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GRH Expose

Le document présente une étude sur Abraham Maslow, psychologue humaniste connu pour sa hiérarchie des besoins humains. Il explore son influence sur la psychologie moderne, notamment à travers son livre 'Motivation and Personality', et souligne son rôle dans l'émergence de la psychologie humaniste. La biographie de Maslow met en lumière ses contributions intellectuelles et son engagement envers le potentiel positif de l'humanité.

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Le document présente une étude sur Abraham Maslow, psychologue humaniste connu pour sa hiérarchie des besoins humains. Il explore son influence sur la psychologie moderne, notamment à travers son livre 'Motivation and Personality', et souligne son rôle dans l'émergence de la psychologie humaniste. La biographie de Maslow met en lumière ses contributions intellectuelles et son engagement envers le potentiel positif de l'humanité.

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TABLE DES MATIERES

Liste des tableaux ………………………………………………………………………….…ii


Liste des figures ……………………………………………………………………………....ii
Liste des abréviations …………………………………………………………………….....iii
CHAP I : BREVE PRESENTATION DE L’AUTEUR ....................................................... 1
Présentation de l’auteur ......................................................................................................... 1
Présentation détaillée de l’auteur par Robert FRAGER ....................................................... 2
CHAP II : THEORIE D’ABRAHAM MOSLOW ............................................................... 4
II.1 introduction ................................................................................................................... 13
II.2 explications des niveaux de la pyramide de MOSLOW ............................................... 14
II.3 importances de la pyramide de MOSLOW en GRH ..………………………………...15
CONCLUSION ……………………………………………………………………………...16
REVUE LITTERAIRE……………………………………………………………………...17
P a g e | ii

Liste des tableaux

Tableau 1 brève présentation de l'auteur .............................................................................................. 1

Liste des figures

Figure 1 pyramide de MOSLOW ........................................................................................................... 13


P a g e | iii

LISTE DES ABREVIATIONS

➢ USA: United State of America


➢ GRH: Gestion des Résources Humaines
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CHAP I : PRESENTATION DE L’AUTEUR

I.1 Brève présentation de l’auteur

Abraham HAROLD MASLOW, né le 1ère Avril 1908 à New York et mort le 08 juin 1970 à
Menlo Park en Californie, est un psychologue américain humaniste, considéré comme le père
de l’approche l’humaniste en psychologie. Il est connu pour son explication de la motivation
par la hiérarchie des besoins humains, souvent représentée par la suite sous la forme d’une
pyramide.

MOSLOW est le fils ainé d’une fratrie de 7 enfants, d’immigrants juifs récemment émigrés
d’Ukraine, arrivés aux USA moins d’un an avant sa naissance. Après la seconde guerre
mondiale, MOSLOW commença à questionner la façon dont les psychologues étaient arrivés
à leurs conclusions sur l’esprit humain. Meme s’il n’était pas tout à fait en désaccord, il avait
ses propres idées sur la compréhension de l’esprit humain

Nous avons essayé de représenter la biographie de MOSLOW sous un tableau synthétique :

Date et lieu de naissance 01/04/1908 ; New York Brooklyn


Date et lieu de décès 08/06/1970 à 62 ans
Nationalité Américaine
Formation Université du Wisconsin à Madison city
college of New York ; université de cornell ;
Boys high school de Brooklyn
Activités Professeur d’université, sociologue,
psychologue
Conjoint Bertha GOODMAN MASLOW
A Travailler pour Université de Brandeis (1950-1969)
Brooklyn college (1937-1951)
Member de Association americaine de psychologie
Maître Alfred ADLER
Directeur de thèse Harry HARLOW
Distinction Humaniste de l’année (1967)

Tableau 1 brève présentation de l'auteur


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I.2. Présentation détaillée par Robert FRAGER

Abraham H. Maslow était un homme qui osait s'écouter profondément lui-même et écouter
son inébranlable croyance dans le potentiel positif de l'espèce humaine. On a dit de lui qu'il
était un pionnier, un visionnaire, un philosophe de la science et un optimiste. Il était l'un des
principaux porte-parole des psychologies humanistes ou « troisième force », et Motivation
and Personnalité, (Devenir le meilleur de soi-même) publié en 1954, reprend les questions
majeures et ses premières explorations de la psychologie humaine. Les idées élaborées dans
ce livre représentaient le fondement de l'œuvre de Maslow. Ce livre a exercé une influence
considérable en créant une vision positive et complète de la nature humaine. Il constitue
toujours une référence unique, pénétrante, influente, comme en témoignent les tendances
actuelles de la psychologie, de l'éducation, de l'entreprise et de la culture. Dans de nombreux
domaines, on insiste de manière croissante sur l'accomplissement de soi, sur les valeurs, sur le
choix et sur une vision plus holiste de l'individu.

L'influence de Maslow

Le numéro du cinquantième anniversaire du magazine Esquire était consacré aux principales


figures américaines du milieu du xx' siècle.

Les éditeurs avaient choisi Maslow comme le psychologue le plus influent et aussi l'un de
ceux qui ont majoritairement contribué à notre vision moderne de la nature humaine. George
Leonard écrivait :

Il n'écrivait pas avec la grandeur sombre d'un Freud ou la grâce apprise d'un Erik
Erikson ou la précision élégante d'un B.F. Skinner. Ce n'était pas un brillant orateur ;
dans ses jeunes années, il était si timide qu'il pouvait à peine se résoudre à monter sur
l'estrade... La branche de la psychologie qu'il a fondée n'a pas acquis une position
dominante dans les facultés et les universités. Il a disparu en 1970, mais sa biographie
détaillée reste encore à écrire.

Et pourtant, Abraham Maslow a davantage contribué à modifier notre vision de la


nature humaine et des possibilités de l'homme que les autres psychologues améri cains
des cinquante dernières années. Son influence, à la fois directe et indirecte, ne cesse de
croître, particulièrement dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la théorie
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du management, et dans la vie personnelle et sociale de millions d'Américains.


(Leonard, 1983, p. 326)

Lorsque Maslow a débuté sa carrière, il n'existait que deux forces principales en


psychologie : l'approche béhavioriste, expérimentale, et l'approche psychanalytique, clinique.
Ces modèles ne suffisaient pas à Maslow. « Dans l'ensemble... il me paraît justifié de dire que
l'histoire humaine témoigne des multiples manières dont la nature humaine a été dépréciée.
Les possibilités supérieures de la nature humaine ont pratiquement toujours été sous-estimées.
» (1971, p. 7)

Dans son parcours intellectuel, Maslow a cherché à équilibrer cette sousestimation par des
investigations pionnières sur les possibilités supérieures de croissance et de développement
humain. Il a joué un rôle décisif dans l'émergence de deux nouvelles forces majeures en
psychologie : le courant humaniste et le courant transpersonnel. Tous deux explorent la
complexité pleine et riche de la nature humaine sans restreindre le comportement humain à un
modèle mécaniste ou pathologique.

Sa force majeure résidait dans sa faculté de poser des questions fondamentales. Il


formulait des interrogations qui sont au centre de notre vie à tous : qu'est-ce qu'être un bon
être humain ? De quoi les êtres humains sont-ils capables ? Qu'est-ce qui fait que les êtres
humains sont heureux, créatifs, épanouis ? Comment pouvons-nous déterminer qu'une
personne a totalement réalisé ses potentialités à moins de savoir ce que sont ces potentialités ?
Comment pouvonsnous véritablement transcender l'immaturité et l'insécurité de l'enfance, et
dans quelles circonstances pouvons-nous le faire ? Comment pouvons-nous développer un
modèle complet de la nature humaine, en honorant notre extraordinaire potentiel, sans perdre
de vue notre côté non rationnel, non accompli ? Qu'est-ce qui motive les individus
psychiquement sains ?

L'individu accompli est-il la représentation la plus fidèle de ce que la nature humaine


est en réalité au-dessous de la surface ? C'est l'une de ces vastes questions auxquelles
seuls les fous et les visionnaires osent offrir des réponses définitives. Ce que Maslow a
présenté dans l'accomplissement de soi n'était pas juste un fait psychologique mais une
vision totale de la nature humaine. Là où d'autres s'étendaient sur l'érotisme ou le
pouvoir ou l'intégration du moi ou le stimulus et la réponse, la vision de Maslow était
une vision de vérité gnostique et de joie païenne. (Lowry, 1973, p. 50)
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Les questions créatives que posait Maslow continuent d'inspirer des intuitions majeures
sur la nature humaine et incitent à aller plus loin dans son exploration.

La vie de Maslow était consacrée à l'étude des individus qu'il tenait pour psychiquement
sains : « De fait, les sujets accomplis, ces personnes qui sont parvenues à un niveau de
maturité, de santé et d'épanouissement supérieur, ont tant à nous apprendre que parfois

Ils ressemblent presque à un nouveau type d'êtres humains. » (Maslow, 1968, p. 71)

Il a découvert que le fonctionnement humain est différent pour les gens qui se trouvent
dans un état de santé positif au lieu d'être dans un état de manque. Maslow appelait cette
nouvelle approche la « psychologie de l'Être ». Selon lui, les individus accomplis étaient
motivés par des « valeurs de l'Être ». Ce sont les valeurs qui sont naturellement développées
par des êtres humains sains et qui ne sont imposées ni par la religion ni par la culture. Il
soutenait que « nous sommes parvenus au point, dans l'histoire biologique, où nous sommes
désormais responsables de notre propre évolution. Nous sommes devenus auto-évoluant.
L'évolution implique de
Sélectionner et donc de choisir et de décider, et cela signifie évaluer » (1971, p. 11). Les
valeurs reconnues par les individus accomplis comprennent la vérité, la créativité, la beauté,
la bonté, la complétude, la vitalité, l'unicité, la justice, la simplicité et l'autosuffisance.

L'étude de Maslow sur la nature humaine l'a conduit à de nombreuses conclusions, dont
ces idées centrales :

➢ Les êtres humains possèdent une tendance innée à progresser vers des niveaux
supérieurs de santé, de créativité et d'épanouissement.

➢ La névrose peut être considérée comme un blocage de la tendance vers


l'accomplissement de soi.

➢ L'évolution d'une société synergique est un processus naturel et essentiel. C'est une
société dans laquelle tous les individus peuvent atteindre un niveau élevé de développement
personnel sans affecter la liberté des autres.

➢ L'efficacité de l'entreprise et la croissance personnelle ne sont pas incompatibles. En


fait, le processus d'accomplissement de soi mène chaque individu aux plus hauts niveaux
d'efficacité.
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En 1968, Maslow expliquait que la révolution qu'il avait déclenchée dans la psychologie
s'était solidement installée. « En outre, elle commence à être utilisée, surtout dans l'éducation,
dans les usines, dans la religion, dans l'entreprise et le management, en thérapie et pour
l'amélioration de soi » (p. iii). De fait, son travail fait partie intégrante des courants
intellectuels dominants de ce siècle. Dans son livre sur Maslow et sur la psychologie
moderne, Colin Wilson écrivait :

La première moitié du Xxe siècle a vu une réaction contre l'ère romantique. La


biologie était dominée par un darwinisme rigide, la philosophie par des formes variées
de positivisme et de rationalisme, la science par le déterminisme. Ce dernier pouvait se
résumer comme l'idée selon laquelle, s'il nous était possible de construire un
ordinateur géant et d'y entrer la totalité de notre connaissance actuelle, l'ordinateur
pourrait se charger de l'avenir de la découverte scientifique.

Les premiers psychologues s'étaient limités à tenter d'expliquer nos sentiments et nos
réponses en fonction de mécanismes cérébraux ; c'est-à-dire de bâtir une représentation
mécanique de l'esprit. La représentation de Freud était globalement plus « riche et
étrange » mais était une vision de l'esprit profondément pessimiste - ce qu'Aldous
Huxley appelait « le sous-sol de la cave ». Maslow fut le premier à créer une
psychologie qui englobe vraiment tous les aspects, allant pour ainsi dire de la cave au
grenier. Il acceptait la méthode critique de Freud sans accepter sa philosophie... Les
besoins « transcendants » esthétiques, créatifs, religieux - sont aussi fondamentaux et
permanents en tant que partie de la nature humaine, que la domination ou la sexualité.
S'ils paraissent moins clairement « universels », c'est seulement parce que très peu
d'êtres humains atteignent le point où ils prennent le relais. L'acquis de Maslow est
énorme. À l'instar de tous les penseurs originaux, il a inauguré une nouvelle manière de
voir l'univers. (Wilson, 1972, p. 181-184)

Tout au long de sa vie, Maslow a été un pionnier sur le plan intellectuel. Il innovait sans
cesse, puis partait de nouveau explorer des terrains vierges. Il n'hésitait pas à présenter ses
intuitions personnelles, ses hypothèses et ses affirmations avec ses recherches académiques. Il
laissait souvent aux autres l'analyse minutieuse et l'expérimentation de ses théories. Les
questions que posait Maslow sont autant d'appels, parce qu'elles sont infinies.
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Une courte biographie

Abraham H. Maslow est né le 1e1 avril 1908 à New York dans le quartier de Brooklyn. Ses
parents étaient des juifs russes immigrés. Son père avait appris le métier de tonnelier et avait
quitté la Russie pour les États-Unis lorsqu'il était jeune. Après s'être installé, il écrivit à une
cousine restée au pays, lui demandant de venir le rejoindre aux États-Unis et de l'épouser. Ce
qu'elle fit.

Maslow était le premier de leurs sept enfants. C'était un jeune homme incroyablement
timide, névrosé, dépressif, terriblement malheureux, solitaire et qui ne s'aimait pas.

Avec mon enfance, c'est un miracle si je ne suis pas psychotique. J'étais le petit juif
dans un environnement de non juifs. C'était un peu comme être le premier noir à
fréquenter une école peuplée exclusivement de blancs. J'étais isolé et malheureux. J'ai
grandi dans les bibliothèques et parmi les livres, sans amis.

Ma mère et mon père n'avaient pas été à l'école. Mon père voulait que je devienne
avocat...

Je fis une tentative de deux semaines à la faculté de droit. Et un soir je vins trouver mon
pauvre père... et lui déclarai que je ne voulais pas être avocat.

Eh bien, mon fils, me dit-il, que veux-tu faire ? » Je lui répondis que je voulais étudier -
tout étudier. Il n'avait pas fait d'études et ne pouvait pas comprendre ma rage d'apprendre,
mais c'était un homme bien. (Maslow, in Hall, 1968, p. 37)

L'amour de Maslow pour les études, combiné à une intelligence incisive rare, fit de lui un
étudiant brillant. (Des années plus tard, on évalua son QI à 195, ce qui le situait à la deuxième
place des QI mesurés à cette époque.) Maslow explorait la riche vie culturelle de New York et
tomba amoureux de la musique classique et du théâtre. Il se rendait deux fois par semaine à
des concerts au Carnegie Hall et vendit même des cacahuètes pour s'offrir les billets d'entrée.

Maslow tomba aussi profondément amoureux de sa cousine


Bertha. À 19 ans, il eut enfin le courage de l'embrasser. Il fut surpris et ravi qu'elle ne le
rejette pas. Le consentement et l'amour de Bertha regonflèrent la piètre estime que Maslow
avait de lui-même. Ils se marièrent un an plus tard.

En 1928, Maslow s'installa à l'Université du Wisconsin où il obtint son diplôme de


psychologie. Puis il reçut une solide formation en recherche expérimentale, dispensée par
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certains des psychologues expérimentaux les plus réputés du pays. Harry Harlow, le célèbre
chercheur sur les primates, devint son principal professeur. Harlow fut le premier de toute
une série d'universitaires distingués qui furent séduits par ce jeune homme timide et brillant,
lui transmirent leur enseignement, l'inspirèrent, le nourrirent et l'aidèrent à trouver du travail.

Le premier poste qu'obtint Maslow après son doctorat, fut celui de chercheur associé
auprès du célèbre béhavioriste Edward Thorndike. Maslow fut impressionné par la puissance
du béhaviorisme, figurée par la croyance optimiste de John B. Watson que la psychologie
scientifique pouvait être utilisée pour former n'importe qui à n'importe quoi - « médecin,
avocat ou chef indien ». Mais Maslow finit par trouver la stricte approche béhavioriste de la
vie trop limitée.

Ce fut le merveilleux programme de Watson qui m'attira vers la psychologie. Mais son
défaut fatal est qu'elle est valable pour le laboratoire et au laboratoire, mais que vous la
mettez et l'enlevez comme une blouse de laboratoire... Elle ne génère pas d'image de
l'homme, de philosophie de la vie, de conception de la nature humaine. Elle ne sert pas de
guide pour l'existence, les valeurs, les choix. C'est une manière de collecter fait sur fait au
sujet du comportement, sur ce que vous pouvez voir et toucher et entendre grâce à vos
sens.

Mais le comportement chez l'être humain est parfois une défense, une façon de
dissimuler des motivations et des pensées, de même que le langage peut représenter
une manière de cacher vos pensées et d'empêcher la communication.

Si vous traitez vos enfants à la maison comme vous traitez vos animaux au laboratoire,
votre femme vous arrachera les yeux. Ma femme m'a farouchement interdit de prendre
ses bébés comme sujets de mes expériences. (Maslow, in Lowry, 1979, vol. II, p. 1059-
1060)

Maslow était aussi convaincu que la théorie freudienne apportait une contribution décisive
à la compréhension de l'homme, particulièrement en mettant en lumière le rôle central de la
sexualité dans le comportement humain. À la Columbia University, il déclencha une
controverse en interrogeant des étudiantes sur leur vie sexuelle. Cela se passait en 1936,
lorsqu'il n'était pas encore question de recherches sur la sexualité. Maslow a peut-être inspiré
le travail de Kinsey, qui débuta deux ans plus tard. Maslow découvrit que l'activité sexuelle
était liée à la « domination », un trait qu'il avait étudié dans le laboratoire des primates de
Harlow.
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Il accepta une chaire de professeur de psychologie au Brooklyn College et y enseigna


pendant quatorze ans. Il transmit à ses étudiants son amour de l'étude et son enthousiasme
pour la psychologie. Nombre des étudiants du Brooklyn College provenaient de familles
immigrées et se sentaient mal à l'aise dans un environnement universitaire nouveau pour eux.
Maslow était l'un des rares professeurs qui s'en préoccupait. Les étudiants appréciaient
profondément son attention à leur égard. Maslow y était l'un des enseignants les plus
populaires ; il était connu comme « le Frank Sinatra de Brooklyn College ».

La ville de New York était l'un des premiers centres intellectuels du monde à cette époque,
le port d'accueil de la fine fleur des universités européennes qui fuyait les persécutions nazies.
Les mentors de Maslow à la New School for Social Research de New York se nommaient
Alfred Adler, Erich Fromm, Karen Horney et Margaret Mead. Deux autres grandes figures de
l'université devinrent non seulement les professeurs mais aussi des amis proches de Maslow :
l'anthropologue Ruth Benedict et Max Wertheimer, le fondateur de la psychologie de la
Gestalt.

Maslow tira une grande partie de son inspiration de Benedict et de Wertheimer. Non
seulement ils étaient brillants, créatifs, ils publiaient des communications, mais c'étaient des
êtres humains chaleureux, soucieux des autres, mûrs. Il commença à tenir un carnet de notes
sur eux, en tentant d'analyser ce qui faisait d'eux des êtres humains si merveilleux en même
temps que de brillants universitaires. Maslow opposait Benedict et Wertheim à Hitler - en tant
qu'exemples du meilleur et du pire de l'humanité.

Mes investigations sur l'accomplissement de soi n'étaient pas prévues pour constituer
des recherches et n'ont pas débuté en tant que recherche. Elles correspondaient à
l'origine à l'effort d'un jeune intellectuel qui essayait de comprendre deux de ses
professeurs qu'il aimait, révérait et admirait ; et qui étaient des personnages vraiment
merveilleux. C'était une sorte de dévotion à un QI élevé. Je ne pouvais tout simplement
pas me contenter d'adorer, je cherchais aussi à comprendre pourquoi ces deux êtres
étaient aussi différents des gens ordinaires. Ils se nommaient Ruth Benedict et Max
Wertheimer. Ils étaient mes professeurs lorsque, après mon doctorat, je quittai l'Ouest
pour m'installer à New York, et c'étaient des êtres humains exceptionnels. Ils donnaient
l'impression de n'être pas seulement des individus mais quelque chose de plus que cela.
Je démarrai ma propre investigation comme une activité préscientifique. J'élaborai des
descriptions et des notes sur Max Wertheimer et je pris des notes sur Ruth Benedict.
Tandis que je cherchais à les comprendre, que je réfléchissais sur eux et que j'écrivais
Page |9

sur eux dans mon journal et dans mes notes, je réalisai dans un moment
d'émerveillement que leurs deux schémas se prêtaient à la généralisation. Je parlais
d'un type d'individu, et non pas de deux individus incomparables. Il y avait quelque
chose de merveilleusement excitant dans tout cela. Je tentai de vérifier si ce schéma
pouvait se rencontrer ailleurs, et de fait, je le trouvai ailleurs, dans un individu puis
chez un autre. (Maslow, 1971, p. 41)

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Maslow fut ému jusqu'aux larmes par un défilé
patriotique. Il prit la décision de renoncer à sa carrière dans la recherche expérimentale pour
tenter de comprendre les causes psychologiques de la haine, du préjugé et de la guerre.

Tandis que je regardais, les larmes coulaient le long de mon visage. Je sentis que nous ne
comprenions pas - ni Hitler, ni les Allemands, ni Staline, ni les communistes. Nous ne
comprenions aucun d'eux. J'eus le sentiment que si nous pouvions comprendre, nous
pourrions alors réaliser des progrès...

J'étais trop âgé pour m'enrôler dans l'armée. Ce fut à cet instant que je pris conscience de
devoir consacrer le reste de mon existence à découvrir une psychologie de la paix...

J'entendais prouver que les êtres humains sont capables de quelque chose de plus grand
que la guerre, le préjugé et la haine.

Je voulais que la science s'intéresse aux problèmes réservés aux non-scientifiques - la


religion, la poésie, les valeurs, la philosophie, l'art.

Je m'y attelai en tentant de comprendre les grands hommes, les meilleurs spécimens de
l'humanité qu'il me fût possible de trouver. (Maslow, in Hall, 1968, p. 54-55)

En 1951, Maslow quitta finalement le Brooklyn College pour l'université Brandeis


nouvellement créée. Il devient le premier président du département de psychologie et
s'engagea à fond dans la croissance et le développement de l'université. Maslow demeura à
Brandeis jusqu'en 1969, un an avant sa mort. Durant cette période, il affina ses idées,
s'acheminant toujours vers une théorie globale de la nature humaine. En 1962, il participa à la
fondation de l'Association de psychologie humaniste (Association for Humanistic
Psychology) avec un groupe d'éminents collègues, dont Rollo May et Carl Rogers. Par son
exploration des limites suprêmes du potentiel humain,
Maslow inspira la fondation du Journal of Transpersonal Psychology. À propos de ces deux
courants de la psychologie, il écrivait :
P a g e | 10

Je dois avouer que j'en suis arrivé à penser à cette tendance humaniste en psychologie
comme à une révolution au sens le plus vrai et le plus ancien du terme, au sens où
Galilée, Darwin, Einstein, Freud et Marx ont déclenché des révolutions, c'est-àdire de
nouvelles manières de percevoir et de penser, de nouvelles images de l'homme et de la
société, de nouvelles conceptions de l'éthique et des valeurs, de nouvelles directions vers
lesquelles aller.

Cette troisième psychologie est maintenant une des facettes d'une... nouvelle philosophie
de la vie, d'une nouvelle conception de l'homme, l'aube d'un nouveau siècle de travail...

Je dirais également que je considère la psychologie humaniste, la troisième force,


comme une transition, une préparation à une quatrième psychologie encore supérieure
», transpersonnelle, transhumaine, centrée sur le cosmos plutôt que sur les besoins et
l'intérêt de l'homme. (Maslow, 1968, p. iii-iv)

Maslow s'intéressa aussi au monde de l'entreprise. Au cours de l'été 1962, il devint


chercheur invité de Non-Linear Systems, une entreprise de haute technologie de Californie.
Maslow découvrit que ses théories s'appliquaient au management et qu'il existait un grand
nombre d'individus accomplis dans l'industrie.

Il se rendit compte que la plupart des chefs d'entreprises qui réussissaient recouraient à
cette même approche positive de la nature humaine qu'il défendait en psychologie. Il fut
heureux de constater que les managers qui traitaient leurs subordonnés avec confiance et
respect créaient un environnement de travail plus motivant, plus productif et plus créatif. Les
théories abstraites de Maslow étaient en fait testées et confirmées par le marché.

On m'a plusieurs fois demandé ce qui m'avait incité à aller chez Non-Linear Systems...
L'une des raisons fut la réalisation progressive que mes théories, surtout celle de la
motivation, étaient utilisées et testées dans le laboratoire du travail au lieu du
laboratoire expérimental. Je m'étais senti coupable parce que je ne parvenais pas à
trouver le moyen de tester la théorie de la motivation et de l'accomplissement de soi en
laboratoire. Ils m'ont libéré de ma culpabilité et m'ont délivré à tout jamais du
laboratoire. Comment aurait-il pu en être autrement ? NonLinear est un gigantesque
laboratoire et une fabuleuse expérience.

J'ai renoncé à mon idée simple que la psychologie du management n'était que
l'application de la psychologie pure. La psychologie pure pourrait apprendre davantage
P a g e | 11

de la recherche sur le travail en situation réelle que l'inverse. La psychologie de la vie


devrait être testée dans les laboratoires de la vie. Le laboratoire de chimie et les tests en
éprouvette sont de piètres modèles pour la recherche sur l'existence humaine. (Maslow,
in Lowry, 1979, vol. I, p. 191)

Maslow fit l'expérience d'un autre univers cet été-là en Californie.


Bertha et lui longeaient la côte californienne en voiture pour se rendre sur leur lieu de vacances.
Ils avançaient moins vite qu'ils ne l'avaient prévu et la nuit tomba tandis qu'ils traversaient Big
Sur. Ils s'arrêtèrent à ce qui ressemblait à un motel. Dans un pavillon, ils tombèrent sur un
groupe de gens plongés dans la lecture du nouveau livre de Maslow, Vers une psychologie de
l'tre.

Les Maslow s'étaient arrêtés à l'Esalen Institute. Le premier centre de croissance du monde
venait d'ouvrir. Michael Murphy, cofondateur d'Esalen, venait de lire le livre de Maslow et,
dans son enthousiasme, en avait acquis plusieurs exemplaires pour les membres d'Esalen.
Maslow et Murphy se lièrent rapidement d'amitié, et les idées de Maslow eurent une influence
majeure sur Esalen et sur tout le mouvement du potentiel humain.

Maslow était trop profondément intellectuel pour se convertir à ce courant axé presque
essentiellement sur le sentiment et l'expérience dans l'étude du potentiel humain. Il organisa
son premier atelier à Esalen deux ans après les débuts de l'Institut. Esalen avait alors acquis
une réputation de niveau national comme le centre d'avantgarde dans le domaine des groupes
de rencontre et des ateliers à fort contenu émotionnel. Le séminaire de Maslow était, a
contrario, purement intellectuel. Intéressés par ses idées, plusieurs membres de l'équipe
d'Esalen assistaient à ses conférences et aux débats qui s'ensuivaient.

Un soir, au milieu de l'exposé que Maslow faisait pour la première fois devant eux, Fritz
Perls, le fondateur de la Gestalt-thérapie et l'enfant terrible d'Esalen, trouvant que la séance
manquait d'émotion, fut saisi par l'ennui. Il se traîna vers une jolie jeune femme assise à
l'autre extrémité de la salle en chantonnant : « Tu es ma mère, je veux ma mère, tu es ma
mère. » Ce qui eut évidemment pour effet d'interrompre la séance. Maslow quitta la pièce
furieux et perturbé. Comme à son habitude en de tels cas, il s'isola dans sa chambre et passa la
nuit à dresser mentalement les différences entre sa propre approche et la primauté de
l'expérience qui était la caractéristique d'Esalen. Cette nuit-là, il finit d'esquisser les grandes
lignes d'un article devenu classique qui opposait le contrôle apollinien et l'abandon
dionysiaque.
P a g e | 12

En dépit de la nature révolutionnaire et controversée de son travail, Maslow fut élu


président de l'Association américaine de psychologie. Ses collègues reconnaissaient son
influence tout en conservant un
Esprit critique à l'égard de ses innovations théoriques et méthodologiques.

En 1968, il bénéficia d'une subvention qui lui permit de consacrer ses dernières années à
l'écriture. Il quitta Brandeis et partit pour la Californie, où il décéda d'une crise cardiaque en
1970.

Dans les dernières lignes de son journal, écrites le 7 mai 1970, on pouvait lire ceci :

Quelqu'un m'a posé la question... Comment un jeune homme timide se transforme-t-il en


leader (apparemment) « courageux » et en porte-parole ? Comment ai-je pu si volontiers dire
ce que je pensais, défendre des positions impopulaires, alors que la plupart des autres ne s'y
risquaient pas ? J'eus immédiatement tendance à dire : « Intelligence - juste une manière
réaliste de voir les faits », mais je retins ma réponse parce que - seule - elle est fausse. «
Bonne volonté, compassion et intelligence », répondis-je finalement. Je pense que j'ajoutai
que j'avais simplement beaucoup appris de mes sujets accomplis et de leur mode de vie et de
leurs méta motivations, qui sont maintenant devenues les miennes.
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CHAP II: THEORIE D’ABRAHAM MOSLOW

II.1. INTRODUCTION

Théorie d'Abraham MASLOW, connue sous le nom de pyramide des besoins, est un modèle
psychologique qui décrit les différentes étapes des besoins humains. Elle est particulièrement
pertinente dans le domaine des ressources humaines car elle aide à comprendre les
motivations des employés et à créer un environnement de travail qui favorise leur engagement
et leur bien-être.

Abraham MASLOW a distribué les cinq besoins fondamentaux des individus dans les étages
d’une pyramide. Pour arriver au sommet de la pyramide, il faut selon lui transiter par les
étages inférieurs. Autrement dit, les besoins situés en bas de la pyramide doivent être satisfaits
pour que ceux qui sont au-dessus puissent l’être également.
Au rez-de-chaussée sont placés les besoins vitaux ou physiologique de l’individu, au premier
étage de la pyramide se trouve le besoin de sécurité, au deuxième étage MASLOW situe le
besoin d’appartenance, le troisième étage est occupé par le besoin d’estime ou de
reconnaissance, au palier supérieur se trouve le besoin d’accomplissement ou de
réalisation.
La pyramide de Maslow est une classification hiérarchique des besoins humains.

Figure 1 pyramide de MOSLOW


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II.2. EXPLICATION DES NIVEAUX DE LA PYRAMIDE DE MASLOW

La pyramide de Maslow regroupe les besoins de l’homme en 5 groupes dans une pyramide de
manière hiérarchisé. Voici les explications de ces 5 groupes des besoins :

1. Besoins physiologiques (niveau de base) :

Ce sont les besoins fondamentaux nécessaires à la survie, comme la nourriture, l’eau, le


sommeil, se reproduire et un salaire suffisant pour subvenir à ces besoins.

2. Besoins de sécurité :

Cela inclut la sécurité physique, financière, et un environnement de travail stable. Les


individus cherchent à se sentir protégés contre les dangers et les incertitudes. Je ne peux pas
m’intégrer dans un groupe si je me sens en danger physique ou psychologique. J’ai besoin de
me sentir protégé pour m’y intégrer.

3. Besoins d’appartenance :

Ces besoins concernent les relations sociales : se sentir accepté, soutenu, et faire partie d’un
groupe. Je partage avec mes pairs des valeurs et des croyances, j’adopte certains
comportements qui font que j’appartiens à ce groupe plutôt qu’à un autre.

4. Besoins d’estime

Ce niveau inclut le respect de soi et la reconnaissance des autres. Les employés cherchent à
être valorisés pour leurs compétences et leurs contributions. Je veux être pris en compte par
les autres, que mes talents et mes compétences soient tenus en estime.

5. Besoins d’accomplissement de soi (ou de réalisation personnelle)

C’est le besoin de réaliser son potentiel, de s’épanouir et d’atteindre ses objectifs. Je donne
libre cours à ma personnalité, à mes capacités de création et d’investissement. Et est selon
MASLOW le sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement
matérielle pour atteindre l’épanouissement. Nous le considérons donc comme antagoniste aux
besoins physiologiques.
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II.3 IMPORTANCE DE LA THEORIE DE MASLOW EN GRH

II.3.1 APPLICATION DES 5 BESOINS EN GRH

Chaque besoin est appliqué de manière à trouver solution aux problèmes de l’employé. Voici
ces applications :

➢ Besoin physiologique : Offrir une rémunération équitable, des pauses pour se nourrir,
et des conditions de travail adaptées.
➢ Besoin de sécurité : Garantir un emploi stable, offrir des avantages sociaux (assurance
santé, retraite), et maintenir un environnement de travail sûr.
➢ Besoin d’appartenance : Favoriser le travail d’équipe, organiser des activités sociales,
et encourager une culture d’entreprise bienveillante où les employés se sentent
valorisés.
➢ Besoin d’estime : Mettre en place des systèmes de reconnaissance (récompenses,
promotions) et offrir des opportunités de développement personnel et professionnel.
➢ Besoin d’accomplissement : Proposer des formations, des projets stimulants, et
permettre aux employés de contribuer à des initiatives qui les passionnent.

II.3.2 IMPORTANCE EN GESTION DES RESSOURCES HUMAINES

Utiliser la théorie de Maslow en ressources humaines permet de :

➢ Comprendre les motivations des employés : Chaque individu est motivé par des
besoins différents en fonction de son niveau dans la pyramide.
➢ Créer un environnement de travail adapté : En répondant aux besoins fondamentaux
(salaire, sécurité) et en évoluant vers les besoins d’estime et d’accomplissement, les
RH peuvent améliorer la productivité et la satisfaction des employés.
➢ Fidéliser les talents : Les employés qui se sentent respectés, valorisés, et épanouis sont
plus susceptibles de rester dans l’entreprise.
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CONCLUSION

En résumé, la théorie de Maslow est un outil essentiel pour les gestionnaires RH, car elle
permet de structurer des stratégies qui répondent aux besoins des employés, favorisant ainsi
leur motivation, leur engagement, et leur performance globale.
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REVUE LITTERAIRE

1. Devenir le meilleur de sois meme besoins fondamentaux, motivation PDF


2. Pyramide de MASLOW PDF
3. Wikipédia

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