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Cette étude ethnopharmacologique au Burkina Faso a permis de répertorier 72 espèces végétales utilisées traditionnellement contre le paludisme, dont 13 ont été sélectionnées pour leurs potentialités antiplasmodiales. Les critères de sélection incluent l'utilisation traditionnelle et le manque d'études antérieures sur ces plantes. Les résultats visent à évaluer l'activité antiplasmodiale de ces espèces afin de développer de nouveaux médicaments contre le paludisme.

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Cette étude ethnopharmacologique au Burkina Faso a permis de répertorier 72 espèces végétales utilisées traditionnellement contre le paludisme, dont 13 ont été sélectionnées pour leurs potentialités antiplasmodiales. Les critères de sélection incluent l'utilisation traditionnelle et le manque d'études antérieures sur ces plantes. Les résultats visent à évaluer l'activité antiplasmodiale de ces espèces afin de développer de nouveaux médicaments contre le paludisme.

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DOSSIER SPÉCIAL : Les parasitoses tropicales

Ethnopharmacologie et paludisme au Burkina


Faso : sélection de 13 espèces à potentialités
antiplasmodiales méconnues
O. Jansen1*, M. Frédérich1, M. Tits1, L. Angenot1, S. Cousineau2, L. Bessot2,
C. Crunet2, J.-P. Nicolas2
R é s u m é

Dans la recherche de nouvelles substances actives contre les Plasmodium, les flores non explorées des pays du Sud constituent
une source potentielle privilégiée de nouveaux médicaments.

Dans ce travail, nous avons suivi une démarche ethnopharmacologique afin de répertorier et de sélectionner des végétaux intéres-
sants à étudier en laboratoire pour leurs propriétés antiplasmodiales.

Notre travail de recensement des espèces utilisées contre la malaria au Burkina Faso nous a permis de répertorier 72 espèces
végétales utilisées seules ou en association dans le traitement traditionnel du paludisme dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Finalement, treize espèces ont été sélectionnées et dix-sept échantillons végétaux ont été récoltés au Burkina Faso pour évalua-
tion en laboratoire. Les principaux critères de sélection ont été : leur utilisation traditionnelle contre la malaria et le fait que ces
plantes n’aient pas (ou peu) été étudiées sur le plan antiplasmodial. Les liens de chimiotaxonomie éventuels avec des plantes déjà
connues pour leurs propriétés antiplasmodiales ainsi que les possibilités de valorisation des espèces au niveau local (MTA) ont
également été considérés.

INTRODUCTION du côté de la prévention et de la maîtrise du vecteur, la recherche


permanente de nouvelles molécules actives contre les Plasmodium.
La malaria reste un des principaux problèmes de santé publique
dans le monde et principalement dans les pays du Sud. Dans son De nombreuses substances naturelles (ou leur dérivés) sont
«World malaria report» de 2005, l’OMS rapporte que 107 pays et actuellement utilisées comme médicament contre le paludisme en
territoires comptent des zones où il y a un risque de transmission du médecine moderne ; notamment la quinine, l'atovaquone, ainsi que
paludisme et que quelques 3,2 milliards de personnes vivent dans l’artémisinine et ses dérivés.
des régions à risque. Entre 350 et 500 millions d’épisodes palustres
cliniques sont recensés annuellement dans le monde. Le paludisme Les flores non explorées des pays du Sud restent donc une
à Plasmodium falciparum est responsable de plus d’un million de source potentielle privilégiée pour la découverte de nou-
décès chaque année, surtout chez les enfants en bas âge. veaux médicaments antipaludéens.

Le plus lourd tribut est payé par l’Afrique : environ 60 % des cas Cette recherche de nouvelles molécules actives ne doit pas
dans le monde, quelques 75 % des cas de paludisme à Plasmodium occulter l’urgente nécessité pour les pays du Sud d’avoir à leur
falciparum et plus de 80 % des décès se produisent en Afrique disposition des remèdes efficaces et accessibles permettant de
subsaharienne. Ainsi, le paludisme reste actuellement la maladie soigner les accès palustres de leur population. Dans leur grande
infectieuse qui provoque le plus de décès d'enfants en Afrique – majorité, les habitants des régions rurales n’ont pas accès aux
trois fois plus que l'infection due au VIH ; le paludisme tuerait un
enfant africain toutes les 30 secondes (OMS/UNICEF/RBM, World
malaria report 2005).
Contact

1. Laboratoire de Pharmacognosie, Université de Liège,


Bat. B36, Avenue de l’hôpital 1, 4000 Liège, Belgique
2. Association Jardins du Monde
OBJECTIFS 15 rue Saint-Michel, 29190 Braspart

* Ccorrespondance : [email protected]
Les résistances croissantes aux médicaments disponibles ainsi que
l’absence de vaccin efficace, nécessitent, parallèlement à un effort

Ethnopharmacologia, n°41, juin 2008


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DOSSIER SPÉCIAL : Les parasitoses tropicales

médicaments modernes et ont principalement recours aux plantes donc d’être recherchées en vue d’isoler de nouveaux principes actifs
médicinales locales pour se soigner. utiles pour combattre P. falciparum et/ou de valider leur utilisation
traditionnelle.
Des données précises sur l'efficacité et l'innocuité des plantes des
pharmacopées traditionnelles sont donc également nécessaires Ainsi, certaines espèces dont l’absence de toxicité et l’activité anti-
dans un contexte de prise en charge locale du paludisme. plasmodiale serait validée scientifiquement, mériteraient d’être valo-
risées localement via, par exemple, la mise au point de
De nombreuses plantes utilisées en Afrique de l’Ouest pour soigner «Médicaments traditionnels améliorés» (MTA).
le paludisme ont démontré des propriétés antiplasmodiales dans
des tests in vitro ou in vivo, notamment Cochlospermum tinctorium, Le travail présenté ici consiste à sélectionner des végétaux intéres-
Azadirachta indica, Vernonia colorata, Combretum micranthum,… sants pour l’étude de leur activité antiplasmodiale en laboratoire.
(Soh et Benoit-Vical, 2007).

Les propriétés antiplasmodiales d’espèces utilisées traditionnellement


dans le traitement du paludisme et non encore étudiées mériteraient MATERIEL ET METHODE

Par un concours de circonstances, notre étude s’est tournée vers la


flore du Burkina Faso, en collaboration étroite avec l’association
«Jardins du Monde», active dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Tableau 1 : Liste non exhaustive des espèces sélectionnées


1. Recensement des usa-
Acanthospermum hispidum DC Ficus thonningii Blume ges d’espèces utilisées
Afzelia africana Smith ex Pers. Flueggea virosa (Roxb ex. Wild) Voigt. dans le traitement tradi-
Ageratum conyzoides L. Gardenia sokotensis Hutch tionnel de la malaria au
Annona senegalensis Pers. Guiera senegalensis Lam. Burkina Faso
Anogeissus leiocarpus (DC) Guill. et Perr. Hyptis spicigera Lam.
Argemone mexicana L. Jatropha gossypiifolia L.
Azadirachta indica A. Juss. Khaya senegalensis Desr (A.Juss) Dans un premier temps, nous
Balanites aegyptiaca (L.) Del. Lippia multiflora Moldenke avons recensé les quelques don-
Bauhinia rufescens (Lam.) Loeseneriella africana (Willd.) Wilczeck nées provenant de thèses et de
Bergia suffruticosa Fenzl Mangifera indica L. documents locaux traitant de
Bidens pilosa L. Maytenus senegalensis (Lam.) Exell. médecine et pharmacopées tra-
Bombax costatum Pellegr. & Vuil. Mitragyna inermis (Willd.) O.Kuntze ditionnelles au Burkina Faso
Boswellia dalzielli Hutch Morinda lucida Benth (Flahaut, 1999 ; Mazuel, 1995 ;
Caesalpinia pulcherrima (L.) Sw. Nauclea latifolia Smith Nacoulma, 1996 ; Guinko, 1988 ;
Capparis sepiaria L. Newbouldia laevis (P. Beauv.) Seeman ex Bureau Millogo, 2006).
Cassia mimosoides L. Ocimum americanum L.
Cassia occidentalis L. Oxytenanthera abyssinica (A.Rich.) Munro De plus, nous avons consulté
Cassia siamea (Lam) Ozoroa insignis Del. quelques ouvrages en relation
Cassia sieberiana DC Psidium guajava L. avec notre sujet (Pousset, 1989,
Casuarina equisetifolia (L.) Forst Psorospermum senegalense Spach 2004 ; Arbonnier, 2002 ; Traore,
Cenchrus biflorus Roxb. Pterocarpus erinaceus Poir. 1983).
Chrysanthellum indicum subsp Afro americanum DC. Sclerocarya birrea Hoscht
Cissus adenocaulis Steud. Scoparia dulcis L.
Ensuite, nous avons pris en
Cissus gracilis Guill. et Perr. Securidaca longepedunculata Fres.
compte le résultat des enquêtes
Cochlospermum angolense Welw. Senna alata Roxb.
ethnobotaniques menées par
Cochlospermum planchonii (Afz ex G.Don) Tapinanthus bangwensis Danser
Jardins du Monde dans ce pays
Combretum micranthum G.Don parasite de Zizyphus mauritiana Lam.
(Provinces du Boulkiemdé et du
Crossopteryx febrifuga (Afz ex G.Don) Benth Terminalia avicennoides Guill. & Perr.
Sanguié) (JDM, 2006). A la
Cryptolepis sanguinolenta (Lindl.) Schlechter. Terminalia catappa L.
demande des populations loca-
Delonix regia Terminalia macroptera Guill. et Perr.
les, Jardins du monde réalise
Dicoma tomentosa Cass Tinospora bakis (A. Rich) Miers
des enquêtes ethnobotaniques
Dyschoriste perrottetii O. Kuntze Tridax procumbens L.
et recense l’usage des plantes
Entada africana Guill. et Perr. Vernonia amygdalyna Del.
médicinales. Dans sa démarche,
Ethulia conyzoides L. Vernonia colorata (Willd.) Drake
elle s’intéresse d’abord aux usa-
Eucalyptus camaldulensis Renhard Vitellaria paradoxa Gaertn.
ges populaires pour ensuite
Fadogia agrestis (Schweinf. Ex Hiern) Waltheria indica L.
s’adresser aux tradipraticiens.

Ethnopharmacologia, n°41, juin 2008


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 Jardins du Monde

 Jardins du Monde
Boswellia dalzielli
 Jardins du Monde
Gardenia sokotensis

Ficus thonningii

 Jardins du Monde
Jatropha gossypiifolia

Loeseneriella africana

Une fois cette collecte réalisée et les études scientifiques


effectuées, ces informations sont rendues aux populations en
particulier sous forme de formations à la santé.
 Jardins du Monde

Au cours de ces investigations, 72 espèces ont ainsi été répertoriées


pour leur utilisation (seule ou en association) dans le traitement tra-
ditionnel de la malaria (Tableau 1).

Ensuite nous avons sélectionné une dizaine d’espèces qui nous


semblaient les plus intéressantes à étudier sur le plan
antiplasmodial dans notre laboratoire.

2. Critères de sélection

Il n’y a pas de critères dominants dans le choix des 13 espèces Nous avons également tenu compte d’autres critères pragmatiques,
sélectionnées (Tableau 2). En revanche, nous avons suivi approxi- telles que les possibilités de valorisation de l’espèce au niveau local
mativement la progression suivante pour laisser des ouvertures. comme antipaludique (possibilité de culture,…). Par contre,
certaines espèces ou parties de plantes (e.a : racines) ont été
Les données bibliographiques recueillies sur les espèces recensées écartées faute de disponibilité suffisante.
nous ont permis de faire une première sélection. Ainsi, les espèces
déjà connues pour leurs propriétés antiplasmodiales et/ou déjà très Par exemple, Azadirachta indica, Vernonia colorata et Combretum
bien étudiées sur le plan phytochimique ont été écartées, en micranthum ont été bien étudiées (Soh et Benoit-Vical, 2007). Il nous
ménageant cependant celles qui ont montré une activité in vitro semblait difficile de reprendre ces travaux. D’autres comme Fadogia
et/ou in vivo et pour lesquelles aucun principe actif n’a été isolé. agrestis sont en court d’études par d’autres collègues.

Les liens de chimiotaxonomie éventuels ont été valorisés : genre ou Par ailleurs, les résultats de ces études sont pris en compte par
famille déjà connu pour ses propriétés antipaludiques (ex : Jardins du monde dans le cadre de la valorisation de la pharmacopée
Asteraceae et lactones sesquiterpéniques). locale auprès des populations.

Ethnopharmacologia, n°41, juin 2008


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DOSSIER SPÉCIAL : Les parasitoses tropicales

RESULTATS un rôle important dans une prise en charge globale de la pathologie,


ne sont pas prises en compte. Nous espérons, à l’issue de ce scree-
Soixante-douze espèces ont été répertoriées pour leur usage dans ning antiplasmodial in vitro, pouvoir sélectionner quelques espèces
le traitement traditionnel du paludisme (Tableau 1). Nous en avons prometteuses en termes de potentialités antipaludiques.
sélectionné treize dont les propriétés antiplasmodiales nous sem-
blaient particulièrement intéressantes à étudier. Les principales Un fractionnement bioguidé des extraits actifs pourra alors être envi-
informations concernant le mode d’utilisation de chaque plante dans sagé en vue de l’isolement de nouveaux principes actifs dont le
le traitement traditionnel du paludisme ainsi que les données dispo- mécanisme d’action devra être déterminé. Différentes possibilités de
nibles sur ces plantes en rapport avec le paludisme (rapport d’acti- valorisation de l’espèce au niveau local, dans une recette de MTA
vité antiplasmodiale, phytochimie en rapport avec l’activité,..) sont antipaludéen, pourraient également être envisagées en fonction des
détaillées dans le tableau 2. Parmi les 13 espèces sélectionnées, 17 résultats de nos futures investigations.
échantillons furent récoltés au Burkina Faso dans les provinces du
Boulkiemdé, du Sanguié et de la Comoé (Tableau 3).

REMERCIEMENTS

DISCUSSIONS ET PERSPECTIVES Les auteurs tiennent à remercier tous ceux qui de près ou de loin ont
contribué à la réalisation de ce travail, en particuliers les Professeurs
Il s’agira maintenant de réaliser des extraits de polarités différentes J-B. Nikiéma (UFR-SDS, Université de Ouagadougou ; DMPT
à partir des 17 échantillons récoltés (CH2Cl2, MeOH, Eau) et de tes- (DGPML) - Ministère de la Santé du Burkina Faso), O. G. Nacoulma
ter des dilutions de ces extraits sur deux souches de P. falciparum (Université de Ouagadougou), J.Millogo-Rasolodimby et S. Guinko
(chloroquino-résistante et – sensible) afin d’évaluer leur potentiel (UFR-SVT, Université de Ouagadougou) ainsi que les Docteurs Z.P.
antiplasmodial in vitro (détermination des CI 50) (Philippe, 2005). Dakuyo (Phytofla) et M. Olivier (Projet PHAVA) pour leur aide et
leurs conseils précieux.
La cytotoxicité des extraits montrant une activité sera évaluée sur
fibroblastes humains afin de vérifier l’absence de toxicité pour des
cellules saines et de déterminer un index de sélectivité vis-à-vis du
Plasmodium.

Les mélanges décrits dans nos données ethnopharmacologiques


incluant plusieurs plantes sélectionnées seront également étudiés
afin de déceler une éventuelle potentialisation des effets antiplasmo-
diaux.

Ce screening antiplasmodial se focalise sur une des facettes du


paludisme, la phase érythrocytaire du parasite. Les différents
aspects comme les propriétés fébrifuges, gamétocitocides et/ou
schizonticides hépatiques éventuelles des plantes, jouant pourtant

Tableau 3 : Echantillons récoltés au Burkina Faso pour étude de leurs propriétés antiplasmodiales

Espèce Echantillon Lieu de récolte


(* = Herboriste)

1 Bauhinia rufescens Lam. Feuilles Koudougou


Tiges Koudougou
2 Bergia suffruticosa Fenzl. Plante entière Koudougou*
3 Boswellia dalzielii Hutch Feuilles Kassou
4 Crossopteryx febrifuga (Afz ex G.Don) Benth Feuilles Banfora
5 Dicoma tomentosa Cass. Plante entière Banfora*
6 Dyschoriste perrottetii O. Kuntze Parties aériennes Koudougou*
7 Ficus thonningii Blume Feuilles Godin
8 Gardenia sokotensis Hutch Feuilles Godin
9 Jatropha gossypiifolia L. Feuilles Bonyol
10 Loeseneriella africana (Willd.) N. Hallé Feuilles Banfora
11 Psorospermum senegalense Spach Feuilles Banfora
12 Vitellaria paradoxa Gaertn. Ecorces Godin
Ecorces 2 Réo
Feuilles Réo
13 Waltheria indica L. Racines Réo
Tiges feuillées Réo

Ethnopharmacologia, n°41, juin 2008


Tableau 2 : Espèces sélectionnées à potentialités antiplasmodiales

DOSSIER SPÉCIAL : Les parasitoses tropicales


Ethnopharmacologia, n°41, juin 2008

Espèce et famille Synonymes Noms vernaculaires Morphologie Données ethnobotaniques Données bibliographiques
(Mooré) répartition géo disponibles

Bauhinia rufescens = Bauhinia adansoniana Guill. et Perr. Tipoèga (Guinko, 1988) Arbuste-buisson Une poignée de tiges feuillées bouillie Pas de rapport de l’activité antiplasmodiale
Lam. = Piliostigma rufescens (Lam.) Benth. Ti-pohèga Zone soudano- dans 1 l d’eau ; décoction à boire 2 fois /jour de B. rufescens ; peu d’étude sur cette espèce
FABACEAE = Adenobulus rufescens (Lam.) Schmitz pweg-tiiga sahélienne jusqu’à amélioration des symptômes
(Arbonnier, 2002) (Nacoulma, 1996) (JDM, Koudougou, 2006) Bauhinia sp.
- Extrait EtOH de B. guianensis montre une bonne
activité in vivo sur Plasmodium vinckei mais est
faiblement actif in vitro (Muñoz,2000)
- Racemosol et dérivés isolés des racines de
B. malabrica ont une activité antimalarique modérée
sur P. falciparum (Kittakoop, 2000)

Bergia suffruticosa Kwirb kwirbe Sous-arbrisseau Toute la plante en décoction (boisson Pas de rapport de l’activité antiplasmodiale
Fenzl (Guinko, 1988) vivace et lavement) contre le paludisme de B. suffruticosa (ni Bergia sp.)
ELATINACEAE Sagab-tiim Zone sahélienne : des enfants (Guinko, 1988)
(Nacoulma, 1996) bord argileux des mares Tiges feuillées en usage interne contre Propriétés antioxydante et antiradicaux libres
le paludisme infantile (Nacoulma, 1996) des parties aériennes (Anandjiwala, 2007)
Se trouvent chez les herboristes des
marchés à Koudougou, utilisées contre Peu d’études sur cette espèce et cette famille
le palu et comme fortifiant (JDM, 2006)

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Boswellia dalzielii Arbre à encens Kômbreyôogo, Arbre Rameaux feuillés utilisés contre le Pas de rapport de l’activité antiplasmodiale de
Hutch (Fr., Arbonnier, 2002) Gômbreyôogo Zone sahélienne paludisme (Traore, 1983) B. dalzielii (ni Boswellia sp.)
BURSERACEAE (Guinko, 1988) En usage interne : tiges feuillées utilisées
Gondregneogo, comme fébrifuge, anti-inflammatoire Propriétés anti-inflammatoires de la résine
Kondregneogo Ecorces : contre paludisme avec douleurs (Duwiejua, 1993)
(Nacoulma, 1996) intestinales (Nacoulma, 1996) Activités antibactérienne et anti-oxydante
Ecorce : contre les fièvres (Arbonnier, 2002) in vitro de l’écorce de tronc (Alemika, 2006)

Crossopteryx febrifuga Rondeletia febrifuga Afzel. ex G. Don Kumbrewânga Arbuste Tiges feuillées en décoction pour boire et Extrait alcaloïdique (feuilles) a une CI50 < 10µg/ml
(Afz ex G.Don) Benth Rondeletia africana Winterb (Guinko, 1988) Savanes se laver en cas de paludisme (propriétés in vitro sur P. falciparum (Sanon, 2003)
RUBIACEAE Crossopteryx kotshyana Fenzl. Kumbrwaga, soudano-guinéennes anti-inflammatoire et analgésique)
(Arbonnier, 2002) kansdem-tooré (Flahaut, 1999) Bonne activité in vivo de l’extrait EtOH d’écorce
Crossopteryx africana Baill. (Nacoulma, 1996) Rameaux utilisés en cas de paludisme, de tige contre P. berghei (Elufioye, 2004)
(Tropicos) fièvre (Arbonnier, 2002)
Tiges feuillées et fruits en usage interne : Note : Pas de principe actif antiplasmodial isolé
contre le paludisme avec douleurs gastro-
intestinales, ictère, fièvres,… (Nacoulma, 1996)
Tiges feuillées en infusion : contre le palu,
associées à Mitragyna inermis (Traore, 1983)
Tiges feuillées en décoction pour boire et
se laver, en association avec Fadogia agrestis
et Gardenia sokotensis (Guinko, 1988)

Dicoma tomentosa Gômtidga Herbacée annuelle Toute la plante en décoction (lavements) Pas de rapport de l’activité antiplasmodiale
Cass (Guinko, 1988) ramifiée contre le paludisme des enfants avec de D. tomentosa (ni Dicoma sp.)
ASTERACEAE Gômtidga, Afrique intertropicale inflammation de la rate (Guinko, 1988) Germacranolide isolés de D. tomentosa
sakwipèelga Asie tropicale Tiges feuillées : Idem ; aussi contre le (Bohlmann, 1982)
(Nacoulma, 1996) paludisme des adultes en usage Lactones sesquiterpéniques se retrouvent dans
interne (Nacoulma, 1996) plusieurs espèces du genre Dicoma (Zdero, 1990)
Dyschoriste perrottetii Pârparé (Nacoulma, 1996 ; Plante herbacée Toute la plante en décoction (lavements Pas de rapport de l’activité antiplasmodiale
O. Kuntze Guinko, 1988) à racine semi-vivace et boisson) contre paludisme des enfants de D. perrottetii (ni de Dyschoriste sp.)
ACANTHACEAE Nyi kansar (JDM, 2006) Zone soudannienne Aussi en association avec Gardenia Peu d’études sur cette espèce.
sokotensis (Guinko, 1988) Cité pour son utilisation traditionnelle contre
Tiges feuillées indiquées contre le les fièvres, le paludisme et les diarrhées ;
paludisme et la fièvre en usage interne riche en composés phénoliques et flavonoïdes ;
(Nacoulma, 1996) activité antioxydante (Sawadogo , 2006)
Se trouvent chez les herboristes de D’autres Acanthaceae antiplasmodiales :
Koudougou, utilisées contre le paludisme Andrographis paniculata : xanthones
(JDM, 2006) antiplasmodiales (Dua, 2004), Hygrophila
guianensis (Weniger, 2001)

Ficus thonningii = F. microcarpa Vahl Kusga Arbre moyen Feuilles en boisson, dans les accès Pas de rapport de l’activité antiplasmodiale
Blume = F. schimperi A. Rich. (Arbonnier, 2002) (Nacoulma, 1996) des savanes pernicieux du paludisme (D. Traore, 1983) de F. thonningii. Peu d’études sur cette espèce
MORACEAE = Ficus burkei Miq. d’Afrique tropicale, Feuilles indiquées en cas d’ictère,
= Ficus petersii Warb (Tropicos) présente des racines hépatite, fièvres, anémie (Arbonnier, 2002) Ficus sp :
aériennes pendantes, Feuilles, écorces et racines de F. fistulosa
qui s’enracinent ont des propriétés antiplasmodiales in vitro ;
isolement de verrucarine L acetate (trichotécène
macrocyclique) qui a une IC 50 < 1 µg/ml (Zhang, 2002)

Extrait MeOH d’écorce de racines de F. a une

DOSSIER SPÉCIAL : Les parasitoses tropicales


activité antiplasmodiale in vivo ; action synergique
avec chloroquine (Muregi, 2007)

Extrait alcaloïdique de feuilles de F. sycomorus a


une IC50 < 10µg/ml in vitro (Sanon, 2003)

• 79 •
Gardenia sokotensis = G. mossica A. Chev. Tang rakoènga ; Arbuste Tiges feuillées : utilisées contre la fièvre. Extrait CH2Cl2/EtOH (7:3) présente une activité
Hutch = Randia lucida A. Chev. Tang-rambrezûuda buissonnant Contre le paludisme, en association : in vivo intéressante sur P. berghei ; l’extrait
RUBIACEAE (Arbonnier, 2002) (Guinko, 1988) Zone soudano en décoction (bains, un peu en boisson) aqueux est faiblement actif ; Présence de
Tang-ra-kweenga sahélienne avec Guiera senegalensis, Fadogia agresti triterpènes, caroténoïdes et flavonoïdes (Traoré, 2006)
(Nacoulma, 1996) et Psorospermum senegalense
- Tiges feuillées avec Dyschoriste perrottetii Peu d’études sur cette espèce.
- Dans les accès palustres avec douleurs gastro
intestinales, en association avec Crossopteryx Gardenia sp :
febrifuga et Fadogia agrestis : tiges feuillées Triterpènes antiplasmodiaux isolés des
des 3 plantes en décoction, pour se laver et rameaux de G. saxatilis (Suksamrarn, 2003)
un peu en boisson (Guinko, 1988)
Tiges feuillées contre le palu avec douleurs
gastro-intestinales (Nacoulma, 1996)
Rameaux feuillés : paludisme, ictère, coliques
(Arbonnier, 2002)
Ethnopharmacologia, n°41, juin 2008

Se trouve chez les herboristes sur les marchés


à Koudougou, utilisé contre le palu (JDM, 2006)

Jatropha Médicinier rouge (Fr., Arbonnier, 2002) Wan-bin-bang-ma ; Petit arbuste En usage interne, tiges feuillées : Extrait aqueux (à chaud) actif in vitro sur
gossypiifolia L. Wan-bien-banguem-daaga buissonnant contre le paludisme ; Racines comme P. falciparum (Gbeassor ,1989)
EUPHORBIACEAE (Nacoulma, 1996) Espèce importée, fébrifuge (Nacoulma, 1996)
plantée dans les villages Feuilles indiquées contre les fièvres Isolement de nombreux diterpènes : jatrophenone
et les anémies (Arbonnier, 2002) (Ravindranath, 2003 ; Das, 1999) et lignanes :
jatrodien (Das, 1996), gossypifan (Das, 1995)
• 80 •

DOSSIER SPÉCIAL : Les parasitoses tropicales

Maytenus senegalensis (El Tahir, 2001), Salacia kraussii RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUES

Hypercicaceae antiplasmodiales : Chrysochlamys

MeOH de différentes parties ; présence d’alcaloïdes


(Figueiredo, 1998), S. madascariensis (Gessler,1994)

Propriétés antibactérienne et antifongique d’extraits


Extrait EtOH de racines d’Hippocratea africana

de P. senegalense ni d’études phytochimiques

et de tanins dans les feuilles (Ogunwande, 2001)


ALEMIKA T.E., Onawunmi G.O., Olugbade T.A. (2006) Antibacterial phe-

Extraits MeOH/DCM (1 :1) et aqueux montrés


(Azebaze, 2007), Harungana madagascariensis
Nombreuses Celastraceae antiplasmodiales :

inactifs sur P. falciparum dans un screening


nolics from Boswellia dalzielii, Journal of Natural Products and Medicine,

tenuis (Molinar, 2006), Allanblackia monticola


Pas de rapport de l’activité antiplasmodiale

Pas de rapport de l’activité antiplasmodiale


10, 108-110.
actif in vivo sur P. berghei (Okokon, 2006)

de Vitellaria sp. (ni Butyrospermum sp.)


Nombreuses Clusiaceae / Guttiferae /
ANANDJIWALA S., Srinivasa H., Kalola J., Rajani M. (2007) Free-radi-

en Afrique du Sud (Clarckson, 2004)


cal scavenging activity of Bergia suffruticosa, Journal of Natural
Peu d’études sur cette espèce

Medicines, 61 (1).

ARBONNIER M. (2002) Arbres, arbustes et lianes des zones sèches


d’Afrique de l’Ouest, 2° éd., Paris : CIRAD - MNHN, 576 p.
sur cette espèce.

AZEBAZE A.G.B., Dongmo A.B., Meye, M., Ouahouo B.M.W., Valentin


A., Nguemfo E.L. Nkengfack A.E., Vierling W. (2007) Antimalarial and
(Lenta, 2007)

vasorelaxant constituents of the leaves of Allanblackia monticola


(Guttiferae), Annals of Tropical Medicine & Parasitology, 101(1), 23-30.

BOHLMANN F., Singh P., Jakupovic J. (1982) Germacranolides from


Dicoma tomentosa, Phytochemistry, 21, 8, 2122-2124.
avec la préparation pendant 2-3 jours (Mazuel, 1995)
contre le paludisme et les fièvres (Nacoulma, 1996)

On boit un verre de la préparation 3 fois/ jour


Tiges feuillées et racine, en usage interne :

Cympobogon sp. ; se laver quotidiennement


Racines et écorces : paludisme, mais toxique
pour se laver en cas de paludisme des enfants

tiges feuillées est bouillie dans 1 litre d’eau.


paludisme en usage interne (Arbonnier, 2002)

CLARKSON C., Maharaj V.J., Crouch N.R., Grace O.M., Pillay P.,
Feuilles en usage externe dans les accès
avec inflammation de la rate (Flahaut, 1999)

pour le rein en usage interne et feuilles :

Matsabisa M.G., Bhagwandin N., Smith P.J., Fol P. I. (2004) In vitro anti-
un peu en boisson) en association avec

Décoction tiges feuillées : utilisée pour


Feuilles : ictère, fièvres (Arbonnier, 2002)
Tiges feuillées en décoction à boire et

Guiera senegalensis, Fadogia agrestis

Feuilles : paludisme, fièvres en usage

soigner le paludisme. Une poignée de


Feuilles en infusion en association à

plasmodial activity of medicinal plants native to or naturalised in South


et Gardenia sokotensis (Guinko, 1988)

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Afrique intertropicale
Arbrisseau tortueux

Arbre des régions


Savane soudano-
Arbuste ou liane

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à souche vivace
robuste ramifiée

Plante ligneuse
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