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Cours - Participation-Com II

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE LA SANTE
SECRETARIAT GENERAL

DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DE SANTE


B.P. 3.088 Kinshasa/Gombe

COURS DE
COURS DE PARTICIPATION
PARTICIPATION
COMMUNAUTAIRE
COMMUNAUTAIRE
AA LL’USAGE DES
’USAGE DES ELEVES
ELEVES DE
DE LA
LA 2ème
2ème
ANNEE A2
ANNEE A2

Année scolaire 2017-2018


2

2.5. Participation communautaire.


" "

Module: Santé communautaire.


Volume horaire: 15 heures.
Pondération : 1.
Classe: Deuxième année A2. Cote : 10
points
Planification: Premier semestre.

I. Objectifs pédagogiques (PC)


 PC 2.2.1 : Collecter les données sur un patient et auprès d’un
groupe cible
 PC 2.2.2 : Identifier les problèmes

[Link] sous jacents III. Dispositifs pédagogiques

Chap.I Décrire les éléments Exposé interactif (cadrage

essentiels de théorique),

La participation Étude de cas : mise en

communautaire et situation,

du système de financement Interview d’experts

communautaire Immersion

1.1. Énumérer les stades de professionnelle : mise en

l’évolution de la participation situation en visite dans un

communautaire foyer, une communauté

1.2. Expliquer les mécanismes de la ou établissements de

participation communautaire santé

1.3. Expliquer la co-gestion Orientation vers des

1.4. Identifier au moins cinq ressources

comportement-clés en matière documentaires,

de la promotion de la santé
1.5. Expliquer les différents modes
(options) de financement
communautaire
1.6. Identifier les acteurs et les
réseaux de la participation aux
3

soins de santé primaires.


IV. Dispositifs d'évaluation :
Interrogations, travaux pratiques et examens : évaluation des
savoirs et savoir-faire cognitifs

Bibliographie :

PLAN DU COURS

Chap.I Éléments essentiels de la participation et du système de


financement
communautaire
1.1. Stades de l’évolution de la participation communautaire
1.2. Mécanismes de la participation communautaire
1.3. Cogestion
1.4. Comportement-clés en matière de promotion de la santé
1.5. Différents modes (options) de financement communautaire
1.6. Acteurs et réseaux de participation aux soins de santé primaires.
---------------------------------------------------------------------
Chap.I Éléments essentiels de la participation et du système de
financement
communautaire

1.1. Stades de l’évolution de la participation communautaire

Au fur et à mesure que se développera la participation, les communautés


vont passer par les stades suivants :

1- l’isolement ou l’ignorance

Les communautés n’ont pas accès aux moyens de s’engager, et ne


comprennent même pas comment elles pouvaient participer à la
promotion de leur propre développement.
4

2- l’utilisation

La communauté borne sa participation à percevoir les bénéfices des


programmes de développement sanitaire, sans s’engager très activement
dans la mise en oeuvre.

3. l’apport des ressources

La communauté joue un rôle actif. Elle apporte une contribution


matérielle (ou sous forme de travail). Elle assume une certaine
responsabilité dans la gestion du programme.

4. le contrôle communautaire

C’est le stade final. C’est la participation directe où la population est


maître de toutes les initiatives. Elle est soutenue par des institutions
extérieures (autorités publiques, ONG). Le personnel de santé devient le
conseiller technique et l’exécutif de son programme de santé.

1.2. Mécanismes de la participation communautaire

La population est associée à la prise de décision, d’exécution et


d’évaluation dans :
- L’identification des besoins : toute implantation de centres de
santé doit être précédée d’un dialogue avec la population, afin
de déterminer les besoins ressentis par La population et définir
les actions à entreprendre qui soient acceptées par la
population et accessibles physiquement, financièrement et
culturellement.
5

- Le processus de I ‘implantation des centres de santé en


apportant sa part de ressource, la population se sent
cogestionnaire du centre de santé et est mieux responsabilisée
vis—à--vis de ce bien commun.

- La gestion du centre de santé : lorsqu’elle contrôle l’emploi des


ressources qu‘elle apporte, cet emploi est plus rationnel, car
c’est de sa vie qu’il s’agit.

- L’évaluation des programmes : au vu des résultats obtenus par


les programmes et après une information correcte et une
discussion, la population est préparée à mieux comprendre les
actions entreprises et ainsi à mieux participer aux prises de
décisions concernant ces programmes.

Le dialogue concernera principalement :

a) les problèmes ayant trait à la santé


- identification des problèmes de santé et de leurs causes,
détermination des priorités ;
- recherche des solutions qui tiennent compte des ressources
disponibles;
- mise en application des mesures décidées;
- évaluation des actions entreprises.

b) La gestion des ressources et activités du centre de santé

- le CODEV/CODESA vérifie l’utilisation rationnelle des ressources


qui lui sont destinées ;
- le titulaire du centre de santé est responsable de I’information
technique à donner au CODEV/CODESA
6

- le CODEV/CODESA prendra toutes les décisions nécessaires en


accord avec le titulaire du centre de santé, le propriétaire et/ou
employeur du centre de santé et le Médecin Chef de le Zone de
Santé;

Les membres du CODEV/CODESA sont responsables de la transmission des


informations de la population vers le centre de santé et inversement. En
tant qu’intermédiaire, iIs consacreront le temps nécessaire, en dehors des
réunions du CODEV/CODESA, écouter les opinions des gens et à les
informer.

1.3. Cogestion
1.3.1 Cogestion des ressources financières, humaines et
matérielles
ILe CODEV/CODESA cogestionnaire des ressources mises à la disposition
de la population.
- Il a un droit de regard sur les recettes et dépenses effectuées
par le centre de santé.

- Chaque mois, l’équipe du centre de santé prépare les relevés


corrects des recettes et dépenses et met le CODEV/CODESA au
curant de la situation par le bilan d’exploitation.

- Le CODEV/CODESA est informé de toute donation ou recette


extraordinaire dont peut bénéficier le Centre de santé.

- Tout changement de tarif est proposé au Conseil


d’Administration, après discussion et analyse de la situation
entre CODEV/CODESA, l’équipe du CS, le MCZ et le propriétaire.

- Le CODEV fixe avec l’équipe du CS, le propriétaire et le MCZ, les


modalités de cogestion spécifique à la situation de leur CS, à
savoir la prise en commun des décisions.
7

- Avant d’engager une unité supplémentaire éventuelle,


l’employeur consultera le MCZ, le CODEV en tenant compte des
besoins et des ressources disponibles.

- L’employeur consultera le MCZ et le Président du CODEV avant


de prendre une mesure disciplinaire grave à l’égard d’un
membre du personnel du CS, sous réserve du respect de la
législation du travail.

- Le CODEV sera consulté sur le mode d’utilisation ou


d’acquisition du matériel existant ou à obtenir.

1.3.2 Cogestion des programmes de santé

Le résultat obtenu par un programme de santé dépend largement de la


participation des bénéficiaires. Il importe donc de les associer à :
- l’éducation pour la santé (Cfr relais communautaires)
- l’établissement des horaires (ex CPS, CPN, etc...)
- les relais communautaires participeront aux CPN et CPS de leur
cellule
- les relais communautaires et le CODEV participeront à la mise
en application des mesures de récupération des malades
chronique, malnourris, CPN, CPS, etc...
- le CODEV et les relais communautaires informeront l’équipe du
CS des problèmes perçus par la population dans l’exécution
d’un programme donné.

a) Participation de la population à l’animation pour la santé : les RC,


NAC, RAC, MTB

Leur formation :

- elle est gratuite, par I‘équipe du centre de santé


8

- elle concerne les problèmes de santé prioritaires


- les relais communautaires s’engagent à partager avec ta
population la formation reçue
- les relais communautaires formés gratuitement par l’équipe du
centre de santé ne doivent atteindre de rémunération ni du
centre de santé ni de la population qu’ils informent
Leur rôle :

Les BMT sont intermédiaires entre la population de leur cellule et le


Centre de Santé. Les relais communautaires sont chargés d’assurer une
animation informelle de Leur cellule dans le domaine de la santé et un
contact souple avec les centres de santé. Il leur est demandé :

- avoir assimilé les messages éducationnels et les appliquer chez


eux
- participer à la CPS des enfants de leur cellule et aider à la
récupération des absents
- rapporter au centre de santé :
 tous les cas de morbidité concernant la rougeole
 tous les ces de natalité avec la cause présumée,
survenant dans leur cellule
- amener au centre de santé las malades présentant I‘un des
problèmes de santé prioritaires
- faire occasionnellement certaines visites à domicile
- avoir des représentants du CODEV

Bref, s’intéresser aux problèmes de santé qui se présentent dans leur


cellule et transmettre l’information dans les deux sens entre le service de
santé et la population.

b) Participation à l’évaluation des programmes


9

Les problèmes de santé prioritaires retenus par le Comité Technique font


l’objet de messages éducationnels et d’évaluation trimestrielle par des
enquêtes et l’enregistrement des données.

Le système local d’information fournit des résultats relatifs à ces


problèmes.
La participation de la population à l’évaluation est réalisée par :

- leur contribution aux enquêtes

 le CODEV et les BMT informeront les cellules choisies


pour différentes enquêtes, du jour et de l’heure
 ils informeront le centre de santé des cas de décès et de
morbidité
- leur participation à l’analyse des problèmes mis en évidence, et
à la recherche des solutions à envisager

1.4. Comportement-clés en matière de promotion de la santé


Une équipe multidisciplinaire comporte des spécialistes de
la santé et des comportements à établir une liste de comportements
clés, en matière de promotion de la santé que les acteurs de terrain
peuvent « prioriser » selon les contextes spécifiques.

 Les pratiques de santé de la reproduction : Les femmes en


âge de procréer doivent pratiquer la planification familiale et
chercher à obtenir des soins prénatals, lorsqu’elles sont enceintes.

1. Pour toutes les femmes en âge de procréer, retarder la


première grossesse, pratiquer l’espacement des naissances et
limiter le nombre d’enfants.
2. Pour toutes les femmes enceintes chercher à obtenir des soins
prénatals au moins deux fois pendant la grossesse.
10

3. Pour toutes les femmes enceintes, prendre des comprimés de


sulfate de fer.

 Les pratiques d’alimentation du nourrisson et de l’enfant :


Les mères doivent donner des aliments et des liquides appropriés,
en fonction de l’âge :

1. Allaitement maternel exclusif, pendant environ 6 mois


2. A partir de 6 mois environ, fournir une alimentation
complémentaire appropriée et continuer de sein jusqu’à 24
mois.

 Les pratiques de vaccination : Les nourrissons doivent recevoir


une série complète de vaccins et les femmes en âge de procréer
doivent recevoir une série appropriée d’injections antitétaniques.

1. Amener le nourrisson pour le faire vacciner contre la rougeole


le plus tôt possible après l’âge de 9 mois
2. Amener le nourrisson pour le faire vacciner, même s’il est
malade. Permettre que le nourrisson malade soit vacciné à
l’occasion de visites pour des soins curatifs.
3. Pour les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer,
se faire vacciner contre le tétanos à chaque occasion.

 Les pratiques de santé â domicile : Les gardiens d’enfants


doivent suivre des comportements appropriés, pour prévenir les
maladies de l’enfance et pour les traiter lorsqu’elles se produisent.

Soins préventifs

1. Utiliser et entretenir les moustiquaires imprégnées


d’insecticide.
11

2. Se laver les mains avec du savon avant de manger et après


avoir été aux toilettes.
3. Pour tous les nourrissons et les enfants, consommer
suffisamment de vitamine A.
4. Pour toutes les familles, utiliser du sel iodé.....

Soins curatifs
1. Maintenir l’alimentation et augmenter l’apport de liquides,
pendant la maladie puis augmenter l’alimentation
immédiatement après la guérison.
2. Préparer et administrer correctement la SRO ou un liquide
adapté, disponible à la maison.
3. Administrer les médicaments, pour le traitement,
conformément aux instructions (dosage et durée).

 Les pratiques de recherche des soins : Les gardiens d’enfants


doivent reconnaître les maladies chez le nourrisson ou chez
l’enfant et savoir quand il convient d’amener le nourrisson ou
enfant chez un agent de santé ou dans une formation sanitaire.

1. Chercher à obtenir des soins appropriés lorsqu’on se rend


compte que le nourrisson ou le jeune enfant est malade (il a
l’air de ne pas aller bien, il ne joue pas, ne mange pas ou ne
boit pas, il est léthargique ou il n’a pas son tonus habituel, il
vomit tout ce qu’il mange/boit, il a une fièvre élevée, sa
respiration est rapide ou difficile).

Les comportements prioritaires identifiés doivent être pratiqués par :


1. Les femmes en âge de procréer
2. Les femmes enceintes
3. Les mères
4. Les gardiens/gardiennes d’enfants et
5. Les familles en général....
12

1.5. Différents modes (options) de financement communautaire

En RDC, les ressources disponibles pour le secteur de la santé sont


insuffisantes.
Pour s’assurer que les services des soins de santé primaires seront
disponibles et accessibles de façon permanente, il faut trouver d’autres
sources de financement. Un système de financement communautaire est
une stratégie qui fait fructifier et gérer les ressources financières de la
population par elle-même.

Le tableau ci-dessous décrit différentes options de financement


communautaire.

POSSIBILITES AVANTAGES INCONVENIENTS

PAIEMENT PAR EPISODE


QUELQUE SOIT LA
MALADIE

- Gestion - Risque de faillite à


financière facile cause de la sur
- Incitation à utilisation des
finir le traitement services pour les
- Subvention maladies coûteuses
des maladies ou des prescription
coûteuses abusives et en cas de
- Consenteme basse utilisation
nt des malades à - Tarifs trop élevés
payer pour les maladies
nécessitant un
traitement peu
coûteux

PAIEMENT PAR ACTE - Consentement des - Incite à ne pas


13

malades à payer terminer le


- Moins de risque de traitement.
faillite (puisque le prix - Risque de faillite, en
est déterminé en cas de basse
fonction du coût utilisation
- Contrôle facile des - Les maladies graves
recettes et de la coûtent plus chères.
consommation des - Risque de prescription
médicaments abusive, pour
augmenter les
recettes
COTISATION ANNUELLE - Favorise l’utilisation - Réticence à payer
SYSTEME ASSURANCE
des services pour un besoin
- Ne fait pas supporter hypothétique.
la charge financière, - Risque d’utilisation
uniquement par les abusive des services
malades ou prescription
abusive des
médicaments,
entraînant une faillite.
- Contrôle difficile de
l’utilisation des
médicaments

Considérons, par exemple, le système ayant les caractéristiques


suivantes :
- Un prix par traitement curatif, variant en fonction du coût des
médicaments.
- Les traitements chers subventionné, par les traitements moins
chers.
- Les traitements préventifs subventionnés par les traitements
curatifs.
14

Il associe les avantages des prix uniques par traitement et du paiement


par médicament. Il minimise les inconvénients.
Le choix ou la conception d’un système de financement devrait, donc,
prendre en compte les habitudes déjà existantes; en matière des
dépenses de santé et le consentement de la population à payer.

1.6. Acteurs et réseaux de participation aux soins de santé


primaires.
1.6.1 Identification des réseaux de la participation
communautaire
Les apports les plus significatifs des recherches contemporaines,
notamment des théories de l’information et de la cybernétique à une
meilleure compréhension du schéma de la communication, décrivent
l’échange communicationnel comme une interaction entre les éléments
d’un système ou d’un réseau.

Tous les acteurs identifiés pour pratiquer les comportements clés


appartiennent aux réseaux ou systèmes suivants
- Le réseau des relations familiales
- Le système des cultures et croyances, églises, pasteurs...
- Le réseau des relations professionnelles : chefs, collègues,
subalternes
- Le système de soins : guérisseurs traditionnels, agents de
santé.
- Le réseau associatif: mutuelle, clubs des loisirs, ONG,
- Le système d’enseignement ou de formation : écoles, centre
d’alphabétisation
- Le réseau administratif des autorités politico administratives
- Les médias
Au sein de chacun de ces réseaux ou systèmes, ils échangent des
messages dont l’impact et l’efficacité dépend de la nature et de la qualité
de la relation et de l’interaction entre la source du message et notre
actrice.
15

Ainsi, selon que le message est transmis par la mère ou la grand-mère ou


par le pasteur ou par la sage femme ou encore une intime il a plus ou
moins de chance d’atteindre son objectif.

Dans le cadre de la participation communautaire, pour la promotion de la


santé, il s’agit d’amener chacun des membres des réseaux ou des
systèmes à influencer le plus efficacement les comportements de la mère,
en fonction de ses atouts propres.
Par exemple : si la mère croit davantage et fait confiance aux pasteurs,
pour tout message qui se rapporte aux croyances et habitudes il est
préférable, même dans le cadre de la promotion de la santé, de confier ce
genre de message au pasteur et de s’assurer qu’il le transmet avec
compétence et efficacité.

Ainsi, la transmission des messages éducatifs ne serra plus la seule affaire


des professionnels de santé mais aussi des pasteurs, des sages femmes,
des collègues de service et des loisirs, des autorités politico
administratives...

1.6.2 Établissement d’un partenariat

Une fois les structures communautaires et leurs animateurs identifiés ; les


personnels chargés de la communication et les responsables doivent
sensibiliser les décideurs, sur leur rôle et accroître leur intérêt dans le
domaine de la promotion de la santé.

Ceci à ‘aide des méthodes interactives, telles que les discussions de


groupe, les anecdotes, les jeux de rôles, les techniques VIPP (Visualisation
dans les Programmes Participatifs). Ils doivent fournir une formation
d’orientation aux dirigeants clés et une formation professionnelle aux
volontaires, afin de les aider à mieux s’acquitter de leur tâche.
16

1.6.3 Renforcement de la participation communautaire


Afin de stimuler et de maintenir la participation communautaire, les
personnels chargés de la communication et les responsables de la zone de
santé doivent :

 Mener des recherches afin de savoir comment les membres de la


communauté perçoivent leur rôle dans le domaine de la santé, ce
qu’ils sont prêts à faire pour améliorer leur propre santé, les
obstacles à la participation communautaire, les connaissances,
attitudes et pratiques liées à la santé de la reproduction, à
l’alimentation du nourrisson et de l’enfant, à la vaccination, à la
recherche des soins et à l’utilisation des services.

 Définir d’une part, le rôle des dirigeants et des autres cadres


impliqués dans la promotion de la santé et d’autre part, le rôle que
la communauté est prête à jouer pour promouvoir la santé.

 Associer la communauté à :
- La recherche, la planification et la mise en oeuvre des activités
de communication
- L’élaboration des stratégies visant à accroître sa participation
- La définition des objectifs et plans d’action sanitaires
communs.
 Encourager la mise en place et/ou le renforcement des structures
qui soutiennent la communication dans la communauté (comités de
santé villageois, agents de santé communautaires, accoucheuses
traditionnelles et autres groupes).
 Renforcer le lien entre les formations sanitaires et la communauté
au moyen des mécanismes tels que les comités de gestion des
établissements de santé.
 Encourager la mise en oeuvre conjointe de projets, par la
communauté et les établissements sanitaires.
17

 Décentraliser les activités des programmes, afin de donner la


possibilité aux communautés de planifier et de mettre en oeuvre
leurs propres programmes.
 Encourager les communautés à investir des ressources dans les
activités des programmes de santé en vue de renforcer leur
engagement vis-à-vis des programmes.
 Utiliser les discussions de groupe et les techniques d’évaluation
participative rapide, afin de donner aux communautés les moyens
d’analyser leur propre situation et de prendre les décisions et
mesures nécessaires à la promotion des pratiques et programmes
de vaccination.
 Éviter de rémunérer les acteurs pour leur participation. Utiliser
plutôt des témoignages de reconnaissance ou d’appréciation, tels
que : des certificats à titre de récompense.
 Maintenir des contacts fréquents avec la communauté.
 Assurer une supervision régulière et d’appui des activités mises en
oeuvre et profiter des visites de supervision, pour rencontrer les
dirigeants et les volontaires, échanger les idées, donner des conseils
et encourager tous les acteurs du terrain.
 Faire connaître le rôle des communautés dans la santé: en mettant
l’accent sur la vaccination, à travers les formes de communication
traditionnelles des groupes et les médias.
 Faire jouer en cas de besoin des pièces de théâtre ou des scénettes
sur le thème de la participation communautaire.
 Suivre les activités communautaires (avec la pleine participation des
membres de la communauté) et en faire connaître les résultats aux
communautés participantes.
 Remercier les communautés par des lettres, au cours des visites ou
dans les médias, pour la qualité du travail effectué.
 Élaborer les marques de témoignages (telles que des certificats)
pour reconnaître les réalisations.

1.6.4. Les animateurs de la participation aux soins de santé


18

Primaires
Le Médecin Chef de Zone, l’Infirmier Titulaire, l’Animateur
Communautaire, les relais communautaires (ou agents de Santé), les
Membres du CODEV/CODESA.

1. Le Rôle de l’infirmier Titulaire


a) Rôle de l’infirmier dans les réunions du CODEV
- aider le Comité à identifier les problèmes de santé
- aider le Comité à envisager toutes les solutions alternatives
devant un problème donné
- informer le Comité sur les solutions techniques applicables aux
problèmes étudiés
- informer le COVEV sur les programmes décidés
- fournir les données concernant la gestion du CS et l’évaluation
des actions entreprises
- transmettre au MCZ les demandes d’aides pour les problèmes
dont la
- solution ne se trouve pas localement. -

b) Attitudes pratiques

L’Infirmier veillera à ne pas diriger les débats ni à monopoliser l’attention.


Au contraire, il veillera à ce que le débat s’oriente vers l’analyse par le
Comité de ses responsabilités propres dans le domaine de la santé.

- il suscite l’intérêt, la prise de conscience. Il donne une


information appropriée et correcte sur les problèmes posés,
leurs causes et les solutions alternatives. Il suscite le choix des
solutions simples et efficaces;
- il permet au CODEV de vérifier l’utilisation rationnelle des
ressources destinées à la population et de faire l’évaluation des
actions entreprises. Il fournit correctement et de la façon la plus
19

simple, les données concernant la gestion du CS et des actions


entreprises;
- il veille à ce que les ressources extérieures stimulent la
participation de la population en lui ouvrant de nouvelles
possibilités d’action, et n’augmente pas, au contraire, sa
dépendance et sa passivité;
- il respecte les engagements pris ... il ne s’engage donc qu’à bon
escient, tout en sachant se rendre disponible et s’adapter
autant que possible à l’horaire de la population;
- il met à profit les incidents critiques;
- il veille à ce qu’un rapport objectif de la réunion soit rédigé et il
informe le MCZ ainsi que le gestionnaire du Centre de Santé.

2. Rôle du MCZ dans les réunions du comité de santé


a) S’il assiste à la réunion
- intervenir dans les questions techniques, s’il se sent invité à le
faire et en évitant de monopoliser le dialogue;

- évaluer :
 la qualité des informations données et reçues
 le niveau des problèmes soulevés
o demande d’aide
o demande d’information ou d’éducation
o volonté de participation
o revendications
o l’objectif des solutions proposées
o amélioration du service
o solution à un problème de santé.

b) S’il n’assiste pas à la réunion


- lire le rapport de la réunion
- discuter les solutions avec l’infirmier et le gestionnaire
20

- évaluer comme au I
- étudier les autres formes du dialogue et au C.A. pour toute
décision
- dépassant ses compétences.

3. Rôle de l’animateur communautaire (A C)

a) Rôle principal dans la Zone de santé

- assurer sous la supervision du M.C.Z. la promotion des activités


de participation communautaire et d’IEC aux programmes de
développement de la Zone de Santé
- déterminer les problèmes sanitaires en rapport avec la
participation communautaire et l’IEC
- déterminer les activités à mener pour résoudre les problèmes
de la participation communautaire, de I’JEC et de
développement
- assurer les relations publiques dans la Zone de Santé
- aider à créer des coopératives et autres structures de
participation communautaire (AC, MTB., CODEV)
- élaborer un programme d’autopromotion pour la communauté
- participer à l’élaboration du programme de formation des
représentants des communautés
- superviser les séances d’IEC
- assurer la gestion des ressources mises à sa disposition
- évaluer les activités réalisées.

b) Rôle de l’Animateur Communautaire à la limitation des aires de


santé
- étudier le milieu physique et humain (aire de santé)
- assurer la sensibilisation des communautés
- les réunir afin de mettre sur pied les structures de
représentation
21

- informer et former les CODEV et autres structures aux S.S.P.


- apprécier la qualité des informations données et reçues, et le
niveau (les problèmes soulevés.

c) Rôle de l’Animateur Communautaire dans les réunions du CODEV

- aider le Comité à fixer l’ordre du jour


- aider le Comité à identifier les problèmes de santé
- aider le Comité à rechercher les solutions appropriées
- informer le Comité sur les solutions techniques applicables aux
problèmes étudiés
- informer le CODEV sur les programmes et orientations décidées
par le C.A. ou le B.C.Z.S.
- recevoir les P.V. des réunions et faire rapport au M.C.Z
- aider le comité à assurer le suivi des décisions prises
- aider le comité à évaluer la participation communautaire.

d) Attitudes pratiques
- veiller à ne pas diriger les débats ni à monopoliser la parole
- veiller par contre à responsabiliser le CODEV dans la prise des
décisions
- susciter l’intérêt à la participation et à la prise de consciences
les problèmes posés
- aider le CODEV à initier des projets de développement
communautaire
- devoir répondre aux rendez-vous
- pouvoir convoquer une réunion ponctuelle du CODEV selon le
cas
- en cas d’empêchement à la réunion, recevoir le P.V. de la
réunion ou le rapport du président du CODEV et faire rapport au
M.C.Z
- garder une position de neutralité
22

- veiller à concilier les différentes opinions.

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