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Analyse Grammaticale

Le chapitre IV traite de l'analyse grammaticale des mots en français, en distinguant l'analyse grammaticale de l'analyse logique. Il décrit les catégories de mots, leurs fonctions dans la phrase, ainsi que les différents compléments et attributs. L'accent est mis sur la structure des phrases et les relations entre les mots, notamment à travers des exemples illustratifs.

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Analyse Grammaticale

Le chapitre IV traite de l'analyse grammaticale des mots en français, en distinguant l'analyse grammaticale de l'analyse logique. Il décrit les catégories de mots, leurs fonctions dans la phrase, ainsi que les différents compléments et attributs. L'accent est mis sur la structure des phrases et les relations entre les mots, notamment à travers des exemples illustratifs.

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CHAIPTRE IV : L’ANALYSE GRAMMATICALE DES MOTS EN FRANÇAIS

Objectif : Il faut distinguer l'analyse logique de l'analyse grammaticale.


Un texte est fait de phrases, elles-mêmes composées de propositions, à leur
tour constituées de mots.
L'analyse grammaticale sert à définir la nature et la fonction
des mots contenus dans une phrase, alors que l'analyse logique s'intéresse
à la nature et à la fonction des propositions qui constituent la phrase.
1. L'analyse grammaticale
Elle sert à établir la nature et la fonction des mots.
a. La nature

Chaque mot d'une phrase appartient à une catégorie regroupant des caractéristiques communes.
Il existe neuf catégories de mots dans la langue française :
- le nom ou substantif
- le déterminant
- l'adjectif
- le pronom
- le verbe
- l'adverbe
- la préposition
- la conjonction
- l'interjection

Ex. : Ah ! la haute montagne attire vivement les sportifs.


- ah : interjection,
- la : article défini féminin singulier, c'est un déterminant,
- montagne : nom féminin singulier,
- haute : adjectif féminin singulier, il qualifie le nom « montagne »,
- attire : verbe « attirer » conjugué à la 3e personne du singulier du passé simple de l'indicatif,
- vivement : adverbe qui renforce le sens du verbe « attire ».

Remarque : le genre et le nombre du déterminant et de l'adjectif sont déterminés par le genre et le


nombre du nom qu'ils accompagnent.
b. La fonction
Voici les principales fonctions grammaticales à retenir.
1. LES CONSTITUANTS DE LA PHRASE
Le sujet
Du point de vue du sens : il désigne l’être ou la chose qui fait ou subit l’action, ou est dans l’état
exprimé par le verbe.
Il ne peut en principe pas être supprimé ; on trouve toutefois des phénomènes d’ellipse du sujet, par
exemple dans la langue orale, ou quand le sujet est le même pour deux verbes dans des phrases
juxtaposées ou coordonnées.
Ex. : Il fallait le dire.
- Il a pris son petit déjeuner et est sorti. = Il a pris son petit déjeuner et [il] est sorti.
Le sujet régit l’accord du verbe en personne, en nombre et en genre.
Le plus souvent, on trouve l’ordre sujet / verbe, mais parfois le sujet est inversé. Ex. : Pourquoi fait-
il cela ?
Dans une phrase de forme impersonnelle, le pronom sujet il est appelé sujet grammatical (il ne
représente rien et sert seulement d’indice pour la conjugaison). Cependant, il arrive que le verbe soit
suivi d’un sujet logique qui indique qui fait l’action.
Ex. : Il arrive qu’il gèle en été.
Sujet grammatical Sujet logique
Les compléments d’objet
Ce sont des compléments essentiels (c’est-à-dire qu’on ne peut les supprimer) qui font partie du
groupe verbal. Il peut s’agir :
- d’un groupe nominal : Ex. : Je fais mes devoirs.
- d’un pronom : Ex. : Je te parle.
- d’un infinitif ou d’un groupe infinitif : Ex. : J’aime manger des fruits.
- ou encore d’une proposition subordonnée : Ex. : Je dis que tu es belle.
Lorsqu’un verbe se construit avec un complément d’objet, on dit qu’il est transitif.
On distingue :
 le complément d’objet direct (COD) : le complément se construit sans préposition. On dit
alors que le verbe est transitif direct Pour ne pas confondre le COD avec le sujet, l’attribut
du sujet, ou le complément circonstanciel, il faut mettre la phrase à la forme passive : le
COD devient alors sujet.
Ex. : Les élèves apprennent la leçon. (Au passif : La leçon est apprise par les élèves.)
 le complément d’objet indirect (COI) : le complément se construit avec une préposition. On
dit alors que le verbe est transitif indirect.
Ex. : L’élève parle au professeur.
Quand le COI dépend d’un verbe qui est déjà complété par un COD, il prend le nom de
complément d’objet second (COS).
Ex. : Le professeur explique la leçon aux élèves.
Attention : quand le COS est un pronom, parfois il n’est pas introduit par une préposition :
Ex. : Le professeur leur explique la leçon (leur = à ceux-ci).
 Les compléments circonstanciels
Ce sont des compléments facultatifs (c’est-à-dire qu’on peut les supprimer), contrairement aux
compléments d’objet, qui eux sont essentiels. Ils expriment les circonstances dans lesquelles
l’action a lieu. Ils sont la plupart du temps déplaçables.
Les sens de ces compléments sont très divers :
- le lieu : Ex. : Je fais mes devoirs dans ma chambre.
- le temps : Ex. : Ma mère est partie en voyage la semaine dernière.
- la cause : Ex. : A cause de ce coup de téléphone, je suis en retard.
- le but : Ex. : Il fait du sport pour se détendre.
- le moyen : Ex. : Nous sommes partis en voiture.
- la manière : Ex. : Elle apprend son rôle avec enthousiasme.
- la condition : Ex. : Il accepte de venir à condition qu’elle ne soit pas là.
- l’opposition : Ex. : Malgré sa fatigue, il est sorti ce soir.
- l’accompagnement : Ex. : Elle a travaillé avec sa camarade.
- le point de vue : Ex. : Selon lui, c’était un coup monté.
L’attribut du sujet
C’est un élément essentiel du groupe verbal (il ne peut être supprimé).Il permet d’attribuer une
caractéristique au sujet de la phrase.
Il est introduit par un verbe d’état ou verbe attributif (être, paraître, sembler, avoir l’air, rester,
devenir, etc.) : Ex. :Tu sembles malade. / Elle devient agressive. / Il est gentil.
Parfois il est introduit par :
- un verbe intransitif : Ex. : Mon père est revenu du travail fatigué.
- un verbe transitif au passif : Ex. : Il a été élu directeur.
Il s’accorde en genre et en nombre avec le sujet.
Il s’agit le plus souvent d’un adjectif qualificatif (cf. exemples ci-dessus), mais ce peut être aussi un
nom ou un,groupe nominal : Ex. : Il devient chef du service à la rentrée.
L’attribut de l’objet / attribut du COD
Il permet d’attribuer une caractéristique au COD de la phrase.
Il est introduit par un verbe transitif direct exprimant une transformation, un jugement ou une
désignation (rendre,
choisir, juger, considérer, appeler, etc.).
Le plus souvent il s’agit :
- d’un adjectif qualificatif : Ex. : Il l’a rendu folle. / La cour a jugé cet homme coupable.
- d’un nom ou un groupe nominal : Ex. : Elle a appelé sa fille Mélanie. (cf. aussi exemples ci-
dessous)
Il est parfois introduit par une préposition : Ex. : Le garçon considère cette femme comme sa mère. /
Le chef l’a choisi comme associé.
Le complément d’agent
Dans une phrase de forme passive, le complément d’agent fait l’action exprimée par le verbe (il
équivaut au sujet du verbe dans la phrase de forme active correspondante).
Il est introduit par par ou de.
Ex. : La leçon est apprise par les élèves. / La maison est entourée de sapins.
2. A L’INTERIEUR DE CHAQUE GROUPE CONSTITUANT
La fonction épithète
Le plus souvent, elle est assumée par un adjectif qualificatif (ou un participe passé employé comme
adjectif qualificatif).
Elle permet de caractériser un nom à l’intérieur d’un groupe nominal (contrairement à l’attribut : la
caractérisation passe alors par un verbe).
On distingue :
- l’épithète liée : elle est directement liée au nom caractérisé :
Ex. : Ma sœur aînée vient ce soir.
- l’épithète détachée : elle en est séparée par une virgule :
Ex. : Ma sœur, malade, n’a pu venir ce soir. / Après son repas, mon chien, satisfait, s’est endormi.
Le complément du nom
Il s’agit d’une expansion du nom, introduite par une préposition (de, à, en, pour…). Attention : il
n’exprime pas seulement la possession, ce n’est qu’un de ses sens possibles.
Il peut s’agir :
- d’un nom ou d’un GN : Ex. : la bague de ma mère / l’aide aux personnes âgées / son niveau en
latin.
- d’un pronom : Ex. : la voiture de celui-ci / les revendications de certains.
- d’un verbe à l’infinitif : Ex. : le goût de lire / la motivation pour réussir.
- d’un adverbe : Ex. : Le journal de demain / L’envie d’ailleurs.
Le complément de l’adjectif
Il s’agit d’une expansion de l’adjectif, souvent introduite par une préposition (de, à…).
Il peut s’agir :
- d’un nom ou d’un GN : Ex. : fort en sciences ; semblable à une marionnette.
- d’un pronom : Ex. : spécifique à quelques-uns.
- d’un verbe à l’infinitif : Ex. : doué pour improviser ; susceptible de réussir.
Le complément de l’antécédent
C’est la fonction que remplit une proposition subordonnée relative intégrée dans un groupe nominal
: elle complète alors un nom, l’antécédent, qui est repris dans la subordonnée par le pronom relatif.
Comme l’épithète, elle peut être :
- liée : Ex. : L’homme qui porte une veste noire est mon voisin.
- ou détachée : Ex. : Cet homme, à qui je n’ai jamais parlé, doit être mon voisin.
L’apposition
Elle établit une relation d’équivalence entre deux éléments : ce qu’elle désigne et le nom qu’elle
caractérise.
Elle est en position détachée, séparée du nom par une virgule ou deux points.
Ex. : Paris, la capitale de la France, est souvent appelée la ville-lumière.
Ce peut être :
- un nom ou un groupe nominal : Ex. : M. Adam, journaliste, était présent sur les lieux.
- un infinitif : Ex. : Je n’ai qu’une envie, dormir.
- une proposition subordonnée conjonctive : Ex. : Elle n’a qu’un souhait : que son dossier soit
accepté.

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