BKF 180388
BKF 180388
POLITIQUE NATIONALE
DE BONNE GOUVERNANCE
2005-2015
TABLE DES MATIERES
2. COMPOSANTES DE LA PNBG…………………………………………………………………………. 19
2.1. LES PRINCIPES ……………………………………………………………………………………………… 19
2.2. LES ORIENTATIONS POLITIQUES……………………………………………………………………….. 20
2.3. LES OBJECTIFS………………………………………………………………………………………………. 21
3. STRATEGIE DE LA PNBG…………………………………………………………………………. 22
CADRE LOGIQUE……………………………………………………………………………………………… 40
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
ADP : Assemblée des Députés du Peuple
AGEDECOL : Agence d’Appui à la Gestion et au Développement des Collectivités Locales
AN : Assemblée Nationale
CCIA : Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat du Burkina Faso
CDMT : Cadre de Dépenses à Moyen Terme
CENI : Commission Electorale Nationale Indépendante
CES : Conseil Economique et Social
CFAA : Acronyme anglais de « Obligation de rendre compte de la gestion publique et privée »
CNBG : Coordination Nationale de la Bonne Gouvernance
CNC : Certificat National de Conformité
CNCC : Commission Nationale de la Concurrence et de la Consommation
CND : Commission Nationale de la Décentralisation
CNEL : Collège National des Economies Locales
CSI : Conseil Supérieur de l’Information
CSLP : Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté
CT : Collectivité Territoriale
DCPM : Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle
FCFA : Franc de la Communauté Financière Africaine
FODECOL : Fonds de Développement des Collectivités Locales
FODECOM : Fonds de Démarrage des Communes
HACLCC : Haute Autorité de Coordination de la Lutte Contre la Corruption
INSD : Institut National de la Statistique et de la Démographie
IST/SIDA : Infections Sexuellement Transmissibles/Syndrome d’Immunodéficience acquise
LPDRD : Lettre de Politique de Développement Rural Décentralisé
MAEP : Mécanisme Africain d’Evaluation Entre Pairs
MATD : Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation
NEPAD : Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique
NSN : Note de Stratégie Nationale
OHADA : Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique
OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement
ONAP : Observatoire National de la Presse
ONAPAD : Observatoire National de la Pauvreté et du Développement Humain Durable
ONEL : Observatoire National des Elections
ONG : Organisation Non Gouvernementale
OSC : Organisations de la Société Civile
PADEG : Programme d’Appui à la Consolidation du Processus Démocratique, l’Etat de Droit et la Bonne Gouvernance
PAMER Projet d’Appui à la Micro-Entreprise en milieu Rural
PANRJ : Plan d’Action National pour la Réforme de la Justice
PI : Programme d’Investissement
PM : Premier Ministère
PME/PMI : Petites et Moyennes Entreprises/Petites et Moyennes Industries
PNBG : Politique Nationale de Bonne Gouvernance
PNBG : Plan National de Bonne Gouvernance
PNDRD : Programme National de Développement Rural Décentralisé
PPTE : Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés
PRGB : Programme de Renforcement de la Gestion Budgétaire
PRGE Projet d’Appui au Renforcement de la Gouvernance Economique
PRPC Programme pour la Réduction de la Pauvreté en milieu Communal
RCD : Rapport sur la Coopération et le Développement
REN-LAC : Réseau National de Lutte Anti-Corruption
RONC Rapport sur l’Observation des Normes et Codes
SAGEDECOM : Service d’Appui à la Gestion et au Développement des Communes
SE/BG : Secrétariat Exécutif de la Bonne Gouvernance
SNBG : Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance
TOD : Textes d’Orientation de la Décentralisation
UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine
2
AVANT - PROPOS
3
Bien évidemment, en tant que cadre d’orientation stratégique, la politique
nationale de bonne gouvernance sera opérationnalisée à travers des plans triennaux
successifs en parfaite cohérence avec le Programme d’Actions Prioritaires (PAP) de
mise en œuvre du CSLP.
Lassané SAVADOGO
4
INTRODUCTION
1. La bonne gouvernance est généralement admise et comprise comme
l’exercice de l’autorité économique, politique et administrative en vue de gérer les
affaires d’un pays à tous les niveaux. Elle englobe les mécanismes, les processus et
les institutions par le biais desquels les citoyens expriment leurs intérêts, exercent
leurs droits juridiques, assument leurs obligations et auxquels ils s’adressent en vue
de régler leurs différends.
5
Les axes prioritaires en matière de bonne gouvernance s’articulent autour de
quatre (4) pôles :
6
1. ETAT DES LIEUX DE LA GOUVERNANCE
1.1. RESULTATS DE L’EVALUATION DU PLAN NATIONAL
DE BONNE GOUVERNANCE
12. Depuis les réformes induites par les Assises Nationales sur le rôle et les
missions de l’Etat tenues en décembre 1997, des améliorations ont été introduites au
niveau de l’action gouvernementale :
7
- par ailleurs, en 2000, les besoins de sécurité publique se sont faits pressants
et se sont posés à l’Etat et aux populations à la suite d’actes répétés de
criminalité violente risquant d’annihiler les efforts de développement
entrepris. Bien que n’ayant pas été prise en compte dans les objectifs
globaux du plan national de bonne gouvernance, la lutte contre l’insécurité
a constitué l’une des préoccupations majeures du gouvernement qui a
adopté des mesures concrètes afin d’y faire face. C’est dans ce cadre qu’a
été adoptée la loi n°032-2003/ AN du 14 mai 2003, relative à la sécurité
intérieure.
En outre, une charte des partis et formations politiques a été adoptée par la loi
n° 032-2001/AN du 29 novembre 2001 et la loi n° 12-2000/AN du 02 mai 2000, fixe
les conditions du financement public des activités des partis et des campagnes
électorales.
8
17. Il importe de relever que depuis le forum national sur la justice organisé en
octobre 1998, des mesures et actions encore plus profondes ont été programmées,
dans le Plan d’Action National pour la Réforme de la Justice au Burkina (PANRJ)
pour la période 2002-2006. Ce plan d’action, adopté par le gouvernement en avril
2000, a fait l’objet d’une table ronde des partenaires techniques et financiers. Il a
pour objet de contribuer à renforcer les institutions et l’efficacité de la justice et
d’élargir son accès. Il convient de relever que toutes les actions programmées n’ont
pas pu être réalisées à échéance prévue.
18. Par ailleurs, pour plus d’opérationnalité, l’ancienne Cour Suprême a été
éclatée en quatre juridictions supérieures qui sont : le Conseil Constitutionnel, la
Cour de Cassation, le Conseil d’Etat et la Cour des Comptes. Cette réorganisation,
qui achève la séparation institutionnelle des ordres administratif et judiciaire, rend
nécessaire la création d’un tribunal des conflits, afin d’éviter les dénis de justice
résultant des éventuels conflits de compétence. Sur un autre plan, il convient de
mentionner la mise en place de la Haute Cour de Justice, compétente pour
connaître des actes commis par le Président du Faso dans l’exercice de ses
fonctions et constitutifs de haute trahison, d’atteinte à la Constitution ou de
détournement de deniers publics, et pour juger les membres du gouvernement en
raison de faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de leurs fonctions.
19. Il convient de signaler également la création du tribunal pour enfants qui est
compétent pour connaître des infractions commises par les mineurs de moins de 18
ans. De même, le Conseil Supérieur de la Magistrature a été réorganisé (loi
organique n° 035-2001/AN du 12 décembre 2001) et de nouvelles juridictions ont
été créées à Tougan, Banfora, Ziniaré, Boromo, Manga, Kongoussi, Diapaga, Yako,
Léo et Bogandé pour contribuer au rapprochement de la justice des justiciables.
Enfin, les statuts des professions de magistrat et d’avocat ont été révisés.
9
des collectivités territoriales et des établissements parapublics ». Le Médiateur s’est
illustré dans la résolution de nombreux conflits et litiges grâce à son pouvoir d’auto-
saisine ou suite aux recours des administrés.
La Commission Electorale Nationale Indépendante
23. La création d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), en
tant qu’organe permanent, a constitué une innovation majeure. Composée de quinze
membres (cinq membres de la société civile, cinq membres des partis politiques
d’opposition et cinq membres des partis de la mouvance présidentielle), elle est
présidée par un représentant de la société civile.
10
1.1.1.5 - La société politique
La vie politique est animée par plusieurs partis politiques d’obédiences diverses.
Ces partis qui ont vu le jour à la faveur du processus de démocratisation intervenu
en 1991, jouent un rôle important dans le dispositif institutionnel de gouvernance
nationale.
28. Bien que non visés expressément dans le plan national de bonne gouvernance
de 1998, les partis politiques jouent un rôle essentiel dans la gouvernance
démocratique. La Constitution, en son article 13, leur assigne un rôle d’animation de
la vie politique, d’expression du suffrage, d’information et d’éducation des citoyens.
Dans les faits, les partis politiques concourent quotidiennement à l’animation de la
vie politique nationale. Ils participent directement au fonctionnement des institutions
politiques républicaines et aux opérations électorales. Ils constituent de ce fait des
cadres organisationnels de sélection du personnel politique. Leur existence et leur
nombre déterminent l’orientation politique du pays et la nature de son régime
politique.
30. La société civile y est définie comme « toute forme d’organisation en dehors de
la famille et de l’Etat, ou toute forme d’organisation entre la sphère domestique et la
sphère publique ».
32. Des organisations faîtières, telles que le Secrétariat Permanent des ONG
(SPONG) et la Cellule Nationale de Renforcement des Capacités des Organisations
de la Société Civile regroupent un certain nombre d’associations et d’ONG. De
nombreux réseaux permettent de capitaliser les actions d’éveil, d’alerte et de soutien
à la production des associations et ONG.
11
trentaine d’associations, de l’Observatoire National de la Presse (ONAP) créé en l’an
2000 sur l’initiative des journalistes et du Centre pour la Gouvernance Démocratique
(CGD).
35. L’administration est l’instrument par lequel l’Etat met en oeuvre les politiques
de développement économique, social et culturel. Elle devrait servir de trait d’union
et d’interface entre l’Etat et les autres acteurs.
36. A cet effet, la loi n° 10/98/AN du 21 avril 1998 portant modalités d’intervention
de l’Etat et répartition de compétences entre l’Etat et les autres acteurs du
développement a été adoptée et promulguée. D’autres textes participant du
recentrage du rôle de l’Etat et de la clarification de ses missions ont également été
adoptés. Il s’agit de la loi n° 13/98/AN du 28 avril 1998 portant régime juridique
applicable aux emplois et aux agents de la fonction publique, de celle n° 20/98/AN du
5 mai 1998 portant normes de création, d’organisation et de gestion des structures
de l’Etat.
12
1.1.3. La gouvernance économique
40. L’étude nationale prospective « Burkina 2025 » est en chantier depuis 1999 et
a connu des avancées significatives au cours de la mise en œuvre du plan national
de bonne gouvernance, avec des résultats importants parmi lesquels les études
rétrospectives, l’enquête sur les aspirations nationales et la prise en compte de la
dimension spatiale. Ces études ont permis de faire des diagnostics sur les tendances
lourdes (constituant un frein au développement), les forces et les faiblesses et de
dégager des perspectives en mettant en lumière les opportunités, les menaces et les
germes de changement.
41. Les efforts du Gouvernement se sont poursuivis afin de créer les conditions de
la mise en œuvre effective et progressive de l’approche-programme. L’adoption en
2000 du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) comme principal
cadre de référence et de cohérence des politiques sectorielles, favorise la synergie
d’actions en vue de réaliser non seulement les objectifs nationaux de développement
mais aussi ceux du Nouveau Partenariat pour le Développement (NEPAD) et du
Millénaire.
42. Dans cette dynamique, des stratégies sectorielles ont été adoptées : la politique
sanitaire nationale en 2000 et son programme national de développement en 2001,
la stratégie multisectorielle de lutte contre le VIH/SIDA et les IST en 2001, le Plan
Décennal de Développement de l’Enseignement de Base (PDDEB) en 2002, la
Stratégie de Développement Rural (SDR) en 2003, la Lettre de Politique de
Développement Rural Décentralisé (LPDR) en 2002, le Plan de Renforcement de la
Gestion Budgétaire (PRGB) en 2002.
13
instruments mis au point pour la gestion opérationnelle du développement. Le
programme met en cohérence les actions mises en œuvre au niveau sectoriel et
rend ainsi plus visibles les actions publiques en matière de lutte contre la pauvreté.
47. La lutte contre les crimes économiques ne peut être effective sans le
renforcement des capacités opérationnelles des différentes institutions et structures
que sont :
14
le renforcement des capacités techniques et professionnelles des opérateurs
économiques, et une campagne de sensibilisation sur les différentes potentialités
qu’offrent les directives et règlements de l’Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine (UEMOA). Une lettre de politique de développement du secteur privé a
également été adoptée en fin 2002 de même qu’un Plan de Développement pour la
Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat pour la période 2003-2007. Les
projets tels que la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso, le Projet d’Appui à la
Compétitivité et au Développement de l’Entreprise ainsi que le Centre de Formalités
des Entreprises, ont vu le jour.
15
54. Il convient également de noter les effets positifs de la réduction des coûts de
certains facteurs de production tel que le téléphone, la transparence et l’équité dans
le domaine des achats publics, la rationalisation des investissements, la
maintenance des équipements, la réduction des coûts des services sociaux, l’équité
dans la fixation des prix au producteur, ou l’attrait que peut exercer sur des
investisseurs nationaux et étrangers un environnement national incitatif.
55. A cet effet, un certain nombre de mesures sont prises en vue de maîtriser les
coûts des facteurs de production, notamment dans le domaine de l’énergie
électrique et des télécommunications.
57. L’événement majeur reste l’adoption, dès 1998, de quatre lois connues sous
le nom de Textes d’Orientation de la Décentralisation (TOD), portant respectivement
orientation de la décentralisation (n° 040/98/AN du 3 août 1998), organisation de
l’administration du territoire (n°041/98/AN du 6 août 1998), organisation et
fonctionnement des collectivités locales (n° 042/98/AN du 6 août 1998) et
programmation de la mise en œuvre de la Décentralisation (n° 043/98/AN du 6 août
1998). Ces quatre lois ont insufflé une dynamique particulière au processus de la
décentralisation au Burkina Faso. Elles ont été modifiées par la loi n°13/2001/AN du
02 juillet 2001 (qui a introduit la région comme un troisième niveau de
décentralisation) et celle du 06 août 2003 (qui ramène les niveaux de la
décentralisation à deux par la suppression de la province en tant que collectivité
territoriale). Ainsi, les deux niveaux retenus de décentralisation sont la commune et
la région.
16
En effet, la décentralisation engagée depuis 1995 ne concerne à ce jour que
quarante neuf (49) centres urbains couvrant environ 16,5 % de l’espace national et
concernant environ 18% de la population nationale. La refonte des lois permet
d’obtenir un cadre unique de référence en matière de décentralisation ; elle permet
de définir des communes rurales à espaces et compétences en cohérence avec la
spécificité du monde rural ; enfin, elle va permettre d’harmoniser les dispositions de
la réorganisation agraire et foncière avec les textes de la décentralisation afin
d’assurer une meilleure sécurisation foncière sur l’ensemble du territoire national.
59. Divers instruments d’appui aux collectivités locales ont été institués parmi
lesquels on peut citer, l’Agence d’Appui à la Gestion et au Développement des
Collectivités Locales (AGEDECOL), le Fonds de Développement des Collectivités
Locales (FODECOL).
17
affaires publiques. Les défis à relever qui constituent en même temps des
opportunités de renforcement de la bonne gouvernance sont :
- la consolidation de l’Etat de droit démocratique et républicain pour préserver
la paix, la stabilité, la sécurité et la cohésion sociale, dans un contexte de
gouvernance participative ;
- la recherche d’une plus grande efficacité des institutions et administrations
de l’Etat, afin d’améliorer leur impact et leur efficience dans la promotion du
développement durable et de réussir la lutte contre la pauvreté ;
- L’amélioration de l’efficacité, de l’impartialité, de l’accessibilité et de la
crédibilité de la justice ;
- la promotion du genre et la responsabilisation des femmes dans les secteurs
de l’activité nationale ;
- la réduction de la pauvreté ;
- le renforcement des capacités nationales en matière de gouvernance
démocratique, économique, judiciaire et locale ;
- l’accroissement du capital humain et par conséquent de la productivité du
travail ;
- la protection des droits humains, la préservation de l’environnement et du
cadre de vie ;
- l’accroissement des infrastructures économiques ;
- l’ouverture de l’économie sur l’extérieur ;
- la prise en compte des engagements régionaux et internationaux souscrits
par le Burkina Faso dans la politique de bonne gouvernance.
64. Une attention particulière devrait être accordée à l’introduction des Nouvelles
Technologies de l’Information et de la Communication qui sont de précieux facteurs
pour le renforcement des capacités de l’environnement institutionnel et des acteurs
de la gouvernance.
65. La nécessité et l’urgence qu’il y a à relever ces défis, constituent des facteurs
déterminants dans les orientations et les objectifs de la Politique Nationale de Bonne
Gouvernance dans le cadre du CSLP.
18
- la faiblesse des moyens dans la mise en œuvre des mécanismes de
coordination, de suivi et d’évaluation ;
- la participation insuffisante des différents acteurs dans un véritable
processus de bonne gouvernance ;
- la multiplicité de programmes sectoriels et l’absence d’une coordination
efficace, permettant de garantir la nécessaire convergence entre les
différents projets ;
- l’insuffisance de capacités et de moyens d’action de la société civile ;
- la persistance de la pauvreté ;
- la montée de l’insécurité et de la criminalité.
2. COMPOSANTES DE LA PNBG
68. La Politique Nationale de Bonne Gouvernance s’enrichit de l’expérience tirée
du plan national de bonne gouvernance. A cet effet, elle a pour finalité non
seulement de consolider les différents acquis pour soutenir l’élan actuel et accélérer
l’enracinement de la bonne gouvernance dans tous les secteurs et par tous les
acteurs, mais aussi d’anticiper sur les germes de changement perceptibles dans la
société burkinabé, de renforcer le dynamisme de l’économie, d’améliorer sa
compétitivité, d’améliorer les performances des institutions et de l’administration
publique, d’accélérer le développement du capital humain nécessaire. C’est un
document qui vise le long terme (horizon 2015). A ce titre, il constitue un document -
cadre de référence et d’orientation des politiques sectorielles en matière de
gouvernance.
19
- la participation des citoyens à la prise de décision, soit directement, soit par
le biais d’institutions légitimes et reconnues articulant leurs intérêts, ce qui
implique la liberté d’opinion, d’expression et d’association ;
- le primat du droit, qui s’exprime à travers l’existence de cadres juridiques
équitables, de lois appliquées de façon impartiale et d’une justice
indépendante ;
- la transparence fondée sur la libre circulation de l’information, condition
indispensable à la compréhension et au suivi des questions d’intérêt
général ;
- l’équité, qui consiste à aménager un environnement politique, économique et
social permettant à chacune et chacun d’améliorer ou, à tout le moins, de
préserver ses conditions de vie ;
- l’efficacité, par la mise en adéquation des institutions et des besoins et
l’utilisation optimale des ressources disponibles ;
- la responsabilité, qui implique que les titulaires des postes de responsabilité,
à quelque niveau que ce soit (appareil politique, administration, économie,
société civile), rendent des comptes et, qu’en corollaire, les citoyens soient
en mesure de leur en demander ;
- le respect des engagements internationaux, régionaux et sous régionaux
contenus notamment dans la Déclaration du Millénaire pour le
Développement (OMD), l’Accord de Cotonou, le Nouveau Partenariat pour le
Développement de l’Afrique (NEPAD), le Mécanisme Africain d’Evaluation
par les Pairs (MAEP), les instruments juridiques et les programmes d’action
tels le programme d’Action de Beijing, constitue un gage de bonne
gouvernance.
72. La mise en œuvre de la PNBG implique la définition des rôles des acteurs-
clés que sont l’Etat, le secteur privé et la société civile dans l’approfondissement de
la bonne gouvernance.
73. Une mise en cohérence de ces mécanismes de suivi évaluation avec celui du
Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) s’impose. Celui-ci est un
20
instrument auquel adhèrent volontairement les Etats membres de l’Union Africaine
en tant que mécanisme africain d’auto- évaluation de la bonne gouvernance.
21
de la vie politique nationale, d’éducateurs des citoyens et d’expression de
suffrage ;
6. renforcer les institutions qui concourent au fonctionnement de la justice,
élargir l’accès à la justice, renforcer l’efficacité de la justice ;
7. promouvoir une culture de la paix et des droits humains ;
8. renforcer les capacités de la société civile et la pratique de la bonne
gouvernance en son sein.
22
3 – STRATEGIE DE LA PNBG
3.1. ELEMENTS DE STRATEGIE DE BONNE GOUVERNANCE
76. Les stratégies à mettre en œuvre ont pour finalité de permettre la réalisation
des objectifs poursuivis et de donner des réponses appropriées aux principaux défis
identifiés dans le cadre du CSLP. Elles ont soit un caractère général, soit un
caractère spécifique.
3.1.1.1. Participation
79. Toutefois, il lui revient de veiller à ce que cet exercice soit judicieusement et
effectivement partagé ; d’abord entre les trois pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire)
et les institutions consultatives, de médiation, de régulation ou de surveillance ;
ensuite avec les autres partenaires non étatiques – secteur privé et société civile –
ou décentralisés – collectivités territoriales, afin que chaque acteur puisse assumer
la plénitude de ses responsabilités dans la poursuite et l’atteinte des objectifs
convenus. L’exercice d’une gouvernance de mieux en mieux partagée constituera
un des axes majeurs de l’action publique. Le contexte socio-culturel burkinabè incite
d’ailleurs au façonnement d’une société inclusive, participative, modelée sur la
confiance mutuelle et la solidarité.
80. Initiée et systématisée dans le CSLP, la lutte contre la pauvreté est un objectif
stratégique de développement et de bonne gouvernance. Sa réussite nécessite
l’implication de tous les acteurs. Le gouvernement doit renforcer son leadership dans
la coordination des interventions des différents acteurs à travers :
- la disponibilité de l’information ;
- l’organisation des réunions périodiques ;
- la rationalisation des cadres de concertation ;
- le respect mutuel des engagements pris.
23
81. La PNBG vise la mise en œuvre des objectifs du CSLP à travers la
commission chargée de la gouvernance, des reformes institutionnelles et de la
décentralisation en sein du CSLP. A cet effet, elle prend en compte les priorités du
principal cadre de référence en procédant au partage d’informations avec les autres
acteurs et programmes existants dans une synergie d’actions.
24
- promouvoir l’éducation et renforcer les capacités d’expertise féminines ;
- promouvoir la santé de la mère et de l’enfant ;
- réduire la pauvreté des femmes ;
- renforcer le cadre et les mécanismes institutionnels de la promotion de la
femme.
86. Sur la base de ces politiques qui seront continuellement améliorées, des
actions idoines seront déployées pour appuyer les programmes de lutte contre la
pauvreté, améliorer le statut, la condition et l’image de la femme dans la société, et
créer les conditions nécessaires pour que les femmes puissent accéder, en plus
grand nombre, à toutes les sphères de décision.
87. La promotion et la protection des droits civils et politiques, ainsi que celles des
droits économiques, sociaux et culturels de tous les citoyens sont, en réalité,
indispensables au succès de toute construction démocratique.
88. La politique de l’Etat en la matière, repose sur la ferme volonté des autorités
publiques de placer la promotion et la protection des droits humains parmi les
priorités de l’action gouvernementale.
89. Des activités appropriées seront menées dans ce sens, à partir notamment
des programmes opérationnels du ministère chargé de la promotion des droits
humains. Le gouvernement est dans la phase de mobilisation des fonds nécessaires
estimés à près de 8 milliards de FCFA pour exécuter les programmes ainsi
25
déterminés sur une période de trois ans. En outre, le gouvernement a commandité
en mars 2005, une étude pour l’élaboration d’une Stratégie Nationale de Promotion
d’une Culture de la Tolérance et de la Paix au Burkina Faso.
90. Il est important que les différents acteurs s’attèlent à la promotion d’une
utilisation optimale des NTIC. En effet, l’e- gouvernance, que l’on peut présenter
comme une utilisation intensive et optimale des Nouvelles Technologies de
l’Information et de la Communication, peut contribuer :
26
ENCADRE : DEFINITION DES DOMAINES DE GOUVERNANCE
Gouvernance politique
Gouvernance administrative
Gouvernance économique
Gouvernance locale
La gouvernance locale peut être comprise comme l’exercice de l’autorité
politique, économique et administrative par les collectivités locales. Elle
implique d’abord un transfert de compétences aux collectivités territoriales
en vue de leur permettre de prendre leur destinée en main. Elle implique
également la participation des populations à la base à la gestion de la cité à
travers l’élection des autorités locales et des assemblées locales
représentatives. Elle implique enfin l’autonomie des collectivités locales dans
la gestion de leurs ressources, la définition de leurs moyens de
développement et d’exploitation de leurs ressources et de leurs priorités.
27
3.1.2.1. Gouvernance Politique
95. Dans un contexte de séparation des pouvoirs, des actions appropriées seront
initiées pour le renforcement des capacités de l’Assemblée Nationale, afin de lui
permettre de participer à la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit,
d’accompagner les activités de développement et de développer des mécanismes de
dialogue avec la société civile et les différents acteurs.
96. Le rôle du pouvoir judiciaire est absolument vital dans le système de bonne
gouvernance au service de la démocratie et du développement socio-économique.
Dans cette perspective, l’indépendance et l’impartialité de la justice sont
fondamentales, car c’est à elle que revient la mission de faire respecter la loi.
97. Dans cette optique, un Plan d’Action National pour la Réforme de la Justice
(PANRJ), a été élaboré, avec trois objectifs spécifiques :
28
Il reste nécessaire de poursuivre la mise en œuvre du PANRJ.
Ils devront intégrer dans leurs plans d’action les objectifs fondamentaux de la
PNBG en vue de renforcer leurs capacités et leur efficacité dans les domaines
respectifs. Ce sont notamment :
29
104. La société civile a un rôle à jouer en exerçant notamment une fonction de
veille, d’alerte et de surveillance.
106. Par ailleurs, la mise en place d’un système d’appui aux initiatives de
communication sociale émanant des OSC et la dynamisation permanente d’un
partenariat mutuellement bénéfique entre OSC et médias publics constituent des
objectifs à poursuivre et à réaliser.
30
* renforcer les capacités des structures en charge des achats publics et
de la gestion budgétaire ;
* améliorer le cadre juridique de la gestion budgétaire et son
application ;
* améliorer la qualité et la transparence de la loi de finances ;
* renforcer le suivi de l’exécution budgétaire et le respect des
obligations de fin de gestion ;
* approfondir la déconcentration budgétaire et la qualité de la gestion
des dépenses spécifiques ;
* améliorer la qualité et la pérennité du processus d’informatisation au
sein des ministères chargés de l’Economie et des Finances ;
* renforcer le contrôle de la gestion budgétaire.
- sur la culture de la mesure et de l’évaluation des résultats, en mettant à profit
l’important travail de recensement et d’analyse des indicateurs fait par
l’INSD à travers l’Observatoire National de la Pauvreté et du Développement
Humain Durable (ONAPAD) ;
- sur la coordination de l’Aide Publique au Développement comme condition
de renforcement du partenariat avec les Partenaires Techniques et
Financiers. Le cadre de concertation prévu par le dispositif de suivi du Cadre
Stratégique de Lutte contre la Pauvreté devrait favoriser ce dialogue
régulier ;
- sur la lutte contre la corruption, les crimes économiques et la fraude, en vue
d’améliorer le cadre de gestion macroéconomique. Pour cela, il convient de :
• relire les textes des organes de contrôle (Inspection Générale d’Etat,
Inspection Générale des Finances, Haute Autorité de Coordination de
la Lutte contre la Corruption, Comité National de Lutte contre la
Fraude).
• de renforcer les capacités humaines et matérielles de tous les organes
de contrôle ;
• de développer des initiatives de partenariat entre la Haute Autorité de
Coordination de la Lutte contre la Corruption et certaines organisations
de la société civile et du secteur privé.
31
3.1.2.3.3. Au niveau de la société civile
110. La société civile a un rôle de veille à jouer dans la lutte contre la corruption, la
délinquance financière et l’évasion fiscale. L’œuvre pionnière du REN-LAC est très
salutaire. Un forum national sur la lutte contre la corruption peut être une initiative à
mettre en œuvre au niveau de la société civile avec l’appui des partenaires au
développement. Les organisations de consommateurs mènent également des
actions d’information et de sensibilisation très importantes mais très peu visibles,
compte tenu de leurs moyens fort limités. Les pouvoirs publics continueront
d’encourager et d’appuyer ces diverses initiatives de la société civile.
32
au niveau local et éviter des activités de nature à créer des conflits locaux ou à
remettre en cause la cohésion sociale ou l’unité nationale. Dans cette perspective, il
conviendra de renforcer leur capacité d’intervention au niveau local.
116. Dans cette optique, le secteur privé et la société civile, qui verront leurs
responsabilités notablement accrues, devraient imprimer un plus grand dynamisme à
leurs organisations, afin que leurs initiatives autonomes ainsi que celles de l’Etat
enregistrent des succès plus significatifs dans les différents domaines de la bonne
gouvernance.
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3.2.2. DE LA STRATEGIE DE COMMUNICATION
118. L’approfondissement du processus de démocratisation, la promotion de la
bonne gouvernance et la participation éclairée des différents acteurs à la gestion des
affaires publiques exigent de chaque composante de la nation une parfaite
connaissance de son rôle, une réelle volonté de le jouer efficacement, des habiletés
appropriées à cet effet et un environnement favorable à la réussite d’un tel
partenariat.
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3.2.3.4 Formations
124. Ces formations, qui seront de courte durée, seront réalisées au Burkina Faso
et à l’étranger. Celles qui se dérouleront au Burkina Faso, ont pour double objectif,
de permettre l’approfondissement des connaissances sur certains thèmes retenus,
en raison de leur importance dans le cadre de la politique gouvernementale actuelle
de la gestion administrative, budgétaire et financière et de permettre la formation
d’un grand nombre de personnes.
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4.1. Risques liés à la stabilité politique et institutionnelle
128. Le processus de construction d’un Etat de droit démocratique connaît des
avancées significatives matérialisées par l’organisation régulière des élections
présidentielles, législatives et municipales. La crise socio-politique qui a secoué le
pays en 1998-1999 a montré la fragilité des piliers qui soutiennent un tel Etat. Fort
heureusement, les valeurs de tolérance et de solidarité en ces moments de
déchirement, ont pris le dessus sur toute autre considération pour ramener la paix et
la cohésion sociales, garantes de la stabilité d’une nation. Les risques d’effritement
de ces valeurs sont bien réels et constituent une menace pour la stabilité politique et
la bonne marche des institutions républicaines chargées de réguler la vie politique
nationale, alors même que ces valeurs traduisent aujourd’hui l’aspiration des
populations burkinabè, ainsi qu’il ressort des résultats de l’étude prospective
« Burkina 2025 » et de la vision qui en découle : « le Burkina Faso, une nation
solidaire de progrès et de justice qui consolide son respect sur la scène
internationale. »
36
de pilotage et de coordination stratégiques et sectorielles. Comment créer les
conditions nécessaires pour un partage réussi des responsabilités avec les autres
acteurs du secteur privé et de la société civile, qui ne pourront intervenir utilement
que s'ils disposent de réelles capacités de réactivité, de pré- activité, mais surtout de
pro- activité ?
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Le comité ministériel d’orientation et de suivi est présidé par le Premier
Ministre, qui est assisté du Ministre de l’Economie et du Développement et de celui
des Finances et du Budget. Il comprend en outre les présidents et les vice-présidents
des commissions sectorielles et thématiques. Au nombre de ces commissions, la
commission chargée de la gouvernance, des réformes institutionnelles et de la
décentralisation, qui est présidée par le Ministre en charge de la Fonction Publique et
de la réforme de l’Etat est spécifiquement chargée de :
136. Toutefois, cette commission devra s’élargir aux acteurs de la société civile, du
secteur privé et éventuellement de la société politique.
En tout état de cause, après l’adoption de la PNBG, le cadre institutionnel sera revu.
De même, il sera élaboré un plan d’actions pour sa mise en œuvre. L’élaboration de
ces deux documents associera de manière consensuelle les différents acteurs.
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5.2. SYSTEME DE SUIVI ET D’EVALUATION
137. Tout comme la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation seront effectués de
façon continue, concertée et participative, impliquant tous les acteurs nationaux ainsi
que les partenaires au développement concernés. Dans le respect des attributions et
prérogatives des différents acteurs, la commission chargée de la gouvernance, des
réformes institutionnelles et de la décentralisation, jouera un rôle primordial dans le
système de suivi. Elle pourra notamment proposer des mesures d’actualisation, de
correction ou de réorientation, afin que les activités à mener conservent
constamment leur pertinence et leur opportunité.
138. Quant à l’évaluation, elle pourra intervenir au terme de trois années
conformément au Programme d’Actions Prioritaires (PAP) du CSLP et portera sur les
éléments suivants : conception, formulation, configuration et contenu, pertinence,
impact et pérennité des activités réalisées, opérationnalité et effectivité de la
coordination des activités, des apports et des projets, exploitation des synergies, des
liens de connexité ou de complémentarité dans la conduite des activités participant
de la bonne gouvernance. Ce sera une évaluation externe et indépendante.
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CADRE LOGIQUE de la PNBG
Objectifs généraux Objectifs spécifiques Indicateurs objectivement vérifiables Moyens et sources d’information Hypothèses et Risques
Objectif général 1. Consolider 1 1. Consolider le rôle fondamental Nombre de sessions parlementaires. Discours du Chef du Gouvernement sur l’état de Stabilité politique
le processus de construction d’un et multiforme de l’Etat en tant que Tenue régulière d’élections présidentielles, la Nation.
Etat de droit, à même de jouer gérant du contrat social législatives, et municipales. Paix sociale
efficacement son rôle normatif Rapport des observateurs des élections et de la
d’orientation et d’impulsion du CENI.
développement socio- 1 2. Prévenir et réduire les conflits Dispositifs internes de prévention et règlements
économique dans un contexte de internes et inter-Etats . efficaces des conflits.
gouvernance participative. Indicateur du MAEP
1 3. Respecter la séparation des Nombre de questions orales / questions écrites. Tous rapports d’évaluation de la bonne
pouvoirs Nombre de commissions parlementaires gouvernance
d’enquête.
Indicateur du MAEP
Objectif général 2. Consolider 2.1. Améliorer l’efficacité, - Nombre de magistrats recrutés ; - Rapport d’activités du Ministère de la Justice - Maintien de l’Etat de Droit / Volonté
les principes et pratiques de la l’accessibilité et l’impartialité de la - Nombre de nouvelles juridictions créées ; - Rapport des associations des droits de l’Homme politique de réorganisation de l’appareil
démocratie et de la gouvernance justice, ainsi que les conditions - Nombre de jugements rendus dans les délais - Rapport CNDH et MBDHP Judiciaire.
politique. nécessaires à la préservation de - Indicateurs du MAEP - Rapport comité du MAEP
son indépendance. - Nombre de recours formulés par les justiciables
- Nombre d’activités de formation, de
sensibilisation et d’information réalisées
- Nombre de formations dispensées sur les droits - Rapports des organisations de défense des - Maintien de l’Etat de Droit, Volonté
2.2. Promouvoir une culture de la de la personne Droits de l’homme politique de promouvoir les droits de la
paix et des droits humains. - Baisse des atteintes aux droits de la personne - Rapports du Ministère en charge des Droits de personne humaine
- Nombre de procès intentés pour atteintes aux l’Homme
droits de la personne - Rapports du Ministère de la justice
- Indicateurs du MAEP - Rapport comité du MAEP
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2.3. Renforcer les capacités - Nombre de formations dispensées aux partis - Tout rapport d’évaluation de la bonne - Stabilité politique/ Paix sociale
institutionnelles et politiques ; gouvernance
organisationnelles des partis - Nombre de partis politiques assurant de façon
politiques. autonome la formation de leurs militants.
Objectif général 3. Accentuer la 3.1. Renforcer les capacités de la - Augmentation de la contribution des ONG aux -Rapport des collectifs d’ONG
promotion d’une société civile société civile et la pratique de la actions de développement ; - Rapports des différentes associations de droits Stabilité politique / Paix sociale
capable d’influer sur les bonne gouvernance en son sein. - Augmentation du taux de participation des de l’homme ;
différentes décisions politiques et populations aux élections et aux activités de - Rapports de l’association des Editeurs de la
économiques et de constituer un développement ; presse privée
véritable contrepoids social - Augmentation des titres de presse et médias - Rapport BSONG
privés ; - Rapport CES
- Existence de cadres de concertation avec _ Rapport SPONG
l’exécutif et avec le législatif. - Rapport comité du MAEP
Objectifs généraux Objectifs spécifiques Indicateurs objectivement vérifiables Moyens et sources d’information Hypothèses et Risques
3.2. Renforcer la pratique de la - Nombre de rapports moraux et financiers ; - Les membres élus Stabilité politique
bonne Gouvernance au sein des - Nombre de réunions statutaires ; - Assemblées Générales Paix sociale
organisations de la société civile. - Nombre de renouvellement des instances et des - Décisions des organes statutaires
mandats - Equipe du MAEP
Objectif général 4. Réformer 4.1. Consolider les institutions et - Nombre de réformes institutionnelles - Textes législatifs et réglementaires adoptés - Maintien de l’Etat de droit ;
l’Administration pour l’adapter les administrations de l’Etat, afin - Nombre de parlementaires formés - Rapport d’activités du parlement - Existence d’une volonté politique
aux évolutions de son d’améliorer leurs performances, - Nombre de cadres des administrations - Rapport d’activités des structures consultatives
environnement interne et externe leur efficacité et leur efficience. législatives et consultatives formés - Rapport d’audit
et lui conférer une efficience - Indicateurs du MAEP - Textes législatifs et réglementaires adoptés
optimale. - Rapport équipe du MAEP
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4.2. Mettre en place une stratégie - Augmentation du parc NTIC du Burkina Faso ; - Evaluations spécifiques Volonté politique
nationale de promotion des - Augmentation du Nombre d’internaute - Diminution des plaintes des agents de l’Etat sur
Nouvelles Technologies de burkinabè le non suivi de leurs carrières
l’information et de la - Utilisation de l’outil informatique pour améliorer - Informatisation effective de l’Administration
communication. la gestion de l’Administration Publique (Fichier - Equipe du MAEP
des agents de l’Etat, sécurité, justice,..).
Objectif général 5. Poursuivre la 5.1. Intensifier la politique de - Nombre de nouvelles entreprises et sociétés - Rapport de la chambre de Commerce, - Stabilité politique / Paix sociale
mise en place d’un promotion du secteur privé en créées ; d’industrie et d’Artisanat ; - Poursuite des politiques de réforme
environnement incitatif à incluant toutes les branches de - Temps mis pour la création d’une entreprise ; - Les comptes économiques nationaux. économique
l’émergence du secteur privé tout l’activité économique, notamment - Evolution de la Formation Brute du Capital Fixe - Rapport du MCPEA
en mettant l’accent sur sa l’agriculture et l’élevage, en ayant (FBCF) ; - Rapport comité du MAEP
professionnalisation afin de lui pour souci la préservation et - Evolution du taux d’investissement privé ;
permettre de répondre au mieux l’amélioration de l’environnement - Degré d’intégration à l’économie sous-régionale ;
aux exigences de la et du cadre de vie. - Degré d’insertion au processus de la
mondialisation et de l’intégration mondialisation.
régionale. - Indicateurs du MAEP
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CADRE LOGIQUE de la PNBG (suite 2)
Objectifs généraux Objectifs spécifiques Indicateurs objectivement vérifiables Moyens et sources d’information Hypothèses et Risques
5.2. Améliorer la participation de la - Nombre de femmes leaders d’organisations - Parlement Volonté politique
femme au processus de politiques ou associatives - Gouvernement
développement économique, - Nombre de femmes parlementaires - Etudes sur le secteur privé
politique et social. - Nombre d’implications des organisations - Etudes sur les associations
féminines dans les discussions sur les questions - Rapport comité du MAEP
nationales
- Nombre de femmes chefs d’entreprises
Objectif général 6. Améliorer la 6.1. Renforcer les capacités de - Nombre de cadres formés ; - Rapports d’exécution de la PNBG ; - Maintien de l’Etat de Droit / Volonté
bonne gouvernance économique pilotage et de gestion stratégique - Nombre d’administrations équipées en NTIC. - Rapports et études du CAPES ; politique de réorganisation de l’appareil
en tant que condition essentielle du développement national ainsi - Rapport de suivi des structures sectorielles judiciaire.
pour la promotion de la que celles de conception, de - Rapport comité du MAEP
croissance économique et la formulation, de mise en œuvre et
réduction de la pauvreté. d’évaluation des politiques
sectorielles ou régionales.
Objectif général 7. Mettre en 7.1. Parachever la mise en place - Nombre de nouvelles collectivités territoriales - Ministère de l’Administration Territoriale et de la - Maintien de l’Etat de droit / Poursuite du
œuvre le principe de la des collectivités territoriales et créées ; Décentralisation processus de décentralisation
responsabilité et de la assurer le transfert harmonieux - Nombre de programmes de développement des - Rapport comité du MAEP
participation à la base. des compétences et des moyens collectivités territoriales
correspondants. - Indicateurs du MAEP - Volonté politique
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7.2. Renforcer les capacités des - Nombre d’acteurs de la gouvernance - Répertoires des associations et ONG au niveau Maintien de l’Etat de droit
acteurs de la gouvernance au formés dans les domaines civiques et spécifiques local ; Poursuite du processus de
niveau local - Nombre d’entreprises locales effectivement - Rapports et études du CAPES ; décentralisation/ Volonté politique
impliquées dans le développement local - Revue des marchés publics
7.3. Assurer le fonctionnement - Stabilité des conseils municipaux ; - Délibération des conseils
efficace des collectivités - Niveau des budgets municipaux ; - Comptes administratifs et de gestion Stabilité politique / Paix sociale
territoriales - Tenue régulière des conseils municipaux
Objectif général 8. . Assurer la 8.1 préserver et/ou mettre en - Réduction de la déforestation et de la - Rapports des Ministères chargés de Stabilité politique / Paix sociale
gestion de l’Environnement et place des mécanismes et normes désertification ; l’Environnement et du Cadre de vie, des
des ressources naturelles en vue efficaces de gestion de - Diminution de l’émission des gaz à effets de ressources animales, de l’agriculture, de
d’un développement durable l’environnement et des ressources serre ; l’hydraulique et des ressources halieutiques
naturelles. - Préservation de la biodiversité. - Rapports des ONG et Associations spécialisées
dans le domaine
- Rapport comité du MAEP
Stabilité politique / Paix sociale
8.2 prévenir les conflits internes - Rareté des conflits liés au foncier rural - Idem que ci-dessus
liés à l’exploitation des ressources - Recours au dispositif législatif et réglementaire
naturelles et à la gestion de existant et relatif à la gestion des conflits
l’environnement
Stabilité politique/ Paix sociale
8.3 édifier des économies locales - Indices de pauvreté au niveau communal et - Révision CSRLP
fortes contribuant à la lutte contre régional déterminés dans les CSRLP - Rapports tous ministères et PTF
la pauvreté. - Taux de croissance soutenue des économies
locales (PLB intégré)
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