D'Artagnan
homme de guerre français (1611-1673)
Pour les articles homonymes, voir Batz, Castelmore (homonymie) et D'Artagnan
(homonymie).
Charles de Batz de Castelmore, dit d'Artagnan est un mousquetaire français né entre 1611 et
1615 au château de Castelmore, près de Lupiac, en Gascogne (dans le département actuel du
Gers) et mort à Maastricht durant le siège de cette ville le 25 juin 1673, pendant la guerre de
Hollande.
Charles de Batz de Castelmore
dit d'Artagnan
Portrait de d'Artagnan en frontispice de la deuxième
édition des Mémoires de Monsieur d'Artagnan de Gatien
de Courtilz de Sandras.
Nom de Charles de Batz
naissance
Alias D'Artagnan
Naissance entre 1611 et 1615
Château de Castelmore, à
Lupiac
Décès 25 juin 1673 (à ~ 60 ans)
Maastricht, durant le siège de
Maastricht
Nationalité Français
Pays de Royaume de France
résidence
Profession Mousquetaire
Activité Capitaine lieutenant de la
principale première compagnie des
Mousquetaires du Roi
Autres activités Gouverneur de Lille
Formation Cadets-gentilhommes des
Gardes-Françaises
Ascendants Bertrand de Batz de
Castelmore et Françoise de
Montesquiou d'Artagnan
Conjoint Anne Charlotte de Champlecy
Descendants Louis Ier de Batz-Castelmore
(1660-1709), comte
d'Artagnan
Louis II de Batz-Castelmore
(1661-1714)
On connaît peu de choses du véritable d'Artagnan. Il n’existe de lui qu'un portrait, dont
l’authenticité n’est pas garantie, et des mémoires apocryphes parus en 1700, soit 27 ans après
sa mort. Mélangeant le réel et l'imaginaire, ils furent rédigés par Gatien de Courtilz de Sandras,
qui découvrit la vie du héros gascon pendant un de ses séjours à la Bastille, alors que
Baisemeaux (François de Montlezun de Besmaux), ex-compagnon de d’Artagnan, en était
gouverneur.
Alexandre Dumas s'est inspiré de ses mémoires pour composer son personnage de d'Artagnan,
héros de trois récits publiés entre 1844 et 1850 et dont le plus connu est Les Trois
Mousquetaires. Mais il le fait naître vers 1607 : il a dix-huit ans en 1625, première année de la
trilogie romanesque.
Famille et origines
Château de Castelmore, Lupiac.
Charles de Batz de Castelmore, dit d'Artagnan, naît à une date inconnue, probablement entre
1611 et 16151,n 1. Il est le fils de Bertrand de Batz, seigneur de Castelmore, et de Françoise de
Montesquiou2, mariés en 16083. Le château de Castelmore, résidence habituelle de sa famille, se
trouve dans le comté de Fezensac, près de Lupiac4.
La famille de Batz de Castelmore n'était qu'une modeste famille bourgeoise enrichie par le
commerce et agrégée à la noblesse dans la seconde moitié du xvie siècle4. Elle revendiquait
néanmoins une origine commune avec les anciens seigneurs de Batz (éteints à la fin du
xvie siècle), mais sa filiation suivie ne remonte pas au-delà du milieu du xvie siècle et elle était
représentée à cette époque, au lieu de Lupiac, par deux frères, Bertrand et Pierre de Batz, qui
descendaient peut-être d’un rameau bâtard ou d’un rameau tombé en dérogeance de la famille
des anciens seigneurs de Batz, mais qui en tout cas n’appartenaient pas à la noblesse5.
Selon Gustave Chaix d'Est-Ange, la famille de Batz de Castelmore s'est éteinte en 17835, mais le
dernier du nom fut Louis Constantin de Batz de Castelmore, né à Paris le 25 juillet 1747 (fils de
Louis Gabriel de Batz marquis de Castelmore et de Constance Gabrielle Dumoncel) et mort le
14 décembre 1827 au château de Scey-sur-Saône chez le prince-duc de Bauffremont. Dernier de
son nom en ligne masculine, il eut deux filles de son mariage, le 4 floréal an II (23 avril 1794) à
Paris, avec Jeanne Molé (° 1755) : Louise-Constance (° 1775) — d'où une descendance
subsistante en ligne féminine — et Aglaé-Rosalie-Victorine (° 1776)6,7,8,9,10,11,12.
D'Artagnan est le quatrième fils d’une fratrie de sept enfants (quatre garçons, trois filles). Son
grand-père entreprit d'accéder aux rangs de la noblesse en acquérant la terre de Castelmore13.
La date exacte de sa naissance est inconnue14. Ses mémoires apocryphes commencent ainsi :
« Je ne m'amuserai point ici à rien rapporter de ma naissance, parce
que je ne trouve pas que je puisse rien dire qui soit digne d'être
rapporté15. »
Lorsque le jeune Charles de Batz quitte Castelmore pour Paris, vers 1630, il décide, comme deux
de ses frères qui s'engagent dans le métier des armes, d'utiliser le nom de la terre d'Artagnan, qui
était une seigneurie de Bigorre (ancien comté rattaché au domaine royal), possédée par la
maison de Montesquiou et qui donna son nom à une branche de cette maison.
Par sa mère, le célèbre mousquetaire Charles de Batz-Castelmore, dit le comte d'Artagnan, était
apparenté à cette famille4. Par sa mère, il est aussi le cousin germain de Pierre de Montesquiou
d'Artagnan, qui deviendra plus tard maréchal de France16.
À la fin de sa carrière, il se fait appeler « Haut et puissant seigneur, Messire Charles de
Castelmore, comte d’Artagnan17 ».
Débuts militaires
Drapeau des Gardes françaises.
Selon Courtilz de Sandras18, il aurait été pris en tant que cadet dans la compagnie des Essarts
du régiment des Gardes françaises, sur la recommandation de M. de Tréville, un parent de sa
mère, capitaine-lieutenant de la compagnie des Mousquetaires du Roi. Il participe de 1640 à
1642 aux opérations militaires du siège d'Arras19, de Bapaume, de Collioure ou de Perpignan.
Son entrée chez les Mousquetaires du Roi (où exerce déjà son frère aîné Paul), avec la protection
de Mazarin, daterait de 164419, en même temps que celle de son ami François de Montlezun,
seigneur de Besmaux près d’Auch et futur gouverneur de la Bastille. Il se peut qu'il y ait croisé
Armand de Sillègue d'Athos d'Autevielle, Isaac de Portau et Henri d'Aramitz, tous trois Béarnais,
dont la présence est attestée au sein des mousquetaires20.
La compagnie des Mousquetaires est dissoute par Mazarin en 1646. Pendant la Fronde, le
cardinal charge d'Artagnan — devenu un de ses « gentilshommes ordinaires » — d'un certain
nombre de missions auprès des chefs militaires. Louis XIV, qu'il a servi et protégé pendant ces
années-là, alors qu'il n'était qu'un enfant, lui accorde par la suite toute sa confiance, le chargeant
de nombreuses missions réclamant diligence et discrétion.
Lors de l'exil de Mazarin à Brühl en 1651, d'Artagnan accompagne le ministre. Cette fidélité est
payée de retour : en 1652, d'Artagnan est lieutenant aux Gardes Françaises, ce qui suscite des
remous dans cette unité d'infanterie ; en 1653, Mazarin lui fait accorder la charge de « Capitaine
concierge de la volière du Roi », que convoitait Colbert ; en juillet 1655, il achète 80 000 livres une
charge de capitaine aux Gardes dans la compagnie de Fourille, grâce à l'argent de la revente de
ses charges précédentes et à 4 000 livres prêtés par des fidèles de Mazarin, notamment Colbert,
alors au début de sa carrière.
D'Artagnan mousquetaire
Plaque au no 1 rue du Bac (Paris).
En 1657, la première compagnie des mousquetaires, dite des « grands mousquetaires » ou des
« mousquetaires gris » (en raison de la robe de leurs chevaux), est reconstituée par Louis XIV.
D'Artagnan en devient membre avec le grade de sous-lieutenant en 165819, mais en assure le
véritable commandement (le chef nominal, le capitaine-lieutenant, étant le duc de Nevers, un
neveu de Mazarin)21.
D'Artagnan a son hôtel particulier (aujourd'hui disparu) au no 1 de l'actuelle rue du Bac, à l'angle
du quai Voltaire à Paris, dans l'actuel 7e arrondissement (ancien quai des Théatins).
Fréquentant les salons littéraires du Marais, il y rencontre une riche veuve, Anne Charlotte de
Chanlecy, dame de Sainte-Croix22. Un contrat, daté du 5 mars 1659 et portant les signatures de
Louis XIV et Mazarin, l'autorise à la prendre pour épouse — ce qu'il fait le 3 avril suivant, en
l'église Saint-André-des-Arts, à Paris23. Ils ont deux fils, en 1660 et 1661, puis se séparent de
biens et de corps en 1665, Anne Charlotte étant lassée des infidélités de son mari, toujours en
déplacement24.
En 1660, Louis XIV se marie avec l'Infante d’Espagne. La cérémonie a lieu le 9 juin à Saint-Jean-
de-Luz. Le voyage vers le Pays basque dure un an et donne l’occasion à Louis XIV de visiter les
provinces méridionales de son royaume. D'Artagnan accompagne le cortège. La traversée des
villes-étapes provoque l’admiration des populations : les fiers mousquetaires précèdent l’attelage
royal, tiré par six chevaux blancs. Le jour de l’étape à Vic-Fezensac, le 26 avril 1660, d'Artagnan
chevauche vers Castelmore pour revoir les siens et se recueillir sur la tombe de ses parents,
dans la chapelle du domaine.
D'Artagnan Mousquetaires du
représenté par Roi, planche en
Nicolas Cochin. couleurs du
Détail de la xixe siècle.
Marche à l'entrée
de Leurs Majestés
en la Ville de Paris
(1661).
L’arrestation de Fouquet
Article détaillé : Arrestation de Fouquet.
Le 5 septembre 1661, Louis XIV confie à d'Artagnan la mission délicate d’arrêter Nicolas
Fouquet25, à la sortie du Conseil, à Nantes. Cette mission aurait dû être confiée à un capitaine de
la Garde du corps du roi, le duc de Gesvres, mais ce dernier était un client de Fouquet. Le roi
montre ainsi qu'il accorde toute sa confiance à d'Artagnan.
Une longue période commence pendant laquelle le mousquetaire fait fonction de geôlier de son
prestigieux prisonnier dans ses lieux d’incarcération successifs : trois mois au château d'Angers,
au château d'Amboise, puis au donjon de Vincennes, le 20 juin de l’année suivante à la Bastille et
enfin à Pignerol.
Pendant trois années, d’Artagnan s’occupe personnellement de son prisonnier, filtrant ses
visiteurs et rendant compte scrupuleusement en haut lieu de tous les détails de la vie de l'ex-
surintendant avec lequel, malgré les rigueurs de la détention, il noue des relations presque
amicales. Madame de Sévigné rapportera avec quelle diligence d'Artagnan a rendu le transfert et
la détention de Fouquet les moins pénibles possible. Dix ans plus tard, le 25 novembre 1671, il
procède de manière analogue à l’arrestation de Lauzun.
Suite de sa carrière militaire
Lettre manuscrite signée « artaignan » par
Charles de Batz,
26 octobre 1672.
En 1666, il est nommé « Capitaine des petits chiens du Roi courant le chevreuil » (charge qui lui
rapporte des gages et lui assure un logement à Versailles26) ; il se démet de cette charge en
1667 pour devenir capitaine-lieutenant de la première compagnie des mousquetaires, ce qui lui
assure une solde de neuf cents livres par mois27.
En 1670, il participe à la répression de la révolte de Roure en Vivarais (actuelle Ardèche) aux
côtés du maréchal de camp Le Bret dont il est l'adjoint28.
D'Artagnan est gouverneur de Lille d'avril à décembre 1672 ; cette grande cité de
50 000 habitants, au rôle stratégique majeur, avait été gagnée par la France en 1667 ; il remplace
le maréchal d'Humières, tombé en disgrâce. Ce gouverneur impopulaire29 ne songe qu’à
retourner sur le champ de bataille ; la guerre de Hollande va lui en donner l’occasion.
Mort
D'Artagnan est tué le 25 juin 1673 devant Maastricht, pendant la guerre déclenchée par Louis XIV
contre les Provinces-Unies en 1672. Le roi menait lui-même une armée de 40 000 hommes.
D'Artagnan, appelé en renfort, est atteint par une balle de mousquet à la tête alors qu’il
combattait un jour de relâche et se trouvait dans la gorge de la porte de Tongres de la
fortificationn 2.
Dans une lettre à Arlington, Alington décrit l’incident, en disant qu’ils avançaient vers une
barricade ennemie ou ‘seul un homme pouvait passer à la fois. Il y avait monsieur Artaignan avec
ses mousquetaires qui ont fait courageusement. Ce gentleman était de ceux qui ont la plus grande
réputation à l’armée, il aurait persuadé le Duc de ne pas passer par là, mais ceci n’étant pas fait, ce
gentleman irait avec lui, mais en passant par ce lieu étroit fut tué avec un tir par la tête, suit auquel
le Duc et nous sommes passés, là ou Monsieur O'Brien à reçu un tir par ses jambes32.’
Sa dépouille gisant alors très en avant des lignes ennemies, quatre mousquetaires de sa
compagnie sont tués en allant chercher son corps33,n 3. Le lieu de sa sépulture est inconnu.
Selon Odile Bordaz, il aurait pu être inhumé dans l'église Saint-Pierre-et-Paul de Wolder, près de
Maastricht (au sud-ouest de la ville, sur la frontière belgo-néerlandaise)37, thèse qui laisse
sceptique Wim Dijkman, archéologue et conservateur de la ville de Maastricht, dont Wolder est
aujourd'hui un quartier : « D'Artagnan a-t-il été enterré là ? Ce n'est pas sûr du tout : il n'y a aucune
information historique ou archéologique allant dans ce sens38. »
Une légende voudrait que le corps de d'Artagnan ait été ramené au château d'Olhain, dans le Pas-
de-Calais, où il serait encore aujourd'hui39 ; cependant, il semblerait que le d'Artagnan enterré à
Olhain soit Joseph de Montesquiou d'Artagnan, également capitaine des mousquetaires, dont la
famille de la femme possédait le château40.
Alexandre Dumas anticipe, romance et romantise la fin du héros : il y aurait coïncidence entre la
mort violente du personnage d'Artagnan, la reddition de la ville de Maastricht assiégée, et la
réception de la part de Louis XIV et Colbert de son titre de maréchal de France. Le vrai d'Artagnan
a été tué cinq jours avant que Maastricht, commandé par le gouverneur néerlandais Jacques de
Fariaux, ne se rende ; il n'a jamais été maréchal de France (contrairement à son cousin germain).
Le décès du personnage a lieu dans un endroit anonyme, à une date non précisée mais située
sans doute fin juin 1666, quelques mois après la mort en janvier de la Reine mère, Anne
d'Autriche. Le nom du gouverneur néerlandais ennemi n'est pas non plus communiqué. Enfin, au
seuil de la mort, il prononce les noms de ses trois grands amis, Athos, Porthos et Aramis, pour
dire « au revoir » aux deux premiers, trépassés quatre à cinq ans plus tôt et « à jamais adieu » au
troisième, encore en vie.
Mariage et descendance
Contrat de mariage de d’Artagnan-
Archives nationales.
D'Artagnan épouse par contrat du 5 mars 1659 au Louvre Anne-Charlotte Boyer de Chanlecy,
dame de Sainte-Croix (en Bresse), née en 1624 (fille de Charles Boyer, seigneur de Chanlecy et de
Sainte-Croix et de Claude de Rymon, dame de la Rochette), précédemment mariée à Jean-Léonor
de Damas de Thianges-Digoine sire de La Clayette41.
Mais rapidement les deux époux ne font plus vie commune : d'Artagnan préfère sa vie sur les
champs de bataille au service du roi ; il aurait obtenu du Roi une lettre de cachet pour maintenir
sa femme en ses terres. L'épouse délaissée par son mari, soucieuse de gérer au mieux ses
nombreux domaines et de transmettre un bel héritage à ses fils, quitte Paris et regagne la Bresse
et sa terre de Sainte-Croix, où elle meurt le 31 décembre 1683. Elle sera inhumée dans la
chapelle seigneuriale, le 1er janvier 168442.
De ce mariage naissent deux enfants : Louis (l’aîné), né en 1660, et Louis (le cadet, même
prénom) né le 4 juillet 1661 à Chalon-sur-Saône43 qui firent une carrière dans les armes.
Louis de Batz de Castelmore (l'aîné), prit le titre de comte d’Artagnan. Il fut élevé comme page
en la Grande Écurie, devint lieutenant aux gardes, puis se retira du service à cause de ses
infirmités et mourut au château de Castelmore en décembre 170941.
Louis de Batz de Castelmore (le cadet), chevalier, dit plus tard comte d’Artagnan, baron de
Sainte-Croix et seigneur de Chanlecy du chef de sa mère, seigneur de Castelmore, fut sous-
lieutenant aux gardes menins de Monseigneur le Dauphin et chevalier de Saint-Louis. Il était
maréchal de camp quand il épousa par contrat du 21 mai 1707 Marie Anne Amé (1670-1714),
fille de Jean Baptiste Amé, conseiller au présidial de Reims. Il mourut le 7 juin 1714 au château
de Sainte-Croix41. Il eut deux fils : Louis-Gabriel, qui suit, et Louis-Jean-Baptiste.
Louis-Gabriel de Batz de Castelmore, né en 1710, dit le marquis de Castelmore et baron
de Sainte-Croix. Capitaine de dragons, mestre de camp de cavalerie et aide major de la
gendarmerie en 1741. Ce fut lui qui vendit, le 30 octobre 1769, le château et les terres de
Castelmore. Il mourut à Paris le 15 août 1783 à 73 ans44. Il avait épousé le 12 juillet 1745
Constance Gabrielle du Moncel de Lourailles (1720-1764), veuve de Joseph Bonnier de la
Mosson, dont il eut un fils prénommé Louis Constantin, qui suit45,46,7. Le journaliste et
romancier Armand Praviel écrit pourtant à son sujet : « Il fut le dernier d'Artagnan de
Castelmore : ne manquons pas de le dire formellement pour couper court aux
gasconnades qui découvrent partout des descendants de l'illustre mousquetaire47 ».
Louis Constantin de Batz de Castelmore, fils du précédent6,7,8, né à Paris le
25 juillet 17479, officier au régiment Royal-étranger de cavalerie, en 1764, il est en
garnison à Strasbourg. Il sera sous-lieutenant le 5 avril 1764, capitaine commandant
en 1765, capitaine titulaire le 5 mai 1772, aide-major le 2 mars 177310,11. Au décès de
son père, il assiste le 16 août 1783 à la pose des scellés dans son appartement à
Paris48. Marié le 4 floréal an 2 (24 avril 1793) à Jeanne Molé (née en 1755)10,12, il vit à
Paris, puis émigre probablement pendant la Révolution. On le retrouve en 1809 à
Scey-sur-Saône, où il habite depuis deux ans chez le prince de Bauffremont12. Le 16
mars 1826, il déclare par devant notaire qu’il habite depuis près de vingt ans au
château du prince de Bauffremont à Scey-sur-Saône, qu’il ne possède rien et que,
reçu comme ami, il a vécu à la charge du prince10. Il meurt au château de Scey-sur-
Saône le 14 décembre 18277. Dernier de son nom en ligne masculine, il eut de son
mariage deux filles : Louise-Constance (1775), qui suit, et Aglaé-Rosalie-Victorine
(1776).
Louise-Constance de Batz de Castelmore, née le 4 mai 1775 à Paris10,12, mère
d'un fils, Jean-Guillaume-Ernest de Batz, né à Besançon le 9 février 180910, (on
ignore le père). En 1833, elle est toujours domiciliée au château du prince de
Bauffremont à Scey-sur-Saône, quand elle donne son consentement au mariage
de son fils unique Jean-Guillaume, qui suit. Elle meurt le 14 avril 1857 à Reims10.
Armoiries
Les armes des Batz-Castelmore se blasonnent ainsi : Écartelé aux 1 et 4
d'or à l'aigle éployée de sable ; aux 2 et 3 d'azur au château à deux tours
d'argent, maçonné de sable49.
Lieux liés à d’Artagnan
Le château de Castelmore, à Lupiac (Gers), où d’Artagnan est né et a grandi
Le village d’Artagnan, dans les Hautes-Pyrénées, dont le héros gascon porte le nom
Le village et le musée d'Artagnan à Sainte-Croix (Saône-et-Loire) où se trouvait le manoir de
son épouse
Le Musée d'Artagnan, à Lupiac
L'hôtel particulier de Mailly-Nesle au 33, quai Voltaire à Paris, où d'Artagnan a été locataire d'un
petit appartement de 1659 à 1673
La statue de d'Artagnan à Auch (Gers)
La statue des "D'Artagnan et les Trois Mousquetaires" à Condom (Gers)
La statue de d’Artagnan à Maastricht (Pays-Bas)
La ferme de Navagne, reste du fort de Navagne, où il aurait été transporté mourant et y serait
décédé, près du village de Mouland dans la commune de Fourons (Belgique)34,35,36.
Hommages
D'Artagnan à trois âges de sa vie. Vues d'artiste d'Eugène Damblans en
frontispice des trois volumes d'une réédition de l'ouvrage de Gatien de Courtilz
de Sandras, Mémoires de Monsieur D'Artagnan, Capitaine Lieutenant de la
première Compagnie des Mousquetaires du Roi, Le Cadet, 1896.
Rues
Nombre de villes et villages de France possèdent une Rue d'Artagnan : rue d'Artagnan à Paris,
Marseille, Bordeaux, Lille, Toulouse, Amiens, Pau, Auch, Hendaye, Pibrac, Sérignac-sur-Garonne,
Le Plessis-Robinson, Castelnau-d'Auzan, etc.
Statues
Plusieurs villes ont érigé des statues au héros des Trois Mousquetaires :
Paris, place du Général-Catroux : la statue de d'Artagnan est surplombée par celle d'Alexandre
Dumas.
Auch, au premier palier de l'Escalier Monumental (capitale historique de la Gascogne).
Maastricht, Pays-Bas.
Cincinnati, Xavier University.
D'Artagnan et les trois mousquetaires à Condom.
Statue équestre de d'Artagnan sur la place du village de Lupiac (village natal de d'Artagnan).
Maastricht Paris Auch Auch
Lupiac
Autres
Un timbre à l'effigie du héros d'Alexandre Dumas a été émis par la Poste française en 199750.
En 2009, la Biélorussie a frappé une pièce de monnaie commémorative en argent à son effigie,
dans une série totale de quatre pièces comprenant aussi les trois mousquetaires.
La Monnaie de Paris a frappé une pièce de collection de 10 € en argent à l'effigie de d'Artagnan
en 201251.
D'Artagnan est évoqué dans le quart supérieur gauche du logo du département du Gers, créé
par le Conseil général du Gers52.
La 207e promotion de l'IHEDN porte le nom de Charles de Batz de Castelmore, dit d'Artagnan,
en honneur à sa bravoure et à son passé militaire53.
Le groupe de folk rock allemand dArtagnan est nommé en son hommage.
L'astéroïde (14238) d’Artagnan, découvert en 1999, est nommé en l'honneur du personnage de
Dumas54.
D'Artagnan dans les œuvres de fiction
Les romans des Trois Mousquetaires
Aramis, Athos, d'Artagnan et Porthos.
Gravure de Jules Huyot d'après un dessin
de Maurice Leloir pour une réédition du
roman d'Alexandre Dumas, Les Trois
Mousquetaires (Paris, Calmann-Lévy,
1894).
D'Artagnan, capitaine de la Compagnie des
Mousquetaires du Roi.
Gravure d'Antoine-Alphée Piaud d'après une
illustration d'Henri Félix Emmanuel
Philippoteaux pour Le Vicomte de
Bragelonne, 1852.
Alexandre Dumas découvre la vie de d’Artagnan à travers ses « Mémoires ». En juin 1843, de
passage à Marseille chez son ami Joseph Méry, Dumas fouinant les rayons de sa riche
bibliothèque, emprunte le livre — il ne le rendra jamais55. Il s’enthousiasme pour le personnage et
fait de l’ouvrage son livre de chevet. Il s'en inspire pour la rédaction de sa célèbre trilogie des
Mousquetaires :
1. Les Trois Mousquetaires
2. Vingt ans après
3. Le Vicomte de Bragelonne
Dans le roman, d'Artagnan est fait Béarnais. Quand le Cardinal de Richelieu lui demande : « Êtes-
vous un d'Artagnan du Béarn ? » l'impétueux Gascon répond par l'affirmative : « Oui, Monseigneur
[…] je suis le fils de celui qui a fait les guerres de religion avec le grand roi Henri IV ». La réalité
historique n’est pas la préoccupation majeure de Dumas, puisque dans Les Trois Mousquetaires,
il avance l’action de 15 ans (d’Artagnan participe ainsi au siège de la Rochelle), il oppose Louis
XIII à Richelieu et invente la liaison d’Anne d'Autriche avec le duc de Buckingham56. Par contre,
les personnages d'Athos, Porthos et Aramis ont bien existé : ce sont des Béarnais que
d'Artagnan a pu rencontrer, puisqu'ils étaient dans les mousquetaires en même temps que lui.
Dans Vingt Ans après, d'Artagnan assiste à la Fronde, et tente avec ses trois amis de sauver
Charles Ier d'Angleterre.
Au début du Vicomte de Bragelonne, peu convaincu de la valeur en tant que roi du jeune
Louis XIV, amer de ne pas être devenu riche et s'estimant peu récompensé pour ses services, il
démissionne de sa charge de lieutenant de la garde. Il est le responsable de la restauration sur le
trône d'Angleterre de Charles II. Louis XIV l'ayant rappelé auprès de lui, d'Artagnan reprend ses
fonctions ; au terme du roman, il est convaincu que Louis XIV est devenu un grand roi, malgré les
scrupules moraux qu'il éprouve à obéir à certains ordres. Le dernier volume de la trilogie met en
scène de manière romancée l'arrestation de Fouquet par d'Artagnan ; le mousquetaire intervient
également dans l'affaire de l'homme au masque de fer. Le roman s'achève par la mort de
d'Artagnan, tué par l'artillerie ennemie alors qu'on lui apporte enfin son bâton de maréchal de
France.
Dans le reste de la littérature
Paul Féval fils est l'auteur d'un roman intitulé D'Artagnan et Cyrano.
Roger Nimier fait vivre le fier mousquetaire dans D'Artagnan amoureux ou Cinq ans avant.
D'Artagnan est le héros d'un récit — situé à Marciac (Gers) — qui conte un épisode de sa
jeunesse dans la célèbre bastide gersoise57.
Théâtre
Le personnage de d'Artagnan apparaît brièvement dans Cyrano de Bergerac d'Edmond
Rostand.
Jérôme Savary a monté en 1989 le D'Artagnan de Jean-Loup Dabadie avec Christophe Malavoy
dans le rôle-titre.
Cinéma et télévision
D'Artagnan est également devenu l'un des personnages les plus récurrents du grand et du petit
écran. Le rôle de d'Artagnan a été notamment interprété par :
Émile Dehelly dans Les Trois Mousquetaires (1912)
Aimé Simon-Girard dans Les Trois Mousquetaires (1921) et dans Les Trois Mousquetaires
(1933)
Douglas Fairbanks dans Les Trois Mousquetaires (1921)
Jean Yonnel dans Vingt Ans après (1922)
Max Linder dans L'Étroit Mousquetaire (1922)
Walter Abel dans Les Trois Mousquetaires (1935)
Gene Kelly dans Les Trois Mousquetaires (1948)
Carlo Ninchi dans Le Fils de d'Artagnan (1949)
Cornel Wilde dans Les Fils des Mousquetaires (1952)
Georges Marchal dans Les Trois Mousquetaires (1953)
Jacques Dumesnil dans Le Vicomte de Bragelonne (1954)
Gérard Philipe dans Si Versailles m'était conté... (1954)
Jean-Paul Belmondo dans Les Trois Mousquetaires (1959)
Gérard Barray dans Les Trois Mousquetaires (1961)
Jean Marais dans Le Masque de fer (1962)
Jean-Pierre Cassel dans Cyrano et d'Artagnan (1964)
Michel Le Royer dans D'Artagnan, chevalier du roi (1966)
Dominique Paturel dans D'Artagnan (série TV, 1969-70)
Michael York dans Les Trois Mousquetaires (1973), On l'appelait Milady (1974), Le Retour des
Mousquetaires (1989) et La Femme mousquetaire (téléfilm, 2005)
Nicolas Silberg dans D'Artagnan amoureux, téléfilm français en cinq épisodes de 1977, d'après
le roman de Roger Nimier.
Mikhaïl Boïarski dans D'Artagnan et les Trois Mousquetaires de Gueorgui Jungwald-Khilkevitch
(1978)*
Chris O'Donnell dans Les Trois Mousquetaires (1993)
Philippe Noiret, dans La Fille de d'Artagnan (1994)
Gabriel Byrne dans L'Homme au masque de fer (1998)
Justin Chambers dans D'Artagnan (2001)
Gérard Depardieu dans Blanche (2002)
Florent Pagny dans Milady (téléfilm, 2004)
Vincent Elbaz dans D'Artagnan et les Trois Mousquetaires (téléfilm, 2005)
Laurent Natrella dans Le Roi, l'Écureuil et la Couleuvre (téléfilm, 2010)
Logan Lerman dans Les Trois Mousquetaires (The Three Musketeers) (2011)
Luke Pasqualino dans Les Mousquetaires (The Musketeers) adapté pour la BBC par Adrian
Hodges (en) (2014-2015)
François Civil dans Les Trois Mousquetaires : D'Artagnan et Les Trois Mousquetaires : Milady de
Martin Bourboulon (2023)
Comédie musicale
Olivier Dion dans Les Trois Mousquetaires, comédie musicale française jouée au Dôme de
Paris durant le dernier trimestre de l'année 2016 et en tournée dans toute la France durant le
premier semestre 2017.
Notes et références
Notes
1. Alexandre Dumas le fait naître à Tarbes pour les besoins de son roman Les Trois
Mousquetaires. Cette "erreur historique" est due au fait que le romancier s'est basé sur la
localisation du village d'Artagnan, situé au nord de Tarbes, dans l'actuel département des
Hautes-Pyrénées (ancien comté de Bigorre) d'où est originaire la famille de sa mère.
2. Charles Samaran mentionne une balle reçue à la gorge30 tandis que Jean-Christian Petitfils
cite le témoignage d'un Anglais, Lord Alington : « Il [D'Artagnan] fut tué d'un coup de feu à la
tête31 ».
3. Une autre thèse veut que d'Artagnan aurait été transporté mourant au fort de Navagne tout
proche, près du village de Mouland dans la commune de Fourons, aujourd'hui en
Belgique34,35,36.
Références
1. Petitfils 2010, p. 27.
2. Gaëlle Richard, « Le mystère d’Artagnan ([Link]
[Link]#:~:text=En%201608%2C%20la%20future%20m%C3%A8re,de%20Batz%20e
t%20de%20Castelmore.) [archive] », sur Sud Ouest, 2 novembre 2012 (consulté le 17 juin 2022)
3. Cf. la brochure du Centre Départemental de Documentation Pédagogique du Gers
D'Artagnan, gentilhomme gascon ([Link]
omme_gascon/coMpEAAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=seigneur+d%27artagnan+en+bigorre&p
g=PT10&printsec=frontcover) [archive], d'après Charles Samaran.
4. Fernand Lamy (i e Louis Ferdinand), Revue de l'Agenais, Société académique d'Agen., 1910
(lire en ligne ([Link] [archive]), p. 537
5. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin
du xixe siècle, t. 3, p. 51–52 :Famille de Batz de Castelmore et d'Artagnan ([Link]
[Link]/ark:/12148/bpt6k111996v/[Link].r=.) [archive].
6. Bulletin de la Société archéologique, historique littéraire et scientifique du Gers, 1973, p. 57 :
extrait baptistaire de M. le comte de Castelmor. Reconstitution des actes d’État-civil. Dépôt
central palais de la Bourse. Entrée du 21 septembre 1872, no 75e341. Pour copie conforme,
Paris le 6 mai 1968. Direction des Archives de Paris. ([Link]
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7. Archives départementales de la Haute-Saône, État-civil de la commune de Scey sur Saône
et Saint-Albin, acte de décès le 14 décembre 1827 de Louis Constantin de Batz de
Castelmore; fils de Louis Gabriel de Batz marquis de Castelmore et de Constance Gabrielle
Dumoncel ([Link]
earch:RECH_1c3aab8fe264a878f702865d6b906825/ctx:1#id:1737574873?gallery=true&bri
ghtness=100.00&contrast=100.00¢er=2699.377509625556,-982.6359615374205&zoo
m=7) [archive]
8. René Batz, Études sur la contre-Révolution : la vie et les conspirations de Jean, baron de Batz,
1908, page 45. ([Link] [archive]
9. Henri Castex, La descendance des Mérovingiens ? : les d'Artagnan toujours dans l'histoire,
Éditions L.P.F., 1985, p. 40. ([Link]
=Constantin+de+Batz&focus=searchwithinvolume&q=%22Constantin%22) [archive]
10. Société archéologique, historique, littéraire et scientifique du Gers, docteur Maurice Bats « La
postérité de d’Artagnan », Impr. F. Cocharaux, Auch, 1973, pages 55 à 60. ([Link]
[Link]/ark:/12148/bpt6k6577470j/[Link].r=%22Constantin%20De%20Batz%[Link]
m) [archive]
11. Louis Grasset-Morel, Les Bonnier, ou, Une Famille de financiers au xviiie siècle, E. Dentu, 1886,
p. 152. ([Link]
tantin+de+Batz+de+Castelmore&hl=fr&sa=X&ved=0CBwQ6AEwAGoVChMI2ZDqwqGOyQIV
WOxjCh0HVQmn#v=onepage&q=Louis%20Constantin%20de%20Batz%20de%20Castelmore
&f=false) [archive]
12. Odile Brel-Bordaz, D'Artagnan, mousquetaire du roi : sa vie, son époque, ses contemporains,
Éditions du Griot, 1995, p. 97–98. ([Link]
AJ&dq=Louis+Constantin+de+Batz+de+Castelmore&focus=searchwithinvolume&q=%22Lo
uis+Constantin%22) [archive]
13. Odile Bordaz, D'Artagnan, mousquetaire du Roi, Paris, Balzac Éditeur, 2001, 490 p.
(ISBN 2-913907-20-2), p. 4,8.
14. Les registres paroissiaux de la paroisse de Meymès, dont dépendait le château de
Castelmore, ayant disparu, les biographes se reportent sur l'utilisation critique de tous les
autres documents disponibles pour situer la date et le lieu de naissance. Cf Adrien Roselaer,
D’Artagnan. Obscur ou illustre ?, 180° éditions, 2020, p. 24
15. D'Artagnan, Mémoires, t. 1, p. 1 ([Link]
1/mode/1up) [archive]
16. Alexandre Dumas entretient la confusion entre les deux hommes puisque son d'Artagnan
devient maréchal à la fin du cycle romanesque (Le Vicomte de Bragelonne, extrême fin du
t. VI).
17. Il s'agit d'un titre de courtoisie, d'Artagnan n'ayant pas possédé cette terre, qui n'était pas un
comté.
18. Gatien de Courtilz de Sandras, Mémoires de Monsieur d'Artagnan, sur [Link] ([Link]
[Link]/details/memoiresdemrdar01sandgoog/page/n63) [archive], Cologne, Marteau,
1700, p. 50. — « Cadet au régiment des gardes françaises », dit simplement Pinard, sans
que l'on sache s'il a une autre source que Courtilz. Pinard, Chronologie historique-militaire,
sur [Link] ([Link]
e) [archive], Paris, Hérissant, 1763, t. VI, p. 418. — Selon Charles Samaran, « on ne sait guère
[…] que par Courtilz, confirmé d'ailleurs par le grave Pinard », s'il a réellement été cadet dans
cette compagnie. Charles Samaran, D'Artagnan, capitaine des mousquetaires du roi : histoire
véridique d'un héros de roman, sur [Link] ([Link]
0sama/page/86) [archive], Paris, Calmann-Lévy, 1912, p. 87 et 88. — La version de Courtilz
est reprise par Alexandre Dumas, dans Les Trois Mousquetaires, sur [Link] ([Link]
[Link]/ark:/12148/bpt6k61336787/[Link].r=[Link]) [archive], Paris,
Fellens, Dufour, 1849, p. 60.
19. Pinard, Chronologie historique militaire, t. VI, Paris, 1750, p. 418
20. L'Express no 3285, 18 au 24 juin 2014, page III.
21. Auprès de Mazarin ([Link]
an/Expo_3_mazarin.htm) [archive].
22. À ce sujet, consulter : Henri Nicolas, Quand d'Artagnan épousait une châtelaine bressane
d'origine charolaise, revue « Images de Saône-et-Loire » no 17 (mars 1973), p. 23-25.
23. Odile Brel-Bordaz, D'Artagnan, mousquetaire du roi : sa vie, son époque, ses contemporains,
Éditions du Griot, 1995, p. 84.
24. Gérard Delannoy, Crimes et châtiments au xviiie siècle. La justice dans le bailliage de Chalon,
1701-1750, Éditions de l'Armançon, 2007, p. 112.
25. Voir l’arrestation de Nicolas Fouquet.
26. Les courtisans ([Link]
6760) [archive] émission Deux mille ans d'Histoire sur France Inter du 29 octobre 2010.
27. Cette charge était très convoitée, car la plus belle du royaume selon Colbert.
28. Jean-Christian Petitfils, Le Véritable d'Artagnan, Paris, Editions Tallandier, 2021, 270 p.
(ISBN 979-10-210-4982-6), p.175
29. Vauban, gouverneur de la citadelle de Lille, relate les nombreux esclandres qu'il provoque
avec son adjoint La Vercantière et menace de démissionner, ne souffrant plus les insultes
du Gascon.
30. Samaran 1912, p. 255-262.
31. Petitfils 2010, p. 225.
32. (en) Winston Churchill, Marlborough his Life and Times, londres, Sphere, 1967, P89
33. D'Artagnan ([Link]
9) [archive], émission Deux mille ans d'Histoire sur France Inter du 10 novembre 2010.
34. DH Les Sports+, « Sur les traces de d'Artagnan ([Link]
s-de-d-artagnan-51b7ffb8e4b0de6db99c4c3c) [archive] », sur [Link], 21 juin 2006
(consulté le 1er juillet 2020)
35. « Fourons Conférence, spectacle de marionnettes, démonstration de mousquetaires... : Sur
les traces de d'Artagnan ([Link]
[Link]) [archive] », sur Le Soir (consulté le 4 avril 2022)
36. Bindels Hubert, « Mouland (Syndicat d'initiative trois frontières) ([Link]
[Link]/) [archive] », sur [Link] (consulté le 4 avril 2022)
37. Odile Bordaz, Sur les chemins de d'Artagnan et des mousquetaires, éditions Balzac, 2005.
38. Le Monde Culture du 20 11 2008 ([Link]
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39. La Légende de d'Artagnan ([Link] [archive].
40. Site de la Mairie du Plessis-Robinson, cf : [1] ([Link]
egendes-du-plessis-robinson/[Link]) [archive].
41. Samaran 1912, p. 293-300.
42. Samaran 1912, p. 330.
43. Samaran 1912, p. 287 ; 300.
44. Bulletin de la Société archéologique, historique, littéraire & scientifique du Gers, vol. 84–85,
Impr. Th. Bouquet, 1983, page 147. ([Link]
q=%22Louis-Gabriel+de+Batz-Castelmore%22&dq=%22Louis-Gabriel+de+Batz-Castelmore%
22&hl=fr&sa=X&ved=0CB0Q6AEwAGoVChMIoNvyhqCOyQIVQs5jCh1zjgsn) [archive]
45. Bulletin de la Société archéologique, historique littéraire & scientifique du Gers, 1973, p. 57 :
extrait baptistaire de M. le comte de Castelmor. Reconstitution des actes d’État-civil. Dépôt
central palais de la Bourse. Entrée le 21 septembre 1872, no 75e341. Pour copie conforme,
Paris le 6 mai 1968. Direction des Archives de Paris. ([Link]
6577470j/[Link].r=%22Constantin%20De%20Batz%[Link]) [archive]
46. Amédée Sevène, Notice sur Villemur: chef-lieu de canton de l'arrondissement de Toulouse
(Haute-Garonne), 1898, p. 70. ([Link]
PA70&dq=Louis-Constantin+de+Batz+de+Castelmore&hl=fr&sa=X&ved=0CC0Q6AEwA2oV
ChMIuID4mZ2OyQIVWN9jCh3tIwQ_#v=onepage&q=Louis-Constantin%20de%20Batz%20d
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47. Armand Praviel, Histoire vraie des Trois Mousquetaires, Flammarion, 1933.
48. Bulletin de la Société archéologique, historique, littéraire & scientifique du Gers, vol. 74,
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Évreux, 1904, p. 52.
50. Vue du timbre en ligne ([Link]
n) [archive].
51. Vue de la pièce ([Link]
n-10eu-ag-be-2012) [archive].
52. Logo du département du Gers ([Link]
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53. [Link] [archive]
54. (en) « (14238) d’Artagnan », dans Dictionary of Minor Planet Names, Springer, 2007
(ISBN 978-3-540-29925-7,
DOI 10.1007/978-3-540-29925-7_8979 ([Link] lire en ligne (htt
ps://[Link]/10.1007/978-3-540-29925-7_8979) [archive]), p. 811–811
55. Paul Amargier O. P., Balade dans les vieux quartiers de Marseille, éd. Jeanne Lafite.
56. La Rochefoucauld fut l'amant de Madame de Chevreuse, instigatrice de l'affaire
Buckingham.
57. Jacques Barnouin, Pierre-Henri Ardonceau et Bernard Deubelbeiss, Le Fabuleux Destin de
Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Un Autre Reg'Art, 2014, 180 p. (lire en
ligne ([Link] [archive]).
Voir aussi
Sources primaires
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des notes laissées par d'Artagnan. — En ligne :
t. 1, Cologne, Pierre Marteau, 1700 ([Link]
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t. 2, Cologne, Pierre Marteau, 1715 ([Link]
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Bibliographie
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duels, ses rapports avec Athos, Aramis et Porthos, ses amours, ses intrigues et ses missions
politiques, ses combats, sa mort, Paris, La Table ronde, coll. « Petite vermillon » (no 9), 1993,
326 p. (ISBN 978-2-7103-0559-0).
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(dir.), Roger Nimier, quarante ans après Le hussard bleu : colloque international / organisé par
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Bibliothèque nationale de France, 1995, 377 p. (ISBN 2-7177-1931-8).
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p. 329-336 (JSTOR 384746 ([Link]
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coll. « Pages grand Sud », 1999, 137 p. (ISBN 2-7089-5413-X).
Maurice Bordes, D'Artagnan : l'histoire et le mythe, Auch, Impr. Cocharaux, 1963.
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héraldiques, suivies d'une notice sur les deux compagnies de mousquetaires et la liste de leurs
capitaines, Paris, Éditions Honoré Champion, 1884, 96 p.
Réédition augmentée et entièrement refondue : Jean de Jaurgain, Troisvilles, d'Artagnan et
les Trois mousquetaires : esquisses biographiques et héraldiques, suivies d'une notice sur
les deux compagnies de mousquetaires et la liste de leurs capitaines, Paris, Éditions Honoré
Champion, 1910, VIII-273 p. (présentation en ligne ([Link]
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Nouvelle édition revue et corrigée : Jean-Christian Petitfils, Le véritable d'Artagnan, Paris,
Tallandier, 2002, 270 p. (ISBN 2-84734-031-9).
Réédition : Jean-Christian Petitfils, Le véritable d'Artagnan, Paris, Tallandier, coll. « Texto : le
goût de l'histoire », 2010, 270 p., poche (ISBN 978-2-84734-703-6).
Pierre Ribon, d’Artagnan en Ardèche. La révolte du Roure en 1670. Une affaire d’état. D’après les
archives authentiques et inédites du roi Louis XIV, Valence, Éditions & Régions, 2001, 750 p.,
(ISBN 978-2910 669904).
Charles Samaran, D'Artagnan, capitaine des mousquetaires du Roi : histoire véridique d'un héros
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Charles Samaran, « Le siège de Maestricht et la mort de d'Artagnan », Bulletin de la Société
archéologique, historique littéraire & scientifique du Gers, Auch, imprimerie F. Cocharaux,1er
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Claude Schopp (préf. Alain Decaux), Dictionnaire Alexandre Dumas, Paris, CNRS Éditions, 2010,
XXXIII-659 p. (ISBN 978-2-271-06774-6), « Artagnan, D’ », p. 25-27.
Articles connexes
Pierre de Montesquiou d'Artagnan
Bénigne Dauvergne de Saint-Mars
Jean de Batz
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Cyrano et d'Artagnan
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Champlecy
Armand d'Athos
Athos
Isaac de Porthau
Porthos
Alexandre Dumas
Henri d'Aramitz
Aramis
Comte de Tréville
Les Trois Mousquetaires
Vingt ans après
Le vicomte de Bragelonne
Liens externes
Association d'Artagnan à Sainte-Croix (Bresse) ([Link]
m) [archive]
Association d'Artagnan chez d'Artagnan à Lupiac (Gers) ([Link]
org/) [archive]
Le véritable d'Artagnan ([Link] [archive]
[vidéo] « D'Artagnan - de l'Histoire au roman ([Link]
U) [archive] », sur YouTube
La Véritable Histoire de d'Artagnan, Arte, documentaire, Augustin Viatte, France, 2020 (en ligne
([Link] [archive]).
Route européenne d'Artagnan ([Link] [archive]
Bases de données et dictionnaires
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Deutsche Biographie (http://
[Link]/[Link]) [archive] · Enciclopedia De Agostini ([Link]
[Link]/enciclopedia/Artagnan%2C%2BCharles%2Bde%2BBatz-Castelmore%2C%2Bc%C
3%B3nte%2Bd%[Link]) [archive]
Notices d'autorité : VIAF ([Link] ·
ISNI ([Link] ·
BnF ([Link]
(données ([Link] ) ·
IdRef ([Link] · LCCN ([Link] ·
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