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Réflexe

Ce document présente un cours sur la sémiologie des réflexes, abordant leur définition, leur anatomie et leur physiologie, ainsi que leur étude clinique. Les réflexes sont classés en ostéotendineux, cutanés et muqueux, chacun ayant des techniques d'examen spécifiques et des implications sémiologiques. La conclusion souligne l'importance de l'étude des réflexes dans l'examen neurologique pour évaluer les syndromes neurologiques et leur localisation.

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Réflexe

Ce document présente un cours sur la sémiologie des réflexes, abordant leur définition, leur anatomie et leur physiologie, ainsi que leur étude clinique. Les réflexes sont classés en ostéotendineux, cutanés et muqueux, chacun ayant des techniques d'examen spécifiques et des implications sémiologiques. La conclusion souligne l'importance de l'étude des réflexes dans l'examen neurologique pour évaluer les syndromes neurologiques et leur localisation.

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SEMIOLOGIE DES REFLEXES

Dr Thierry ADOUKONOU

Professeur Titulaire de Neurologie


Dr Mendinatou AGBETOU HOUESSOU
Maître Assistant en Neurologie
Année académique 2020-2021

PLAN DU COURS
1- Généralités
1-1- Définition
1-2- Rappel anatomophysiologique
2- Etude clinique
2-1- Réflexes ostéotendineux
2-2- Réflexes cutanés et muqueux
2-3- Autres réflexes
3- Modification des réflexes et valeur sémiologique
Conclusion

OBJECTIFS
A la fin de ce cours l’étudiant en PCEM2 doit être capable de :
1- Définir un réflexe et un arc réflexe
2- Décrire les méthodes de recherche des réflexes ostéo-tendineux et cutanés
3- Décrire les principaux réflexes ostéotendineux aux membres thoraciques et pelviens
4- Donner la valeur sémiologique des différentes perturbations des réflexes
1- Généralités
1-1- Définition
Un réflexe est un acte involontaire d’un effecteur en réponse à la stimulation d’un récepteur qui peut
être sensitif ou sensoriel.
1-2- Rappel anatomophysiologique
Une activité réflexe fait appel à un arc réflexe qui en constitue le support anatomique avec un récepteur
(qui détecte la stimulation sensorielle, physique ou chimique et qui la convertit en potentiel d’action), une
voie afférente (qui conduit le message produit par le récepteur au centre nerveux chargé de l’analyser), un
centre nerveux (qui met en relation afférence et efférence et qui élabore une réponse appropriée à la
stimulation), une voie efférente (qui véhicule le nouveau message jusqu’à l’effecteur) et un effecteur
(effectue la réponse souhaitée ; muscle ou glande).

Le réflexe présente toujours quatre caractéristiques :


-Adapté : car permet à l’organisme de produire une réponse physiologique en rapport avec la stimulation
-Involontaire : car se déroule sans l’intervention de la conscience du sujet et sans contrôle possible de sa
part
-Prévisible : car se répète à l’identique après chaque stimulation du même ordre et de la même intensité
-Inné : car ne nécessite aucun apprentissage et apparait spontanément une fois le système nerveux mature.

Il existe deux grands types de réflexes physiologiquement différents mais répondant tous à la loi
d’innervation réciproque de Sherrington (à chaque excitation d'un muscle agoniste, correspond une inhibition
de son antagoniste).
- réflexe myotatique d’extension : contraction d’un muscle à la suite de stimulation de récepteurs
fusoriaux avec une contraction tonique et phasique. Il est monosynaptique (ex : les ROT).

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- Les réflexes de flexion : à la suite de stimulation cutanée. Ils sont en règle polysynaptiques. Exemple :
les réflexes cutanés.
Il faut signaler que la plupart des réflexes ont leur centre nerveux au niveau médullaire ou au niveau du
tronc cérébral mais sous l’influence inhibiteur ou facilitateur des systèmes supra tels le système pyramidal ou
extrapyramidal.
Les réflexes ont 3 principaux rôles : adaptation à son environnement (réflexe myotatique), protection
(réflexe pupillaire), fonctionnement automatique des organes (réflexe végétatif).

2- Etude clinique des réflexes


2-1- Réflexes ostéotendineux
a- Préalables à la recherche
- Sujet détendu, mis en confiance
- Comparaison droite et gauche
- Manœuvre facilitatrice : Manœuvre de Jendrassik (demander au sujet d’effectuer une forte traction sur ses mains
pendant la recherche du réflexe), distraction de l’attention du sujet
- Age du sujet : les plus jeunes ont des réflexes un peu plus vifs
- Marteau à réflexe en bon état tenu entre le pouce et l’index sans trop serrer de façon à décrire librement un arc.
- Tenir compte du mode de vie et de la morphologie : exemple sujet marchant pieds nus et ayant la plante des
pieds durs nécessite de bien appuyer pour le réflexe cutané plantaire et le réflexe cutané abdominal chez les
obèses
b- Principaux réflexes ostéotendineux
Membres supérieurs
Les principaux réflexes ostéo-tendineux sont :
- le réflexe bicipital : C5 (niveau radiculaire)
- le réflexe stylo-radial : C6

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- le réflexe tricipital : C7
- le réflexe ulno-pronateur : C8
Réflexe bicipital (C5)
* Technique d’examen
- Avant-bras tenu fléchi sur le bras, la paume tournée vers le bas
- Placer son pouce ou un doigt fermement sur le tendon du biceps.
- Frapper avec le marteau à réflexe de sorte qu’il soit dirigé directement sur le tendon du biceps par
l’intermédiaire du doigt.
* Réponse : Contraction du biceps et flexion de l’avant-bras sur le bras.
Réflexe tricipital (C7)
Technique d’examen
- Avant-bras tenu fléchi sur le bras, épaule légèrement surélevée
- Frapper le tendon du triceps au dessus de l’olécrane.
Réponse : Contraction du triceps et extension de l’avant-bras.
Réflexe stylo-radial (C6)
Technique d’examen
- Avant-bras tenu en demi-flexion, bord radial vers le haut.
- Percussion de la styloïde radiale à environ 5 cm au dessus du poignet.
Réponse : Contraction du long suppinateur et flexion de l’avant-bras.
Ulno-pronateur (C8)
Technique d’examen
- Avant-bras tenu en demi-flexion et légèrement en suppination
- Percussion de l’apophyse styloïde du cubitus
Réponse : Pronation du poignet
Membres inférieurs
Réflexe patellaire (L3-L4)
Technique d’examen
- Sujet assis ou couché
- Au lit, soutenir les genoux un peu fléchis au niveau du creux poplité ; Assis : jambes pendantes ou
croisées
- Frapper le tendon d’insertion du quadriceps, juste au-dessous de la rotule.
Réponse : Contraction du quadriceps et extension de la jambe
Réflexe achilléen (S1)
Technique d’examen
- Jambe fléchie sur la cuisse, pied tenu en légère flexion dorsale ou position à genoux
- Percussion du tendon d’Achille
Réponse : Contraction du triceps et extension du pied
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Extrémité céphalique
Réflexe massétérien (centre protubérantiel)
Technique d’examen
- Bouche entrouverte
- L’examinateur percute son propre index placé sur le maxillaire inférieur
Réponse : Fermeture de la bouche par contraction des masséters
Réflexe nasopalpébral (centre protubérantiel)
Technique d’examen : L’examinateur percute la racine du nez
Réponse : Fermeture des paupières par contraction des orbiculaires des paupières

2-2- Réflexes cutanés et muqueux


a- réflexes cutanés
Réflexe palmo-mentonnier : stimulation de la paume de la main entraîne une contraction de la houppe du
menton. Absent normalement, sa présence signe une lésion supramédullaire
Réflexes cutanés abdominaux : les réflexes abdominaux supérieurs (D6 – D8) ; les réflexes abdominaux
moyens (D8 – D10), les réflexes abdominaux inférieurs (D10 – D12).
Technique de recherche
* Position du sujet :
- il doit être relâché, détendu
- en décubitus dorsal
* Excitation vive de la paroi abdominale, dans le sens transversal, avec une pointe mousse ; la peau étant
légèrement tendue par l’examinateur
Réponse : contraction brusque des muscles de la paroi abdominale du même côté on observe un
déplacement latéral de l’ombilic et de la ligne blanche vers le côté excité.
Réflexe crémastérien (L1) : gratter légèrement la face interne de la partie supérieure des cuisses, on note
l’élévation du testicule du même côté
Réflexe de préhension forcée « grasping reflex » : caresser la paume de la main du patient avec consigne de
lâcher la main, le patient agrippe les doigts de l’examinateur. S’observe dans les syndromes frontaux et
lésions frontales et parfois chez le sujet très âgé et alors sans signification pathologique.
Réflexe cutané plantaire : très important en sémiologie :
*Technique de recherche : membre inférieur placé en ½ flexion, par excitation du bord externe du pied avec
une pointe mousse en allant du talon vers les orteils.
*réponse : normalement on note une flexion du gros orteil
*Pathologiques : Signe de Babinski : extension lente et majestueuse du gros orteil ; parfois accompagnée
d’une abduction des autres orteils (signe de l’éventail de Dupré). Le signe de Babinski (réponse en extension)
signe une atteinte pyramidale. Une non réponse équivaut à un réflexe cutané plantaire indifférent, et un

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mouvement de flexion à un réflexe cutané plantaire en flexion. Le terme Babinski négatif est faux. La
réponse peut cependant être modifiée lors de déformations du pied (pied varus, hallux valgus).
Réflexes de défense : Une réponse de triple retrait aux membres inférieurs est notée dans les lésions étendues
et anciennes du système nerveux central et constituent une manifestation de l’automatisme médullaire (ictus
étendu, atteinte médullaire). La stimulation plantaire entraîne un signe de Babinski, une flexion dorsale du
pied suivie d’une flexion de la jambe sur la cuisse et de la cuisse sur le tronc, en relation avec une spasticité
des muscles ischio-jambiers. Parallèlement, il existe un déficit moteur important avec paralysie du membre.
b- Réflexes muqueux
- réflexe cornéen (centre protubérantiel): Il est recherché avec un coton effilé qu’on applique sur la portion
périphérique de la cornée, ce qui entraîne une contraction de l’orbiculaire des paupières.
- réflexe du voile du palais ou vélopalatin (centre bulbaire) : stimulation directe du voile du palais entraîne
sa contraction.
- réflexe nauséeux (centre bulbaire) : attouchement de la paroi postérieure du pharynx entraîne la survenue
de nausée par contraction du constricteur supérieur du pharynx.
- Réflexe anal (S4-S5) : excitation de la marge de l'anus donne une contraction du sphincter anal

2-3- Autres réflexes


- réflexes pupillaires (photomoteur) : contraction de la pupille lorsqu’on y projette une source lumineuse.
Contraction maintenue tant que la stimulation lumineuse existe.
- réflexe de posture (ou d’équilibration)
- réflexe cardiomodérateur vagal par compression de globes oculaires : La pression des globes oculaires
entraine un ralentissement du rythme cardiaque. Attention à sa réalisation. Ne doit pas être de recherche
systématique.
- réflexe du clignement à la menace

3- Modification des réflexes et valeur sémiologique


3-1- Abolition ou diminution des réflexes ostéotendineux
Témoigne d’une lésion interrompant à un niveau quelconque l’arc réflexe.
- syndrome neurogène périphérique (polyneuropathie, polyradiculoneuropathie….)
- poliomyélite antérieure aigue
- maladie de Friedrich
- syringomyélie
- lésions centrales aigues (tout au début) : choc spinal, section médullaire…
3-2- Exagération des réflexes ou hyperréflexie ostéotendineux
Se manifeste par des réponses vives, polycinétiques (plusieurs réponses à une seule stimulation),
diffusées (extension de la zone réflexogène à des muscles normalement non concernés)

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Se voit dans l’atteinte du neurone moteur central (voie pyramidale) et s’associe à d’autres signes tels le
clonus de la rotule, la trépidation épileptoïde.
3-3- Inversion des réflexes
Traduit une lésion médullaire au niveau métamérique (en l’absence d’une atteinte du muscle effecteur).
3-4- Réflexe pendulaire
Série d’oscillations d’amplitude décroissante lors de la recherche du réflexe (rotulien et tricipital).
S’observe dans le syndrome cérébelleux.

Conclusion
L’étude des réflexes est indispensable à l’examen neurologique et apporte des éléments pertinents sur le
syndrome neurologique et le niveau de l’atteinte ainsi que la distribution de cette atteinte.

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