GUIDE DE FORMATION EN CAO
Logiciel : AUTOCAD
Contacts
Tél: (+229) 51 22 44 78 / 65 87 06 05
E-mail: [email protected]
Siège: Abomey Calavi / Zogbadjè / Maison Bertin BALLEY
Penser un projet
Découvrons l’environnement de travail
L’interface utilisateur, terme utilisé dans le jargon informatique, désigne tout simplement l’aspect visuel et
graphique avec lequel vous devez vous familiariser dans un premier temps. Les dernières versions d’AutoCAD
offrent d’ailleurs la possibilité d’adapter votre environnement de travail à vos besoins.
Depuis la version 2009, les barres d’outils traditionnelles peuvent se configurer sous la forme de ruban (voir
Figure 1), ce qui modifie notablement l’aspect visuel de l’écran sans changer le logiciel. Il s’agit plus d’une
différence de forme que de fond. Le parti pris de ce livre étant d’essayer de traiter les aspects intemporels du
logiciel, je n’aborderai pas ces nouveautés de présentation.
Figure 1 : AutoCAD,, configuré avec les rubans.
La Figure 2 montre comment changer d’espace de travail. (L’expression espace de travail désigne la même
chose, sous une formulation différente, que l’environnement de travail.)
Figure 2 : changement de l’espace de travail
La Figure 3, à gauche, montre la configuration traditionnelle d’AutoCAD (classique). Prenons connaissance
de cette interface utilisateur. Quelle que soit la version utilisée, nous retrouvons toujours une zone de dessin,
un réticule (que l’on peut déplacer grâce à la souris), des barres d’outils, une barre de menus (comme dans
toute interface Windows), une barre d’état, un système de coordonnées et enfin une boîte de
dialogue de commande (constituée de quelques lignes qui ne prennent pas beaucoup
d’espace mais qui sont pourtant essentielles pour dialoguer avec le logiciel). C’est grâce
à cet outil de commande que l’on peut donner un ordre, une commande (Rectangle ou Ligne ou Déplacer,
etc.), à AutoCAD. Celui-ci obéit mais demande aussi des informations nécessaires à l’exécution de sa tâche
(« quoi », « où », « comment », etc., mais également « je ne comprends pas cet ordre », « donnez-moi plus
d’informations », « tâche impossible », « variante de la commande », etc.). AutoCAD est un logiciel,
donc par définition « bête », sans intelligence humaine : c’est un outil puissant à notre
service.
La Figure 3, à droite, illustre la configuration dite « flottante » : les barres d’outils et
la boîte de commande sont librement positionnable dans la fenêtre du document.
Figure.3 AutoCAD, configuration classique et avec les barres d’outils en position dite «flottante».
La barre de menus
Je conseille vivement de prendre le temps de se balader dans les différents menus et de développer un esprit
curieux et critique sur ce que propose le logiciel. La Figure 4 montre la barre de menus AutoCAD.
Figure 4 : La barre de menus et ses menus en cascade.
Revenons plus en détail sur cet environnement de travail et passons en revue les principaux points à maîtriser
pour bien débuter. Comme dans beaucoup de domaines, avoir les bonnes bases est souvent le plus déterminant
par la suite !
Les barres d’outils
Une barre d’outils peut être ancrée ou flottante (elle est dite flottante lorsqu’elle est positionnée à l’aide des
poignées sur la zone de dessin. Elle est déformable. Un double-clic dans une zone non active de la barre permet
de l’ancrer, un clic sur la croix de la fermer. Toutes les fonctions qu’on trouve dans une barre d’outils, par
exemple l’outil Ligne, en cliquant sur le bouton Ligne de la barre d’outils Dessin, se retrouve également par
l’intermédiaire d’un menu déroulant – dans notre exemple, le menu Dessin > Ligne.
Figure 5 : Barre d’outil dessin et l’outil Ligne
Le réticule et le pickbox
Le réticule et le pickbox, cible de sélection des objets : le mouvement du réticule est associé aux déplacements
de la souris. Le pickbox est le pointeur carré qui sert à sélectionner les objets.
Figure 6 : Reticule et pickbox
La taille du réticule et celle du pickbox sont paramétrables : dans le menu Outils, choisissez Options.
Figure 7 : Paramétrage du réticule et Paramétrage de la cible de sélection ou pickbox
La boîte de commande
Dans l’exemple suivant (voir Figure 5), nous donnons l’ordre à AutoCAD d’exécuter la commande Ligne.
AutoCAD comprend cet ordre et demande « Quel est le premier point ? » ; ainsi, s’établit le dialogue entre
l’utilisateur et le logiciel. Quelques lignes de texte suffisent ici. À la Figure 8, la boîte de commande est plus
grande (on l’a agrandie, tout simplement, en l’étirant avec les poignées, sur les rebords), avec plus
de lignes visibles. AutoCAD donne de nombreux renseignements (coordonnées X, Y, etc.) sur un objet du
dessin.
Figure 8 : La boîte de commande agrandie laisse apparaître de nombreuses informations.
L’affihage
La zone de dessin d’AutoCAD est infinie, et c’est le grand avantage des données informatiques par rapport au
dessin traditionnel, dont le dessin et l’échelle sont contraints par une surface de papier. Avec le DAO, il n’y a
plus ces limites matérielles. En revanche, l’emploi des outils d’affichage Zoom, Pan, Régénération et autres
(voir Figure 9) est une habitude indispensable à prendre dès le début. Nous allons les
passer en revue au travers de plusieurs exemples.
Figure 9 : Les différents outils de zoom.
Régénérer
Une notion importante pour clore cette section sur l’affichage concerne la résolution du dessin. En travaillant
un projet, on fait de nombreux allers-retours, à différentes échelles, des zooms avant et arrière, etc. AutoCAD
peut avoir du mal à calculer en temps réel la modification des objets transformés à l’écran. Un exemple assez
démonstratif est celui du cercle : à force de lui appliquer des zooms, il devient vite un polygone (voir Figure
10).
Figure 10 : Un cercle après de nombreux zooms.
Afin de résoudre ce problème, il est nécessaire de régénérer de temps en temps le dessin. Dans le menu
Affichage, choisissez Régénérer tout (voir Figure 11).
Figure 11 : La fonction Régénérer tout.
La Figure 12 montre ce même cercle après l’exécution de la commande Régénérer.
On s’aperçoit qu’il est désormais un « vrai » cercle parfait.
Figure 12 : Le cercle après l’application de la commande Régénérer.
Définir les préférences utilisateur et les paramètres du dessin
Comme la plupart des outils et des logiciels, AutoCAD est personnalisable ; c’est ce que l’on appelle aussi les
préférences utilisateur. Nous allons passer en revue les principaux paramètres que l’on peut définir soi-même,
au gré de ses habitudes, préférences visuelles, mais aussi parfois par nécessité pour s’adapter et s’intégrer au
mode de fonctionnement d’un bureau d’études ou satisfaire un client qui souhaite le respect d’un certain cahier
des charges ou d’une charte graphique.
L’affihage de la fenêtre de dessin
À peu près tout en ce qui concerne les paramètres d’affichage de la fenêtre de dessin est personnalisable. Nous
allons voir les éléments les plus fréquemment utilisés et modifiés, tels que la couleur de fond d’écran, la taille
du réticule, les polices de caractères, la taille et la couleur de la cible de sélection, etc. Ces éléments sont
modifiés avant tout par l’utilisateur pour son propre confort d’utilisation ; cela n’interfère en rien dans le
résultat final du dessin obtenu. La plupart de ces paramètres sont accessibles depuis la
boîte de dialogue Options via le menu déroulant Outils (voir Figure 13).
Figure 13 : Le menu déroulant Outils et le choix Options, en bas.
Cette boîte de dialogue Options compte huit onglets thématiques : Affichage, Ouvrir et enregistrer, etc. Je
vous invite à naviguer d’un onglet à l’autre et à les tester par vous-même. La logique est toujours la même :
les paramètres changent automatiquement à l’écran une fois qu’on a cliqué sur le bouton Appliquer.
Figure 14 : La boîte de dialogue Options, l’onglet Affihage et le choix Couleurs.
L’objectif n’est pas de les étudier tous, ce qui aurait par ailleurs peu d’intérêt, mais de vous montrer quelques
exemples emblématiques de leur mode de fonctionnement. Mon expérience de formateur auprès d’un public
débutant m’a appris qu’en général les utilisateurs appréhendent de toucher à ces paramètres du système.
Sachez que vous pouvez toujours revenir en arrière et faire des tests sans que cela engendre des consé-
quences irréversibles sur votre travail. Alors, pour reprendre une expression devenue
célèbre : « N’ayez pas peur ! » Ici, un des grands classiques concernant les préférences utilisateur consiste tout
simplement à changer la couleur de fond d’écran, selon votre convenance. La Figure 15 montre le choix d’un
arrière-plan de dessin en noir. Une fois cette option validée, l’espace de dessin devient automatiquement noir.
Figure 15 : Arrière-plan de l’espace de dessin en noir et dessin sur fond d’écran noir.
Les modes de sélection des objets
Un autre point tout aussi important concerne le mode de sélection des objets. Il existe deux grandes familles
de types de sélection. La première famille est « Action/Sélection/ Validation ». Il s’agit d’exécuter d’abord la
commande, puis de sélectionner les objets à éditer. Par exemple, je clique sur le bouton Déplacer, c’est une
action, puis je choisis l’objet à déplacer, c’est une sélection, et enfin je valide.
La seconde famille est « Sélection/Action/Validation ». Par exemple, je sélectionne d’abord l’objet, puis je
choisis l’action (la commande Effacer, Déplacer ou Copier, etc.) et, enfin, je valide.
Le choix des unités
En ce qui concerne la configuration de l’environnement de dessin, un point essentiel
à prendre en considération, dès le démarrage d’un projet, est celui des unités utilisées (voir Figure 2.42). Dans
le menu Format, choisissez Contrôle des unités.
Figure 16 : Choix des unités
Si, dans le cas du dessin traditionnel sur planche, le dessinateur doit dès le début penser au format de papier,
à l’échelle et à l’unité de mesure utilisées, il n’en est pas de même en DAO. En dessin traditionnel, ces choix
sont définitifs, alors qu’en DAO, il s’agit de paramètres modifiables. Avec AutoCAD, on dessine en vraie
grandeur, à l’échelle 1/1. La boîte de dialogue Unités de dessin permet de déterminer les unités
pour les coordonnées, les distances, les angles ainsi que le degré de précision de travail.
Figure 17 : La boîte de dialogue Unités de dessin et le menu déroulant Longueurs et la boîte de dialogue
Unités de dessin et le menu déroulant Précision.
Le menu déroulant Longueurs propose les choix suivants : décimales pour le système
métrique, millimètre pour le génie mécanique, unité d’ingénierie pour le génie civil, fractionnaire et
scientifique (utilisée par des scientifiques, par exemple dans l’industrie chimique ou l’astrophysique pour
des nombres infiniment grands ou petits).
Comment créer un dessin
Première prise en main d’AutoCAD
De même que l’on n’apprend pas à conduire avec le code dans une main et le volant dans l’autre, on n’apprend
pas à dessiner avec un manuel dans une main et le crayon dans l’autre main. Il faut savoir libérer un peu de
spontanéité et de curiosité. Je vous propose dans un premier temps de ne pas vous embarrasser avec de longs
paramétrages, le mode Grille (qui ne sert pratiquement jamais !), etc., mais d’aller droit au but
et à l’essentiel pour dessiner vite et bien (libre à vous, bien sûr, d’approfondir certains points ou de satisfaire
votre curiosité grâce à l’aide du logiciel, laquelle, nous venons de le voir, est complète et exhaustive).
De plus, il est important de prendre plaisir à dessiner, car les questions qui se posent trouveront leurs réponses
naturellement, au fur et à mesure. L’objectif de cet ouvrage est de vous transmettre la philosophie du logiciel,
c’est-à-dire la compréhension de son mode de fonctionnement. Quand vous aurez eu le déclic de sa logique,
tout vous paraîtra plus simple, vous prendrez goût à son utilisation et vous progresserez par vousmême
rapidement.
Les exercices suivants vont donc vous permettre d’acquérir une pratique et une expérience du logiciel et de
les placer dans la perspective plus large du dessin technique à finalité constructive. Ils constituent une sorte
d’échauffement avant les chapitres traitant des techniques de dessin 2D de façon plus approfondie. À vous de
jouer !
Les bases
Prise en main
Manipulez librement l’outil Ligne sans vous préoccupez pas des distances pour l’instant. Mais utilisez
correctement la validation par clic droit ou par la touche Entrée et pensez à bien regarder à la fois l’écran, ce
que vous dessinez et la boîte de commande d’AutoCAD qui vous sert à communiquer avec le logiciel.
Figure 18 L’outil Ligne à manipuler librement.
Les coordonnées absolues cartésiennes
Rentrez les données suivantes au clavier par rapport au point 0,0 du système de coordonnées utilisateurs
(coordonnées X et Y) :
1. Commande : Ligne (voir Figure 2.52, à gauche).
2. Du point : 0,0 (voir Figure 2.52, à droite).
Figure 19 : Exemple avec les coordonnées absolues cartésiennes.
3. Au point : 0,100 (voir Figure 2.53, de gauche à droite et de haut en bas).
4. Au point : 100,0.
5. Au point : 0,-100.
6. Au point : Clore. Le carré est terminé.
Je vous propose de reproduire ce même carré avec toutes les possibilités qu’offre AutoCAD, afin de vous
familiariser avec la saisie des coordonnées, base de tout dessin.
Les coordonnées relatives cartésiennes
Rentrez les données suivantes au clavier. Toutes les coordonnées seront rentrées par
rapport au dernier point saisi, avec la syntaxe suivante : @la valeur en X, @la valeur
en Y. Nous allons également enregistrer ce premier dessin et voir comment AutoCAD
crée un fichier de sauvegarde automatique avec l’extension .bak.
1. Commande : Ligne (voir Figure 2.54, de gauche à droite et de haut en bas).
2. Du point : 0,0.
3. Au point : @100,0.
4. Au point : @0,100.
5. Au point : @-100, 0.
6. Au point : Clore.
7. Fichier > Enregistrer sous… (voir Figure 20).
Figure 20 : L’enregistrement du fihier.
8. Enregistrer sous : saisissez le nom du fichier, son type et son emplacement (voir Figure 21).
Figure 21 : La suite de l’enregistrement du fichier.
9. Contrôlez la création du fichier .dwg et, ultérieurement, la création automatique d’un fichier de sauvegarde
.bak (voir Figure 22).
Figure 22 : Fichier bak
Les coordonnées polaires absolues
Rentrez les données suivantes au clavier. Toutes les coordonnées seront rentrées par rapport au dernier point
saisi ou par rapport au 0,0 du système de coordonnées (X, Y), en respectant la syntaxe : longueur par rapport
au dernier point < angle.
1. Commande : Ligne.
2. Du point : 0,0.
3. Au point : @100<45
Figure 23 : Exemple de saisie avec les coordonnées polaires absolues.
Les coordonnées polaires relatives
Rentrez les données suivantes au clavier. Toutes les coordonnées seront rentrées par
rapport au dernier point saisi en respectant la syntaxe : @longueur < angle.
1. Commande : Ligne.
2. Du point : 20,20.
3. Au point : @100<45
Figure 24 : Exemple de saisie avec les coordonnées polaires relatives.
Exercice d’application 1
À l’aide du simple et élémentaire outil Ligne qui a été abordé, avec ses différentes méthodes de saisie des
coordonnées, vous allez dessiner votre premier schéma géométrique simple. Je vous donnerai des conseils au
fur et à mesure afin que vous réalisiez au mieux cette tâche. Pour ce premier exercice, reproduisez simplement
les manipulations, les solutions plus complexes seront introduites progressivement.
1. Utilisez la commande Ligne et placez-vous en mode ortho.
2. Tracez une ligne en indiquant simplement la direction et la valeur : 100, de gauche à droite et de haut en
bas).
3. Tracez le deuxième côté du carré en changeant de direction et en indiquant la
même valeur.
4. Tracez le troisième côté du carré en indiquant la direction et la valeur.
5. Terminez le carré avec la commande Clore.
6. Activez l’outil Copier.
7. Sélectionnez le carré.
8. Spécifiez un point de base de déplacement
9. Copiez le carré plusieurs fois de suite, en gardant le même point de base, afin d’obtenir cinq carrés alignés.
10. Reproduisez la copie multiple sur le même principe dans le sens vertical.
12. Sélectionnez le dessin.
Il existe deux modes de sélection principaux.
– La sélection en mode Capture: tous les objets sont concernés, même ceux qui sont partiellement inclus dans
le rectangle bleu. Le contour du rectangle est continu.
– La sélection en mode Fenêtre : ne s’applique qu’aux objets entièrement inclus dans le rectangle. Le contour
du rectangle vert est en pointillés.
13. Observez également les points bleus des lignes sélectionnées. Lorsque vous cliquez sur l’un d’eux, il
devient rouge). On dit alors que c’est un point « chaud », et la ligne devient étirable et modifiable de façon
dynamique. Nous reviendrons sur ce concept.
14. Commencez à construire le schéma suivant à l’intérieur du quadrillage.
15. Activez l’outil Hachure, afin de finaliser le dessin (cet outil sera développé au Chapitre, « Habiller un
dessin »), puis sélectionnez la zone à hachurer.
16. La Figure suivante montre le résultat obtenu.
Afin de compléter ce premier exercice, je vous propose deux autres schémas de géométrie ludique, dans le
même esprit, afin de vous familiariser avec les manipulations de base. Je les détaillerai moins que le premier,
en vous donnant les pistes et les astuces principales afin que vous puissiez les réaliser convenablement. Au
cours des chapitres suivants, nous aborderons les techniques plus avancées du dessin 2D, et les principales
barres d’outils de dessin et de modifications seront passées en revue une par une. Lorsque vous aurez ces
connaissances, d’autres idées de solutions vous viendront sans doute à l’esprit. Plus on gagne de compétences
sur le logiciel, plus on découvre de nouvelles possibilités. Et des schémas tout simples que l’on mettait
beaucoup de temps à reproduire nous paraissent ensuite presque enfantins. L’expérience des outils permet
alors de gagner en productivité.
Exercice d’application 2
Reproduisez le schéma suivant aussi rapidement que possible.
Exercice d’application 3
Reproduisez le schéma suivant aussi rapidement que possible.
Dessiner, modifier
Dessiner
Je vais passer en revue la barre d’outils Dessin comme nous allons le faire en stage de formation, c’est-à-dire
à l’aide d’exemples montrant en quoi consiste un outil, comment « il marche », étape par étape. Une fois que
vous connaîtrez ces principaux outils, une série d’exercices d’application vous permettra de mettre
immédiatement en pratique les connaissances acquises. Car, dans ce domaine, il n’y a que le savoir-faire
qui compte vraiment. Dans un second temps, une fois ces gammes effectuées, je vous donnerai des exemples
de mise en forme et de constructions concrets issus de mon expérience de dessinateur mécanique
L’outil Ligne
Voyons cette barre d’outils et ses fonctionnalités ! Nous allons commencer par l’outil de base, c’est-à-dire
l’outil Ligne. Nous avons vu au chapitre précédent les différentes manières de rentrer les coordonnées (polaire,
relatives, etc.). Aussi simple que puisse paraître le but de cet outil – permettre de tracer une ligne d’un point
A à un point B –, quelques subtilités existent tout de même.
Exercice d’application 1 : la ligne
Reproduisez le schéma de la Figure suivante. Faites-le de différentes manières, avec le mode
ortho (qui bloque le curseur à l’orthogonale) ou en coordonnées polaire et relative.
L’outil Droite
Continuons notre inspection de cette barre d’outils avec l’outil Droite. Il répond au même principe de
fonctionnement que la ligne sauf que la droite est infinie.
L’outil Polyligne
Passons à l’outil Polyligne , outil très intéressant, qui recèle quelques « secrets » que je vais vous dévoiler.
Une polyligne est une succession de segments joints les uns aux autres ; ils forment une entité, contrairement
à une succession de droites qui sont, elles, distinctes les unes des autres.
Exercice d’application 2 : la polyligne
Rentrez les données suivantes au clavier.
1. Commande : Polyligne.
2. Spécifiez un point de départ, puis l’extrémité de chaque segment.
3. Au point : @600,0 puis validez (touche Entrée ou clic droit).
4. Au point : @0,300 puis validez.
5. Au point : @-450,300 puis validez.
6. Au point : @-150,0 puis validez.
7. Au point : @0,-150 puis validez.
8. Au point : @150,0 puis validez.
9. Au point : @0,-150 puis validez.
10. Au point : @-150,0 puis validez.
11. Tapez Clore puis validez.
Exercice d’application 3 : créer une flèche à l’aide de l’outil Polyligne
Essayez dans un premier temps de réaliser l’exercice par vous-même sans voir la solution. Dans un second
temps, prenez connaissance de la solution que je propose en exemple.
1. Choisissez la commande Polyligne.
2. Spécifiez un point de départ, puis tapez la sous-commande LA.
3. Spécifiez la valeur 0 pour le point de départ.
4. Spécifiez la valeur 500 pour le point d’arrivée.
5. Placez-vous en mode ortho (pour avoir une ligne parfaitement horizontale) et sélectionnez le deuxième
point de la polyligne (cliquez du bouton gauche pour entrer ce point).
6. Vous êtes en train de faire le second segment de la polyligne. Entrez de nouveau la
sous-commande LA.
7. Spécifiez une valeur de début pour ce deuxième segment, par exemple 100.
8. Spécifiez une valeur identique (100) pour la fin du segment afin de réaliser le symbole d’une flèche.
9. Puis sélectionnez le point final (toujours par un clic gauche).
L’outil Polygone
Découvrons maintenant l’outil Polygone (voir Figure 3.27). Les polygones ne sont en
fait rien de plus que des polylignes fermées de 3 à 1 024 côtés de longueur égale.
Figure 25 : L’outil Polygone.
On construit un polygone en indiquant quatre variables. Premièrement, le nombre de ses côtés, deuxièmement
le centre du cercle, troisièmement si le polygone est inscrit ou circonscrit dans le cercle virtuel délimitant son
contour et quatrièmement le rayon du cercle.
Figure 26 : L’outil Polygone en cours d’exécution ; AutoCAD
Lors de l’exécution de la commande Polygone, le paramètre « inscrit ou circonscrit dans un cercle » peut
paraître un peu abscons de premier abord. Il s’agit en fait d’inscrire ou de circonscrire le polygone dans un
cercle imaginaire. On utilise la première option si on connaît la distance entre le centre du polygone et un de
ses sommets. Par contre, on choisit la seconde dans le cas où on connaît la distance entre le centre du
polygone et le milieu d’un de ses côtés. Comme toujours, plutôt qu’une longue explication théorique, un petit
exercice d’application vous permettra de comprendre cet outil. Je vous propose de dessiner un boulon, cette
pièce de mécanique se prêtant idéalement à l’outil Polygone.
Exercice d’application 5 : dessiner un boulon avec l’outil Polygone
Avec les éléments que je viens de vous transmettre, essayez de reproduire le boulon (vue en plan et vue de
face) de la Figure. Concentrez-vous sur le boulon vu en plan afin de vous familiariser avec l’outil Polygone.
En ce qui concerne la vue de face, nous aborderons l’outil Arc par la suite. Mais vous pouvez dès
maintenant essayer de le construire par vous-même en développant votre curiosité et votre autonomie avec le
logiciel. Rappelez-vous qu’apprendre à dessiner ressemble à apprendre à parler dans une langue étrangère.
Mieux vaut dans ce domaine montrer une certaine spontanéité (et ne pas avoir peur de se tromper, quitte
à recommencer), plutôt qu’une rigidité formelle sur la grammaire AutoCAD. C’est l’esprit de cette méthode
d’apprentissage.
L’outil Rectangle
Continuons avec l’outil Rectangle. Comme le polygone, le rectangle a les mêmes propriétés qu’une polyligne
fermée. Cet outil est facile à comprendre et simple d’utilisation : il suffit de saisir deux variables, un point A
de début du rectangle et un point B de fin (les coordonnées peuvent, bien sûr, être entrées également au clavier
en mode numérique).
Il est possible, grâce aux sous-commandes de la commande Rectangle, de réaliser des
rectangles à coins chanfreinés ou arrondis et également de paramétrer la largeur de la
ligne. Nous allons concrétiser cela directement à travers un exercice d’application.
Exercice d’application 6 : l’outil Rectangle et ses possibilités
Nous allons ici voir les possibilités qu’offre cet outil. À l’aide des coordonnées relatives, construisez un carré
de 500 * 500, puis un rectangle de 500 *150
1. Choisissez la commande Rectangle.
2. Tapez : @500, 500 puis appuyez sur Entrée.
3. Choisissez la commande Rectangle pour le deuxième rectangle.
4. Tapez : @500, 150 puis appuyez sur Entrée.
Dessinons maintenant un troisième exemple de rectangle, aux coins arrondis, avec l’emploi de sous-
commande.
1. Commande : Rectangle.
2. Tapez l’option R pour raccord, voir section « Modifier » pour cette commande).
3. Entrez la valeur 100.
4. Spécifiez le premier coin du rectangle.
5. Spécifiez le coin opposé du rectangle avec les coordonnées relatives : @500,500.
Dessinons maintenant un rectangle aux coins chanfreinés.
1. Activez la commande Rectangle.
2. Tapez C (chanfrein, voir section « Modifier » pour cette commande) puis validez.
3. Entrez l’écart du premier chanfrein : 100 (voir Figure 3.37).
4. Entrez l’écart du deuxième chanfrein : 100.
5. Spécifiez le premier coin du rectangle.
6. Spécifiez le coin opposé du rectangle à l’aide des coordonnées relatives : @500,500.
Dessinons maintenant un rectangle avec une largeur de ligne paramétrée par l’utilisateur pour tous les
segments.
1. Activez la commande Rectangle.
2. Tapez l’option L (largeur).
3. Entrez la valeur 50.
4. Spécifiez le premier point du rectangle.
5. Spécifiez le deuxième point du rectangle à l’aide des coordonnées relatives :
@500,500
L’outil Arc
Venons-en maintenant à l’outil Arc. Il est possible de créer des arcs selon plusieurs méthodes et chemins.
Nous allons explorer les principales caractéristiques et possibilités de cet outil. Cet outil présente de
nombreuses subtilités et variantes qu’on retrouve sous le menu Dessin > Arc.
Il pourrait être utile d’approfondir un peu ces possibilités. D’une manière générale, on peut dire qu’AutoCAD
nécessite trois paramètres pour construire un arc : un point de départ ; le point central ou final ; un point
intermédiaire. Mais d’autres paramètres existent : l’angle, la longueur de la corde, la direction, la longueur de
l’arc, le rayon. La méthode la plus simple consiste à spécifier trois points : un point de départ, un
deuxième point sur l’arc et un point final. Mais, évidemment, certains cas particuliers peuvent nécessiter
l’emploi d’autres paramètres.
Exercice d’application 7 : dessiner une porte avec l’outil Arc
Avec les éléments que nous venons de voir (dont l’outil Rectangle), reproduisez la porte illustrée à la
figure suivante, constituée de panneaux composés d’arcs et de rectangles. Essayez de prendre plaisir à
effectuer ce dessin relativement simple et ne vous focalisez pas sur les dimensions. L’important est de vous
familiariser avec les possibilités qu’offre l’outil Arc.
L’outil Cercle
Passons maintenant à l’outil Cercle, autre outil élémentaire qui ne présente pas de difficultés particulières.
Cependant, on peut prendre différents chemins pour créer cette figure. Le plus simple est de spécifier le centre
et le rayon mais, comme pour l’arc, il existe des variantes (avec le diamètre, par trois points de tangence ou
deux tangentes et rayon) que l’on retrouve via le menu Dessin > Cercle. Cet outil est simple à comprendre. Je
ne vous proposerai pas ici d’exercice d’application uniquement axé sur le cercle, ce serait trop réducteur. Il
sera plus intéressant de le mettre en œuvre combiné avec d’autres dans le cadre d’un exercice plus complet,
comme ce sera proposé au cours des chapitres suivants.
L’outil Spline
Une spline est une courbe lisse qui ne peut être réalisée à l’aide de l’outil Arc. Cette courbe est irrégulière et
a un aspect un peu aléatoire (pour la dessiner très précisément, il faudrait l’ensemble des points la composant,
ce qui est difficile à obtenir). Ce côté irrégulier et aléatoire est la raison pour laquelle cet outil n’est, en
pratique, presque jamais utilisé dans les bureaux d’études de bâtiment. Il peut cependant être utile dans certains
cas pour des agencements de décoration ou de design.
L’outil Ellipse
L’ellipse est également une forme géométrique clairement définie. La méthode la plus simple, qui est aussi la
méthode par défaut, consiste à définir les points des deux axes (le petit et le grand) formant les arcs de l’ellipse.
L’outil Région
Une région est une zone délimitée créée à partir d’une combinaison d’objets fermés. Il est possible de combiner
des régions afin de calculer l’aire, par exemple. L’outil Région se révèle également pratique pour dessiner des
hachures ou des ombrages. C’est surtout en mécanique qu’on l’utilise pour ses propriétés (extraction
d’informations telles que le calcul de centre de gravité). En architecture, si je me réfère
à mon expérience, il est relativement peu mis en œuvre.
Exercice d’application 10 : l’outil Région associé à la commande Soustraction
Vous allez transformer des objets en région, puis réaliser une opération de soustraction.
1. Essayez de reproduire schématiquement la figure suivante
2. Tapez la commande Région, puis sélectionnez tous les objets et validez.
3. Tapez la commande Soustraction, sélectionnez le rectangle et validez. Sélectionnez
ensuite les objets à soustraire, ici tous les cercles, puis validez
Exercice d’application 11 : l’outil Région associé à la commande Intersection
Vous allez transformer des objets en région, puis réaliser une opération d’intersection.
1. Essayez de reproduire schématiquement la Figure suivante.
2. Tapez la commande Région, puis sélectionnez tous les objets et validez.
3. Allez dans le menu Modification > Région > Intersection. Sélectionnez tous les objets et validez.
L’outil Copier
L’outil Copier permet de dupliquer des objets, en indiquant une distance et un vecteur, une direction par
rapport à l’objet d’origine. L’indication du point de base est donc essentielle, c’est la première question que
pose AutoCAD. La sous-commande Multiple permet de créer facilement de nombreuses copies. Nous
allons voir cet outil de base d’usage courant à travers un petit exemple, la construction
de marches d’escalier vues en coupe.
L’outil Effacer
L’outil Effacer n’est ni plus ni moins qu’une gomme informatique. Vous pouvez effacer tout ou une partie
d’un dessin avec lui. Il est d’utilisation courante. La principale astuce, ou plutôt subtilité, à connaître réside
dans le mode de sélection des objets. Il existe en effet, comme nous allons le voir, différentes méthodes pour
sélectionner des objets afin de les effacer. En jouant sur les types de capture, on arrive à effacer de façon plus
« chirurgicale », uniquement et précisément, ce qu’on souhaite supprimer du dessin sans prendre le risque
d’endommager les objets qu’on veut conserver.
L’outil Échelle
L’outil Échelle permet de changer la taille de l’objet sélectionné. Deux variables peuvent être utilisées : le
facteur, qui permet d’agrandir ou de diminuer l’échelle d’un objet à l’aide d’une valeur numérique. Si la valeur
est supérieure à 1 (100 %), l’objet s’agrandit, si elle est inférieure à 1, il diminue. D’autre part, l’option
de Référence (R) utilise un objet de référence pour la mise à l’échelle sans qu’il soit nécessaire d’entrer une
valeur numérique (nous verrons cette seconde possibilité dans le cadre des ateliers du chapitre suivant).
Exercice d’application 23 : l’outil Échelle
Reprenons encore un petit dessin à titre d’exemple.
1. Activez l’outil Échelle, choisissez le rectangle de droite puis indiquez le point de
base.
2. Après avoir indiqué le point de base, indiquez la valeur du facteur d’échelle, ici
facteur 2, puis validez de nouveau.
L’outil Ajuster
L’outil Ajuster permet de « couper » ou plutôt de raccourcir un objet par rapport à un autre objet sur un bord
de coupe. Par exemple, une ligne traversant un carré peut être ajustée à son bord. Le concept peut sembler un
peu abscons, mais vous allez vite comprendre l’emploi et l’intérêt de cet outil à travers un exemple.
Exercice d’application 25 : l’outil Ajuster
Reprenons un dessin qui simple.
1. Activez l’outil Ajuster, choisissez l’objet (ici, le cercle) puis validez.
2. Après avoir validé, sélectionnez l’objet (ici, le rectangle) à ajuster.
3. Après avoir sélectionné et ajusté le rectangle, validez de nouveau.