de désinfectant à la base de
l’aiguille et retirer celle ci d’un geste rapide
- désinfecter l’endroit et comprimer la veine quelques instants
- appliquer un petit pansement
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Cours de Techniques de soins
18
- noter l’heure d’arrêt dans le dossier du patient et faire le bilan
hydrique
- nettoyer et remettre le matériel en place
- se laver les mains
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Cours de Techniques de soins
19
CHAPITRE III : LA TRANSFUSION
Objectif terminal d’intégration :
A l’issue de chapitre l’élève qui aura suivi les enseignements avec assiduité
sera à mesure d’administrer la transfusion en conformité aux principes
techniques appris.
Objectifs spécifiques :
Pour atteindre ce but, il devra être capable de :
- définir une transfusion,
- citer les buts, indications, et les contre-indications
- énumère les différentes sortes de transfusion
- expliquer le système ABO et Rhésus
- décrire les précautions à prendre avant une transfusion
- pratiquer la technique de transfusion
- surveiller le patient sous transfusion
- identifier les éventuels accidents pouvant survenir lors d’une transfusion
3.1. Définition : La transfusion est une intervention qui consiste à faire
passer une certaine quantité de sang, de plasma ou sérum
d'un sujet sain appelé donneur dans le système circulatoire
d'un sujet malade appelé receveur dans le sang.
3.2. BUT ET INDICATIONS:
la transfusion est faite dans le but soit de :
- remplacement: pour suppléer au manque de sang en cas d’hémorragie,
anémies)
- Meilleure oxygénation des tissus( anemies, intoxications)
- de nutrition et d'hydratation(dans les hémorragie, les états de
dénutrition,cachexie,. . .)
- tonique: pour élever la tension artérielle et régulariser la circulation(shoc
par hémorragie,... )
- antitoxique : le sang transfusé supplée à la carence de G lobules rouges
empoisonnés:
- anti- infectieuse : si le sang contient des AC et antitoxiques spécifiques
pour l'infection que l'on veut combattre, on parle d'imuno- transfusion.
- hémostatique: chaque sujet qui présente des hémorragies dont
l'hémostase est impossible.
- hématopoïétique : chez les anémiques, le sang transfusé active la fonction
hématopoïétique de
- moelle et de la rate.
3.3 CONTRE –INDICATIONS :
- troubles rénaux
- hémoconcentration
3.4 SORTES DE TRANSFUSION:
.Auto transfusion: Elle consiste à réintroduire le sang du malade dans sa
circulation.
.Iso transfusion: Consiste à introduire dans l'appareil circulatoire du malade, du
sang d'une autre personne(donneur) bien portante.
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Cours de Techniques de soins
20
Elle peut être directe ou _indirecte
3.5 . DIFFICULTES DE TRANSFUSION.
- La coagulabilité du sang: le fait que le sang sorte d'un vaisseau et en contact
avec l'air, se coagule rapidement. Celle-ci est résolue par:
- l'adjonction d'une substance anti coagulante.
- la filtration du sang à transfuser afin d'arrêter les petits caillots éventuels.
- Les différents groupes sanguins:
l'existence des groupes sanguins entraine des incompatibilités entre le sang des
différentes
personnes.
En effet les groupes de certaines personnes contiennent des substances
agglutinogènes(ag) tandis que le plasma d'autres personnes contient des
substances agglutinante(ac) capable d'agir sur les groupes de premier et
provoquer une agglutination suivie d'hémolyse des globules rouges.
( incompatibilité) Il existe actuellement quatre groupes sanguins: AB, A., B, 0
selon que les globules rouges contiennent ou non du Ag A et B.
- Dans les globules rouges du groupe AB, on retrouve des Ag A+B
- Dans les globules rouges du groupe A., on retrouve des Ag A
- Dans les globules rouges du groupe B, on retrouve des Ag B
- Dans les globules rouges du groupe 0, on retrouve aucun Ag
Le sang d'un individu ne peut contenir à la fois des Ag et Ac correspondant(alpha
et beta)
sans quoi il aurait auto-agglutination. Il en résulte que le sang du groupe AB ne
contient pas d'Ac correspondant(ni alpha et ni beta)
- Le sang du groupe A ne contient pas d'Ac alpha, mais beta
,1
1; Le sang du groupe B ne contient pas d'Ac beta, mais alpha
1 Le sang du groupe 0 contient les Ac alpha et beta
CONCLUSIONS:
1. Les globules rouges du groupe 0 ne possedant pas d'Ag ne peuvent être
agglutinés par aucun sang humain. Ces sujets peuvent donner leur sang à
n'importe quelle personne, on les appelle donneurs universels. Par contre ils
ne peuvent recevoir du sang de groupe O
2. Le sang du groupe AB contenant les Ag A et B, ils ne peuvent donner du sang
qu'à des
sujets ne possédant pas d'Ac alpha et beta, donc uniquement au sujet de leur
groupe AB.
Par contre, leur sang ne renfermant pas d'Ac, il n'agglutinera les globules rouges
d'aucun autre groupe
et ils peuvent recevoir du sang de n'importe quel groupe« Receveur universel»
3. Le sang du groupe A contient des Ag A et des Ac @ peuvent donner aux sujets
A et AB peuvent recevoir A et 0
4. Le sang du groupe B contient des Ag B et des Ac alpha peuvent donner aux
sujets B et AB. Ils peuvent recevoir du sang des sujets B et 0
N.B : cependant, surtout pour le groupe O il existe des sous groupes et même s’il
est donneur universel il faut toujours faire le test de compatibilité. Il est
recommandé de faire des transfusion iso- groupe autant que possible
[Link] FACTEUR RHESUS
Une deuxième cause d'incompatibilité peut exister dans le
sang:
Un Ag propre à un singe(rhésus macacus) mais existe aussi chez 85% des
[Link] facteur a été découvert en 1940 par LANDSTEINEUR
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Cours de Techniques de soins
21
Les sujets qui possèdent cet Ag sont appelés Rh+, ceux qui ne possèdent pas
sont appelés Rh-
Normalement le sang humain ne contient pas d'Ac anti Rh.
Toutefois, dans certain cas où du sang Rh+ rencontre du sang Rh-, ce dernier
peut former de
Ac anti Rh entraînant l'agglutination et hémolyse des globules rouges rh +..
Ceci peut se présenter principalement:
Sous l'influence de transfusion répétée des sang Rh+ à un recevoir Rh-, .
Au cour de la grossesse chez une femme Rh- mariée à un homme Rh+ enceinte
d'un fœtus Rh+.
3.6 SORTE DES DONNEUR :
- il existe : des donneurs bénévoles, familiaux , rémunérés et inconnus
3.7 CONDITIONS POUR ETRE DONNEUR
- être en bonne santé , exempte de toue affection transmissible( Ex.
malaria, Sida, hépatite…)
- avoir un taux d’Hg supérieur ou égale à 12g%(homme) et supérieur ou
égale à 11g%(femme)
3.8 . PRECAUTION AVANT UNE TRANSFUSION.
Vérifier toujours la date de prélèvement afin de ne pas transfuser un sang qui a
dépassé 21 jours de conservation.
Eviter de transfuser du sang dont le "plasma est verdâtre ou rosé.
Vérifier toujours le groupe sanguin du donneur et receveur, et par mesure de
prudence
faire un test de compatibilité.
Ne jamais laisser traîner , avant l’utilisation, la poche dans les salles de soins
dont la T° est souvent très élevée.
Veiller à ce que le sang à transfuser soit examiné d'avance. Ceci impose un
certain nombre d'examen à faire subir tout au donneur: - Un examen clinique
complet avec accent. particulier sur la tension artérielle
Taux d'HB
- Réaction de B. W(recherche des AC de la syphilis)
- Test hépatique
- Test élisa(recherche des AC anti VIH)
- -G.E
- G.S
- Recherche d’Ag de surface du virus de l’hépatite B
3.6. . TECHNIQUE
1. ISO TRANSFUSION
A .TRANSFUSION INDIRECTE:
* AVANTAGES:
- Possibilité de faire un réserve de sang.
- Technique de transfusion plus facile
- Moins des risque de coagulation
- Permet la pratique de transfusion à grande échelle.
* INCONVENIENTS:
- L'adjonction d'un anti coagulant au sang du donneur peut diminuer la
coagulabilité du
sang receveur, d'ou risques des hémorragies.
- Possibilité de shock si le sang transfusé était trop IToid ou infecté( trop vieux)
*3.1 "PREPARATION DE MATERIEL:
- Voir perfusion sauf que la trousse de la transfusion doit avoir un filtre au niveau
de stilligoutte.
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22
- En outre pendant le montage de l'appareillage, tourner doucement le baxter à
quelque reprises
afin de bien mélanger le plasma et les globules sanguins
Enfin avant la transfusion et au cours de celle-ci, il faut veiller à ce que le sang
Ne soit pas glacé ou posé trop près d'une source de chaleur.
3.2 TEHNIQUE PROPREMENT DITE:
voir perfusion
N.B : Quantité du sang à transfuser:
Q= (Hg desiré-Hg du patient)X6X poids du patient
Q en ml, Hg en G%, poids du patient en Kg
EX : Hg désiré =7g%
Hg du patient =4g%
Poids du malade =60kg
Q= (7-4)X6X60=1080ml soit 1l ou environ 2poches de sang total
Concernant le débit il est fonction de l’état du client et de son
âge. En principe la transfusion ne doit pas dépasser 4heures à cause des risques
de prolifération bactérienne, et d’hémolyse des globules rouges à la T° ambiante.
toute fois si on ne peut pas transfuser en 4 heures le volume requis ,une 2 ième
poche sera gardée au frigo jusqu’à ce qu’elle soit utilisée . en cas d’hémorragie,
la transfusion devra se faire de façon accélérée surtout en cas de choc
hémorragique ?l’accélération pourra se faire avec un brassard d’appareil à
tension artérielle ou brassard pneumatique.
B. TRANSFUSION DIRECTE:
C'est un vieux procédé qui consistait à faire passer du sang d'un donneur vers un
receveur sans transition par une sonde.
Abandonné actuellement pour raison de risque d'infection et de coagulation.
3 .7. SURVEILLANCE DE LA TRANSFUSION :
AVANT LA TRANSFUSION :
- enregistrer soigneusement auprès du receveur les éléments suivants : -
T°,POULS, TA, FR ,Présence et le degré d’une hépatomégalie
PENDANT LES 15 PREMIERES MINUTES : le débit devrait être lent de l’ordre de 25
gouttes par minutes ce qui permet de limiter la quantité de sang reçu dans le cas
ou le patient manifesterait une réaction immédiate.
Rester à côté du patient pendant les 5 premières min. et revenez ensuite après
10’ pour contrôler les SV et rechercher l’apparition éventuelle des signes
d’alarme objectifs et subjectifs d’accidents immunologiques.
- passer régulièrement toutes les 15 à 20’ ,voir si tout se déroule bien.
- Noter sur la fiche toute anomalie constatée et indiquer l’heure de la fin de
la transfusion
- La transfusion terminée, enregistrer de nouveau les signes vitaux.
Tableau N° 1 : PROCEDURES DE SURVEILLANCE DE LA TRANSFUSION
PARMETRES A TEMPS TEMPS TEMPS
TEMPS TEMPS FIN
SURVEILLER 0 10’ 15’
5’
Température
Tension artérielle
Fréquence
cardiaque
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23
Fréquence
respiratoire
Etat de conscience
Etat hépatique
3. 8. ACCIDENTS:
Réactions allergiques dues au transfert passif d'une sensibilité au
receveur. Se manifeste par frissons, démangeaison, Urticaire.
respiration sifflante, baisse de tension artérielle.
[Link] : administration d'un antihistaminique ou d'un cortisone dans les cas
graves.
Réactions hémolytiques dues à l'administration accidentelle du sang
incompatible. Se manifeste par: angoisse, oppression précordiale, dyspnée,
pâleur ou cyanose, soif, douleur lombaire, ralentissement du pouls( coIIapsus).
C.A. T : - Arrêter immédiatement la transfusion
- Mise en place d'une sonde urinaire.
- Prévenir le médecin qui pourra prescrire une nouvelle transfusion, une
perfusion de lactate de Na ou bicarbonate de soude, oxygène, rein artificiel,
dialyse intraperinéale,
_ . exsanguino-transfusion
- Shock par erreur technique(manque d'asepsie, présence de pyrogènes,
usage de sang trop vieux,
transfusion trop rapide, trop froid)
C.A.T:
- Arrêter la transfusion
- - réchauffer le malade
- Prévenir le médecin qui prescrira soit adrénaline ou éphédrine.
- Contrôler la température, tension artérielle, fc
- Embolie par présence de caillots dans le sang non filtré. Signes
cliniques d'embolie cardiaque ou pulmonaire.
C.A.T:Surcharge circulaire due à une transfusion trop rapide ou trop abondante.
Se manifeste par dyspnée, toux, expectoration rosée.
C.A.T:- Arrêter la transfusion
- Donner les stimulants respiratoire(morphine) faire la saignée
- Réactions dues à la contamination: manifestées par des-frissons, T° à la-
hausse, fc -à la hausse, convulsion, tension artérielle à la hausse, coma,
signes spécifique à la maladie.
CAT: ATB
- Intoxication au citrate si le sang a été conservé pendant longtemps et lors de l'
exsanguino-transfusion
CAT: Calcium IV
- De l'infection: T° à la hausse, frison, signes propres à l'infection
CAT: AT.B
- Réactions dues à la contamination: manifestées par des-frissons, T° à la-
hausse, fc -à la hausse, convulsion, tension artérielle à la hausse, coma,
signes spécifique à la maladie.
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CAT: ATB
- Intoxication au citrate si le sang a été conservé pendant longtemps et lors de l'
exsanguino-transfusion
CAT: Calcium IV
- De l'infection: T° à la hausse, frison, signes propres à l'infection
CAT: AT.B
EXSANGUINO TRANSFUSION
Définition:
L'exsanguino-transfusion consiste à soustraire une grande quantité du sang d'un
malade et de la
remplacer par une quantité égale de sang compatible.
INDICATIONS :- Maladie hémolytique du nouveau né(incompatibilité foeto-
maternelle) - Formes graves d'ictère
- Intoxication par l'arsenic, le plomb...
MATERIEL:
Un plateau contenant un ensemble de
- Un robinet à trois voies
- Un tube d'extension pour trousse à transfusion
- Un tube d'extension pour l'évacuation
- Un cathéter ombilical.-
- Une seringue de 20ml
- Une seringue de 10ml
- Un flacon gradué pour l'évacuation du sang.-
- Une trousse à transfusion.
- Compresse stériles.
- Nécessaire pour pansement
- Sonde cannelée
- . Ciseaux
- Gants stériles
VOIES D'ACCES :
Voie ombilicale
Toutes les grosses .veines pour les adultes
TECHNIQUE:
Immobiliser le nouveau né
Désinfecter la peau Sectionner le cordon
Introduire le cathéter ombilicale dans la veine ombilicale de 6 à 8 cm. Raccorder
le cathéter à tubulure centrale du robinet à trois voies.
N.B : Un circuit du robinet relie le flacon de sang du donneur au robinet, un autre
conduit le
sang à rejeter dans le flacon.
Brancher la seringue de 20 ml
Commencer l' exsanguino-transfusion en rejetant 4 mouvements:
*.Aspiration de 10 à 15ml de sang de l'enfant * Rejet du sang aspiré, aspiration
* Aspiration de 10 à 15 ml du sang dans un flacon du donneur
* Introduction de ce sang à l'enfant.
On peut transfuser chaque nouveau né une quantité égale à 85% u volume total
soit 500 à
800 ml .
PRECAUTION A PRENDRE
Administrer le gluconate de Ca en raison de 0,5 ml par 20 ml de sang transfusé.
En cas de surcharge circulatoire, réduire les quantités de sang injectées.
3. AUTO TRANSFUSION
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25
On appelle parfois auto- transfusion, la réduction de la circulation sanguine à
la tête et au thorax : le malade. est couché à plat, les quatre membres placé
en position verticale et entourés de l'extrémité à la racine, par un bandage
compressif Il n'y a donc pas, à proprement parler de transfusion.
METHODE:
- Par récupération du sang:
On récupère le sang répandu dans la cavité intrapérintonéale, lors d'une
hémorragie interne
Ce sang est recueilli dans la cavité abdominale à l'aide d'un récipient stérile et
déversé dans un baxter stérile gradué. Il est transfusé immédiatement.
- Par réduction temporaire du circuit sanguin
Ce procédé présente de risque de gangrène ; aussi faut-il surveiller l'aspect des
extrémités pour prévenir celle-ci (chaleur, couleur, mobilisé).
CHAPITRE IV : SOINS EN CHIRURGIE
0.1 DIRECTIVES POUR LES ELEVES.
- Etudiez tout le chapitre en vous servant de ce syllabus et en
complétant celui-ci par des lectures suggérées à la fin du module
- Exercez-vous à la pratique des soins en chirurgie décrits dans ce
module en utilisant le matériel approprié qui se trouve dans la salle
de pratique
- En cas de difficulté de compréhension ou de pratique, consultez le
collègue averti ou le facilitateur (Enseignant) qui vous aidera.
0.2 OBJECTIF GENERAL
A l’issue de ce chapitre, l’élève qui aura suivi avec assiduité les
enseignements sera à mesure de préparer et d’administrer des soins en
chirurgie avec compétence, et sécurité.
03. OBJECTIFS SPECIFIQUES
Pour ce faire, l’élève devra être à mesure de :
Déterminer les buts poursuivis par une préparation
préopératoire.
Assurer une préparation préopératoire complète et
adéquate au malade.
Assurer le transport du malade après la salle
d’opération.
Installer l’opéré au lit conformément à la technique.
Assurer la surveillance immédiate et ultérieure d’un
opéré.
Pratiquer différentes sortes de pansement selon le cas, en
respectant les principes clés.
4.1 SOINS PREOPERATOIRES
Les soins préopératoires sont donnés avant une intervention chirurgicale ou
avant un examen au cours duquel le client est soumis à une anesthésie. La plus
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26
par de gens ressentent une certaine nervosité face à une intervention
chirurgicale et à l’anesthésie. Cette période doit donc être consacrée non
seulement à la préparation physique du client mais aussi, et de manière toute
attentive, à sa préparation psychologique.
4.1.1 Préparation pré opératoire
a) Buts :
- minimiser la perturbation de mécanisme de la vie normale de l’opéré
- disposer le malade à supporter l’intervention
- prévenir les complications post opératoires
- permettre l’intervention dans des meilleures conditions d’asepsie
possible
b) Préparation éloignée
Préparation psychologique
Elle vise de rassurer le malade, conserver le calme du client, de
diminuer ses craintes et de créer en lui une attitude positive. pour y
arriver l’infirmier doit :
- installer confortablement le malade dans sa chambre
- présenter les autres malades et les membres de l’équipe soignante
au nouveau client
- expliquer au malade les différents examens préopératoires ainsi que
les soins qu’il recevra
- répondre aux questions du malade
- rassure le malade à propos de :
. L’anesthésie
. Secret professionnel
. La douleur
. La mort
. L’altération de l’image corporelle
Préparation administrative
- demander au malade à son entrée un avis d’hospitalisation du médecin
- lui demander l’adresse des personnes à avertir en cas d’urgence.
- lui demander également l’attestation de consentement à l’intervention,
un acompte selon les institutions
- se renseigner sur les croyances du malade et en avertir le culte.
Préparation physique
Elle concerne l’examen médical qui est réalisé après l’admission du
malade. Cet examen comporte :
- un examen physique complet
- les examens para cliniques de routine et spécifiques selon le besoin
de l’intervention.
c) Préparation proche
c.1 A la veille de l’opération
Préparation psychologique
- Expliquer au malade le but du sédatif du soir
- Annoncer l’heure de l’intervention
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27
- Expliquer le type de surveillance postopératoire immédiate qui sera
appliquée.
- Répondre aux questions du malade, éclaircir les explications du
chirurgien si nécessaire.
- Rassurer également la famille du malade.
Préparation administrative
Vérifier le dossier du malade et le mettre à jour :
- résultats des examens
- feuille de T° et de surveillance
- attestation de consentement
- diverses observations
Préparation physique
- donner une alimentation légère le soir
- donner suffisamment à boire
- faire un lavement évacuateur
- assurer des légers exercices physiques si la situation du malade le
permet
- lui assurer une toilette complète
- assurer les soins des ongles, de la bouche
- raser le champ opératoire
- donner un sédatif selon les prescriptions de l’anesthésiste
- vêtir le malade d’une tenue de salle d’opération
- surveiller les signes vitaux
c.2 Préparation du champ opératoire
Principes à respecter
- éviter de léser la peau
- signaler toutes les anomalies de la peau
- faire un champ large
- raser dans le sens des poils
Objectif : -rendre la peau lisse et accessible aux substances antiseptiques
Matériel spécifique :
- un bassin d’eau
- savon
- quelques compresses
- un désinfectant
- du sparadrap
- une paire des ciseaux
Technique :
- bien installer selon la région à raser
- imbiber une compresse d’eau et y appliquer du savon
- savonner la région à raser au moyen de la compresse imbibée
- procéder au rasage en tenant la lame dans un angle d’environ 25°
- diriger chaque mouvement de haut en bas dans le sens des poils,
parallèlement l’un à l’autre.
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Cours de Techniques de soins
28
- Après le rasage, désinfecter la peau et y appliquer un pansement si
possible
c.3 Le jour de l’opération
- garder le malade à jeun, cependant lui permettre de rincer la bouche
- enlever peignes, attaches, prothèses et bijoux
- administrer les différents médicaments prescrits
- faire uriner le malade ou le sonder
- surveiller les signes vitaux
- aider le malade à faire sa toilette
- assurer le transport du malade en salle d’opération
c.4 Préparation de la chambre
- faire nettoyer et aérer la chambre du malade
- vérifier la Température de la chambre (18-20)
- vérifier le bon fonctionnement de la source d’oxygène de l’aspirateur,
et de tout autre appareillage de soins
- débarrasser la table de nuit de tout ce qui est inutile
- mettre de l’ordre dans l’armoire
4.1.2 SOINS PREOPERATOIRES APPLIQUES AUX BF (V.H)
BESOINS SELON VH
PREPARATION ELOIGNEE
PREPARATION PROCHE
JOUR DE L’OPERATION
Besoin de respirer
-Apprendre au malade de tousser, à augmenter sa capacité respiratoire,
-encourager le malade à arrêter à fumer
Prendre la F.R
Bien oxygéner le malade
-Ne pas fumer
Besoin de boire et de manger
-Faire boire suffisamment le client,
-ajouter un supplément de protéine et vitamines dans son alimentation
-Respect du régime en fonction de l’intervention
-Donner une alimentation légère le soir,
-Donner suffisamment à boire au client
-Garder le malade à jeun dès 24h
-Vérifier qu’il soit bien à jeun
Besoin de mouvoir et de maintenir une bonne posture
-Le faire circuler le plus possible, sinon lui indiquer les exercices de flexion de
rotation des membres et de changement de position
-Lui faire des frictions
Prendre la T.A
Lui faire des exercices physiques légers
-Interdire au malade de se lever après prémédication
-Transporter le malade en S.O
-Prendre la TA
BESOINS SELON VH
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29
PREPARATION ELOIGNEE
PREPARATION PROCHE
JOUR DE L’OPERATION
Besoin de maintenir la T° dans les limites normales
-Surveiller la Tepérature
-Surveiller la Température
Besoin d’éliminer
-Faire un lavement évacuateur
-Expliquer l’usage de l’urinal
-Faire uriner le malade avant la prémédication
-Sonder si nécessaire
Besoin d’être propre, et de protéger ses téguments
-Assurer la toilette corporelle complète
-les soins des ongles de bouche et des phanères
-Aider le client à faire sa toilette
-Vérifier l’absence de maquillage et vernis
-Enlever bijoux et prothèses
Besoin d’éviter le danger
-Raser la région de l’opération
-Désinfecter le champ opératoire
-Couvrir avec un pansement
-Signaler au médecin toute infection de la peau
-Vérifier le rasage
-Mettre les barreaux au lit après prémédication
Besoin de dormir et se reposer
Donner le sédatif selon la prescription de l’anesthésiste
Donner la prémédication selon la prescription
B de se vêtir
Mettre un pyjama
Mettre une tenue
spéciale de S.O
Besoin d’apprendre
Informer le client sur sa maladie, l’intervention à subir, sa manière de collaborer
Motiver et rassurer le client
IDEM
IDEM
4.2 SOINS POST - OPERATOIRES
4.2.1 Transport du malade
- Transporter le malade avec douceur de la table d’opération sur un
brancard.
- Eviter les chocs et secousses
- Recouvrir complètement le malade, ne laissant voir que la figure
- Prévoir un B R pour recueillir les matières vomies durant le trajet.
- Assurer la surveillance du malade tout au long du trajet
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Cours de Techniques de soins
30
4.2.2 Installation du malade
Pour déterminer la position à donner au malade au lit, tenir compte de :
la nature de l’opération :
- après une intervention abdominale, donner une position dorsale
- si le malade n’est pas éveillé, s’il menace de vomir, donner une position
légèrement latérale
- après une intervention thoracique et une trépanation, une position assise
ou semi assise
- après une intervention de la colonne vertébrale, donner la position dorsale
à plat sur un plat dur
De l’anesthésie :
- après une anesthésie générale, position dorsale à plat ou avec oreiller
- après une rachianesthésie avec solution hyperbare : donner une position
dorsale avec oreiller
- après une rachianesthésie avec solution hypobare : donner une position
dorsale sans oreiller
De l’état du malade
- un malade à tendance syncopale, ou anémique, ou choqué doit être mis en
décubitus dorsale sans oreiller et voire même en trendelenbourg
- si le malade a fait une hémorragie thoracique ou cérébrale, position assise
ou semi assise.
4.2.3. Surveillance en post- opératoire
//////////////////////////////////////////////////////
4.2.4 Complications post- opératoires
complications locales :
- hématome : CAT : ponction et drainage, sac à glace
- infection de la plaie : CAT soins à la plaie
- hémorragie locale CAT : délimiter la surface avec un crayon afin de
déterminer si l’hémorragie progresse, appliquer un pansement
compressif, examiner le pansement toutes les 15’ en cas de grande
hémorragie le client doit être immédiatement amené à la salle
d’opération pour une ligature éventuelle.
- éviscération : CAT installer le client en position de Fowler, lui
demander de ne pas tousser, de ne pas boire avant d’être vu par le
médecin, appliquer des compresses chaudes stériles sur le viscère,
surveiller les SV
Complications générales
- complications respiratoires :(bronchite, atélectasie, pneumonie)
les complications respiratoires manifestent souvent chez les
fumeurs, à la suite des interventions dans la partie supérieure de
l’abdomen, après une anesthésie par inhalation
CAT : faire au client des exercices respiratoires, le mobiliser
- complications urinaires : rétention urinaire : CAT : appliquer les
méthodes naturelles, si nécessaire faire un sondage vésical
- complications intestinales : paralysie intestinale : CAT : petit
lavement sous prescription, sonde rectale, laxatif, alimentation riche
en fibre
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31
- complications circulatoires :
trhombophlèbite
embolie
CAT : les exercices post-opératoires et le levé précoce sont
conseillés pour prévenir
ces complications
1. SOINS AUX PLAIES (à scanner)
4.2.5 Soins de la plaie
a) Définition de la plaie : Une plaie est une interruption de la continuation
des tissus.
b) Classement des plaies :
On peut les classer de deux façons, soit en fonction de la nature de la lésion,
soit en fonction de la propreté de la lésion. Selon la nature :
- Plaie chirurgicale: C'est une plaie par incision, causée par un
instrument tranchant.
- Plaie traumatique: Plaie par contusion, causée par coup provenant
d'un objet cartouchant. Elle se caractérise par d'importantes lésions
aux tissus mous, une hémorragie et de l'œdème.
- Plaie par lacération causée soit par un verre ou du fil barbelé et se
caractérise par des bordures dentelées.
- Plaie perforante causée par une balle, la pointe d'un couteau ou
d'une piqûre d'abeille.
Elle se caractérise par une petite ouverture de la peau.
Selon la propreté :
- Une plaie aseptique, est une plaie qui ne contient pas de germe
pathogène.
- Une plaie septique, est une plaie contaminée.
c) Le pansement:
c.1 Définition : est un ensemble des manipulations destinées à appliquer à
chaque genre de plaie les soins exigés par son état et son
évolution.
c.2 Buts:
- Favoriser la cicatrisation
- Protéger la plaie contre toute action néfaste extérieure.
- Absorber les sérosités
- Favoriser l'hémostase
- Prévenir l’extension de l’infection
c.3 Sortes de pansements
- Pansements secs : antiseptique
- Pansements humides : - Pansement aseptique et - Pansement humide
- Pansement avec ablation de fil ou agrafes
- Pansements antiseptiques
- Pansement avec mèche
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32
- Pansement avec drain
- Pansement avec irrigation
- Pansement d'anus artificiel
. Le Rythme de réfection d’un pansement, en fonction du type de la plaie et de
manière générale : 48 à 72 heures ou plus jour les plaies opératoires. On l'ouvre
si l'on constate une humidité excessive, du sang, ou si le malade manifeste de la
fièvre, une douleur locale.
- Les pansements des plaies infectées sont effectués en fonction des nécessités
de contrôle et de traitement.
- Les principes généraux de pansement : l'asepsie doit être observée strictement.
- Ne Jamais découvrir le malade plus que le strict nécessaire.
- Avant et après chaque pansement, se laver soigneusement les mains
- Ne jamais toucher une plaie avec les mains.
- Aucun instrument ne peut être déposé sur un lit
- Faire d'abord les pansements des plaies non infectées et finir avec les plaies
infectées.
- Travailler rapidement, adroitement, avec douceur.
- Pendant la réfection du pansement pas de mini que, ni des remarques
- Travailler du plus propre au plus sale, du plus loin au plus près
4.2.6 Préparation du chariot
- Nettoyer le chariot avec un détergent, se rincer les mains
- Désinfecter les plateaux avec un produit alcoolisé
- Rassembler le matériel sur le chariot
Ouverture du set :
Principes à respecter
- Se désinfecter les mains pour prendre la pince stérile ou le champ stérile
dans le set
- Eviter de passer au-dessus du champ.
Disposition du set :
N.B : Si plusieurs pinces sont dans le set les placer en réserve du coté
compresses.
4.3 DESINFECTION DE PLAIE ASEPTIQUE
4.3.1 Buts :
a) Pansement sec aseptique
Le pansement sec aseptique est plus souvent un pansement protecteur et
s'applique sur une plaie aseptique.
Exemple : plaie opératoire aseptique, traumatisme non infecté.
Il ne doit être renouvelé que pour un motif réel:
-hémorragie,
- température,
- douleur dans la plaie.
Matériel:
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- Compresses,
- tampons
- 3 pinces
- Alcool (antiseptique pour la plaie) ,Ether
- Sparadrap et ciseaux
- Bassins réniformes
Technique:
- Installer le patient (ôter garniture du lit, descendre dossier, et si nécessaire ôter
oreiller, dégager la région à soigner).
- Fixer le sac en papier ou en plastic sur le chariot, côté malade si poubelle non
prévue lors de la préparation.
- Ouvrir les bouteilles de désinfectants ( pas éther)
- Oter le bandage des corps et décoller le sparadrap.
- Se laver ou se désinfecter les mains. Si nécessaire couper le sparadrap.
- Ouvrir les champs stériles et éventuellement ajouter le matériel manquant.
- Disposer : pinces, compresses et tampons, verser les produits dans les cupules.
- Mettre un bassin réniforme dans le lit.
- Oter un pansement souillé au moyen de la pince no 1
- Le déposer dans le bassin réniforme ou dans le récipient réservé à cet usage le
récipient doit contenir un désinfectant surtout si on emploie le même récipient
pour plusieurs pansements) .
- Se désinfecter à nouveau les mains
- Pince no 3 passe chaque fois un tampon à la pince no 2.
- Désinfecter ainsi la plaie suivant les nécessités de l'intérieur vers l'extérieur, de
haut en bas, du plus loin au plus près en renouvelant le tampon jusqu'à ce que la
plaie soit propre.
- Déposer les compresses et les tampons souillés dans le bassin réniforme,
placer dans le lit du malade.
- Désinfecter largement la peau à l'aide d'antiseptique alcoolisé sous forme des
virgules, de haut en bas et observer la plaie.
- Oter les marques de sparadrap à l'éther.
- Placer les compresses stériles sur la plaie au moyen de la pince no 2, fixer les
avec le sparadrap
- Déposer la pince no 2 dans le bassin réniforme ou récipient contenant d'autres
instruments souillés
- Refermer le champ en y laissant la pince no 3, les compresses et tampons non
employés (ceux-ci passeront à la stérilisation)
- Enlever le bassin réniforme avec les pansements souillés et le déposer dans le
seau à pansements ou poubelle.
- Réinstaller confortablement le malade :
.Mettre bandage de corps
.Refermer le lit
. Donner une bonne position au malade
.Ordre dans la chambre,
- Se laver les mains dans la chambre du malade avant le pansement suivant.
- Faire le rapport à l'infirmier chef.
5.1.2 PANSEMENT SEC ANTISEPTIQUE
Indication:
Le pansement sec antiseptique est indiqué pour les plaies infectées ou pour
prévenir
l'infection par exemple: suture périnéale.
Matériel
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Voir pansement sec aseptique.
En plus: - L'antiseptique prescrit:
.Poudre en boite poudreuse
.Poudre en boite flacon avec spatule stérile
.Pommade en tube
. Pommade en pot avec spatule stérile
.Sous forme de crayon ou de bâtonnet
Technique:
- Comme la précédente, mais après nettoyage de la plaie, sou poudrer la plaie ou
y mettre l'antiseptique prescrit.
- Poudre : Si la poudre se trouve dans une boite poudreuse: sou poudrer
légèrement la plaie, les bords de la plaie, si la poudre se trouve dans une simple
boite ou un flacon, prendre un peu de poudre sur la spatule stérile et la répandre
par petites secousses sur la plaie.
Pommade en tube:
- Ouvrir le tube et exprimer un rien de pommade que l'on jette.
- Exprimer une nouvelle quantité de pommade, et l'étendre sur le bord de la
plaie, la repartir ensuite sur la plaie et les bords au moyen d'un tampon stérile ou
d'une spatule
- Veiller à ne pas toucher la plaie avec le bout du tube.
- On peut aussi exprimer directement la pommade sur la compresse et l'étendre
ensuite comme ci-dessus.
Pommade en pot:
- Prélever un peu de pommade à l'aide d'une spatule stérile et étendre sur la
compresse stérile ou directement sur la plaie.
- crayon ou bâtonnet: sont déposés directement dans la plaie au moyen d'une
pince stérile, puis recouvert d'une compresse.
5.1.3 PANSEMENT HUMIDE ASEPTIQUE
Il faut distinguer le pansement aseptique chaud et le pansement aseptique froid.
Les pansements aseptiques froids, avec sérum physiologique, sont surtout
appliqués pour vivifier les tissus et activer la cicatrisation.
Matériel:
Comme pour le pansement aseptique sec
- Prévoir deux pinces de Kocher supplémentaires et un godet stérile avec le
liquide prescrit à la température voulue.
Technique:
- 1 à 5 comme le pansement aseptique sec
- 6. Commencer comme pour le pansement aseptique sec.
- 7. Après le nettoyage de la plaie, tremper les compresses dans le liquide et les
tordre au moyen des deux pinces de Kocher, les placer sur ou dans la plaie selon
le cas.
- 8. Au dessus de compresses humide placer une couche épaisse de gaze et de
l'ouate.
5.2.2 pansement humide antiseptique
Matériel et technique
- comme pour le pansement humide aseptique, mais l'eau est remplacée par une
solution antiseptique.
- N.B : Se renseigner si frottis et culture à effectuer.
- Si prélèvement stérile: à effectuer après enlèvement du pansement et avant
tout nettoyage de plaie
5.4. PANSEMENT AVEC ENLEVEMENT D'AGRAFES OU FILS DE SUTURE.
Indications et buts:
- Au moment de la cicatrisation de la plaie.
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35
- Pour libérer une collection séro-purulente
Matériel
- Comme pour un pansement sec aseptique.
- En plus:
Pince spéciale pour enlever les agrafes: PINCE DE MICHEL.
- Ciseaux stériles, de préférence des ciseaux droits, mousse par pointe ou
lame de bistouri (pour les fils)
Technique:
- La plaie est désinfectée avec un produit alcoolisé.
- Enlever les agrafes ou les fils en commençant un sur deux.
- Désinfecter à nouveau la plaie après ablation des sutures
- Oter les marques de sparadraps
- Recouvrir la plaie avec compresses.
A. Enlèvement des agrafes:
- Prendre dans la main droite la pince de Michel, dans la main gauche une pince
anatomique.
- Tenir une des bases de l'agrafe avec pince anatomique.
- Introduire: la pince de Michel au milieu de l'agrafe (bec vers le haut)
- Pincer l'agrafe pour dégager les crochets de la peau.
- Jeter l'agrafe dans le bassin réniforme près du patient.
- Désinfecter les pertuis des piqûres avant d'achever le pansement; tamponner
avec un désinfectant.
- Terminer, le pansement.
B. Enlèvement des fils de suture:
- Tenir le fi à l'aide de la pince tenue de la main gauche
- Saisir le fils par le nœud et le couper à ras de la peau.
- Retirer le fils avec la pince d'un petit coup sec; en maintenant la peau à l'aide
des ciseaux ou lame.
- Ne jamais:- lire, glisser une partie extériorisée du fil sous la peau.
- Jeter le fil (dans le bassin réniforme près du patient.
- Désinfecter les pertuis laissés par les fils avec un antiseptique avant d'achever
le pansement.
5.5. PANSEMENT AVEC MECHE.
But:
- Drainer une plaie profonde pour en éliminer le pus, le sang et les sérosités.
Bourrer une plaie profonde pour arrêter une hémorragie en nappe.
- Empêcher la cicatrisation d'une plaie lorsqu'elle n'est pas souhaitée.
- Désinfecter les tissus profonds, par l'introduction d'une mèche.
- Freiner le bourgeonnement cicatriciel.
5.5.1. RENOUVELER LE PANSEMENT:
Matériel:
- Voir pansement aseptique: mais prévoir une pince de Kocher.
Technique:
Comme le pansement aseptique, mais:
- Utiliser deux pinces pour enlever le pansement souillé:
. L'une maintien la mèche pour r empêcher de sortir,
. La seconde enlève le pansement.
- Désinfecter les bords de la plaie.
- Mettre une compresse sous la mèche et couvrir d'un pansement très absorbant.
5.5.2. RACCOURCIR LA MECHE :
La mèche n'est généralement pas enlevée en une seule fois, mais graduellement,
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par raccourcissements successifs.
Matériel:
- Voir pansement aseptique, en plus:
. Ciseaux stériles
. Eventuellement le nécessaire pour décoller la mèche: eau oxygénée.
Technique:
Comme pour le pansement précédent, mais:
- Raccourcir la mèche à la longueur voulue.
- Terminer le pansement comme ci-dessus.
5.5.3. ENLEVER OU RENOUVELLER LA MECHE :
Matériel:
Voir pansement aseptique, mais prévoir:
- 4 pinces et un stylet boutonné.
- Boite avec mèche stérile ou mèche coupée à la longueur voulue et déposée
dans un champ stérile.
- Ciseaux stériles.
- Si nécessaire, protection pour le lit.
Technique:
- Pour l'enlèvement de la mèche, placer un bassin réniforme à proximité
immédiate de la plaie.
- Désinfecter les alentours de la plaie.
- Saisir la mèche avec une pince tenue dans la main gauche et la retirer (vérifier
s'il ne reste pas un petit bout de mèche dans la plaie)
- Pour l'introduire (la mèche), travailler avec de la main droite avec une sonde
boutonnée; enfoncer doucement et pas trop profondément.
5.6 PANSEMENT AVEC DRAIN.
But:
- Voir pansement avec mèche.
5.6.1 RENOUVELER LE PANSEMENT
Matériel:
Voir pansement aseptique.
Technique:
Comme pour le pansement précédent,
- Se désinfecter à nouveau les mains.
- Nettoyer ou désinfecter la base du drain en circulaire (pourtour immédiat)
- Nettoyer ou désinfecter de la base du drain vers son extrémité sur 1 ou 2 cm en
maintenant celui-ci avec la main dans le cas de drain raccordé à un bocal ou un
sac,
- Dans le cas de drain libre tombant sur la peau s'aider d'une pince spécifique
pour le maintenir pendant le besoin.
- Nettoyer ou désinfecter la peau proche du drain
- Désinfecter la peau jusqu'au niveau de recouvrement des compresses.
- Enlever les marques de sparadrap à l'éther.
- Placer les compresses, recouvrir le tout et fixer
- Oter la protection et réinstaller le patient
Matériel:
Comme pour un pansement avec mèche.
- Prévoir trois pinces et des épingles de sûreté stériles, gants stériles.
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37
Technique:
Comme pour le renouvellement du pansement.
- Couper le fil qui maintient le drain en le tenant avec la pince anatomique,
dégager le fil de la peau avec la paire de ciseaux ou lame de bistouri.
- Tenir le drain avec une pince, tirer ce drain de la longueur prescrite, en
maintenant un tampon à la base du drain avec la pince de désinfection.
- Eliminer le tampon, déposer la pince de désinfection sur le champ, prendre la
pince de Kocher montée de l'épingle et piquer l'épingle à la base de drain de
façon perpendiculaire.
- Fermer l'épingle avec la pince ou gant stérile.
- Couper le drain au dessus de l'épingle.
- Nettoyer la base du drain, le drain et le pourtour.
- Sécher, et terminer la désinfection par la peau saine.
- Oter les marques de sparadrap, placer les compresse autour du drain et
terminer le
pansement puis le fixer.
- Réinstaller le patient.
5.6.2. DRAINAGE AVEC ASPIRATION.
But:
- Permettre l'écoulement d'une quantité importante de sang ou autre liquide. -
Prévenir l'irritation et la macération de la peau.
- Favoriser la cicatrisation des tissus profonds. Exemple: fistule.
Technique:
Voir renouvellement de pansement.
- Pansement absorbant mais sans compression.
- Raccorder le bout du drain au tube (stérile) d'écoulement.
- Permettre l'évacuation des liquides et leur control
- Régler l'aspiration:
.suivant les prescriptions intermittentes ou continues.
5.6. 3. INSTILLATION DE MEDICAMENTS.
But :
- Permettre l'emploi en petites quantités, de médicaments fortement concentrés.
- Permettre l'accès des cavités et tissus profonds.
- Introduire:
- des produits opacifiant : Rx
- des produits permettant de déterminer l'importance des cavités (fistules).
Matériel:
voir renouvellement de pansement ; ajouter:
- médicaments prescrits: concentration et quantité déterminées
- seringue et aiguilles stériles.
Technique:
- Nettoyer et désinfecter la plaie
- Rincer le drain avec de l'eau stérile ou solution physiologique
- En général l'installation se fait au moyen d'une sonde en polyéthylène, très fine,
placée d'avance et fixée afin de prévenir l'expulsion ou le déplacement.
- Aspirer le médicament dans la seringue et injecter sous faible oppression par la
sonde.
- Eventuellement obturation stérile de la sonde.
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38
- Terminer le pansement.
5.6.5. ENLEVEMENT DE DRAIN.
Matériel:
Voir pansement : raccourcir le drain sauf épingles de sûreté
Technique:
- Comme pour le renouvellement de pansement.
- Nettoyer ou désinfecter le fil à la base du drain.
- Couper le fil, en le tenant avec la pince anatomique, dégager le fil de la peau
avec la paire d’un ciseaux ou la lame de bistouri
- Tenir le drain avec une pince (sauf si le drain raccordé peut être tenu à la main)
extraire ce drain avec la pince (ou la main) en maintenant un tampon à la base
du drain, avec la pince de désinfection.
- Eliminer ce drain et la pince spécifique.
- Procéder ensuite au nettoyage ou à la désinfection de l'orifice du drain et de la
peau.
- Sécher la plaie, ôter les marques de sparadrap.
- Placer les compresses et le pansement absorbant et le fixer.
- Réinstaller le patient.
5.7. PANSEMENT AVEC IRRIGATION.
5.7.1 IRRIGATION INTERMITTENTE
BUT :
- Nettoyer la plaie, purulente ou nécrotique. Exemple: escarre ou plaie profonde
de brûlure
Matériel:
Comme pour le pansement aseptique, prévoir aussi:
- Ciseaux
- Liquide prescrit pour irrigation, à température voulue
- Seringue de Janet ou de Bonneau avec petit bol stérile
- Irrigation avec tube et canule à plaie, stériles
- Un grand bassin réniforme pour recueillir les liquides d'irrigation,
éventuellement sceau.
- Matériel de protection pour le lit.
Technique:
- Placer la protection de lit, tourner le malade légèrement sur le côté malade et
déposer le bassin réniforme dans le flanc (plaie abdominale).
- Après avoir enlevé le pansement souillé, se désinfecter à nouveau les mains.
- Irriguer l'extérieur de la plaie à la seringue.
- Avec la pince de désinfection, introduire la canule dans l'orifice en repérant le
trajet et effectuer le lavage jusqu'à ce qu'il revienne clair.
- Le lavage terminé, couper les tissus morts.
- Oter le bassin réniforme, se désinfecter les mains.
- Désinfecter selon le type de plaie et ensuite la région délimitée par le bassin
réniforme.
- Sécher, couvrir la plaie, terminer le pansement et fixer.
- Réinstaller le patient.
5.7.2. IRRIGATION CONTINUE (METHODE DE CARREL- DAKIN)
Matériel:
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Sur un chariot ou une table à pansement:
- Le nécessaire pour un pansement aseptique sec; prévoir beaucoup de
compresses de gaze et d'ouate brute stériles.
- Du tulle gras ou bien de la vaseline stérile et des compresses.
- Bassin réniforme stérile.
- Canule de Carrel stérile: cette canule se compose d'un drain de verre en forme
de peigne, sur lequel sont fixés 3 à 5 tubes de caoutchouc de plus au moins 4 cm
de long; ces tubes sont fermés à leur extrémité, mais percés de plusieurs
ouvertures latérales.
- Irrigation d'Es March avec un tuyau de caoutchouc, un stilligoutte, et une vis de
serrage.
- Potence sur pied ou fixée au lit
- Liquide: Carrel- Dakin, sérum physiologique, pénicilline en solution.
- Gants stériles.
- Large protection pour le lit
Technique:
Préparation ordinaire du malade:
- Protéger le lit.
- Fixer l'irrigateur à la potence et purger le tuyau
- Les drains sont ordinairement introduits dans la plaie.
- Les fixer dans la plaie au moyen de compresses humidifiées avec le liquide
d'irrigation.
- Protéger la peau avoisinante avec des compresses vaselinées.
- Couvrir le pansement d'une couche d'ouate non dégraissée.
- Le peigne de verre reste en dehors du pansement.
- Fixer le pansement par un bandage.
- Ouvrir la vis de serrage et régler le débit d'écoulement à 5 ou 6 gouttes par
minute.
- Eventuellement, placer un cerceau, ou faire un lit pour soins spéciaux avant de
commencer le pansement.
- Renouveler le pansement après 24 heures.
- Surveiller et contrôler régulièrement l'écoulement du liquide au stilligoutte.
5.8. PANSEMENT D'ANUS ARTIFICIEL APRES COLOSTOMIE
5.8.1. RENOUVELLEMENT DU PANSEMENT, SANS APPAREIL SPECIAL.
Matériel:
- Nécessaire pour protéger le lit
- Nécessaire pour une toilette intime
- Nécessaire pour le pansement; stérile tant que le fils de suture n’a pas été
enlevé, très propre par après.
- Substance isolante; vaseline, tulle gras, pommade à l'oxyde de zinc, pâte de las
sar.
- Bassin, eau, petites compresses, grandes compresses, tampons.
- Deux grands bassins réniformes.
- Cellulose
- Sac en papier ou plastic
- Bandage de corps
- Eventuellement des gants et un seau.
Technique:
- Installer le malade en position légèrement latérale, du côté de l'anus artificiel.
- Placer le matériel de protection du lit.
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- Détacher le bandage de corps et enlever au moyen d'une pince le pansement
souillé, le déposer dans le bassin réniforme ou le seau, garni au préalable d'un
grand sac en papier ou plastic.
- Essuyer les souillures des matières fécales avec de la cellulose
- Placer le bassin réniforme sous l'orifice de l'anus artificiel.
- Nettoyer l'orifice au moyen d'une pince de Kocher et de tampons préparés à
l'avance. ou sans pince, mais de la main gantée.
- Nettoyer de la même manière les alentours de l'orifice anal; sécher avec des
compresses et des tampons.
- Enlever éventuellement la vaseline avec de l'éther.
- Laver la surface abdominale avec le gant de toilette, à l'eau et au savon;
essuyer avec l'essuie main réservée à la toilette intime.
- Remettre de la vaseline aux alentours de l'orifice.
- Placer une seule compresse sur l'orifice.
- Couvrir largement de cellulose; de préférence chiffonnée, parce que ainsi
l'absorption se fait mieux et ne gêne pas l'évacuation des gaz.
- Placer de petits rouleaux de cellulose à la partie déclive par où les matières
fécales s'écoulent.
- Couvrir le tout d'une épaisse couche d'ouate ou de cellulose.
- Si nécessaire, laver le siège et les régions souillées; changer l' alèze du lit.
- Poser le bandage de corps et fixer.
2. SOINS AUX BRULES
DEFINITION DE LA BRULURE :
Les brûlures sont des lésions provoquées par une exposition excessive du corps à la
chaleur, aux radiations, aux rayons X, à l’électricité, et à certains agents chimiques
comme des acides forts.
CLASSIFICATION
a) SELON LA PROFONDEUR :
1er degré : caractérisé par :
- l’atteinte seulement de l’épiderme, inflammation simple de la peau, hyperesthésie,
érythème
2ième degré : caractérisé par :
- l’atteinte de l’épiderme et du derme, vésicule avec écoulement de liquide séreux,
douleur vive, phlyctène, sensibilité à l’air froid
3ième degré : caractérisé par :
- l’atteinte des tissus sous cutanés, pas de douleur le 1 er jour, destruction complète de la
peau jusqu’à atteindre l’os, écoulement de liquide séreux,
B) SELON L’ETENDUE :
L’étendue d’une brûlure a une grande importance pour le pronostic.
On apprécie la surface brûlée par la règle de Neuf de WALLACE
(Dessin à scanner Linette T2 P136)
NB. -Une brûlure est important si l’étendue dépasse 20% chez l’adulte, 10% chez l’enfant.
- Par rapport à la profondeur : si une brûlure du 3 ème degré atteint une surface de 15%,
la situation est grave.
PRONOSTIC :
La gravité de la brûlure est fonction de :
- l’étendue (la surface brûlée .Une brûlure est grave si l’étendue dépasse 20% chez
l’adulte, 10% chez l’enfant.
- la profondeur (premier, deuxième, troisième degré)
- la localisation et de l’agent causal.
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41
- l’âge (les nourrissons supportent mal les brûlures et la mortalité est élevé dans cette
catégorie d’âge)
5.4 SOINS AUX BRULES
5.4.1. SOINS IMMEDIATS :
- mettre la partie brûlée dans de l’eau froide que possible
- couvrir les lésions avec un linge propre et sec pour réduire les risques d’infection et
diminuer la douleur en évitant le contact de l’aire avec la plaie.
- Enrouler rapidement le brûlé dans une couverture pour étouffer le feu si les vêtements
sont en flamme
- Recouvrir une brûlure ouverte avec un linge propre et si possible repassé
- Faire boire au client une grande quantité d’eau ou du thé
- Calmer la douleur
- Transporter le patient à l’hôpital
5.4.2 SOINS GENERAUX
- désinfecter les lésions locales pour prévenir une infection
- calmer la douleur
- ne pas percer les vésicules intactes
- laver délicatement les lésions ouvertes avec de l’eau bouillie et du savon
- faire un pansement sec aseptique
- donner le VAT pour prévenir le tétanos
- rapport à une pommade à l’antibiotique en cas d’infection
5.4.3 SOINS SPECIFIQUES
- Maintenir la perméabilité des voies respiratoires (position du malade, désobstruction
des voies respiratoire supérieures).
- Remplacer les pertes liquidiennes et équilibrer les besoins électrolytiques :
. Poser une perfusion
.Calculer le liquide requis en évaluant l’étendue de la brûlure
Formule = 2à 4mlle liquide requis X poids (kg) X % de surface brûlée,
pour 24Heures.
Exemples : Patient pesant 70Kg avec brûlure de 50% :
Solution :
2(ml) x 70(kg) x50(%) =7000ml / 24heures.
NB : EXERCICES d’application en rapport avec :
4.2 l’étendue de la brûlure selon WALLACE
4.3 débit de la perfusion, temps…
CHAPITRE V : SOINS EN CHIRURGIE OTHOPEDIQUE
Les soins en chirurgie orthopédique.
La préparation des opérés.
Les suites opératoires.
Le tissu osseux se défend mal contre l’infection. Il faut des règles
d’asepsie rigoureuses.
Les malades sont handicapés temporairement.
Les soins doivent éviter:
La douleur.
La thrombose.
L’escarre.
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42
L’infection.
Les indications de la chirurgie osseuse.
La traumatologie: c’est une chirurgie d’urgence.
Les affections rhumatologiques: c’est la chirurgie à froid.
Les tumeurs osseuses.
Les différents types d’admission.
Les malades convoqués.
Les urgences.
Les transferts des étages ou autres hôpitaux.
La consultation d’anesthésie.
Cela permet:
D’effectuer des bilans avant l’hospitalisation.
De modifier des traitements.
De traiter ou de faire traiter un foyer infectieux.
De faire le choix de l’anesthésie.
Générale:
Souvent avec intubation.
Locale régionale:
Rachianesthésie.
Péridurale.
Bloc plexique (bloc nerveux dans le plexus brachial).
De prévoir une auto transfusion. (prélèvement de sang avant
l’anesthésie et ré-injection pendant l’intervention)
Autre technique.
Récupération.
Filtration.
Ré-injection.
Préparer le patient psychologiquement.
Conclusion sur la consultation d’anesthésie.
Cela permet de diminuer le risque de complication per (pendant) et post
opératoire.
LES SOINS PRE OPERATOIRES.
Le patient arrive à jeun.
L’accueil.
Se présenter.
Accompagner le patient dans sa chambre.
La chambre doit être nickel.
Il faut lui présenter la chambre.
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43
Le bilan d’entrée. (en chirurgie).
Examens systématiques.
Le bilan sanguin.
Groupe RH.: 2 déterminations du groupe RH à 2 moments différents par
2 équipes différentes et par 2 personnes différentes.
Recherche d’agglutinines irrégulières (avant chaque transfusion -
RIA).
Numération Formule Sanguine (NFS): recherche d’anémie,
d’infection.
Ionogramme Sanguin: le sodium et le potassium.
Hypo natrémie: baisse de sodium.
Hyper natrémie: hausse de sodium.
Hypo kaliémie: baisse de potassium.
Hyper Kaliémie: hausse de potassium.
Urée et créatine: si l’urée est supérieure à la normale, il faut traiter le
patient. On teste la fonction rénale pour dépister un problème.
Glycémie: dépister la quantité de sucre dans le sang.
Plaquettes: rôle important dans l’hémostase.
Bilan d’hémostase.
Taux de Prothrombine (TP) à 100 %.
Temps de Céphaline Kaolin (TCK): normal 38’’ à 46’’
Electrocardiogramme. (ECG)
Radio pulmonaire. (Rx P)
Examens non systématiques. (systématique au 6eme étage
orthopédique)
Temps de saignement (TS): par un examen sur le lobe de l’oreille.
Analyse d’urines (AU): avec recherche:
D’acétone (Ac).
D’albumine (Ab).
De sucre (S).
Céphaline Réactive Protéine. (CRP).
Le recueil des données par l’infirmière.
Instaurer un climat de confiance.
Faire préciser le traitement.
Faire préciser le régime.
Savoir dépister un terrain alcoolique.
Récupérer les différents examens et radios apportés par le patient.
Demander s'il est allergique aux anti biotiques, iode ou autres
médicaments
La feuille de température.
Nom, prénom, date de naissance, âge, sexe, etc.
Pulsations à l’arrivée.
Tension artérielle (TA).
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44
Températures.
Poids.
Taille.
Analyses d’urines.
Traitement médicamenteux après prescription.
Régimes.
Allergies.
Diagnostic.
Bilan sanguin.
Radio.
E.C.G.
La visite et la contre visite des médecins.
La visite: C’est un protocole où tout le monde est la pour parler du
patient (tous les matins).
La contre visite: Elle est faite par un interne et une infirmière en fin de
journée. Pendant la contre visite, l’anesthésiste va en profiter pour faire la
prémédication chez une personne qui va être opérée. Cela consiste à faire
prendre un somnifère le soir précédent l’intervention et souvent un autre
le matin à jeun avant d’entrer au bloc.
La préparation du champ opératoire.
La veille:
Raser largement et soigneusement la partie à opérer. Il est recommandé
de laver le malade avant. (ex: pour une prothèse de hanche).
Eviter de faire une coupure, surtout sur le trajet de la cicatrice.
Faire prendre une douche: peut il se doucher tout seul?
Désinfecter avec un produit antiseptique coloré (ex: alkenide) en
respectant les protocoles des services.
Vérifier l’absence de plaie.
Ne pas oublier de retirer le vernis à ongles.
Le matin de l’intervention.
Même protocole que la veille.
On pose un champ stérile sur la région à opérer.
La prémédication doit être donnée après la douche.
La veille de l’intervention.
Dossier complet.
Vérification si le patient est un mineur car il faut une autorisation
pour opérer.
Alimentation légère.
Faire prescrire un laxatif.
Voir avec le Centre Départemental de Transfusion Sanguine
(CDTS) si auto transfusion.
Prévenir le malade de rester à jeun.
Soutenir le patient psychologiquement.
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45
Donner un somnifère s’il a été prescrit.
Le matin de l’intervention.
Vérifier si le patient est à jeun.
Préparer le dossier.
Billet de salle (fiche d’identification).
Examen en évidence.
Feuille d’anesthésie.
Prendre les constantes.
Faire la toilette.
Faire retirer les prothèses dentaires.
Refaire le lit.
Faire uriner.
Préparer le champ opératoire.
Exécuter la prémédication.
Selon les patients et les interventions.
Matelas à eau (escarres).
Perroquet.
Conclusion pour la période pré opératoire.
L’infirmière applique la démarche de soins. Les soins infirmiers visent
essentiellement à réduire les craintes du patient et à l’informer. On pose
déjà le diagnostic infirmier (repérer les signes et trouver des solutions -
anxiété).
LES SOINS PRE OPERATOIRES EN URGENCE.
A l’arrivée du blessé.
Laisser le blessé sur le chariot avec le matelas coquille.
Appeler le médecin.
Garder les accompagnateurs si le patient est inconscient. (faire préciser
les circonstances de l’accident, l’heure de l’accident, l’heure du dernier
repas, les antécédents médicaux, un traitement particulier)
Faire un sérum antitétanique + un 1er vaccin.
Etablir une feuille de surveillance.
La conscience.
La respiration.
Les pulsations.
La tension artérielle.
Le faciès: pâleur.
La température.
Installer le patient.
Couper les vêtements.
Repérer les plaies.
Rechercher:
La mobilité.
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46
La sensibilité.
La chaleur.
La couleur des ongles.
Le pouls pédieux.
Un hématome (fracture du fémur).
Immobiliser le membre.
But de l’immobilisation
Eviter un déplacement.
Eviter la douleur.
Faire un bilan sanguin avant la radio.
Rassurer le patient et la famille.
Maintenir à jeun.
Poser une perfusion.
Faire faire les radios. (pulmonaire et les fractures).
Faire faire un ECG.
Calmer la douleur.
Vérifier l’admission.
Si une fracture ouverte:
Un champ stérile.
Un pansement bétadiné.
Décision opératoire selon le résultat de la radio.
LES SOINS POST OPERATOIRES.
Pendant l’opération.
Durant la période post opératoire, les soins infirmiers visent à rétablir
l’équilibre physiologique du patient, à soulager la douleur et à prévenir
toute complication.
Le patient passe en salle de réveil (1h, 2h,....., 4h).
L’équipe soignante prépare la chambre.
Vérifier la sonnette.
Mettre la pancarte de surveillance horaire.
Préparer le tensiomètre.
Préparer le matériel à oxygène.
Préparer les aspirateurs de mucosités.
Préparer la potence à perfusion.
Préparer le cerceau.
Le retour de l’opéré dans sa chambre.
Préalable.
L’opéré est physiologiquement réveillé à son retour dans sa chambre.
Lecture de la feuille d’anesthésie.
Observer le patient: 1er coup d'œil est très important.
La conscience.
Le faciès.
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47
La respiration.
La fréquence respiratoire.
La température.
A noter:
Dépister le risque hémorragique à court terme.
Avec hypovolémie: baisse de la tension et hausse du pouls.
Faciès: pâleur.
Installer l’opéré.
Mettre la tête sur le coté: ¾ assis dépend de l’anesthésiste.
Vérifier la Motricité du membre, la Sensibilité, la Chaleur, la Couleur et le
pouls. (MSCC + pouls)
Surélever le membre opéré (permet le retour veineux).
Mettre la poche a eau, attention aux talons.
Réchauffer, surtout les personnes âgées.
Mettre les ridelles, le cerceau, le perroquet.
Mettre la sonnette à porter de la main.
Surveillance en post opératoire.
La perfusion.
Le ou les redons.
Définition: c’est un drainage chirurgical aspiratif du sang et des sérosités
pour éviter les hématomes et permettre l’accolement des plans sous
cutanés.
La présentation du matériel.
Un drain percé d'œillets.
Une tubulure.
Un flacon collecteur.
La surveillance infirmier.
Dépistage précoce d’hémorragie par la plaie ou par le drain. Si
l’écoulement est trop important, il faut avertir le chirurgien et casser le
vide dans le redon pour obtenir un drainage simple.
La surveillance du redon toutes les heures (1 er jour) puis toutes les 6
heures.
La surveillance du système repose sur 2 éléments essentiels.
La tubulure.
Le flacon: présence de vide, recueil du liquide drainé.
Le système doit être étanche.
P Perméable.
I Irréversible: le sang ne remonte pas.
E Etanche.
D Déclive: plus bas que le patient.
S Stérile.
Le pansement.
Occlusif.
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48
Pas de trace de sang.
Si saignements, en parler au chirurgien.
La surveillance des redons, du pansement, de la tension artérielle, du
pouls est très importante pour l’apparition d’hémorragies.
Le plâtre.
Si traction suspension.
Evaluer la douleur.
Vérifier si le patient a uriné (en salle de réveil). En cas d’absence d’urine
ce n’est pas normal.
Selon les interventions et les prescriptions.
Noter les informations sur la feuille de surveillance post opératoire.
Mettre à jour la pancarte et le dossier de soins.
Pour retranscrire toutes les prescriptions.
Pour permettre une planification des soins post opératoires.
Surveillance à partir du lendemain.
La perfusion.
Elle permet de véhiculer les antibiotiques et les antalgiques. Elle sert à
compenser les déséquilibres quantitatifs et qualitatifs. L’ablation de la
perfusion se fait sur prescription selon l’état du patient et surtout après le
résultat sanguin: numération et ionogramme sanguin.
La surveillance des constantes (matin et soir).
Le pouls.
La tension artérielle.
La température: risque infectieux.
Le pansement.
Le risque infectieux majoré si le patient est porteur de matériel.
Il doit être occlusif.
Le 1er pansement doit être fait au 8eme jour par le chirurgien.
Rechercher la présence d’un hématome ou d’une zone inflammatoire
Un 2eme pansement est fait au 15eme jour par l’infirmière.
Les fils sont enlevés soit au 15eme jour, soit au 21eme jour selon les cas par
l’infirmière.
Le drain de redon.
Le changement: il faut noter la quantité tous les jours. Un redon est posé
en général trois jours maximum. Un redon n’est pas posé dans la plaie,
mais à coté (en contre incision - 2 à 3 cm).
L’ablation: le flacon retiré est envoyé systématiquement en
bactériologie.
La douleur: il faut être à l’écoute du patient.
Les soins de nursing. En orthopédie, tous les patients sont alités. Le
nursing est très important. Il permet le confort et la toilette du patient. Il
faut faire la prévention d’escarre. L’hygiène est très importante, les draps
doivent être secs et changés 2 à 3 fois par jour.
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49
Soins particuliers pour les patients avec une prothèse totale de hanche.
Il faut laisser le membre opéré dans une position neutre.
Le membre doit être en légère abduction sans rotation en extension
complète.
Mettre un oreiller systématiquement entre les deux genoux pour
maintenir l’abduction.
Ne jamais croiser les jambes (risque important de luxation).
Certains patients sont en traction permanente pendant 10 jours.
Faire les soins à deux minimum.
Ne jamais lever le patient sans autorisation.
L’alimentation.
L’aider, surtout au retour du bloc.
Lui donner une alimentation riche en protéines et en fibres.
Faire boire pour éviter la déshydratation donc la constipation (2 litres par
jour minimum).
La surveillance radiologique.
La rééducation.
Précoce.
Active ou passive.
Difficile (le genou) et très douloureux.
Faite par un kiné.
Le dépistage des complications.
Les complications cutanées: les escarres.
Ils peuvent être évités lors de soins de nursing répétés.
Vérifier après chaque change.
Etre à l’écoute du patient pour le moindre geste ou la moindre douleur.
Prévoir une alimentation riche en protéines.
Prévoir une bonne hydratation.
Les complications thrombo emboliques.
Elles doivent être prévenues comme dans toute chirurgie qui ne permet
pas la reprise immédiate de l’appui.
Le traitement anticoagulant est systématique. Il existe des protocoles
différents suivant les services.
La phlébite ou thrombose veineuse.
C’est une oblitération plus ou moins complète et étendue de la lumière
d’une veine par un thrombus (caillot sanguin).
Etiologie.
Post opératoire.
Signes.
Douleur au mollet: gène dans le mollet.
Chaleur du mollet.
Œdème discret de la jambe.
Température à 38°C.
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50
Tachycardie.
Dissociation entre les pulsations et la température.
Signes de Homans:
- Douleur provoquée par la dorsiflexion.
- Diminution du ballottement.
Evolution.
Elle est dominée par le risque d’embolie pulmonaire.
Examens.
Flébographie ou échographie.
L’embolie pulmonaire.
C’est une migration d’un fragment de caillot sanguin dans l’artère
pulmonaire ou dans une de ses branches.
Signes.
Douleur thoracique en coup de poignard.
Tachycardie.
Polypnée.
Dyspnée.
Sueurs.
Anxiété.
Pour prévenir les complications.
Il faut améliorer le retour veineux et éviter la stase veineuse (dépôt).
Pour cela il faut un lever rapide (si c’est possible) sinon des exercices
musculaires au lit: contractions statiques.
Mise en route d’un traitement anticoagulant (à titre préventif et curatif
des thromboses).
Traitement anticoagulant.
Deux types d’action.
Action rapide.
Héparine en intra veineuse (urgence) avec une seringue auto pousseuse.
Calciparine en sous cutané.
Héparine à bas poids moléculaire en sous cutané. Ca empêche le caillot
et le saignement (ex: lovonox, Fragmine, Fraxiparine).
Action lente.
Anti vitamine K (ex: Sintrom, Tromexane, Taux de prothrombine (TP)).
Comprimés.
Ce type d’anticoagulant met entre 24 à 48 heures pour ne plus être
efficace. En orthopédie, il faut faire des taux de prothrombine tous les
deux jours pour savoir si le patient a assez ou trop d’anticoagulants. C’est
un traitement dangereux. En cas de surdosage, il y a un risque
d’hémorragie ou d’hématome. Dans le cas où il n’y en a pas assez, il y a
un risque d’embolie ou de phlébite. Cela implique d’éduquer le patient en
regard de ces risques.
Les complications pulmonaires.
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51
Risque d’encombrement ou pneumopathie.
Surveillance de la température.
Surveillance de la toux.
Surveillance des expectorations (crachats).
Surveillance de la fréquence respiratoire.
Faire des aérosols.
Faire des clapping (fait par le kiné).
Les complications urinaires.
Le fait d’être couché, l’urine stagne (stase) dans la vessie et peut
provoquer une infection urinaire.
Surveillance de la diurèse des 24 heures.
Surveillance des brûlures mictionnelles.
Pour les éviter:
Faire boire abondamment (1,5 litre à 2 litres).
Poser le bassin à proximité ou lui montrer comment faire.
S’il y a une sonde à demeure, surveiller l’asepsie.
Les complications digestives.
L’alitement ralentit le transit intestinal avec un risque de constipation.
Surveillance des selles (les noter).
Alimentation variée et riche en fibres.
Faire boire abondamment.
Rassurer le patient.
Proposer des laxatifs (sur prescription médicale).
Massage abdominal.
Dépister un abdomen ballonné.
Décompensation d’une tare.
Repérer les patients présentant une tare.
Faire attention après l’intervention.
Le soutien psychologique.
Se préoccuper de la douleur.
Se préoccuper du sommeil.
Etre à l’écoute et disponible.
Amener le patient à coopérer.
Lui prodiguer un enseignement approprié afin qu’il soit en mesure de
participer activement à ses soins. Tenir compte de ses connaissances, de
ses préoccupations et de ses besoins.
Il faut qu’il retrouve le maximum de son autonomie.
Conclusion.
En résumé, les soins post opératoires comprennent:
Ces soins généraux en salle de réveil et en unité de soins.
Les soins de la plaie en apportant des soins méticuleux pour favoriser la
cicatrisation et éviter tout risque d’infection.
L’essentiel à court terme:
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52
Il faut dépister l’hémorragie par la surveillance.
Du pouls.
De la tension artérielle.
Du pansement.
Des redons.
A plus ou moins long terme, il faut surveiller une infection par:
La température.
La plaie.
Il faut également prévenir et traiter les autres complications dues au
décubitus.
Problèmes cutanés (escarres).
Problèmes respiratoires.
Thrombose veineuse et embolie pulmonaire.
Problèmes urinaires.
Problèmes gastro intestinaux.
Problèmes psychologiques.
CHAPITRE VI. SOINS A L' APPAREIL DIGESTIF
5.1 ENDOSCOPIE ET ENDOGRAPHIE
5.1.1 GENERALITES.
a) ENDOSCOPIE :
DEFINITION : C’est un examen d’une cavité interne
de l’organisme au moyen d’un appareil dit « endoscope. » Elle porte
généralement le nom de la cavité à examiner. Ex. gastroscopie,
cystoscopie….
b) ENDOGRAPHIE : c’est la radiographie des cavités internes du corps
5.1.2. RÔLE DE L’INFIRMIER
c’est un examen qui se fait généralement par le médecin. L’assistance de
l’infirmier est important avant ,pendant et après l’examen. D’où le rôle de
l’infirmier consistera à : -préparer le malade d’une façon psychologique et
physique.
- conduire le malade à la salle d’examen
- préparer le matériel
- assister le malade pendant l’examen.
- Surveiller le malade après examen.
5.1.2 QUELEQUES EXAMENS ENDOSCOPIQUES ET ENDOGRAPHIQUES
REPAS BARYTE
DEFINITION : C’est une observation de l’œsophage, de l’estomac et de
l’intestin grêle par fluoroscopie, après ingestion de baryum suivi de
radiographie.
INDICATION : - varice de l’oeusophage,
- gastrite
- ulcère gastrique
- ulcère duodenal
- jejuno-ileite
CONTRE INDICATION :
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53
- oclusion intestinale,
- perforation gastrique
TECHNIQUE :
- bien expliquer l’examen au malade pour bien obtenir sa collaboration
- donner la position recommandée au malade (…………………)
- Garder le malade à jeun 6heures avant l’examen.
- Surveiller le malade pendant l’administration de la bouillie barytée et
après l’examen.
LAVEMENT BARYTE
DEFINITION : C’est un lavemen d’eau rendue radio-opaque par du baryum
dans le but de visualiser le gros intestin au RX envue d’une radioscopie ou
une radiographie.
INDICATION : - les affections de la partie inferieure de l’intestin. Ex. colite ,
tumeur du colon , de l’iléon terminale , certaines malformations.
CONTRE INDICATIONS :- les affections digestives aiguës
- Interventions récentes du gros intestin
- Fistule vesico rectale
- Perforation intestinale de la partie inférieure
TECHNIQUE :
- expliquer l’examen au malade
- garder le malade à jeun 6 heures avant l’examen
- donner un grand lavement évacuateur la veille et le matin de l’examen
( 1,5 à 2L d’eau tiède)
- installer dans le 1er temps le malade en position latérale gauche et
administrer le1/3 du lavement.
- Dans le 2ième temps, installer le malade en décubitus dorsale et
ième
administrer le 2 tiers du lavement
- Dans le 3ième temps le malade sera en décubitus latérale droit et
administrer le 3ième tiers du lavement.
- Administrer un lavement évacuateur ou un laxatif après le lavement
baryté.
- assurer la surveillance après l’examen (veiller aux fausses constipations)
COLECYSTOGRAPHIE OU BILIGRAPHIE
DEFINITION : C’est une radiographie de la vésicule biliaire et des voies biliaires
après les avoir rendues opaques au rayon X à l’aide d’un produit iodé administré
par la voie orale ou en IV.
INDICATION : - dysfonctionnement des voies biliaires
CONTRE INDICATIONS : - artériosclérose
- lésions rénales
- insuffisance hépatique
- intolérance à l »iode
PRECAUTIONS :
_ faire le test de sensibilité à l’iode
- éviter tout autre examen baryté avant
- le malade doit prendre un régime sans graisse à la veille de l’examen car
la graisse exige la libération de la bile pour son élimination
TECHNIQUE :
- Préparer le malade psychologiquement.
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54
- Après le repas du soir donner malade les tablettes iodées.
- Garder le malade à jeun jusqu’à l’examen.
- Après l’examen omettre tout médicament qui puisse agir sur le tube
digestif.
- Après examen le médecin peut désirer étudier la contractilité de la
vésicule, dans ce cas : observer un repas gras ( œuf, crème,..)
- Conduire le malade à la RX une heure après le repas gras.
CHOLANGIOGRAPHIE :
DEFINITION : c’est une radiographie de la vésicule biliaire et des canaux biliaires
à la suite d’une injection IV d’une solution opacifiante.
BUTS : - pour déceler les petits calcules dans les canaux biliaires et permettre au
chirurgien d’introduire un tube dans le cholédoque en post opératoire pour
vérifier la perméabilité du canal cholédoque
TECHNIQUE : - préparer psychologiquement le malade
- garder le malade à jeun
- faire un lavement évacuateur la veille
- Fermer le tube en T en post opératoire 24 H après selon la prescription du
médecin.
OEUSOPHAGOSCOPIE
DEFINITION : c’est l’introduction par voie orale sous contrôle de la vue d’ub
tube rigide muni d’un système d’éclairage dit œsophagoscope.( à scanner
Larousse ML P 789)
BUTS ET INDICATIONS :
DIAGNOSTIC : vision de tumeur, ulceration, corps étranger,
retrecissement, biopsie, prélévement de secrection.
THERAPEUTIQUE : extraction de corps étranger, dilatation de
rétrécissement, exérèse des polypes, tumeurs. Aspiration, lavage,
traitement local( attouchement à l’adrénaline , pulvérisation d’antibiotique)
CONTRE INDICATIONS : Anévrisme de l’aorte, asthme surtout en période de
crise, malformation ou rhumatisme cervical, affection cardiaque, maladie de
Parkinson, varice œsophagienne, malformation oesophagienne, inflammation de
l’œsophage.
PREPARATION DU MALADE
La prépration psychologique du client est d’une grande importance
-lui expliquer l’examen qui lui sera appliqué
lui prevenir qu’il ne poura pas parler durant l’examen,
supprimer le tabac plusieur jours avant l’examen pour éviter le spasme de
l’œsophage.
Hospitaliser le malade la veille,
Donner le sédatif si besoin
Pratiquer cerains examens(RX thoax, RX baryté de l’ œsophage afin de deceler
toute contre indication
Garder le malade à jeun le jour de l’examen
Une heure avant l’examen faire la prémedication ordonnée
Enlever la prothèse dentaire la veille
Mle malade estt conduit à la salle d’examen avec tout son dossier médical
Pour la preparation physique :
- mettre le malade en décubitus dorsale la tête en hyper extension, un
coussin sous les épaules(position de ROSE)
- position assise , tête en hyper extension ,
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55
PREPARATION DU MATERIEL
-nécessaire pour anesthésie locale ,
-abaisse langue
-BR
-Compresses
-Oesophagoscope
-Lubrifiant
-Pince porte tampon à la longueur du tube
- Aspirateur
-bocal avec antiseptique pour recevoir le liquide aspiré
-tube pour prélever les secrétions
-pince anatomique en cas de biopsie
-suivant le cas :pine ^pour retirer le corps étranger, dilatateur ou autre
instrument
- prévoir un toni cardiaque et le matériel à injection
- tabouret pour l’examinateur
- oxygène si nécessaire
SURVEILLANCE DU MALADE
Aorès l’examen, laisser lae malade au répos allongé durant 24H
Ne rien lui donner durant 2 à 3 heures à cause de l’anesthésie locale
Boisson glaçée pendant 48H
Alimentation légère et faciele à avaler
Interdire et éviter le tabac pendant quelques jours
Surveiller les signes vitaux
INCIDENTS ET ACCIDENTS
Spasme de l’œsophage
Dents cassées, déchirure de l’œsophage, hémorragie foudroyante pendant
l’examen
Choc très rare, hémorragie dans les heures suivantes, perforation de l’œsophage,
ultérieurement mediastinite
GASTROSCOPIE
A DEFINITION
C’est un examen endoscopique de la muqueuse gastrique en utilisant un appareil
dit gastroscope
B BUT ET INDICATION :
idem que oesophagoscopie
CONTRE INDICATION
idem que oesophagoscopie
Préparation du malade le jour précédant l’examen.
- préparation psychologique importante
- supprimer toute thérapeutique à base dé Bismuth et de Baryté
- éviter et supprimer totalement le tabac
- radiographie de l’oesopage, estmoc et thorax
La veille.
- hosptaliser le malade
- alimetation légère avec suppression totale de lait
- sédatif le soir si besoin Le matin
- aite
- malade à jeun
- lavage d’estomac
- prémedication une heure avant
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56
- enlever la prothèse dentaire
- faire uriner
- conduire le malade en salle d’examen avec son dossier médical et toutes
ces radiographies
Préparation du matériel
- nécessaire pour l’anesthésie locale
- abaisse langue, BR, compresses
- gastroscope et lubrifiant
- pince porte-tampon de la longueur du tube
- aspirateur et la tube d’aspiration
- bocal avec antiseptique pour recevoir le liquide aspiré
- tube pour prélevement des sécretions ou une pince anatomique en cas de
biopsie
- prévoir un tonicardiaque et le matériel à injection
- oxygène si nécessaire
- tabouret pour examinateur
- suivant le cas, une pince spéciale pour retirer une corps étranger ou autre
instrument
f Position du malade pendant l’anesthésie : voir oesophagoscopie
- pendant l’examen le malade doit être en décubitus latéral gauche, avec
l’épaule gauche dans le butoir, le bras gauche est ramené fléchie en avant avec
l’avant bras fléchi, la jambe gauche est allongée, la jambe droite légèrement
fléchie
- le malade doit faire le gros dos, la tete en légère flexion au moment de
l’introduction de l’oesophagoscopie puis redressé, elle doit être mise en
extension
g Srveillance du malade :
- repos au moins
1heure après l’examen
donner une cuvette ou un BR à causse de l’hypersalivation
- recommander au malade de rien prendre dans les 2 heures qui suivent
l’examen, puis alimentation légère
- surveillance du pouls et de la température
- faire attention e dorsale, et signaler toute douleur, celle-ci pouvant être le
signe d’une perforation
h Incidents et Accidents
- malaises, vomissements
spasme de la glotte
perforation de l’œsophage ou de l’estomac
rupture d’aneuvrisme de l’aorte
4.2.7 RECTOSCOPIE
a Définition
Examen direct de la muqueuse rectale et sigmoidienne basse
b Indication
- hémorragie rectale, diarrhée, constipation, écoulements anormaux ou lorsque le
TR a mis en évidence une anomalie
- apporte les éléments de diagnostic dans les affections suivantes :
tumeurs bénignes ou malignes, polypes, dysenterie amibienne, rectocolite
hémorragique
c préparation du malade
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57
La veille : préparation psychologique, lavement évacuateur, alimentation légère
dans la journée et pauvre en cellulose, sédatif au besoin
Le matin : 4 à 5 heures avant l’examen
- lavement si nécessaire
-laisser le malade à jeun
- la prémedication est inutile, cependdant un sédatif pourra être donné le matin,
au reveil ou 1 h avant l’examen au malade anxieux
d préparation du matériel
protection pour le malade
rectoscope et mandrin
source lumineuse
tige porte-tampon pour nettoyer l’intestin
pince à biopsie
flacon avec liquide de bovin
tube stérile
doigtier ou gant
pommade lubrifiante
nécessaire pour l’anesthesie locale
BR
Le dossier du malade
e. Position du malade :
- la meilleure position est le genu-pectorale
- le decubitus dorsal ou latéral ou la position gynécologique : si le malade est trop
fatigué
les dernières positions ne permettent pas une bonne exploration
f . Incidents et Accidents :
Cet examen ne comporte aucun risque
Douleurs chez une personne porteur de fissure anale , parfois hémorragie
secondaire à une biopsie.
5.2 LES TUBAGES GASTRIQUE
a) DEFINITION : Le tubage gastrique se résume à l’introduction d’une
sonde par les voies digestives supérieures jusque dans l’estomac.
b) BUTS :
- évacuer le contenu de l’estomac
- alimenter le client
- Soulager, décomprimer un estomac et un abdomen ballonné.
- Les tubages gastriques sont effectués en vue d'examiner le contenu de
l'estomac et notamment:
- La quantité gastrique en jeun, et la présence éventuelle d'aliments ingérés la
veille.
- La quantité acide présente dans l'estomac à jeun, après repas d'épreuve, ou
après injection d'histamine.
- La quantité des sécrétions gastriques durant le repas d'épreuve.
- La présence ou absence de sang dans le contenu gastrique.
La présence des bactéries tuberculeuses.
1. TUBAGE GASTRIQUE A JEUN :
Définition:
Le tubage gastrique à jeun consiste à introduire, par la bouche ou le nez, une
sonde,.
Jusque dans l'estomac du malade à jeun, dans le but d'aspirer le contenu
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58
gastrique. C’est un excellent moyen de reconnaître la stase (sténose de pylore,
surtout très employé pour la recherche de BK)
But:
- Examen du contenu gastrique quantitatif et qualitatif..
INDICATIONS : - sténose de pylore
- suspicion de BK
Matériel:
- Un plateau muni d'un champ stérile
- Toile imperméable
- Seringue de 20 à 50CC
- Stéthoscope
- Verre gradué ou bocal étiquetté, pour recueillir le liquide
- Papier tournesol
- Une paire de gants stériles
- Compresses avec lubrifiant
- Tube gastrique de levin, ou de FAUCHER, ou encore de EINHORN.( à scanner les
différentes sortes de sondes) lynette T3 p 38, commité des gradué p181,186,
- Sparadrap, paravent,
REMARQUE: Il existe plusieurs types de sonde gastriques:
. Tube de levin: - une sonde de 1,50m de long, portant plusieurs index et de
plusieurs diamètres.
. Sonde de MILLER ABBOT :- Utilisée pour aspiration drainage. Elle va jusque dans
le duodénum et même dans le jéjunum.
. Sonde de BLAKEMORE : sonde à deux ballonnets et 3 voies utilisées en cas
d’hémorragie provoqué par une rupture des varices oesophagiennes.
Technique:
.PREPARATION DU MALADE
- Donner des explications de la technique au malade.
- La veille, avertir au malade qu'il doit rester en jeun depuis minuit
- L'installer en position assise ou semi-assise
- Isoler le malade
- Lui dire de se moucher, sinon nettoyer le nez avec une tige montée
EXECUTION DE TECHNIQUE
.- Faire tenir un bassin réniforme par le malade
- Mettre les gants stériles
- Mesurer la longueur de la sonde en allant de la narine ou lobe de l'oreille puis
jusqu'au creux épigastrique;
- Saisir verticalement la sonde entre le pouce et l'index pour faire écouler l'eau. -
Introduire la sonde lubrifiée par le nez ou la bouche, la glisser dans le pharynx,
et rapidement dans l’œsophage, puis dans l'estomac.
- Pendant que la sonde est .introduite, recommander au malade de respirer
profondément et de faire les mouvements de déglutination.
- Introduire la sonde jusqu'à la marque mesurée au préalable.
- S'assurer que la sonde est bien dans l'estomac pour ce faire, il y a trois moyens:
1 °- Aspirer avec seringue: si le suc gastrique revient dans la seringue, c'est que
la sonde est en place.
2°- Injecter 5 à 10 ml d'air et ausculter les gargouilles au moyen du stéthoscope
au moment de l'injection s'il y a des gargouilles c'est que la sonde est en place.
3°- Placer le bout de la sonde dans un bassin d'eau; si de nombreuses bulles
d'air reviennent, la sonde est dans la voie respiratoire.
- Aspirer le contenu gastrique entièrement ;s'il s'agit d'un examen quantitatif au
moins 20 ml
s'il s'agit d'un examen qualitatif
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59
- Après les soins, réinstaller confortablement le malade et nettoyer le matériel.
Complication:
La sonde se trouve dans les voies respiratoires, gêne ou provoque un arrêt de la
respiration et même un arrêt cardiaque.
Irritation, blessure, hémorragie, de la muqueuse nasale, du pharynx, de
l'œsophage et de l'estomac.
- Rupture des varices oesophagienne chez le malade atteint de cirrhose de
foie.
TUBAGE APRES REPAS D’EPREUVE( REPAS D’EWALD)
MATERIEL :
Voir tubage à jeun plus verre gradué pour recueillir le liquide
gastrique
Le repas d’Ewald se compose : 250 g de tisane de Tilleul
60 g de biscotte ou mie de pain
TECHNIQUE
- Faire le tubage à jeun ; laisser la sonde en place et fermer l’extrémité libre
- donner le repas d’épreuve
- aspirer une heure plus tard tout le contenu gastrique : Pour le faire plus
facilement on emploie le tube de Faucher. Il est parfois suffisant d’amener
l’extrémité libre de l sonde en dessous du niveau de l’estomac pour
obtenir l’évacuation. Le plus souvent il faudra amorcer le syphonnage au
moyen d’une poire ou d’une seringue.
TUBAGE GASTRIQUE APRES INJECTION D’HISTAMINE
Elle consiste à déclencher la sécrétion gastrique par l’injection hypodermique
de sels de chlorhydrate d’histamine.
BUTS :
MATERIEL
- sonde d’Einhor ou de Levin
- bol à eau, ou un champ et des petites compresses
- vaseline
- seringue de 10 ou 20 cc
- verre à pied ou bocal et support avec 4 éprouvettes numérotées de 1 à 4
- BR
- Cellulose
- Matériel de protection pour le malade et pour le lit
- Le nécessaire pour injection d’histamine : 1/10 CC par Kg de poids de
corps
TECHNIQUE :
- Après le tubage à jeun faire un nœud dans la sonde et injecter l’histamine
- Après 10’tuber_+ 15CC , repeter l’aspiration 4X , avec chaque fois 10’
d’intervalle.
- Recueillir chaque les 15CC dans l’éprouvette N° 1,2,3,4.
5.2 TUBAGE GASTRIQUE POUR RECHERCHE DE B.K
But :- Recherche de B.K dans le suc gastrite.
Indication: - Lorsque le malade suspect de T.B.C n'obtient pas de crachats ou
les avale.
Matériel: Même matériel que pour le tubage à jeun en joutant:
- Deux flacons stériles
- Un verre d'eau
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60
- Lampe à alcool
Technique :- Procéder de la même manière pour la pose de la sonde lors d'un
tubage gastrique à jeun.
- Dès que la sonde est en place :
.Adapter le seringue à la sonde
Aspirer le suc gastrique dans la seringue
Mettre le suc dans un flacon stérile
Enlever la sonde en la pinçant
Faire rincer la bouche du malade
Réinstaller le malade dans son lit
.Etiqueter l'échantillon et l'envoyer au laboratoire
Rédiger le rapport.
5.3 TUBAGE GASTRIQUE APRES INJECTION D’HISTAMINE
5.4 TUBAGE GASTRIQUE ACIDET
5.5 TUBAGE GASTRIQUE FRACTIONNE
.5.3 LA V AGE DE L'ESTOMAC
Définition: C'est une introduction dans la poche gastrique d'une quantité de
liquide qui est immédiatement évacuée avec le contenu gastrique.
But:
- Evacuer, modifier ou neutraliser le contenu gastrique
- Préparer l'estomac avant certaines interventions chirurgicales
Indication:
- Intoxication chimique ou alimentaire
- Avant une intervention chirurgicale sur l'estomac ou urgence.
- Dilatation gastrique post-opératoire.
Contre indication :-
- Intoxication aux produits caustiques
- Hémorragies gastriques
- Perforation gastrique ou œsophagienne
Matériel:
- En plus de matériel pour la pose d'une sonde gastrique prévoir:
. Le liquide de lavage (eau ordinaire bouillie, solution saline isotonique. . .)
.Seringue de JANET, ou de BONNEAU
Un seau
Un entonnoir
Technique:
- Placer tout le matériel sur une table ou un plateau
- Préparer le malade
.Installer en bonne position si possible assise tronc et tête droits, ou si nécessaire
étendre la tête plus près droite
. Lui expliquer ce qui va être fait et lui demander sa collaboration.
- Mettre la protection du malade et éventuellement l'attacher dans le seau
- Placer le seau devant du malade
- Lui faire tenir le bassin réniforme
- Retirer la sonde et la saisir entre le pouce et l'index
- Introduire la sonde jusque dans l'estomac
- S'assurer que la sonde est dans l'estomac.
- Contrôler la température du liquide à injecter.
- Adapter l'entonnoir à la sonde et maintenir celle-ci à hauteur de la poitrine
du malade.
- Faire une coudure à la sonde afin de réduire au minimum l'introduction
d'air dans l'estomac.
- Remplir l'entonnoir, effacer la coudure, amener l'entonnoir à la hauteur de
la tête du malade et laisser
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Cours de Techniques de soins
61
- couler lentement le liquide.
- Avant que l'entonnoir ne soit complètement vide, l'abaisser rapidement et
le tenir sous le niveau de l'estomac; par siphonage de liquide revient dans
l'entonnoir, entraînant le contenu de l'estomac.
- Quand le liquide ne s'écoule plus que goutte à goutte, pincer la sonde et
réintroduire le liquide dans l'entonnoir.
- Vérifier si tout le liquide employé est revenu
- Pincer fortement la sonde et la retirer
- Faire rincer la bouche du malade
- Réinstaller confortablement le malade
- Nettoyer et remettre en place le matériel.
- Noter les soins et les observations
N.B : Chez les enfants, le contenu de l'estomac est plus ou moins 250 ml, le N.N
50mI.
On emploie la même technique et le même matériel sauf qu'on utilise une petite
sonde et une petite quantité de liquide.
5.4. LE GAVAGE
Définition:
Technique qui consiste à introduire une substance alimentaire dans l'estomac au
moyen d'une sonde
Indication :
- Malade qui refuse de manger
- Malade inconscient
- Malade atteint des troubles de déglutition
- Malade atteint des lésions de la bouche ou de l'œsophage
- Prématurés
Méthodes:
- Par la bouche, le du nez
- Par l'ouverture après gastrotomie
N.B : L'alimentation d'aliment complet, liquide et avoir une température de 37°C.
La quantité d'aliment adaptée à chaque cas individuel.
Matériel :- Voir tubage gastrique, en plus prévoir:
L'aliment préparé.
Seringue de 20 à 50 ml.
Un ou deux verres d'eau.
Technique:
- Préparatif et introduction de la sonde, voir tubage gastrique.
- Adapter le corps de la seringue chargée à la sonde.
- Introduire le liquide lentement jusqu'à ce que toute la quantité soit consommée.
- Terminer par un peu d'eau.
- Refermer le bouchon de la sonde ou clamper avec une pince
- Faire le rapport
- Faire les soins du nez et de la bouche au moins 3 fois par jour.
5.5. ASPIRATION DRAINAGE DE L’ESTOMAC
Définition:
C'est une technique qui consiste à drainer le contenu gastrique au moyen d'un
appareil aspirateur.
But:
- Faciliter le drainage du suc intestinal ou du suc gastrique refoulé par une
occlusion sous jacente
- Eviter une distension de l'intestin pour faciliter une guérison d'une suture sur
l'intestin
- Apporter un soulagement lors de rétention aiguë.
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Cours de Techniques de soins
62
Indications :
- Occlusion intestinale avec refoulement du contenu intestinal dans
l'estomac
- Période post opératoire après une résection
- Rétention aiguë de liquide après une opération abdominale:
Principe:
- Réaliser un vide d'air qui, relié à l'estomac aspire automatiquement le liquide
gastrique.
Matériel:
- voir le tubage gastrique et ajouter : L’APPAREIL DE WANGENSTEEN
.Un bocal rempli d'eau, suspendu par le fond et fermé par un bouchon à deux
tubulures(une courte et une longue qui atteint le fond du bocal).
.Un deuxième bocal fermé par un bouchon identique, aussi à deux tubulures
portant deux tubes de même longueur, l'un des tubes est relié par un tuyau
pourvu d'un presse tube, au long tube de premier bocal, l'autre est relié à la
sonde gastrique par un tuyau, également pourvu d'un serre tube.
Un troisième bocal ou un seau, sur le fond duquel repose un long tuyau de
caoutchouc relié.
.FONCTIONNEMENT:
- L'aspiration se fait en réalisant au préalable le vide dans le 2ème bocal:
.Ouvrir la première serre tube, le liquide coule du 1 er bocal vers le troisième; le
vide se fait dans le premier.
Ouvrir la serre tube suivant: l'air est aspiré du deuxième bocal vers le 1 er le
vide .se fait dans le deuxième.
Ouvrir la 3ième serre tube; le contenu gastrique est aspiré dans le deuxième
bocal.
PRECAUTIONS ET SOINS A DONNER A UN MALADE AVEC SONDE NASO
GASTRIQUE A DEMEURRE.
SOINS SPECIFIQUES:
- Prévenir l'infection:
- Faire les soins du nez autour de la sonde au moins 3 fois par jour et bien
identifier les points de pression en vue d'éviter les escarres.
- Faire les soins de la bouche au moins 3 fois par jour
- Maintenir la perméabilité de la sonde:
- Ne pas oublier de rincer la sonde après chaque gavage et chaque 3 heures lors
d'aspiration.
. Eviter les plis (nœud) de la sonde.
- Prévenir le traumatisme
- Ne jamais tirer ou exercer de pression sur la sonde.
. Remettre la sonde en bonne position quand on remplace le sparadrap.
- Surveiller le bilan: -.Noter toutes les entrées et les sorties
. Exposer les problèmes au responsable
ANUS ARTIFICIEL
DEFINITION : L’anus artificiel, appelé aussi colostomie consiste à l’ouverture du
colon à travers la peau après une laparotomie afin de favoriser l’élimination
intestinale. L’ouverture peut intéresser n’importe quelle partie du gros intestin.
SITES DE L’OUVERTURE :
La colostomie peut être faite au niveau de :
- colon descendant : les selles sont normales, malodorantes et peuvent être
contrôlées.
-colon transverse : les selles sont semi liquides, malodorantes et peuvent
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63
être partiellement contrôlées.
Colon ascendant : les selles sont liquides sans beaucoup d’odeur et ne
peuvent pas être contrôlées.
SOINS SPECIFIQUES
Les soins chez un malade porteur d’une colostomie
vise essentiellement à maintenir la fonction de l’orifice,et à éviter des
dommages locaux.
Particulièrement ils consistent à :
- appliquer un pansement adéquat (voir pansement)
- surveiller la peau (protéger la peau en appliquant un onguent)
- prévenir la constipation (par des lavements huileux) et diarrhée
- éduquer le malade et sa famille
- apporte un soutient moral
- régulariser le transit intestinal et éviter la diarrhée (par une irrigation
régulière)
5.6. TUBAGE INTESTINAL
Définition:
Le tubage intestinal consiste à introduire par la bouche une sonde jusque dans le
canal intestinal pour vider l'intestin et éventuellement faire un lavage.
Buts:
- Provoquer des contractions intestinales et détacher des adhérences fibreuses.
- Evacuer les matières intestinales retenues au dessus du niveau d'une
obstruction.
INDICATION :
- Obstruction intestinale par adhérences fibreuses post-opératoires.
- Obstruction intestinale par cancer.
- Avant une opération intestinale en cas de constipation opiniâtre.
MATERIEL:
- Sonde de MILLER-AB OTT. C'est une sonde de Jm de long, dont la lumière est
cloisonnée en deux sur foute sa longueur; l'une des sections est en rapport avec
un petit ballonnet qui
peut contenir de l'air, l'autre se termine par un embout métallique percé d'un
grand nombre de trous par où le liquide peut être éliminé.
- Appareil de WANGENSTEEN.
- Sparadrap
- Verre d'eau
- Deux bassins réniformes.
- Matériel de protection
- Papier tournesol
. Technique:
- Installer le malade en bonne position, de préférence assis
- Placer le matériel de protection
- Introduire la sonde humidifiée.
- Lorsque la sonde est dans la gorge, faire boire le malade, la sonde sera avalée
au moment de la déglutition
- Quand la sonde est descendue de plus au moins 45 cm, placer le malade en
décubitus latéral.
Gonfler partiellement le ballonnet.
Descendre à 80cm, aspirer le liquide avec seringue, contrôler la réaction au
papier tournesol: si elle est alcaline, gonfler le ballonnet et fermer le serre tube
placé sur le tube de caoutchouc. Le ballonnet progresse sous l'action des
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Cours de Techniques de soins
64
mouvements péristaltiques de l'intestin et s'arrête à hauteur de l'obstruction. Un
contrôle de radiologie permettra de voir à quel endroit se trouve le ballonnet.
- Lorsque la sonde est en place, en fixer l'extrémité libre au front du malade au
moyen du sparadrap.
- Faire une aspiration du contenu intestinal au moyen de l'aspirateur ou de la
seringue.
- .Lorsque la sonde peut être enlevée, défaire la serre tube du tube relié au
ballonnet, celui-ci se dégonfle; retirer prudemment la sonde comme après le
tubage gastrique.
5.7. SONDE RECTALE
La sonde rectale est un tube de caoutchouc creux, dont une extrémité est
obturée, mais présente des ouvertures latérales. Elle est introduite dans le
rectum pour faciliter l'évacuation des gaz intestinaux.
Matériel:
- Plateau muni d'un champ stérile
- Sonde rectale stérile
- Compresse stérile
- Vaseline
- Papier hygiénique
- Matériel de protection
- Bassin réniforme
Technique:
- Installer le malade en bonne position, de préférence la position de SIMS ou
gynécologique. - Lubrifier la sonde avec de la vaseline
- De la main gauche, écarter les fesses pour découvrir l'orifice anal.
- Procéder à un toilette intime si nécessaire.
- Introduire la sonde de la main droite profondément plus ou moins 20cm. -
Pousser et retirer plusieurs fois de suite afin d'exciter les péristaltismes
- Laisser en place durant ¼ à ½ heure.
- Enlever et la replacer peu de temps après.
- Si nécessaire, déposer l'extrémité libre de la sonde dans un bassin réniforme
placé entre les cuisses du malade.
5.8 LE LAVEMENT OU CL YSTERES
Définition: Le lavement ou clystère est un procédé de soins qui consiste à
introduire une substance liquide dans l’intestin (rectum).
SORTES:
- Lavement évacuant
Lavement nutritif
- Lavement médicamenteux
LAVEMENT EVACUANT:
BUT :
- Débarrasser l'intestin des matières fécales
INDICATION:- Constipation
- Avant et après une intervention chirurgicale.
- Avant un accouchement - Avant un lavage intestinal
_ - Avant un lavement nutritif ou médicamenteux
- Avant une rectoscopie
- Avant et après un examen radiologique du tractus digestif.
CONTRE INDICATION:
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65
- Perforation intestinale
- Traumatisme de l'abdomen
- Appendice
- Hernies
CLASSIFICATION:
. Lavement non irritant ( lavement émollient ou lubrifiant)
Ils ont pour but non de provoquer une selle immédiate mais de ramollir les
matières fécales, de faciliter ainsi la défécation et de la rendre moins pénible.
Liquides utilisés:
- Huile (IOO à 200 ml à 36°C)
- Eau pure (200 à 300 ml à 36°C)
. Lavement irritant (Lavement purgatif et excitant)
Ils sont actifs tant par leur volume que par les substances irritantes ajoutées.
Liquides utilisés:
- Eau savonneuse ( 1 0 à 15 gr de savon pour 1 litre)
- Glycérine: 30gr de glycérine pure ou 2 à 3 cas pour ½ litre.
- Sulfate de soude: 10 à 15 gr pour ½ litre
- Huile de ricin: 1 cas pour 1 litre
- Nacl : 2 cas pour 1 litre d'eau.
. Lavements hypertoniques : qui excite fortement le péristaltisme intestinal.
Exemple: 20 gr Nacl +200 ml d'eau.
REMARQUE: Le degré d'excitation intestinale provoquée par le lavement est
déterminépar :
- La nature du liquide employé.
- Son volume
- Sa tension
- La pression sous laquelle le lavement est administré.
MATERIEL:
- Sonde rectale avec lubrifiant
- Compresse
- Canule
- Irrigateur avec tube de caoutchouc muni d'un robinet et d'une vis de
réglage ou poire.
- Liquide prescrit
- Bassin réniforme
- Matériel de protection pour lit
- B.L
- P.H
- Nécessaire pour une toilette de siège.
TECHNIQUE:
Prévenir le malade
- Fermer portes et fenêtre; placer le paravent
- Déposer le B.L à portée de la main.
- Placer la couverture individuelle.
- Installer le malade dans une position indiquée soit la position de SIMS,
dorsale ou génupectorale.
.- protéger le lit et placer le bassin réniforme contre le siège du malade
- Enduire de vaseline la pointe de la sonde rectale
- Saisir la sonde à l'aide de la compresse et l'introduire dans le rectum sur une
longueur de 15 à 20 cm, faire respirer profondément le malade, déposer
l'extrémité libre dans le RL
- Purger le tuyau de l'irrigateur, puis le fixer à la sonde.
- Elever l'irrigateur de 40 à 50 cm au-dessus du siège du malade et laisser
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66
couler le liquide.
- Surveiller l'écoulement du liquide
- Recommander au malade de respirer profondément pendant l'écoulement
du liquide.
- Quand l'irrigateur est à peu près vide, fermer le robinet ou la vis de
réglage placée sur un tuyau.
- Saisir la sonde à l'aide d'une compresse et le retirer sans la détacher du
tuyau, la nettoyer soigneusement
- Détacher le tuyau et déposer la sonde avec la compresse dans le B.R
- Demander au malade de garder un peu le lavement après quoi laisser le
faire les selles
- Prendre soin de placer une sonnette à sa portée.
LES DANGERS DU LAVEMENT:
- Les lavements très fréquemment répétés peuvent entraîner des troubles graves
de l'équilibre électrolytique.
- Si un lavement est donné sous une forte pression, risque de déchirure de la
paroi intestinale. - Risque de dissémination de tumeurs éventuelles sous pression
du liquide de lavement.
LAVEMENT NUTRITIF :
Définition: C'est une méthode d'alimentation temporaire du malade incapable
de se nourrir par la bouche.
INDICA TION :
- Sténose du pylore
- Sténose de l'œsophage
- Ulcère gastrique
MATERIEL:
- Sonde rectale, longue et fine
- Liquide prescrit composé de substances nutritives pouvant être absorbées par
la muqueuse rectale.
Exemple: 100ml de vin + 100 ml d'eau +20 gr glucose
- En plus, tout le matériel prévu pour lavement évacuant.
-
TECHNIQUE:
- Administrer un lavement évacuateur 1 à 2 heures avant le lavement
nutritif.
- Administrer le lavement nutritif lentement et en faible pression.
LAVEMENT MEDICAMENTEUX
INDICATION:
- Lorsque l'estomac du malade ne supporte pas le médicament en fonction de sa
composition ou de sa quantité.
- Lorsque le médicament doit agir directement sur la muqueuse intestinale.
MATERIEL ET TECHNIQUE: voir lavement évacuant.
LE DEBOUCHAGE MANUEL DU RECTUM
But: évacuer les masses fécales (fécalome) accumulées dans le rectum.
Matériel:
- Sur un plateau muni d'un champ stérile:
.Un doigtier ou gant
Compresses
..Vaseline
. Deux bassins réniformes
. Matériel de protection du lit et du malade.
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67
. P.H
. Nécessaire pour la toilette.
Technique:- Avertir le malade et l'isole
r- Mettre la couverture individuelle
- Installer le malade dans la position indiquée càd latérale droite.
- Poser le bassin réniforme et P.H à portée de la main- Demander au malade de
pousser, la bouche fermée
.- Huiler l'orifice anal et le sphincter.
- Lubrifier le doigter, ou l'index du gant enfilé, et l'introduire prudemment dans
l'anus, l'accrocher dans ou autour de l'anus fécal pour en extraire de morceaux.
- Faire une toilette rapide du siège
- Surveiller le malade pour déceler une hémorragie éventuelle.
CHAPITRE VII SOINS DE L' APPAREIL URINAIRE
6.1. SOINS VESICAUX:
l.S0NDAGE VESICAL
Définition:
Il consiste à introduire un cathéter dans l'urètre jusqu'à la cavité vésicale.
Buts:
- Vider la vessie
- Prélever un échantillon d'urine
- Déterminer la cause d'absence de miction
- Prévenir l'émission d'urine lors de l'accouchement
- Prévenir ou corriger l'incontinence vésicale
- Mesurer le résidu vésical après miction.
- Eviter la contamination d'une plaie périnéale par l'urine.
INDICATION:
- Avant certaines opérations
- Rétention d'urine.
- Avant certains T3 (lavage de la vessie, cystoscopie)
- Incontinence d'urine
. - Prélèvement pour examen de laboratoire
- Après une intervention sur le périnée.
REMARQUES: L'absence des causes pathologiques entravant l'évacuation
vésicale, divers petits moyens peuvent provoquer une miction spontanée ainsi,
éviter le sondage:
- Ouvrir un robinet et laisser couler l'eau.
- Utiliser de la chaleur pour faire relâcher le sphincter de l'urètre.
LES SONDES OU CATHETERS VESICAUX:
Une sonde vésicale ou cathéter vésicale est un tube cylindrique creux, à
introduire dans la vessie pour le mettre en communication avec l'extérieur.
1. SORTES:
- Sonde rigide en verre, métal pour femme
- Sonde semi rigide en plastic pour femme
- Sonde molle de Nélaton
- sonde molle de Folley avec ballonnet
- Sonde à demeure de PEZZER, de MALECOT,
2. STERILISATION:
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68
Selon la matière utilisée pour la fabrique, La sonde est stérilisée par l'ébullition,
au poupinel, par trempage et par vapeur de formol dans le tube de DESNOS.
3. CALIBRAGE :
Les sondes semi rigides ou molles sont porteuses des numéros qui indiquent
leur calibre. Ils vont de 1 à 30
2. SONDAGE CHEZ LA FEMME
MATERIEL
Sur un plateau muni d'un champ stérile:
- Deux sondes
- Un godet stérile avec désinfectant et quelques tampons d'ouate ou gaze.
.Un récipient pour recueillir l’urine (B.L ou B.R)
Un bassin réniforme pour matériel souillé
Un lubrifiant
Matériel de protection de lit.
Nécessaire pour lavage et désinfection des mains
Le nécessaire pour toilette intime de la femme.
PREPARATION DE LA FEMME
- Fermer la fenêtre et placer le paravent
- Poser la couverture individuelle
- Disposer le matériel à droite de l'infirmière.
- Installer la femme en position gynécologique.
- Faire une toilette intime
- Placer un B.L et lui mettre un B.R entre les jambes
- TECHNIQUE:
- Se laver les mains et éventuellement les désinfecter.
- Eventuellement enfiler les gants stériles.
- Relever la couverture individuelle au moyen du coude.
- Laver la vulve à l'aide de tampons d'ouate ou gaze imbibés, opéré chaque fois
d'un seul trait de haut en bas; laisser le dernier tampon en place devant le
vagin.
- Du pouce et de l'index gauches, maintenir ouvertes les petites lèvres et les tirer
légèrement vers le haut.
- Pour introduire la pointe de la sonde dans le méat, puis obliquement vers le
haut dans la vessie.
- Laisser couler l'urine et après pincez la sonde pour la retirer.
- Essuyer la vulve avec un tampon.
- Enlever les matériels usagés.
- Se laver les mains.
- Replacer le malade en position confortable.
N.B : On ne tient pas une sonde rigide de la même manière qu'une sonde molle.
3. SONDAGE VESICALE CHEZ L'HOMME
MATERIEL:
- Sur un plateau avec champ stérile:
.2 sondes stériles
Quelques compresses stériles
.- Un lubrifiant stérile
- Godet stérile contenant un désinfectant
- Un bassin réniforme
- Un récipient collecteur d'urine
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- Matériel de protection pour le lit
- Nécessaire pour laver, brosser et désinfecter les mains
- Eventuellement gants
- Nécessaire pour la toilette intime
PREPARATION DU MALADE
- Poser la couverture individuelle
- Faire une toilette intime
- Placer la malade en position périnéale
- Placer le bassin réniforme entre les jambes du malade
TECHNIQUE:
- Se laver les mains et les désinfecter
- Eventuellement, enfiler les gants
- Remonter la couverture individuelle à l'aide du coude
- Saisir la verge de la main gauche, au moyen d'une compresse sèche;
- Refouler le prépuce, de façon à dégager totalement le gland.
Désinfecter soignesement en commençant par le méat uretral, puis le gland en
direction du corps.
- Lubrifier la sonde.
- Saisir la sonde de la même manière que plus haut.
- Elever la verge verticalement et introduire doucement la sonde.
- Lorsque la sonde est introduit de 15 cm environ, abaisser la verge vers le bassin
réniforme et laisser couler les urines.
- Pincer l'extrémité de la sonde et retirer la sonde
- Terminer comme ci- dessus pour sondage de la femme.
4. SONDAGE A DEMEURE
Définition:
Il consiste à l'introduction dans le vessie d'une sonde qui sera maintenue en
place pendant un certain temps.
But: - Assurer l'écoulement de l'urine de façon continue.
INDICA TION :
- Après une intervention sur le périnée
- Lésion de la vessie
- Incontinence
-MATERIEL: - Sonde molle de Folley
- Sparadrap
- Récipient collecteur
- Seringue
- Eau distillée
TECHNIQUE:
- Le procédé d'introduction de la sonde est le même que pour le
cathétérisme simple. Dès que la sonde est dans la vessie la laisser se
vider.
- Gonfler le ballonnet en injectant l'eau contenu dans la seringue par la
petite branche de la sonde.
- S'assurer qu'il retient la sonde dans la vessie en la tirant légèrement vers
l'extérieur.
- Fixer la sonde au tube collecteur.
- Fixer la sonde sur la cuisse du malade au moyen du sparadrap
5. ENLEVEMENT D'UNE SONDE A DEMEURE .
TECHNIQUE:
- Dégager la sonde du sac de drainage en la pinçant au dessus du raccord.
- Désinfecter la sonde au pourtour du méat urinaire, et dégonfler le ballonnet. -
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Tirer la sonde doucement...
6. LAVAGE VESICAL
Définition:
La technique par laquelle une certaine quantité de liquide est introduite dans le
vessie et est immédiatement éliminée.
But: - Nettoyer la vessie
- Désinfecter la vessie
INDICA TIONS :
- Avant et après une intervention sur la vessie
- Avant une cystoscopie
- Avant ou après une instillation vésicale
- Pour prévenir une cystite
MATERIEL:
- Seringue de JANET ou BONNEAu.
- Sonde à double courant
Le liquide de lavage à 3 7°C( eau stérile, solution permanganate de potasse 1 %)
- Un grand bassin pour recueillir le liquide
- Matériel de protection pour le lit.
TECHNIQUE:
- Sonder et vider la vessie
- Aspirer le liquide de lavage dans la seringue
- Fixer la seringue ou l'embout sur la sonde en la maintenant de la main gauche
- Introduire lentement dans la vessie le liquide de lavage.
- Pincer l'extrémité de la sonde, détacher la seringue ou l'embout, et laisser
revenir le liquide de lavage qui s'écoule dans le bassin de lit.
- Recommencer jusqu'à ce que le liquide revienne clair. - Achever le soins suivant
la technique du sondage simple.
INCIDENTS:
- Les liquides de lavages revient par le méat urinaire pendant l'administration du
soin: la sonde n'est plus dans le vessie.
- Le liquide ne pénètre pas: la sonde est introduite trop loin ou elle est bouchée
par des mucosités.
- Douleur: dilatation trop brusque ou trop forte de la vessie, la solution n'est pas
suffisamment diluée ou bien elle est trop froide.
- Hémorragie: traumatisme de l'urètre ou de la vessie par la sonde.
7. INSTILLATION VESICALE
Définition: Technique consiste à introduire dans la vessie, au moyen d'une
sonde un médicament liquide avec l'intention de l'y laisser pendant un certain
temps.
BUTS:
- Désinfection de la vessie
- Prévention de l'infection.
- Action sédative
INDICATIONS :
- Infection chronique
- hémorragie
MA TERIEL :
- Le nécessaire pour un sondage vésical
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71
- Le nécessaire pour un lavage vésical
- Seringue de JANET stérile
-' Godet stérile contenant le médicament prescrit.
TECHNIQUE:
- Sonder et vider la vessie
- Faire un lavage vésical
- Aspirer le médicament de la seringue
- Injecter doucement par la sonde
- Quand tout le liquide est introduit dans 1 vessie, pincer la sonde tout en la
retirant lentement.
6.1 CYSTOSCOPIE
DEFINITON :
C’est un examen qui consiste à visualiser la muqueuse vésicale au
moyen d’un instrument appelé cystoscope. il est réalisé par le médecin
BUT :
- examiner l’état de la muqueuse vésicale
INDICATION :
- cystite rebelle
- polype de la vessie
- calcule vésicale
- tumeur maligne
RÔLE DE L’INFIRMIER :
- bien expliquer l’examen au patient et le rassurer
- donner un grand lavement évacuateur le matin de l’examen
- préparer le patient pour une rachi anesthésie chez l’homme
- donner un tranquillisant chez la femme 2heures avant l’examen
- donner à boire au malade s’il n’ y a pas une contre-indication
- rassurer le malade durant l’examen
- réinstaller le patient après l’examen.
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72
CHAP. VIII : SOINS SPÉCIAUX A L’APPAREIL RESPIRATOIRE.
8.1 Lavage de plèvre
1. Définition : c’est une irrigation de la plèvre qui se fait au cours de drainage
de plèvre ou peut se faire de façon isolée là la suite d’une ponction évacuatrice.
2. But : - Laver et débarrasser la plèvre des ses impuretés.
3. Indication : Pleurésie purulente
4. Matériel
a. Des soins :
- Seringue de luer stérile ou pleuro-laveur de tournant.
- Trocart du palam ou du kuss stérile, si le sujet n’a pas de drain déjà mis en
place.
- Solution de lavage : eau physiologique, dakin, dilué.
- Récipient pour la solution de drainage.
- 2 bassins réniformes pour recevoir les seringues et les compresses souillées.
- Alcool iodé, dénaturé.
- Pince à servir (pince intermédiaire )
- Tonicardiaque ex : caféine
- Codéine s’il y a dyspnnée
- Le nécessaire pour un pansement (compresse, pinces )
- Prévoir une seringue stérile pour injecter le médicament par le drain.
b. De protection
- Alèse en coton ou toile imperméable
- Plateau désinfecté pour déposer les matériels stériles
- Préparation psychologique du malade
- Parfois une prémédication à base de morphine ou atropine peut être indiquée
45 à 60minutes avant le lavage
- Se laver les mains et procéder au lavage avec le sérum physiologique suivi de
la désinfection locale de pénicilline s’il y a des pneumocoques au dakin dilué
suivie de streptomycine s’il y a le BK.
- Au cours du lavage, il important d’éviter la pénétration d’air dans la plèvre.
[Link]
- Lors de drainage au bocal, pincer le drain pleural.
- Débrancher le raccord pleural à la seringue.
- Aspirer l’air du raccord
- Le rejeter vers le récipient d’évacuation
- Recouvrir le drain pleural
- Aspirer doucement le liquide contenu dans la plèvre en suivant les réactions
du malade et notant la quantité.
- Avoir soin toujours, mesurer les quantités aspirées à chaque fois. Car on
injecte à peu près autant de liquide qu’il en est retiré ;
- Retirer, aspirer la solution de lavage et injecter doucement.
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73
- Suivre les réactions du malade lors de l’injection s’il récent une obstruction
thoracique, arrêter de ‘injecter, retirer le liquide injecté
- Respirer la solution et injecter ainsi de suite jusqu’à ce que le liquide de
revienne.
6. Incidents et accidents obstruction
- Construction thoracique : CAT arrêter l’injection
- Dyspnée et toux : seront prévenu par la codéine donnée sur l’ordre médicale
- OAP causé par une décompression trop rapide
Symptômes : dyspnnée, toux, distension de jugulaire, algie thoracique,
gonflement de membres inférieur. si le liquide de lavage contient du
sang : arrêter le lavage et prévenir le médecin.
- Hémiplégie due à une embolie gazeuse pouvant entraîner parfois une
mort subite.
8.2 PNEUMOTHORAX ARTIFICIEL
1. Définition : C’est un T3 qui consiste à introduire de l’air dans la cavité
pleurale, de maintenir dans le plus grand repos possible un lobe pulmonaire
atteint d’une lésion.
NB : C’est une méthode de collapathérapie permettant de mettre le poumon au
repos.
2. Indications : TBC pulmonaire unilatérale ou bilatérale.
3. Contre-indication :
- Les deux feuillets collés
- Fièvre
Précaution : contraire à l’état pulmonaire du malade avant et après le
traitement en faisant un examen radioscopie.
NB : dans les conditions de vie habituelle, le pneumothorax ne provoque pas des
troubles, mais il existe des affections telles que les détresses peuvent apparaître
sous forme de dyspnée ou cyanose, facteurs qui conduisent à la mort.
Technique quasi abandonné
8.3. PLEUROSCOPIE
1. Définition : La pleuroscopie est l’introduction par voie transcutanée d’un
endoscope dans la cavité pleurale.
N.B : cet examen est pratiqué après création de pneumothorax.
[Link] :
- diagnostique
- Vision de la cavité pleurale
- Thérapeutique : section de bride (devenue rare )
3 .Contre-indication: hémoptysie et pleurésie
4. Préparation du malade
La veille de l’examen
- Préparation psychologique
- Nettoyer, raser et désinfecter la région
- Faire les examens de labo (T.S et T.C )
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74
- Administration de sédatif nerveux si besoin .Le matin le malade n’est pas
obligé de rester à jeun mais ceci est préférable à cause de l’émotivité
possible qui peut se provoquer des nausées
- Sédatif nerveux
- Conduire le malade en salle d'opération avec clichet de radio pulmonaire.
5. Préparation du matériel
Matériel courant pour :
- L’habillage stérile du chirurgien
- L’asepsie de la peau
- La protection du malade
- La prophylaxie des accidents : tonicardiaque et oxygène
- Le pansement
- Matériel pour l'anesthésie (d’une façon générale ) préparer par
lui-même
- Instrumentation
- Pleuroscope, transformateur, cautères stériles de bride.
- Trocard, bistouri ,pince hémostatiques, trocards spéciaux, écouvillons, porte-
coton
- Négatoscope : appareil qu’on lit les clichets
NB : la salle devra être obscure et correctement chauffée.
6. Positions du malade
Le malade est installé en décubitus latéraux
7. Surveillance du malade
Au cours de l’examen : il faut surveiller
- Faciès, pouls,respiration ,T A
Après de l’examen
- Coucher le malade du cote sein, on décubitus latéral
- De maintenir au calme et immobile au lit durant un minimum de 48 h
- Surveiller très attentivement la température généralement peu élevée
- La pulsation si elles s’accélère progressivement sans élévation de la
température : craindre une hémorragie intra- pleurale.
- La respiration : craindre toute dyspnée, signe d’un emphysème
médiastinale sous - cutanée
8. Incident et accident
- Toux : l’éviter par des sédatifs ou des infection
- Emphysème sous – cutanée
- Perforation du poumon
- Hémorragie intra – pleurale
8.4 BRONCHOGRAPHIE
1.Définition : la bronchographie est un examen radiologique de l’arbre
bronchique après opacification par un produit iodé apporté la sonde
METTRAS
2. But : Permet de mieux voir les Lésions qu’avec les examens radiologiques
3. Indication :
- Bronchectasie
- Corps étranger au niveau des branches
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- Ganglions tuberculeux
- Tumeur bronchique et pulmonaire
4. Contre - indications
- Paralysie de mâchoire
- Déformation thoracique
- Allergie du produit iodé
- TBC évolutive
- Insuffisance cardio vasculaire et rénale
[Link] du malade
Dans le 24 h à 48 h qui précède l’examen :
- Faire un test à iode par voie intra – dermique ou autre.
- Supprimer le tabac plusieurs jours avant l’examen le malade sera
hospitalisé la veille. Le soir sédatif si besoin .
Le matin :
- Administrer le médicament qui sera présent à cet effet
- Laisser le malade à jeun ¾ d’heure à 1h avant l’examen
- Faire la prémédication ordonnée y joindre toujours de l’atropine ½ mg
pour réduire les sécrétions bronchiques et la toux.
- Enlever la prothèse dentaire, le malade sera conduit au chariot dans la
salle d’examen avec tout son dossier méddical et radiologique.
- Faire coucher le malade ou mettre un drainage pleural
6. Manière de procéder
préparer : le matériel pour l'anesthésie
- miroir clair
- pulvérisateur de VIBIAS
- seringue à injection trachéale
- Solution anesthésique
- Le produit opacifiant : hydrast ou produit similaire.
- La sonde de medras et son mandrin
- Une seringue
- Le matériel complémentaire habituel
- Le médecin pratique l’anesthésie intra - trachéale comme pour une
bronchoscopie
- La sonde est ensuite introduite dans la trachée puis dans les branches
désire sous contrôle radioscopie, le malade étant toujours assis
- On retire le mandrin et on injecte la produit opaque qui doit être tiède
préalablement pour éviter de réflexe toussigène.
- On prend se clichés en différentes positions : debout ,couchée…
- La sonde est retirée après la prise de clichés
7. Rôle de l’infirmier
Pendant l’examen :
- Surveiller les faciès et la respiration du malade recommander surtout de
ne pas tousser.
Après l’examen
- Ne rien donner au malade dans les 2 ou 3 heures suivant à cause de
l'anesthésie locale.
- De surveiller de près par crainte d’un choc à l’iode
- Le soir, le malade peu faire une hyperthermie élevée non inquiétante
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76
2.5 BRONCHOSCOPIE
1. DÉFINITION : la bronchoscopie est un examen endoscopique de la trachée et
de grosses bronches
[Link] et Indication ( voir examen endoscopique)
[Link] - Indication
- Anévrisme de l’aorte
- Asthme surtout en période de crise
- Malformation ou rhumatisme cervical
- Affection cardiaque décompensé
- Maladies de Parkinson
4.Rôle de l’infirmier
- La préparation psychologique du malade est d’une grande importance, lui
expliquer l’examen qui sera pratiqué, l’assurer son utilité et prévenir qu’ il
ne pourra pas parler durant celui – ci
- supprimer le tabac plusieurs jours fois avant l’examen
- Le malade sera hospitalisé la veille, le soir sédatif au besoin
- Dès le matin, au réveil :( référence examen endoscopique)
5. Préparation du matériel
- Anesthésie : la bronchoscopie se pratique sous anesthésie générale dans
ce cas la préparation du malade et du matériel seront identiques à celles
d’une anesthésie par voie intra veineuse
- Instrumentation :bronchoscope : numéro 7,8,9, chez l’adulte : : 5,6, chez
l’enfant. Optique ou cylindre de petits calibre contenant un jeu de
lentilles qui donnent les images rapprochées et grossières des bronches.
- Bocal + eau bouillie + dakin
- Coton une douzaine
- Solution d’adrénaline à 1 pour 1000 pour éviter le saignement
- Flacon de liquide de formol pour des prélèvements de biopsie
- Tubes stériles pour les sécrétions prélevées
Autres matériels :
- masques pour l'opérateur, seringues aiguilles, tonicardiaques, BR étiquette
et bon de labo
- prévoir de l’oxygène
Position Du Malade
Durant l'anesthésie :
- Le malade sera assis sur une chaise en face de l’opérateur
- Le protéger par une alèze ou une serviette au tour du cou
- Lui faire tenir sa langue dans une compresse
Durant l’examen :
- Décubitus dorsal, la tête en hyper extension un coussin sous les coudes
(position de rose)
- mettre un champ sur les yeux, et une bande de leucoplast sur les dents
devant pour éviter
8.5. ASPIRATION DES SÉCRÉTIONS BRONCHIQUES
1.Définition : C’est l’évacuation des sécrétions contenues dans l’arbre
bronchique à l’aide d’un appareil aspirateur.
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77
[Link]
- Trachéotomie, bronchoscopie
- Après exérèse pulmonaire
- Dans le cas ou l’expectoration pas la toux et des exercices respiratoires
sont inefficaces ou insuffisants.
[Link]ériel
- Anesthésie locale (pour la gorge )
- Appareil aspirateur, sonde et lubrifiant
- Protection du lit du malade
- Médicaments ex : caféine,plus le nécessaire pour le pansement.
1. Rôle de l’infirmier
- Protéger le lit du malade et lui installer confortablement
- Introduire la sonde lubrifié, dans la narine
- Demander au malade d’ouvrir la bouche et inspirer profondément.
- La sonde passe dans la trachée de malade est aphone ,tousse et
l’air passe à travers la sonde.
- Veille à ce que la force aspiratoire nettoie ni trop forte, ni trop faible.
- Après l’aspiration réinstaller le malade
- Noter la quantité des sécrétions retirées et leur aspect
- Nettoyer le matériel en vue de leur stérilisation
8.6. SPIROMÈTRIE
1. Définition : C’est l’enregistrement en circuit fermé de la ventilation
pulmonaire au moyen d’un spiromètre.
2. Buts :
- Mesurer des volumes pulmonaires
- Mesurer des débits pulmonaires(par seconde )
N.B. pour le volume, nous avons :
- Volume courant (v.c. ) : volume d’air qui est mobilisable au cour d’une
inspiration ou d’une expiration.
- Volume de réserve inspiration (v.r.i) : demander au malade de faire une
inspiration forcée : c’est un volume d’air mobilisé par une inspiration normale.
- Volume de réserve expiratoire :(v.r.e) :C’est la quantité ou volume d’air,
mobilisé par une expiration forcée faisant suite à une expiration normale.
Capacité vital : c’est la sommation de v.c.+v.r.i.+vr.e.
Air résiduel : c’est le volume d’air qui reste dans le poumon à la fin d’une
expiration forcée.
Capacité totale : égal à la capacité vitale air résiduel.
Pour le débit pulmonaire : il y en a plusieurs, mais on étudie souvent l’épreuve
de Tiffeneau ou le v.e.m.s (volume expiratoire maximum seconde )
C’est le volume d’air expiré pendant la 1° seconde d’une inpiration forcée qui
suit une inspiration maximale.
3. Indications
- Pour déterminer l’origine des troubles respiratoires
- Lésions tuberculeuses
- Paralysie musculaire
- Asthme
- Emphysème
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N.B. : On peut aussi faire une spiromètrie séparée c-à-d étudie le volume
respiratoire et de débit de chaque poumon
.4. Précautions à prendre
- Le sujet doit être à jeun et au repos dans le calme
- Une bonne préparation psychologique du malade
- Installer le malade dans une position confortable.
- Ne commercer pas l’examen qu’âpres avoir habitué le malade aux conditions
spéciales, ou il faudra aspirer.
8.7. RÉÉDUCATION RESPIRATOIRE
1. Définition : Un procédé qui consiste à apprendre au malade de contrôler sa
respiration.
N.B. la rééducation devra être faite sous contrôle, les malades devra apprendre
à:
- Savoir contrôler sa respiration
- De contracter ses muscles respiratoires
2. Rôle de l’infirmier
a. Avant l’intervention
- Apprendre au malade de ses défendre, il doit être mis au calme et Eviter
toute angoisse.
- Lui apprendre de faire contracter le diaphragme par l’intermédiaire des
muscles abdominaux
- Enseigner à ne respirer avec une partie de certaines zones soit au
contraire pour développent certaines partie
- Apprendre à tousser à l’expiration diaphragmatique
- Faire un effort de toux pour les contractions brusque des muscle
abdominaux
b. Après l’intervention
- L’infirmier doit noter toutes les observations et les communiquer au médecin
- Veiller à la prévention de déformation thoracique (position antalgique que
prend le malade)
- Surveiller la régularité des exercices respiratoires
- Malade en position fowler bien étalé
7.8 LARYNGOSCOPIE DIRECTE (Voir examen endoscopique)
1. Définition : Le laryngoscopie directe :C’est une vision de larynx à l’aide d’un
laryngoscope et sans l’intermédiaire d’un miroir laryngé
2. Indications
*Essentiellement chez les enfants :
- Corps étranger au larynx.
- Œdème de glotte.
- Laryngite sous glottique
- Suspection d’affection laryngée
* Chez l’adulte
- Polypes des cordes vocales.
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79
- Introduction de bronshoscope
- Intubation trachéale
3. Préparation du malade
- La vielle ou le soir (sauf cas d’urgence ) : sédatif
- Le matin :
Il doit être strictement à jeun.
Prémédication : atropine
4. Rôle de l’infirmier
- Prévoir toujours un matériel de réanimation à cause de spasme possible
- Surveiller : le faciès, respiration, pouls, ne rien donner à boire au malade
pendant 1 à 2 heures après l’examen.
8.9 INHALATIONS DES VAPEURS
1.Définition : introduire dans la voie respiratoire de vapeur d’eau
mélange ou non des substance médicamenteuse
2. Indication
- Affection des voies respiratoires : rhinite chronique ,tracheite ,pneumonie
- Affection de sinus frontaux,maxillaires
3. Matériel
- Le plus utilisé pour le substance volatile : inhalateur de nicolay , cet
inhalateur est un récipient émaillé ou en aluminium fermé d’un large
couvercle en forme d’un entonnoir qui emprisonne la bouche et la le nez.
- Inhalateur pour substance volatile avec embout buccal et nasal séparés.
- Inhalateur pour substance non volatile
- Vaporisation de championnonnière ou marmite à vapeur (marmite de
KROEP.
4. Préparation du malade
- Donner au malade la position assise soutenir (les alités par le
coussin)
- Si le malade la peau sensible, enduire la vaseline au pourtour de nez et
de la bouche.
- Placer une table de lit devant le malade, le protéger
5. Technique
- Avec l’aspirateur de nicolay, verser de l’eau bouillie dans le récipient, y
ajouter la quantité prescrite de médicament fermer rapidement l’appareil.
- Prier le malade de respirer profondément et appuyant le visage contre le
bord de l’ouverture (attention aux brûlures)
- Si le médicament est irritant, protéger les yeux une compresse de coton
- Laisser l’appareil pendant 5 à 10 ‘minutes, essuyer le visage du malade.
- Nettoyer l’appareil, s’il doit être employé pour un autre malade, le
désinfecté.
8.10 AÉROSOL
1. Définition : Ce sont une substance médicamenteuse solide au liquides
réduites en particulier extremement fine par le passage d’un comprime sou
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Cours de Techniques de soins
80
d’oxygènes à travers un vaporisateur. Le médicament est disparu dans
l’air et passe dans les voies respiratoires
[Link] : voir inhalation des vapeurs
[Link] :
[Link]ÉNOTHÉRAPIE
1. Définition :C’est un traitement qui consister à administrer de l’oxygène
dans le but de maintenir ou de rétablir à un taux normal d’oxygène dans
le sang.
2. Indication : En cas d’anoxémie, càd d’insuffisance d’oxygène dans le sang,
par suite de :
- Mauvaise composition de l’air inspiré : empoisonnement par des gaz tels
CO2, CO H2S
- Mauvais état des voies respiratoires : affections pulmonaires, , telles que la
pneumonie grave, broncho – pneumonie, asphyxie
- Mauvaise circulation : affection cardiaque, choc
- Mauvaise composition du sang : insuffisance de globules rouges,
d’hémoglobines
3. Contre Indication
- Patients souffrant de maladie respiratoire chronique en état d’hypoxie car
l’oxygénothérapie peut provoquer une narcose au dioxyde de carbone.
- obstacle sur les voies respiratoires tant que l’obstacle n’est pas levé
[Link]énients
L’O2 est très toxiques- le plus souvent chez des patients ayant une
forte concentration d’O2 et donnée sous pression
Elle se manifestera par une hyperventilation, un four millement des
extrémités et des vertiges
Chez les prématurés, une toxicité peut provoquer des complications
oculaires (cécité) et des problèmes broncho – pulmonaires
D’où son administration pendant un temps bref d’une façon
discontinue
Eviter des stupéfiants, tranquillisants car risque de dormir pour
toujours.
5. Administration d’oxygène
sources d’approvisionnement d’O2
- Obus d’O2 ou bonbonnes d’ O2 : pour une distribution individuelle.
- Centrale d’O2 ou prise murale : pour une distribution collective
Ici, le système de canalisation est disposé desorte que le débit d’O2
puisse être réglé à la sortie murale
6. Rappel sur l’oxygène
a. Description d’un obus
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Cours de Techniques de soins
81
L’O2 est un gaz inflammable comprimé dans des cylindres d’acier
avec capacités de 2 – 10.000 litres.
On trouve les obus les gaz sont comprimés à 150 -180 atmosphères
ou bar.
N.B. 1 bar = 1 atmosphère =760mm/hg
A chaque bonbonne s’ajoute un mano détendeur qui sert à contrôler la
pression dans le cylindre et le débit (la dose) d’O2 administrer par minutes.
Le mano détenteur doit avoir un humidificateur d’O2 (bouteille d’eau remplie
au ½) et une longue sonde raccordement qui fait arriver l’02 au malade.
b. Mesure des sécurités
L’O2 ne brûle pas de lui-même, mais il entretient stimule la
combustion : la moindre flamme ou étincelle provoque dans une
atmosphère saturée d’O2 peut se propager avec assez de rapidité
pour causer une explosion.
Le personnel infirmier doit :
- Toujours déplacer un obus à O2 en position verticale et éviter le choc.
- Garder la bonbonne dans un ; local aéré à l’abri du soleil
- Eviter de la placer à coté d’une source chaleureuse, eau chaude, lampe à
alcool, lampe de chevet.
- Eviter de l’induire, d’huile ou de la graisse qui peut provoquer une combustion
spontanée de nature explosive.
- Eviter tout produit inflammable dans le local (ex : fumée de cigarette…
Pour les visiteurs :
- Ils seront prévenus de l’emploi de l’O2 dans la chambre et les précautions
à prendre.
- Une pancarte «défense de fumer »sera toujours placée à la porte pour atirer
l’attention de toute personne qui entre dans la chambre.
LÉGENDE
1. Bonbonne d’O2
2. Robinet de fermeture de la bonbonne
3. Raccordement
4. Détendeur
5. Manomètre à pression
6. Soupape de sécurité
7. Robinet de réglage
8. Débit mètre gradué de 0 à 14 l.
9. Humidificateur d’oxygène (barboteur)
[Link] (de raccordement )
[Link] à O2
[Link] de débit
C. Fonctionnement d’un obus à O2
- Le débitmètre est un appareil permettant de donner un certain litre d’O2
au malade par minute.
- Le barboteur encore appelé humidificateur sert à humilier l’O2, à administrer
au malade. Lorsqu’on reçoit un obus neuf et qu’on veut l’utiliser
pour la première fois :
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- Purger la bonbonne en ouvrant tout doucement la value de la fermeture de
la bonbonne afin de chasser l’O2 dans le but de ne pas abîmer le mono -
détenteur année de la poussière qui peut s’y trouver.
- Puis : - Mettre un mano – détendeur en utilisant la clé anglaise pour bien
serrer. Le carbone muni d’une aiguille est divisé en atmosphère qui va de
0 – 180 atmosphères. Au niveau du cordon l’aiguille indiquera la quantité de
gaz comprimé dans la bonbonne.
Centrale d’O2 ou prise murale
- Certains hôpitaux (cas de service de pédiatrie et de soins intensifs de la
clinique Ngaliema et de l’hôpital de Maman Yemo) possèdent une centrale
d’O2 avec débit d’O2 puisse être réglé à une sortie murale dans les chambres,
les salles de réanimation et d'opération.
Ici plusieurs batteries de bonbonnes à grande capacité sont
reliées à une conduite principale à l’extrémité de laquelle se trouve un détenteur.
Avantage de le centrale à 02
Rapidité et facilité la connexion d’appareils individuels
I y a toujours un signal électrique d’alarme (lampe automatique
ou une sonnerie ) qui fonction lorsque les réserves d’o2 de la centrale sont
réduites de moitié
N.B : la sonnerie peut être arrêtée mais la lumière reste allumée jusqu’au
moment ou la réserve d’o2 est restituée.
Modes D’administration d’oxygène
a. Tente à o2
b. Cloche ou oxycoupole
c. Masque à o2
d. Lunette à o2 (cathéter nasal double)
e. Cathéter naso-pharyngien ou sonde nasale.
Technique d’administration de l’o2
a. Préparation du malade
- Expliquer clairement le soin au malade afin qu’il collabore.
- Le placer en position assît, semi-assisse ou couchée selon la tolérance da
malade.
- S’il s’agit d’un petit enfant, expliquer à la maman qui va calmer l’enfant en
cas de pleur.
b. Préparation du matériel
- Bonbonne d’o2
- Manomètre ou mano-détenteur
- Barbote ou humidificateur
- Tube de raccordement et quelques morceaux de sparadrap
- Sonde nasale, lunette, masque, tente, entonnoir, cloche selon les possibilités
du service.
- Un appareil pour éteindre les incendies
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- Au besoin un verre d’eau.
c. Exécution
c. 1 Avec une sonde nasale ou cathéter naso - pharyngien
- Apprêter l’appareil pour le fonctionnement (connecter les annexes de la
bonbonne).
- S’assurer que les voies respiratoires sont libres (les narines ne doivent
pas être bouchées par des sécrétions nasales).
- Placer le malade en position qu’il juge confortable
- Plonger la sonde dans un verre d’eau si nécessaire pour la lubrifier
- Mesurer la distance à introduire : du bout du nez au lobule de l’oreille et
la marquer sur la sonde.
- Introduire la sonde dans une des narines jusqu’au trait indiqué et le
fixer avec du sparadrap.
- Régler le débit de l’o2 selon la prescription du médecin.
- Fixer le raccord au lit avec sparadrap si nécessaire.
- Débit moyen /minute : 4 à 6 litres (1 à 2 -3 l /par minute).
c.2. Avec une lunette avec cathéter nasal double
- Même chose comme pour la première technique.
- Ici l’o2 est administrer par 2 tubulures courtes introduites dans les deux
narines et maintenues en place par des supports qui passent autour des
oreilles comme des branches de lunettes.
- Fixer le raccord ai lit avec du sparadrap si nécessaire.
- Débit : 4à6 litres /minutes (1,2,3 l beaucoup plus utilisé)
- Inconvénient : Irritation de la muqueuse nasale lors d’un traitement
prolongé d’où il faut changer de canule régulièrement et nettoyer les
narines avec des écouvillons imbibés de sérum physiologique salé.
c.3 Avec un masque
Type de masque
- Masque nasal qui couvre le nez.
- Masque buco nasal qui couvre le nez et la bouche (entonnoir)
Le masque peut être muni d’une soupape qui permet
l’échappement du CO 2 expiré et se fixe sur la figure par une courroie
élastique.
Technique
- S’assurer que le masque emprisonne le nez (masque nasal) ou le nez et la
bouche du malade (masque bouco - nasal ) et passer l’élastique fixateur
derrière la tête.
- Régler le débit de l’O2 selon la prescription du médecin.
- Fixer le raccord au lit avec du sparadrap si nécessaire
c.4 Avec une tente à O2
- S’assurer que la tente est en bon état de fonctionnement (pas de fuite
d’O2) et adapter le raccord à la tente.
- Grouper les besoins du malade et le faire une fois pour toute, vite et
bien.
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- Si son état l’exige lui mettre d’abord sous sonde nasale, cathéter ou
masque pendant que les besoins se font sentir.
NB : La tente à O2 est un appareil fermé dans lequel la circulation
atmosphérique, la concentration et O2, la température et l'humidité sont
étroitement contrôlés.
Technique
- Idem que c1
- Rendre imperméable les éléments de la literie (matelas, drap, couverture,
oreillers en les recouvrant de toiles caoutchoutées
- Fixer et remplit le sac à glace de morceaux de glace (sauf si dispositif
réfrigérant électrique).
- S’assurer que la tente à O2 n’a pas de fuite
- Placer le malade au lit
- Remplacer la chaud cédé si nécessaire
- Glisser le bord inférieur de la tente sous matelas.
- Brancher les tubulures de la tente au mano détendeur de l’obus ou au
débitmètre mural.
- Régler un grand débit d’O2 10 à 15 litres par minutes pour que le malade
soit dans un enviroe
- nnement riche en O2.
- Après 20 minutes, réduire le débit de l’O2 selon la prescription du
médecin et l’augmentation à 15 l/minutes pour quelques minutes chaque
fois qu’on ouvre la tente.
- Toujours grouper les besoins du malade faire une fois pour toutes, vite
et bien.
- Si son état l’exige lui mettre d’abord sous sonde nasale, masque …
pendant que la tente est ouverte.
- Débit : varie selon l’âge et l’état du patient 6 à12-15 l/minutes.
c.5 Cloche à O2 ou oxycoupole
Utiliser surtout pour les enfants. C’est un appareil fabriqué en
matière plastique, rigide et transparente et se place au-dessus du corps de
l‘enfant en recouvrant sa partie supérieure.
- L’arrivé et la concentration de l’O2 fonctionne comme sous la tente et il
faut éviter la perte d’O2 en comblant le vide à l’aide d’un linge.
- Le débit d’O2 : environ 3 à 6 l/minutes.
7. Rôle de l’infirmier pendant l'oxygénothérapie
Quelque soit le mode d’administration de l’O2 l’infirmier doit :
- Surveiller les réactions du malade (agitation, anxiété et faire-part au
médecin par ajuster le débit de l’O2 car risque d’intolérance.
- Surveiller les signes vitaux aussi souvent que l’état du malade l’exige,
en mettant un accent sur la respiration.
- Surveiller la coloration du visage et de peau et surtout des extrémités.
- Contrôler le niveau de l’O2 dans la bonbonne (il ne faut jamais attendre
que la bonbonne en cours soit vide pour aller chercher la pleine. Songer
toujours à la bonbonne de réserver avant celle qui est en cours ne soit
vide) et s’assurer qu’il n’y a pas de fuite.
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- Surveille le niveau d’eau dans l’humidificateur et le débit d’O2 prescrit par
le médecin.
- Surveiller de près le malade sous tente à O2 :
Transpiration : signe de la chute de température) à l’intérieur de la tente
(température normale : 15 à 20 °c)
Sueur : signe d’hypera
La remise en ordre
- L’O2 ne s’administrer pas continuellement, il faut qu’il y ait des intervalles.
L’infirmier va profiter pour revoir si le traitement ne souffre
de rien (niveau d’O 2 dans la bonbonne, niveau d’eau dans l’humidificateur, pas
de fuite le long du raccord) et ipon la figure du malade en cas d’emploi de
masque.
Si le médecin décide l’arrêt définitivement du traitement il faut :
- Remettre chaque chose à sa place.
- Désinfecter, laver, rincer, au besoin essuyer et stériliser la sonde nasale, la
canule nasale, le masque ou la tente.
- Apprêter pour un prochain usage (Il ne faut pas attendre que le malade soit là
pour vérifier si l’appareil est prêt à fonctionner). Il doit être fait chaque jour.
CHAPITRE IX : BILAN HYDRIQUE
DEFINITION
Le bilan hydrique est un calcul de l’apport et de la perte des liquides de
l’organisme en 24h00.
BUTS
- contrôler le fonctionnement rénal
- prévenir de la déshydratation
- prévenir l’excès de volume liquidien
INDICATIONS
- iléus
- insuffisance rénale aiguë ou chronique
- insuffisance cardiaque
- contrôle du traitement par diurétiques
- diabète insipide
- état de choc
- grand brûlé
- contrôle post-chirurgical (chirurgie digestive, cardiaque, urologie…)
- déshydratation ou risque de déshydratation (fièvre – vomissement - diarrhée)
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- potomanie (intoxication à l’eau)…
PRINCIPE DE BASE
1. Source de l’apport hydrique et voies de la déperdition hydrique 1 :
Lorsque l’apport et la déperdition sont équilibrés, l’organisme est bien hydraté.
1MARIEB : anatomie et physiologie humaine.- 4 ème éd. .- Bruxelles : Deboeck Université,
1999 .- p. 1012
Observation et contrôle des signes vitaux/G – Le bilan hydrique - 2 -
GUTS, Hôpitaux de stages, U.E.H. de l’ICHV et EVSI - novembre 2002. © HES-SO Valais,
filière santé-social
2. Eléments à prendre en compte dans l’établissement du bilan :
apports :
- boissons et alimentation liquides per os ou nutrition par sonde
- perfusions
- rinçage de sonde naso-gastrique
- irrigation de plaie
- rinçage de vessie
pertes :
- urines (urétérostomie…)
- système de drainage de plaie (redon, penrose, monovac…)
- gastriques (sonde naso-gastrique)
- intestinales (colostomie, iléostomie…)
- vomissements
- diarrhées
- hémorragies
- liquides de ponction (ascite, pleurale…)
Les transfusions et les autotransfusions sont comptées séparément
selon le protocole en vigueur.
Remarques :
a) généralement, les apports générés par le métabolisme et par l’ingestion
d’aliments solides
ainsi que les pertes en lien avec la respiration, la transpiration et les matières
fécales, ne sont pas pris en compte dans le bilan car ils s’équilibrent
mutuellement
b) dans l’élaboration du bilan, il faut tenir compte que :
- fièvre avec transpiration légère : environ 500 ml de perte/j.
- fièvre avec transpiration importante : env. 1000 ml de perte/j.
- fièvre très élevée avec transpiration profuse : 1500-2000 ml de perte/j.
c) il est souvent recommandé de peser le bénéficiaire de soins en complément du
bilan hydrique.
d) la P.V.C. (pression veineuse centrale) est aussi une mesure complémentaire
TECHNIQUE
Pour calculer le résultat du bilan, il est nécessaire de :
Mise en œuvre de la Reforme de l’enseignement infirmier
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- répertorier et transcrire les apports et pertes sur la feuille de bilan en vigueur
dans l’institution
- soustraire les pertes aux apports :
- bilan positif : lorsque l’organisme a reçu plus de liquide qu’il n’en a éliminé
- bilan négatif : lorsque l’organisme a reçu moins de liquide qu’il n’en a éliminé
- noter le résultat dans le dossier de soins et d’informer le médecin
Le bilan peut être calculé aux 24 heures, 12 heures ou plus fréquemment
(chaque heure)en fonction de
la situation du bénéficiaire de soins.
Observation et contrôle des signes vitaux/G – Le bilan hydrique - 3 -
GUTS,
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