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1DS1

Le document présente un devoir surveillé de mathématiques pour les étudiants de MPSI et MP2I, comprenant des exercices sur des séries, des propriétés cyclotomiques et des transformations de Fourier. Les étudiants doivent effectuer des calculs précis et rédiger leurs réponses de manière claire, en respectant les consignes de présentation. La correction détaillée des exercices est également fournie, illustrant les méthodes et les résultats attendus.

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MPSI - MP2I - Fermat Le 21.09.

22
2022-2023

Devoir surveillé n◦ 1
Durée de l’épreuve : 3 heures
La calculatrice est interdite

La notation tiendra particulièrement compte de la qualité de la rédaction, de la précision des raisonne-


ments et de l’énoncé des formules utilisées. Les réponses aux questions seront numérotées et séparées
par un trait horizontal. Les résultats essentiels devront être encadrés ou soulignés.
BON COURAGE

————————————————————–

Exercice 1
2n
X
1. Calculer explicitement en fonction de n ∈ N∗ , Sn = (−2)k . L’expression finale ne fera apparaı̂tre que
k=n
des entiers, des puissances de −1 et de 2.
X i
2. Calculer, pour n ∈ N∗ , Tn = .
n+j+1
n<i6j62n
2n
Y 4k + 2
3. Écrire, pour n ∈ N∗ , en utilisant la notation factorielle, Pn = .
3k
k=1

Exercice 2
1. Soit p un entier non nul et f (p) = p2 + p + 1. Que vaut f (p − 1) ?
f (p) p3 − 1
2. On pose up = . Exprimer, pour p > 2, 3 en fonction de up et up−1 .
p(p + 1) p +1
n
Y p3 − 1
3. Déterminer, en fonction de l’entier n, n > 2, la valeur de .
p=2
p3 + 1

Problème. Propriétés cyclotomiques


π
On considère n ∈ N∗ et on pose ω = exp(2i ).
n
Le symbole i est réservé exclusivement dans ce problème pour désigner le nombre complexe bien connu vérifiant
i2 = −1.
U désigne l’ensemble des nombres complexes de module 1.

A. Calculs préliminaires
1. Exprimer, pour m, k et p entiers naturels, la partie réelle de (1 + ω k )m ω −kp à l’aide de la fonction cosinus
et des paramètres m, k et p.
n−1
X
Pour tout r ∈ Z, posons Sr = (ω k )r .
k=0

2. Résoudre l’équation d’inconnue p ∈ Z, ω p = 1.


3. En déduire le calcul de Sr en fonction de r ∈ Z.

B. Une première inégalité


Soient a et b deux nombres complexes.
n−1
X
1. Calculer, en fonction de a, b et n uniquement, (a + ω k b).
k=0

1
n−1
X
2. Montrer que n|a| 6 |a + ω k b|.
k=0
n−1
X n−1
X
3. Montrer que |a + ω k b| = |b + ω h a|.
k=0 h=0
n−1
2 X
4. En déduire que |a| + |b| 6 |a + ω k b|.
n
k=0

C. Calculs de sommes trigonométriques


n
X
1. En utilisant la formule du binôme de Newton, montrer que, pour tout z ∈ C, (ω k + z)n = n(z n + 1).
k=1
2. En appliquant la formule ci-dessus pour les valeurs z = 1 et z = −1, donner des expressions simples de
n n
X kπ X kπ
C= (−1)k cosn S= (−1)k sinn
n n
k=1 k=1

D. Transformation de Fourier
On considère une suite finie A = (a0 , a1 , . . . an−1 ) d’éléments de C.
On lui associe la suite B = (b0 , b1 , . . . bn−1 ) d’éléments de C vérifiant :
n−1
X
∀ r ∈ [[0, n − 1]], br = ak ω rk
k=0

1. (a) Calculer (b0 , b1 , . . . bn−1 ) dans le cas où a0 = a1 = · · · = an−1 = 1.


(b) Calculer (b0 , b1 , . . . bn−1 ) dans le cas où a0 = 1 et a1 = · · · = an−1 = 0.
(c) Calculer (b0 , b1 , . . . bn−1 ) dans le cas où ∀k ∈ [[0, n − 1]], ak = ω k .
2. Montrer que, pour tout k ∈ [[0, n − 1]],
n−1
1X
ak = bh ω −kh
n
h=0

E. Applications de la transformation de Fourier


1. Application 1.
Soit m ∈ N∗ , fixé. Pour tout couple d’entiers (p, n) ∈ N2 tel que p < n, on définit :
 
X m
Sp,n =
k
k∈[[0,m]] | k≡p[n]
m m
(a) Exprimer (1 + 1) et (1 − 1) à l’aide de S0,2 et S1,2 puis en déduire les valeurs de S0,2 et S1,2 .

Considérons (p, n) ∈ N2 tels que p < n.


n−1
X
On note, pour tout r ∈ [[0, n − 1]], Tr,n = Sk,n ω rk .
k=0

(b) Montrer que, pour tout r ∈ [[0, n − 1]], Tr,n = (1 + ω r )m .


(c) En déduire que, pour tout p ∈ [[0, n − 1]],
n−1
1X
Sp,n = (1 + ω k )m ω −kp
n
k=0

puis, à l’aide de la question 1 de la partie A, donner une expression de Sp,n comme une somme de
nombres réels.
2. Application 2.
n−1
X
Soit f : x 7→ ak xk , une fonction polynomiale définie sur C, à valeurs dans C.
k=0
On suppose qu’il existe M ∈ R+ tel que pour tout z ∈ U, |f (z)| 6 M .
En exploitant la famille des nombres br = f (ω r ) pour r ∈ [[0, n − 1]], montrer que
∀ k ∈ [[0, n − 1]], |ak | 6 M

2
Correction du devoir surveillé n◦ 1

Exercice 1
2n
X
1. Calculer explicitement en fonction de n ∈ N∗ , Sn = (−2)k .
k=n

Il s’agit de la somme de n + 1 termes consécutifs de la suite géométrique de raison (−2) et de premier terme
1 à partir du terme d’indice n : (−2)n :

1 − (−2)n+1 (−2)n − (−2)2n+1 (−1)n 2n − (−1)2n+1 22n+1


Sn = (−2)n = =
1 − (−2) 3 3

(−1)n 2n + 22n+1
donc Sn = .
3
X i
2. Calculer, pour n ∈ N∗ , .
j+n+1
n<i6j62n

2n j
X i X X i
=
j+n+1 j=n+1 i=n+1
j+n+1
n<i6j62n
2n j
X 1 X
= i
j=n+1
j + n +1 i=n+1
| {z }
(j + n + 1)(j − (n + 1) + 1)
=
2
2n
X (j + n + 1)(j − n)
=
j=n+1
2(j + n + 1)
2n
1 X
= (j − n)
2 j=n+1
n
1X
= k en posant k = j − n
2
k=1
n(n + 1)
=
4
X i n(n + 1)
Ainsi, = .
j+n+1 4
n<i6j62n

2n
Y 4k + 2
3. Écrire, pour n ∈ N∗ , en utilisant la notation factorielle, Pn = .
3k
k=1

2n
Y
2n  2n
(2k + 1)
22n Y 2k + 1 22n k=1

Y 2 2k + 1
Pn = = 2n = 2n
3 k 3 k 3 (2n)!
k=1 k=1

or
2n
Y 2n
Y 2n
Y
2n
(2k + 1) (2k) [2k(2k + 1)]
Y k=1 k=1 k=1 (4n + 1)!
(2k + 1) = = =
2n
Y 2n
Y 22n (2n)!
k=1
(2k) 22n k
k=1 k=1

(4n + 1)!
donc Pn = .
32n (2n)!2

3
Exercice 2
1. Soit p un entier non nul et f (p) = p2 + p + 1. Que vaut f (p − 1) ?

f (p − 1) = (p − 1)2 + (p − 1) + 1 = p2 − 2p + 1 + p = p2 − p + 1 donc f (p − 1) = p2 − p + 1.

f (p) p3 − 1
2. On pose up = . Exprimer, pour p > 2, 3 en fonction de up et up−1 .
p(p + 1) p +1
Soit p > 2.

p3 − 1 (p − 1)(p2 + p + 1) (p2 + p + 1) p(p − 1) f (p) (p − 1)((p − 1) + 1) up


3
= 2
= × 2 = =
p +1 (p + 1)(p − p + 1) p(p + 1) (p − p + 1) p(p + 1) f (p − 1) up−1

p3 − 1 up
Ainsi, pour p > 2, = .
p3 + 1 up−1
n
Y p3 − 1
3. Déterminer, en fonction de l’entier n, n > 2, la valeur de .
p=2
p3 + 1

Soit n > 2.
n
Y n
Y n−1
Y
up up up un f (n)
n n
Y p3 − 1 Y up p=2 p=2 p=2 un n×(n+1) 2f (n)
3+1
= = n = n−1 = = = =
p u n−1 u1 f (1) n(n + 1)f (1)
p=2 p−1
Y
p=2
Y Y
up−1 uj u1 uj 1×2
p=2 j=1 j=2

n
Y p3 − 1 2(n2 + n + 1)
Ainsi, pour p > 2, = .
p=2
p3 + 1 3n(n + 1)

Problème. Propriétés cyclotomiques


π
On considère n ∈ N∗ et on pose ω = exp(2i ).
n
Le symbole i est réservé exclusivement dans ce problème pour désigner le nombre complexe bien connu vérifiant
i2 = −1.
U désigne l’ensemble des nombres complexes de module 1.

A. Calculs préliminaires
1. Exprimer, pour m, k et p entiers naturels, la partie réelle de (1 + ω k )m ω −kp à l’aide de la fonction cosinus
et des paramètres m, k et p.

2kπ 2kpπ
(1 + ω k )m ω −kp = (1 + ei n )m e−i n
h kπ kπ kπ
im 2kpπ
= ei n (e−i n + ei n ) e−i n
 m
kmπ kπ 2kpπ
= ei n 2 cos e−i n
n
k(m−2p)π kπ
= ei n × 2m cosm
n
Par conséquent,
 
k(m−2p)π kπ
Re (1 + ω k )m ω −kp ei × 2m cosm

= Re n
n
kπ  k(m−2p)π 
= 2m cosm Re ei n car Re (λz) = λRe (z) lorsque λ ∈ R
n
kπ k(m − 2p)π
= 2m cosm cos
n n

4
kπ k(m − 2p)π
Ainsi, pour tout (m, k, p) ∈ Z3 , Re ((1 + ω k )m ω −kp ) = 2m cosm cos .
n n
n−1
X
Pour tout r ∈ Z, posons Sr = (ω k )r .
k=0

2. Résoudre l’équation d’inconnue p ∈ Z, ω p = 1.

Soit p ∈ Z.
2ipπ 2pπ
ω p = 1 ⇐⇒ e n = ei0 ⇐⇒ ≡ 0 [2π] ⇐⇒ p ≡ 0 [n] ⇐⇒ n | p.
n
L’ensemble des solutions de l’équation ω p = 1 d’inconnue p ∈ Z est nZ = {nk | k ∈ Z}

3. En déduire le calcul de Sr en fonction de r ∈ Z.

Soit r ∈ Z fixé.
n−1
X n−1
X n−1
X
Sr = (ω k )r = ω kr = (ω r )k
k=0 k=0 k=0

est la somme des n premiers termes de la suite géométrique de raison ω r et de premier terme 1.
n−1
X
• Si r ∈ nZ, d’après la question précédente, ω r = 1 donc Sr = 1 = n.
k=0
/ nZ donc, d’après la question précédente, ω r 6= 1 si bien que
• Sinon, r ∈

1 − (ω r )n 1 − ω nr
Sr = 1 × = =0 car nr ∈ nZ donc ω nr = 1.
1 − ωr 1 − ωr
Ainsi, pour tout r ∈ Z, Sr = n si r ∈ nZ et Sr = 0 sinon.

B. Une première inégalité


Soient a et b deux nombres complexes.
n−1
X
1. Calculer, en fonction de a, b et n uniquement, (a + ω k b).
k=0

n−1
X n−1
X n−1
X
(a + ω k b) = a 1+b ωk par linéarité de la somme
k=0 k=0 k=0
= a × S0 + b × S1
= a×n+b×0 en utilisant l’expression de Sr en fonction de r ∈ Z
= na
n−1
X
Ainsi, (a + ω k b) = na.
k=0

n−1
X
2. Montrer que n|a| 6 |a + ω k b|.
k=0

En prenant le module sur l’égalité de la question précédente,


n−1
X n−1
X
|na| = (a + ω k b) 6 |a + ω k b|
|{z} |{z}
k=0 k=0
= |n| × |a| inég. triang.

n−1
X
Ainsi, n|a| 6 |a + ω k b|.
k=0

5
n−1
X n−1
X
3. Montrer que |a + ω k b| = |b + ω h a|.
k=0 h=0

n−1
X n−1
X
|a + ω k b| = |ω k (ω −k a + b)|
k=0 k=0
n−1
X
= |ω k (ω n−k a + b)| car ω n = 1 donc ω n−k = ω n ω −k = ω −k
k=0
n−1

X
= |ω k | ×|ω n−k a + b| car ω = ei n
|{z}
k=0
= |ω|k = 1k = 1
Xn
= |ω j a + b| en posant j = n − k
j=1
n−1
X
= |ω j a + b| + |ω n a + b|
| {z }
j=1
= |a + b| = |ω 0 a + b|
n−1
X
= |ω j a + b|
j=0

n−1
X n−1
X
Ainsi, |a + ω k b| = |b + ω h a|.
k=0 h=0

n−1
2X
4. En déduire que |a| + |b| 6 |a + ω k b|.
n
k=0

Reprenons d’une part le résultat de la question 1 :


n−1
X
n|a| 6 |a + ω k b| (1)
k=0

et appliquons-le pour a ← b et b ← a (ce qui est autorisé car la seule contrainte est que a et b soient deux
nombres complexes) afin d’obtenir
n−1
X n−1
X
n|b| 6 |b + ω k a| |{z}
= |a + ω k b| (2)
k=0 quest. 3 k=0

puis sommons (??) et (??) ce qui donne


n−1
X
n(|a| + |b|) 6 2 |a + ω k b|
k=0

n−1
2X
Ainsi, |a| + |b| 6 |a + ω k b|.
n
k=0

C. Calculs de sommes trigonométriques


n
X
1. En utilisant la formule du binôme de Newton, montrer que, pour tout z ∈ C, (ω k + z)n = n(z n + 1).
k=1

Soit z ∈ C fixé quelconque.

6
n n X
n  
X
k n
X n
(ω + z) = z n−j (ω k )j
j
k=1 k=1 j=0
n   n
!
X n n−j X
= z (ω k )j en permutant les symboles car les indices sont indépendants l’un de l’autre
j=0
j
k=1
n   n−1
!
X n n−j X
= z (ω k )j + (ω n )j or ω n = 1 = ω 0 donc (ω n )j = (ω 0 )j
j=0
j
k=1
n   n−1
!
X n n−j X k j
= z (ω )
j=0
j
k=0
n  
X n n−j
= z Sj en utilisant la notation de la partie B
j=0
j
n   
X n n−j n si j ≡ 0[n]
= z × (d’après le résultat de la partie B)
j 0 si j 6≡ 0[n]
j=0
   
n n−0 n n−n
= z n+ z n car, pour j ∈ [[0, n]], j ≡ 0 [n] ⇐⇒ j ∈ {0, n}
0 n
= n(z n + 1)
n
X
Ainsi, pour tout z ∈ C, (ω k + z)n = n(z n + 1)
k=1

2. En appliquant la formule ci-dessus pour les valeurs z = 1 et z = −1, donner des expressions simples de
n n
X kπ X kπ
C= (−1)k cosn S= (−1)k sinn
n n
k=1 k=1

• Appliquons la relation précédente pour z ← 1 :


n
2kπ
X
n(1n + 1) = (ei n + 1)n
k=1
n
kπ kπ kπ
X
= [ei n (ei n + e−i n )n
k=1
n
X kπ n
= eikπ (2 cos)
n
k=1
n  
X kπ
= 2n (−1)k cosn
n
k=1

n  
X kπ n
d’où (−1)k cosn = .
n 2n−1
k=1
• Appliquons la relation précédente pour z ← −1 :
n
2kπ
X
n((−1)n + 1) = (ei n − 1)n
k=1
n
kπ kπ kπ
X
= [ei n (ei n − e−i n )n
k=1
n
X kπ n
= eikπ (2i sin
)
n
k=1
n  
n n
X
k n kπ
= 2 i (−1) sin
n
k=1

n
n((−1)n + 1)
 
X
k n kπ
d’où (−1) sin = .
n in 2n
k=1

7
En particulier,
n  
X kπ
? si n ≡ 1 [2], (−1)k sinn = 0,
n
k=1
n   n
X kπ (−1) 2 n n n
? si n ≡ 0 [2], (−1)k sinn = n−1
(car in = (i2 ) 2 = (−1) 2 ).
n 2
k=1

D. Transformation de Fourier
On considère une suite finie A = (a0 , a1 , . . . an−1 ) d’éléments de C.
On lui associe la suite B = (b0 , b1 , . . . bn−1 ) d’éléments de C vérifiant :
n−1
X
∀ r ∈ [[0, n − 1]], br = ak ω rk
k=0

1. (a) Calculer (b0 , b1 , . . . bn−1 ) dans le cas où a0 = a1 = · · · = an−1 = 1.

Soit r ∈ [[0, n − 1]], le calcul de br est exactement le même que celui de Sr .


On a donc
Ainsi, pour tout r ∈ [[1, n − 1]], br = 0 et b0 = n.

(b) Calculer (b0 , b1 , . . . bn−1 ) dans le cas où a0 = 1 et a1 = · · · = an−1 = 0.

Le calcul est immédiat car il ne reste qu’un terme non nul dans la somme.
Ainsi, pour tout r ∈ [[0, n − 1]], br = ω 0 = 1.

(c) Calculer (b0 , b1 , . . . bn−1 ) dans le cas où ∀k ∈ [[0, n − 1]], ak = ω k .

Soit r ∈ [[0, n − 1]],


n−1
X n−1
X k
br = ω k ω rk = ω (r+1) = Sr+1
k=0 k=0

On a donc
Ainsi, pour tout r ∈ [[0, n − 2]], br = 0 et bn−1 = Sn = n.

2. Montrer que, pour tout k ∈ [[0, n − 1]],


n−1
1X
ak = bh ω −kh
n
h=0

Soit k ∈ [[0, n − 1]],


n−1 n−1
X n−1 n−1 n−1
X X X X r−k
bh ω −kh = ar ω hr ω −kh = ar (ω h )
h=0 h=0 r=0 r=0 h=0
n−1
X
= ar Sr−k = nak
r=0

car pour r ∈ [[0, n − 1]], r − k ∈ [[−k, n − 1 − k]], ensemble dont le seul entier divisible par n est 0,
ainsi dans la somme précédente, le seul terme non nul est obtenu pour r − k = 0 c’est-à-dire r = k.
n−1
1X
Ainsi, pour tout k ∈ [[0, n − 1]], ak = bh ω −kh .
n
h=0

E. Applications de la transformation de Fourier


1. Application 1.
Soit m ∈ N, fixé. Pour tout couple d’entiers (p, n) ∈ N2 tel que p < n, on définit :
 
X m
Sp,n =
k
k∈[[0,m]] | k≡p[n]

8
(a) Exprimer (1 + 1)m et (1 − 1)m à l’aide de S0,2 et S1,2 puis en déduire les valeurs de S0,2 et S1,2 .

D’après la formule du binôme de Newton :


m      
m m
X m k n−k
X m X m
2 = (1 + 1) = 1 1 = +
k k k
k=0
 k∈[[0,m]] | kX pair  k∈[[0,m]] | k impair
X m m
= + = S0,2 + S1,2
k k
k∈[[0,m]] | k≡0[2] k∈[[0,m]] | k≡1[2]
m      
X m X m X m
0 = 0m = (−1 + 1)m = (−1)k 1n−k = + (−1)
k k k
k=0 k∈[[0,m]] | k pair k∈[[0,m]] | k impair
   
X m X m
= − = S0,2 − S1,2
k k
k∈[[0,m]] | k≡0[2] k∈[[0,m]] | k≡1[2]

En faisant la demi-somme et la demi-différence :

1 m 1 m
S0,2 = (2 + 0) = 2m−1 S1,2 = (2 − 0) = 2m−1
2 2

Considérons (p, n) ∈ N2 tels que p < n.


n−1
X
On note, pour tout r ∈ [[0, n − 1]], Tr,n = Sk,n ω rk .
k=0

(b) Montrer que, pour tout r ∈ [[0, n − 1]], Tr,n = (1 + ω r )m .

Soit r ∈ [[0, n − 1]].


 
n−1 n−1  
X X X m pr 
Tr,n = Sp,n ω rp =  ω
p=0 p=0
k
k∈[[0,m]] | k≡p[n]

−rh
Pour k ≡ p[n], il existe h ∈ Z tel que k = p + nh et donc ω pr = ω rk−nhr = ω rk (ω n ) = ω rk car
ω n = 1.
Donc  
n−1  
X X m
Tr,n =  ω kr 
p=0
k
k∈[[0,m]] | k≡p[n]

Notons Ep = {k ∈ [[0, m]] | k ≡ p[n]}, alors on a E0 ∪ E1 ∪ · · · ∪ En−1 = [[0, m]], la réunion étant disjointe,
on a donc la sommation par paquets :
n−1
X X X
ak = ak
p=0 k∈Ep k∈[[0,m]]

Ainsi
m   m  
X m kr X m k
Tr,n = ω = (ω r ) = (1 + ω r )m
k k
k=0 k=0

d’après le binôme de Newton.

Pour tout r ∈ [[0, n − 1]], Tr,n = (1 + ω r )m .

(c) En déduire que, pour tout p ∈ [[0, n − 1]],


n−1
1X
Sp,n = (1 + ω k )m ω −kp
n
k=0

puis, à l’aide de la question 1 de la partie A, donner une expression de Sp,n comme une somme de
nombres réels.

9
On applique la formule d’inversion trouvée à la partie précédente, pour
A = (a0 , a1 , . . . an−1 ) ← (S0,n , S1,n . . . Sn−1,n ),
on a alors B = (T0,n , T1,n . . . Tn−1,n ).
Et par transformation inverse (question D.2.) :
n−1 n−1
1X 1X
∀ k ∈ [[0, n − 1]], Sk,n = Th,n ω −kh = (1 + ω h )m ω −kh
n n
h=0 h=0

C’est-à-dire :
n−1
1X
Pour tout p ∈ [[0, n − 1]], Sp,n = (1 + ω k )m ω −kp
n
k=0

Par définition (construction), le nombre Sp,n est un nombre réel, il est donc égal à sa partie réelle.
Donc (par linéarité) :
n−1
!
1X k m −kp
Sp,n = Re(Sp,n ) = Re (1 + ω ) ω
n
k=0
n−1 n−1
1X 1X m kπ k(m − 2p)π
= Re((1 + ω k )m ω −kp ) = 2 cosm cos
n n n n
k=0 k=0

n−1
1X m kπ k(m − 2p)π
Sp,n = 2 cosm cos
n n n
k=0

2. Application 2.
n−1
X
Soit f : x 7→ ak xk , une fonction polynomiale définie sur C, à valeurs dans C.
k=0
On suppose qu’il existe M ∈ R+ tel que pour tout z ∈ U, |f (z)| 6 M .
En exploitant la famille des nombres br = f (ω r ) pour r ∈ [[0, n − 1]], montrer que

∀ k ∈ [[0, n − 1]], |ak | 6 M

n−1
X
Soit r ∈ [[0, n − 1]], br = f (ω r ) = ak ω rk .
k=0
n−1
1X
Donc d’après la partie précédente, on a pour tout k ∈ [[0, n − 1]], ak = bh ω −hk .
n
h=0
Fixons k ∈ [[0, n − 1]]. Par inégalité triangulaire :
n−1 n−1 n−1
1X 1X 1X
|ak | 6 |bh ||ω|−hk 6 |f (ω h )| × 1 6 M =M
n n n
h=0 h=0 h=0

Ainsi
∀ k ∈ [[0, n − 1]], |ak | 6 M

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