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BICORNE
Bicorn or cocked hat curve, Zweihornkurve
Courbe étudiée par Sylvester en 1864, Cayley en 1867 , Charlotte Scott en
1896 et G. de Longchamps en 1897.
Nom donné par Sylvester.
Équation cartésienne :
ou .
Paramétrisation cartésienne
: ou .
Abscisse curviligne :
.
Longueur :
voir
OEIS.
Aire : .
Quartique rationnelle,
circulaire.
Première construction (Charlotte
Scott, Intermédiaire des mathématiciens,
1896, p. 250)
Soient (C) et (C') deux cercles
tangents, de centres O et O' et de
rayon a ; un point N décrivant
(C'), le bicorne est le lieu des
points d'intersection de la
parallèle à (OO') passant par N
avec la polaire de N par rapport
au cercle (C).
Deuxième construction (G. de
Longchamps, JMS, 1897)
Étant donné deux points fixes A(a,
0) et B(–a, 0), un cercle (C) de
centre C(b, c) de rayon r et de
point courant P, le lieu de
l'orthocentre H du triangle ABP a
pour paramétrisation :
; lorsque
, on obtient le
bicorne.
REM : pour a = b = c = 0, on
obtient le kappa, si
, on obtient la
strophoïde droite, et si
, on obtient la
trisectrice de Delanges.
Troisième construction (V.
Jerabek, mathesis, 1912).
Étant donné deux points fixes A(a,
0) et B(–a, 0), un cercle (C) de
centre C(0, b) de rayon c, et un
diamètre variable [PQ] du cercle
(C), le lieu des intersections des
droites (AP) et (BQ) (ou (AQ) et
(BP) ) a pour paramétrisation :
; lorsque
, on obtient le bicorne.
Si M et N sont les points d'intersection des droites
(AP) et (BQ) et des droites (AQ) et (BP), la droite
(MN) enveloppe une cissoïde droite.
Une généralisation possible est de considérer les
deux points P et Q liés à un plan mobile superposé
au plan fixe de A et B ; ici, le plan mobile a un
mouvement de rotation autour de C.
Cette construction permet
d'obtenir le bicorne par
projection orthogonale de
l'intersection d'un cône elliptique
avec un paraboloïde
hyperbolique (courbe
biquadratique).
Le cône a pour sommet un point
A1(a, 0, h) sur la verticale menée
par A, et pour directrice le cercle
(C).
Le paraboloïde est défini par le
quadrilatère gauche (A1B'BB1) où
B'(a, a, 0) est le symétrique de B
par rapport à C, et B1(–a, 0, h) est
sur la verticale menée par B.
Autre caractérisation (Roland Deaux, 1945) : le bicorne est le lieu du centre
du cercle inscrit dans un triangle dont deux sommets sont fixes et dont le
périmètre est égal à la somme des rayons des cercles exinscrits.
Un point M d'un cercle se
projette en P et Q sur deux
tangentes au cercle,
perpendiculaires entre elles ;
lorque M décrit le cercle, la
droite (PQ) enveloppe une
quartique ayant deux points
de rebroussement,
paramétrée à similitude près
par .
Mais ce n'est pas un bicorne
car les tangentes aux points
de rebroussement ne passent
pas par le sommet.
Le bicorne mathématique étant
...que du bicorne des
plus proche du bicorne de l'armée
polytechniciens...
britannique...
© Service audiovisuel École Polytechnique
... Henri Lazennec a repris la
construction de Jérabek en
remplaçant le cercle par une
cardioïde.
Il considère les points A(–4, 0), B(4, 0), C(0, –3),
D(0, –2).
Le segment [PQ] de longueur fixe 4, passant par
D et dont le milieu I décrit le cercle de centre C
et de rayon 1 a ses extrémités décrivant une
cardioïde de pointe D.
Lorsque [PQ] tourne sur la cardioïde,
l'intersection M de (AP) et (BQ) décrit une
courbe à l'allure de bicorne, avec des pointes
retroussées.
Paramétrisation : .
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© Robert FERRÉOL 2016