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Eclairage TGP

Le document traite des caractéristiques de la lumière, de la photométrie et des sources d'éclairage, en expliquant des concepts tels que l'intensité lumineuse, le flux lumineux et l'éclairement. Il aborde également les différents types de lampes, leurs propriétés, ainsi que les lois fondamentales régissant l'éclairement. Enfin, il présente des exercices d'application pour illustrer ces concepts.

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Ministère de la formation professionnelle de l’emploi et de

l’artisanat
Centre d’entreprenariat et de développement technique « le
G15 »
Ingénieur-Professeur Ngouda DIONE
Suite cours de T.G.P. 2e année Electrotechnique

Chapitre 4 : Eclairage et photométrie

I. Caractéristiques de la lumière
1. Explication sur la lumière
La lumière est un rayonnement visible. Ce rayonnement est un ensemble de radiations
caractérisées par leur longueur d’onde ; en nanomètres en général.

La lumière se transmet à la vitesse de 300000km/s.

𝑣
Longueur d’onde de la lumière ; 𝜆 =
𝑓

v : vitesse de la lumière en m/s

f : fréquence en Hz

2. Décomposition de la lumière
Le rayonnement d’une source lumineuse de définit comme une émission d’énergie comportant
plusieurs radiations élémentaires.

 En envoyant une source lumineuse en provenance du soleil, on observe une


décomposition de la lumière en couleur élémentaire. Cela s’explique par le fait que la

M. DIONE 1
lumière dite blanche du soleil est la réunion de plusieurs radiations élémentaires qui
diffèrent par leur longueur d’onde.
 L’ensemble des radiations constitue le spectre de la source lumineuse

Figure I.2) : Décomposition de la lumière par un prisme

3. Spectres lumineux
La sensibilité de l’œil est différente selon les couleurs.

Figure I.3) : Sensibilité de l’œil selon les couleurs de la lumière

M. DIONE 2
4. Classification de radiations
Les radiations sont classées en fonction de la fréquence.

II. Grandeurs et unités photométriques


La photométrie a pour objet la mesure des grandeurs photométriques :

- L’éclairement obtenu sur une surface


- L’intensité lumineuse dans une direction déterminée
- Le flux lumineux total fourni par une source

1. L’intensité lumineuse
Cette grandeur a été fixée arbitrairement. C’est à partie de l’intensité lumineuse (I) que l’on
définit toutes les autres unités ; elle a pour unité la candéla (cd).

La candéla est l’intensité lumineuse, dans une direction donnée, d’une source qui émet un
rayonnement monochromatique de fréquence 540.1012 Hertz et dont l’intensité énergétique
dans cette direction est 1/683 Watt par stéradian.

2. Le flux lumineux (ф)

M. DIONE 3
C’est la quantité de lumière émise par une source lumineuse dans un certain cône.

Le flux lumineux a pour unité le lumen (Lm).

C’est le flux émis par une source ponctuelle uniforme de 1 candéla (1cd) dans l’angle solide de
1 stéradian.

ф = 𝐼. 𝛺

ф : flux lumineux en lumen

I : intensité lumineuse en candéla

Ω : angle solide en stéradian

L’angle solide de 1 stéradian est défini par une surface sphérique de 1m² placée à 1m de la
source de 1 candéla.

Figure II.2) : Angle solide de 1 stéradian

3. L’éclairement
L’éclairement est le flux lumineux par unité de surface. L’éclairement (E) a pour unité le lux
(Lx). Le Lux est l’éclairement E d’une surface de 1m² recevant un flux lumineux de 1lumen.

1 lux = 1 lumen/m².

ф
𝐸=
𝑆

Ф : flux lumineux en Lm

S : surface en m²

M. DIONE 4
E : éclairement en Lx

4. Lois fondamentales
a) La loi de l’obliquité

L’éclairement d’une surface est proportionnel au cosinus de l’angle d’incidence du flux


lumineux reçu :

ф
𝐸= = 𝑐𝑜𝑠𝛼
𝑆

Figure II.4-a) : Obliquité d’une surface par rapport à une source

b) Loi du carré des distances

L’éclairement d’une surface par une source est inversement proportionnel au carré de la
distance entre la source et la surface

𝐼
𝐸=
𝑑²

d : distance en m

M. DIONE 5
III. Les sources de lumière
1. Les lampes à incandescence
Ce sont des lampes où l’éclairement est le fait d’un filament chauffant (tungstène par exemple).

Symbole

2. Les tubes fluorescents


Ils sont caractérisés par les éléments suivants :

a) La température de couleur

La « température de couleur » caractérise l’ambiance colorée, chaude ou froide, que les tubes
fluorescents permettent d’obtenir.

Température ambiante Température de couleur


Chaude (blanc – rosé) <3300°K
Intermédiaire (blanc) 3300 à 5500°K
Froide (blanc – bleuté) >5500°K

b) Indice de rendu des couleurs (IRC)

L’IRC caractérise l’aptitude des tubes fluorescents à ne pas déformer l’aspect coloré habitues
des surfaces qu’ils éclairent. Par convention, cet indice est compris entre 0 et 100. S’il n’y a
aucune différence d’aspect, l’indice est 100.

Rendu des couleurs Valeur d’IRC


Médiocre 60<IRC<80
Moyen 80<IRC<85
Bon 85<IRC<90
Très bon IRC>90

M. DIONE 6
c) Spectre lumineux

Le spectre lumineux est d’une part, au gaz ionisé d’autre part à l’excitation de la substance
fluorescente. Ce n’est pas un spectre continu, mais une succession de raies de différentes
longueurs d’onde.

Le mélange de poudre de sels fluorescents permet de faire varier les teintes de spectres
lumineux. Chaque fabricant présente ses tubes sous des appellations commerciales très
différentes.

Dénomination Température de IRC Efficacité


couleur Lm/W
Confort/827 2700K 85 100
série

Incandia/830 3000K 85 100


prestiflux

Brillant/840 4000K 85 100


série Tube

Jour/865 6500K 85 100


Solara/930 3000K 95 65
Aurora/940 3800K 95 65
symphonie

Harmonia/950 5300K 98 65
Tube

Azura/965 6500K 97 65
Blanc industrie 4100K 60 70

IV. Les appareils d’éclairage


1. Classes et catégories de luminaires

La norme NF CH-121 donne pour les luminaires une répartition en 20 classes repérées de A à
T. La catégorie du luminaire est définie par la répartition du flux lumineux sur une sphère selon
5 cônes repérés de F1 à F5.

Il s’agit d’angles solides ; la totalité de la sphère représente 4π :

- F1 correspond à un éclairement très localisé ;


- F5 correspond à un éclairage indirect.

M. DIONE 7
Figure IV.1-a) : Les catégories de luminaires

A l’intérieur de chaque catégories de luminaire (F1 à F5), il existe différentes classes repérées
par des lettres de A à S. Seule la catégorie F5 correspond à la classe T.

Classe Catégorie de luminaire


A, B, C, D, E F1 : direct intensif
F, G, H, I, J F2 : direct extensif
K, L, M, N F3 : semi-direct
O, P, Q, R, S F4 : mixte
T F5 : indirect

2. Définitions photométriques

L’équation photométrique est l’équation du luminaire. Elle est donnée par le constructeur selon
la forme suivante :

𝑃𝐻 = 𝜂1 𝑋 + 𝜂2 𝑇

M. DIONE 8
η1 et η2 sont compris entre 0 et 1.

Soit le tableau ci-après qui présente des exemples d’équations photométriques de luminaires.

NB : pour plus d’informations, voir document polycopié.

V. Lois gouvernants l’éclairement


1. Loi du cosinus de Lambert

𝑄 𝑄𝑐𝑜𝑠𝜃
𝐸1 = ; 𝐸2 = = 𝐸1 𝑐𝑜𝑠𝜃
𝐴 𝐴

M. DIONE 9
𝐼𝑐𝑜𝑠𝜃
𝐸= 𝑒𝑛 𝐿𝑚/𝑚²
𝑟²

Soit E l’éclairement d’une source directement proportionnellement au cosinus de θ fait avec la


surface illuminée du flux incident.

Considérant une lampe d’intensité lumineuse une forme suspendu à une hauteur H et soit A le
point immédiatement éclairée et en d’autres points B, C et D, on a l’éclairement au point A,
EA = 1/r², avec θ=0

1 𝐼
𝐸𝐴 = ; 𝐸𝐵 = . 𝑐𝑜𝑠𝜃1 ; 𝐸𝐶 = 𝐸𝐴 . 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃2 ; 𝐸𝐷 = 𝐸𝐴 . 𝑐𝑜𝑠 3 𝜃3
ℎ² (𝐿𝐵)²

2. Luminance ou brillance d’une source L ou B


Soit une surface d’aire S émettant perpendiculairement un rayonnement d’intensité I, de
luminance L ou B.

𝐼
𝐿=𝐵=
𝑆

Soit ΔA, un élément de surface d’une source et ΔI une intensité lumineuse vu sous un angle ф,
la luminance de l’élément égale.

M. DIONE 10
∆𝐼 ∆𝐼
𝐿=𝐵= = 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∆𝐴′ = ∆𝐴. 𝑐𝑜𝑠𝜙
∆𝐴. 𝑐𝑜𝑠𝜙 ∆𝐴′

Supposons E est l’éclairement de la source

𝐼𝑐𝑜𝑠𝜃 ∆𝐼
𝐸= 𝑑 ′ 𝑜ù ∆𝐸 = 𝑐𝑜𝑠𝜃 1)
𝑑² 𝑑²

En substituant ΔI dans 1), on a :

𝐿∆𝐴′ ∆𝐴′
∆𝐸 = 𝑐𝑜𝑠𝜃 = 𝐿𝑐𝑜𝑠𝜃. 𝑑𝑤 , 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑖𝑑é𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑤 =
𝑑² 𝑑²

𝐸 = ∫ 𝐿𝑐𝑜𝑠𝜃. 𝑑𝑤 = 𝐿 ∫ 𝑐𝑜𝑠𝜃. 𝑑𝑤

3. Les différents types d’éclairement


On peut distinguer :

 Un éclairement où la source est un point : l’éclairement est donné par la relation


𝐼. 𝑐𝑜𝑠𝜃
𝐸= ; 𝐿𝑚/𝑚²
𝑑²
 La source peut être une ligne. Dans ce cas l’éclairement est donné par :
𝜋. 𝐼
𝐸= ; 𝐿𝑚/𝑚²
2𝑑²

Selon la direction du flux lumineux, on peut avoir :

M. DIONE 11
- un éclairement direct : 90% du flux lumineux est dirigé vers le bas. Exemple : les
industries
- un éclairement indirect : 90% du flux lumineux est dirigé vers le haut et 10% seulement
vers le bas, c’est le cas des salles de réception.

Pour apprécier la qualité d’un éclairement, on prend en compte plusieurs facteurs :

 Facteur d’utilisation ρ : c’est le rapport du flux reçu sur le plan de travail au flux
total émis par les lampes. Il tient compte de la forme du local (indice de forme
𝑎. 𝑏
𝑖=
ℎ(𝑎 + 𝑏)
en éclairage direct et sémi-direct (a : longueur du local ; b : largeur et h la distance de
la lampe au plan de travail et H la distance du plafond au plan de travail) ou
3𝑎. 𝑏
𝑖=
2𝐻(𝑎 + 𝑏)
en éclairage indirect. Il tient aussi compte de la réflexion du flux lumineux sur les
murs : blanche :i=0,7 ; clair : i=0,5 ; vive : i=0,3 ; foncée : i=0,1.
 Facteur de dépréciation d : la valeur dépend de l’atmosphère plus ou moins du
local, de la facilité d’encaissement des lumières, de la qualité d’entretien de
l’installation. Ce facteur varie entre 1,3 et 1,5 suivant que les conditions soient
favorables ou non ; 1,48 s’il n’y a aucune précision.
 Le rendement des luminaires (Lm/m) : il varie entre 0,6 et 0,8. Cela est dû au
fait que les luminaires absorbent une partie du flux lumineux.
Si on considère le flux luminaire nécessaire ϕ = E.S, le facteur d’utilisation ρ ; le
facteur de dépréciation d, le rendement des luminaires est exprimé comme suit
𝑑
𝜂=
𝐸. 𝑆. 𝜌

4. Exercices d’application
Exercice1 :

Un corridor est éclairé par 4 lampes espacé de 10m l’une de l’autre est suspendue à 5m de
hauteur si chaque lampe donne 200Cd dans toutes les directions.

M. DIONE 12
Calculer l’éclairement au sol au point milieu entre la 2e et 3e.

L’éclairement au point C est du à celui des 4 lampes. C est situé symétriquement par rapport
aux 4 lampes. L’éclairement à ce point est 2 fois celui de L1 et L2.

5
𝐼𝑐𝑜𝑠𝜃1 5 200.
15,8
𝐸1 = ; 𝐿1,𝐶 = √52 + 15² ; 𝑐𝑜𝑠𝜃1 = 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝐸1 = = 0,253𝐿𝑚/𝑚²
𝐿1,𝐶 ² 15,8 15,8²

𝐼𝑐𝑜𝑠𝜃2 √2 1
𝐸2 = ; 𝐿2,𝐶 = √52 + 52 = √50 = 5√2 ; 𝑐𝑜𝑠𝜃2 = = 𝑑𝑜𝑛𝑐
𝐿2,𝐶 ² 2 √2

√2
200. 2
𝐸2 = = 2,83𝐿𝑚/𝑚²
50

L’éclairement dû à L1 et L2 est E1 + E2 = 0,253 + 2,83 = 3,08 Lm/m².

Au point C, l’éclairement E est égal à 2(E1 + E2) = 2*3,08 Lm/m².

Exercice2

Une lampe fournissant 1200Lm dans toutes les directions et suspendue à 8m d’une surface de
travail plane.

On demande de calculer EB situé à 6m du point A.

M. DIONE 13
Calculons l’éclairement du point B

𝐼𝑇 1200 8
𝐼= = = 95,5𝐶𝑑 ; 𝐿𝐵 = √82 + 6² = √100 = 10𝑚 ; 𝑐𝑜𝑠𝜃 = = 0,8
4𝜋 4𝜋 10

𝐼 95,5
𝐸𝐵 = . 𝑐𝑜𝑠𝜃 = . 0,8 → 𝐸𝐵 = 0,76𝐿𝑚/𝑚²
𝐿𝐵 10²

Exercice3

Soit une salle de classe 50 x 20m, éclairée par des lampes de puissance unitaire 200W, pour un
flux émis de 2400Lm.

Le flux nécessaire pour la salle ϕ est de 775193,8Lm, avec un facteur d’utilisation de 0,43 et
un rendement η=0,9.

Déterminer l’éclairement de la salle, le rendement luminaire des lampes et le nombre de lampes.

Solution

- Eclairement

𝐸∗𝐴 𝜙. 𝜌. 𝜂 775193,8 ∗ 0,43 ∗ 0,9


𝜙= → 𝐸= = → 𝐸 ≈ 300𝐿𝑚/𝑚²
𝜌. 𝜂 𝐴 50 ∗ 20

- Rendement luminaire/lampe
𝜙𝑙 2400
𝜂𝐿 = = → 𝜂𝐿 = 12𝐿𝑚/𝑊
𝑃𝑢,𝑙 200
- Nombre de lampes nécessaires

M. DIONE 14
775193,8
= 32,3 𝑙𝑎𝑚𝑝𝑒𝑠
2400

M. DIONE 15

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