Unité 4 : Les phénomènes géologiques accompagnant la formation des chaînes de
montagnes et leur relation avec la tectonique des plaques
Rappel de cours : 1. la structure interne de la terre (doc. 1)
* La lithosphère : couche superficielle rigide de la terre scindée en plaques, et composée par
la croute (continentale ou océanique)et de la partie supérieure du manteau
supérieur(péridotites rigides).on distingue - La lithosphère continentale est composée de
roches la croûte continentale (granite) et du manteau lithosphérique (péridotite).son épaisseur
>30km et sa densité =2,7. - La lithosphère océanique est composée de roches de la croûte
océanique (sédiments, gabbro, basalte) et du manteau lithosphérique (péridotite).son épaisseur
varie entre 6 et 10km sa densité=3,2.
* Le manteau : Son matériel est généralement hétérogène. La partie supérieure visqueuse
forme l’asthénosphère .surmonté par une couche solide qui forme avec la croute la
lithosphère. d= 5,5
* Le noyau : situé au centre de la terre à une profondeur de 2885km composé de deux parties:
- Noyau externe (liquide, 2200 km d'épaisseur) - Noyau interne (solide, 1300 km d'épaisseur)
2. Tectonique des plaques (doc. 2)
La surface de la terre est constituée de plaques lithosphériques rigides, océaniques ou
continentales, flottant sur l’asthénosphère, en mouvements permanents, grâce aux courants de
convections (dû à la désintégration des éléments radioactifs de l’intérieur de la terre).
Suivant la nature des mouvements relatifs des plaques, on distingue trois types de frontières :
*limites divergentes : expansion océanique au niveau des dorsales médio océaniques (Rifts)
*limites convergentes : résorption de la lithosphère océanique ancienne par subduction,
obduction et collision, avec formation d’une nouvelle d’une nouvelle lithosphère continentale
(chaines de montagnes)
*limites transformantes (coulissage) : déplacement latérale des plaques par de grandes
cassures qui décalent des dorsales (failles transformantes)
Chapitre : Les chaines de montagnes récentes et leur relation avec la Tectonique des
plaques
Introduction : Les chaînes de montagnes récentes sont des reliefs proéminents à la surface de
la terre, formés de roches de différents origines (sédimentaire, volcanique, métamorphique),
Leur formation est due à des forces de compression associées au mouvement des plaques
tectonique pendant les temps géologiques anciens.
Quelle est la relation entre les chaînes de montagnes modernes et la tectonique des plaques?
Quels sont les types de chaînes de montagnes modernes? Quelles sont ses caractéristiques?
Quelles sont les conditions de formation de chaque type de chaîne de montagnes?
Quelles sont les déformations tectoniques les plus marquantes des chaînes de montagnes
modernes?
Quels sont les phénomènes géologiques associés à l'émergence des chaînes de montagnes
modernes?
I. Les types de chaines de montagnes et leur relation avec la tectonique des plaques.
activité 1 : exercice (doc. 3)
1) La plaque tectonique est un fragment vaste et stable de la lithosphère, délimités par des
zones étroites à activité Volcanique et sismique. Les limites de la plaque sont caractérisées
par:
Des Zones de distension ou de divergences: écartement des plaques au niveau des dorsales
situés au milieu des océans
Des zones de compression ou de convergence : rapprochement ou affrontement des plaques
au niveau des zones de
- Subduction : enfouissement d’une plaque océanique sous autre continentale ou océanique
- Obduction : chauvechement (recouvrement) d’une plaque océanique sur l’autre continentale
- Collision : affrontement de deux plaques continentales
Des zones de coulissage (friction): mouvements horizontales des plaques au niveau des
failles transformantes.
2) Les chaines de montagnes récentes se répartissent en deux ceintures :
- Une ceinture nord-sud qui se situe dans les zones de subduction (les Andes par exemple)
- Une ceinture est-ouest qui correspond aux zones de collision (les Alpes et les Himalaya par
exemple)
Les chaînes de montagnes modernes sont placées au niveau des zones de convergence du
plaques tectoniques ce qui indique une relation entre la tectonique des plaques et la formation
des chaînes de montagnes modernes
3) Les chaînes de montagnes modernes peuvent être classées en trois types:
• chaines de subduction: se forment au niveau des zones de subduction.
• Chaînes de collision: résultent de la collision des deux masses continentales appartenant à
deux plaques différentes.
• Chaînes d’obduction: résultant du chevauchement ou recouvrement d’une plaque océanique
sur une plaque continentale.
II. Les caractéristiques des chaines de montagnes actuelles
1. Les chaines de subduction
La subduction est le processus d'enfoncement d'une plaque tectonique (plaque subduite) sous
une autre plaque (plaque chevauchante) de densité plus faible, en général une plaque
océanique (à forte densité) sous une plaque continentale (moins dense) ou sous une autre
plaque océanique.
activité 1 : les caractéristiques structurales et géophysiques des zones de subductions :
exemple : les montagnes des Andes (doc. 4)
Les Montagnes des Andes sont situés dans la zone de l'affrontement entre la plaque sud-
américaine et la plaque Nazca. Cette marge active est caractérisée par des phénomènes
géologiques particuliers, notamment:
- Présence d’une fosse océanique profonde.
- Un Prisme d’accrétion (accumulation de sédiments pélagiques qui sont raclés par
l’intermédiaire d’un boutoir rigide)
- Une activité séismique intense dont les foyers sont plongés en profondeur selon un plan
incliné sous la marge continentale (ou l’arc insulaire) appelé plan de Bénioff.
- Anomalies thermiques, où les isothermes ne sont pas parallèles à la surface de la terre mais
plongent vers la profondeur selon le plan incliné de bénioff. les géophysiques expliquent ces
anomalies par l’enfouissement de la croute océanique froide dans l’asthénosphère chaude.
- Un volcanisme violent menant à l'émission des cendres et d’un magma, dont le
refroidissement progressif donne une roche avec une structure microlitique appelée Andésite.
activité 2 : les caractéristiques tectoniques et pétrographiques (doc. 5)
les Andes présentent des caractéristiques structurales et pétrographiques typiques de chaine de
subduction tels que :
- des déformations simples : en générale des plis de grand amplitude, associés à des failles
inverses ces structures sont en éventail.
- prisme d’accrétion : accumulation de sédiments océaniques à l’avant de la plaque
chevauchante au niveau de la fosse océanique.
- des roches magmatiques typiques : Andésite : roche volcanique associée à un volcanisme
fortement explosif. A d’autre endroits, des roches plutoniques : granodiorites
activité 3 : Caractéristiques pétrographique des roches magmatiques associées aux
chaînes de subduction (doc. 6)
1- la granodiorite : roche magmatique formée de gros cristaux (amphibole, quartz et biotite)
soudés avec absence du verre donc entièrement cristallisée on parle de structure grenue.
- l’Andésite : roche magmatique qui présente : des phénocristaux (cristaux de grande taille)
des microlites (cristaux de petite taille) et une pate vitreuse non cristallisée on parle de
structure microlitique.
2- la granodiorite : L'absence de verre et de microlites, la présence de minéraux cristallisés sur
la totalité de la lame observée permet de déduire que la granodiorite a une structure grenue.
Elle s'est formée en profondeur suite à un refroidissement lent, on parle de roche magmatique
plutonique.
- l’andésite : La présence de verre et de microlites et de phénocristaux caractérisant la
structure microlitique permet de conclure que l'andésite s’est formée en 3 étapes liées aux
étapes de l’éruption volcanique : les phénocristaux en profondeur dans la chambre
magmatique (refroidissement lent) microlites pendant la remontée de la lave dans la cheminée
(refroidissement moyen) la pâte vitreuse suite à la consolidation du reste de la lave à la
surface par refroidissement rapide.
Conclusion : On déduit que la granodiorite et l’andésite proviennent de la cristallisation et
la consolidation d’un même magma dit : magma andésitique typique de zone de subduction
mais à différent niveaux: - granodiorite en profondeur : roche plutonique
- Andésite en surface roche volcanique.
activité 4 : L’origine du magma des zones de subduction (doc. 7)
1- le diagramme montre les résultats d’étude au laboratoire de la fusion de roches dans
différentes conditions de pression et de températures montrent que, dans un contexte de
subduction :
- un basalte anhydre ou hydraté ne peut pas fondre. Ce n'est donc pas la croûte océanique
plongeante qui fond.
- une péridotite anhydre ne peut pas fondre car le géothermie de la zone de subduction
n’atteint pas les conditions P et T du solidus nécessaire à un début de fusion partielle.
- seule une péridotite hydratée peu fondre partiellement car son solidus a été abaissée par
hydratation placée dans les conditions de pression température présent à une profondeur
supérieur à 80km.
Le magma des zones de subduction provient donc de la fusion partielle de la péridotite
hydratée de la plaque chevauchante.
3- Lorsque lithosphère océanique entre en subduction les variations de pression et température
en profondeur entraînent la déshydratation des roche de la croute océanique, l’eau libérée se
propage dans des péridotites du manteau de la plaque chevauchante contribue à abaisser leur
point de fusion. La fusion partielle des péridotites est à l'origine du magma dans les zones de
subduction.
Le magma résultant remonte par des fissures et peut se cristalliser en profondeur et donné les
granodiorites ou va s’écouler à la surface pour former l’andésite
Bilan : Les chaines de subduction présentent les caractéristiques typiques telles que :
- Des caractéristiques structurales : présence de la fosse océanique ; présence de prisme
d’accrétion.
- Des caractéristiques pétrographiques : présence de la roche volcanique l’Andésite et la roche
plutonique granodiorite.
- Des phénomènes géologiques : la répartition des foyers séismiques selon le plan de bénioff ;
les anomalies thermiques ; volcanisme explosif et des déformations tectoniques : plis et failles
inverses en éventail.
activité 5 : les étapes de formation des chaines de subduction (doc. 8)
La cordillère des Andes est le résultat du rapprochement et enfouissement (subduction) de
plaques océaniques plus dense sous la plaque lithosphérique continentale d’Amérique du sud
moins dense et qui se produit par étapes:
- En premier lieu suite aux contraintes tectoniques compressives la plaque océanique devient
plus dense se brise et s’enfonce lentement sous la lithosphère continentale.
- Dans la zone d’affrontement se crée une fosse et Les sédiments marin recouvrant la plaque
plongeante seront rabotés et raclés par la laque chevauchant et formation de prisme
d’accrétion
- Les roches de la croute océanique plongeante subissent en profondeur des pressions et des
températures de plus en plus grandes elles se transforment et libèrent l’eau qui crée les
conditions de fusion partielle de la péridotite avec production d’un magma Andésitique.
- Surrection d’un relief (chaine de montagne) par un épaississement de la croute continentale
lié à un raccourcissement et un empilement résultat des contraintes tectoniques compressives.
2. Les chaînes d’obduction :
Le rapprochement des plaques lithosphériques se traduit aussi par la surrection de chaines de
montagnes d’obduction caractérisées par le chevauchement de la croute océanique sur le
continent.
Question : quelles sont les caractéristiques structurales et pétrographiques de ces chaines ?
activité 6 : Les caractéristiques structurales pétrographiques des chaines d’obduction
(doc. 9)
1- Chaîne caractérisée par
- des caractéristiques pétrographiques: de vastes affleurements d’un complexe ophiolitique
(500Km) avec à l’avant dans le continent des sédiments marins : radiolarites.
- des caractéristiques structurales et tectoniques : présence de plis , de failles inverses et des
nappes de charriages (complexe Hawasna : formée de sédiments marin).
2- d’après la coupe géologique on constate des formations de la croute océanique surplombe
et chevauche la croute continentale (socle granitique) ceci s’oppose à la subduction on parle
d’obduction.
On peut expliquer que l’obduction est la conséquence du blocage d’une subduction et
chevauchement de la plaque océanique sur le continent.
Bilan : Dans certaines circonstances, la croute océanique ne s’enfonce pas sous le continent
mais vient au contraire le chevaucher d’où le terme d’obduction et donne naissance aux
chaines d’obduction caractérisé par la présence des ophiolites qui témoignent d’un blocage de
subduction (voir caractéristiques précédemment).
activité 10 : Les étapes de la formation des chaines de montagnes d’Oman (doc. 10)
- Avant – 100Ma et dans l’océan Téthys se sont déposés les sédiments radiolarite sur des
basaltes en coussin, cette période est caractérisée par l’action des forces compressives
(rapprochement de la plaque africaine à la plaque Eurasienne) ; la plaque océanique subit une
grande cassure (faille) suivi d’une subduction intra océanique.
- -90 Ma le phénomène de subduction se poursuit et progressivement le continent d’Oman se
rapproche à la zone de subduction et le domaine marin disparait. Arrivant à la zone de
subduction, et de faite de sa faible densité la lithosphère continentale ne s’enfonce pas sous la
lithosphère océanique ce qui entraine le blocage de la subduction.
- du -70Ma à l’actuel : l’effet des forces compressives se poursuit poussant la croute
océanique et une partie du manteau à glisser au-dessous de la lithosphère continentale : c’est
l’obduction poussant devant elle les sédiments marins pour de grande distance pour former
des nappes de charriages.
Bilan :
- le phénomène d’obduction est le phénomène qui est à l’origine de la formation des chaines
d’obduction.
- l’obduction est la conséquence d’un blocage de la subduction qui entraine la croute
océanique et une partie du manteau à glisser et chevaucher sur la lithosphère continentale
poussant devant elle les sédiments du fond marin (radiolarites).
- les chaines d’obduction présentent des caractéristiques structurales (plis, failles inverses,
nappes de charriages) des caractéristiques pétrographiques : complexe ophiolitique composée
de basaltes en coussinet, des filons basaltiques, des gabbros et la péridotite et dans certaines
régions on observe la discontinuité de Moho.
3. Les chaines de collision (exemple l’Himalaya)
La subduction peut aboutir à la fermeture d’un océan et à la convergence de deux lithosphères
continentales : confrontation de deux domaines continentaux, situation conduisant à un
raccourcissement et à un empilement d’écailles lithosphériques à l’origine de la formation
d’une chaîne de montagnes dite chaine de collision. Exemple : Himalaya, Alpes
Quelles sont les caractéristiques structurales et pétrographiques des chaînes de collisions ?
activité 11 : Les caractéristiques structurales de la chaine de collision (doc. 11)
- La chaine de l’Himalaya a une forme générale arquée, elle représente la zone de limite entre
la plaque indo-australienne et la plaque eurasienne.
- L’Himalaya renferme les plus grands sommets du monde : Everest 8850m.
activité 12 : Caractéristiques tectoniques et pétrographiques (doc. 12)
• Caractéristiques pétrographiques : - présence des granitoïdes (pluton granitique) et l’andésite
ainsi que le prisme d’accrétion montrent une subduction : la lithosphère océanique de la
plaque indo-australienne plonge sous la lithosphère continentale de la plaque Eurasienne.
- présence d’ophiolite (non métamorphisé) témoigne d’une abduction. En plus des sédiments
du fond marin prouve la suture (fermeture) d’un océan.
- présence des roches métamorphique caractérisant un métamorphisme régional ( HT/HP)
• Caractéristiques tectoniques : Plissements, failles inverses, chevauchements et charriages
témoignent d’une forte compression lors de la collision de l’inde avec l’Asie provoquant un
raccourcissement et un épaississement de la croute continentale avec augmentation de la
profondeur du Moho (>80Km) et surrection des reliefs.
activité 13 : Les étapes de formation des chaînes de collision et leur relation avec la
tectonique des plaques (doc. 13)
Pendant l’ère primaire l’Inde faisait un seul bloc avec l’Afrique, et sont séparés de l’Eurasie
par l’océan Téthys, avec l’ouverture de l’océan indien l’Inde se détache et migre vers le nord-
est.
Avant - 100 Ma la subduction intra océanique qui s’est produite au fond de l’océan Téthys par
le plongement de la lithosphère océanique propre à la plaque indienne sous la lithosphère
océanique de la plaque Eurasienne favorise le développement d’un magmatisme andésitique
de la part de Tibet (andésite, pluton de granitoïde)
-90 Ma lorsque l’inde arrive au niveau de la subduction il y a blocage de la subduction
entrainant une obduction de la lithosphère océanique liée à l’Eurasie poussant au-devant des
sédiments marin (prisme d’accrétion et charriage) chevauchant ainsi la croute continentale
indienne.
Du -45Ma a -20Ma les forces compressives se poursuivent entrainant la fermeture du Téthys
et collision continentale (confrontation inde – Eurasie) , la collision résulte de l’impossibilité
de la lithosphère continentale trop légère de s’enfoncer profondément dans le manteau et le
relief résulte d’un épaississement de la croute continentale suite à un empilement de
chevauchements de même sens que la subduction.
Bilan Les chaînes de collision sont des frontières de convergence marquées par un
raccourcissement horizontal de la Lithosphère Continentale, du aux forces de compression. Ce
raccourcissement entraine des mouvements verticaux à l’origine d’un épaississement de la
Lithosphère Continentale. Suivant le contexte géodynamique de la chaine on distingue :
- Des chaines de collision précédée d’une subduction caractérisée par l’absence de suture
d’ophiolite
- Des chaines de collision précédées d’une obduction caractérisée par un complexe
ophiolitique jouant le rôle de suture entre les blocs lithosphériques en collision.
Conclusion générale :
La formation des chaînes de montagnes est le résultat des mouvements des plaques
tectoniques de zones de convergence, elles renferment en elles des indices qui témoignent du
contexte géodynamique de leur formation suivant ces indices on peut déduire le type de
chaine :- Chaine de subduction liée au phénomène de la subduction
- Chaine d’obduction liée au phénomène d’obduction
- Chaine de collision liée au phénomène de collision
Lors de leur formation et sous l’effet des forces compressives les roches subissent des
déformations et des déplacements considérables dites déformations tectoniques.
III. Les différents types de déformations tectoniques dans les chaines de montagne :
1. Les déformations souples continues ou ductiles : les plis
activité 1 : définition (doc. 14)
1- un pli est une Déformation souple continue des couches géologiques initialement plane
sous forme d'ondulations à plus ou moins grand rayon de courbure, à la suite d'une contrainte
tectonique. L'ondulation peut être :
•en saillie : pli anticlinal un pli convexe dont le centre est occupé par les couches géologiques
les plus anciennes.
•en creux : pli synclinal est un pli dont la concavité est tournée vers le haut. Dans des
conditions normales, les couches les plus jeunes étant les couches supérieures, on trouve,
après érosion, les strates géologiques les plus récentes dans le coeur du synclinal.
2- les éléments d’un pli sont :
•La charnière : est une zone de courbure maximale et les flancs relient deux charnières.
•Flanc du pli : c’est la surface qui raccorde deux charnières successives.
•Plan axial(ou surface axiale) : surface imaginaire qui relie les charnières des couches du pli.
•Axe du pli : ligne de bissectrice entre le plan axial et la surface topographique.
activité 2 : types de plis (doc. 15)
En fonction de l’inclinaison du plan axial, on peut distinguer des plis droits, déjetés, en genou,
déversés, renversés et couchés. Tous ces plis, dont les couches gardent une épaisseur
constante, sont dits ‘isopaques ‘ par opposition aux plis ‘anisopaques’, dont les flancs sont
étirés ou laminés.
2. Les déformations discontinues : cassantes : les failles
activité 3 : la faille et ses éléments (doc. 16)
- Une faille : déformation discontinue qui est une cassure au niveau des couches de terrain qui
s’accompagne d’un déplacement des deux compartiments ainsi crées.
- Les éléments de la faille sont :
• Les 2 compartiments : le mur : compartiment soulevé ( en dessous de la faille) le toit :
compartiment affaissé (au-dessus de la faille)
• Plan de faille : C’est la surface le long de laquelle les deux compartiments ont glissé, soit à
l’oblique, soit à la verticale. Accompagné par une surface polie dite miroir). On peut décrire
le plan de faille en mesurant son inclinaison ou son angle de pendage (α) par rapport à la
verticale.
• Le rejet de la faille : R : rejet vertical : c’est la différence d’altitude entre les deux blocs
r : rejet horizontal : mesure du glissement des blocs l’un conte l’autre.
activité 4 : les types de faille (doc. 17)
1.• Faille normale : faille le long de laquelle les roches au-dessus du plan de faille se
déplacent vers le bas par rapport aux roches sous le plan de faille. Les failles normales se
forment lorsque deux blocs de roche s’éloignent l’un de l’autre en raison d’une distension (il y
a extension)
• Faille inverse : faille le long de laquelle les roches au-dessus du plan de faille se déplacent
vers le haut par rapport aux roches sous le plan de faille. Les failles inverses se forment
lorsque deux blocs de roche sont poussés l’un vers l’autre en raison d’une compression.
• Décrochement : faille le long de laquelle le déplacement relatif s’effectue horizontalement le
long du plan de faille séparant des blocs de roche adjacents : et on note décrochement dextre
(sens d’aiguille d’une montre) décrochement senestre.
3. Les déformations intermédiaires : chevauchement et nappe de charriages
activité 5 : (doc. 18)
- La chaine des Alpes est une chaine de collision présentant des structures intermédiaires telle
que : des pli-failles, des chevauchements et des nappes de charriage ces structures montrent
des contacts anormaux entre les séries de roches sur des distances variables et sont des indices
de compression de la croute dans ces zones.
- Dans les conditions de compression certaines des déformations souples (plis) évoluent en
déformations intermédiaires : • Pli –faille : pli déversé ou couché dont le flanc inverse a été
laminé par une faille inverse
• Chevauchement : est un mouvement tectonique ou une série de terrains en recouvre une
autre par le biais d’un contact anormal de type faille inverse , généralement de faible
inclinaison et d’une portée limitée(quelque Km)
• Nappe de charriage : correspondent à des unités tectoniques de beaucoup plus grande
dimension, de portée pouvant atteindre plusieurs dizaines à plus de la centaine de Km.
Dans ce cas on distingue l’unité chevauchée restée sur place dite autochtone et l’unité charriée
est dite allochtone.
Bilan : Plis, failles inverses, chevauchements et nappes de charriages sont des indices d’un
épaississement crustal s’expliquant par un raccourcissement de la croute continentale ces
épaississements génèrent des reliefs élevés se sont des chaines de collision et de subduction.
Document 18